Pourquoi tolérons-nous la menace d’une nouvelle guerre mondiale qui se mène en notre nom ? Pourquoi tolérons-nous les mensonges qui justifient ce risque ? L’état de notre endoctrinement, comme l’a écrit Harold Pinter, est « un tour d’hypnose brillant, et couronné de succès », comme si la vérité « ne s’était jamais déroulée, même au moment où elle se déroulait ».

Chaque année l’historien américain William Blum publie son “archive actualisée du résumé de la politique étrangère des Etats-Unis” qui montre que, depuis 1945, les Etats-Unis ont tenté de renversé plus de 50 gouvernements, la plupart démocratiquement élus ; ont grossièrement interféré dans les élections de 30 pays ; bombardé la population civile de 30 pays ; utilisé des armes chimiques et biologiques ; et tenté d’assassiner des dirigeants étrangers.

Dans bien des cas la Grande-Bretagne était complice. Le degré de souffrance humaine, et encore moins la criminalité, n’est jamais reconnu en Occident, malgré la soi-disant présence des technologies de communication les plus avancées, et du journalisme le plus libre du monde. Que les victimes les plus nombreuses du terrorisme – de notre terrorisme, soient des musulmans, est imprononçable. Que le djihadisme extrémiste, à l’origine du 11 septembre, fut créé comme arme de la politique étrangère britannique (Opération Cyclone en Afghanistan) est occulté. En avril le département d’État américain remarqua que, à la suite de la campagne de l’OTAN de 2011, « la Libye est devenue un paradis pour les terroristes ».

Le nom de “notre” ennemi a évolué au fil des années, du communisme à l’Islamisme, mais il s’agissait généralement de n’importe quelle société indépendante du pouvoir de l’Occident et occupant des territoires stratégiques ou riches en ressources. Les leaders de ces nations gênantes sont généralement violemment mis à l’écart, comme les démocrates Muhammad Mossadegh en Iran et Salvador Allende au Chili, où ils sont assassinés comme Patrice Lumumba au Congo. Ils font tous l’objet d’une campagne médiatique de caricature et de diabolisation – pensez à Fidel Castro, Hugo Chavez, et maintenant Vladimir Poutine.

Le rôle de Washington en Ukraine est diffèrent seulement parce que ses implications nous concernent tous. Pour la première fois depuis l’ère Reagan, les USA menacent d’entraîner le monde dans une guerre. Avec l’Europe de l’est et les Balkans devenus des bases militaires de l’OTAN, le dernier « état-tampon » frontalier de la Russie, est dévasté. Nous, les occidentaux, soutenons des Néo-nazis dans un pays ou les Ukrainiens nazis soutinrent Hitler. Ayant dirigé le coup d’état de Février contre le gouvernement démocratiquement élu à Kiev, la tentative de Washington de récupérer la base navale historiquement russe de Crimée a échouée. Les russes se sont défendus, comme ils l’ont toujours fait contre chaque invasion occidentale depuis presque un siècle.

Mais l’encerclement militaire de l’OTAN s’est accéléré, en même temps que des attaques orchestrées par les USA sur les ethnies russes d’Ukraine. Si Poutine peut être poussé à aller les aider, son rôle préétabli de paria justifiera une guerre menée par l’OTAN qui se propagera sans doute à l’intérieur du territoire Russe.

A la place, Poutine a embrouillé ses adversaires en cherchant un terrain d’entente avec Washington et l’Europe, en retirant ses troupes de la frontière ukrainienne et en incitant les ethnies russes d’Ukraine de l’Est d’abandonner le référendum provocant du week-end. Ces gens, russophones, bilingues – 1 tiers de la population de l’Ukraine – ont longtemps souhaité l’avènement d’une fédération qui reflète la diversité ethnique du pays et qui soit à la fois autonome et indépendante vis-à-vis de Moscou. La plupart ne sont ni des « séparatistes » ni « des rebelles » mais simplement des citoyens souhaitant vivre en sécurité dans leur pays.

Comme les ruines d’Irak et d’Afghanistan, l’Ukraine a été transformé en un camp d’entrainement pour la CIA – dirigé par le directeur de la CIA John Brennan à Kiev, avec des “unités spéciales” de la CIA et du FBI qui mettent en place une “structure de sécurité” afin de superviser les attaques sauvages de ceux qui se sont opposé au coup d’état de Février. Regardez les vidéos, lisez les rapports des témoins du massacre d’Odessa. Des bandits fascistes amenés par bus ont brulé les sièges des syndicats, tuant 41 personnes bloquées à l’intérieur. Regardez la police laisser faire. Un docteur a décrit sa tentative d’aller aider les gens, « mais j’ai étais stoppé par des nazis pro-Ukrainiens. L’un deux m’a violemment poussé, en me promettant que bientôt ce serait mon tour à moi et aux autres Juifs d’Odessa… Je me demande pourquoi le monde entier reste silencieux. »

Les ukrainiens russophones se battent pour leur survie. Quand Poutine a annoncé le retrait des troupes russes de la frontière, le secrétaire à la défense de la junte, à Kiev – un des membres fondateurs du parti fasciste « Svoboda », déclara que les attaques sur « les insurgés » allaient continuer. Dans un style Orwellien, la propagande occidentale a rejeté la faute sur Moscou « qui orchestre le conflit et la provocation », selon William Hague. Son cynisme peut être comparé à la grotesque félicitation d’Obama à la junte pour leur « retenue remarquable » à la suite du massacre d’Odessa. Illégal et fasciste, la junte est décrite par Obama comme « légalement élue ». Ce qui importe ce n’est pas la vérité, a un jour dit Henry Kissinger, mais « ce qui est perçu comme vrai ».

Dans les medias Etats-Uniens les atrocités d’Odessa ont été minimisées ; une affaire « louche » et une « tragédie » dans laquelle des « nationalistes » (Néo-nazis) ont attaqué des « séparatistes » (des gens en train de collecter des signatures pour un référendum sur une Ukraine fédéral). Le Wall Street Journal de Rupert Murdoch a maudit les victimes – « Un incendie meurtrier en Ukraine probablement allumé par les rebelles, selon le gouvernement ». La propagande en Allemagne est digne de la guerre froide, avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung (littéralement, « Journal général de Francfort ») qui met en garde ses lecteurs contre la Russie et sa « guerre non déclarée ». Pour les allemands, le fait que Poutine soit le seul leader à condamner la montée du fascisme au 21ème siècle relève de l’ironie.

Un truisme populaire dit que “le monde a changé” à la suite du 11 septembre. Mais qu’est ce qui a changé ? Selon le fameux lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, un coup d’état silencieux a eu lieu à Washington et un militarisme rampant dirige maintenant. Le pentagone dirige en ce moment des « opérations spéciales » – des guerres secrètes – dans 124 pays. Aux Etats-Unis, une pauvreté en augmentation et des libertés hémorragiques sont les corollaires historiques d’un état de guerre perpétuel. Ajoutez à cela le risque de guerre nucléaire, et la question qui reste est : Pourquoi tolérons-nous cela ?

John Pilger

13 mai 2014

Traduction Nicolas CASAUX du Collectif 4ème singe http://4emesinge.com/

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311 réponses à Ukraine : les Etats-Unis nous entraînent dans une guerre contre la Russie (The Guardian)

  1. Proudhon Le 22 juin 2014 à 19h50
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    Guerres et interventions militaires des USA depuis 1945

    1945 : Début de la Guerre Froide entre les États-Unis et l’URSS.

    1945 : Japon. Bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.

    1945-46 : Chine. Bombardements.

    1946 : Philippines. Colonie américaine jusqu’à l’occupation japonaise, les Philippines accèdent à leur indépendance en 1946 en concédant aux États-Unis un droit illimité d’exploitation des ressources naturelles du pays au titre des dommages de guerre. Jusqu’en 1992 les États-Unis conservent 23 bases militaires et participent à la répression des opposants communistes ou musulmans.

    1947 : Grèce. Les États-Unis volent au secours de la dictature de colonels mise en place par les britanniques et menacée par la guérilla des gauchistes. Les États-Unis livrent 74 000 tonnes de matériels militaires et d’armements et envoient 250 « conseillers » militaires sur le terrain, assurant ainsi la victoire des forces de droite en 1949.

    1950 : Porto Rico. Les troupes américaines qui stationnent en permanence écrasent un mouvement d’indépendance. Deux ans plus tard, Porto Rico se voit accorder le statut d‘État libre associé aux États-Unis.

    1950-1953 : Corée. Les forces armées de la Corée du Nord franchissent le 38ème parallèle et pénètrent en Corée du Sud. A la « demande » des Nations-Unies, les États-Unis acceptent d’aider à repousser l’agression armée. 2 millions de coréens trouvent la mort au cours de cette guerre.

    1950-53 : Chine. Nouveaux bombardements.

    1953 : Iran. Opération Ajax, un coup d’État orchestré par la CIA est mené par l’armée et les grands propriétaires fonciers après que les britanniques aient organisés le boycott des compagnies pétrolières iraniennes suite à leur nationalisation en 1951. Les États-Unis soutiennent pendant les 25 ans qui suivent l’homme fort du pays, le Shah d’Iran. Celui-ci s’enfuira en 1978 devant le raz-de-marée de la Révolution Islamique de l’ayatollah Khomeiney en exil. Deux ans plus tard, en 1980, la guerre entre l’Iran et l’Irak sera une aubaine pour les industries d’armements, notamment américaines.

    1954 : Guatemala. Opération PBSUCCESS, des mercenaires entraînés par la CIA au Honduras et au Nicaragua renversent, avec l’aide de l’aviation américaine, le gouvernement démocratique du président Arbenz Guzman remplacé par une junte militaire réclamée par Eisenhower.

    1958 : Liban. Des milliers de Marines sont envoyés à Beyrouth pour empêcher le renversement du gouvernement pro-américain et protéger les intérêts américains dans la région.

    1958 : Indonésie. Bombardements par les militaires et combattants islamistes appuyés par les États-Unis contre le gouvernement démocratique de Sumatra.

    1960 : Guatemala. Bombardements.

    1961 : Cuba. Opération Mongoose, armés et entraînés par la CIA, plus de 1000 exilés cubains débarquent dans la Baie des Cochons avec l’espoir de provoquer une rébellion contre le gouvernement castriste en place très populaire. Le soulèvement n’a pas lieu, les mercenaires sont rejetés à la mer, les États-Unis imposent un embargo à Cuba.

    1961-1972 : Vietnam. Pendant 11 ans, les États-Unis, prenant le relais de l’armée française, utilisent tout leur arsenal militaire y compris des armes chimiques pour venir à bout d’un mouvement révolutionnaire nationaliste d’indépendance. La plus longue guerre dans laquelle se sont embarqués les États-Unis causera la mort de plus d’un million de combattants vietnamiens, quatre millions de civils et près de 60000 soldats américains.

    1961-1972 : Laos et Cambodge. Bien qu’officiellement pas en guerre avec ces deux pays, les États-Unis y effectuèrent d’incessantes attaques aériennes et d’innombrables massacres de populations.

    1961 : Congo. Assassinat du premier ministre Patrice Lumumba par les services secrets belges soutenus par la CIA.

    1962 : Cuba. Crise des missiles.

    1964 : Panama. Les Marines qui protègent les intérêts américains du canal de Panama écrasent une révolte visant à nationaliser ce secteur stratégique. Après avoir protégé et utilisé le dictateur panaméen pour leurs attaques contre le Nicaragua sandiniste, les USA s’en débarrassent. 26 000 soldats américains envahissent le pays sous couvert de le faire comparaître devant les tribunaux américains pour trafic de drogue. Des centaines de civils périssent sous les bombardements.

    1964 : Brésil. Renversement du président Joao Goulart par un putch militaire soutenu par la CIA et instauration de la dictature du maréchal Castelo Branco.

    1964 : Congo. Bombardements pour réprimer la révolte nationaliste de gauche soutenue par l’Organisation de l’Unité Africaine.

    1965 : Indonésie. Prétextant une tentative de putch des communiste pourtant proche du pouvoir de Sukarno, une opération militaire sanglante dont les dirigeants sont téléguidés par la CIA est menée. Des centaines de milliers d’indonésiens sont victimes d’une chasse à l’opposant, la longue et meurtrière carrière de l’homme de paille américain Suharto commence pour culminer au Timor Oriental.

    1965 : République Dominicaine. Sous le couvert de l’Organisation des États Américains, les États-Unis interviennent militairement pour contrer une prétendue menace communiste et provoquent un coup d’État contre le président Juan Bosch élu démocratiquement. La bataille de Saint-Domingue fait quelque 10 000 victimes.

    1965 : Pérou. Bombardements.

    1967-69 : Guatemala. Formation des forces armées guatémaltèques du président Julio César Mendez Montenegro par les forces spéciales américaines pour contrer les attaques des rebelles gauchistes.

    1970 : Oman. Soutien logistique de la CIA et formation par des conseillers américains, les troupes iraniennes tentent d’envahir le sultanat pour contrer l’insurrection communiste dite Guerre du Dhofar.

    1970 : Moyen-Orient. Implication militaire des États-Unis auprès d’Israël dans les guerres qui ont lieu dans cette région du globe.

    1973 : Chili. Suite à la réforme agraire et aux nationalisations, les États-Unis, par l’intermédiaire de la CIA et de la firme ITT, fomentent un coup d’État militaire qui conduit à l’extermination du président élu de gauche Salvador Allende. Des milliers de morts, de femmes et d’enfants enlevés et torturés, et l’installation de la dictature d’extrême-droite du général Pinochet conseillé par la CIA.

    1975-1999 : Timor Oriental. Les États-Unis soutiennent sans faillir l’invasion et l’annexion conduite par l’Indonésie de Suharto. Un tiers de la population est décimée en près de 25 années. Alors qu’en 1999 lors d’un référendum, 80% de la population du Timor Oriental choisit l’indépendance, les États-Unis soutiennent les exactions et la terreur de milices téléguidées par l’armée indonésienne qui s’opposent à l’indépendance. Les États-Unis finissent par accepter, sous la pression internationale, l’idée d’une force de maintien de la Paix de l’ONU.

    1979-1989 : Afghanistan. Opération Cyclone, soutien logistique aux Moudjahidins du commandant Massoud pour contrer l’invasion de l’URSS. Soutien à Oussama Ben Laden appuyé par les services secrets pakistanais, l’ISI, dans le recrutement, la formation et l’envoi de combattants islamistes sur le front afghan.

    1980-1990 : Salvador. Les États-Unis s’engagent militairement aux côté des forces gouvernementales, de l’oligarchie au pouvoir et des escadrons de la mort de l’armée salvadorienne pour contrer la guérilla marxiste du FMLN. En 1980, l’archevêque Romero, très populaire chez les pauvres, est assassiné par des hommes proches de la CIA. En dix ans, la guerre civile a fait plus de 100 000 morts.

    1981-1988 : Nicaragua. Les États-Unis n’acceptent pas la série de réformes que les Sandinistes du président Daniel Ortega arrivés au pouvoir en 1979 engagent. Les États-Unis apportent leur soutien aux Contras basés au Honduras. En 1986, le scandale de l’Irangate révèle que le produit financier des ventes d’armes américaines à l’Iran a servi a financer les Contras.

    1982-1984 : Liban. Les troupes phalangistes du Liban soutenues par Israël et les États-Unis expulsent et massacrent des Palestiniens.

    1983 : Grenade. Opération Urgent Fury, embourbés au Liban, les États-Unis font une démonstration de force en envahissant la minuscule île de la Grenade prétextant de la sécurité de quelques citoyens américains et pour renverser le dirigeant Maurice Bishop suite à son coup d’Etat pacifique contre le régime autoritaire du Premier Ministre Eric Gairy. Huit ans plus tard, le Wall Street Journal qualifie cette démonstration d’« invasion des banques », l’île est devenue un paradis pour la fraude financière et l’évasion fiscale.

    1986 : Libye. Suite aux attentats anti-américains en Europe, l’aviation américaine bombarde des villes libyennes, faisant des centaines de victimes parmi les civils et les officiels.

    1986 : Les États-Unis sont condamnés pour « usage illégal de la force » contre le Nicaragua par la Cour internationale de justice de La Haye.

    1988 : Iran. Opération Praying Mantis de la marine américaine contre les deux plateformes pétrolières iraniennes, Sassan & Sirri, durant la guerre Iran-Irak et suite aux dégâts de la frégate USS Samuel B. Roberts causés par une mine iranienne.

    1989 : Philippines. L’aviation américaine prête main-forte aux forces gouvernementales pour contrecarrer un des nombreux coup d’État contre la présidente Corazon Aquino, farouche opposante aux communistes et aux indépendantistes musulmans.

    1989 : Panama. Opération Just Cause, le président George H.W. Bush ordonne la prise de contrôle du canal de Panama et renverse le dictateur militaire Manuel Noriega, agent double de la CIA, suite au prétexte de l’exécution d’un soldat américain par des soldats panaméens.

    1991 : Fin de la Guerre Froide entre les États-Unis et l’URSS.

    1991 : Irak. Allié précieux des États-Unis dans la région durant de longues années, le dictateur Saddam Hussein envahit le Koweït sans en référer à la superpuissance. Les États-Unis, n’acceptant pas de perdre le contrôle d’une partie des ressources pétrolières du Golfe, déclarent la guerre à l’Irak en janvier 1991 et mettent en place une coalition militaire internationale qui, avec le soutien de l’ONU, libère le Koweït. L’Irak est placé sous embargo.

    1993-1994 : Somalie. Fiasco des opérations Restore Hope I et II, en appui à l’ONU, pour mettre fin à la guerre civile du seigneur de guerre Mohamed Aidid.

    1994 : Haïti. Ayant occupé Haïti de 1915 à 1934 puis soutenus les deux effroyables dictatures de François et Jean-Claude Duvalier de 1957 à 1986, les États-Unis se montrent favorables au renversement par coup d’État, en 1991, contre le dictateur Raoul Cédras remplacé par le le président en exil Jean-Bertrand Aristide escorté par 22000 soldats américains. Parmi les militaires impliqués dans le coup d’État, le colonel François qui a été formé, comme les dictateurs latino-américains Noriega et d’Aubuisson, dans la même académie militaire américaine. Trois ans plus tard les États-Unis interviennent militairement pour remettre en scelle le président déchu.

    1995 : Yougoslavie. Bombardements en Bosnie-Herzégovine en soutien aux forces armées de l’ONU/OTAN.

    1996 : Somalie. Soutien de la CIA dans l’assassinat de Mohamed Aidid.

    1998 : Irak. Les États-Unis et l’Angleterre reprennent leurs bombardements sur l’Irak et se fixent comme objectif l’élimination physique de Saddam Hussein et la mise en place d’un gouvernement de remplacement.

    1998 : Soudan. Opération Infinite Reach, en riposte aux attentats terroristes contre les ambassades américaines de Nairobi au Kenya et de Dar-es-Salaam en Tanzanie, l’armée américaine détruit un complexe pharmaceutique d’Al-Shifa supposé servir de lieux de production d’armement chimique à des fins terroristes.

    1998 : Afghanistan, Opération Infinite Reach, bombardements massifs par la marine américaine de quatre camps d’entrainement dont Al Badr, El Farouq et Zawhar Kili, dirigés par Oussama Ben Laden, ex-agent de la CIA, lors d’un sommet de hauts responsables de plusieurs milices islamistes. L’attaque américaine provoqua la mort de cinq agents secrets pakistanais de l’ISI.

    1998 : Timor Oriental. Soutien logistique à l’ONU pour son indépendance.

    1999 : Yougoslavie. Au mois de mars, sous l’impulsion des États-Unis, l’OTAN bombarde le Kosovo et la Serbie ou s’opposent l’Armée de Libération du Kosovo qui depuis 1998 mène des opérations de guérilla et les forces de polices serbes qui, de leur côté, prennent en otage les populations civiles. Des centaines de bombes à uranium appauvri sont testées par les États-Unis.

    11 septembre 2001 : Début de la Guerre contre le Terrorisme. Lancement de l’opération Enduring Freedom à l’échelle du globe.

    2001 à nos jours : Afghanistan. Opération Active Endeavour, suite aux attentats du 11 septembre attribués à l’organisation Al-Qaïda dirigée par Oussama Ben Laden, les États-Unis forment une coalition internationale, implantent des bases au Pakistan et bombardent massivement le pays. Les Taliban sont renversés. Les États-Unis ne parviennent pas à imposer leur « protégé » (l’ancien roi), un gouvernement de transition est mis en place. Les prisonniers de guerre se voient déniés par les États-Unis de leurs droits internationaux reconnus par les conventions internationales, certains sont déportés sur la base militaire américaine de Guantanamo à Cuba et subissent un régime d’exception contraire aux principes internationaux et à la législation américaine elle-même. Derrière ces événements, les États-Unis légitiment leur allié dictateur du Pakistan, assurent peu à peu leur mainmise sur le transit des ressources naturelles régionales.

    2002 : Irak, Iran et Corée du Nord. Les États-Unis placent ces pays au nombre des composantes de l’Axe du Mal, la nouvelle doctrine militaro-mystique de mise en place de « guerres préventives » contre tous ceux qui ne s’alignent pas sur les États-Unis.

    2002 : Phillipines. Opération Enduring Freedom, soutien économique et militaire au gouvernement philippin contre les guérillas.

    2002 : Corne de l’Afrique. Opération Enduring Freedom.

    2002 : Géorgie. Opération Enduring Freedom, formation de plusieurs bataillons d’infanterie de l’armée géorgienne dans la vallée du Pankissi.

    2002 : Irak. Les États-Unis font pression sur la communauté internationale pour lancer un corps expéditionnaire en Irak visant au renversement de Saddam Hussein, à l’instauration d’un gouvernement favorable à leurs intérêts, à l’obtention des principales parts de marchés de la reconstruction du pays après bombardements, à l’octroi de concessions sur les immenses ressources pétrolières du pays. Fin 2002, les USA et leurs alliés anglais ont massés des dizaines de milliers de soldats sur-équipés sur place, prêts à une offensive.

    2003 : Irak. Les États-Unis outrepassent les décisions de l’ONU et envahissent l’Irak dans la nuit du 19 au 20 mars, avec le soutien de l’Angleterre. Un déluge de feu s’abat sur le pays et la population dont déjà près de 500 000 personnes sont mortes en 10 ans du fait du blocus économique (800 missiles Tomahawk, 23 000 bombes à uranium, à fragmentation, mini-nucléaire). Un mouvement mondial d’opposition à la guerre et à l’agression militaire des États-Unis se développe en faveur de la paix et pour le respect du droit international. La majorité des pays de la planète condamnent l’agression américaine contre un pays souverain. Par cet acte les USA ouvre la voix dangereuse et criminelle à la doctrine de la guerre préventive permettant d’attaquer tout pays ne se soumettant pas à la conception impérialiste américaine.

    2003 : Sao Tomé-et-Principe. Intervention suite à une tentative de coup d’État militaire contre le président Fradique de Menezes.

    2004 : Haïti. Intervention militaire avec l’aide de la France pour chasser le président Jean-Bertrad Aristide.

    2004 à nos jours : Pakistan. Début de la guerre du Waziristan contre les nombreux mouvements de Taliban. Bombardements réguliers par des drones de l’armée américaine et de la CIA.

    2004 : Algérie. Soutien militaire au gouvernement dans sa lutte contre le GSPC devenu AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique).

    2004 : Kyrghizstan. Opération Enduring Freedom.

    2008 à nos jours : Somalie. Bombardements de plusieurs camps islamistes d’Al-Shabaab supposés être liés à Al-Qaïda.

    2008-2009 : Palestine. Soutien financier et logistique à l’armée israélienne dont l’envoi de 3000 tonnes de munitions en prélude à l’opération Plomb Durci dans la Bande de Gaza contre le Hamas.

    2009-2010 : Yémen. Bombardements par l’aviation américaine de plusieurs camps de la rébellion zaïdites des Houthis soutenus par l’Iran et en conflit contre le gouvernement yéménite depuis 2004, dit Insurrection de Sa’dah.


  2. Photonik Le 22 juin 2014 à 19h54
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    Petit retour de la manif de cet après midi à République.
    Pas beaucoup de monde, 100-200 personnes dont un certain nombre de russophones. Mais pas de BHL, Fourest ou assimilé en vue.
    Petite anecdote entendue, dans une des villes ou l’eau est coupée (Slaviansk?) ils creusent des puits en ville pour avoir de l’eau.
    Donc pas un gros rassemblement, mais comme disait l’organisateur à la fin la boule de neige va peut être grossir et devenir énorme pour écraser la guerre.

    Pas l’ombre d’un policier en vue, ni de provocation.

    Quelques photos ici: http://www.hostingpics.net/album/Photonik-199239-1-25-3.html

    Quelques photos ont une référence au site, saurez vous les retrouver? 😉

    Et en cadeau bonux un passage de Katioucha chanté en choeur: https://www.youtube.com/watch?v=Ph8DvRCAW8A


  3. Olivier M Le 22 juin 2014 à 20h36
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    Non, Chris06 n’est pas un troll, ou alors il l’est devenu, ce que je ne pense pas.

    Il était en effet très présent sur ce blog l’an dernier, et il m’a toujours paru être ouvert d’esprit, sauf en ce qui concerne la toute efficience du marché, mais ça, ce n’est que mon opinion.


    • Nicolas Le 22 juin 2014 à 21h00
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      “sauf en ce qui concerne la toute efficience du marché”
      Ouais enfin c’est déjà de l’extrémisme religieux qui dénote un aveuglement volontaire. C’est rigolo parce qu’avant que la crise des subprimes explosent, ya des analystes qui prévenait que yavait en circulation 8000 milliards de dollars qui ne correspondait à rien. De la fausse monnaie, comme il disait. Et on leur répondait que non, ça allait se corriger tout seul pgrâce à l’efficience du marché. L’efficience du marché n’est rien d’autre qu’un dogme religieux. Ça n’a strictement aucune base sérieuse. D’ailleurs je me souviens que quand j’étudiais ça, on apprenais les conditions pour que ce soit vrai. Bon, aucune condition n’est respectée (sûrement pas les consommateurs informés et rationnels!) mais c’est pas grave, on base tout le catéchisme économique là-dessus.


      • chris06 Le 22 juin 2014 à 23h46
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        Nicolas,

        l’efficience des marchés ne veut absolument pas dire ce que vous voulez lui faire dire.

        Cela ne veut pas dire que les marchés ne font pas des erreurs mais qu’ils sont généralement plus efficients que des plannificateurs centraux. Comme par exemple le gouvernement français qui pendant des décennies est allé se fourvoyer dans un subside du diesel ou du nucléaire pour finalement se rendre compte que c’était une erreur. Ou la Chine de Mao qui a provoqué des famines avec des dizaines de millions de morts en faisant des erreurs de plannification dans les années 50. Les exemples dans les systèmes où les prix étaient calculés par des bureaucrates plutôt que déterminés par des marchés libres de toute interférence étatique (ce qui n’était d’ailleurs pas le cas durant les dernières 30 années puisque les BC dont surtout la FED, maitresse du tout puissant dollar, n’ont pas arrêté d’intervenir pour regonfler les marchés en baissant les taux d’intérêts) ne manquent pas. Mais vous pensez qu’il existe sans doute une alternative au système de de prix de marchés libres qui soit plus efficiente? Laquelle? Sont ce les marchés qui ne sont pas efficients, comme le sous entendent ceux qui ne comprennent pas du tout ce que signifie l’efficience des marchés, ou plutôt les interventions étaitiques et des BC dans le système monétaire et bancaires?

        Mais bon , on change de sujet, ou plutôt on revient aux sujets originels de ce blog…

        Il est vrai, néanmoins, que tous ces sujets sont connectés comme l’on briévement touché crapaud rouge et caroline porteu plus haut ou , de façon plus théorique Robert Triffin dans les années 60 dans son ouvrage “l’or et la crise du dollar”. Nous vivons de nouveau ce genre de problèmes qui ont conduit Nixon au début des années 70 à sortir du sysème de Bretton Woods, la crise ukrainienne est sans doute connectée à un changement hautement probable, soudain, et bientôt de système monétaire.

        Mais il n’y aura certainement pas, comme à la fin des années 60 et en plein durant la guerre froide, de troisième guerre mondiale, il y aura des rapports de force des négociations entre les BRICs, les US et l’ UE et de nouveaux accords monétaires, mais croire que le système capitaliste mondialisé et des marchés internationaux des matières premières ou des monnaies vont s’en aller simplement parce que cela fait partie des désideratas de certains lecteurs du blog (c’est vrai que les super riches en Russie, en Chine ou au Brésil controllent encore moins de choses qu’aux US ou en Europe) c’est se fourvoyer complétement.


        • Nicolas Le 23 juin 2014 à 00h08
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          Ce que je dis c’est qu’on peut laisser faire les marchés tant qu’ils ne font pas n’importe quoi, mais en agissant avant qu’une crise n’éclate pour l’éviter ou l’atténuer. Le choix n’est pas entre planification de tout par une bureaucratie stalinienne ou laisser-faire absolu. Il était possible de prendre des mesures sur les règles du crédit immobilier pour arrêter le désastre, éventuellement en faisant éclater plus tôt une crise plus petite. Il n’est pas question de planification soviétique, simplement d’adapter les règles (impôts, subventions…) quand on voit que les règles actuelles conduisent dans une mauvaise direction. D’ailleurs ça se fait toujours, dans tous les domaines (énergies renouvelables par exemple), c’est juste que pour les crédits immobiliers, probablement parce que c’est un produit financier, on a dit “pas touche, les régulations c’est vilain”, la main invisible du marché va régler le problème. C’est franchement bizarre et pas rationnel du tout. Et puis vous ne me ferez pas croire, de toute façon, que les consommateurs sont informés et rationnels…
          (bon il est tard, c’est pê pas clair)


      • Olivier M Le 23 juin 2014 à 02h07
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        @Nicolas

        Entièrement d’accord, mais j’irai plus loin: Airbus et Arianespace n’auraient probablement jamais existé sans quelques Etats européens moteurs.

        @Chris06

        Mais puisqu’on est HS, je ne détaillerai pas ce que je pense, mis à part une dernière remarque:
        pourquoi donc les marchés auraient-ils le droit de se tromper et pas les états?
        La Corée du Sud est le meilleur exemple d’un développement abouti avec un état fort et dirigiste, tout ça dans le capitalisme mondialisé de ces 25 dernières années.


        • Nicolas Le 23 juin 2014 à 09h37
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          @Olivier M
          Oui, il était vraiment tard, c’est bien à ça que je voulais en venir. La plus part des grands succès industriels sont dus en gfrande partie au dirigisme des états, qui favorisent tel ou tel secteur. Et c’est précisément la nouvelle religion de l’économie de marché qui nous envoie dans le mur, parce qu’on s’interdit de façon masochiste d’intervenir pour préserver des fleurons de l’industrie. Ce qui est très drôle, c’est que les États-Unis sont probablement le pays le plus dirigiste en occident, avec leur financement massif de tout le secteur de l’innovation technologique, sous couvert d’investissements militaires (tout le secteur informatique à ses débuts surtout, par exemple le DoD achetait tous les ordinateurs produits…). Pratiquement tout projet innovateur reçoit des commandes de leur Département de la Défense. C’est à dire que les impôts américains financent massivement la R&D des entreprise privées, qui récoltent les bénefs. Le discours selon lequel il ne faut pas intervenir est destiné aux pays étrangers, pour nous envoyer dans le mur et nous piller. Sans aller jusqu’au dirigisme américain, il me semble que le modèle le plus intéressant est le modèle russe développé il me semble par Medvedev (création de Rosnano, Rostex, union des constructeurs aéronautiques, etc). Ce modèle, après des premières années difficiles, apporte des premiers résultats très prometteurs., au moins côté Rosnano La Russie est en train de devenir un producteur d’appareil hi-tech. Parmi des dizaines ou centaines de projet, je citerais juste pour l’exemple le développement des tablettes pour les écoles, particulièrement intéressant pour la Russie (un seul programme mais ~10 langues d’enseignement en écoles primaires, les tablettes pourraient il me semble permettre de “rationaliser les coûts” voire d’ajouter des langues d’enseignement). On peut trouver une liste de projets Rosnano/Rostex sur wiki.
          (pour ce qui est de la Corée du Sud, je ne connais pas, je vous crois, et bon ce serait étonnant que STX ou Daewoo par exemple n’ait pas bénéficié de commandes du gouvernements, par exemple… c’est pas les constructeurs navals ou aéronautiques américains qui vont peuvent dire que de telles industries se développent toutes seules)


  4. Hannibal Genseric Le 22 juin 2014 à 20h43
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    Sans l’URSS auparavant, il n’y aurait pas de décolonisation dans la plupart des pays colonisés par la France : Viet Nam, Maghreb, ETC. Sans la Russie d’aujourd’hui, tous les pays seraient colonisés par les USA, à l’image de l’UE qui se soumet chaque jour un peu plus aux dictats US, avec la complicité active des pays nouvellement admis dans l’UE : Pologne, Pays baltes, …Alors vive la Russie, et que vive Poutine !

    Mao disait : en cas de guerre nucléaire, s’il reste 4 survivants, au moins l’un serait chinois, et s’il reste un hectare non brulé, il serait russe.


  5. GyroDrift Le 22 juin 2014 à 21h04
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    Prendre parti, oui, et c’est important.
    Dés les premiers morts, innocents, il s’agit de prendre parti. Et sans tarder.
    Ne pas prendre parti, quand on tue des innocents, c’est n’être pas gêné par l’injustice. Chacun fait comme il peut avec sa conscience.
    Et je reconnais, c’est difficile d’admettre qu’on de trouve dans le camp des salauds , et que son pays a été vendu à des ordures. Mais le jeu en vaut la chandelle, on gagne en liberté et en conscience.
    Enfin, je pense qu’à force de ne pas vouloir prendre parti, nous allons très bientôt redécouvrir chez nous ce que signifie mourir pour ses idées.
    En France aujourd’hui on ne meurt plus pour ses idées, on meure de vieillesse, par accident, de maladie, mais on ne meurt plus les armes a la main pour des idées. Et ça en dit beaucoup.
    En Ukraine, en ce moment, on meure gratis. On enfile le treillis pour survivre et sauver ses gosses. Pendant qu’à l’ouest, on se demande s’il faut prendre parti pour telle ou telle propagande. Décalage absurde et grande bêtise . Grande pauvreté d’âme.


  6. Jeanne L. Le 22 juin 2014 à 21h07
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    200 personnes se sont rendues ,impromptu, au rassemblement (annoncé ici) de la place de la République à Paris ce dimanche midi pour soutenir les enfants du Donbass, et dire l’horreur de cette guerre menée par des fascistes soutenu par l’UE contre leur peuple.
    Quelques photos sur le site de D. Bleitrach :
    http://histoireetsociete.wordpress.com/


    • jacqueline Le 22 juin 2014 à 21h33
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      Hélas c’est beaucoup trop loin pour que je puisse participer à ces manifestations.

      Si non je pensais à ma “pancarte” et au slogan “US GO HOME !” de la guerre du Viet Nam, devant l’ambassade des USA, avec deux dates et deux photos.

      Viet Nam 1972 Ukraine 2014

      Pour le Viet Nam la célèbre photo ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Phan_Th%E1%BB%8B_Kim_Ph%C3%BAc ) qui leur a fait perdre le soutien de la population américaine et de leurs alliés.

      Pour moi c ‘est la même guerre qui continue, même si le président a changé de couleur.


      • Nicolas Le 22 juin 2014 à 21h42
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        Bah c’est pas les images d’enfants morts, et de corps déchiquetés qui manquent. L’agonie d’Inna, qui finit de se vider de son sang sur la vidéo d’un homme affolé qui cherche son frère dans les décombres est … il n’y a pas de mot.


        • Serge Palestine Le 22 juin 2014 à 23h16
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          Exact,je ressasse ça depuis plusieurs jours à maintes reprises sur ce blog ,c’est comme cela qu’il faut marquer les esprits et là nous n’inventons rien.TOUT est bien REEL contrairement aux assertions immondes de Chris06, à qui j’ai envoyé des informations bien réelles sur les victimes civiles de la junte kiévienne,dont “la femme au gilet rouge” de Lugansk… VOIR plus haut mon commentaire vers 17 h 15.


          • chris06 Le 24 juin 2014 à 14h15
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            les assertions immondes de chris06…

            Et c’est moi qui aurait le cerveau reptilien?

            Même réponse qu’à de nombreux commentateurs:

            j’ai écrit

            la seule guerre mondiale, c’est la cyberguerre.

            Mais vous vous avez lu

            la seule guerre , c’est la cyberguerre

            Après un an d’absence sur ce blog et sur internet, j’avais oublié comme c’est rapide d’être mal lu.

            Alors, une dernière fois:

            je n’ai jamais nié la véracité de la guerre civile ukrainienne ce que j’ai contesté, par contre, c’est que nous allions tout droit vers une 3eme guerre mondiale OTAN / Russie


  7. Martine Le 22 juin 2014 à 22h05
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    Hors-sujet (ou pas complètement: il est question de kleptocratie)
    http://www.nakedcapitalism.com/2014/04/family-tunisia-case-study-state-capture-aka-kleptocracy.html
    Etude sur la main-mise de la famille Ben Ali sur l’économie tunisienne, en détail.
    Et cela n’éclabousserait personne en France? Comme le monde est bien fait.


    • CuNuRuSu Le 23 juin 2014 à 15h38
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      Le problème des “hors-sujets” (par rapport au sujet du billet de départ) c’est que les nombreux fils de discussion se mélangent ….
      Olivier, devant le succès de son site, à son retour de vacances, devra probablement envisager un “forum avec des thèmes” pour éviter ce chaos, bien sympathique, qui s’installe dans la successions des commentaires …


  8. Jacques Le 22 juin 2014 à 22h07
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    Très bonne synthèse de la situation en Ukraine, replacée dans le contexte de la politique étrangère américaine. Ce genre d’article est tout à l’honneur du Guardian et des quelques journaux de ce niveau en Angleterre et aux Etats-Unis. Dommage de ne jamais voir l’équivalent dans les journaux français!


  9. Che Le 22 juin 2014 à 23h05
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    Manif d’aujourd’hui à la Place de République
    http://youtu.be/OSWCIUma1Bc a


    • la russe Le 23 juin 2014 à 10h07
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      merci pour le lien. quels medias français ont couvert cette manif?


  10. caroline Porteu Le 22 juin 2014 à 23h44
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    En tout cas , Hors sujet et je m’en excuse . Mais ce jour est un jour de Deuil pour la France qui vient de perdre toute sa dissuasion militaire .

    En effet, la vente d’Alstom la rend totalement dépendante des USA pour ses approvisionnements en turbines :

    Voir l’éditorial d’Eric Denecé de l’agence française du renseignement :
    http://www.cf2r.org/fr/editorial-eric-denece-lst/alstom-et-la-securite-nationale.php


  11. Nicolas Le 23 juin 2014 à 00h11
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    Vesti parle de la manif d’aujourd’hui (à Prague et Paris) http://www.vesti.ru/doc.html?id=1715541&tid=105474
    Bonne nuit


  12. Pascal Le 23 juin 2014 à 09h26
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    A ce niveau, dans la caverne et puis attention la sortie est par le haut, pas par le bas.

    D’ailleurs cette obsession pour la “cyberguerre” ? ça veut dire quoi ? conflit de vérité ? La seule “cyberguerre” c’est quand un pays ou un groupe d’individus organisent informatiquement des attaques contre d’autres systèmes informatiques de nature stratégique. Il n’est nul question d’information ou de ré-information dans la notion de “cyberguerre”.

    La vérité sur l’ukraine elle est partout, à la télé, à la radio, dans les journaux sur le net…Faut avoir du recul, de la patience, ne jamais être absolu.

    Et puis dans le monde que nous vivons, je pense qu’à partir du Moment ou “Goliath” s’attaque à David, il y a anguille sous roche. Le simple fait de chercher à démontrer que Poutine est un dictateur au même moment des évènements en Ukraine. Quand on sait comment ça s’est passé en Syrie dont la comparaison est édifiante dans son traitement politique est une sorte de mauvaise foi particulièrement bien déguisé autour de la notion de “cyberguerre”.

    L’individu critique va surtout chercher à comprendre pourquoi une état utilise son armé pour rétablir l’ordre et sera “traité” pour ça. Ici sans chercher une quantité “abracadabrante” d’exemples, nous percevons deux poids deux mesures.

    Ici la seule maxime :
    Vincit omnia veritas


  13. Semper Vivens Le 23 juin 2014 à 10h24
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    D’après l’historien et homme politique russe Nikolai Starikov, Vladimir Putin se montre très prudent dans sa manière d’aborder la situation en Ukraine parcequ’il est conscient que les Etats-Unis, soutenus par leur fidèles vassaux (je veux dire alliés) cherchent à déclencher une guerre mondiale. Il y trouveraient un intérêt immédiat (relance de l’économie, effacement de la dette astronomique des USA). Je m’étonne qu’ils puissent avoir de telles intentions, car en cas de guerre, il ne resterait probablement qu’un tas de cendres fumantes aux Etats Unis et en Europe occidentale.
    Je pense plutôt qu’ils jouent à un jeu très dangereux qui consiste à ériger la Russie en épouvantail et ennemi absolu afin de mettre un terme aux récents succès diplomatiques et économiques de Vladimir Putin. Le dialogue UE-Russie se trouve au point mort, la construction du gazoduc southstream a été bloquée par une judicieuse intervention des américains auprès des autorités bulgares. Le nouveau rideau de fer permettra de consolider l’Union transatlantique et de refouler la Russie en Asie.
    Ce jeu est dangereux car il n’est pas évident qu’il soit absolument contrôlable, et la Russophobie devient si virulente que certains faucons pourraient être tentés d’appuyer sur le bouton nucléaire.


  14. chios Le 23 juin 2014 à 11h37
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    je viens de voir ceci
    https://www.youtube.com/watch?v=Q6_Q8MDsJ1M

    flash mob

    il suffit de cent personnes en des lieux bien choisis….

    créer la surprise, qu’est-ce-que c’est?

    les cent personnes sont là pour informer….

    etc.

    juste une idée…


  15. AJMR Le 23 juin 2014 à 12h28
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    Hunter Biden, vous connaissez? C’est le fils du vice-président Joe Biden.
    Je vous laisse découvrir l’annonce officielle de sa nomination au conseil d’administration de la compagnie gazière ukrainienne qui sera en charge de l’exploitation du gaz de schiste dans l’est de l’Ukraine une fois que le “ménage” aura été fait.
    http://burisma.com/hunter-biden-joins-the-team-of-burisma-holdings/

    Si pour l’administration Bush, le pétrole semblait pouvoir justifier beaucoup d’actions (voir les interviews des anciens directeurs de la CIA et du FBI dans l’excellent “CIA” de William Karel (facile à trouver en DVD ou VOD), interviews que le patriot act interdit maintenant), l’administration Obama semble s’intéresser au gaz.
    “J’espère” que nos GDF-Suez et/ou TOTAL auront droit à une part significative du gâteau en remerciement de la compromission de notre gouvernement avec la junte à Kiev. Après tout, pour paraphraser la doctrine de Roosevelt “Peu importe que ce soient des ordures à la tête de ce pays du moment que ce sont nos ordures”.


    • Hannibal Genseric Le 25 juin 2014 à 09h02
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      Je crains fort ue, comme pour l’Irak, la France ne soit exclue par l’oncle SAM, quelles que soient les jappements du roquet Fabius. Rappelez-vous : en Irak et en Iran, Total avait une bonne part de l’exploitation pétrolière dans ces pays. Pour l’Irak, à part les Américains, ce sont les Chinois qui viennent pour remplacer Total. Idem pour l’Iran : Russes et Chinois. Quand on nous dit que le premier but des Américains est d’affaiblir l’Europe ( UE et Russie), ce ne sont pas des paroles en l’air. Apparemment, les Allemands sont plus conscients de ce problème que les autres Européens. Pendant que les autres prennent des pauses, les Allemands signent des contrats avec la Chine et la Russie. Exemple parmi tant d’autres : la Nouvelle route de la soie .
      http://numidia-liberum.blogspot.com/2014/05/lallemagne-et-la-chine-fondent-la.html,
      qui formera l’ossature du nouveau centre du monde euro-asiatique.


  16. Jo Le 23 juin 2014 à 12h43
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    C’est évident et ce ne sont pas les membres de la FAF qui vous contrediront
    Et m……..!

    http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4282

    “Obama doit faire preuve de retenue face à l’Ukraine”

    Mémorandum à l’attention du Président
    par les «Veteran Intelligence Professionals for Sanity» (VIPS)*

    Objet: la Russie, l’Ukraine et l’intérêt national des Etats-Unis

    Monsieur le Président,
    Nous, les soussignés, sommes d’anciens fonctionnaires des services de renseignement, de l’armée et des autorités judiciaires. Dans l’ensemble, nous comptons près de 200 ans d’années de service pour notre pays. Contrairement à de nombreux experts et conseillers qui fondent leurs arguments sur des notions abstraites des relations internationales, nos analyses proviennent d’une profonde expérience mise en pratique à l’intérieur du gouvernement américain – ceci aussi bien dans notre pays qu’à l’étranger.
    Dans ce contexte, nous possédons une compréhension profonde de la grande responsabilité qui incombe à une grande puissance. Nous nous sentons ainsi dans l’obligation de vous faire part de nos points de vue sur l’Ukraine – d’autant plus qu’en ce moment les radios, la télévision et les journaux accordent beaucoup d’espace aux mêmes experts et universitaires qui, il y a à peine plus d’une décennie, ont fait tant de mal en Irak.
    Un certain nombre d’entre nous, dans leurs activités gouvernementales, étaient impliqués dans la politique relative à l’ancienne Union soviétique puis avec l’Etat qui lui a succédé, la Fédération de Russie. Nous avons observé la tendance récente de Moscou vers une forme plus autoritaire de gouvernement et avons été également préoccupés par le jeu des grandes puissances rivales concernant l’Ukraine.
    Nos souvenirs encore vifs de la guerre froide et du mal qu’elle a infligé à la sécurité du monde nous conduit à affirmer que les troubles en Ukraine ne devraient pas servir de prétexte pour ouvrir la voie au retour d’un monde bipolaire dans lequel deux superpuissances lourdement armées s’affronteraient à tous les niveaux, y compris à l’échelle mondiale.
    Nous sommes particulièrement préoccupés par ce qui semble être un sentiment flou mais virulent parmi les membres du Congrès et les médias traditionnels à «faire quelque chose» concernant la Russie – un sentiment qui est à la fois mal fondé et tout à fait à l’opposé de ce que notre nation devrait faire pour entretenir une relation constructive et finalement bénéfique avec Moscou et le reste du monde.
    Alors que nous soutenons les efforts des Etats-Unis pour aider au développement d’une démocratie pluraliste en Ukraine, y compris l’assistance au déroulement d’élections libres et équitables, nous croyons que le soutien militaire et l’implication directe des troupes américaines est une étape qui va inévitablement conduire à une escalade du conflit et à une confrontation directe entre deux grandes puissances nucléaires – une situation qui devrait et pourrait être facilement évitée si les intérêts de tous les pays, y compris ceux de la Russie, étaient pris en considération.
    Pour parler clairement, l’engagement de la Russie en Ukraine – un pays qui est aux portes de Moscou et qui est, en partie, ethniquement russe – ne menace ni les intérêts vitaux américains; ni ceux des alliés des Etats-Unis. La réponse de Washington devrait être mesurée et prendre en compte les risques réels par rapport aux gains possibles. Les sanctions doivent être utilisées avec beaucoup de retenue, vu leur efficacité douteuse et qu’elles ne conduisent souvent qu’à envenimer des positions contradictoires. Des interventions militaires importantes, qu’elles soient unilatérales ou en conjonction avec l’OTAN, doivent être évitées car elles peuvent être perçues comme des provocations, sans offrir de solution aux désaccords existants.
    Nous plaidons pour plus, et pas moins, d’engagement diplomatique, sur la base de notre propre expérience en tant que témoins de nombreuses occasions manquées au cours des dernières années, 50 ans et plus, où les Etats-Unis – à notre grand regret – se sont trouvés trop souvent du mauvais côté de l’histoire. Le fiasco de la baie des Cochons en 1961 consolidant le communisme à Cuba; le soutien américain aveugle à des groupes anti-communistes et des partis politiques en Europe affaiblissant des démocraties naissantes et renforçant simultanément la corruption; les ouvertures de l’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev en matière de désarmement nucléaire total qui ont été ignorées, encourageant ainsi la prolifération nucléaire dans d’autres Etats.
    Lorsque l’Union soviétique s’est finalement effondrée, des accords spécifiques visant à réduire les interventions dans les anciens pays du Pacte de Varsovie ont été rapidement ignorés, avec simultanément l’OTAN et l’Union européenne se dirigeant rapidement vers l’est. Le viol de l’économie russe dans les années 1990, conçu par des «entrepreneurs» occidentaux en collaboration avec des oligarques locaux en fut le résultat. Cela a été décrit comme une «thérapie de choc» à l’époque, mais la plupart des Russes y virent, à juste titre, une entreprise de pillage à grande échelle, alimentant une grande partie de la méfiance actuelle envers l’Occident.
    La Russie pouvait difficilement ignorer l’encouragement et la participation de facto de Washington au «changement de régime» en Ukraine – résultant dans le renversement du gouvernement régulièrement élu (bien que totalement corrompu) à Kiev. Par ailleurs, la poursuite des efforts de l’Occident pour attirer l’Ukraine dans l’OTAN garantirait l’hostilité russe pendant de nombreuses années à venir. Ce sont des questions existentielles pour Moscou; permettez-nous de vous rappeler un parallèle américain: l’application de la doctrine Monroe dans notre propre «arrière-cour».
    A notre avis, la situation ne doit pas échapper à tout contrôle. La porte est toujours ouverte à l’application des mesures négociées le 17 avril à Genève. La volonté de la Russie de continuer à travailler avec nous sur la destruction des armes chimiques de la Syrie et sur la question nucléaire iranienne reste encourageante et pourrait favoriser la coopération dans d’autres domaines d’intérêts mutuels.

    Perspective

    Comme pour la Crimée, avec toute la rhétorique trompeuse remplissant les ondes, nous tenons à vous rappeler que la Crimée est devenue une partie de la Russie à la fin du XVIIIe siècle. Il y a soixante ans, l’ukrainien Nikita Khrouchtchev, qui était alors à la tête du Parti communiste soviétique, a simplement donné la Crimée à l’Ukraine – l’une des 15 «républiques» formant l’ancienne Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS). Il n’y avait pas de référendum à l’époque; cela n’était guère plus qu’une formalité, toutes les républiques de l’ex-URSS dansant sur l’air de Moscou.
    Le transfert de la Crimée à l’Ukraine commença de façon concrète en 1991, après l’implosion de l’Union soviétique, lorsque les Criméens ne furent plus, de fait, citoyens russes. Le président Vladimir Poutine aborda de façon directe ce problème dans son grand discours du 18 mars, quand il rappela que la Russie avait «accepté avec humilité» cette situation en 1991. Il a expliqué que la Russie «traversait alors des temps difficiles et était incapable de défendre ses intérêts».
    Aujourd’hui, la Russie est capable de protéger ses intérêts dans les domaines qu’elle appelle ses «frontières proches». Elle n’acceptera pas l’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN. Les tentatives pour imposer cela ne rendra pas l’Europe plus sûre; mais plutôt augmentera le danger d’une guerre.
    Il y a une décision importante que vous pouvez prendre, Monsieur le Président. Nous vous recommandons de demander à l’OTAN d’annuler formellement la partie suivante de la déclaration adoptée par les chefs d’Etat de l’OTAN à Bucarest le 3 avril 2008: «L’OTAN se félicite des aspirations euro-atlantiques de l’Ukraine et de la Géorgie à une adhésion à l’OTAN. Nous avons convenu aujourd’hui que ces pays deviendront membres de l’OTAN»…….”


    • Jo Le 23 juin 2014 à 12h47
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      “«… et qu’en est-il de vos provisions alimentaires?»

      “Quelques réflexions dans une époque politiquement instable

      “A mi-avril, vu la situation de crise actuelle, le chef de l’armée suisse André Blattmann nous a rappelé la nécessité de penser aux provisions alimentaires. Bien que quelques journalistes aient tenté de minimiser l’importance de ces remarques, de larges pans de la société les ont pris au sérieux…”
      http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4293

      Et m…. !!!!!


  17. Perekop Le 23 juin 2014 à 13h21
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    En l’absence de notre cher OB (attention, n’oubliez pas la crème solaire, cher ami, vous devez être bien pâlot après tant de nuits sacrifiées !), je me permets de signaler “le nouveau Craig Roberts”, sur RIA Novosti. (23 juin, Washington)
    Extrait :
    “Le département d’Etat américain ne constate aucune infraction commise par les nouvelles autorités ukrainiennes, car ces actions sont mises en œuvre sur l’initiative de Washington et dans son intérêt, a déclaré à RIA Novosti Paul Craig Roberts, ancien secrétaire adjoint au Trésor américain dans l’administration de Ronald Reagan.
    Ces derniers mois les représentants du département d’Etat approuvent toutes les actions des nouvelles autorités ukrainiennes et saluent leur modération. En ce qui concerne l’utilisation excessive de la force par l’armée ukrainienne dans l’est du pays, l’emploi des systèmes de lance-roquettes multiples et des bombes à phosphore blanc, la mort de civils et les flux de réfugiés, les représentants du département d’Etat répondent n’avoir aucune confirmation de ces faits. Même le massacre d’activistes prorusses à Odessa, selon le département d’Etat, a été provoqué par les activistes anti-Kiev eux-mêmes. Plusieurs déclarations farfelues de la porte-parole du département d’Etat Jen Psaki ont même fait l’objet de vidéos et d’émissions humoristiques.
    “Le département d’Etat reste muet ou “ne peut pas confirmer l’information” lorsque les médias ou le ministère des Affaires étrangères l’interroge sur les crimes commis contre les journalistes russes et les habitants russophones des régions ukrainiennes parce que ces crimes sont perpétrés par le gouvernement fantoche de Kiev sur ordre de Washington. Selon la ligne de Washington, la Russie est responsable de tous les maux de l’Ukraine, pour cette raison les USA ne sont prêts à reconnaître aucune infraction de Kiev”, a déclaré Roberts. “


  18. strauss Le 23 juin 2014 à 13h53
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  19. olivier69 Le 23 juin 2014 à 15h39
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    Bonjour,
    Sous la forme d’un constat, le titre est édifiant.
    “Les EU nous entraînent dans une guerre contre la Russie”. Style affirmatif !
    La certitude prend peu à peu sa place dans les esprits. Nous ne sommes plus au stade du questionnement sur la probabilité des faits (“la guerre”). C’est la conviction….
    La dernière phrase est une conclusion adaptée à la lecture du titre. Elle suggère la potentialité d’une solution : “Pourquoi tolérons-nous cela ?”
    Finalement et logiquement, l’interrogation se porte davantage sur les réactions par le biais d’une indignation. C’est une anticipation…


  20. DamNed Le 23 juin 2014 à 17h39
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    Bonjour à tous.

    Concernant la question posée précédemment par Chris06, y’a t’il eu des réponses et des liens ?

    Je me régale de chaque article de ce blog, le travail de OB est exemplaire. Je partage grandement les visions de ce cher grand monsieur en général.

    Cependant, la question que posait Chris06 était tout à fait légitime, et il est bon je pense de parfois se poser et reprendre les sources avec du recul. C’est un travail capital quand on veut s’assurer de disposer de la meilleure qualité d’information possible.

    Donc, concernant la crise Ukrainienne, y’a t’il des liens vers des sites / articles russes qui seraient plutôt du côté Otanesque de la vision du conflit ?

    La question est entièrement légitime, elle est même nécessaire je pense, et j’ai été surpris de voir autant de rage contre cet homme qui posait une question bien simple et tout à fait pertinente, et je n’ai pas vu de réponse concrète…

    Encore une fois, je rappel que je suis tout à fait en accord avec le travail de ce blog, mais, même si j’ai pour crédo de ne jamais gober bêtement la pâtée étatique et médiatique occidentale, je n’en reste pas moins animé d’une farouche volonté d’indépendance et d’objectivité.

    Donc, svp, vous qui pour certains parlez Russe, Ukrainien, qui apparemment dispose d’une bonne connaissance sur les différents organes médiatiques Russes, avez vous des liens vers des sites / articles indépendants et “Otanesque” du côté russes ?
    Je pense que c’est intéressant dans le débat

    Merci d’avance
    Et encore bravo à OB et ceux qui participent à cet excellent blog


  21. ed Le 23 juin 2014 à 18h24
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    Ci-dessous les liens (2 parties) d’une video sur une rencontre très intéressante intitulée “De quoi l’Ukraine est-elle le nom ?” à la librairie Tropiques à Paris, avec Jean-Jacques Marie, Jean-Marie Chauvier, Bruno Dwreski et Marcel Gerber :
    http://www.dailymotion.com/video/x1zut1p_de-quoi-l-ukraine-est-elle-le-nom-1ere-partie_news#from=embediframe
    http://www.dailymotion.com/video/x1zuz5g_de-quoi-l-ukraine-est-elle-le-nom-2eme-partie_news?start=4


  22. Julia Le 23 juin 2014 à 20h15
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    le bon lien est : http://leseconoclastes.fr/


  23. moderato si cantabile Le 23 juin 2014 à 20h33
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    Et..ben, cher Olivier, en revenant sur ce “fil” je m’en rends compte que le “travail” le plus fatigant ce n’est pas de publier des “articles” mais celui de maîtriser ce qu’il se passe en dessous.
    Ben…continuez de maîtriser la “modération”…modérez mes messages, autant que vous le voudrez.
    A bien y penser, il n’y a eu jamais un de mes messages qui aurait été “indispensable” à la demande d’info des autres “collaborateurs”.
    Restez maître de votre blog et….supprimez les trolls sans état d’âme…même si c’est moi.


  24. Kiaora Le 23 juin 2014 à 22h24
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    Bonjour

    Juste pour signaler que l’article est une analyse du journaliste indépendant John Pilger. Pour mettre en perspective son analyse il faut s’intéresser un minimum à son parcours et à son oeuvre. C’est un journaliste qui sait de quoi il parle ayant couvert différent conflits sur le terrain. Si y a bien un journaliste que je respecte (et il sont rares) c’est bien lui.

    J’en profite pour dire un grand Bravo à Mr Berruyer pour ce dossier de qualité sur l’Ukraine, nous avons grâce à ses billets et aux réactions de ses lecteurs tous les éléments (faits) pour comprendre cette crise complexe.
    Taxer ce blog de propagandiste pro russe c’est minable lorsque l’on sait qu’en face il y a des média radio, TV , presse, agences de presse, et internet qui désinforment et manipulent à l’unissons sans scrupule.

    Merci


  25. Nerouiev Le 24 juin 2014 à 09h42
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    Je regrette que vous n’ayez pas publié mon commentaire où mon explication était la guerre du gaz de schistes contre le gaz naturel. Grosso modo, les USA en privant l’Ukraine puis l’Europe de gaz russe, favorisent le besoin en une autre énergie de substitution et libèrent l’exploitation du gaz de schistes des contraintes environnementales et son coût plus élevé.


  26. La mouette Le 25 juin 2014 à 18h02
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    Témoignage:

    Paris, vendredi 13 juin 2014, 19 :00. Le téléphone sonne. C’est Liza, une amie ukrainienne, qui me donne des nouvelles lorsqu’elle le peut. Elle a 45 ans, elle est de Slaviansk (120.000 habitants), où elle est née. Aujourd’hui, elle travaille à Moscou – il y a beau temps qu’il n’y a plus de travail en Ukraine. Jusqu’au 11 juin, toute la famille proche de Liza habitait à Slaviansk, à l’exception de sa fille qui poursuit des études à Kharkov (dont je parlerai dans un autre post).

    Je connais Liza depuis cinq ans. De toute sa vie, elle n’a jamais fait de politique. Pourtant, ce qu’elle m’a dit au téléphone ce soir-là m’a interpellée. Cette femme sans instruction m’a gratifiée d’une analyse géopolitique, doublée d’un témoignage saisissant. Immédiatement, j’ai été convaincue qu’il me fallait faire circuler les paroles de Liza : les-crises m’a semblé être le lieu tout indiqué. Voici ce que ça donne (les prénoms ont été modifiés pour des raisons… évidentes) :

    « J’ai eu ma sœur Ilona au téléphone. Elle, son mari et leurs enfants ont fui Slaviansk le 11 juin pour se réfugier chez un oncle, dans un village de l’oblast [« région » en russe] de Kharkov. Il ne leur était plus possible de rester à Slaviansk. La ville est presque entièrement en état de siège, elle subit en permanence des pilonnages d’artillerie. La ville est privée d’eau potable, qui n’est plus disponible qu’en bidons. Le réseau d’électricité n’existe plus que dans certains quartiers. L’armée [ukrainienne] tire au hasard. La famille d’Ilona et la mienne habitions le bourg de Khimik, situé entre Slaviansk-ville et le village de Semionovka. Ma sœur allait régulièrement vérifier si notre appartement n’avait pas été détruit [par les bombardements]. Il y a peu, elle y était retournée. Depuis nos fenêtres, elle a vu un immeuble presque entièrement détruit [par l’artillerie]. Là, elle a compris qu’il lui fallait partir cacher ses enfants à la campagne. Heureusement que ma fille vit actuellement à Kharkov…

    Quelques jours plus tard, le 11 juin, elle et sa famille sont sortis de Slaviansk, alors que les tirs d’artillerie résonnaient à nouveau. Pour parvenir jusqu’au village [où vit l’oncle], il leur a avait fallu improviser un itinéraire détourné, afin de limiter les risques : tantôt par de grands axes, tantôt directement à travers champs. Ils sont passés par Izioum, où ils ont été effarés par la quantité de matériel militaire : des blindés et autres [sic]. Ils avaient l’impression que toute la ville en était remplie. Ils sont aussi passés par Barbenkovo, où ils ont vu de nombreux militaires, parmi lesquels beaucoup d’étrangers. Ma sœur et moi avons de la famille à Barbenkovo. La famille lui a dit qu’il y avait de nombreux militaires étrangers [à Barbenkovo], qu’ils étaient logés sur place, chez l’habitant ou dans des foyers [sic]. Ilona et sa famille sont arrivées au village le même jour. Le lendemain [12 juin], ils y ont appris que l’aviation avait bombardé Semionovka au phosphore. »

    J’interroge Liza :

    « La population de Slaviansk soutient-elle les insurgés ? »

    Scandalisée par mon sang-froid et mon attitude « journalistique », Liza me répond :

    « Evidemment ! Le noyau des insurgés est peu nombreux. A Slaviansk, ils ne sont pas plus de deux mille. Tout le reste, ce sont nos gars ! Est-ce que vous croyez vraiment qu’une population de 120.000 habitants n’aurait pu s’opposer à deux mille personnes, qui plus est déjà assiégées et attaquées depuis l’extérieur ? »

    Je poursuis néanmoins :

    « Quel but Kiev poursuit-il ? Pourquoi Kiev a-t-il d’emblée refusé toute fédéralisation ? L’armée ukrainienne est en train de détruire une région qui apporte à l’Ukraine une part importante du PIB du pays. L’Ukraine a besoin des industries du Donbass… »

    Liza :

    « Ce sont les Russes qui ont besoin des industries du Donbass, pour leur complexe militaro-industriel. Nous, dans la région, c’est pour avoir du travail que nous avons besoin de ces industries. [En ce qui concerne la fédéralisation,] nous l’avions demandée afin que notre région puisse tirer profit de ses propres revenus ; mais Kiev veut nous anéantir une fois pour toutes, raser nos villes, déporter les habitants aux quatre coins de l’Ukraine, les diluer, les assimiler, ou encore les chasser du pays ou même les tuer ; et ensuite, extraire tranquillement le gaz de schiste dans les régions de Donetsk et de Kharkov. Dans toute la région, et en particulier à Slaviansk, on n’a pas laissé faire, et les gens ont beaucoup manifesté contre l’extraction du gaz de schiste. D’ailleurs, les représentants des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk ont fait de l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste l’une de leurs résolutions. [Pour ce qui est des intentions], Kiev fait d’une pierre deux coups : d’un côté, ils éliminent des opposants qui ont des liens privilégiés avec la Russie ; de l’autre, ils rasent une région entière, ce qui leur laisse les mains libre pour extraire le gaz. Cette extraction créera en outre une zone contaminée, [directement] à la frontière de la Russie. Ils veulent notre territoire, mais détestent ses habitants. A votre avis, qui a le plus d’intérêts dans cette situation ? Ce sont les Etats-Unis, évidemment.

    A mes yeux, [il est évident que si] Kiev a dès le départ décidé d’attaquer Slaviansk, c’est parce que la ville est au centre du « gisement Iouzovski » ; et c’est précisément à Slaviansk que se déroulent les combats les plus durs. Kiev a appelé la population de Slaviansk à évacuer la ville. Que veut Kiev ? Tout simplement nettoyer et raser la ville. [Le président ukrainien] Porochenko a manifesté son intention de créer un couloir humanitaire, mais même des enfants ont été empêchés de partir. Malgré ces difficultés, la moitié des habitants a déjà réussi à fuir. Quant aux 60.000 habitants qui restent, ils ne veulent pas – ou ne peuvent pas – partir. Kiev nous dit que ceux qui restent sur place sont des séparatistes, des terroristes. Vont-ils les tuer ? Nous pouvons nous attendre à tout.

    Ils veulent nettoyer nos oblasts – pas seulement Slaviansk – et les vider. Une rumeur dit que les gens qui ne fuiront pas vers la campagne ou vers la Russie seront déportés vers des camps. [Hélas,] il se pourrait que ce ne soit pas qu’une rumeur : le ministre de la Défense par intérim, Mikhaïl [sic] Koval a déclaré qu’une « filtration serait mise en place afin d’identifier les personnes liées aux séparatistes » – femmes comprises d’ailleurs. Lui-même n’a rien dit sur le sort qui serait réservé aux « terroristes ». Néanmoins, sur ce sujet, le pouvoir de Kiev se livre chaque semaine à une nouvelle déclaration. La dernière en date est celle d’[Alexandre] Tourtchinov: il a affirmé que les « terroristes » seraient soit tués, soit condamnés à la prison à perpétuité. Pour ce qui est de ceux qui échapperaient à la « filtration », le [même] ministre de la Défense a déclaré que ces derniers seraient expulsés et relogés dans d’autres régions d’Ukraine. Résultat, les habitants du Donbass qui ne fuiront pas seront soit tués, soit emprisonnés à vie, soit dispersés dans un grand nombre de régions, et cela pour faire taire toute revendication. Voilà le programme des démocraties américaine et européenne ! »

    Concernant la « filtration », Mikhaïl Koval est ministre de la Défense « par intérim ». Nommé par l’ancien premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, il a été maintenu dans ses fonctions par Petro Porochenko. Le 11 juin, il a déclaré : « une filtration complète de la population sera mise en place. Il s’agit de mesures spéciales. Au sein de la population [des régions fédéralistes] – femmes comprises, se trouvent des personnes liées aux séparatistes, qui sont coupables de crimes liés à des activités terroristes. Nous disposons d’une base [de données] complète sur le sujet, une importante base […]. Nous disposons des structures nécessaires pour traiter et gérer la question. En parallèle se pose l’importante question du relogement des gens dans différentes régions [d’Ukraine] ».

    Liza ajoute une information strictement militaire :

    « J’ai la conviction que si l’artillerie bombarde aussi souvent Semionovka, c’est parce qu’à côté se trouve la centrale électrique de Nikolaïevka … Enfin, sans compter bien sûr les autres raisons stratégiques, dont le gaz de schiste ! »


  27. jacqueline Le 25 juin 2014 à 19h45
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    Excellente analyse de la situation ( interview radio réguliers ) de Xavier Moreau (officier et chef d’entreprise en Russie )

    http://www.realpolitik.tv/2014/06/le-couperet-pour-les-oligarques-ukrainiens-xavier-moreau-sur-la-voix-de-la-russie/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+realpolitiktv+%28Realpolitik.tv+%3E+la+g%C3%A9opolitique+sur+le+net%29

    En cliquant sur son nom, on a la liste de toutes ses interventions : j’aime particulièrement celle ci :

    http://www.realpolitik.tv/2014/03/republique-bananiere-dukraine-episode-7/

    On comprend mieux le jeu de Poutine et les US ont déjà perdu deux manches.



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