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11.décembre.201811.12.2018 // Les Crises

Ouïghour : Le Parti islamiste du Turkestan, en route vers la mondialisation de son combat. Par René Naba

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Ouïghour : Le Parti islamiste du Turkestan, en route vers la mondialisation de son combat, avec un ciblage prioritaire, la Chine et les bouddhistes.

Source :Madaniya, René Naba, 03-12-2018

1 – La Turquie et les Etats Unis, parrains occultes du PIT

Au terme de huit ans de présence en Syrie, particulièrement dans le nord du pays, dans le secteur d’Alep-Idlib, le mouvement djihadiste du Turkestan s’apprête à donner une impulsion trans-régionale à son combat, au delà de la Syrie, avec un ciblage prioritaire: la Chine.
Telle est du moins la substance du discours mobilisateur du prédicateur Abou Zir Azzam diffusé à l’occasion de la fête du Fitr, en juin 2018, mettant en relief «l’injustice» subie par le Turkestan dans ses deux versants, le versant occidental (Russie) et le versant oriental (Chine).

Toutefois le projet du PIT pourrait être contrarié d’une part par l’implication plus grande de la Chine dans la guerre de Syrie, et d’autre part, la possible modification de l’ancienne relation stratégique entre la Turquie et les Etats Unies, deux anciens partenaires de la guerre froide, désormais en guerre larvée.
Depuis le discours du prédicateur d’Abou Zir Azzam, la mobilisation vers la Syrie a été gelée. Le Parti islamiste du Turkestan (PIT) s’apprête à lancer le Djihad contre les bouddhistes. Les djihadistes Ouïghours en Syrie vont demeurer sur place jusqu’à achèvement de leur mission, mais les nouvelles recrues seront dirigées vers d’autres fronts.

En juin 2017, la Turquie et les Etats Unis, les parrains occultes du PIT, ont encouragé cette orientation au prétexte de préserver les combattants de cette formation afin de les affecter à d’autres théâtres d’opération, contre les adversaires des Etats Unis regroupés au sein du BRICS (La Chine et la Russie), le pôle contestataire à l’hégémonie américaine à travers le Monde.

2- La duplicité de la Turquie: Vers une zone turque en Syrie sur le modèle du Nord de Chypre ?

Soucieux de préserver ses pupilles, «Hayat Tahrir Al Cham», anciennement Jabhat An Nosra, sous filiale d’Al Qaida, et surtout les Ouïghours du Parti Islamiste du Turkestan, tiraillé par ailleurs entre des alliances contradictoires, le néo islamiste Tayeb Recep Erdogan, -membre du groupe d’Astana (Russie, Iran, Turquie) en même temps que membre de l’OTAN-, a proposé l’aménagement d’un vaste périmètre pour y abriter les djihadistes dans une zone sous l’autorité de la Turquie afin de procéder au tri entre groupements islamistes inscrits sur la liste noire du terrorisme et les djihadistes regroupés sous le label VSO «The Vetted Syrian Opposition» (Opposition syrienne validée par les Occidentaux). Une opération destinée en principe à permettre à l’armée turque de séparer le bon grain de l’ivraie, selon le schéma de l’Otan.

Autrement dit de libérer les Syriens repentis et de garder sous le coude les combattants étrangers (Tchétchènes, Ouïghours) en vue de les exfiltrer clandestinement vers d’autres théâtres d’opérations.

A la faveur du déploiement des forces américaines dans le nord de la Syrie, dans le périmètre de la base aérienne de Manbij, ainsi que dans le secteur d’Idlib, la Turquie a mis à profit cette phase préparatoire de l’offensive pour exfiltrer ses sympathisants, principalement les Ouïghours et Al Moharjirine (les migrants), relevant de «Hayat Tahrir As Cham» de tendance djihadiste salafiste, dont le groupement a été inscrit sur la liste noire du terrorisme par l’ONU en 2013.
Le président russe Vladimir Poutine a donné son accord à la proposition turque au sommet de Sotchi, le 17 septembre, soucieux de préserver sa nouvelle alliance avec la Turquie en butte à une guerre hybride de la part des Etats Unis.

Le débauchage de la Turquie constitue la carte maitresse de la Russie dans ses négociations avec la coalition occidentale au point que Moscou paraît si soucieuse d’encourager cette déconnection stratégique de l’axe Turquie Etats Unis, qu’elle a été jusqu’à promettre la livraison du système balistique SSS 400 pour 2019.
Ankara espère, de son côté, préserver l’essentiel de sa force de nuisance dans la zone, avec un objectif sous jacent d’aménager dans le secteur d’Idlib une enclave turque sur la modèle de la République turque de Chypre. Pour ce faire, elle envisage de procéder à une modification démographique de la zone pour constituer une sorte de barrière humaine avec des ressortissants syriens relevant la mouvance des Frères Musulmans qu’elle considère comme relevant de fait de son autorité. Dans cette zone, elle caresse le projet de concentrer un vivier djihadiste qu’elle gérera en fonction des besoins de sa stratégie.
La zone démilitarisée concédée provisoirement à la Turquie s’étend sur 15 km de large le long de la frontière syro-turque dans le secteur d’Idlib, englobant la zone de déploiement des forces kurdes soutenues par les Etats Unis.

Avec l’arrangement de Sotchi, la Russie a voulu se donner le temps de tester les intentions réelles de la Turquie notamment sur le modus operandi auquel elle a recours pour sinon éradiquer à tout le moins neutraliser «Hayat Tahrir Al Cham», en conformité avec les préconisations de l’ONU qui considère comme «terroriste» la franchise d’Al Qaida en Syrie.

Aubaine pour la Turquie, la décapitation du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat saoudien d’Istanbul, le 2 octobre 2018, a permis à Ankara, par une campagne médiatique méthodique contre l’Arabie saoudite, d’obtenir le retrait de Riyad de la gestion du dossier syrien et de réclamer, parallèlement, l’inclusion de ses protégés djihadistes au sein de la commission de la rédaction de la future constitution syrienne dont ils étaient auparavant exclus.

Le président Erdogan a fait de la guerre de Syrie une affaire personnelle, qui le contraint à une certaine rigidité sous peine de se désavouer, faute d’atteindre un double objectif: la garantie des intérêts turcs dans les projets de reconstruction de la Syrie et surtout la neutralisation politique et militaire des kurdes de Syrie, les protégés de ces alliés américains. Une quadrature d’un cercle si vicieuse qui conduit la Turquie à un exercice de grand écart au point de rupture….. au point d’écartèlement.

Sur la duplicité de la Turquie dans la guerre de Syrie, cf ces liens:

3- La terminologie marxiste en guise d’habillage juridique au tournant

L’habillage idéologique du tournant du PIT a été puisé dans la terminologie marxiste. Au terme d’un débat interne de plusieurs mois, les légistes de cette formation ont décidé de donner une dimension planétaire à leur combat en privilégiant, L’ENNEMI PROCHE (La Chine) sur L’ENNEMI LOINTAIN (La Syrie).
Une concurrence jurisprudentielle s’est établie entre les prescripteurs rivaux Abdel Rahman Al Chami, proche du Jabhat An Nosra, franchise syrienne d’Al Qaida, et Abdel Halim Al Zarkaoui, proche de Daech.

– Le discours mobilisateur Abou Zir Azzam
Ce prédicateur a fait une irruption politique remarquée par un discours mobilisateur diffusé à l’occasion de la fête du Fitr, en juin 2018, mettant en relief «l’injustice» subie par le Turkestan dans ses deux versants, le versant occidental (Russie) et le versant oriental (Chine). Lançant un appel au boycottage commercial de la Chine, il a énuméré les sévices historiques infligés par les Chinois aux Ouïghours, mentionnant «le viol des musulmanes» et «l’obligation de manger du porc».

«Le Parti Islamique du Turkestan s’apprête au Djihad contre les boudhistes», ce lien pour les locuteurs arabophones

3- La guerre de Syrie, le révélateur du PIT

Si la guerre de Syrie a consacré le Hezbollah au rang de stratège et propulsé la formation chiite comme interlocuteur direct du commandement militaire russe, mais elle a, dans le même temps, révélé le Parti Islamiste du Turkestan, en tant que composante du camp djihadiste sur le champ de bataille du Nord de la Syrie, frontalier de la Turquie.

La bataille pour la reconquête d’Alep, en décembre 2016, a ainsi conféré au Hezbollah un statut de stratège et non plus de simple exécutant de la stratégie iranienne, un acteur, majeur sur le plan militaire face à Israël et en Syrie. Anticipant les ripostes djihadistes, n’hésitant à mener des batailles de rue, nettoyant immeuble après immeuble, le Hezbollah a connu la consécration en ce que ses plans de bataille menés depuis huit ans en Syrie font désormais objet d’un enseignement dans les académies militaires russes. Un succès obtenu au prix de lourds sacrifices.

Revers de la médaille, plusieurs dirigeants du premier rang de la formation, notamment Moustapha Badredddine, le chef de la branche militaire du Hezbollah, Jihad Moughniyeh, le fils du fondateur de la branche militaire du Hezbollah, Imad Moughniyeh, Samir Kintar, l’ancien doyen des prisonniers politiques arabes en Israël ont perdu la vie en Syrie. En contre champ, le commandant Abou Omar Saraqeb qui dirigeait la plus importante coalition de rebelles et djihadistes en Syrie, à l’origine de la conquête de Jisr Al Choughour, a lui aussi, trouvé la mort sur le théâtre des opérations, de même qu’Omar Al Shishani, le commandant djihadiste du Front Nord.

4- Renforcement de la présence militaire russe et percée stratégique majeure de la Chine en Méditerranée

Depuis son intervention militaire directe en appui au président syrien Bachar Al Assad, la Russie a considérablement renforcé sa présence en Syrie, où elle y dispose désormais de deux bases, la base aérienne à Hemeimine, au sud-est de la ville de Lattaquieh et l’importante base navale de Tartous.

Brisant le monopole des airs détenus par l’OTAN dans la zone depuis la fin de la II ème Guerre Mondiale, le dispositif de défense russe comporte des missiles de croisière, des batteries de missiles S.400 TRIUMPH, basées à Hemeimine dont le rayon d’action couvre l’ensemble de la Méditerranée orientale (Syrie, Turquie, Chypre, Liban Israël), assurant la protection de fait non seulement de l’espace aérien de la Syrie, mais également la zone de déploiement du Hezbollah dans le sud Liban.

Parallèlement, la Chine s’est aménagée deux points d’ancrage en Méditerranée, à Tartous (Syrie) et à Cherchell (Algérie); une percée stratégique majeure de l’Empire du Milieu dans cette zone depuis la nuit des temps.

5 – Chine: La Syrie, un réceptacle au terrorisme mondial

La fermentation djihadiste ouïghour en Syrie, et dans pays de la lointaine périphérie de la Chine ont conduit Pékin, en mars 2018, a déployé discrètement des troupes en Syrie au motif officiel d’encadrer des détachements de l’armée syrienne et de leur fournir un soutien logistique et médical.
Pékin a justifié cette attitude de pro activité par sa connexion idéologique avec le pouvoir baasiste en raison de sa nature laïque, ainsi que par la présence dans le nord de la Syrie d’un important contingent de combattants ouïghours.

Ce faisant, la Chine vise à faire pièce aux djihadistes ouïghours, dont elle veut neutraliser leur éventuel retour en Chine, alors que se confirment les liens entre les séparatistes islamistes des Philippines et au Mayanmar et les groupes islamistes opérant en Syrie, comme en témoignent l’arrestation d’agents de l’Etat Islamique (Daech) en Malaisie en mars 2018, à Singapour en juin 2018.

L’entrée en scène progressive de la Chine sur le théâtre syrien, où elle a déjà obtenu des facilités navales dans le périmètre de la base navale russe de Tartous est de consolider son positionnement d’un des trois grands investisseurs du financement de la reconstruction de la Syrie, au même titre que la Russie et l’Iran.

En complément à Tartous, la Chine a aménagé sa première base navale à l’étranger à Djibouti, en 2017. Jouxtant le port de Doraleh et la zone franche de Djibouti –tous deux construits par la Chine– cette base ne devrait abriter dans un premier temps «que» 400 hommes. Mais, selon plusieurs sources, ce sont près de 10 000 hommes qui pourraient s’y installer d’ici à 2026, date à laquelle les militaires chinois auront transformé cette enclave en avant-poste militaire de la Chine en Afrique.

Dans le prolongement de l’inauguration de la base navale chinoise de Djibouti, un porte conteneur géant a déchargé, le 17 Août au port de Tripoli (Nord Liban) du matériel destiné aux projets de reconstruction de la Syrie.

D’une longueur de 300 mètres, pour une largeur de 40 mètres, le porte conteneur «Nerval», appartenant à la compagnie française CGM-CMA, a déchargé mille conteneurs de matériels en provenance de Chine et d’Indonésie, pour y être acheminé par la routé vers la Syrie.

En superposition, la Chine a participé aux manœuvres navales russes au large de la Méditerranée, début septembre, les plus importantes manœuvres de la flotte russe de l’histoire navale mondiale. Elle a dépêche des troupes vers la Syrie, pour la première fois de son histoire, en mars 2018, pour convoyer les forces gouvernementales syriennes lors de la prise d’Idbib, notamment décrypter les communications entre les djihadistes ouïghours en vue de les neutraliser.

Au regard de la Chine, la Syrie sert de réceptacle au terrorisme mondial, y compris pour l’intérieur chinois. Soucieuse de soulager la trésorerie russe et de soutenir l’effort de guerre syrien, la Chine a octroyé une aide militaire de 7 milliards de dollars à la Syrie dont les forces combattent dans la bataille d’Alep, les djihadistes Ouïghours, (des musulmans turcophones du Nord Ouest de la Chine), où près de 5.000 familles, soit près de quinze mille personnes, sont implantés à Alep Est.

6- La problématique ouïghoure

L’instrumentalisation des Ouïghours par les Américains répond à leur souci de disposer d’un levier de pression contre Pékin, en ce que «la Chine et les États-Unis sont engagés, à long terme, sur une trajectoire de collision.

Les précédents historiques montrent qu’une puissance ascendante et une puissante déclinante sont vouées le plus souvent à l’affrontement», soutient l’ancien premier ministre français Dominique de Villepin, particulièrement à une époque où la scène diplomatique internationale est en pleine phase de transition vers un monde post occidental. L’objectif sous-jacent est de contrarier la mise en œuvre de la «2me route de la doie».

Musulmans turcophones, les ouïghours djihadistes sont originaires de la province de Xingjiang, à l’extrême-ouest de la Chine, frontalière de huit pays (Mongolie, Russie, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Afghanistan, Tadjikistan, Pakistan et Inde). Bon nombre d’Ouïghours ont combattu en Syrie sous la bannière du Mouvement islamique du Turkestan oriental (Sharqi Turkestan) alias Xinjiang, une organisation séparatiste de lutte armée dont l’objectif est l’établissement d’un «État Ouïghour Islamique» au Xinjiang.

Les combattants ouïghours ont reçu l’aide des services de renseignements turcs pour leur transfert vers la Syrie, via la Turquie. Ce fait a généré une tension entre les services de renseignements turcs et chinois en ce que la Chine s’inquiète du rôle des Turcs dans le soutien aux combattants ouïghours en Syrie, rôle qui pourrait augurer d’ un soutien turc aux combats au Xinjiang.

La communauté ouïghoure en Turquie compte 20.000 membres, dont certains travaillent pour l’Association de Solidarité et d’Education du Turkestan Oriental, qui fournit une aide humanitaire aux Syriens et qui est pointée du doigt par la Chine. Une vidéo du PIT de janvier 2017 affirme que sa brigade syrienne a combattu avec le front al-Nosra, en 2013, dans les provinces de Raqqa, Hassakeh et Alep.
En juin 2014, le groupe djihadiste a officialisé sa présence en Syrie: Sa brigade sur place, dirigée par Abou Ridha al-Turkestani, un locuteur arabophone, probablement un Syrien, a revendiqué une attaque suicide à Urumqi en mai 2014 et une attaque au VBIED sur la place Tiananmen en octobre 2013.

Le groupe a prêté allégeance au Mollah Omar des Talibans. Vingt deux ouïghours ont été détenus à Guantanamo, puis relâchés faute de preuves. Suivant l’exemple de l’Emirat islamique du Caucase, dont la branche syrienne opérait dans le cadre de Jaysh Muhajirin Wal-Ansar, le PIT a crée sa propre branche en Syrie qui opère de concert avec Jabhat An Nosra entre les provinces d’Idlib et de Lattaquié.

7 – L’environnement djihadiste de l’Inde et son basculement vers Israël.

La destruction des Bouddhas de Bamyan par les Talibans, en Mars 2001, soit six mois avant le raid du 11 septembre contre les symboles de l’hyperpuissance américaine, a constitué un déclic conduisant l’Inde à abandonner sa traditionnelle politique d’amitié avec les pays arabes, notamment l’Egypte, son partenaire majeur au sein du Mouvement des Non Alignés, pour se rapprocher d’Israël.

L’environnement djihadiste de l’Inde a d’ailleurs conduit ses dirigeants à se rapprocher également des Etats Unis dans un contexte marqué par la disparition du partenaire soviétique, parallèlement à une accentuation de la coopération sino-pakistanaise débouchant sur le transfert d’énergie nucléaire de Pékin à Islamabad et le lancement d’un programme nucléaire pakistanais avec des subsides saoudiens.

La nouvelle alliance avec les États Unis et Israël a été scellée sur la base d’une convergence d’intérêts et une approche sensiblement analogue de pays se présentant comme des démocraties partageant une même vision pluraliste du monde, ayant le même ennemi commun, l’«Islam radical».
Le rapprochement avec Israël s’est traduit par une normalisation des relations israélo-indiennes, en 1992, concrétisée par la première visite d’un dirigeant israélien à New Delhi, en 2003, en la personne du premier ministre Ariel Sharon, l’année de l’invasion américaine de l’Irak.

Troisième puissance régionale avec la Chine et le Japon, l’Inde se trouve dans une position ambivalente en ce qu’elle doit maintenir des liens étroits avec les superpuissances pour se maintenir dans le peloton de tête du leadership mondial, sans pour autant distendre ses liens avec le tiers monde, dont elle fut longtemps l’un des chefs de file. Sa présence au sein du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) répond à cette logique.

Les Ouïghours, de mémoire d’observateur, ne sont jamais morts pour la Palestine pas un. Mais nombreux l’ont été contre la Syrie, dans un dévoiement sectaire de leur idéologie.

Aux yeux des stratèges du Pentagone, l’instrumentalisation de l’irrédentisme Ouïghour devrait avoir sur la Chine le même effet déstabilisateur que le djihadisme tchétchène sur la Russie de Poutine. Mais une éventuelle montée en puissance du Parti islamique du Turkestan pourrait initier une redistribution de cartes, dont les principaux victimes pourraient être les djihadistes ouïghours, à l’instar des islamistes de Syrie.

A trop vouloir servir de «chairs à canon» à des combats mercenaires décidés par des commanditaires dictés exclusivement par leur raison d’état de leur propre puissance, le sort des supplétifs est inéluctablement scellé: Dindon de la farce d’une gigantesque duperie.

8 La défection de trois pays musulmans alliés de l’Occident

Devant une telle configuration, le Pakistan, le pompier pyromane du djihadisme planétaire pendant des décennies a paru amorcer une révision déchirante de ses alliances, renonçant à son ancien rôle de body guard de la dynastie wahhabite pour un rôle plus valorisant de partenaire de la Chine, la puissance planétaire en devenir, via le projet OBOR. Deux autres pays musulmans, jadis alliés de l’Occident, lui ont emboité le pas: la Malaisie, et sans doute la Turquie, à moyen terme, frappée de sanctions économiques par les Etats Unis.

Si l’hypothèse du djihadisme anti bouddhiste se concrétisait, elle initierait une gigantesque tectonique des plaques à l’effet de sceller une alliance de fait entre la Chine et l’Inde, les deux états continents d’Asie, de surcroit non musulmans, en vue de terrasser l’hydre islamiste qui rôde à leur périphérie.

Source :Madaniya, René Naba, 03-12-2018

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Commentaire recommandé

Berkut // 11.12.2018 à 13h23

Les terroristes djihadistes croient mourir pour leur religion, ils meurent pour l’impérialisme USA-israélien.

28 réactions et commentaires

  • christian gedeon // 11.12.2018 à 06h24

    Super article de M. Naba.Clair,net,précis. Bémol sur la Malaisie,de plus en plus fortement islamisée,tout comme sur l’Indonésie, qui connaît la même évolution néfaste,grande absente de cet article. Quant au Pakistan,bien malin est celui qui peut dire de quel côté il va basculer,car ce n’est plus vraiment un “‘pays “, mais un méli mélo de régions,de “services ” aux intérêts divergents pour ne pas dire contradictoires.On aura compris que je trouve fort hâtives les conclusions de l’avant dernier paragraphe.

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    • Alfred // 11.12.2018 à 10h52

      En effet. Le rôle de la Malaisie et de l’Indonésie (dont le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles sont de plus en plus “travaillées” par le jihadisme) n’est pas du tout négligeable dans le plan de bataille contre la chine. C’est le mariage des détroits et des milliers de gugusses qui reviennent d’arabie avec le petit pactole le titre d’imam et la petite mosquée locale flambant neuve. Explosif.

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    • Gilbert Gracile // 15.12.2018 à 23h04

      il faut arrêter de relayer cette propagande OTANienne sur les “ouïgours” !!!! Jusqu’à récemment, tout le monde se fichait du Xinjiang… et tout le monde parlait du Tibet… sauf que depuis 2013, la Route de la Soie doit passer par le Xinjiang… et depuis cette date précise, tout le monde se préoccupe des “ouïgours opprimés dans le Xinjiang”… on trouve même du financement pour le terrorisme… et tout le monde a oublié le Tibet qui ne revet plus aucun intérêt géostratégique (et donc de propagande)…

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      • Un_passant // 16.12.2018 à 18h15

        Chose remarquable, le Tibet est supposé receler des terres rares. C’est là où l’on se rend compte du jeu dangereux et assez contradictoire des USA qui ont la même attitude soudainement relativement neutre à l’égard de la Corée du Nord depuis que l’on y parle là aussi de terres rares.
        C’est là où la théorisation de “stratégie du chaos” que mettrait en oeuvre les USA acquière du sens. Mais je doute que les USA tiennent encore longtemps le jeu entre leurs mains si la Chine, l’Inde et la Russie décident sérieusement de jouer la partie avec les mêmes méthodes. Le potentiel explosif serait à son paroxysme et les européens se retrouveraient à être les dindons de la farce faute d’avoir pris leurs distances, pourtant nécessaires (à mon sens, c’est même impératif) à l’égard des USA.
        Sachant qu’il y a un triangle du lithium (et quelques autres terres rares) en Amérique Centrale et du Sud, je ne serais pas surpris qu’il se passe quelque chose là-bas dans les années qui viennent.
        La question n’est plus vraiment de savoir si quelqu’un va tirer mais “qui va tirer en premier?” (et où?).

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  • Kokoba // 11.12.2018 à 09h31

    En France, on regarde trop souvent le problème djihadiste par le petit bout de la lorgnette.
    S’ils nous attaquent, c’est obligatoirement parce que les Français sont des salauds racistes et colonialistes.
    C’est la faute de la France et de son passé.
    Les éditorialistes Français croient toujours qu’ils sont le centre du monde…

    On oublie totalement que le djihadisme est un phénomène mondial.
    Un peu de recul, comme dans cet article, permet de mieux comprendre le phénomène.

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    • jdautz // 12.12.2018 à 09h12

      Exact, un phénomène devenu mondial depuis sa création en Afghanistan, grâce à …? grâce à …?

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    • Gilbert Gracile // 15.12.2018 à 23h09

      depuis que la Route de la Soie doit passer par le Xinjiang (depuis 2013), alors tout le monde a délaissé les pauvres Tibétains pour aller pleurer sur les Ouïgours… depuis que Xi JinPing a fait du Xinjing une province stratégique dans l’expension géostratégique chinoise, alors il se trouve du financement pour les “terroristes ouïgours”, dont personne n’avait jamais entendu parler… Je suis sûr qu’on va avoir droit à des dossiers complets sur les Ouïgours, des films avec des jolies images, et pourquoi pas des campagnes de presse de BHL…

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  • Louis Robert // 11.12.2018 à 12h42

    Décidément, pour faire tant parler d’elle ces temps-ci, elle pourtant légendairement discrète, la Chine doit sans doute occuper une place de choix au cœur des préoccupations impériales…

    Or il y a longtemps déjà que la Chine anticipe l’éventualité évoquée ici. Dès qu’elle s’avérera, nous assisterons à un anéantissement sans précédent des forces hostiles. On apprendra alors comment on s’y prend en pareil cas dans la patrie de Sun Tse, apprentissage salutaire s’il en est, nous mesurant le chemin parcouru, depuis les guerres de l’opium, par « l’homme malade de l’Asie » (« the sick man of Asia »).

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  • max // 11.12.2018 à 13h15

    Qu’il puisse y avoir des attentats en Chine, peut être.
    Qu’il puisse y avoir une guérilla islamiste dans le sens de ce qui s’est passé en Afghanistan ou en Syrie, j’en doute fortement.
    Le degré de contrôle passif que les autorités chinoises exercent sur la population est sans équivalence partout ailleurs dans le monde.
    Partout ou vous allez, vous êtes filmé par des caméras faciales.
    Les documents identitaires, pour les recevoir, vous obligent à donner votre ADN, groupe sanguin complet, votre photo faciale, vos empreintes digitales, votre voix, toutes les caméras dans les gares et autres lieus publics sont faciales et reliés à des bases de données, les contrôleurs dans les gares et les trains ont des lunettes à reconnaissances faciales reliées à des tablettes elle-même reliés en Wifi à des ordinateurs.
    Les récalcitrants n’ayant plus le droit de prendre les transports en commun.
    L’emprisonnement massif des 6 -7 millions d’Ouighours contribuant a la baisse de leur démographie.
    J’ai des doutes que les Ouighours quittant les zones de guerres retournent volontairement en Chine.

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    • Kim // 11.12.2018 à 18h12

      6 a 7 millions d’emprisonnés ! Vous vous laissez emporter, le nombre total en Chine est estimé a …10 millions

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      • max // 11.12.2018 à 20h37

        Vous avez entièrement raison, j’aurai du me relire et merci de m’avoir corrigé.

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      • jdautz // 12.12.2018 à 09h14

        Estimé par qui ?

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        • Kim // 12.12.2018 à 16h14

          10 M de Ouighours en Chine

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          • max // 12.12.2018 à 19h32

            Comme le débat continu sur la dernière partie de mon post, je souhaite simplement rajouter une petite couche.
            Donc désolé pour ma phrase erronée sous-entendant que l’ensemble de la population ouighour était dans des camps.
            Je voulais simplement dire en conclusion de ce que j’avais écrit plus haut que la majorité des combattants ouighours ne reviendraient pas dans le Xinjiang mais éventuellement resteraient dans des pays limitrophes.

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  • Berkut // 11.12.2018 à 13h23

    Les terroristes djihadistes croient mourir pour leur religion, ils meurent pour l’impérialisme USA-israélien.

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    • Gilbert Gracile // 15.12.2018 à 23h11

      ben il y a du vrai… depuis que le Xinjiang est sur les Routes de la Soie (en 2013), on n’arrête plus de nous parler des Ouïgours, et on trouve même du financement pour le terrorisme… (par contre, les tibétains sont passés par pertes et profits à la même occasion, car ils ne sont plus utiles)…

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      • Gavrilo Princip // 17.12.2018 à 00h28

        Ce n’est pas parce que vous êtes devenu adulte en 2013 qu’on ne parlait pas des Ouïghours avant…
        Le problème ouïghour est sur le devant de la scène depuis les années 80 !

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  • Albert Charles // 11.12.2018 à 14h18

    Article très utile pour les personnes qui ont tendance à toujours réduire l’impérialisme à un seul Etat: les USA. Petite critique quand même: remplacer le mot Chine (en fin de texte) par celui de bouddhiste.Cette réduction peut laisser croire que la Chine ne serait que bouddhiste, ou que les Djihadistes en voudraient d’abord aux Bouddhistes. Or, les faits démontrent bien que c’est un territoire, avant tout, qui poussent les dirigeants djihadistes soit à défendre (à leurs façons) les terres musulmanes, soit à en conquérir de nouvelles dans le monde. La conquête religieuse venant après cette défense ou conquête territoriales.
    Si la Chine est visée, c’est aussi que ses avancées commerciales militaires et territoriales commencent à se voir, un peu partout dans le monde, et plus seulement dans le Pacifique Sud. L’Etat chinois (très peu bouddhiste, actuellement…) fait donc tout ce qu’il faut dans le monde pour produire de la méfiance à son égard. Les Djihadistes ne font que saisir l’occasion de cet impérialisme chinois, comme ils le font pour tous les impérialismes: en fait, ce Djihadisme est un triste et violent thermomètre de l’impérialisme mondial, américain, français, russe, chinois, etc…

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    • Weilan // 11.12.2018 à 22h01

      Il y a grosso-modo 22 millions de musulmans en Chine. La majorité d’entre eux sont des Hui et se rencontrent un peu partout dans le pays. Quant au Xinjiang, les Ouïghours sont à peu près 8,5 millions et les Kazakhs 1,3 millions.

      Le Pacific Sud ? Revoyez votre géographie ! Sans doute vouliez vous parler de la Mer de Chine du Sud qui elle se situe exclusivement au nord de l’équateur.

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    • Gilbert Gracile // 15.12.2018 à 23h17

      c’est n’importe quoi ce “bloc boudhiste”… ça vient de sortir !!!! La Chine est tout autant (sinon plus) taoïste et confucéenne… sans parler du communisme et du nationalisme…
      la vérité est extrêmement simple : le Rohingas et les Ouïgours sont sur les tracés des Routes de la Soie lancés en 2013 par Xi Jinping… Les Rohingas dans l’accès à l’Océan indien via la Birmanie ainsi que sur les ports relais… les Ouïgours sont sur la Route terrestre via l’Asie centrale… Au passage, on a zapé les tibétains et leur Dalaï-Lama Bouddhiste !!!! (tant au niveau géographique que pour le storytelling).

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  • IMBERT Olivier // 11.12.2018 à 15h51

    Très simple ils sont eux et ceux d’Ukraine foutus ce n’est qu’une question de temps et la réalité c’est que ce sont des manipulés par les services secrets unis des forces de l’OTAN la France très impliquée mais aussi depuis l’afghanistan et jusqu’en tchétchénie et maintenant repoussés jusqu’au mali porgressivement quand ils ne sont pas abattus parce que les forces états-uniennes et saoudienne, mais aussi française et monarchies de l’otan et union européenne les ont camés de plusieurs manières à la façon du dernier des mormons…et aussi de façon plus contemporaines en terme de télécom…mais l’otan et l’union européenne sont maintenant vaincu sur ce terrain et les matérialistes dans des rapports de production socialistes résistants et donc techno-scientifiques militaires et civils de plus en plus et progressivement politiquement et économiquement victorieux, n’en déplaise au adepte de la géopolitique éternelle et du martyre des peuples éternel aussi!

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  • THMOS // 11.12.2018 à 16h44

    On remarquera que les billets de René Naba ne contiennent ni qualificatif perso ni jugement moral particulier ni éléments de langage “obligés” ( par laquais d’Orsay, France Télé, 24, C dans l’air de rien ETC ) Que Naba prétendrait qu’il s’agirait, et ce depuis qq milliers d’années, d’intérêtS de puissanceS. Incompréhensible par des citoyens pétris d’humanisme et avant tout soucieux par certains droits de certains hommes et donc ne soutenant que la bonne diplomatie pour le Bien. Quel barbare ! sans cœur ! Briseur de rêve ! Séditieux de l’ultra droite infecté par la peste nationaliste ( brune à jaunâtre selon leur fièvre pour le mal ) ! Gilet jaune ! Dehors !

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  • Myrkur34 // 12.12.2018 à 06h47

    Concernant les prédictions du Pentagone pour un budget conséquent (700 milliards de dollars en 2018) , j’ai un petit doute. https://youtu.be/zLz7ciWtK1I

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  • jdautz // 12.12.2018 à 09h08

    C’est pour ça qu’on nous gave depuis un certain temps avec la répression imaginaire des chinois sur les minorités musulmanes ? C’était pour nous vendre l’acceptabilité d’envoyer des gentils terroristes islamistes radicaux attaquer la Chine au nom de la démocratie, de la lutte contre le terrorisme et de la paix.

    Je comprends mieux maintenant pourquoi on parlait ces derniers temps de cette région dont tout les téléspectateurs occidentaux se contrefoutent et ne sont même pas capable de placer sur une carte.

    Il n’y a pas de complotisme, il n’y a que des complots. Le jour où on ressortira la guillotine ça raccourcira quelques ambitions.

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    • Ceusette // 12.12.2018 à 14h57

      Répression “imaginaire” des Chinois? sur les minorités musulmanes? Qu’est-ce que vous croyez? Que la RPC oeuvre au salut de tous les peuples? Vous connaissez mal la Chine, et en un sens, les autorités de Pékin sont responsables de la radicalisation des Ouïgours, car beaucoup de jeunes n’ont guère d’autres alternatives pour sauver leur propre culture. Les dirigeants de la RPC ont une formation marxistes, et ils prennent pour modèle les Etats-Unis, et se disent que ce serait bien de réduire certaines minorités les plus “gênantes” au sort réservés aux Amérindiens! Et les Américains essaient de profiter de cette faiblesse de l’Empire du Milieu. Accessoirement, le Xinjiang regorge d’hydrocarbures dont la RPC a cruellement besoin, et il n’est pas question de partager les bénéfices avec les locaux!

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      • Gilbert Gracile // 15.12.2018 à 23h21

        @ Ceusette :
        vous me faites rire… jusqu’à récemment, c’était les tibétains (bouddhistes !!) qu’il fallait soutenir… maintenant ils ne sont plus opprimés (ils sont même devenus de “méchants bouddhistes”)… par contre, depuis qu’en 2013 a été lancé les Nouvelles Routes de la Soie alors, on a vu émerger la “cause” de Ouïgours et des Rohingas… et un pseudo-affrontement musulmano-bouddiste… Il se trouve que les ouïgours sont sur le tracé terrestre des routes de la soie (via l’Asie centrale), et que les Roingas sont sur le tracé maritime (via la birmanie et l’océan indien) de la route de la soie… Je vous conseille de regarder une carte…

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        • Gavrilo Princip // 17.12.2018 à 00h26

          Pour avoir passé du temps au Xinjiang, je peux vous dire que Ceusette est beaucoup plus proche de la vérité que vous. Les connaissances théoriques, c’est bien ; la réalité du terrain, c’est mieux. Cessez de vous gausser des autres et prenez votre sac à dos…

          Il y a une vraie politique d’avalement des Ouïghours au Xinjiang et une colonisation han qui détruisent la culture locale. Le gouvernement chinois a beau jeu de dire qu’il est dans son bon droit puisque le Xinjiang appartient à la Chine depuis des siècles. N’empêche, il est triste de voir disparaître cette magnifique culture au milieu de ces décors grandioses.

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  • Gavrilo Princip // 17.12.2018 à 00h17

    Pas mal d’erreurs dans cet article par ailleurs intéressant.
    – Le Turkestan occidental n’est pas contrôlé par la Russie mais par les -stans d’Asie centrale.
    – Les Américains ne sont absolument pas à Idlib ni dans son périmètre
    etc.

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