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14.octobre.201814.10.2018 // Les Crises

Revue de presse du 14/10/2018

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DÉMOCRATIE

Gouverner sous les bombes... médiatiques

"Au pouvoir en Équateur de janvier 2007 à mai 2017, M. Rafael Correa a décidé de ne pas se représenter. La rupture avec son successeur et ancien collaborateur l’a néanmoins conduit à reprendre le combat. Au-delà de cet affrontement singulier, il témoigne ici des conquêtes et des reflux de la gauche en Amérique latine. Et il relève à quel point les grands médias sont devenus une arme politique au service de la contre-offensive des partis conservateurs."

Source : LE MONDE DIPLOMATIQUE

Levothyrox : le secret des affaires au secours du laboratoire Merck et des autorités de santé

"C’est la première invocation officielle du « secret des affaires », adopté cet été par la majorité parlementaire malgré les critiques de la société civile. Et elle n’émane pas directement d’une entreprise privée mais d’une agence publique : l’Agence du médicament, qui refuse de rendre public l’autorisation de mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox de Merck. Il y a un an, le changement inopiné de formule de ce médicament avait suscité une vague de réactions indésirables et d"inquiétudes, et les personnes affectées attendent toujours des réponses."

Source : OBSERVATOIRE DES MULTINATIONALES

Pollutions : une amende historique contre le pétrolier Chevron annulée par un tribunal privé international

"La compagnie pétrolière Chevron avait été condamnée en 2012 par la justice équatorienne à payer une compensation de 8,1 milliards d’euros pour des pollutions générées par l’une de ses filiales en Amazonie. Un tribunal commercial privé vient d’annuler cette décision de justice, prise en faveur des habitants et communautés frappées par ces pollutions."

Source : Bastamag

ENVIRONNEMENT

Question de la semaine : les voitures électriques sont-elles aussi polluantes que celles à essence ?

" Les voitures électriques ne peuvent pas être considérées comme "propres" ni "écologiques", car tout véhicule a un impact sur l'environnement, lors de sa construction comme de son cycle de vie. Une voiture électrique sort même de l'usine en ayant émis plus de dioxyde de carbone (CO2) que son homologue à énergie fossile, en partie à cause des métaux qui composent sa batterie. Mais elle émet peu de gaz à effet de serre, si c'est une électricité d'origine nucléaire qui sert à recharger ses batteries selon l'Ademe dans un rapport publié en 2016. Dans ce cas, pour un cycle de vie de 150.000 km, la voiture électrique émet autour de 9 tonnes de CO2 (22 tonnes pour un véhicule diesel et 27 tonnes pour une voiture à essence). Cependant, l'impact écologique peut être très important dans les pays où l'électricité provient de centrales à charbon, comme la Chine ou l'Allemagne. Dans ce dernier, où près de la moitié de l'électricité vient du charbon, les émissions de CO2 sont plus importantes que celles d'une voiture conventionnelle jusqu'à 100.000 km et légèrement inférieures en fin de vie, à 150.000 km."

Source : Sciences et Avenir

Pour les paysans et la nature, la sécheresse n’en finit plus

"La France connaît un sévère épisode de sécheresse des sols, en particulier dans l’est du pays, accentué par la répétition d’année en année de ce phénomène. Les éleveurs peinent à nourrir leurs bêtes, les arbres souffrent. Il est urgent de s’adapter. Cette année encore, les températures ont augmenté en France et une sécheresse sévère s’est installée. En Côte-d’Or, le préfet a interdit l’utilisation d’eau pour des usages domestiques, comme remplir sa piscine ou laver sa voiture. Le niveau d’eau du lac d’Annecy (Savoie) a considérablement baissé. L’est de la France est particulièrement touché, mais, d’après François Gourand, prévisionniste de Météo France, la sécheresse concerne bel et bien tout le pays. Selon lui, l’aridité des sols bat un record."

Source : REPORTERRE

EUROPE

Europe : ce calme très inquiétant avant la tempête

"Pour Macron, au début de son mandat, l’agenda politique en interne était celui de la réforme structurel. Mais l’agenda européen devait être celui de la croissance. En d’autres termes, les réformes engagées en France, n’ont pas vocation, en tant que telles, à relancer la croissance, mais à la placer dans le sillage de la dynamique européenne."

Source : XERFI CANAL

L’UE tient enfin tête aux USA sur l’Iran

"L‘histoire pourrait un jour décider que ce moment a été celui où l’Union européenne a décroché son doctorat en politique étrangère. La semaine dernière, la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, ont annoncé à l’ONU un « special purpose vehicle » (SPV, « véhicule spécial ») pour contourner les sanctions de l’administration Trump contre l’Iran, après le retrait unilatéral des États-Unis du JCPOA, l’accord nucléaire iranien. Mogherini a insisté sur le fait que « concrètement, cela signifie que les États membres de l’UE vont créer une entité juridique spéciale pour ses transactions financières légitimes avec l’Iran, qui permettra aux entreprises européennes de continuer à commercer avec ce pays, conformément au droit de l’Union européenne, et qui pourrait s’étendre à d’autres partenaires dans le monde."

Source : ASIA TIMES

FRANCE

Quand l’Etat se sert de l’assurance chômage pour se financer

"Dans une « lettre de cadrage » adressée le 25 septembre dernier aux partenaires sociaux (organisations syndicales et patronales, gestionnaires de l’assurance chômage), le gouvernement les a enjoints à réduire les dépenses de l’Unédic de 3 à 3,9 milliards en trois ans. Alors que la première séance de négociation devrait commencer le 24 octobre, cette lettre de cadrage a provoqué de vives réactions de la part de la plupart des organisations syndicales, certaines refusant même d’engager la discussion sur ces bases. Il y a de quoi. D’autant que la négociation d’un bonus-malus sur les contrats courts – qui coûtent 5 milliards d’euros à l’assurance-chômage –, pourtant demandée par la ministre du Travail cet été, ne figure plus dans le cahier des charges remis aux partenaires sociaux."

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

Budget : les dépenses de l'Assemblée nationale explosent

"Selon un document confidentiel, le palais Bourbon est dans le rouge pour plusieurs raisons, notamment l'équipement des députés de tablettes numériques. La liste des dépenses ne s'arrête pas là. Le budget de l'Assemblée nationale devrait atteindre 567 millions d'euros, soit un dépassement de 47 millions d'euros. Il n'était que de 28,4 millions d'euros en 2018. Pourtant, il y a un an, le premier questeur de l'Assemblée, Florian Bachelier, nous assurait que l'heure était aux économies. Il refusait alors de rembourser des factures. À l'époque, il prévoyait d'économiser 10 millions d'euros, mais aujourd'hui, toute une série de frais alourdit la facture. Ceux liés aux retraites des députés ont augmenté de 11%, en raison du profond renouvellement de l'hémicycle."

Source : FRANCE TV INFO

Main basse sur l'énergie

"Depuis 2007, le secteur de l'énergie est entièrement ouvert à la concurrence. Mais il faut remonter encore dans le temps, à la fin des années 90, pour connaître une série de lois libérales qui va démembrer pierre après pierre le service public incarné par EDF et GDF. Faute d'information, le citoyen lambda mesure mal les conséquences de cette dérégulation. La hausse exponentielle des factures, l'accroissement de la précarité énergétique, sont la partie visible de l'iceberg. La partie immergée, la plus importante, est peu perceptible. Les médias une fois de plus ne se donnent la peine de l'éclairer. Et pourtant nos concitoyens seraient en droit d'être un minimum informés sur ce qu'on peut nommer « un vaste hold-up », qui se déroule sous nos yeux mais en dehors de notre compréhension. Peu d'entre nous savent au fond que nous nous sommes mis à remplir les poches d'une infime minorité et que l'électricité, est devenu en grande partie un polar de série B. « Main basse sur l'énergie » se propose de visiter en six épisodes, à partir du feuilleton culte des années 60, les Incorruptibles, les années passées où a prospéré en quelque sorte une mafia de l'énergie avec ses nouveaux gangsters, ses politiciens plus ou moins véreux et ses résistants, les nouveaux Eliot Ness, garants d'un service public de l'énergie plus que jamais indispensable."

Source : MAIN BASSE SUR L'ENERGIE

GÉOPOLITIQUE

La Chine sur les starting-blocks en Syrie

"Alors que le président russe, Vladimir Poutine, lance des appels pressants aux pays occidentaux à participer à la reconstruction de la Syrie après plus de huit années d’une guerre qu’ils ont provoquée et alimentée, la Chine s’engouffre dans la brèche entrouverte par le retour proche à la paix. Une « bonne volonté » qui n’est pas étrangère aux intérêts économiques chinois."

Source : AFRIQUE ASIE

LIBERTÉS

L’abrogation de la neutralité du Net fait sentir ses premiers effets

"Quelques mois après l’abrogation aux Etats-Unis d’un des principes fondamentaux d’Internet, la neutralité du Net, les internautes américains ont pu en constater les premières conséquences. Selon une étude des universités de Northeastern et du Massachusetts, les opérateurs ont réduit le débit de plusieurs plates-formes. La neutralité du Net obligeait les opérateurs à traiter de la même manière tous les contenus passant dans leurs « tuyaux » et de ne pas en favoriser ou discriminer un, ni demander aux internautes de payer davantage pour avoir un très bon débit."

Source : ALTERNATIVES ECONOMIQUES

RÉFLEXION

Vous avez dit « libre échange » ?

"Le titre de ce billet reprend celui d’un bon livre de mon ami Jacques Berthelot (L’Harmattan, juin 2018), économiste, spécialiste des politiques agricoles et de l’économie africaine et très lié à de grandes organisations de la société civile africaine. Ce livre démolit, preuves à l’appui, tous les arguments des promoteurs des accords dits « de partenariat économique » entre L’UE et de grandes régions d’Afrique en montrant que seules les multinationales, qui mènent la danse, tireraient profit de la libéralisation des échanges promue par ces accords. Mais si j’ai ajouté des guillemets au titre du livre, c’est pour une autre raison. Je compte montrer que l’emploi non critique des mots de « libre-échange » relève d’une novlangue faite pour dissimuler la brutalité des politiques sous-jacentes."

Source : DEBOUT ! : BLOG JEAN GADREY

Éloge de la médiocrité

"L'ignorance est un état d'enfance perpétuelle, nous dit un proverbe turc. Tant il est vrai que depuis la nuit des temps, maintenir les masses populaires dans cet état s'est avéré un moyen bien commode pour couper court, et par avance, à toute velléité de la plèbe de prendre son destin en main. Le 2 septembre, Libé publiait une tribune rédigée par deux professeurs de français à la retraite, intitulée « Les crêpes que j’ai mangé » : un nouvel accord pour le participe passé."

Source : Le Vilain petit canard

ÉTATS-UNIS

Camps de concentration d'enfants aux États-Unis

Partout aux États-Unis, sous le couvert de l'obscurité, le gouvernement rassemble des enfants immigrés et les envoie dans un camp de concentration du désert à Tornillo, au Texas, près de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Ces dernières semaines, des centaines de personnes ont été transférées des foyers d'accueil à Tornillo, où elles vivent dans des tentes, 20 dans une même pièce. Le New York Times s'est entretenu avec des employés de refuges qui ont décrit des scènes évoquant les épisodes les plus honteuses de l'histoire américaine, notamment la capture d'esclaves en fuite, le retrait forcé des Amérindiens de leurs terres et l'internement des Japonais d'origine américaine pendant la Seconde Guerre mondiale. Selon le Times, «pour éviter les tentatives d'évasion, les déplacements se font tard dans la nuit, car les enfants sont moins susceptibles de tenter de s'enfuir. Pour la même raison, les enfants sont généralement avertis peu de temps à l'avance qu'ils seront déplacés.» Les enfants en panique, certains employés des refuges auraient pleuré lorsque les autorités se seraient présentées à leurs installations. D'autres protestent et s'inquiètent de la sécurité des enfants dans le camp de concentration du désert, en vain."

Source : WORLD SOCIALIST WEB SITE

Commentaire recommandé

Allez Louia // 14.10.2018 à 09h01

Cette revue de presse fait passer “Tous à Zanzibar” de John Brunner pour un conte naïf (pourtant un choc violent à l’époque – 1971).

Les dirigeants ne pourraient plus freiner leur élan même s’il le voulaient, sauf qu’ils ne veulent qu’accélérer, tout fiers de leurs performances et désormais incapables de contrôler leur avidité écumante de bête enragée.

Jour après jour, le délire de corruption, de destruction, de gaspillage, de non-sens, de mensonge grossier, etc. ajoutent toujours plus d’étincelles dans la poudrière qu’est devenue de notre civilisation.

On y est, le point de non-retour a été dépassé dans tous les domaines, la révolution violente aura lieu, en plus de l’effondrement qui a désormais dépassé sa masse critique.

Chauffeur, vite ! à ma capsule spatiale, faut qu’on se tire d’ici.

31 réactions et commentaires

  • Allez Louia // 14.10.2018 à 09h01

    Cette revue de presse fait passer “Tous à Zanzibar” de John Brunner pour un conte naïf (pourtant un choc violent à l’époque – 1971).

    Les dirigeants ne pourraient plus freiner leur élan même s’il le voulaient, sauf qu’ils ne veulent qu’accélérer, tout fiers de leurs performances et désormais incapables de contrôler leur avidité écumante de bête enragée.

    Jour après jour, le délire de corruption, de destruction, de gaspillage, de non-sens, de mensonge grossier, etc. ajoutent toujours plus d’étincelles dans la poudrière qu’est devenue de notre civilisation.

    On y est, le point de non-retour a été dépassé dans tous les domaines, la révolution violente aura lieu, en plus de l’effondrement qui a désormais dépassé sa masse critique.

    Chauffeur, vite ! à ma capsule spatiale, faut qu’on se tire d’ici.

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    • thecis // 14.10.2018 à 14h15

      Révolution ?

      Ça m’étonnerait. Entre l’égoïsme de la plèbe difficile à unifier (comme décrit par Orwell dans 1984) et sa fascination pour les jeux du cirque façon 21ème siècle (décrit par Huxley), on est loin du compte.

      Je pourrais l’envisager quand tout le monde crèvera de faim. Les gens pourront constater la lente descente aux enfers avec la peur aux tripes en se disant quand ce sera leur tour.

      Quand au plus riches, ils pourront se la jouer survivaliste. Après tout, ce n’est qu’une infime partie de leur richesse (virtuelle ?) pour gérer un risque.

      C’est pour ça qu’une éducation à la captain fantastic devient de moins en moins utopique dans cette société proche de son autophagocytage…

        +2

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      • Patrick // 14.10.2018 à 14h45

        Révolution ? certainement pas , mais surement des troubles sociaux avec les communautarismes en toile de fond.

        Même sans être très riche , il sera possible de se la jouer survivaliste à condition d’être un peu préparé à l’avance … en gros commencez par vous installez loin des métropoles.

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      • faxmax // 14.10.2018 à 23h00

        Certains attendent “l’effondrement” et la “révolution” qui s’en suivrait comme d’autres le dernier opus de Star Wars (ou une sorte de méga show son et lumière jubilatoire et cathartique) d’autres les souhaitent juste pour pouvoir se gargariser de les avoirs prédits. D’autres encore voient ça comme une solution miraculeuse…
        Est-ce qu’ils sont tous certain d’y gagner plus que ce qu’ils y perdraient? J’en doute…
        Ce que je sais par contre c’est que le système tel qu’il est convient malgré tout à beaucoup de monde ( pas qu’à une poignée d’ultra riche ou de politique carpette qu’il suffirait de balayer) et qu’ils ne vont pas s’évaporer du jour au lendemain, que beaucoup de gens (dont les Russes…) ne croient pas à son effondrement proche ( ne serais-ce que sur le plan énergétique). J’ai l’impression que ces “détails” sont toujours un peu occulté, minimisé. L’échec pattant des dernières mobilisations sociales n’est pas à oublier non plus ( ça m’attriste mais bon….). Une nouvelle crise financière est certes fortement probable, mais de là à tout foutre par terre, ça reste à voir….

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        • faxmax // 14.10.2018 à 23h23

          Aussi j’ai l’impression que beaucoup de gens imaginent un effondrement comme la chute d’une météorite dévastatrice alors que moi j’ai plutôt tendance à imaginer ça comme une lente coulée de boue (donc à être moins pessimiste que certains) .

            +4

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        • Patrick // 15.10.2018 à 09h35

          Les Russes sont tranquilles , ils ont des réserves de pétrole, de gaz , des terres agricoles … donc même en cas d’effondrement économique , ils ont de quoi tenir.
          L’hypothèse d’une grosse crise financière qui mettrait par terre l’économie des pays occidentaux est en effet le scénario le plus probable à court terme. Sachant que nous ne disposons pas , sur notre territoire ,des réserves d’énergie nécessaires au fonctionnement de notre société ça risque de créer de gros problèmes.

          C’est donc à ce scénario qu’il faut se préparer préférentiellement, pour le reste on verra , de toute façon il n’y a pas grand chose d’autre à faire.

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          • Dominique65 // 20.10.2018 à 11h46

            « Sachant que nous ne disposons pas, sur notre territoire ,des réserves d’énergie nécessaires au fonctionnement de notre société »
            Ce n’est pas l’avis de l’ADEME.
            Il suffit juste d’accepter quelques légères modifications de ce fonctionnement.. qu’on sera de toute façon forcé d’accepter tôt ou tard, mais qui ne seront pas légères si c’est tard.

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  • Globule rouge // 14.10.2018 à 10h27

    pour le participe passe, il y’a une video interessante d’un youtubeur “linguisticae” : https://www.youtube.com/watch?v=g9yOnw0czVg.
    Qui explique l’origine de cette regle, et qui explique en gros que cette regle est relativement “recente” , que son adoption s’est fait tres lentement,et est peu appliquee quelque soit le niveau grammatical de la population concernee, ce qui amene une etude de 2006 a conclure que la regle au vu de l’usage, a deja en pratique disparue.

      +2

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    • Fritz // 14.10.2018 à 10h37

      La preuve : cette règle a déjà “disparue” de votre commentaire.

        +16

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      • P’tetbenkwui // 14.10.2018 à 20h46

        Lors d’un mouvement d’humeur, Voltaire avait tempêté : -” Clément Marot a ramené deux choses d’Italie, la vérole et l’accord du participe passé “.
        Et depuis le XVI eme S., si la vaccination a neutralisé l’affection vérole, bien des écrivains célèbres se sont joyeusement emmêlé les pinceaux avec l’accord du participe passé.

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    • Koui // 14.10.2018 à 22h00

      Les égyptiens avaient une écriture très belle et diablement compliquée. Seul les scribes parvenaient a l’utiliser. Malheureusement, l’écriture alphabétique l’a remplacée et la civilisation s’est effondrée dans la médiocrité. De nos jours, même les académiciens sont bien incapables de construire une pyramide ou d’adorer Osiris. Il faut enseigner les hiéroglyphes pour restaurer la pensée complexe.

        +3

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  • NeverMore // 14.10.2018 à 10h54

    Comme l’a dit Omar, dans beaucoup trop d’écrits, on trouve maintenant :
    “Les crêpes que j’ai manger”

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    • lvzor // 18.10.2018 à 19h04

      Personnellement, je trouve “les crêpes que j’ai mangées” horriblement daté. Je m’en tiens désormais, par alternance, à : “les crêpes que j’ai mangez” et “les crêpes que j’ai mangéent” quand je suis dans un contexte où il convient d’être chic… après avoir longtemps été fidèle à : “les crêpes que j’ai mangeait”

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    • Dominique65 // 20.10.2018 à 11h52

      Dans « Les crêpes que j’ai manger », il n’y a pas d’accord du participe passé car il n’y a tout simplement pas de participe passé ! Ces crêpes sont du gloubi-boulga, de la mal-bouffe littéraire, à l’image de notre société où tout est censé se consommer.

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  • Paul // 14.10.2018 à 11h25

    ÉLOGE de la Médiocrité .
    La sophistication des règles grammaticales régissant l’écriture correct d’un langage , ne serait elle pas une forme de ségrégation sociale… ?

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    • Fritz // 14.10.2018 à 11h51

      Je dirais même plus : une forme de ségrégation social, pour rester dans le politiquement correct·e.

        +6

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    • douarn // 14.10.2018 à 16h31

      Bonjour Paul
      Voici une citation de Richelieu, telle que rapportée dans le livre “chants pour les nu-pieds” de Serge Huet (edition PJO, 1975) lors de la répression par Louis XIII de la révolte fiscale (gabelle et taille) bas-normande de 1640 :
      “Comme la connaissance des Lettres est tout à fait nécessaire en une République, il est certain qu’elles ne doivent pas être indifféremment enseignées à tout le Monde. Ainsi qu’un corps qui aurait des yeux en toutes ses parties, serait monstrueux ; de même un Etat le serait-il si tous les sujets étaient savants. On y verrait aussi peu d’Obéissance, que l’Orgueil et la Présomtion y seraient ordinaires. Si les lettres étaient profanées à toutes sortes d’Esprits, on verrait plus de gens capables de former des doutes que de les résoudre ; et beaucoup seraient plus propres à s’opposer aux veritées qu’à les défendre.”

      L’idée d’une ségrégation sociale par le langage est une vieille idée chez les oligarques.

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  • Dany 2 // 14.10.2018 à 11h33

    La traduction collaboratrice et bénévole , c’est bien mais quand on voit l’impressionnant traducteur DeepL.com/Translator faire aussi bien, ça pourrait donner du temps pour autre chose.
    https://www.larobolution.com/lemploi-des-traducteurs-vraiment-menace/

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  • Caliban // 14.10.2018 à 11h45

    A propos du lac d’Annecy, https://www.youtube.com/watch?v=e1VqX8bfeSU

      +1

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  • Patrick // 14.10.2018 à 13h40

    à propos de l’assurance chômage on trouve toujours cette affirmation délirante :” contrats courts – qui coûtent 5 milliards d’euros à l’assurance-chômage ” ..
    ben voyons !! si j’emploie un gars au chômage pendant une période de trois mois et qu’il retourne ensuite au chômage , j’ai coûté de l’argent !! ben non les gars , pendant 3 mois je l’ai payé , il y a eu des cotisations sociales et donc du fric économisé et même versé à l’assurance chômage.
    L’autre solution c’est que je me débrouille sans ce gars et donc l’assurance chômage fera des économies en continuant à le payer.

      +6

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    • Demoralisateur // 14.10.2018 à 17h14

      C’est là Patrick que vous auriez dû creuser un peu plus le sujet avant de parler.
      La tendance actuelle est, de la part des entreprises à une sur-consommation des contrats courts (voire très courts de 1 mois ou moins) ce qui fait que moyenné sur un année par exemple, au lieu d’avoir engagé une personne en CDI et de réguler en interne l’activité sur l’année, elles régulent leur activité par des périodes de chômage. C’est une externalisation des coûts rendus possible par une législation trop flexible.
      Donc oui sur le long terme, c’est bien la collectivité qui assume à la place des entreprise les coûts de régulation de leur charge de travail.

        +9

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      • Patrick // 14.10.2018 à 17h24

        certains le font certainement.
        Personnellement j’ai souvent recours à l’intérim puisque je ne peux pas planifier la charge de travail à long terme. Donc je fais énormément de contrats d’interim sur une année. Mais sans ces contrats les gars seraient au chômage , et de toute façon il m’est impossible de faire des CDI ( certaines semaines il me faut 7 ou 8 interim , puis ensuite 2 ou 3 ,ou aucun … ).

        Bon , du côté des intérimaires , ça les intéresse aussi de pouvoir recharger leurs droits pour ensuite avoir 3 ou 4 mois de chômage pour faire autre chose ( des travaux chez eux , du black, des vacances … ) et revenir ensuite recharger leurs droits.

        Donc ça donne de la souplesse à tout le monde.

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      • Patrick // 14.10.2018 à 17h32

        En fait c’est une législation trop rigide et des coûts trop élevés qui oblige les entreprises à adapter leur politique de gestion RH.
        Pour être sur de ne pas être emm.. et de ne pas se retrouver avec des couts fixes trop élevés , il est préférable de n’utiliser que la MO juste nécessaire.
        Si vous voulez une législation encore plus rigide , vous aurez seulement encore plus de délocalisation et de travailleurs détachés ( ou pas détachés, il suffit de sous-traiter )

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  • RGT // 14.10.2018 à 22h19

    “Levothyrox : le secret des affaires au secours du laboratoire Merck et des autorités de santé”

    Décidément, le laboratoire Merck pulvérise chaque jour les performances de l’ignominie dans le domaine de la santé.

    Le seul et unique objectif de ce labo (comme pour ses concurrents, mais en largement plus “motivé”) est bien sûr les profits sans limite, quitte à mettre en danger les malades en leur fourguant des médicaments aux effets secondaires largement pires que les bienfaits apportés par le traitement.

    À côté de Merck, le laboratoire Servier (médiator) est un bienfaiteur de l’humanité soucieux du bien-être de ses patients.

    Et ils décrochent le coquetier en or massif avec leur filiale “Mylan” spécialisée dans les génériques de merde.
    J’ai même entendu dire qu’ils faisaient de la pub à la télévision, ce qui est il me semble totalement interdit (à moins que ce soit permis pour les génériques bienfaisants”).

    J’ai testé les “génériques” Mylan et mon médecin a été atterré lorsque je suis venu le consulter car je n’étais pas bien du tout…
    Je prends un traitement contre l’hypertension et il a constaté que j’étais à deux doigts de rentrer dans le Guiness des records… En moins d’un mois j’étais passé de 130 mmHg à 250 mmHg !!!
    Pire que si je ne prenais aucun traitement.

    Et visiblement je n’étais pas le premier cas qu’il constatait avec les génériques tant vantés par les énarques du ministère de la santé…

    Il m’a expliqué qu’un médicament se composait du princeps (la molécule active) et de l’excipient (“QSP” = “Quantité Suffisante Pour” avoir un comprimé de la bonne taille).

    L’excipient est un ingrédient indispensable pour permettre au princeps d’être efficace en le libérant de manière progressive à un certain moment du transit. Si le princeps est libéré dans l’estomac il peut être totalement détruit par les sucs gastriques très corrosifs, voire même chimiquement modifié en une molécule qui peut même être très toxique.
    De même, si le princeps est libéré d’un coup il peut même être toxique pour l’organisme, mais dans tous les cas ne sera pas très efficace.

    Problème: L’excipient est bien plus compliqué à fabriquer que le princeps et coûte beaucoup plus cher.
    Donc, pour maximiser les profits, les labos qui commercialisent les génériques (souvent filiales des labos qui fabriquent le “vrai” médicament) mettent des excipients “low cost” qui dans le meilleur des cas rendront le traitement peu efficace.
    Et comme les génériques en sont pas testés car ils bénéficient de l’aura des vrais traitements (qui ont les bons excipients) c’est la fête du slip dans les labos et les profits grimpent en flèche avec l’obligation d’utiliser les génériques.

    Je tiens à rappeler aux lecteurs que l’industrie pharmaceutique caracole en tête des industries les plus profitables au niveau planétaire.
    Loin devant l’industrie de l’armement et l’industrie pétrolière.
    Et Merck est avec Bayer (qui a racheté Monsanto – tiens tiens..) dans le peloton de tête de cette industrie bien sûr.

    Quand Merck fronce les sourcils, le ministère français de la santé fait profil bas et ce labo a des dizaines de scandales pires que celui du Médiator qui sont restées tranquillement enterrées sans faire la moindre vague… À l’échelon planétaire cette fois.

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  • ZX8118 // 14.10.2018 à 23h56

    Protection de l’enfance : les mensonges du gouvernement
    https://www.youtube.com/watch?v=TiWRXLdtIs4
    “Viriginie Cresci recevait Mié Kohiyama, présidente de l’association Moiaussiamnésie (https://moiaussiamnesie.fr), au sujet de la loi Schiappa sur les violences sexuelles et sexistes. Elle a dénoncé les mensonges du gouvernement et son mépris pour les associations spécialisées”. LE MEDIA

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  • BA // 15.10.2018 à 19h34

    Budget : les réformes du gouvernement profitent en priorité aux 1% les plus riches.

    Les mesures fiscales décidées par le gouvernement pour 2018 et 2019 profitent en priorité aux 1% les plus riches, selon une étude. Les classes moyennes et aisées sont aussi bénéficiaires nets de ces choix au détriment des personnes modestes et surtout des retraités.

    François Hollande avait vu juste. Emmanuel Macron président des riches ? « Non ce n’est pas vrai, avait répondu l’ex-chef de l’État dans l’émission Quotidien en avril, il est le président des très riches ».

    Une étude menée par l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme d’évaluation indépendant, confirme ce constat.

    En prenant en compte l’ensemble des mesures fiscales des budgets 2018 et 2019 du gouvernement, l’IPP démontre que ce sont les 1% les plus riches (la dernière barre à droite sur le graphique) qui voient leur revenu le plus augmenter, et de loin.

    Les très hauts revenus ont davantage bénéficié que les autres ménages des mesures fiscales sur le patrimoine, à savoir la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF) au profit de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de la création du prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) de 30%.
    Ces deux dispositifs ont allégé la taxation des revenus du patrimoine dit mobilier et des plus-values financières (vente d’actions, etc.).

    Or, parmi les ménages aisés, plus ils sont riches, plus la part qu’occupent ces revenus mobiliers et financiers dans le total de leurs revenus est importante (voir le graphique de l’Insee ci-dessous). À eux seuls, les 1% les plus riches concentrent 30% du total des revenus du patrimoine (foncier et mobilier) et près de 50% des revenus tirés des plus-values.

    Ces mesures (suppression de l’ISF et PFU) devaient coûter 4,5 milliards d’euros à l’État en 2018. Finalement, les recettes ont été plus fortes que prévu. Par exemple, l’IFI a rapporté 400 millions d’euros de plus. Par ailleurs, la flat tax doit coûter 300 millions d’euros aux finances publiques l’année prochaine, selon les prévisions du gouvernement.

    https://www.bfmtv.com/economie/pour-beneficier-des-choix-du-gouvernement-mieux-vaut-avoir-un-travail-ou-mieux-etre-tres-riche-1542902.html

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  • Merome // 15.10.2018 à 21h19

    À propos de la voiture électrique, l’article est un peu trop à charge par rapport à la littérature scientifique que j’ai collectée au fil des mois.
    Bien sûr, il faut d’abord réduire le nombre de km parcourus, prendre le vélo les TEC chaque fois que c’est possible. Mais pour les cas où la voiture s’impose (pas de TEC ou transports d’enfants sur distance importante…), l’électrique reste le meilleur choix écologique, même quand on tient compte de la fabrication et du recyclage de la batterie, et même dans les pays où l’électricité est fortement carbonée. Quelques sources pour ceux que ça intéressent :

    ADEME 2012 : https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/90511_acv-comparative-ve-vt-rapport.pdf
    Université de Bruxelles 2017 : https://www.transportenvironment.org/sites/te/files/publications/TE%20-%20draft%20report%20v04.pdf
    Etude américaine 2017 : https://blog.ucsusa.org/dave-reichmuth/new-numbers-are-in-and-evs-are-cleaner-than-ever
    Etude Carbone 4 2018 : http://www.carbone4.com/wp-content/uploads/2018/09/Publication-Carbone-4-Mobilite-electrique.pdf

    À propos des “terres rares” : http://www.automobile-propre.com/vehicules-electriques-terres-rares-florilege-fake-news/

    Sur la fable “il faudra construire X centrales supplémentaires” : http://www.automobile-propre.com/la-voiture-electrique-ne-fera-pas-sauter-le-reseau/

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    • douarn // 16.10.2018 à 09h18

      Bonjour Merome merci pour ces liens
      Vous dites “Mais pour les cas où la voiture s’impose (pas de TEC ou transports d’enfants sur distance importante…), l’électrique reste le meilleur choix écologique”

      Sur le plan écologique, peu de gens envisagent le GPL comme moyen d’améliorer les niveaux d’emissions de CO2 et autres polluants (CO, imbrûlés, particules). Peu de gens remettent en cause l’idée qu’une voiture de 1,5 à 2 tonnes (électrique ou pas) transportant 70 kg de bonhomme est une débauche de matériaux très pointus technologiquement et pour partie non recyclables. Peu de gens voient la vétusté de certains systèmes de distribution de l’électricité. Pour illustrer ce point, le secrétaire d’état à l’énergie US, B. Richardson, affirmait en 2009 : “nous sommes une superpuissance avec un réseau électrique du tiers monde”. N’imaginons pas que cela ne concerne que les USA, RTE (réseau de transport de l’électricité) dit qu’il faut 700 milliards de $US d’investissement pour les 16 principaux réseaux de distribution (70% de l’électricité transportée dans le monde) et 2,2 millions de km (!) de lignes en cuivre et fer-aluminium à réaliser avant 2022 (voir livre d’Olivier Vidal : matières premières et énergie, les enjeux de demain, editions ISTE, 2018)

      Pour caricaturer un peu, je trouve que l’idée de mobilité électrique, telle qu’envisagée actuellement, ouvre la voie aux même erreurs que le “tout diesel” promu par les promoteur du diesel dont M. Calvet (pdg de peugeot) faisait partie par le passé.

      Alors, oui il y aura des voitures électriques, mais j’aimerais aussi d’autres moyens plus légers et moins technologiques : motocyclette (125cc 4temps de 150kg consommant 2l/100), voiture thermique de moins de 600kg consommant moins de 3l/100km, du GPL, du velo même en zone où la voiture s’impose, etc.

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      • Merome // 16.10.2018 à 09h31

        Le vélo électrique est à mon sens un des meilleurs compromis du moment pour se déplacer, mais il faut se rendre à l’évidence : ça ne concerne pas tout le monde et pas tous les cas d’usages.

        Il faut donc à la fois tout faire pour ne laisser à la voiture QUE ce qui ne peut pas être fait autrement, ET améliorer l’efficacité énergétique des voitures qui restent et pour ça, l’électrique est très bien placée et les progrès à venir sur les batteries devraient encore améliorer ça.

        Ce serait en effet une erreur de partir sur l’idée du “tout électrique”, mais c’en est aussi une, je crois, de dire : “la voiture électrique pollue autant que la thermique donc il est urgent de ne rien faire”.

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        • douarn // 16.10.2018 à 16h29

          Merci Merome
          D’accord avec vous et en particulier sur votre dernier point, et c’était bien là le sens de la dernière partie de mon post. La mobilité électrique est intéressante dans certains cas et dans certains pays ou le mixte électrique le permet.
          Je perçois cependant que vous imaginez la disparition graduel de la mobilité thermique alors que je pense, pour ma part, qu’elle évoluera. La mobilité thermique (diesel, essence et GPL), à côté de l’électrique, survivra pourvu qu’elle tende à remplir le cahier des charges suivant : moins de 600kg, petit moteur très économe en carburant, peu d’énergie intrinsèque (énergie lié à la production), bon marché pour ne pas accentuer les inégalités sociales, et recourant à peu de métaux exotiques très polluants à produire. La mobilité thermique pourrait être d’autant plus pertinente qu’elle s’affranchit des fragilités du réseau de distribution électrique que l’on peut percevoir au travers des chiffres impressionnants rapportés par O. Vidal.

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        • NoComment // 16.10.2018 à 17h32

          Ne perdons pas de vue les motos et autres scooters thermiques…. Certains polluent davantage que les voitures essences et sont aussi une source de pollutions sonores de plus en plus inacceptable.

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