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3.août.20203.8.2020 // Les Crises

Sabre : l’entreprise qui permet au FBI de suivre les voyageurs en temps réel

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Source : Forbes
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Aux États-Unis, le service des douanes et le FBI disposent de moyens de surveillance significatifs et collectent de grandes quantités de données concernant les entrées et sorties sur le territoire américain. Mais elle dispose aussi d’un autre outil, plus discret, qui permet de surveiller les allées et venues : une entreprise texane du nom de Sabre.

Sabre fait partie des trois plus grandes sociétés de stockage des informations de voyage dans le monde (en partant des sièges d’avion jusqu’aux réservations d’hôtels) et a été appelée à fournir toutes ces données aux autorités américaines. Elle a même déjà suivi un suspect en temps réel. Selon d’anciens employés, cette mine d’informations pourrait même être utilisée pour aider à surveiller la propagation du Covid-19.

Pour comprendre comment Sabre (qui est cotée au NASDAQ avec une capitalisation boursière de plus de 2 milliards de dollars) en est venue à contrôler une telle masse de données, il faut remonter au milieu des années 1950, au tout début de l’industrie du voyage, alors en plein essor. Dans les bureaux d’American Airlines, le personnel s’occupe de prendre les réservations à la main, en répondant au téléphone et en notant les détails de voyage dans des petits dossiers. L’ensemble du système est alors conçu pour garder une trace des réservations de chacun. Mais l’erreur étant humaine, des dossiers sont parfois inexacts et des vols sont surréservés, contrariant ainsi les clients.

Pour rendre le système plus efficace, les Américains se tournent vers l’industrie informatique, qui fait alors ses premiers pas. Des chercheurs d’IBM et du MIT sont ainsi chargés de créer le premier dossier contenant les données des dossiers passagers, soit une vaste base de données de réservations de voyages pouvant être mise à jour et surveillée. American Airlines baptise ce système « Semi-Automated Business Research Environment », donnant naissance à Sabre sur deux ordinateurs centraux d’IBM en 1964.

Le système fonctionne si bien que Sabre devient une entreprise indépendante, proposant ses services à d’autres compagnies aériennes. Elle continue à se développer et devient même vitale pour le secteur. En effet, en plus d’enregistrer les réservations des compagnies aériennes, elle suit tout ce qui a trait aux voyages, de l’hôtel à la voiture de location. Ainsi, chaque personne ayant déjà réservé des vacances a sans doute déjà bénéficié de cette technologie. La société texane traite plus d’un tiers de toutes les réservations de voyages aériens dans le monde, soit plus de 260 milliards de dollars de dépenses chaque année. Sabre compte 9 000 employés aujourd’hui, bien que des licenciements aient frappé ses effectifs depuis le début de la pandémie de coronavirus.

À ce jour, Sabre est le plus grand acteur invisible du marché du voyage, devant Amadeus à Madrid et Travelport à Londres. Ensemble, les trois sociétés disposent de vastes réseaux et bases de données, regroupant des informations sur les projets de voyage dans le monde entier : itinéraires, tarifs, réservations, correspondances et coûts des billets, mais aussi horaires des équipages et autres informations logistiques.

L’aide au gouvernement américain

La coopération entre Sabre et le gouvernement américain est de notoriété publique depuis un certain temps. Mais la nature de cette relation a toujours été obscure. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le gouvernement américain a secrètement demandé à Sabre d’espionner activement les mouvements de suspects dans des affaires criminelles plus ou moins importantes.

Pendant des années, les autorités américaines ont demandé aux géants des télécommunications et aux banques de les aider à suivre des individus dans le monde entier, que ce soit en écoutant leurs appels ou en partageant leurs données bancaires. Mais avec Sabre, les possibilités d’espionnage sont particulièrement importantes et nouvelles. En effet, le gouvernement n’a pas besoin de s’adresser à une compagnie aérienne en particulier (comme c’est le cas pour les institutions bancaires), puisque l’entreprise couvre de nombreux secteurs du tourisme : vols, hôtels et agences de voyages. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles Sabre a joué un rôle important dans la surveillance des auteurs des attentats du 11 septembre 2001.

Dans ce cas, le FBI n’est venu frapper à la porte de Sabre qu’après les attentats, mais une enquête internationale sur la cybercriminalité montre que l’entreprise peut être contrainte de surveiller et de signaler de manière proactive les déplacements d’une personne dès que celle-ci commence à voyager. Dans une ordonnance datant de décembre 2019, les autorités fédérales ont prié Sabre de fournir au FBI des mises à jour « en temps réel » sur les déplacements d’un suspect de piratage informatique, un fugitif indien du nom Deepanshu Kher. Sabre a ainsi du fournir « des informations complètes et actualisées en temps réel sur les activités du compte du voyageur [Kher] sur une base hebdomadaire » pendant six mois, soit « toute demande de réservation, transaction ou réservation » du suspect.

Sabre a accepté de fournir de telles informations dans au moins trois autres cas. En 2015, le FBI traquait Aleksei Yurievich Burkov, suspecté de diriger Cardplanet, une plateforme de 20 millions de dollars pour l’achat et la vente de données de cartes de crédit volées. Pour le retrouver, le gouvernement américain a ainsi demandé à Sabre, mais aussi à Travelport, de fournir des informations sur le suspect russe. Au final, Aleksei Burkov a été extradé d’Israël en novembre 2019 et a plaidé coupable en janvier dernier à ses accusations de fraude, de vol d’identité, d’intrusion informatique, de fraude électronique et de blanchiment d’argent.

La dernière ordonnance relative à Sabre note que la société s’était précédemment conformée à trois ordonnances similaires pour « aider à l’exécution de mandats d’arrêt » du FBI : deux dans le district ouest de Washington en 2017 et en 2019, une autre dans le district nord de Californie en 2016. Les documents à ce sujet sont sous scellés.

Un outil « atypique et excessif »

Des experts juridiques ont déclaré à Forbes que non seulement l’ordonnance Kher était sans précédent et inquiétante, montrant à quel point les opérations d’espionnage sont opaques, mais qu’elle était également juridiquement discutable, en raison d’une loi de 1789 intitulée All Writs Act. Cette dernière permet aux autorités américaines de forcer des tiers à fournir une assistance pour exécuter une ordonnance préalable du tribunal. Nombreux se souviennent du cas le plus tristement célèbre qui remonte à 2016, lorsque le gouvernement a demandé à Apple de débloquer l’iPhone du tireur lors de l’incident terroriste de San Bernardino. La marque à la pomme a refusé, et les autorités ont finalement abandonné, faisant appel à un hacker privé.

Marc Zwillinger, avocat d’Apple dans cette affaire, avertit que ce genre de demandes risque de faire de Sabre un outil du FBI. Il explique : « Cela m’a semblé atypique et excessif… Je crains que le gouvernement ne s’en serve désormais naturellement chaque fois qu’il voudra traquer un fugitif » ».

Il ajoute que pour invoquer l’All Writs Act, le gouvernement américain doit montrer qu’une tierce partie est nécessaire et suffisamment proche de l’affaire en question. Puisqu’il y avait d’autres moyens d’obtenir des informations sur les déplacements de Deepanshu Kher (comme les données des douanes et de la police des frontières), le recours à Sabre est donc discutable.

Surveillance du Covid-19

La précieuse base de données de Sabre pourrait bientôt avoir une nouvelle utilisation, et permettre de surveiller non plus les fugitifs, mais le coronavirus. En effet, cette source réquisitionnée par le FBI pourrait bien être une aubaine pour le gouvernement américain, lui permettant de garder un œil sur la propagation du Covid-19 grâce à des enregistrements constants et précis des déplacements de la population mondiale. Il serait par exemple possible de savoir combien de personnes ont pris l’avion pour New York depuis Wuhan, et par quels aéroports elles sont passées. Jim Menge, ancien vice-président de Sabre entre 1994 et 2004, précise : « Ils peuvent savoir combien de personnes voyagent depuis la Chine, que ce soit sans escale ou via le Japon, Taiwan, Hawaii, Guam, ou tous ces points secondaires non loin des États-Unis ».

À ce jour, Sabre n’a pas fourni d’informations sur un projet de ce genre. Un tel secret ne fait que susciter davantage de questions sur la profondeur des liens entre Sabre et le FBI, et sur la fréquence à laquelle l’All Writs Act a contraint l’entreprise à devenir l’assistant des opérations de renseignement américaines à l’échelle mondiale.

Riana Pfefferkorn, directrice associée de la surveillance et de la cybersécurité au Stanford Center for Internet and Society, explique qu’en réalité, personne ne sait vraiment à quelle fréquence ou à quelle échelle le gouvernement américain a eu recours à la loi All Writs Act pour pousser des entreprises à surveiller certains individus : « Tant que le gouvernement pourra s’en tirer avec des ordonnances secrètes à des entreprises qui ne se défendent pas, et que les juges continueront à approuver les ordonnances que le gouvernement rédige pour elles, nous ne saurons rien ».

Source : Forbes
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises


Source : 01net

Côté face, Sabre, une entreprise privée cotée au Nasdaq est un rejeton d’IBM dont le business est de servir de base aux services de réservation de vols et autres chambres d’hôtel. Côté pile, en revanche, les informations qu’elle détient servent régulièrement les enquêtes du FBI. Sans vrais garde-fous juridiques.

Ne vous êtes-vous jamais émerveillés de la rapidité à laquelle nous pouvons aujourd’hui comparer les prix de billets d’avion, chambres d’hôtel et autres locations automatiques ?
Derrière cette prouesse technologique se cachent des Global Distribution Systems, des logiciels clés dans le monde du voyage. Et c’est un de ces champions qui est aujourd’hui sous le feu des projecteurs : l’américain Sabre. Selon des documents légaux que nos confrères de Forbes se sont procurés, Sabre coopère de manière régulière avec le FBI en traquant pour lui, parfois en temps réel, certains individus suspectés par « le bureau ».

Dans les cas mis en lumière par Forbes les intentions du FBI sont bonnes – il s’agit d’enquêtes contre des personnes recherchées pour des faits criminels. En revanche, la combinaison de lois datées et permissives avec un manque de transparence dans l’usage des données personnelles est un cocktail explosif. Surtout avec les dérives autoritaires du résident actuel de la Maison-Blanche.

Lire l’article complet sur 01net

Commentaire recommandé

LibEgaFra // 03.08.2020 à 09h32

Seuls les naïfs n’ont pas encore compris le totalitarisme de l’Etat yankee qui veut et peut tout se permettre aux noms de la liberté (d’opprimer) et de la « démocratie » (nouveau nom du totalitarisme). Avec la complicité active d’Etats laquais.

Mieux que Sabre: les smartphones, gg, fake book, etc. Bref la servitude volontaire. Les gens n’ont que ce qu’ils méritent.

12 réactions et commentaires

  • yann // 03.08.2020 à 07h15

    Si on prend le problème à l’envers, on peut aussi faire un site web sur lequel chaque citoyen peut « logger » le lieu, la date et l’heure où ont été aperçus telle ou telle « personnalité ».
    Avec une case spéciale : « Portait un masque en public : Oui/Non »

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  • LibEgaFra // 03.08.2020 à 09h22

     » C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles Sabre a joué un rôle important dans la surveillance des auteurs des attentats du 11 septembre 2001. »

    Quoi!??? Ils étaient sous surveillance, et on ne les a pas empêché d’agir?

      +15

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  • Patrick // 03.08.2020 à 09h27

    Business : réservation de billets d’avion et de chambres d’hôtel ??
    En Europe , nous avons Amadeus qui stocke les mêmes types de données. Le point d’entrée reste quand même les réservations d’avion.

    On verra bien dans quel état ces entreprises sortiront de la crise actuelle , pour l’instant elles ne doivent plus stocker beaucoup d’informations, et ça risque de durer encore quelques années.

      +5

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  • Calvez // 03.08.2020 à 09h31

    « Nous avons été contaminé mais nous savons en partie comment ». Yeahhhh !!! C’est comme le mec qui va chez le psy parce qu’il pisse au lit. Après ses visites, il pisse toujours au lit mais il sait pourquoi.

      +12

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  • LibEgaFra // 03.08.2020 à 09h32

    Seuls les naïfs n’ont pas encore compris le totalitarisme de l’Etat yankee qui veut et peut tout se permettre aux noms de la liberté (d’opprimer) et de la « démocratie » (nouveau nom du totalitarisme). Avec la complicité active d’Etats laquais.

    Mieux que Sabre: les smartphones, gg, fake book, etc. Bref la servitude volontaire. Les gens n’ont que ce qu’ils méritent.

      +28

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  • Michel BEYER // 03.08.2020 à 09h51

    Mais que font les chinois?
    Je suis naïf, je croyais qu’ils étaient seuls à pratiquer l’espionnage!!!

      +17

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  • Mickey Sournois // 03.08.2020 à 10h38

    Le totalistarisme de l’etat Yankee. Soit. Vous pensez que les « yankees » sont les seuls a s’amuser a ca? Tous les etats cherchent toujours , officiellement ou pas (les services secrets, ca sert a compter les moutons?) a collecter des renseignements sur toute personne soupconnee de preparer une action contre leur politique, soit par la prese, les medias comme Internet, les maninfestations ou par des moyens violents. Les Yankees ont un avantage :ils ont tres bein equipes, ils ont les moyens. Comme la Chine et la Russie, mais egalemnt certains pays d’Europe.

      +4

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  • LibEgaFra // 03.08.2020 à 12h45

    « Le totalistarisme de l’etat Yankee. Soit. Vous pensez que les « yankees » sont les seuls a s’amuser a ca? »

    A ma connaissance, les yankees sont les seuls à prendre les empreintes digitales de ceux qui entrent dans leur pays. Sans parler de l’esta.

    « les etats cherchent toujours , officiellement ou pas (les services secrets, ca sert a compter les moutons?) a collecter des renseignements sur toute personne soupconnee de preparer une action contre leur politique »

    Et moi qui croyais que les services secrets yankees s’étaient spécialisés dans le renversements de gouvernements légitimes qui voulaient échapper à leur politique hégémonique (Chili, Ukraine, Vénézuéla, etc.) et dans l’assassinat de toute personne qui menaçait leur politique de guerre, fut-ce un célèbre président ou un candidat à la présidence ou une personnalité iranienne de premier plan.

      +12

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    • Kasper // 03.08.2020 à 23h29

      « A ma connaissance, les yankees sont les seuls à prendre les empreintes digitales de ceux qui entrent dans leur pays. »

      Le Japon le fait aussi, empreintes et photo de tous les étrangers débarquant. Soit disant pour lutter contre le terrorisme…

      Mais comme tous les attentats terroristes qui ont été commis au Japon l’ont été par des japonais, à mon avis ils devraient faire l’inverse: ficher les nationaux et foutre la paix aux étrangers 😅

        +7

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    • Dominique65 // 06.08.2020 à 00h13

      « A ma connaissance, les yankees sont les seuls à prendre les empreintes digitales de ceux qui entrent dans leur pays »
      Ils font beaucoup mieux ! ils obligent à indiquer les identifiants de tous les réseaux sociaux auquel on participe ou on a participé, les numéraux de tous nos téléphones et nos adresses e-mail.
      https://www.demandevisaesta.fr/nouvelles/controle-des-reseaux-sociaux-pour-entrer-aux-usa

        +1

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  • Subotai // 03.08.2020 à 20h54

    Je n’arrive pas à comprendre ce qui choque dans ces faits.
    Nous avons des informations établies pour une meilleure gestion des activités humaines.
    Nous avons des dirigeants mis en place pour gérer et organiser les activités humaines
    Les activités humaines tendent naturellement aux conflits et au chaos.
    Que les responsables de la gestion des activités humaines se tournent vers toutes les informations disponibles pour essayer de gérer les activités humaines, quoi de plus NORMAL?
    Si l’utilisation des informations qui en est faite déplait, il n’est que de s’en prendre à nous même, qui sommes responsables de ceux qui nous dirigent et prennent les décisions.
    Les sociétés fonctionnent comme les individus, faisant flèches de toutes les informations disponibles, pour gérer leur quotidien et obtenir (autant que faire se peut) le futur de leur choix.
    Notre futur, nous le bâtissons à chaque instant par nos choix. Point.
    Il ne sert à rien de désigner des boucs émissaires, si nos choix politiques continuent de créer la nécessité d’en fournir toujours de nouveau.
    Soyons quotidiennement responsable de notre futur, l’avenir n’est écrit nulle part.

      +2

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    • Bouddha Vert // 03.08.2020 à 22h57

      Il n’est effectivement pas compréhensible de ne pas laisser à un état le droit de réguler, avec les moyens existants, les entrées et sorties de son territoire.
      Si des personnes estiment leurs droits fondamentaux bafoués, lors même qu’ils utilisent des moyens de transports qui les autorisent à faire les guignols aux 4 coins du monde en moins de 24 heures (l’avion), qu’ils utilisent le bateau à voile et leur anonymat sera mieux préservé, autant que la planète, et ils vaqueront à découvrir sereinement les beautés du monde.

      Mais faire ce que l’on veut, comme on le veut avec tout ce dont nous disposons semble, dans la tête de certains, un prérequis à la démocratie???!!???
      Bref, on est pas sorti du merdier.

        +3

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