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29.septembre.201829.9.2018 // Les Crises

Pourquoi les États-Unis cherchent à cerner la Russie, la Chine et l’Iran. Par Patrick Lawrence

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Source : Patrick Lawrence, Consortium News , 13-09-2018

13 septembre 2018

Les trois principaux adversaires de l’Amérique représentent la forme du monde à venir : un monde post-occidental de coexistence. Mais l’idéologie néolibérale et néoconservatrice est incapable d’accepter le pluralisme mondial et la multipolarité, affirme Patrick Lawrence.

L’administration Trump a conduit la politique étrangère américaine au bord de la crise, si ce n’est dedans. Il n’y a guère de raison d’affirmer le contraire. En Asie, en Europe et au Moyen-Orient, ainsi que dans les relations de Washington avec la Russie, la stratégie américaine, telle que je l’ai examinée dans ma chronique précédente, ne fait que contrarier les initiatives des autres pour négocier des issues pacifiques à la guerre et à des impasses dangereuses dans l’intérêt d’un monde harmonieux.

L’amère réalité est que la politique étrangère américaine n’a pas d’autre objectif définissable que de bloquer les initiatives des autres parce qu’elles font obstacle à l’expansion des intérêts mondiaux des États-Unis. Cette stratégie indigente reflète le refus par Washington de reconnaître la fin de son statut, relativement bref, d’hégémonie post-guerre froide.

Il y a une erreur trop fréquente dans l’opinion publique américaine : c’est de reporter sur un seul homme – maintenant Trump – la responsabilité du déclin de Washington, désormais ravalé au rang de semeur de troubles. Cela empêche les gens d’accéder à une meilleure compréhension. Cette erreur a été commise lors de l’attaque constante contre les libertés civiles après les tragédies du 11 septembre, puis lors de l’invasion de l’Irak en 2003, c’est à dire que tout était de la faute de George W. Bush. Ce n’était pas si simple à l’époque et ça ne l’est pas non plus maintenant. La crise de la politique étrangère américaine – une série de faux pas majeurs – est systémique. Ayant peu à voir avec les personnalités, ils passent d’une administration à l’autre avec de petites différences qui ne sont que marginales.

Apportons un peu d’histoire à cette question de l’Amérique en tant que semeur de troubles. Quelle est l’origine de cette approche indigne et isolée des affaires mondiales ?

Tout a commencé avec ce triomphalisme arrogant si évident dans la décennie qui a suivi la fin de la Guerre froide. Ce qui a suivi a eu plusieurs noms.

Il y a eu la thèse de la « fin de l’histoire ». Le libéralisme américain était la plus haute réalisation de l’humanité, et rien ne le supplanterait.

Il y a aussi eu le « consensus de Washington ». Le monde était d’accord sur le fait que le capitalisme de marché libre et les marchés financiers sans entraves mèneraient la planète entière à la prospérité. Le consensus ne s’est jamais étendu bien au-delà du Potomac, mais ce genre de détail importait peu à l’époque.

La croisade économique néolibérale accompagnée d’une politique néoconservatrice a eu son poids intellectuel, et ses guerriers convaincus ont parcouru le monde.

Des jours plus heureux avec la Russie. (Eric Draper)

Il s’en est suivi des échecs. L’Irak après 2003 est l’un des plus évidents. Personne n’a jamais implanté la démocratie ou construit de marchés libres à Bagdad. Viennent ensuite les « révolutions de couleur », qui entraînent la déstabilisation d’une grande partie des régions frontalières de l’ex-Union soviétique. Le krach financier de 2008 a suivi.

A l’époque j’étais à Hong Kong et je me souviens avoir pensé : « Ce n’est pas seulement Lehman Brothers. Un modèle économique se dirige vers le chapitre 11 » [allusion au chapitre 11 de la loi sur les faillites des États-Unis qui permet aux entreprises de se réorganiser sous la protection de cette même loi. Le débiteur garde, dans la plupart des cas, le contrôle de ses opérations, mais est soumis à la surveillance du tribunal débiteur garde, dans la plupart des cas, le contrôle de ses opérations, mais est soumis à la surveillance du tribunal, NdT] On aurait pu penser qu’une réflexion approfondie à Washington suivrait ces événements. Il n’y en a jamais eu.

L’orthodoxie d’aujourd’hui demeure ce qu’elle était lorsqu’elle s’est développée dans les années 1990 : La croisade néolibérale doit se poursuivre. Notre ordre axé sur le marché et « fondé sur des règles » est encore avancé comme la seule façon de sortir de l’impasse dans laquelle se trouve notre planète.

Un tournant stratégique et militaire

A mi-mandat de la première administration Obama, un tournant décisif s’est amorcé. Ce qui avait été une affirmation du pouvoir financier et économique, bien que coercitif dans de nombreux cas, en particulier avec les invasions de l’Irak et de l’Afghanistan, a pris des dimensions stratégiques et militaires supplémentaires. La campagne de bombardement de l’OTAN en Libye, apparemment une mission humanitaire, est devenue une opération de changement de régime, malgré les promesses de Washington. Le « pivot vers l’Asie » d’Obama s’est avéré être une politique de néo-confinement à l’égard de la Chine. La « réinitialisation » avec la Russie, déclarée après la nomination d’Hillary Clinton comme secrétaire d’État par Obama, a échoué et s’est transformée en une animosité virulente avec laquelle nous vivons maintenant quotidiennement. Le coup d’État cultivé par les États-Unis à Kiev en 2014 a été une déclaration majeure d’un tournant radical dans la politique envers Moscou. Il en a été de même concernant la décision, prise pas plus tard qu’en 2012, de soutenir les djihadistes radicaux qui transformaient les troubles civils en Syrie en une campagne pour renverser le gouvernement Assad en faveur d’un autre régime islamiste.

Le changement comme mauvaise excuse pour une politique étrangère avait alors fait ses premières apparitions.

Je considère la période 2013-2015 comme des années clés. Au début de cette période, la Chine a commencé à développer ce qu’elle appelle aujourd’hui son Initiative la Ceinture et la Route [ou nouvelle route de la soie, NdT] – plan extrêmement ambitieux pour relier la masse continentale eurasienne, de Shanghai à Lisbonne. Moscou s’est prononcé en faveur de cette entreprise, notamment en raison du rôle clé que la Russie devait jouer et parce qu’elle cadrait bien avec l’Union économique eurasienne (EAEU) du président Vladimir Poutine, lancée en 2014.

Nouvelle route de la soie. (Lommes / CC BY-SA 4.0)

En 2015, la dernière des trois années que je viens de mentionner, la Russie est intervenue militairement et diplomatiquement dans le conflit syrien, en partie pour protéger son sud-ouest de l’extrémisme islamiste et en partie pour sauver le Moyen-Orient de la quasi-anarchie qui le menaçait alors, tout comme la Russie et l’Occident.

Pendant ce temps, Washington avait fait de la Chine un adversaire et s’était engagé – comme il semble que c’est toujours le cas – à opérer un changement de régime en Syrie. Trois mois avant le traité qui a établi l’EAEU, les Américains ont contribué à transformer un autre cas de troubles civils en un changement de régime – cette fois en soutenant non pas les djihadistes en Syrie mais les milices crypto-nazies en Ukraine, dont dépend toujours le gouvernement au pouvoir.

C’est ainsi qu’est née la politique étrangère américaine que nous avons maintenant.

S’il y a un président à blâmer – et encore une fois, je ne vois pas l’intérêt d’une telle argumentation –, ce devrait être Barack Obama. Dans une certaine mesure, Obama était une créature de son entourage, comme il l’a reconnu dans son entrevue avec Jeffrey Goldberg dans The Atlantic vers la fin de son second mandat. D’après l’article d’opinion « Anonymous » publié dans le New York Times du 5 septembre, nous savons que Trump l’est aussi, dans une plus large mesure qu’Obama ne l’a peut-être craint dans ses pires moments.

La question cruciale est pourquoi. Pourquoi les cliques politiques américaines se trouvent-elles privées d’imagination face à l’évolution de l’ordre mondial ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu une seule initiative politique originale depuis les années que j’ai soulignées, à l’exception de l’accord maintenant abandonné de 2015 régissant les programmes nucléaires de l’Iran ? « Pour l’instant, notre travail consiste à créer des bourbiers jusqu’à ce que nous obtenions ce que nous voulons », a déclaré un fonctionnaire de l’administration à David Ignatius du Washington Post en août.

Pouvez-vous penser à un aveu plus direct de faillite intellectuelle? Je ne le peux pas.

Un monde « d’égaux » à nous-mêmes ?

Il y a une explication de longue date à cette paralysie. Sept décennies d’hégémonie mondiale, malgré la Guerre froide, n’ont laissé à penser au département d’État qu’à la simplicité des tensions entre l’Est et l’Ouest. Ceux qui planifiaient et exécutaient la diplomatie américaine ont perdu toute capacité d’imagination parce qu’ils n’en avaient pas besoin. C’est vrai, à mon avis, mais en ce moment précis il y a plus qu’une simple sclérose au sein des cliques politiques.

Comme je l’ai dit à maintes reprises ailleurs, la parité entre l’Est et l’Ouest est un impératif du XXIe siècle. De Woodrow Wilson au règlement de l’après-guerre (seconde guerre mondiale), l’égalité entre toutes les nations était en théorie ce que les États-Unis considéraient comme essentiel à l’ordre mondial.

Maintenant que cela s’amorce en face de nous, Washington ne peut l’accepter. Il ne prévoyait pas que les pays non occidentaux parviendraient à un certain degré de prospérité et d’influence jusqu’à ce qu’ils soient « juste comme nous », comme l’expression autrefois célèbre l’a dit. Et c’est ce qui s’est passé.

Ne pouvons-nous pas tous nous entendre ? (Carlos3653 / Wikimedia)

Pensez à la Russie, à la Chine et à l’Iran, les trois nations qui sont maintenant désignées comme les principaux adversaires de l’Amérique. Chacun d’entre eux est voué à devenir (s’il ne l’est pas déjà) une puissance mondiale ou régionale et une clé de la stabilité – la Russie et la Chine à l’échelle mondiale, l’Iran au Moyen-Orient. Mais chacun d’entre eux se maintient résolument – et cela ne veut pas dire avec une intention hostile – en dehors de l’ordre dirigé par l’Occident. Ils ont des histoires, des traditions, des cultures et des cultures politiques différentes. Et ils sont déterminés à les préserver.

Ils représentent la forme du monde à venir – un monde post-occidental dans lequel l’alliance atlantique doit coexister avec des puissances montantes hors de son orbite. Ensemble, ils symbolisent donc précisément ce que les États-Unis ne peuvent tolérer. Et s’il est un attribut de l’idéologie néolibérale et néoconservatrice qui se distingue de toutes les autres, c’est sa totale incapacité à accepter la différence ou la divergence si elle menace ses intérêts.

C’est la logique de la dégradation en tant que substitut de la politique étrangère. Parmi ses nombreuses conséquences, il y a d’innombrables occasions manquées de parvenir à la stabilité mondiale.

Patrick Lawrence, correspondant à l’étranger depuis de nombreuses années, principalement pour l’International Herald Tribune, est chroniqueur, essayiste, auteur et conférencier. Son livre le plus récent est Time No Longer (Yale) [Il n’y a plus de temps à perdre : Les Américains après le siècle américain, NdT]. Suivez-le sur @thefloutist. Son site Web est www.patricklawrence.us. Soutenez son travail via www.patreon.com/thefloutist..

Source : Patrick Lawrence, Consortium News , 13-09-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Fritz // 29.09.2018 à 06h39

Article excellent. Patrick Lawrence confirme l’intuition d’Emmanuel Todd (Après l’empire, Gallimard, 2002) : l’Amérique est devenue le fauteur de troubles de la planète. Incriminer papa Bush, bébé Bush ou Donald Trump, c’est se tromper de cible et ne rien connaître au système américain. Ces individus ne sont que des marionnettes, tout comme Obama qui a été fabriqué pour aguicher les gogos européens. America est delenda, si nous voulons survivre sur cette planète.

Je corrigerai donc une affirmation de l’antépénultième paragraphe : « un monde post-occidental dans lequel l’alliance atlantique doit coexister avec des puissances montantes hors de son orbite », par : « un monde post-occidental dans lequel l’alliance atlantique doit disparaître, et ses promoteurs passer devant la justice de leurs pays respectifs ».

Car je ne crois pas en la “justice internationale”.

Si la France arrive à se débarrasser de la clique atlantiste et européiste qui la détruit, elle aura toute sa place dans le monde multipolaire annoncé par M. Lawrence. Mais pour ce faire, elle doit se réveiller, et vite. Je suis pessimiste à cet égard.

37 réactions et commentaires

  • Fritz // 29.09.2018 à 06h30

    Article excellent. Patrick Lawrence confirme l’intuition d’Emmanuel Todd (Après l’empire, Gallimard, 2002) : l’Amérique est devenue le fauteur de troubles de la planète. Incriminer papa Bush, bébé Bush ou Donald Trump, c’est se tromper de cible et ne rien connaître au système américain. Ces individus ne sont que des marionnettes, tout comme Obama qui a été fabriqué pour aguicher les gogos européens. America est delenda, si nous voulons survivre sur cette planète.

    Je corrigerai donc une affirmation de l’antépénultième paragrpahe : « un monde post-occidental dans lequel l’alliance atlantique doit coexister avec des puissances montantes hors de son orbite », par : « un monde post-occidental dans lequel l’alliance atlantique doit disparaître, et ses promoteurs passer devant la justice de leurs pays respectifs ».

    Car je ne crois pas en la “justice internationale”.

    Si la France arrive à se débarrasser de la vermine atlantiste et européiste qui la détruit, elle aura toute sa place dans le monde multipolaire annoncé par M. Lawrence. Mais pour ce faire, elle a intérêt à se réveiller, et vite. Je suis pessimiste à cet égard.

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  • Fritz // 29.09.2018 à 06h39

    Article excellent. Patrick Lawrence confirme l’intuition d’Emmanuel Todd (Après l’empire, Gallimard, 2002) : l’Amérique est devenue le fauteur de troubles de la planète. Incriminer papa Bush, bébé Bush ou Donald Trump, c’est se tromper de cible et ne rien connaître au système américain. Ces individus ne sont que des marionnettes, tout comme Obama qui a été fabriqué pour aguicher les gogos européens. America est delenda, si nous voulons survivre sur cette planète.

    Je corrigerai donc une affirmation de l’antépénultième paragraphe : « un monde post-occidental dans lequel l’alliance atlantique doit coexister avec des puissances montantes hors de son orbite », par : « un monde post-occidental dans lequel l’alliance atlantique doit disparaître, et ses promoteurs passer devant la justice de leurs pays respectifs ».

    Car je ne crois pas en la “justice internationale”.

    Si la France arrive à se débarrasser de la clique atlantiste et européiste qui la détruit, elle aura toute sa place dans le monde multipolaire annoncé par M. Lawrence. Mais pour ce faire, elle doit se réveiller, et vite. Je suis pessimiste à cet égard.

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    • Duracuir // 29.09.2018 à 09h05

      Ho oui, vite, un monde sans USA et la paix, la fraternité et le bonheur se répandra sur les nations émerveillées.
      Quelle naïveté.
      Je vais vous paraphraser: “Incriminer les seuls USA, c’est se tromper de cible et ne rien connaître au système mondial”.
      Vite, un monde sans USA, dominé définitivement par la ploutocratie mondiale et basée sur un BANCOR dévoyé(relisez deux minutes l’excellent article publié ici même il y a quelques jours sur les DTS à venir en remplacement du dieu dollar).
      Avant la fin des USA, les parasites qui en font le monstre qu’ils sont auront changé d’âne, vous pouvez leur faire confiance.

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      • Fritz // 29.09.2018 à 11h21

        Où ai-je dit que « la fraternité et le bonheur » se répandraient « sur les nations émerveillées » ?
        Personnaliser est une erreur (« c’est la faute à Donald »), mais viser trop large est inefficace.

        « Incriminer le système mondial, c’est se tromper de cible et ne rien connaître au système solaire ».

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        • Duracuir // 29.09.2018 à 17h38

          Je ne vise pas large, j’essai de viser juste et surtout pas les capes que les toreros m’agitent sous le nez. Les USA sont instrumentalisés par une ploutocratie globaliste. Tant que les USA font leur job, elles l’usent, si les USA collapsent, elles iront ailleurs ou même partout comme vecteur de pouvoir. Quand je vois le “modèle” chinois, l’ultralibéralisme sous le patriotisme Russe, et la cruelle rapacité de la ploutocratie européenne, je ne vois vraiment pas de quoi me réjouir. Pour l’hystérie belliqueuse US, commencez peut-être par détruire Israel, l’Arabie Seoudite et les Emirats, et on pourra peut-être commencer à y voir plus clair. C’est la queue qui agite le chien.
          Les USA ont eu effectivement une politique internationale terriblement belliqueuse depuis leurs débuts, mais pas plus que les autres puissances mondiales d’alors(France en tête) et toujours dans l’intérêt des USA que celui ci soit déterminé par celui des riches du cru ou du peuple. Mais cette agressivité était “patriote”. Depuis la “fin de l’Histoire”(arf, arf, arf) , une trentaine d’année, il se trouve que la politique US ne défend même plus les intérêts US. Ni celui du peuple, ni celui spécifiquement de ses riches. Alors supprimer l’effet ne supprimera pas la(les) cause.

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    • david // 29.09.2018 à 10h12

      Je crois hélas que vous allez être déçu. Le projet occidental est un projet universel qui donc a vocation à se propager à toute la planète. C’est la République Universelle, c’est un projet politique mais aussi religieux avec comme table de la loi la déclaration des droits de l’Homme. Leur doctrine : “Pas de liberté pour les ennemis de la liberté”…sic
      Le mode multipolaire n’existera que lorsque ces gens auront quittés le pouvoir mais ça ne va pas être simple puisqu’il faudra remplacer la quasi totalité de l’appareil politique US, UK, et frenchy… par qui, mystère
      Bref pas demain la veille.
      Au final le monde occidental s’effondrera à la manière de l’URSS, en rase campagne faute de carburant fossile. Le seul indicateur à suivre, c’est le prix du litre de sans plomb !

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      • Bibendum // 29.09.2018 à 12h10

        “…c’est le prix du litre de sans plomb!”
        Hmmm… sans plomb ? Il me semble bien que le sang à du plomb… Dans l’aile! Sinon oui, c’est au litre qu’il faut mesurer. Palestine, Libye, Ukraine, Yémen, Syrie… Un bain de sang pour une pluie sans de plomb durci

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    • Tonton Poupou // 29.09.2018 à 11h15

      Effectivement, et évidemment j’abonde dans votre sens, mais je rejoins le point de vue de David : Car en effet, les droits de l’hommiste, avec leur religion et leur bible “universelle” (mazette rien que ça !) sont prêt en tant que fringuants croisés à mener leur croisade guerrière et criminelle au nom de leur dieu athée ou laïcard ou bisounours (au choix ….) même jusqu’aux martiens si il le faut puisque leur religion comme toutes les religions monothéistes est “universelle”. N’est ce pas ? “Tuez les tous. Dieu reconnaitra les siens” … comme disait l’autre …………

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  • Bordron Georges // 29.09.2018 à 06h51

    J’aurais cependant tendance à répondre au pourquoi de l’article: “parce que comme les autres empires, celui-ci tire sa prospérité (du moins celle de intelligentsia dominante), de l’aspiration des richesses des autres pays du Monde, et que ceci sera gravement compromis par la concurrence d’autres puissances émergentes. Les moyens utilisés sont connus, d’abord la finance avec le dollar, ensuite l’armée, enfin la culture et les media.”

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  • yack2 // 29.09.2018 à 08h04

    En regardant , au fil de l’histoire contemporaine à qui les Usa et la “communauté internationale ont apporté leur soutien; se dessine une lecture idéologique de ces stratégies.
    Des moudjahidins afghans, au likoud, au nazis ukrainiens, en passant par la droite venezuelienne et aux rebelles “modérés” irakiens, syriens, libyens, tous peuvent être définis comme d’extrême droite. Il y a donc une lecture de stratégie économique d’intérêts bien compris ,elle est aussi sous- tendue par une vision politique.
    Le plus fort est que l’on nous vend ça comme la démocratie et le progressisme.
    Le précédent du nazisme devrait nous inquiéter …..Quand la marionnette échappe aux manipulateurs….les dégâts sont considérables.

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    • Sam // 29.09.2018 à 11h21

      Parfaitement d’accord. Les atlantistes sont les principaux soutiens du fascisme partout sur terre. De la stratégie du bourbier, ils en deviennent fascistes à leur tour, les manipulateurs n’étant que des marionnettes parmi d’autres.
      Il ne faut pas attendre d’eux plus d’empathie pour nous qu’ils n’en ont pour les victimes de leurs innombrables bourbiers fascisants.
      Inversion oblige, tout cela se fait au nom de la “lutte contre l’extrême droite”, bien évidemment.

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  • Casimir // 29.09.2018 à 08h50

    Oui, mais tous continuent d’acheter et thésauriser du dollars.

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  • Albert Charles // 29.09.2018 à 09h13

    Rien que le titre pose problème…!
    A force de se focaliser sur l’impérialisme américain (réel, bien sûr), il ne faudrait pas oublier les autres impérialismes (pour l’instant moins dominateurs, mais tout aussi efficaces dans leurs petits jardins).
    Simple exemple: la Chine. Elle envahit militairement toutes les îles du Sud Pacifique, au large proche et direct des côtes du Vietnam, des Philippines, de la Malaisie et de l’Indonésie. C’est de la colonisation et de l’impérialisme à l’état pur. Et elle poldérise tout ça pour relier un jour ces îles conquises au continent. Elle peuple évidemment ces territoires de Chinois venus du Continent, de gré ou de force.
    Arrêtons de fermer les yeux. Allez tous faire un tour en Asie du Sud-Est (Philippines, Malaisie, Vietnam,etc) et demandez à leurs pêcheurs ce qu’ils ont vu sur leurs îles. Et bien sûr, parlez en aussi aux Tibétains. Sans oublier les Ouigours: près d’un million croupissent actuellement dans des camps de rétention, en attendant que le pouvoir chinois finisse sa substitution ethnique (et raciste) du territoire Ouigour (comme il est en train de le faire au Tibet et dans les îles du Pacifique Sud). Bref: contre l’Impérialisme; OUI, mais tous azimuts ! Ne laissons pas les anti-impérialistes se laisser manipuler.

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    • Francil // 29.09.2018 à 09h46

      Au sujet des Ouighours voici un article de Maxime Vivas qui était sur place et offre une autre vision que la vôtre :

      https://www.legrandsoir.info/les-ouighours-first-america-les-medias-et-nous.html

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    • Chris // 29.09.2018 à 12h39

      Enlevez-moi d’un doute ?
      Toutes ces îles “poldérisées” par la Chine, n’étaient-elles pas chinoises avant les guerres de l’opium et suivantes (dont le Japon) qui dévastèrent la Chine durant 150 ans ?
      Un parfum d’Alsace-Lorraine…

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    • Question // 29.09.2018 à 13h09

      Les îles Paracelses et Spratleys étaient des îlots coralliens inhabités avant l’arrivée des Chinois. Pas comme à Diego Garcia. Dont les habitants ont été déportés.

      Relier ces îles au continent est impossible. Elles n’ont pas été “conquises”, mais habitées, car inhabitées, “occupées”, car inoccupées.

      Les minorités en Chine ne sont pas parquées dans des réserves ou déportées comme c’est ou ce le fut le cas au Yankeeland.

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      • Duracuir // 29.09.2018 à 17h41

        Evitez de dire trop ça au Tibet ou au Xinjiang, ils ont des gerçures…

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    • lvzor // 29.09.2018 à 21h01

      “Simple exemple: la Chine…”

      Oui, l’impérialisme chinois … Si on n’y fait pas gaffe, ils risquent même de nous piquer Tahiti, Wallis et Futuna, Mayotte, la Guyane, le Kanaky, la Corse, et de poldériser les TAAF !!!

      C’est comment déjà la paille et… ?

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  • Reality // 29.09.2018 à 09h28

    Article honnête qui dresse un tableau conforme à la réalité géopolitique contemporaine.
    J’aurais apprécié une analyse plus poussée des tenants et aboutissants de l’attitude politique constante des USA, indépendante des diverses administrations politiques qui la compose, selon l’auteur ; analyse que je partage.
    Le capitalisme à marche forcée et presque à son apogée, ne façonne t il pas les esprits en mode binaire, balayant de son spectre les nuances ?
    Un cerveau capitalisé a l’extrême pour une optimisation maximale du rendement immédiat du Capital.

    Ps : félicitations au traducteur pour la qualité et les notes insérées

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  • Francil // 29.09.2018 à 09h34

    Quand je pense à ce qu’aurait pu devenir l’Europe alliée à la Russie (l’espoir premier de Poutine, me semble-t-il, avant que l’atlantisme ne le sabote), on peut se dire qu’on a raté le coche. À mon avis nous sommes à présent condamnés à être la cinquième roue du carrosse, déclinant inexorablement pendant que la Chine prend le leadership mondial.

    Aujourd’hui les États-Unis décident pour nous (Iran) et tout ce qu’on peut faire c’est fermer nos bouches et retourner à la niche. Oh, et faire les malins au sein de L’OTAN en bombardant des pays souverains et en y payant des terroristes pour y semer la destruction. Incapables de construire, nous détruisons. J’imagine que nos politiciens y voient une façon de prétendre qu’on est toujours en course, mais ça ne fait que rajouter un peu de terre sur notre cercueil.

    J’espère pour mon gamin qu’avant que ça pète on bifurque et cesse de suivre le corbillard américain, mais je suis pas optimiste.

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    • Moussars // 29.09.2018 à 15h44

      Pas mieux Franciliens !

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    • lon // 01.10.2018 à 21h39

      Oui c’est une tristesse sans nom , l’Europe de Lisbonne à Vladivostok et c’était un espace de civilisation imbattable , une force rayonnante sur toute l’Eurasie . La fenêtre était plus ou moins encore ouverte jusqu’à Kiev 2014 , maintenant cela me semble irrémédiablement compromis à moins d’un sursaut de lucidité de dernière minute des Merkel et autres Macrons , mais j’en doute . Poutine a raison de dire que la chute de l’URSS fut une catastrophe , car lui semble capable de raisonner large et à long terme et sur des espaces géopolitiques autres que ce que les malheureux ” souverainistes” nous proposent . Pour moi qui a toujours été fédéraliste européen de conviction , la tournure qu’a prise l’UE me crève le coeur et le rendez-vous manqué avec la Russie me donne envie de pleurer .

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  • calal // 29.09.2018 à 09h47

    Tres bon article effectivement qui mis en regard avec les autres de ce jour confirme l’honnetete intellectuelle de notre hote OB qui essaie de presenter le plus d’aspects possible sur un sujet.

    J’etais devenu “russophile” car je ne voyais que poutine pour lutter contre la derive financiere du monde occidental.Maintenant que les us ont vote Trump,peut etre peut on refaire confiance aux americains pour “corriger le tir” et remettre wall street au service de main street.

    Les elites occidentales ne sont pas “uniformes” et les US non plus. Il y a une lutte au sein de l’elite occidentale et il est important que le peuple soutienne la part de l’elite la moins “nocive” a ses interets. Ou du moins qu’il ne se laisse pas “instrumentalise” par l’elite la plus corrompue et la plus decadente,ce qui risque de nous conduire a la poursuite de notre appauvrissement voir a une guerre que l’on risque de perdre face a des concurrents legitimes et meritants.

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    • Marie // 29.09.2018 à 17h44

      Oui tout comme en Russie avec la clique des néolibéraux ( Koudrine, Kirienko)
      en totale rupture avec les aspirations populaires ( entre autres, réforme des retraites que Poutine, appelé à la rescousse, s’est efforcé sans conviction de défendre à la télé):
      deux visions au sein du gouvernement russe, l’une souveraine portée par la population face à l’autre court-termiste prônant une politique globaliste à l’intérieur du pays.
      Dernier mandat de Poutine, le ver est à nouveau dans le fruit.

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  • Casimir // 29.09.2018 à 10h06

    Oui les chinois sont de loin les plus dangereux en Asie en Afrique et ailleurs. Les américains finiront par s’épuiser et ce n’est pas bon… Mais tout est très compliqué pour le plus grand plaisir des chinois..

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  • Serge WASTERLAIN // 29.09.2018 à 10h50

    Rien de nouveau sous le soleil, c’est la mise en œuvre de la vielle théorie de Mackinder qui veut que l’empire maritime, initialement l’Angleterre, aujourd’hui les USA, qui veut contrôler le monde doit contrôler le rinland pour contenir et dominer l’empire continental, le haertland…

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  • VCLR 44 // 29.09.2018 à 15h16

    Bonjour à tous. Cet article est très intéressant en ce qu’il explique les lignes de force fondamentales de la géopolitique US. Mais par contre, excusez-moi de le dénoncer, la photo des BU$H est très malvenue pour illustrer cet article car elle laisse entendre que les BU$H ont été à la manoeuvre pour lutter contre la Russie. Ce n’est pas vraiment le cas.

    Il faut savoir que la pensée géopolitique aux Etats-Unis n’est pas “unique”. Les oligarchies de ce pays se mènent de véritables luttes de pouvoir et d’influence depuis l’origine de l’Union et selon les moments, ce sont les unes ou les autres qui dominent et qui font la géopolitique qui est mise en oeuvre par les Présidents et leurs administrations.

    Les BU$H ont toujours été obnubilés (pour ne pas dire névrosés) par le Moyen-Orient. Le père fut un ambassadeur de son pays à l’ONU dans les années 70 (après avoir été directeur de la CIA) et il joua un rôle officiel et officieux dans les troubles que connut notamment l’Iran jusqu’à la révolution des mollahs !

    Quant au fils, il mena la croisade contre l’Afghanistan et l’Iraq après le nouveau Pearl Harbor du 11 Septembre, après avoir été dans le pétrole dans les années 70 et 80, et avoir tissé des liens étroits avec la famille Ben Laden.

    Le père et le fils furent et sont encore en liens très étroits avec la famille royale des $aoud d’Arabie $aoudite !

    Ceux qui sont des ennemis de la Russie sont plutôt du côté des Démocrates. Le cerveau de cette haine inexpiable contre la Russie et le cerveau de la lutte destinée à faire exploser hier l’URSS, et aujourd’hui la Russie, est Zbigniew Brzezinski, qui était le conseiller à la sécurité nationale de Carter (de 1976 à 1980) et qui a repris du service de manière non officielle sous Obama… Il est largement derrière tous les coups fourrés hostiles à la Russie. Son but, il l’a écrit noir sur blanc dans son livre “Le Grand échiquier”. Il n’a rien dissimulé de ses intentions : que la Russie, construite sur des fondations instables car basée sur des milliers de peuples différents de culture, de religion, d’histoires, se rebellent et n’en viennent à faire que la Russie se démantèle comme peau de chagrin. Les “rebelles” de Tchétchénie avaient ce but-là : être l’exemple à suivre pour tous les peuples de la Russie ; donner envie à tous les partisans de l’indépendance de tel ou tel territoire russe de se rebeller contre l’autorité centrale de Moscou pour que peu à peu le périmètre de la Russie se réduise comme peau de chagrin. Pour qu’elle ne concurrence plus l’Empire !

    Tous ce qui a été fait en Ukraine participe directement de ce dessein anti-russe. L’auteur l’explique. Mais ce ne sont pas les Néoconservateurs qui ont fait “W.” (Georges Bush junior) qui sont à la barre. Leur truc à eux, c’est le Moyen-Orient, son pétrole, ses richesses.

    C’est ailleurs qu’on trouve les ennemis de la Russie. On les trouve chez les partisans de “l’Eurasie”. Cherchez du côté de Brzezinski et du côté d’Hillary Clinton qui donnait le sentiment pendant sa campagne électorale en 2016 de vouloir déclencher un conflit ouvert avec la Russie ! C’est sous Obama que ce travail de sape avec la tragédie de l’Ukraine et le coup d’État néonazi a été mené. Ce n’est pas un hasard !

    Je suis donc intervenu ici pour rappeler qu’il est préférable quand on dénonce la politique belliqueuse des États-Unis, de savoir de quoi on parle et de ne pas assimiler dans un pot commun tous les décideurs états-uniens car c’est faire la preuve d’une ignorance de la réalité géopolitique et des forces ambivalentes qui font et défont les administrations US et qui décident de ce qui doit être fait !

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  • Catalina // 29.09.2018 à 22h39

    “la réalité géopolitique et des forces ambivalentes qui font et défont les administrations US et qui décident de ce qui doit être fait !”
    Oui, ceci dit, la politique étrangère us est identique, quelque soit le président, le “parti” qui l’emporte. Normal, ce n’est pas un président qui gouverne aux usa, c’est le CMI, le complexe-militaro-industriel et ses “généraux” et tous ceux qui s’engraissent de sa manne ( F35…….).
    Pour l’instant, je ne me suis pas encore décidée sur ce que je pensais de Trump.

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  • Kiwixar // 30.09.2018 à 05h43

    “bloquer les initiatives des autres parce qu’elles font obstacle à l’expansion des intérêts mondiaux des États-Unis.”

    Je pense que ce n’est pas la raison essentielle. Plutôt : l’Otanie ne souhaite pas que ses habitants s’aperçoivent que des habitants d’autres parties du monde ont une meilleure qualité de vie (sécurité, santé, retraites, revenus) qu’eux. Que des pays étrangers dépensent 1/10e du budget US et sont capables de financer leur défense. Qu’ils ont des soins de santé gratuits. Que leurs gamins savent lire et écrire en arrivant en 6e. Qu’on peut se balader dans les rues des grandes villes sans voir des clochards partout, des immeubles en décomposition, sans risquer de se faire tabasser ou planter un couteau.

    Comme les habitants de l’URSS enviaient les Occidentaux d’alors, les Occidentaux d’aujourd’hui risquent de commencent à envier les Orientaux et même certains Européens (Russes). Il faut donc leur mentir, comme au bon vieux temps de l’URSS. Et construire des grillages et des murs.

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  • ddl // 30.09.2018 à 13h24

    C’est un mauvais article. Pourquoi les Etats Unis cherchent à cerner la Russie, la Chine et l’Iran?
    Déjà avec un titre pareil si vous ne mentionnez jamais Israël, vous êtes suspect.
    Ensuite il faut arrêter les articles qui se focalisent uniquement sur le “pourquoi”. Avec ce genre de raisonnement on peut faire des dizaines de théories séduisantes et cohérentes mais parfaitement incompatibles entre elles, et surtout incompatible avec les faits quand on les regarde de plus près.

    Ce qui est intéressant c’est le “comment”? Comment ça c’est passé? Qui sont les néoconservateurs? Qui étaient Paul Wollfowitz, Richard Perle, Lewis Libby, William Kristol, Robert Kagan? Ce sont des personnalités publiques. Tout le monde peut se renseigner sur eux et lire le “project for the new american century”, le manifeste néo conservateur qui prônait dès 1997 (!!!) un “regime change” en Irak, en Libye, en Syrie, en Iran et en Corée du Nord. Il y a un documentaire de la bbc à voir absolument sur ce sujet : https://www.youtube.com/watch?v=jilA-ZeBUI4.

    Ce qui me gène beaucoup, c’est que les crises se servent de cet article pour dénigrer le néo libéralisme qui n’a rien à voir la dedans. Je suis les interventions sur Facebook du “leader” neo liberal américain, Ron Paul. Disciple de Ludwig von Mises et de Hayek, il a été deux fois candidat à la présidence de la république. Je dirais, à la louche, que 70% de ses interventions sont dirigées CONTRE les néo conservateurs et la guerre perpétuelle dans laquelle ceux-ci ont plongé l’Amérique et le monde. Les néo conservateurs, eux, viennent souvent de la gauche de l’échiquier politique, et parfois même de l’extreme gauche. Ils ont surtout une particularité que l’auteur de l’article ne remarque pas : ils sont souvent TRES liés avec Israel et le likoud.

    Le libéralisme est depuis son origine une idéologie pacifiste, qui conteste l’intérêt des guerres économiques et pose que l’interdépendance des économies via les échanges commerciaux est le seul et unique moyen de créer une situation de paix durable. C’est la thèse du livre d’Emmanuel Kant, “vers la paix perpétuelle”, d’inspiration libérale, et qui est au fondement du projet européen que nous connaissons. La Chine a fait son tournant néo liberal il y a longtemps. A ma connaissance, l’Iran et la Russie ne sont pas ou plus des dictatures socialistes. Tout ce qu’ils demandent est de ne plus être exclu du marché mondial, et qu’on lève les sanctions économiques votés à leur encontre.

    Il y a une guerre froide entre Israël et l’Iran. Cette guerre est d’origine politique et religieuse. Elle n’est pas liée à des intérêts commerciaux bien compris. Si ces pays étaient en paix l’économie mondiale s’en porterai mieux. Est-ce que cela sert les intérets d’Israel? Est ce que ça sert le intérêts américains? Je ne le pense pas. Avant Georges Bush jr, sous Bill Clinton, l’Economie américaine était florissante et la dette US se réduisait régulièrement. Aujourd’hui leur dette est colossale, c’est leur seconde faille de San Adreas. Si le dollar perds son statut de monnaie d’échange, ils pourraient ne pas s’en remettre. Comme disait Hayek : les gens ne suivent pas leurs intérêts, mais ce qu’ils pensent être leurs intérêt, ce qui n’est pas la même chose.

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    • Fritz // 30.09.2018 à 20h35

      Vous avez raison de suivre les interventions de M. Ron Paul, homme politique respectable…
      Mais en quoi est-il “néolibéral” ? Je le verrai plutôt libertarien, patriote et pacifiste, conservateur dans le bon sens du terme.

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