Les Crises Les Crises
26.mai.202026.5.2020 // Les Crises

[Témoignage] 41 jours face au Covid-19

Merci 126
J'envoie

Source : Christelle Austruy

Dans les médias, nous entendons sans arrêt parlé des cas bénins qui guérissent en 10 jours ou des cas graves qui finissent en hospitalisation, voire en réanimation. Or, entre les 2 nous sommes de plus en plus de patients à souffrir d’une forme plus longue, que beaucoup de médecins de ville découvrent en même temps que nous … Vous trouverez dans ces lignes mon témoignage personnel en tant que personne atteinte par cette maladie, qui est angoissante et même parfois terrifiante par ses symptômes.

Et dire que ce SARS-Cov-2 de la famille des coronavirus ne devait donner qu’une petite grippe …

La fatigue

Mercredi 4 mars, je suis en réunion de comité exécutif. Impossible de me concentrer et de prendre des notes, je suis épuisée au point de m’endormir en tenant ma tête en appui sur mes mains pour faire illusion. Pourtant ces derniers jours j’ai bien dormi. Je me dis qu’il est tant que je prenne des vacances, le début de l’année à été bien rempli avec tous les sujets et projets autour de l’expérience client.

Samedi 7 mars, en parlant de vacances, je suis en pleine préparation de celles de cet été que je souhaitais faire dans l’ouest américain. A cette occasion je me rend chez un ami pour qu’il me donne ses astuces et bon plan pour avoir déjà été dans cette région. Durant l’après-midi, j’ai un coup de chaud et je toussote 2 fois. Je m’éclipse rapidement. L’épidémie de Covid-19 commence déjà à faire ravage dans l’est de la France à cette époque. Pas la peine de contaminer mon hôte et sa famille si jamais j’ai chopé cette cochonnerie !

Toute la semaine suivante se passe bien, dans la société où je travaille on commence à s’organiser pour travailler de plus en plus en télétravail. Par chance, au sein de la société, c’est une chose courante et admise et nous avons tous les outils pour cela. Mais passer d’un télétravail occasionnel à un télétravail de masse nécessite une organisation et une logistique différente. Le management et l’IT s’organisent pour cela.

Semaine 1, la toux

Vendredi 13 mars, le confinement n’a pas été encore officiellement prononcé par le gouvernement, néanmoins une bonne partie de la société est déjà en télétravail. De mon coté, je commence à développer une toux sèche … J1 … Le WE se passe bien, j’ai une toux sèche régulière mais très peu gênante.

Première semaine de confinement du 16 au 20 mars : nous sommes tous en télétravail. Même si de mon coté de par mes précédentes expérience, je suis habituée à travailler avec des personnes à distance, c’est une nouvelle manière de travailler pour mon équipe marketing. Il faut donc mettre en place des nouvelles habitudes et méthodes de travail et maitriser de nouveaux outils de communication interne comme Zoom ou Telegram.

Entre 2 quintes de toux je participe à mes différentes réunions à distance. Travaillant dans le domaine de l’énergie, nous sommes directement touchés par l’annonce Mardi 17 mars à la télé d’ Emmanuel Macron concernant les aides exceptionnelles aux entreprises en difficulté suite à ce confinement. Avec mon équipe je passe donc la semaine à établir un plan de communication de crise COVID-19 avec différentes actions marketing. Malheureusement, je ne verrai pas l’application finale de ce plan : samedi 21 et dimanche 22 mars, je ne suis vraiment pas bien, en plus de la toux, je me sens vraiment patraque, j’ai un peu de fièvre et mes premiers frissons. COVID-19 commence à être réel pour moi …

Semaine 2, premier RDV chez le médecin

Lundi 23 mars, J11 : premier et dernier rendez-vous physique chez mon médecin avant une longue série de RDV en version vidéo … En prime de la toux et d’une légère fièvre, j’ai une diarrhée. Diagnostic : COVID-19. Je ne suis pas testée car nous sommes rentrés dans la phase 3 de l’épidémie. Mon médecin m’arrête 10 jours. Je suis confiante, je suis une personne en bonne santé, non fumeuse, très rarement malade, avec aucun historique de maladie aggravante pouvant mener au décès. Aucun doute, dans une semaine au plus tard je serai sur pieds après le passage de cette petite grippe … Je reprendrai le travail bien avant les 10 jours, c’est certain !

Mercredi 25 mars, J13, premières tensions dans le bas des poumons. J’ai l’impression d’avoir le diaphragme contracté et courbaturé, comme si j’étais hyper stressée. Cela va durer 3 jours puis partir d’un coup. Je suis convaincue que c’est grâce à tous mes exercices de respiration, détente et de méditation en pleine conscience…

Vendredi 27 mars, J15 : télé consultation de suivi avec mon médecin, il prend des notes consciencieusement, mais ne s’avance pas. Je comprendrai plus tard avec la suite des événements pourquoi… A part une légère oppression au niveau du diaphragme, pour moi tout va bien.

Samedi 28 et dimanche 29 mars, J16 et J17, je me remets à tousser de plus belle, mais je n’ai plus de tension dans les poumons et la fatigue est moins présente. Reste juste une légère fièvre. Pas de doute, je suis sur la voie de la guérison ! La toux est sûrement une toux irritative résiduelle !

Semaine 3, je suis guérie et, premier appel au 15 …

Lundi 30 mars, J19, vient s’ajouter une fatigue intense, comme rarement j’en ai ressentie. La dernière était justement pour une grippe qui a duré 15 jours il y a 25 ans ! Je suis épuisée, impossible de faire quoi que ce soit, même pas regarder la télé ! et il me reste une légère oppression dans le bas des poumons qui me gène un peu pour respirer.

Mardi 31 mars, J20 je suis guérie c’est sûr ! Je respire normalement, plus aucune gène au niveau des poumons, l’air passe merveilleusement librement, je ne tousse plus, au niveau digestif tout va bien, et en prime je pête la forme !! Je me permets même une petite balade d’une demi-heure, avec une petite course de 300 mètres dans mon quartier (avec un masque) pour profiter du beau temps. C’est bon je serai d’attaque pour reprendre le boulot jeudi, ce n’est pas une petite fièvre résiduelle qui va m’arrêter !

Nuit de Mardi à Mercredi 1er avril, J21, début du cauchemar … Ce n’est effectivement pas une petite fièvre résiduelle qui va m’empêcher de reprendre le boulot… Il est 2h00 du matin, mes poumons ne répondent plus, l’air rentre difficilement dedans, je me concentre sur toutes mes techniques de respiration pour me calmer, mais rien n’y fait c’est comme si j’avais un poids de 10 tonnes sur mes poumons qui les empêchaient de se gonfler ! Je cherche mon souffle en vain. J’ai l’impression d’être un poisson rouge que l’on a sorti de son bocal et qui ouvre vainement la gueule pour aspirer son eau … Je finis par appeler le 15 … D’après leur diagnostic au téléphone, je ne suis pas assez essoufflée pour être hospitalisée, par conséquent à moi de voir avec mon médecin le lendemain … On est le 1er Avril, c’est une blague, c’est çà ???!!! Eh bien non … Je finis par me rendormir, je ne sais pas comment … Surement trop épuisée de fatigue.

Mercredi 1er avril, J21, en plus d’une grande difficulté à respirer, j’ai maintenant mal à la tête et à la gorge, cela me tire affreusement au niveau des oreilles. Lors de la téléconsultation avec mon médecin, il m’annonce qu’un centre sanitaire d’urgence COVID19 s’ouvre le lendemain dans un gymnase dans la ville d’à coté. Il m’y prend RDV et prolonge mon arrêt de travail de 15 jours !

Jeudi 2 avril, J22, au lieu d’être derrière mon bureau en télétravail avec un léger rhume comme cela peut arriver, je suis dans un gymnase assise sur une chaise entourée d’être humains habillés en cosmonautes … Malgré toute leur humanité et leur gentillesse, j’ai l’impression d’être une pestiférée … On m’ausculte, on prend mes constantes dont ma saturation d’oxygène qui est à 98%. Pour eux, tout va bien, aucun symptômes graves. Ceci dit, c’est vrai, puisque aujourd’hui comme par hasard, je ressens juste une légère oppression qui ne m’empêche pas du tout de respirer ! Le docteur qui me reçoit me prescrit quand même de la ventoline en plus du paracétamol. Je me demande si ce n’est pas moi qui devient dingue et qui invente tous mes symptômes d’essoufflements… La nuit de jeudi à vendredi me prouvera le contraire : c’est le feu dans ma poitrine, j’ai l’impression que l’on me passe les poumons au napalm et cela remonte vers le cou. Et en prime mes avants bras me démangent affreusement !

Vendredi 3 avril, J23, J’ai beaucoup de mal à respirer, j’ai l’impression d’avoir un étau autour de mes poumons et cela remonte de plus en plus vers la gorge. Je prends RDV en urgence avec mon médecin qui lui même me prend RDV au centre COVID le lendemain matin. Dans la nuit, c’est tout un festival de sensations étranges dans mon corps. Une sensation de chaleur et de picotements navigue du bas de mes poumons, au haut de mes poumons, dans mes bras, dans mon cou puis dans mon ventre. Cela tourne une bonne partie de la nuit comme ça sur les différentes parties de mon corps.

Samedi 4 avril, J24, de nouveau je vais bien … Je respire tout à fait correctement, à peine une petite gène et une petite diarrhée… Je commence à me dire qu’ils vont me prendre pour une hypocondriaque au centre COVID … Le nouveau médecin qui me reçoit me dit toujours la même chose, pas de symptômes graves madame, tout va bien … Vous avez passé la zone critique, il faut être patiente, le temps que vous éliminiez le virus. Dans la fin de l’après-midi je peine de nouveau à respirer. Je ne suis donc pas dingue, hypochondriaque peut-être ?! Je me couche avec 2 bouffées de ventoline et un doliprane !

Semaine 4, le moral craque

Dimanche 5 avril, J25, à mercredi 8 avril, J27, je ne vais pas arrêter d’alterner périodes avec différents symptômes du COVID-19 et des périodes plus calmes avec juste une légère oppression. Ainsi, parfois je cherche des positions incroyables pour respirer du mieux possible, ou alors, je suis à l’écoute des sensations de chaleurs piquantes qui naviguent dans mon corps. Dans ces moments je m’imagine que le virus fait une promenade dans mes différents organes, il fait sa visite des lieux, qui manifestement doivent être confortables… Les périodes où je vais mieux, je me demande, quand cela cela va recommencer …

Cet aller retour entre périodes où je vais mieux et périodes remplies de symptômes pénibles est un vrai supplice chinois !!! Il porte bien ses origines ce virus !! Mais surtout cela mine le moral, ce mécanisme de montagnes russes est très anxiogène ! Pourtant depuis le début je me suis totalement coupée de toutes les informations des médias.

A chaque crise, je sens que les brûlures et les étaux évoluent de position, bientôt, je ne pourrai plus respirer, c’est certain, tous mes poumons seront bientôt entièrement brulés et inutilisables ! Le moral va tellement bas, que lors d’une crise je finis par contacter à nouveau le 15. Égoïstement, j’ai tout simplement l’impression que l’on me laisse crever à la maison en attendant que mon cas s’aggrave pour m’hospitaliser … C’est lors de cet appel que j’apprends l’existence de la plateforme Covidom. Cette plateforme permet de suivre à distance les patients atteins du COVID-19. En fonction des réponses à un questionnaire journalier rempli en ligne, une personne vous appelle pour prendre de vos nouvelles. C’est très rassurant et me remonte le moral. Je me sens moins seule dans mon confinement de « covidée » …

Jeudi 9 avril, J28, j’ai de nouveau rendez-vous au centre sanitaire COVID. Cette fois c’est avec mon médecin traitant qui tient la permanence. Le bilan est toujours le même : aucun symptôme de gravité, tout va bien… Pourtant je continue à alterner, difficultés à respirer, diarrhées et sensation de brûlures/picotements. C’est à tel point que le soir je finirai par de nouveau appeler le 15 car cette fois c’est au niveau du cœur que je ressens l’oppression ! Les pompiers qui débarqueront chez moi, constaterons que c’était surtout du stress et de la tachycardie. Je n’irai pas à l’hôpital. En effet, dans la journée j’ai appris le décès d’une connaissance suite au COVID-19 et qui était juste agé d’un an de plus que moi …

Semaine 5, le scanner

Ce délicieux supplice chinois va continuer jusqu’au vendredi 17 avril, J37. Entre temps, je ne suis plus suivie par la plateforme covidom car j’ai dépassé 30 jours de symptômes. En effet, le protocole actuel considère que passer 30 jours quand on n’est pas un cas à risques comme moi, le COVID-19 doit être fini …

Vendredi 17 avril, J37, je finis par réussir à passer un scanner de mes poumons, ce jour là je respire très correctement. Le bilan est le même : tout va bien ! Pas de signe de gravité de pneumonie due à un COVID-19. C’est très positif, mais vu mon parcours, je suis terrifiée à l’idée d’avoir une nouvelle crise le WE. Mon médecin me prescrit finalement un antibiotique car la fièvre augmente.

Semaine 6, la guérison ?

Entre vendredi et mardi 21 avril, J40, j’ai passé 4 nuits, dont 3, où j’ai eu l’impression que tout mon corps s’échauffait de la tête aux pieds, sauf mes poumons !!! J’ai eu aussi des crises de tachycardie qui m’ont finalement valus un passage aux urgences. Mais, ma respiration s’est améliorée. De plus, je n’ai plus de crise de brûlures ou de sensations d’avoir les poumons dans un étau.

Depuis Mercredi 22 avril, J41, j’ai juste une gène à la respiration dans les zones touchées par le COVID et une légère toux résiduelle. Je n’ai plus de fièvre, mais je reste très fatiguée un jour sur 2 ou 3. Je n’arrive pas à me considérer comme guérie car j’ai encore cette légère oppression. J’essaye d’écouter ma raison qui me dit que cela doit être plutôt due à l’anxiété de la traversée de cette période plutôt qu’à COVID-19…

Vive la vie !

J’ai hâte de pouvoir reprendre une vie normale, même si cela sera une vie de confinée jusqu’au 11 mai ! A ce jour, cette « grippette » m’aura tenue plus de 41 jours en arrêt maladie alors que je n’ai pas été hospitalisée … Je sens que je suis sur la voie de la guérison. Néanmoins, vu mon parcours, je ne suis pas encore sereine. Cela va s’améliorer dans les jours qui viennent. Reste à voir si j’aurai des séquelles dans les semaines ou mois à venir…

Ce billet n’est qu’un témoignage. J’espère qu’il pourra aider certains malades à appréhender cette maladie, dont on ne parle que trop souvent de la forme grave qui mène en réanimation ou la forme bénigne qui guérie en 10-15 jours … Nous sommes de plus en plus de patients entre ces 2 tableaux cliniques … Ne vous sentez pas seuls !

Et j’en profite aussi pour dire un grand merci à tous nos professionnels de santé dont « j’ai eu le plaisir » d’en croiser beaucoup au cours de ces 6 dernières semaines !!

Source

Source : Christelle Austruy


Ces patients Covid-19 qui présentent des symptômes pendant des mois

Source : The Guardian
Traduit par l’équipe Les-Crises

Les chercheurs veulent comprendre pourquoi certaines personnes souffrent de la forme « longue queue » du virus.

À la mi-mars, Paul Garner a développé ce qu’il a cru être une « petite toux ». Professeur de maladies infectieuses, Garner discutait du nouveau coronavirus avec David Nabarro, l’envoyé spécial du Royaume-Uni sur la pandémie. A la fin de l’appel de Zoom, Nabarro a conseillé à Garner de rentrer chez lui immédiatement et de s’isoler. C’est ce qu’il a fait.

Quelques jours plus tard, il s’est retrouvé à combattre une infection qui faisait rage. C’est une infection qu’il compare à une « agression par quelqu’un » ou à un coup de batte de cricket sur la tête. « Les symptômes étaient très bizarres », dit-il. Ils comprenaient une perte d’odorat, une lourdeur, un malaise, une poitrine serrée et un cœur qui battait à toute allure. À un moment donné, Garner a cru qu’il allait mourir. Il a essayé de chercher sur Google « myocardite fulgurante » mais était trop malade pour naviguer sur l’écran.

Garner se présente avec ironie comme un membre du « Boris Johnson herd immunity group ». Il s’agit du groupe de patients qui ont contracté le Covid-19 dans les 12 jours précédant la fermeture définitive du Royaume-Uni. Il pensait que sa maladie passerait rapidement. Au lieu de cela, elle a continué à se développer – une montagne russe de mauvaise santé, d’émotions extrêmes et d’épuisement total, comme il l’a écrit sur son blog du British Medical Journal.

Il est de plus en plus évident que le virus provoque un éventail de symptômes bien plus large que ce que l’on croyait jusqu’à présent. Et que ses effets peuvent être prolongés de façon étonnante : dans le cas de Garner, pendant plus de sept semaines. Le professeur de la Liverpool School of Tropical Medicine affirme que son expérience avec le Covid-19 a donné lieu à un nouveau symptôme inquiétant chaque jour, semblable à un « calendrier de l’avent ».

Il avait la tête moite, des maux d’estomac, des acouphènes, des fourmillements, un essoufflement, des vertiges et de l’arthrite dans les mains. Chaque fois que Garner pensait qu’il allait mieux, la maladie revenait en force. « C’est profondément frustrant. Beaucoup de gens commencent à douter d’eux-mêmes », dit-il. « Leurs partenaires se demandent s’il y a quelque chose qui ne va pas psychologiquement chez eux. »

Depuis la publication de son article, Garner a reçu des courriels et des appels téléphoniques larmoyants de lecteurs reconnaissants qui pensaient devenir fous. « Je suis un spécialiste de la santé publique », dit-il. « Le virus provoque certainement beaucoup de changements immunologiques dans le corps, beaucoup de pathologies étranges que nous ne comprenons pas encore. C’est une nouvelle maladie. Et une maladie scandaleuse ».

Selon les dernières recherches, environ un patient sur 20 souffrant de Covid-19 présente des symptômes on-off à long terme. Il n’est pas clair si « long terme » signifie deux mois, ou trois ou plus. Le meilleur parallèle est la fièvre dengue, suggère Garner – une « horrible » infection virale des ganglions lymphatiques qu’il a également contractée. « La dengue va et vient. C’est comme conduire avec un frein à main pendant six à neuf mois ».

Le professeur Tim Spector, du King’s College de Londres, estime qu’un nombre restreint mais significatif de personnes souffrent de la forme « longue » du virus. Tim Spector est à la tête du groupe de recherche du King’s College London qui a développé l’application de suivi du Covid-19. Celle-ci permet à toute personne suspectée d’être atteinte de la maladie d’entrer ses symptômes quotidiennement ; quelque 3 à 4 millions de personnes l’utilisent actuellement, principalement des Britanniques et des Américains.

Spector estime qu’environ 200 000 d’entre elles signalent des symptômes qui ont duré pendant toute la durée de l’étude, soit six semaines. De bonnes données cliniques sont disponibles pour les patients qui se retrouvent à l’hôpital. Jusqu’à présent, le gouvernement ne collecte pas d’informations sur les personnes présentant des symptômes apparemment « légers » mais souvent épuisants – un groupe plus important que celui des personnes en soins intensifs.

« Ces personnes peuvent retourner au travail et ne pas être au top de leur forme », explique M. Spector. Il y a une toute autre facette du virus qui n’a pas retenu l’attention à cause de l’idée que « si vous n’êtes pas mort, vous allez bien ».

Et d’ajouter : « Nous sommes le pays qui a inventé l’épidémiologie. Nous n’avons produit aucune étude épidémiologique autre que l’application. C’est un peu gênant ».

Au fur et à mesure que l’on dispose de plus d’informations, le modèle Covid du gouvernement semble de plus en plus dépassé. De nombreux patients atteints de Covid-19 ne développent pas de fièvre et ne toussent pas. Au lieu de cela, ils ont des douleurs musculaires, un mal de gorge et des maux de tête. L’application a permis de suivre 15 types de symptômes différents, ainsi qu’un schéma distinct d' »épilation et d’atténuation ». « J’ai étudié 100 maladies. Le Covid est la plus étrange que j’ai vue dans ma carrière médicale », déclare M. Spector.

Les explications scientifiques n’en sont qu’à leurs débuts. Lynne Turner-Stokes, professeur de médecine de réadaptation au King’s College, affirme que le Covid-19 est une « maladie multi-systèmes » qui peut potentiellement affecter n’importe quel organe. Elle provoque des problèmes microvasculaires et des caillots. Les poumons, le cerveau, la peau, les reins et le système nerveux peuvent être touchés. Les symptômes neurologiques peuvent être légers (maux de tête) ou graves (confusion, délire, coma).

Selon M. Turner-Stokes, il est difficile de comprendre pourquoi la maladie est parfois si longue. L’une des explications est que le système immunitaire de l’organisme se met en surcharge, avec une réaction continue. Une autre explication est que les symptômes sont provoqués en chaîne par le virus. Dans les deux cas, il peut y avoir une « recrudescence de la symptomatologie ». Ou, comme elle le dit aussi en utilisant un langage plus familier, « tout le bazar revient ».

Les chercheurs collaborent désormais par-delà les frontières. Ils examinent les dernières données des pays européens comme l’Italie et l’Espagne, ainsi que la Chine. Ils cherchent à déterminer quel soutien pourrait être nécessaire pour les patients atteints de maladies graves et chroniques.

Pendant ce temps, la patients « longs » du Covid comparent leur situation par l’intermédiaire d’un groupe de soutien. La plupart d’entre eux sont soulagés en constatant que d’autres personnes se trouvent dans la même situation, et que leurs problèmes de santé ne sont pas imaginaires.

Source : The Guardian
Traduit par l’équipe Les-Crises


#apresJ20 #apresJ60 : sur les réseaux sociaux, des malades font état de formes longues du Covid

Certains ont cru être guéris. Jusqu’à ce que la fièvre, les difficultés respiratoires, la toux, reviennent, encore et encore. Sur les réseaux sociaux, de nombreux témoignages font état de formes longues du Covid-19, encore inexpliquées.

« Nous sommes une bizarrerie que personne ne semble comprendre », résume un malade. Sur Twitter, les témoignages de patients continuant à ressentir des symptômes du Covid-19 de longues semaines, voire des mois, après leur infection s’accumulent.

Quelle proportion ces malades représentent-ils ? Le phénomène a été constaté dans d’autres pays. Au Royaume-Uni, le professeur Paul Garner, spécialiste des maladies infectieuses, a notamment raconté sur son blog les 7 semaines passées à lutter contre le Covid-19. Sept semaines « effroyablement longues », qu’il compare à des « montagnes russes », faites d’émotions extrêmes et d’une immense fatigue.

« La maladie allait et venait. Les symptômes changeaient. C’était comme un calendrier de l’avent : à chaque jour sa surprise ». « Les professionnels de santé doivent tenir compte du fait que cette maladie peut durer des semaines, et que cette suite de symptômes n’est pas syndrome de fatigue post-virale, mais bien la maladie elle-même », écrit-il.

Lire l’article complet sur France Inter

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Brigitte // 26.05.2020 à 10h15

Désolée de parler de moi mais je me suis reconnue dans le témoignage de Christelle Austruy. J’ai eu le même parcours du combattant, avec quelques symptômes similaires, qui semblent récurrents (oppression et brulures thoracique, fatigue, légère fièvre, légers maux de tête).
Une quarantaine volontaire (je dis bien volontaire car aucun médecin ne m’y a obligée !!), 2 téléconsultations, 2 appels au 15, 2 consultations physiques d’où l’on ressort rassuré d’un côté (rien de grave) et de l’autre angoissé (suis-je nosophobe? le médecin est-il compétent?… et si ce n’est pas ça, c’est quoi? ..et n’ai-je pas pris le risque inutile de l’attraper chez le médecin? …) Bref, on gamberge pendant 1 semaine, guettant l’apparition des symptômes graves…. Sans compter la peur de l’avoir transmis à ses proches âgés…
Ma conclusion est que, au vu de mon expérience avec 3 médecins, la médecine de ville n’est pas brillante. Aucune prise de notes, aucune question pour s’informer en détails des symptômes, une grille de lecture formatée, aucune recommandation ni obligation de quarantaine, refus du test bien sur et toujours le « rien de grave » et le « bon courage » en guise de formule de politesse.
Un sentiment de « vide sanitaire » très désagréable. Heureusement je vis dans un environnement agréable et bien entourée.

52 réactions et commentaires

  • François // 26.05.2020 à 07h19

    Des symptômes il y en aura comme le confirme le pr Raoult. Il est plutôt inquiet sur le sujet.

    Même les asymptomatiques auront des problémes et il n’y a pas de douleur….

    Qui en parle ?

    C’est juste un scandale sanitaire. Personnellement, pas de blabla, je me suis inscrit pour une action collective juridique via noublionsrien .

    Le droit de soigner et d’être soigné est le minimum pour une société moderne

      +25

    Alerter
    • HC // 26.05.2020 à 08h05

      Oui ce qui choque c’est l’absence de traitement. Les chiffres de Marseille sont éloquents. Bien davantage que l’étude bidonnee de The Lancet (qui étrangement n’a pas encore fait l’objet d’un post).

        +28

      Alerter
      • Logique // 26.05.2020 à 10h36

         » Les chiffres de Marseille sont éloquents. Bien davantage que l’étude bidonnee de The Lancet  »

        Prouvez cette dernière affirmation.

        Quant au chiffres de Marseille, Olivier Berruyer a montré qu’eux ils étaient effectivement bidonnés.

          +10

        Alerter
        • MarieAnne // 26.05.2020 à 11h06

          Du coup, les morts de l’IHU devraient finir par se voir vu le nombre de gens traités avec ce médicament à Marseille… ils sont où ? cachés et enterrés dans les jardins de l’IHU ?
          Vous vous voulez lucide et critique, le minimum serait d’exiger de savoir d’où l’on vous parle. Les auteurs de cet article subit, réalisé en un temps record (rien que ça…), avouent eux-mêmes avoir des liens d’intérêt avec des laboratoires. Et justement les laboratoires intéressés à combattre la molécule pas chère en la remplaçant par une nouvelle encore moins inoffensive mais tellement plus chère…
          Reveillez-vous !

            +39

          Alerter
        • Julien // 26.05.2020 à 11h11

          OB n’est pas un dieu sur terre. On interprète et fait dire aux chiffres ce que l’on veut. L’étude de the Lancet est elle bidonnée, c’est certain. Il existe une chose indispensable à toute pratique scientifique, à la portée de tout le monde, c’est l’observation. Juste ça. Et quand on observe les choses, il est clair que Raoult ne s’est pas trompé, que le HCQ fonctionne, ils auraient pu la prescrire y compris à cette jeune fille… que Marseille est moins touchée, que Raoult roule dans un Duster de chez Dacia, et cela prouve un chose, ce mec n’en a rien à cirer de la tune 😉 donc rien à cirer des lobby et autres dessous de table pour prescrire des traitements inutiles voire dangereux. J’ai plus confiance en ce mec qu’en Veran ou Macron. et surtout je n’accorde aucun crédit aux pseudos experts en « virologie » des médias mainstream (3 mois que les mecs se pavanent sur des plateaux Tv en se prenant pour des demi dieux. laissez moi rire. La vérité arrive à grand pas, et d’ici quelques mois quand ça sortira j’en connais qui font faire des litres d’huile.

            +46

          Alerter
        • Catalina // 26.05.2020 à 18h47

          https://www.youtube.com/watch?v=EZhup-LgOlo

          Corinne Reverbel, Docteure en Biochimie & Microbiologie, Sud Radio
          Critique de le Lancet

            +8

          Alerter
    • LibEgaFra // 26.05.2020 à 14h33

       » Il est plutôt inquiet sur le sujet. »

      Lui, inquiet? Mais voyons ce n’est qu’une petite grippe de rien du tout qui est guérie quasi instantanément par une dose massive de chlorochose! Cette dame n’a pas pris la potion miracle, elle est bien punie.

      Tenez à propos de la chlorochose, entretien chez Bercoff aujourd’hui avec un fabriquant de vaxxins (la même entreprise que Trump a voulu racheter!). Il a dit deux choses:

      1) la chlorochose à faible dose potentialise les vaxxins, c’est-à-dire les rendent plus efficaces;

      2) à haute dose elle a un effet imuno-suppressif.

      Le virus vous dit merci pour le traitement à haute dose!

      Alléluia! Alléluia! Gloire au plus haut des cieux! Demain vers midi sur Sud-Radio, André Bercoff reçoit Saint Didier!

      La messe sera dite! Agenouillez-vous mes frères!

        +9

      Alerter
      • LibEgaFra // 26.05.2020 à 14h53

        « Demain vers midi sur Sud-Radio, André Bercoff reçoit Saint Didier! »

        Curieux, il ne sera pas au chevet de ses malades en train de les soigner? Prêcher la bonne parole serait donc plus important pour un médecin?

          +9

        Alerter
      • Bissecan // 26.05.2020 à 20h43

        @libegafra. Ben l’effet immunosuppresseur c’est bien ce qui est recherché puisque les gens meurent d’une réaction auto-immune. Alléluia ! Cela ne prouve pas que le traitement marche mais que Rraoult peut avoir raison.
        Quand aux malades au long cours dont parle l’article un suivi psychologique s’impose. J’en connais un certain nombre qui n’ont pas attendu le covid pour avoir des symptômes psychosomatiques

          +6

        Alerter
        • LibEgaFra // 27.05.2020 à 09h12

          Tout faux. Si vous prenez un immunosuppresseur au début de l’infection – ce qui est recommandé par saint didier avec sa chlorochose à haute dose – vous laissez le champ libre au virus.

          1) L’immunosuppresseur ne doit être donné qu’en cas de nécessité (et donc pas systématiquement) une fois que le système immunitaire a éliminé le virus;
          2) il existe des immunosuppresseurs qui n’ont pas les effets secondaires de la chlorochose.

            +5

          Alerter
          • Narm // 27.05.2020 à 20h53

            qu’est ce que vous n’écririez pas comme ânerie pour critiquer Panoramix

            ce qu’il a dit a marseille dès le début c’est ce qui est repris dans l’article
            https://www.les-crises.fr/alessandro-vespignani-sans-infrastructure-l-epidemie-repartira-en-italie/
            tester isoler traiter, le reste n’est que littérature
            On comptera les morts après la bataille
            Je compte déjà les miens ( un , grâce à l’excellente gestion dans le grand est)
            doliprane, rivotril, c’est radical !

              +1

            Alerter
    • Clode // 26.05.2020 à 22h26

      Hier sur LCI. Je ne sais plus quel medecin/ponte déclarait qu’il fallait sanctionner les apprentis sorciers , entendez médecins de ville, qui donnaient des traitements.
      Mon ami ,alors que ses poumons le brûlaient et que le 15 persistait avec sa chloroquine, a eu la malchance d’être soigné par un de ces dangereux médecins, au bout de 3 jours d’antibiotiques , il etait definitivement guéri.
      Ledit medecin n’a pas déclaré sa maladie Covid car dans ce cas, il n’aurait pas pu lui prescrire l’antibiotique.( plus tard le test serologique a bien confirmé les anticorps Covid )

        +4

      Alerter
      • LibEgaFra // 27.05.2020 à 09h19

        Eh oui, pas besoin de la chlorochose pour guérir dans de nombreux cas, l’antibiotique suffit, ou l’immunosuppresseur suffit, mais au bon moment et pas au début du traitement.

          +3

        Alerter
  • 50 shades of Grey Vice // 26.05.2020 à 07h45

    « Nous entendons parlé « …
    Un symptôme de plus?

      +3

    Alerter
  • calal // 26.05.2020 à 08h01

    Le premier temoignage confirme que cette crise va peut etre remettre bien des pendules a l’heure: une « winneuse » avec un bon travail,un bon niveau de revenu,un bon reseau de connaissances (je prepare mes prochaines vacances dans l’ouest des us) , se rend compte qu’elle peut mourir du jour au lendemain (« En effet, dans la journée j’ai appris le décès d’une connaissance suite au COVID-19 et qui était juste agé d’un an de plus que moi « ).Il lui faut attendre j+37 pour avoir un antibiotique…

    PAs grand monde a quelque chose a gagner dans la societe qui nous attend. Tout le monde se prend pour un gagnant avec son compte instagram mais nous sommes tous facilement jetables puis remplacables . Meme les medecins qui ont survecu au numerus clausus et a la selection n’ont pas eu droit a un masque en tissu…

      +41

    Alerter
  • jean-pierre.georges-pichot // 26.05.2020 à 08h37

    ’41 jours face au Covid-19′ : étonnant comme on ne s’étonne plus de l’évolution barbare de la société des ‘bed-managers’, seule réponse imaginée par Mme Buzyn, avec l’interdiction de l’HCQ lorsqu’elle a vu arriver la vague. Car enfin, quel est le problème décrit ? C’est le simple fait que cette jeune femme gravement malade n’a jamais pu convaincre le système hospitalier de la prendre en charge. On comprend la fureur de l’establishment devant le rappel à l’ordre que représente le professeur Raoult : être médecin consiste à soigner les gens. Tout essayer, que l’on ait ou non des médicaments efficaces, très efficaces, peu efficaces, avec pour seule limite la prescription première : ‘primum non nocere’. Je savais déjà par expérience personnelle à quel point il est difficile de convaincre un hôpital de vous soigner dans ce pays. Les autres questions, et en particulier les enculages de mouches sur l’efficacité de ceci et la crédibilité de cela sont accessoires. Et nous le devons entièrement à la gestion technocratique et mafieuse de l’Etat colonisé par les lobbyistes.

      +59

    Alerter
    • lairderien // 26.05.2020 à 10h05

      Je suis atterré de constater qu’une personne à priori instruite se soit contenté de subir pendant si longtemps sans tout tenter pour se faire soigner. Juste une question : elle ne sait pas se servir d’internet pour chercher des solutions en l’absence de vrai réponse de son médecin ?
      D’ailleurs c’est quoi ce médecin qui se contente de suivre les consignes sans chercher ce qui pourrait aider sa patiente ?
      Enfin heureusement elle est jeune, mais en restant si longtemps passive devant sa maladie elle risque de conserver des séquelles graves au niveau des poumons.

        +14

      Alerter
      • Marie Pan-Pan // 26.05.2020 à 11h07

        Même des gens peu instruits, bien plus agés et pas vraiment winners font la même erreur.
        Je viens d’apprendre que mon oncle de 68 ans, pas du tout assidu d’Internet,petit prolo de banlieue et pas franchement une lumière mais un coeur en or, souffre du Covid « version longue » depuis le tout début du confinement donc.
        Je suis moi-même atterrée par son inconscience de vouloir cacher sa maladie à la famille,pour ne pas se faire remarquer;d’avoir peut-être bien contaminé je-ne-sais-qui rien qu’en faisant ses courses ou en prenant l’ascenseur de son immeuble. Mais surtout en colère contre son médecin, si on peut appeler ça un médecin, qui l’a vu deux fois et la simplement renvoyé chez lui avec des boîtes de Doliprane.
        Alors qu’elle disposait de tests, elle n’a pas jugé bon de lui en proposer.Et c’est seulement cette semaine, à bout d’épuisement (je vous passe les détails de ses symptômes) qu’il a accepté enfin l’hospitalisation.
        Le proche entourage (800km nous séparent) soit par ignorance soit par peur, je ne sais, n’a pu ou voulu réagir en conséquence dés le début.
        Quand je vois la différence avec les médecins de ma petite commune, le protocole en place et la sur-réactivité, ça frise parfois le ridicule mais à choisir…

          +0

        Alerter
        • Clode // 28.05.2020 à 19h56

          Oui bien triste voire criminel de continuer cette folie du doliprane, des personnes sont décédées pour avoir été soignée tardivement.

            +0

          Alerter
      • LibEgaFra // 26.05.2020 à 14h46

        A la lecture de ce témoignage, ce qui me frappe c’est le degré de stress et d’incertitudes. Ce n’est pas le meilleur chemin vers la guérison. Un moral d’acier est au contraire la meilleure des thérapies.

        Les hypocondriaques sont mal barrés en cette période.

        Si tous les examens sont normaux, les symptômes totalement irréguliers, n’importe quel virus peut être en cause. Comme si il n’y avait qu’un seul virus circulant… On ne prête qu’au riche, et le covid19 et le « riche » actuel.

        Elle a été diagnostiquée (???), mais pas testée. Valeur du « diagnostic » proche de zéro. Saint Didier aurait pu lui dire: pas d’agueusie, pas d’anosmie? Ce n’est pas le covid19, parole de superstar intergalactique!

        Voyez la gastro…

        Allez, je parie que cette personne vit seule!

        Magnifique témoignage quand même!

          +9

        Alerter
      • Brigitte // 26.05.2020 à 14h54

        lairderien, ah bon vous êtes attéré? et insultant aussi d’ailleurs. Un autre commentaire de Monique qui juge ce témoignage pitoyable, prétendant que cette femme a perdu son libre arbitre, qu’elle aurait du courir à Marseille pour se faire soigner….je suis sidérée de tant de bêtise.
        Catherine dit que c’est la faute à la télé, qui a stressé les braves gens, aggravant leurs symptômes. Oui le stress a été savamment entretenu par les médias, c’est vrai, mais les symptômes sont bien réels. LibEgFra, lui, met ça sur le compte de la solitude et écarte le covid d’un revers de main….
        Que tous ces gens qui prétendent détenir la vérité, sur simple gavage internet, sans une once d’expérience ni de psychologie, se taisent.

          +6

        Alerter
        • lairderien // 26.05.2020 à 16h25

          Ais-je parlé de Marseille ? Non j’ai seulement parlé de chercher s’il n’y avait pas autre chose à faire que de subir. Il y d’autres médecins qui ont agit en dehors de Marseille, en soignant avec ce qu’ils espéraient être mieux que du paracétamol. C’est bien sa passivité qui m’interpelle dans son témoignage et c’est tout.
          Personnellement étant dans les personnes à risque +++, je me suis dès le départ début mars préoccupé des solutions possibles par tous les moyens à ma disposition et pas seulement internet. Bon le virus n’a pour l’instant pas croisé mon chemin bien que je ne prenne que les dispositions minimales de protection par la distanciation physique et le lavage des mains, tout en faisant les courses sans rien changer à mes habitudes.

            +5

          Alerter
        • LibEgaFra // 26.05.2020 à 18h15

          « lui, met ça sur le compte de la solitude et écarte le covid d’un revers de main…. »

          Pas moi, pas moi! Mais Saint Didier dans une consultation téléphonique avec Onfray. Tel que! Donc un infectiologue de renommée pluri-galactique a écarté le diagnostic du covid d' »un revers de main ».

          Je note, je note.

            +4

          Alerter
          • Tatave // 26.05.2020 à 20h34

            C’était pas bien difficile, pas besoin d’être un saint, puisque Onfray n’avait perdu ni le goût ni l’odorat, qui sont les symptômes qui signent la maladie.

              +2

            Alerter
            • LibEgaFra // 27.05.2020 à 09h14

              Qui signent la maladie certes, mais symptômes qui ne sont pas présents chez TOUS les malades du covid19.Une imbécilité de plus à mettre au passif de saint didier.

                +3

              Alerter
      • tepavac // 26.05.2020 à 20h59

        « Je suis atterré de constater qu’une personne à priori instruite se soit contenté de subir pendant si longtemps sans tout tenter pour se faire soigner »

        Vous feriez quoi en de telles circonstances?
        Braquer le médecin !

          +6

        Alerter
    • sara // 26.05.2020 à 14h03

      @jean pierre georges pichot Ne croyez pas que je veuille dédouaner Agnès Buzyn de quoi que soit, mais la décision de classer la chloroquine dans les substances vénéneuses a été prise bien avant le début de l’épidémie même si cela n’a été finalisé qu’en janvier dernier.
      Une interview du docteur Guérin qui, pour une fois, n’est pas coupée:
      https://www.youtube.com/watch?v=dFIqryD421I

        +3

      Alerter
      • Phil-A // 26.05.2020 à 14h41

        Ca n’a été finalisé qu’en janvier , mais commencé en octobre 2019 , juste avant le debut planetaire de l’epidemie (jeux olympiques militaires en chine) , ce qui est potentiellement pire ?

          +11

        Alerter
      • jean-pierre.georges-pichot // 26.05.2020 à 22h46

        Merci pour le lien. J’ai visionné avec intérêt. Sur cette histoire d’interdiction de l’HCQ, il y a vraiment des choses à tirer au clair. On voit bien que c’était un objectif poursuivi avec ténacité, et qui vient d’être atteint définitivement au prix d’un long combat, en mobilisant tous les moyens possibles. Pourquoi cet assaut ? C’est la question la plus facile : vieux médicament banal qui ne rapporte rien à personne, ni argent, ni prestige. Un corps de purs chercheurs-innovateurs poussera toujours une nouveauté, même inférieure, au détriment d’une pratique éprouvée. C’est à comparer au remplacement de la méthode analytique par la méthode globale en apprentissage de la lecture. Quant au tempo, on peut supposer que la conjoncture Coronavirus-usage de l’HCQ est ce qui a mu la maison Gilead. Au 26 janvier, le scénario d’ensemble était inimaginable pour le grand public, mais bien dessiné pour qui était au centre des choses. Nous savons maintenant que les premiers cas chinois sont de l’automne 2019, et qu’il n’est pas exclu que les premiers cas tout court soient américains. De quand datent les premières administrations d’HCQ ? Mystère pour nous, mais les acteurs communiquent entre eux plus que n’imaginent les spectateurs.

          +11

        Alerter
        • jean-pierre.georges-pichot // 04.06.2020 à 08h59

          Relisant ce commentaire, je précise ce que j’ai vu depuis, avec en particulier la polémique sur l’étude bidon du ‘Lancet’ censée clore le débat, et divers articles parus en réaction : les premières mentions de l’HCQ comme anti-coronovirale potentielle, ainsi que deux autres produits (Bafilomycine et chlorure d’ammonium), dont on n’a apparemment pas reparlé, sont faites au moment de l’épidémie de SARS. Le débat est donc assez ancien, et les couteaux étaient sans doute tenus bien affûtés dans les tiroirs du côté des labos soucieux de promouvoir leurs coûteuses innovations. Voir : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC384725/

            +0

          Alerter
  • catherine // 26.05.2020 à 09h09

    Il est dommage que cette personne, Christelle, ne dise pas clairement et honnêtement qu’elle a été au préalable considérablement stressée précisément par la menace de mort par la pandémie du covid 19, sur elle-même ou ses proches.

    L’angoisse avant le symptômes a du être très importante pour que son diaphragme ait réagi de la sorte, ce qu’elle connaît très bien apparemment puisqu’elle a voulu y répondre par « exercice, respiration , détente ».

    Le stress peut être délétère, on ne le répétera jamais assez.

    La récupération après des épisodes aiguës de broncho-pneumonie peut être très longue, la toux ainsi que l’essouflement peuvent traîner, il en a été toujours ainsi.

      +8

    Alerter
    • tepavac // 26.05.2020 à 10h32

       » ne dise pas clairement et honnêtement qu’elle a été au préalable considérablement stressée précisément par la menace de mort par la pandémie du covid 19, sur elle-même ou ses proches. »

      J’ai été hospitalisé en Octobre, bien avant que l’on parle d’un quelconque virus, suite à un blocage complet de la respiration. Je ne vais pas épiloguer, pratiquement tout est déjà décrit dans ce billet avec quelques variantes. Cela fait maintenant 7 mois et l’alternance entre fatigues épuisantes et retour à la vie est inchangé. 7 mois où on constate que « notre » organisation sociale, ne répond plus aux attentes légitimes de ses membres. Je le dis comme je le penses, ceux qui ont milité contre les soins, je leur souhaite de trouver portes-closes et aucune entraide lorsque leur tour viendra, qu’ils se démerdent seuls, sans gémir, sans chouiner et sans quémander une quelconques aide.

      Dommage dites-vous, il est surtout dommageable pour l’intérêt générale d’affirmer des suppositions aventureuses sur un sujet qui concerne la vie des autres.

        +16

      Alerter
      • catherine // 26.05.2020 à 12h21

        Je ne veux pas absolument pas polémiquer cher Tepavac, mais je ne comprends pas que vous superposiez votre cas sur celui de Christelle et par là même mes propos concernant Christelle.

        Si vous saviez combien de personnes j’ai rencontrées dans un centre Covid de mon coin, dans un état d’angoisse phénoménale, accompagné de difficultés respiratoires qui n’avaient rien à voir avec la covid 19.

        Mais vous assureriez que votre situation démarrée en octobre ne trouve aucun facteur déclenchant identifiable, même s’il est plus ou moins conscientisé ?

          +3

        Alerter
        • tepavac // 26.05.2020 à 20h08

          Ne vous en formalisez point chère Catherine, je comprends les interrogations, ma réponse s’adresse à tous autant qu’à moi même.
          Pourtant je vois que vous doutez de la similarité de la situation, simplement par la précocité des symptômes. C’est tout le problème de la situation, aucun dépistage n’est demandé par le médecin traitant en dépit des rechutes et ce, conformément aux directives gouvernementales. Elles mêmes, semble t-il, sur les recommandations du haut conseils de la santé…

          Vu toutes les invraisemblances et les incohérences répertoriées depuis le début de cette épidémie, nous ne sommes plus à une contradiction près.
          Par ailleurs, ce n’est pas comme si ce virus serait inconnu, les premières études de recherche de traitement remontent à 2004 et 2005 par les plus grands centre de virologie, au USA, au Canada et en Belgique en premier, puis au fil des années par plusieurs centres de recherche dans le monde. Plus de 3000 publication scientifiques sur le sujet et deux constantes dans les conclusions.
          1- le virus mute trop rapidement, en moyenne une mutation tous les 14 jours.
          2- la prophylaxie est privilégiée avec toujours les mêmes molécules…

          De mon point de vue, ce n’est pas le virus qui est inquiétant, mais bien tout ce qui se passe autour.

            +7

          Alerter
      • Logique // 26.05.2020 à 18h15

        « J’ai été hospitalisé en Octobre, bien avant que l’on parle d’un quelconque virus, suite à un blocage complet de la respiration. »

        Et pouvons-nous connaître le diagnostic de l’époque?

          +1

        Alerter
        • tepavac // 26.05.2020 à 20h27

          Trop d’acidité gastrique….
          Le médecin supposait le développement d’un Helicobacter pylori, ce qui est fort probable. mais seuls les examens , qui reprennent maintenant, pourront le confirmer. notamment test à l’effort avant exploration endoscopique.
          C’est dans ces circonstances que l’on se rend pleinement compte de la surcharge de notre système de santé, tous les secteurs sont touché, avoir des rdv, prends des semaines…

            +1

          Alerter
          • Bissecan // 26.05.2020 à 22h21

            Suspicion d’Helicobacter pylori. Trop lol! L’excuse de médecin minable. Une bactérie qui fait partie de la flore intestinale de 80% des humains! Cela me fait penser au véto qui à fait un grattage cutané à mon toutou suspectant une demodecie. Ne trouvant pas de demodex, il me prescrit tout de même le médicament justifiant que les résultat ne prouvent pas qu’il n’en ai pas. Effectivement pour un acarien présent sur la peau de 80% des chiens…

              +3

            Alerter
  • Perret // 26.05.2020 à 09h15

    Visiblement le paracétamol a été le nec plus ultra de la lutte contre Covid-19. Selon Vigibase de l’OMS, il provoque juste 3,5 fois plus d’accidents cardiaques que chloroquine et hydroxychloroquine réunis. Combien de morts pour cause de refus gouvernemental de soins ? 20 000 ? Va falloir porter plainte !

      +41

    Alerter
    • Boumba // 26.05.2020 à 19h32

      Est-ce à nombre de prises égales ? Car si les gens ont pris 10 fois plus de paracétamol, alors il fait 3 fois moins d’accidents cardiaques que la chloromachintruc …

        +1

      Alerter
  • fanfan // 26.05.2020 à 10h12

    « Bonjour à tous et à toutes. Je m’appelle Hélène Potrich, je suis médecin généraliste à Séverac-le-Château, c’est en Aveyron. Et j’ai décidé aujourd’hui de faire cette vidéo pour vous faire part de toute ma colère. Aussi bien en tant que médecin qu’en tant que citoyenne »
    https://www.youtube.com/watch?v=-jwqblMqpXc&feature=youtu.be

      +23

    Alerter
  • Brigitte // 26.05.2020 à 10h15

    Désolée de parler de moi mais je me suis reconnue dans le témoignage de Christelle Austruy. J’ai eu le même parcours du combattant, avec quelques symptômes similaires, qui semblent récurrents (oppression et brulures thoracique, fatigue, légère fièvre, légers maux de tête).
    Une quarantaine volontaire (je dis bien volontaire car aucun médecin ne m’y a obligée !!), 2 téléconsultations, 2 appels au 15, 2 consultations physiques d’où l’on ressort rassuré d’un côté (rien de grave) et de l’autre angoissé (suis-je nosophobe? le médecin est-il compétent?… et si ce n’est pas ça, c’est quoi? ..et n’ai-je pas pris le risque inutile de l’attraper chez le médecin? …) Bref, on gamberge pendant 1 semaine, guettant l’apparition des symptômes graves…. Sans compter la peur de l’avoir transmis à ses proches âgés…
    Ma conclusion est que, au vu de mon expérience avec 3 médecins, la médecine de ville n’est pas brillante. Aucune prise de notes, aucune question pour s’informer en détails des symptômes, une grille de lecture formatée, aucune recommandation ni obligation de quarantaine, refus du test bien sur et toujours le « rien de grave » et le « bon courage » en guise de formule de politesse.
    Un sentiment de « vide sanitaire » très désagréable. Heureusement je vis dans un environnement agréable et bien entourée.

      +30

    Alerter
    • catherine // 26.05.2020 à 12h24

      votre témoignage est précieux, merci.

      Oui,je pense que beaucoup de gens ont découvert que la médecine d’école avait ses limites.

        +7

      Alerter
    • Bourdeaux // 26.05.2020 à 18h01

      Votre remarque est très juste, beaucoup de gens ont peut-être réalisé que les médecins sont des professionnels comme les autres : on y trouve autant de fumistes négligents, de paresseux et d’incompétents que parmi les garagistes ou les vendeurs.

        +6

      Alerter
  • monique // 26.05.2020 à 10h37

    ce témoignage est pitoyable.voilà quelqu’un qui a perdu tout libre arbitre et qui suit à la lettre les ordres du gouvernement ,
    quitte à en mourir .
    merci à hélène potrich ,une figure de femme libre,qui réfléchit et un médecin qui revendique sa liberté de prescrire,
    et qui tourne généreusement le dos à la clique des laboratoires…
    nous avons besoin de médecins de cette trempe,Raoult en tête…

      +25

    Alerter
    • Clode // 26.05.2020 à 22h40

      Les médecins de l’est qui avaient communiqué dans l’est républicain les bons résultats qu’ils avaient obtenu sur un nombre significatif de patients ont été vertement tancés par le conseil de l,’ordre qui a évoqué d’éventuelles poursuites.

        +6

      Alerter
  • diji67 // 26.05.2020 à 10h49

    Brigitte,

    Tellement d’accord avec vous, vous décrivez le désert médical qui existe dans bon nombre d’endroits, aussi des médecins généralistes « pantouflards » (j’en ai un aussi qui pour toute réponse m’a dit une fois que j’avais mal à l’épaule, bahhh vous savez l’épaule c’est compliqué. Du coup je suis allé voir ailleurs et on m’a traité comme il faut)…

    C’est comme partout et pour n’importe quel métier, c’est personnel dépendant…

      +9

    Alerter
  • 78 ans… // 26.05.2020 à 12h02

    J+41…? J+61…?!!!

    Et pourtant (pas besoin de se rendre en Chine…), ailleurs on teste, on isole, on traite et soigne, ce faisant on guérit.

    « E pur si muove ! »

      +8

    Alerter
  • Barachin // 26.05.2020 à 23h03

    Merci pour ce lien vers le blog professionnel du témoin.

    Mais en quoi cela éclaire son témoignage ?
    Que signifient ce « no comment » ou ce « tout est dit » quelque peu sibyllins ?

      +0

    Alerter
  • peter // 27.05.2020 à 20h25

    https://www.healtheuropa.eu/azithromycin-prevent-nhs-workers-developing-covid-19/99271/ (le commentaire d’un patient sou chloroquine pour syndrome immunitaire est très convaincant)

    La bonne molécule pour réduire la charge virale rapidement c’est ou c’était soit l’azythromycine soit la doxicycline à prendre dès le début des signes cliniques.
    Action anti inflammatoire et anti viral des macrolides. L’hydroxychlorocoquine n’a qu’un effet potentialisateur non indispensable. Covid 19 = Virus de la même trempe (ARN monocaténaire+) que la grippe, la dengue ,le zika , le rhinovirus, entérovirus souvent traités par macrolide.
    Bien dommage tout ça et cette jeune femme n’aurait pas du souffrir comme ça pendant 30 j et même plus. , on n’est à quelle époque, merde !!
    A se demander si cette crise sanitaire amplifiée n’a pas été l’allumette nécessaire pour un reset économique?
    Médecin ayant traité sa famille (10 personnes) avec azythromycine et avec sucés à partir du 16 mars et j’ai fait passer une lettre au ministère de la santé le 14/04/2020, pas de réponse !

      +0

    Alerter
    • Clode // 28.05.2020 à 04h08

      Si si la.réponse est arrivée sur les plateaux via les médecins de cour, vous êtes un apprenti sorcier susceptible d’être recherché en responsabilité.
      Puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas de traitement.
      Lors des attaques contre Raoult, l’azithomycine n’est jamais cité.
      Les médecins qui ont communiqué leurs bons résultats dans l’Est Republicain ont été tancés par l’Ordre.

        +0

      Alerter
      • peter // 28.05.2020 à 10h28

        Oui les confrères mosellans ont été tancés par l’ordre car il y a eu une plainte des confrères autour qui ont considérés que faire paraître un article dans un journal important avec leur noms était de la publicité !!!! .

          +0

        Alerter
        • Clode // 28.05.2020 à 11h48

          De plus sur les plateaux, il a été dit que leurs traitements n’avaient pas été validés « scientifiquement » et qu’ils pouvaient de fait être poursuivis en justice.
          Pour vous  » rassurer » nous avons les mêmes spécialistes à l’éducation nationale qui sous couvert de gros mots ( gomme=bloc mucilagineux à effet soustractif) assassinent les vrais enseignants/pédagogues qui n’appliquent pas leurs délires hors sols.

            +0

          Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications