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3.mai.20193.5.2019 // Les Crises

Notre-Dame de Paris : “Nous avions alerté le CNRS sur les risques d’incendie”. Par Ariel F. Dumont

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Source : Marianne, Ariel F. Dumont, 18-04-2019

Il y a trois ans, Paolo Vannucci, professeur d’ingénierie mécanique à l’université de Versailles, a effectué une recherche sur les risques d’attentat et la sécurité de la cathédrale Notre-Dame de Paris dans laquelle il évoquait aussi les risques d’incendie en raison du manque de dispositifs de sécurité.

En 2016, vous avez fait une étude sur la sécurité de Notre-Dame de Paris . Pourquoi cette enquête et quelles ont été vos conclusions ?

Paolo Vannucci : Il s’agissait d’un projet financé par le CNRS, dans le cadre d’une étude sur le thème « attentats recherches ». Nous avons étudié Notre-Dame pour deux raisons. D’abord parce que nous savions déjà à l’époque que Notre-Dame était une vraie cible pour les terroristes. Si on veut s’attaquer à quelque chose à Paris, c’est à cette cathédrale, qui est la deuxième église au niveau mondial après Saint-Pierre. Et puis, parce que nous avions aussi un relevé de tout le bâtiment fait par un scientifique américain. Ce relevé, qui a été publié sur la Toile, nous a facilité la tâche notamment pour mesurer la cathédrale. Finalement, notre rapport a été classé « confidentiel défense ». Le gouvernement Valls a estimé que rien ne devait filtrer des résultats de notre recherche, considérée comme« sensible » compte tenu des données que nous avions insérées dans ce rapport et aussi, des risques d’inspiration que nous avions également évoqués.

Dans cette étude, vous aviez aussi évoqué les risques d’incendie et le manque de dispositifs anti-feu, surtout au niveau des combles…

Nous avions dit en effet qu’en cas d’attaque, le risque d’un embrasement de la toiture existait et qu’il fallait absolument la protéger et installer un système d’extinction. En vérité, il n’y avait pratiquement aucun système anti-incendie, notamment dans les combles où il n’y avait aucun système électrique pour éviter les risques de court-circuit et d’étincelle. J’imagine qu’on avait installé quelque chose de provisoire dans le cadre des travaux de réfection, mais je n’en suis pas sûr. Au niveau de la charpente, lorsque nous avons fait notre recherche, il n’y avait aucune protection. Seulement un point d’eau dans la petite cour située entre les deux tours, donc à l’extérieur de la charpente. Nous avions donc alerté le CNRS sur les risques d’incendie. Nous avions aussi dit que même la foudre aurait pu déclencher un feu et qu’il fallait donc installer tout un système de prévention.

Avez-vous le sentiment qu’un choix a été fait, que l’on a décidé de ne pas protéger la toiture à cause du risque d’inspiration pour une possible attaque que vous aviez décrite ?

Le CNRS, donc l’Etat qui avait financé la recherche, a par définition des droits sur la recherche, il peut donc tout à fait décider de la classer confidentiel ou d’accepter de la publier. Pour nous, cette décision a été désastreuse car nous avions beaucoup travaillé mais je comprends que l’Etat ait dit qu’il s’agissait d’une donnée sensible. En revanche, je ne comprends pas que l’on ne dise pas : d’accord, nous avons un rapport certes sensible mais que nous pouvons tout de même utiliser. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Je n’ai pas la réponse. A un moment donné, nous avons cessé de discuter avec le CNRS car nous avons compris que c’était inutile, nous nous sommes sentis impuissants. Nous avions également organisé une réunion au ministère de l’Education nationale et il y avait des représentants de plusieurs ministères. Par conséquent, le gouvernement était tout à fait au courant.

La mairie de Paris était-elle au courant de vos conclusions ?

J’ai contacté la mairie de Paris, qui accorde chaque année des bourses de doctorat pour financer des projets d’étude concernant la ville. En 2017, j’ai téléphoné pour proposer un projet de recherche sur la sécurité de Notre-Dame. Deux heures après, on m’a répondu que c’était impossible car Notre-Dame, ce n’est pas l’affaire de la mairie de Paris !

Et maintenant ?

Je voudrais maintenant lancer une recherche sur la cathédrale après l’incendie. Dans notre précédent rapport, nous avions déjà évoqué l’impact du vent, qui pourrait menacer désormais la structure fragilisée de la cathédrale…

Source : Marianne, Ariel F. Dumont, 18-04-2019

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Commentaire recommandé

Alfred // 03.05.2019 à 07h19

1- une première certitude absolue. Tous nos hommes politiques sont comme manuel Valls lâches et irresponsables: mettre la poussière sous le tapis (le classement secret défense ici justifié) leur permet de faire semblant de croire pour de vrai que la poussière n’existe pas. Avoir tout laissé en l’état et n’avoir rien fait est une responsabilité inouïe et partagée.
2- une deuxième quasi certitude: les autres points sensibles du territoires (centrales nucléaires mais aussi industries Seveso etc..) sont traités par les mêmes Charlots de la même manière. Y a un problème. Ah bon? Combien ça coûte d’y faire face? Ahah ant pis. Fermez là si vous tenez à votre carrière.
Ce n’est dans doute pas propre à la France du tout. Mais qu’est ce que je me sens en sécurité. Géré, managé, dorloté par une élite .. que j’ai envie de dorloter en retour à coup de fourche. Leur faire avaler des rouleaux de billets de banque jusqu’à etouffemment à ces minables qui ne pensent qu’au fric.

73 réactions et commentaires

  • Fritz // 03.05.2019 à 07h13

    « aucun système anti-incendie, notamment dans les combles » ; la mairie de Paris qui se défausse ; un rapport alarmant mais qui n’est pas utilisé, sous prétexte qu’il serait « sensible ». Et voilà comment une cathédrale part en fumée.

    Quant à l’enquête officielle : écarter une piste a priori, c’est violer la règle n° 1 de toute recherche honnête : “l’absence de présupposition quant aux résultats” (Rudolf Bultmann). On sait où cette violation a mené la Commission Warren, dont les conclusions avaient été fixées avant même sa formation par le mémorandum Katzenbach : “le public doit être convaincu qu’Oswald est l’assassin, et qu’il n’a pas de complices en liberté”.

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    • RGT // 03.05.2019 à 12h28

      La mairie de Paris a une bonne raison de se défausser : Plus de crédits.

      Ils sont tous partis dans la Gay Pride et dans les expositions artistiques qui éduquent la population en faisant passer un plug anal pour un innocent sapin de noël.
      L’auteur s’est d’ailleurs illustré dans le passé par ses étrons gonflables devant lesquels nos “élites” se prosternent (en méditant sans doute sur la grandeur de leurs actions).

      Bien qu’étant totalement ignostique (pas agnostique ni athée, nuance), j’ai infiniment plus de respect pour cette cathédrale qui a réellement été construite une foi sincère qu’une “œuvre d’art moderne” uniquement destinée à enrichir son auteur et à faire fonctionner le business de l’art comptant pour rien.

      Ensuite, on me signifiera que je ne suis qu’un ignare sans aucun goût ni aucune culture.

      Et je suis fier de l’être.

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      • alain maronani // 03.05.2019 à 17h00

        La haine de l’art c’est aussi vieux que le monde et le temps que vous ne contrôllez pas se chargera de faire le tri..quelle est cette obsession avec le plug anal, la gay-pride et les étrons gonflables ? Il y a plein de choses très valables encouragées par le élites, formule passe-partout…vous ne retenez que ceci ?

        L’argent et l’art c’est une vieille histoire…pas de mécènes, pas d’art et pas de cathédrale ND…je vous laisse à vos appréciations finales…C’est Baldur von Schirach, chef des jeunesses hitlériennes qui a popularisé cette expression – quand j’entends le mot culture, j’enlève le cran d’arrêt de mon Browning provenant de la pièce de Hanns Johst…des gens qui détestait la culture, l’art dégénéré, dèjà…

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        • Fritz // 03.05.2019 à 18h32

          Kolossal point Godwin. Mais au moins, vous identifiez les auteurs de cette répartie.

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        • Sandrine // 03.05.2019 à 19h45

          Erreur « ces gens » que vous citez adoraient la culture, ils en étaient d’ailleurs pétris pour la plupart… ils pensaient même qu’ils étaient les dignes représentants du seul peuple créateur de culture au monde (les autres peuples ne faisaient selon eux qu’imiter, voir détruire pour les plus nuisibles d’entre eux).
          L’usage de cette citation -ressortie par vous avec cette forme de jouissance moutonnière qui caractérise le ressassent de ce thème à l’infini par tous les sans-frontieristes pseudo -progressistes d’occident- est donc particulièrement déplacé… et témoigne au mieux d’une méconnaissance profonde de l’usage de l’art à des fins politiques par le nazisme.

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  • Alfred // 03.05.2019 à 07h19

    1- une première certitude absolue. Tous nos hommes politiques sont comme manuel Valls lâches et irresponsables: mettre la poussière sous le tapis (le classement secret défense ici justifié) leur permet de faire semblant de croire pour de vrai que la poussière n’existe pas. Avoir tout laissé en l’état et n’avoir rien fait est une responsabilité inouïe et partagée.
    2- une deuxième quasi certitude: les autres points sensibles du territoires (centrales nucléaires mais aussi industries Seveso etc..) sont traités par les mêmes Charlots de la même manière. Y a un problème. Ah bon? Combien ça coûte d’y faire face? Ahah ant pis. Fermez là si vous tenez à votre carrière.
    Ce n’est dans doute pas propre à la France du tout. Mais qu’est ce que je me sens en sécurité. Géré, managé, dorloté par une élite .. que j’ai envie de dorloter en retour à coup de fourche. Leur faire avaler des rouleaux de billets de banque jusqu’à etouffemment à ces minables qui ne pensent qu’au fric.

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    • Fritz // 03.05.2019 à 07h48

      Je crois que cette lâcheté des carriéristes est particulièrement poussée en France. Hélas, nous sommes devenus un pays de courtisans depuis le sinistre « Roi-Soleil ».

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    • Phénix // 03.05.2019 à 19h39

      Concernant votre deuxième certitude, nommément les centrales nucléaires, je peux vous rassurer au moins partiellement. Depuis plusieurs décennies, elles font l’objet d’expertise et d’inspections concernant leurs vulnérabilités à des actes terroristes par un organisme spécialisé qui rapporte à l’autorité en charge de la sécurité nucléaire. Les rapports évaluant ces vulnérabilités sont bien évidemment classifiés Secret Défense (SD) pour éviter que des terroristes n’utilisent ces vulnérabilités. Des améliorations de cette sécurité sont étudiées par des groupes d’experts, dont l’existence même était par le passé classifiée SD>. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ces améliorations sont ensuite imposées aux exploitants par l’autorité, avec le risque de voir leur autorisation de fonctionnement gelée, voire supprimée si les améliorations ne sont pas mises en oeuvre. La classification SD ne rime pas forcément avec inaction. Pour NDDP, malheureusement, c’est bien ce qui semble s’être passé, en l’absence d’une autorité indépendante forte.

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      • Séraphim // 04.05.2019 à 04h44

        Aucune action “terroriste’ sur une centrale nucléaire ne peut entraîner de quelconque accident grave. Quand bien même des terroristes entreraient dans la salle de commande pour y mettre le feu, il ne se passerait…rien! La centrale s’arrêterait automatiquement. Point.

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        • Phénix // 04.05.2019 à 14h36

          C’est bien d’en être certain, mais la centrale de Fukushima s’est bien arrêtée automatiquement… et pourtant! Un système puissant d’expertise, autorisation, contrôle fait partie des options raisonnables.

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          • Séraphim // 05.05.2019 à 15h45

            Superbe comparaison! L’énergie dégagée par un tsunami doit faire 30000 fois Nagasaki quand celle d’un bâton de dynamite fait 1/10millionième fois Nagasaki. Et puis, zéro mort à Fukushima, sauf ceux générés par une évacuation inutile ordonnée par un 1er ministre incompétent et mégalomaniaque. C’est toujours la bêtise des dirigeants qui donne le ‘la’.

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    • Philippe, le belge // 04.05.2019 à 09h08

      Au delà du manque de courage éventuel des hommes politiques, le problème plus global, qui touche tout le domaine public et qui met dans la rue gilets jaunes, rouges et autres, est celui, de par la libéralisation capitaliste toujours plus étendue et intense, du sous-financement chronique et de plus en plus prononcé de tous les services et institutions publics au profit du domaine privé! On gave quelques privilégiés (qui acceptent ensuite de nous donner l’aumône!) au détriment du patrimoine (dans le sens large du terme) commun!
      Et c’est surtout de cela que sont coupables les hommes politiques, vendus au capital!

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      • Bouddha Vert // 04.05.2019 à 19h31

        Cette “libéralisation capitaliste” dont vous parlez est, à mon sens, le fait d’une croissance économique, évidemment nationale parce que mondiale, qui s’effrite.
        Si le PIB croissait comme durant les 30 glorieuses, ou si nous nous autorisions à faire gonfler la dette nationale comme dans les 40 suivantes le capital ne se taillerait pas des croupières dans ce qui été le giron du public.

        Le politique n’est donc pas véritablement le responsable, il ne fait comme toujours qu’assurer la gestion d’un système, et avec moins de fric dans les caisses publiques ce sont celles du privé qui assurent la continuité.

        Mais comment faire autrement?
        Dieu peut être?

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        • Philippe, le belge // 04.05.2019 à 23h33

          Etant donné l’état d’avancement du processus capitaliste, les profits à y faire pour les possédants du capital demandent en effet de plus en plus de sacrifices de la part de ceux qui créent la richesse, les travailleurs, avec de moins en moins de retour. (Le strict contrôle de la dette n’arrange rien mais c’est un choix POLITIQUE quand même! Il y a d’ailleurs assez de monde sur ce site pour critiquer cette politique et pour demander qu’on en change!)

          Peut on pour autant dire que c’est la seule cause de l’attaque sur les services publics? Déjà dans l’entre deux guerre, les capitalistes US faisaient disparaitre les compagnies de tramways pour les remplacer par leurs voiture et leur pétrole! Et on peut très probablement trouver des exemples encore bien plus anciens!

          Ne pensez-vous pas aussi que la chute du bloc de l’Est, tout en ouvrant un nouveau marché au capital occidental a surtout donné le signal de départ de l’hallali? “C’est bon, le capital a gagné, on n’a plus rien à craindre des cocos, on peut y aller!” Les “dates” correspondent étrangement!

          Comment faire autrement? Moi j’ai bien mon idée mais m’est avis que le capital fera ce qu’il a toujours fait dans ce cas là: la guerre! J’espère que je me trompe mais la forte augmentation des budgets militaires, surtout US ( et chinois en réponse!) ne sont pas un bon signe!

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    • Clauzip12 // 10.05.2019 à 13h13

      Le probleme permanent de la France est la concentration des pouvoirs.
      Systematiquement tout remonte et est étouffé selon le bon vouloir du maitre du moment.
      La competence des spécialistes ou des lanceurs d’alerte diverses sot voués aux gémonies.
      C’est la constitution de 1958 modifiée qui cree a chaque election presidentielle la creation de l’homme providentiel,conception usée.
      Actuellement ,malgré les propositions par un organe compétent,le prince du moment passe outre.
      Imaginez ,un systeme de sécurité pour faire face a un risque n’ayant jamais depuis 800ans produit un sinistre majeur!
      les perspectives et problemes majeurs se limitent a ceux prévisibles dans le délai qui séparent le prince de la prochaine election!

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  • Pol ux // 03.05.2019 à 07h23

    Tout va très bien, madame la marquise, tout va très, tout va très bien. Mais à part ça, il faut que je vous dise…

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  • Bordron Georges // 03.05.2019 à 07h29

    A la mairie de Paris comme aux derniers gouvernements, ”responsables mais pas coupables”, on connaît. Et pourtant, tout est là! Avant même de savoir quelles sont les causes, il convient de savoir pourquoi ce qui n’aurait jamais dû se produire s’est produit.

      +11

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  • xavier37 // 03.05.2019 à 07h32

    Le dernier des supermarchés est mieux protégé contre les incendies que ne l’était Notre Dame de Paris. Ça illustre les priorités de notre “glorieuse époque”.
    Pas de surprise…

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  • Bordron Georges // 03.05.2019 à 07h41

    Mais tout ça n’est pas grave! On va faire beaucoup mieux que Viollet-le-duc. On va faire appel à artiste indien ou japonais ou je ne sais quoi et on va remplacer la flèche détruite par quelque chose qui complètera un ”plug” anal ou un vagin de la reine, un phallus par exemple!

      +33

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    • Ballot // 03.05.2019 à 07h53

      Ce jeune président start-uper ne serait pas à ça près.
      Il se voyait tel l’astre solaire à son firmament mais ne sera que feuille que le vent emporte et que l’histoire saisit pour se nettoyer l’arrière-train.

        +29

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  • Urko // 03.05.2019 à 07h48

    Pour un gouvernement, il n’y a sans doute guère de difficultés insurmontables à identifier puis à financer les solutions à ce type de problèmes, une fois recensés. Pourtant, il n’a rien fait. Rien. Si, des réunions apparemment. La déliquescence…

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    • Eric83 // 03.05.2019 à 09h10

      “Pourtant, il n’a rien fait. Rien.Si, des réunions apparemment. La déliquescence…”

      Vous ne croyez pas si bien dire, Urko puisqu’une réunion des agents du CMN avait lieu le 15 avril dans la salle haute de N-D comme nous l’a appris Checknews lic !

      « Le CNM nous répond : «La fermeture du circuit des Tours de Notre Dame le lundi 15 avril à 17h30 était prévue depuis quinze jours afin d’organiser une réunion administrative avec les agents du Centre des monuments nationaux. Ces réunions sont organisées régulièrement afin d’échanger avec les personnels sur place.» “…pour que nous puissions nous réunir, avec l’équipe du CNM, dans la salle haute normalement dévolue à l’accueil des groupes…”

      Nous sommes le 3 mai, soit 18 jours après l’incendie et aucun média n’a communiqué cette information importante au public alors que cette information appelle de nombreuses questions !? Pour quelle-s raison-s ?
      Concernant l’objet de cette réunion des agents du CMN, y était-il question…de la sécurité de N-D ?

      https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/23/pourquoi-les-tours-de-notre-dame-ont-elles-ferme-plus-tot-le-jour-de-l-incendie_1722841?

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  • vert-de-taire // 03.05.2019 à 08h11

    Futur de la cathédrale : ce tas de belles vieilles pierres, en faire un super marché touristique : une verrière à la place du toit, des restaurants panoramiques, des expos, un musée (concours pour le thème),
    bref une super machine à cash.
    Ce qu’elle déjà, comme les autres grands monuments.
    le néolibéralisme en marche.

      +25

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  • maxx // 03.05.2019 à 08h13

    Ce scientifique explique que cela pouvait bruler ( et ca a brule)
    Par contre les alarmes de detections existaient et ont ( mal) fonctionne …
    Par contre COMMENT le feu a t’il pu se developper aussi vite cela reste un mystère .
    La main ( de Dieu ) peut être … ou les nouveaux marchands du Temple … ou la cigarette d’un ouvrier en fin de chantier

    Bref cet article semble vouloir nous amener sur une (fausse) piste

      +22

    Alerter
  • Schwartz // 03.05.2019 à 08h25

    Cet article est contradictoire avec l’interview de l’ancien architecte en chef de ND, Benjamin Mouton, au lendemain ou surlendemain du drame, sur LCI : https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=-i3ftb_u_O8
    Selon lui : aucun risque de court-circuit, car les réseaux électriques ont été refaits à neufs ; quasi impossibilité de démarrer un incendie avec du chêne aussi ancien ; pas de chantier à l’endroit d’où serait partie l’incendie… bref : un mystère plus épais que dans l’oeuvre d’Hugo !

      +29

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    • Perret // 03.05.2019 à 09h35

      Effectivement, et le fait que ce personnage ne soit pas interrogé par la police est surprenant. On sait parfaitement que la cause principale d’incendie des monuments anciens est la formation de “points chauds” là où il y a des travaux de meulage ou de découpe. Ce fut le cas à Nantes en 1972 pour la cathédrale, en 2015, dans la même ville, pour la basilique Saint Donatien, à l’hôtel Lambert en 2013 pour ne citer que ces cas.

        +10

      Alerter
    • Perret // 03.05.2019 à 09h36

      HYPOTHESE : Aurait-on, pour des raisons d’économies, procédé à la découpe dans la même journée (le 11 avril par la société Socra) des 15 statues situées à la base de la flèche (la 16e a été retirée il y a deux ans) ? La probabilité qu’un point chaud se forme était donc forte, soit par meulage, soit par accident électrique, soit par soudure (s’il y en a eu). Or un point chaud peut entraîner un effet de pyrolyse donc une sorte de feu sans flammes, celles-ci n’apparaissant que lorsqu’il y a contact avec l’air.
      La charpente de la flèche était recouverte de 250 tonnes de plomb (qui fond au-dessus de 327 degrés) et le reste de la charpente d’environ 400 autres tonnes de plomb. Le plomb a probablement commencé à fondre avant l’apparition de la première flamme. L’embrasement d’une charpente aussi ancienne devient tout à fait explicable si l’on tient de compte de la fusion de quelques 650 tonnes de plomb qui ont produit le même feu “jaune d’or” qu’à Reims en 1914 (seulement 400 tonnes de plomb car il n’y avait pas de flèche).

        +11

      Alerter
      • maxx // 04.05.2019 à 09h25

        ce qui pourrait peut être expliquer pourquoi l’alarme incendie se soit déclenché 2 fois .( chaleur puis flammes ? )
        Toutefois dans l’hypothèse du meulage faudrait quand meme que les étincelles atteignent la partie protégée par le cuivre ( a quelle hauteur ? ).
        Personnellement ce qui me chiffonne le plus c’est le black out total d’information sur l’avancée de l’enquête .
        Dans les cas d’incendie d’immeuble il ne faut pas longtemps pour savoir la nature volontaire ou non d’un incendie .
        La manifestement il semble y avoir un problème …

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        Alerter
    • Perret // 03.05.2019 à 09h37

      HYPOTHESE (suite)
      Socra est une société remarquable qui appartient à un groupe tout aussi remarquable, le Groupe Mériguet. Celui-ci a été recapitalisé par l’Institut de Développement Industriel en 2016 et les principaux actionnaires en sont depuis la CDC et… Future French Champions c’est-à-dire le Qatar qui a profité de l’incendie de l’hôtel Lambert pour prendre le contrôle de la société qui l’a restauré.
      En conclusion : les actionnaires passeraient-ils avant toute autre considération et la forte probabilité connue d’un incendie lors de travaux lourd n’aurait-elle pas été prise en considération ?

        +5

      Alerter
    • Kasper // 03.05.2019 à 11h29

      Concernant cette déclaration de l’architecte, je me demande par quel procédé du bois ancien ne devrait pas brûler. Sec, fait principalement de carbone et d’hydrogène, avec des cannaux creux qui font circuler l’air… En principe ca brule comme du bois sec (d’ailleurs, ca en est)

        +4

      Alerter
    • Marie Colin // 03.05.2019 à 20h34

      Pour l’embrasement : un professionnel comme B. Mouton ne peut pas ignorer que, le chêne étant incompatible avec le plomb, les voliges, notamment, sont en résineux… et une fois que ceux-ci ont commencé, même des bois très anciens et durcis finiront par brûler aussi !
      Et peut être qu’il ne s’agit pas d’un court circuit, mais le moins qu’on puisse en dire est que les éléments de détection et d’alerte n’étaient pas au point.
      Maintenant, s’agit de ne pas louper la restauration – et NON reconstruction ! – en laissant les incompétents qui nous gouvernent achever la destruction avec leur délires en matière de “projet” ou de “délais/JO” – ou en s’affranchissant des “règles de l’art” de la Convention de Venise – comme ils projettent de le faire à l’A.N. !
      Misère

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      Alerter
  • François Lacoste // 03.05.2019 à 08h50

    C’est très coûteux de mettre un système de surveillance et d’extincteur automatique, ça aurait coûté un pognon de dingue!
    D’autant plus que si vous le faite pour notre Dame vous pouvez être certain que tous les autres vont tendre la mains, Versailles, Chartres, les Invalides…etc. Ces paresseux de franco-gaulois (athées dans leur comportement pour la plus part, soit dit en passant). Ces illettrés de “frenchies”, il sont foutus de demander que l’on reconstruise à l’identique, avec du bois de chêne! (français en plus).
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/il-faut-restaurer-la-charpente-de-notre-dame-avec-des-chenes-de-france-20190502
    Et quoi encore…, une flèche comme la précédente?

    Sera-ce tout?, non, les gaulois ils veulent du pognon pour tout le reste, santé, rénovation-habitat, scolarité….

    Non, ce sera (à Dieu ne plaise) du fer, comme la mains de Castaner et un geste architectural en verre et laser pointé du centre du monde et signalant à l’univers tout entier qui est le plus grand!
    https://www.cnews.fr/france/2019-04-29/reconstruction-de-notre-dame-les-projets-fous-mais-serieux-des-architectes-835157

    Non mais!

      +10

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    • Perret // 03.05.2019 à 09h49

      Sur la restauration de la flèche, je suis pour le maintien de l’aspect extérieur mais contre la reconstruction en bois et plomb. Cette flèche n’avait pas été prévue par les architectes des 12e-13e siècles. Sans elle, les dégâts auraient été mineurs. Toutes les cathédrales médiévales, sans exception ont brûlé au moins une fois, ND était la dernière. A Chartres, après le 4e incendie, en 1836, on a mis une charpente en fer. A Reims, après de 2e incendie, en 1914, on a mis une charpente en béton.
      Les architectes médiévaux savaient que les charpentes brûlaient et savaient aussi que leur moyens de lutte contre les incendies étaient plus que limités. Le boulot se limitait à regarder la charpente brûler et à sauver les tours. Sans cette énorme flèche de 500 tonnes de bois + 250 tonnes de plomb, ni la voûte du milieu de nef, ni celle de la croisée du transept n’aurait été effondrées. Donc il est nécessaire de concevoir une reconstruction fidèle aux règles visuelles mais qui ne permette plus un pareil drame.
      Mais il y aurait des intérêts très forts dans le circuit de financement des travaux de restauration du patrimoine qui pousseraient à refaire en bois…

        +13

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      • François Lacoste // 03.05.2019 à 10h24

        Je préfère une frégate Hermione en bois de chêne, plutôt qu’en acier inoxydable ou en tout autre matériau imputrescible, immangeable par les tarets et ignifugé. C’est un point de vue. La restauration d’un meuble du 18° siècle proscrit toute utilisation de colles époxydes ou tout autre matériaux qui n’existaient pas lors de sa fabrication. C’est le patrimoine.

        C’est la raison pour laquelle il existe des institutions dont le rôle est de veiller au respect des ces objets et de ces monuments classés.

        Je sais qu’il peut en être autrement.
        Mais dans ces temps de rupture, il n’est pas illogique de préserver ce qui vient des profondeurs du passé, parce que c’est de ce passé que nous sommes constitué aussi. Les bâtisseurs de Guédelon l’on bien bien compris qui n’ont pas réalisé les charpentes de leur château en acier au chrome, quant bien même serait-il plus durable et sécurisant que le chêne des forêts voisines.

        Devons nous réaliser les orgues en ciment, ça ne brûle pas, les vitraux en plexiglas (pas de plomb), des horloges électronique (c’est précis) et remplacer les cloches par des haut-parleurs (c’est léger)?

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        • Kasper // 03.05.2019 à 11h36

          La différence c’est que les vitraux et les cloches ne représentent pas un danger pour tout le reste de l’édifice. Même avec le travail méritoire des pompiers , nous avons eu beaucoup de chance que l’incendie de la toiture n’endommage pas plus le reste. Ne tentons pas le diable une deuxième fois.

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          • Séraphim // 04.05.2019 à 04h58

            Lacoste a raison. Parceque l’architecture gothique réalise ce miracle de lier l’utile à la fonction spirituelle. Tout est efficace dans une cathédrale. On pourrait supprimer les arcs-boutant tant qu’à faire! Ils ne sont là que pour “tenir” des murs légers parceque percés de vitraux, qui eux ne pourraient pas seuls tenir la voûte. Ils n’ont pas l’air d’avoir une fonction spirituelle en quelque sorte et pourtant ils en ont, comme la charpente de bois centenaires. Elle tient la structure, mais elle si-gni-fie aussi!
            On peut faire charpente et voute légère en plastique? Eh bien supprimons ces arcs-boutants tout à fait redondants! L’absurdité de cette conclusion fait sentir que qu’ingénierie ET fonction socio-religieuse ne peuvent être scindées. De quel “esprit” est animé Wilmotte? Qu’est-ce qui “animerait” une forêt d’acier et titane?

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            • Kasper // 04.05.2019 à 15h18

              Ca n’a absolument rien a voir, la non plus. Les arcs boutants font partie intégrale de l’aspect visuel de la cathédrale, pas la charpente. Et ils sont le contraire de redondants: sans eux tout se casse la gueule.

              Quand à l’aspect spirituel… Je laisse ca a ceux qui y croient.

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            • Séraphim // 05.05.2019 à 15h49

              Vous n’avez pas compris. Précisément rien ne se casserait la gueule s’il n’y avait pas de toit. C’est le poids de la voûte que les murs, trops percés de vitraux, ne peuvent tenir. Si ce poids est supprimé, les murs sont suffisant, les arcs-boutant superflus…

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            • kasper // 06.05.2019 à 00h51

              Qu’est ce que ca change au fait que les arcs boutants font parti de l’aspect visuel de la cathédrale ? Et pourquoi voudriez vous qu’on laisse la cathédrale sans toit, ce qui va exposer les murs aux éléments et entraîner leur dégradation ?

              Effectivement je ne comprends pas, mais c’est parce que ca n’a aucun sens.

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      • alain maronani // 03.05.2019 à 14h06

        Totalement d’accord mais sur ce sujet peu importe ce que vous pouvez proposer..les meutes hurlantes et hullulantes ne seront jamais d’accord. Quand on sait les transformations, destructions, reconstructions, surtout à partir du 18 ième siècles des bâtiments religieux en France et ailleurs (réformes dues à la papauté) on peut sourire…Quand le cabinet Willmote propose de remplacer le plomb par du titane il a raison, idem pour les charpentes en bois qui sont une idiotie totale (poids non suspendu)
        Nos amis du patrimoine ont des intérêts à défendre..voir leur mode de rénumération…

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        • Marie Colin // 04.05.2019 à 12h18

          idem pour les charpentes en bois qui sont une idiotie totale (poids non suspendu)…

          Apparemment, vous n’avez pas beaucoup entendu parler de la statique des bâtiments…

          Le poids des charpente/toiture a une fonction d’équilibrage des forces par rapport à une structure de base par ailleurs renforcée par les contreforts pour permettre les ouvertures dans les murs (vitraux) qui donnent de la lumière.

          Si je ne m’abuse, c’est la caractéristique voulue par les constructeurs d’édifices gothiques – mais donc, si les meutes hurlantes et hullulantes le disent, c’est que ce doit être contestable – sans aucun doute !

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      • Micmac // 03.05.2019 à 19h04

        Mr Lacoste, il y avait une flèche à Notre Dame, flèche prévue par les bâtisseurs. Cette flèche fut montée à la toute fin de la construction de la cathédrale, vers 1250.

        Simplement, cette flèche avait disparue lorsque la cathédrale a été restaurée au XIXième siècle. La flèche, en mauvais état, avait été démontée dans la 2ième moitié du XVIII, mais n’avait pas été rebâtie.

        Comme Violet le Duc n’avait pas les plans originaux de cette flèche, il en a bâti une qui, dans son esprit, ressemblait à celle d’origine. Si on n’avait pas les plans, on avait les reproductions médiévales qui donnaient une bonne idée des proportions de cette flèche, proportions conserves par Viollet le Duc.

        Je ne sais pas pourquoi on lit un peu partout que Viollet le Duc aurait eu l’idée bizarre d’ajouter une flèche là où il n’y en avait pas. Et bien c’est faux, Viollet le Duc à ajouter une flèche, parce qu’il n’y en avait plus, mais qu’il y en avait une à l’origine.

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        • Micmac // 03.05.2019 à 19h06

          Oups, désolé pour les fautes, je ne sais pas pourquoi on ne peut plus les corriger…

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          • Larousse // 03.05.2019 à 19h31

            Micmac vous avez raison une flèche moins haute faisait partie du projet au Moyen-Age. Le débat sur la Flèche est à voir dans le cadre du “respect du patrimoine” reconnu par l’UNESCO. Evidemment réutiliser du plomb est exclu mais ce n’est pas un problème de refaire avec un métal-alliage bien moins nocif et d’aspect semblable voire mieux plus clair peut-être. Par contre , la charpente c’est un débat vrai- ardu : n’a-t-on pas intérêt à choisir le bois pour faire travailler de vrais charpentiers et parfaire un vrai savoir-faire ? ma question est mon choix bien sûr.

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  • Marie // 03.05.2019 à 09h05

    A lire tant et tant de commentaires haineux (et approuvés), on a envie de supplier Notre Dame de la PAIX, qui sait?

      +2

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    • Alfred // 03.05.2019 à 09h15

      La paix est une performance plus facile à réaliser assise en tailleur sous un chêne dans une campagne isolée que le crâne sous la matraque d’un membre des forces de l’ordre quand on a 19 ans et qu’on rentre de son travail comme la jeune fille de Marseille.
      Vous n’êtes traversée d’aucune émotion? En particulier lorsque vous ressentez de l’injustice ?

        +17

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      • Marie // 03.05.2019 à 09h31

        In : “La pensée du jour” de Pierre Desproges, le 3 mai (aujourd’hui) est la journée mondiale de la liberté de la presse, l’occasion pour le sus-nommé de disserter sur le point d’interrogation….”Avec un point d’interrogation, on peut tout dire sans risquer la diffamation, et c’est très intéressant sur le plan de l’accroche-connard car le susdit-connard, pour peu qu’il soit myope, inculte, dyslexique ou simplement pressé, ne verra même pas le point d’interrogation.”

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        • Alfred // 03.05.2019 à 09h41

          Amen.
          Quelle pensée du jour vous amène le visionnage de cette vidéo?
          https://twitter.com/i/status/1124004507640373255
          Pour ma part je n’ai pas de colère contre l’homme en bleu que j’y voie mais j’ai une grande colère contre ses supérieurs et contre le fait que les dits supérieurs ne subiront aucune conséquence. Cette vidéo est anecdotique (il existe des centaines de cas documentés similaires) mais elle est symptomatique.
          Il arrive peut être une moment ou la zenitude, la paix intérieure ou ce que vous voulez change de nom et s’appelle indifférence. C’est ce qui me fait réagir chez vous. Si ce n’est pas le cas je vous présente mes excuses (dont vous n’aurez sans doute que faire).

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        • Sara // 03.05.2019 à 09h45

          Point d’interrogation ou non, vous traitez bien de nombreux commentateurs de “connards”, et le faire par citation interposée ne retire rien à la nullité de la chose. Quand à votre premier message réduisant la majorité des commentaires à de simples messages “haineux”, cela en dit long sur votre conception du dialogue.
          Et puis, faire tout cela d’un ton fat et prétentieux en suggérant – par écrans interposés propices à l’audace et aux grands courages – aux autres de “disserter”, seriez-vous par hasard notre président ?

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    • alain maronani // 03.05.2019 à 13h46

      Absolument et tous tentant de bâtir, à l’aide de faits déconnectés, style l’architecte en chef en voyage au Japon..le Quatar et l’incendie de l’ex hôtel des Rotschild..cela a un nom le complotisme. Avant Internet c’était plus compliqué, il fallait écrire aux journaux, justifier, etc…maintenant n’importe quoi et son contraire…
      Dans certains systèmes on peut vérifier l’identité de ceux qui approuvent..c’est souvent très éclairant.

        +1

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      • Para // 03.05.2019 à 15h16

        Bonjour,
        Quels sont les systèmes dont vous parlez et qui permettent de vérifier l’identité de “ceux qui approuvent”?
        Y accédez vous ? Si oui, à quel titre ?

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        • alain maronani // 03.05.2019 à 17h06

          Ah la paranoia..et l’ignorance…L’architecture logicielle de certains systèmes de commentaires dédiés aux réseaux sociaux permettent de connaître a tout et chacun l’identité de ceux qui approuvent ou désapprouvent les commentaires..ce site utilise un système qui ne le permet pas…je suis persuadé que vous êtes déçu…hélas pas d’état profond dans cette histoire…

            +0

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  • ima // 03.05.2019 à 09h15

    Cela dit, et ayant dirigé des chantiers de construction ou de rénovation lourdes durant… un certain temps, je rejoins l’ancien architecte des Monuments de France en charge du suivi de Notre-Dame jusque 2012 (je crois), il va falloir prouver la piste privilégiée quelques heures après l’incendie, avant toute enquête.
    – Comment des poutres de chêne de 800 ans d’une telle section peuvent brûler à cette vitesse (c’est le bois utilisé pour votre porte palière qui est coupe-feu 1/2 heure avec ses 3 cm d’épaisseur )?
    – Comment il peut y avoir des court-circuits sur un circuit électrique refait aux dernières normes, cad avec des thermiques sur chaque ligne et des disjoncteurs différentiels.
    Ça pue le mensonge, techniquement il est impossible que ça s’embrase avec cette rapidité naturellement !

      +22

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  • Fortouna // 03.05.2019 à 09h46

    Ce n’est pas ce qu’a déclaré une stagiaire qui a passé deux ans à ND pour ses études.Elle affirme que le système de sécurité incendie qui avait été mis en place était trés pointu.D’ailleurs ne dit-on pas qu’il y a eu deux alarmes à 23 mn d’intervalle ? Il faut savoir que lorsqu’un capteur déclenche une alarme,la centrale affiche l’endroit éxact oû cela se produit.Donc la perte de temps que soi disant il y a eu pour trouver l’endroit supposé de l’alarme,c’est du pipeau.

      +9

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    • Krystyna Hawrot // 04.05.2019 à 23h49

      Il faut encore que l’agent SSIAP puisse monter en 3 minutes les 100 mètres d’escalier en collimacon et éteindre l’incendie avec un extincteur! Et cela après 12 heures de boulot car ce genre de boulot est fait en cycle de 12 heures, alors que 18h30 c’est l’heure de la relève…Et que ce sont des hommes et des femmes avec juste une formation minime de 2 semaines, souvent pas du tout intéressé par un job payé 1200 Euros dans des boites sous traitantes privés dont tres peu respectent le code du travail.

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    • Krystyna Hawrot // 04.05.2019 à 23h49

      Il faut encore que l’agent SSIAP puisse monter en 3 minutes les 100 mètres d’escalier en collimacon et éteindre l’incendie avec un extincteur! Et cela après 12 heures de boulot car ce genre de boulot est fait en cycle de 12 heures, alors que 18h30 c’est l’heure de la relève…Et que ce sont des hommes et des femmes avec juste une formation minime de 2 semaines, souvent pas du tout intéressé par un job payé 1200 Euros dans des boites sous traitantes privés dont tres peu respectent le code du travail.

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  • Alex // 03.05.2019 à 10h44

    Le problème dans l’interview de Benjamin Mouton, ancien architecte en chef de Notre Dame, sur la chaîne LCI qu’on a pu voir en long en large et en travers sur les réseaux sociaux, c’est qu’il a omis de nous dire que des, je cite le Canard Enchaîné, “fils électriques couraient dans les combles” “au risque du court-circuit, et en infraction à tous les règlements de sécurité édictés par les architectes en chef des monuments historiques”.

    l’extrait de l’article du Canard Enchaîné avec Benjamin Mouton concédant qu’ “il était clair que c’était du provisoire: tout devait être retiré à la fin des travaux” alors que cette situation délirante existait depuis 2007 et que les cloches étaient toujours électrifiées le jour de l’incendie (et sonnaient encore qq minutes avant) est à ce titre assez édifiant (cf. l’extrait ici: https://i.imgur.com/l5BtZ96.jpg )

    Son interview sur LCI juste après l’incendie (et avant l’enquête du Canard Enchaîné) passe désormais pour celle d’un homme qui essayait d’ouvrir le parapluie avant l’enquête qui s’annonçait.

    Pour tout ce qui est expertise sur la propagation du feu, la fumée jaune ou tout ce qui agite les réseaux sociaux depuis 2 semaines, je laisse cela…. aux experts qui sauront en temps et en heure nous donner des hypothèses crédibles (car il ne faut pas s’attendre au vu de l’ampleur des dégâts et de la destruction complète de la zone de départ de feu à avoir 100% des réponses)

      +10

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    • ima // 03.05.2019 à 12h19

      Alex, ce n’est pas une critique, mais vous n’avez visiblement aucune connaissance technique en bâtiment. Un câble électrique peut traîner sur le sol d’équivalent de combles, ça ne risque absolument rien comment sont actuellement réalisées les pieuvres alimentant une maison en électricité, sinon d’être un amas de fils traînant dans les combles perdus ?
      [modéré]
      Cherchez dans ce torchon une mise en cause des responsabilités gouvernementales sur les réductions drastiques de crédits pour les monuments historiques. par contre il fait des rapprochements des plus douteux sur la pédophilie au sein du clergé et de la désaffection des fidèles, on voit vraiment le rapport avec l’incendie, sinon, si vous lisez bien de définir l’entière responsabilité de l’Eglise, avec ses “bricolages”.

        +7

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      • Alex // 03.05.2019 à 13h17

        Cela ne risque absolument rien sauf si des travaux et un échafaudage entrent dans l’equation et c’est ce qu’evoque l’article dans les hypothèses.
        Je cite un extrait de l’article a propos de l’hypothèse d’un court-circuit, “cette hypothèse est prise au sérieux par des experts de la cathédrale [•••] Une conjecture renforcée renforcée par le fait que des ouvriers ont posé dans les combles une partie des échafaudages de la flèche. Avec le risque d’abîmer, par mégarde, des câbles et des branchements”.
        Mais effectivement, le bâtiment n’est pas mon domaine.

        Quant au rapprochement “pédophilie dans le clergé-désaffection des fidèles-incendie” dont vous semblez accuser le Canard Enchaîné, je n’en vois aucune trace dans l’extrait de l’article en question ni dans la demi-page complète consacrée à l’incendie de Notre-Dame (qui n’épargne pas non plus la BSPP d’ailleurs) que j’ai sous les yeux,mais vous évoquez peut-être un autre article ou certains dessins humoristiques qu’on trouve dans ce journal.
        [modéré]

          +7

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      • Alex // 03.05.2019 à 13h46

        Oubliez le deuxième paragraphe que j’ai écrit dans ma réponse , j’ai compris ce que vous vouliez dire.

        En fait vous voulez dire que l’article est rédigé de manière à faire porter la responsabilité de l’incendie à l’Eglise.
        Certes, l’extrait que j’ai publié n’épargne pas l’Eglise, mais la totalité de l’article (qui fait une demi page), évoque celle de la BSPP (et ses problèmes de matos), la boulette de la non localisation de l’incendie quand la première alarme a retenti,…
        L’extrait que j’ai publié visait à relativiser les propos de Benjamin Mouton qui était venu dire sur LCI que tout avait été fait dans les règles de l’art ce qui ne SEMBLE pas être le cas.
        Mais l’enquête le confirmera ou pas.
        Cordialement

          +7

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      • Séraphim // 04.05.2019 à 05h06

        De toutes manières si on pouvait allumer un feu de vieux chêne avec un court-circuit y’a longtemps qu’on le ferait ! Mettez du sapin dans la cheminée et allumez avec un briquet allume-gaz! Si c’était possible, l’UE l’aurait déjà mis en norme obligatoire

          +1

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  • Soizic // 03.05.2019 à 18h13

    …”il n’y avait pratiquement aucun système anti-incendie, notamment dans les combles où il n’y avait aucun système électrique pour éviter les risques de court-circuit et d’étincelle”…
    N’importe quel installateur de base sait qu’on n’a pas besoin d’un système court-circuit à tous les étages!
    C’est absurde! Ce n’est pas une question de niveau, mais de branchement.
    Les coupe-circuit se trouvent au niveau du tableau d’arrivée de l’électricité soit, la plupart du temps; au rez de chaussée, ou du moins au tableau central.
    Encore une “false new “de l’état pour faire croire à un incident!

      +2

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  • Marie Colin // 03.05.2019 à 21h15

    j’avoue ma perplexité devant tous ces commentaires plus ou moins abrupts, mais loin de la teneur de l’article qui nous est proposé.
    En résumé, et quoi que disent les uns et les autres, le constat est que la sécurité “incendie” était manifestement défaillante dans ce bâtiment, et (presque) rien n’a été fait depuis.
    Petits rappels utiles :
    – les cathédrales construites avant 1905 sont propriété de l’État alors que les communes sont responsables des églises
    – la France a adhéré à la Convention de Venise et aux préceptes de l’UNESCO qui impose notamment, lors d’une restauration, de la faire “selon le dernier état constaté et documenté” – cela inclut, en l’occurrence, les interventions de Viollet le Duc.
    – bien avant de penser aux matériaux, à la forme etc.., il est urgent de constater l’état général de la structure (pierres carbonisées, voûtes fragilisées, contreforts ? etc) et la remettre en étant AVANT toute intervention “charpente et toiture”.
    Et n’oublions pas cette autre catastrophe qui sera de priver les autres édifices (petits ou grands, ici ou là) des moyens pour leur entretien ou leur restauration !

      +3

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  • Séraphim // 04.05.2019 à 05h16

    L’état est “son propre assureur”. Il est donc responsable de la restauration complète. Selon les plans existants. Il ne voulait pas payer l’équivalent de primes annuelles en analyses et mesures de précautions. Grand bien lui fasse. Valls est à mettre dans le panier usé où git déjà Fabius et le sang contaminé. Qu’il paye maintenant en totalité, c’est le premier respect de ses obligations. S’il ne le fait pas, quel exemple! Quant au président de la république ce n’est pas un artiste, loin de là. Même au théatre, sa spécialité, il est particulièrement mauvais. Il n’a ni à proposer ni à approuver ni à promouvoir un plan, un dessin, un projet. Juste à faire respecter la constitution, son 1er devoir, et l’état de droit incluant les obligations de l’état. Pour le reste, qu’il se taise et laisse agir les entités et agences nommées, responsables et compétentes. Quant à son général de bande dessinée, qu’il prenne sa retraite.

      +2

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  • bill // 04.05.2019 à 11h05

    Petit rappel : le propriétaire de ND est l’Etat , le locataire est l’Eglise via un bail emphytéotique , la surface au sol de ND est 4800 M2 ( un petit hypermarché ) et il s’agit assurément d’un établissement recevant du public .
    Dans la vraie vie le locataire devrait :
    – assurer le local
    – tenir un registre de sécurité ( incendie)
    – faire valider la sécurité par un bureau de contrôle ( Veritas …) pour se couvrir en cas de problème .
    La Ville de Paris devrait faire passer régulièrement une commission dite de sécurité ( mais pas seulement ; cf handicapes par exemple ) . Celle ci édicte des obligations de travaux , des prescriptions , des recommendations qui s’ils n’étaient pas suivis pourraient entrainer la fermeture de ND .
    Si j’étais journaliste et consciencieux je tenterais de m’informer sur le contenu dudit registre qui mieux que le CNRS est a meme de mettre le doigt la ou ca fait mal .
    Donc de 2 choses l’une soit tout était nickel et certifie par le bureau de contrôle (paye pour cela )
    ou alors ET l’Eglise ET la Mairie de Paris devraient rendre des comptes ( l’un au titre de locataire et l’autre pour ne pas avoir convoque ou contrôle la mise en oeuvre des préconisations de la commission)
    Dernier point les travaux dans un établissement recevant du public doivent OBLIGATOIREMENT être valides par un bureau de contrôle qui vérifie les procedures , les matériaux utilises et assiste aux reunions de chantier .
    Mais ca c’est dans la vraie vie …
    Tout le reste n’est qu’un écran de fumee

      +2

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  • Krystyna Hawrot // 04.05.2019 à 23h41

    Ca ne m’étonne pas. Dans cadre de l’austérité, le pouvoir rogne en premier sur la sécurité incendie en croisant les doigts que cela ne se produise pas. Je travaille dans un tour d’habitation à Paris, classée Immeuble de Grande Hauteur et appartenant à un office HLM. D’accord, il y a un PCS avec des agents de sécurité incendie, mais cela fait 9 mois qu’il n’y a plus de pression et donc plus d’eau dans les colonnes humides. Les échelles des pompiers ont 28 mètres, elles ne peuvent atteindre que le 10eme étage. Si un incendie se déclare au dessus du 10eme, alors qu’il y a 25 étages des gens vont mourir car les pompiers ne pourront pas éteindre l’incendie. Tout le monde s’en fout. Un millier de personnes habite dans cette tour.

      +2

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  • Marc // 05.05.2019 à 12h29

    Ce qui est assez inquiétant, c’est que les responsables de la sécurité de ND n’étaient ni le Ministre, ni la Maire de Paris, ni l’archevêque, mais étaient l’architecte (en chef) des Monuments Historiques et la conservatrice (en chef) du patrimoine, qui étaient directement responsables de la sécurité de la cathédrale et de la bonne exécution des travaux. Mais le réflexe corporatiste (Tribune de l’Art que vous avez repris ici et autres du même acabit réactionnaire) joue à plein pour tenter d’accuser d’autres que les responsables directs et dédouaner les petits copains

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  • Philvar // 05.05.2019 à 16h19

    En plus de 800 ans d’existence ND de Paris a su être protégée du risque de feu : foudre , fous etc.. Cet incendie est donc un véritable révélateur de la situation du pays ; mais trop tard pour se positionner en alerteur

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  • Friendly // 05.05.2019 à 18h09

    Curieux quand même, ce témoignage sur LCI, avec un Pujadas très attentif par ailleurs, de l’architecte de Notre Dame jusqu’en 2011, bien avant donc l’enquête du CNRS, qui s’est occupé de l’installation d’un système de sécurité dernier cri, disait il, qu’un chêne vieux de 800 ans ne peut pas brûler comme cela s’est passé, même par l’effet d’une étincelle ou d’un défaut électrique. Ces deux témoignages sont totalement contradictoires !
    Toujours est il que même brûler au chalumeau un madrier de chêne, il n’y a que des traces carbonisées en surface au bout d’une heure, et je n’imagine pas que les bâtisseurs de cathédrales de l’époque, emprunts d’un génie technique et architectural aient été aussi négligeant pour ne pas penser mettre une structure en bois résistant aux agressions de flamme de cire, d’huile d‘éclairage ou de plomb fondu.

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    • maxx // 06.05.2019 à 05h10

      Comme quoi quand l’heure de la retraite a sonne la parole peut se libérer …
      Juste un aparté : cette affaire a bien des égards me fait penser a l’incendie du siege du Credit Lyonnais il y a près de 25 ans .
      Bâtiment classe ne pouvant être ni reconverti ni deconstruit comme la Samaritaine ( donc pas de culbute financière possible ) a brule dans des circonstances bizarre ( certains meme au sein des pompiers) ont parle de 2 sources distinctes de depart de feu . Des mauvaises langues of course .
      L’officier de permanence a reçu une alerte pour un simple depart de feu et a fait envoyer immédiatement le véhicule de permanence;
      Toutefois instinctivement il a demande a un second véhicule de se rendre sur les lieux
      trop tard … l’intérieur était deja un brasier
      Le Canard Enchaine avait affirme a l’époque que les assurances paieraient pour le sinistre mais avaient obtenu ( en contrepartie) une substantielle augmentation générale des primes ( a l’époque les augmentations étaient générales et fixées par le gouvernement )

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  • Nanie // 09.05.2019 à 17h26

    L’affirmation initiale que l’incendie était le resultat d’un accident et non du terrorisme, a semé les doutes concernant la cause du désastre….Ne pas oublier que plusieurs églises renommées dans différentes régions de France, ont été incendiées pédant la période de Pâques…

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