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19.septembre.201419.9.2014 // Les Crises

[Traduction exclusive] Ukraine, journalisme corrompu et foi atlantiste

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Karel van Wolferen est un journaliste Néerlandais et un professeur émérite de l’Université d’Amsterdam. Depuis 1969, il a publié plus de vingt livres sur les politiques publiques, qui ont été traduits en onze langues et vendus à plus d’un million d’exemplaires dans le monde. En tant que correspondant étranger pour NRC Handelsblad, l’un des journaux-phares de la Hollande, il a reçu la plus haute récompense néerlandaise pour le journalisme, et au cours des années, ses articles ont été publiés dans le New York Times, le Washington Post, The New Republic, The National Interest, Le Monde, et de nombreux autres journaux et magazines.

Source : Karel van Wolferen, Unz.com, 14 aout 2014

L’Union Européenne n’est plus guidée par des politiques dotés d’une solide compréhension de l’ histoire, d’une sobre capacité d’évaluation de la réalité du monde, ou d’un simple bon sens joints à l’intérêt à long terme de ceux qu’ils dirigent. S’il nous en fallait encore la preuve, elle aura certainement été donnée par les sanctions décidées, la semaine dernière, pour « punir » la Russie.

Une bonne manière de comprendre les raisons de leur stupidité est de commencer par les médias puisque quelle que soit leur compréhension du problème, quel que soit leur intérêt personnel, ces politiques doivent être perçus comme prenant la bonne décision. C’est le travail des journaux et des télévisions.

Dans la majeure partie de l’Union Européenne, la compréhension générale de la réalité mondiale, depuis l’affreux destin des passagers de la Malaysian Airline, provient des journaux et des télévisions grand public, lesquels se sont alignés sur l’approche des médias « mainstream » anglo-américains, et ont présenté des « informations » où les insinuations et les calomnies prennent la place de vrais reportages. Des publications respectées comme le Financial Times ou le jadis respecté journal néerlandais NRC Handelsblad, pour lequel j’ai travaillé seize ans en tant que correspondant de l’Asie de l’Est, n’ont pas seulement participé à cette corruption du journalisme, mais ont aidé à le pousser à un stade délirant. « L’expertise » et les éditoriaux qu’a produits ce terreau sont allés plus loin que tout ce que je peux me rappeler d’exemples d’hystérie médiatique entretenue à des fins politiques. L’exemple le plus flagrant nous vient d’un chef de file des anti-Poutine, dans l’édition du 26 juillet de l’Economist Magazine. Son ton est celui d’Henri V haranguant ses troupes avant la bataille d’Azincourt dans la pièce de Shakespeare.

Ce qu’il faut garder présent à l’esprit, c’est qu’à l’échelle européenne, il n’y a aucune publication, aucun journal qui soutienne un espace public européen et fournisse aux Européens intéressés par la politique un moyen de réfléchir et discuter entre eux des grands événements internationaux

Parce que ceux qui s’ intéressent à l’actualité mondiale lisent habituellement l’édition internationale du New York Times ou du Financial Times, questions et réponses à propos des développements géopolitiques sont formatées de façon routinière ou fortement influencées par ce que les éditeurs à New York et à Londres auront considéré comme important.

La pensée qui pourrait significativement en dévier, comme actuellement dans le Spiegel, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le Zeit et l’ Handelsblatt, reste confinée à l’intérieur des frontières allemandes. Par conséquent, nous ne voyons se dessiner aucune opinion européenne sur les événement mondiaux, même quand ceux-ci ont un impact direct sur les intérêts de l’Union Européenne elle-même.

La complaisance générale qu’entretient le peuple néerlandais pour les événements mondiaux susceptibles de l’affecter a brutalement pris fin lorsque 193 de ses compatriotes (ainsi que de 105 personnes d’autres nationalités) ont péri dans le crash de la Malaysian Airlines, et ses médias se sont empressés de suivre les accusations américaines qui désignaient Moscou. Les explications qui ne mettaient pas en cause d’une façon ou d’une autre la culpabilité du président russe étaient hors-jeu.

Un empressement aux antipodes des propos très sobres tenus par le Premier Ministre néerlandais, qui bien que subissant une pression énorme l’incitant à se joindre aux accusateurs, insistait pour qu’on attende les résultats de l’enquête.

Les journaux télévisés que j’ai regardés les jours suivants avaient invité, entre autres commentateurs anti-russes, des présentateurs télé liés aux néoconservateurs américains, pour présenter l’information à un public déconcerté et vraiment bouleversé.

Un spécialiste néerlandais de politique étrangère a expliqué que le ministre des Affaires étrangères ou son représentant n’avait pu rejoindre le site du crash (comme avaient pu le faire les officiels malaisiens) pour récupérer les restes des citoyens néerlandais, parce que cela aurait signifié la reconnaissance implicite d’un statut diplomatique pour les « séparatistes ». Quand l’Union Européenne reconnaît en bloc un régime né d’un coup d’Etat fomenté par les Américains, diplomatiquement elle est coincée.

Les habitants et les combattants anti-Kiev sur le site du crash ont été dépeints, images de Youtube à l’appui, comme des criminels non coopératifs, ce qui aux yeux de nombreux spectateurs était la confirmation de leur culpabilité. Cela a changé plus tard, lorsque des reportages de vrais journalistes ont montré des villageois profondément choqués et émus, mais cette contradiction n’a pas été expliquée, et les suppositions infâmantes précédentes n’ont pas laissé place à une analyse objective des raisons de leur combat.

Les tweets tendancieux et les « informations » de Youtube étaient devenus le socle de l’indignation officielle néerlandaise envers les Ukrainiens de l’est, et de là est né le sentiment général que quelque chose devait être fait. Mission accomplie, toujours selon le sentiment général, grâce à une grande cérémonie nationale télévisée de réception des restes humains néerlandais (récupérés par l’entremise d’une médiation malaisienne).

Rien de ce que j’ai vu ou lu n’a jamais laissé entendre que la crise en Ukraine – qui a conduit au coup d’Etat et à la guerre civile – avait été créée par les néo-conservateurs et quelques fanatiques “R2P” (« responsabilité de protéger ») du Département d’Etat et de la Maison-Blanche, auxquels le président Obama avait apparemment laissé les mains libres. Les médias néerlandais semblaient également ignorer que la catastrophe avait immédiatement été transformée en un sujet de disputes politiques prolongées pour les besoins de la Maison-Blanche et du Département d’Etat. Ne fut pas évoquée non plus la possibilité que Poutine aurait eu raison de dire que la catastrophe ne serait pas arrivée si sa demande insistante d’un cessez-le-feu avait été acceptée.

De fait, Kiev a rompu le cessez-le-feu – le 10 juin – dans sa guerre civile contre les Ukrainiens de l’Est russophones qui ne souhaitent pas être gouvernés par un regroupement de voyous, de descendants de nazis ukrainiens et d’oligarques amourachés du FMI et de l’Union européenne. Les supposés « rebelles » n’ont fait que répliquer à un début de nettoyage ethnique (terreur par bombardements systématiques et atrocités – au moins 30 Ukrainiens brûlés vifs) mené par les forces de Kiev, à propos desquelles rien ou fort peu n’a été dit dans les reportages européens.

Il est peu probable que les ONG américaines, dont il a été admis officiellement qu’elles avaient dépensé cinq milliards de dollars dans leur campagne de déstabilisation politique, en préalable au putsch de février à Kiev, aient soudainement disparu d’Ukraine. Il est aussi peu probable que les troupes spéciales et les conseillers militaires américains soient restés à se tourner les pouces tandis que les officiers de Kiev et les milices établissaient leur stratégie de guerre civile. Après tout, les nouveaux voyous au pouvoir sont les représentants d’un régime sous perfusion financière de Washington, de l’Union Européenne et du FMI. Ce que nous savons, c’est que Washington encourage les massacres ayant lieu dans le cadre de la guerre civile qu’il a aidé à déclencher.

Mais Washington a toujours eu l’avantage dans cette guerre de propagande qui l’oppose à un adversaire très réticent, contrairement à ce que les médias grand public ont voulu nous faire croire. La propagande, qui prend sa source à Washington, est construite de manière à coller à l’hypothèse d’un Poutine qui, guidé et soutenu par un nationalisme exacerbé par la chute de l’empire soviétique, tente de repousser les frontières de la Fédération de Russie jusqu’aux anciennes limites du défunt empire. Les experts les plus téméraires, touchés par la fièvre néoconservatrice, vont jusqu’à considérer la Russie comme menaçant d’englober l’Ouest. A partir de là, on fait croire aux Européens que Poutine refuse toute diplomatie, alors que c’est ce à quoi il a toujours exhorté. Par conséquent la propagande en cours a eu pour effet de donner une image dangereuse et extrême des actions non pas de Washington , mais bien de Poutine. Quiconque ayant vécu une expérience personnelle montrant Poutine ou la Russie sous un mauvais jour doit se manifester immédiatement ; les éditorialistes néerlandais en sont particulièrement friands en ce moment.

Il ne fait aucun doute que la propagande de Moscou, à laquelle il est souvent fait référence, existe réellement. Mais il y a des moyens, pour les journalistes sérieux, de mettre en balance les propagandes des différents bords et de discerner la part de vérité ou de mensonges ou de foutaises qu’elles contiennent. De ce que j’ai pu voir, cet exercice n’a été fait qu’en Allemagne, et de manière restreinte. Pour le reste, nous devons reconstituer la réalité politique en nous reposant sur les sites web américains, maintenant plus que jamais indispensables, qui accueillent des lanceurs d’alertes et des journalistes d’investigation à l’ancienne et qui, spécialement depuis l’avènement de la « guerre contre le terrorisme » et l’invasion de l’Iraq ont constitué une forme continue de publication samizdat [NdT : « samizdat » d’après Wikipédia : « Le samizdat (en russe : самиздат) était un système clandestin de circulation d’écrits dissidents en URSS et dans les pays du bloc de l’Est, manuscrits ou dactylographiés par les nombreux membres de ce réseau informel. »]

Aux Pays-Bas, presque tout ce qui vient du Département d’Etat est pris pour argent comptant. L’histoire américaine depuis l’effondrement de l’Union Soviétique est faite de mensonges à couper le souffle : sur le Panama, l’Afghanistan, l’Iraq, la Syrie, le Venezuela, la Libye et la Corée du Nord; renversements de gouvernement, coups tordus et opérations sous fausse bannière. Et l’existence discrète d’environ mille bases militaires américaines disséminées sur toute la planète est opportunément absente des débats.

La quasi hystérie pendant la semaine qui a suivi la destruction de l’avion de ligne a empêché les gens ayant connaissance de faits ou de récits pertinents de s’exprimer.
De nos jours, la sécurité de l’emploi dans le monde du journalisme est assez incertaine et aller à contre-courant équivaut presque à se retrouver sur une voie de garage avec le diable, car c’est nuire à sa « crédibilité » de journaliste.

Ce qui frappe une ancienne génération de journalistes sérieux et les fait douter de la crédibilité des médias grand public, c’est le fait d’ignorer les indices qui pourraient miner ou démolir la version officielle; une version officielle qui a déjà imprégné la culture populaire comme en témoignent les commentaires désinvoltes qui ornent les critiques de livres, de films, et beaucoup d’autres choses.

Aux Pays-Bas la version officielle est déjà gravée dans le marbre, ce à quoi on devait s’attendre lorsqu’elle a été répétée dix mille fois. Elle ne peut être écartée, bien sûr, mais elle n’est pas basée sur le moindre morceau de preuve.

La présence de deux avions de combat ukrainiens près de l’avion de ligne malaisien, relevée par les radars russes, pourrait constituer un indice intéressant si j’enquêtais comme journaliste ou membre de la commission d’enquête dirigée officiellement par les Pays-Bas.

Ce fait est, semble-t-il, corroboré par la BBC relatant des témoignages oculaires de villageois ayant vu clairement un autre avion, un chasseur, non loin de l’avion de ligne, peu de temps avant le crash et ayant entendu des explosions provenant du ciel.

Ce reportage a récemment attiré l’attention, car il a été retiré des archives de la BBC.

J’aimerais parler avec Michael Bociurkiw, un des premier inspecteurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à atteindre le site du crash et a passé plus d’une semaine à examiner les restes de l’avion et a décrit sur CBC Worlds News deux des trois morceaux de fuselage « vraiment grêlés ». « Cela ressemble à des tirs de mitrailleuse; une très très grosse mitrailleuse qui a laissé ces marques uniques que nous n’avons vu nulle part ailleurs ».

J’aimerais également jeter un oeil aux enregistrements radars et voix, dont on dit qu’ils ont été confisqués, de la tour de contrôle de Kiev, pour comprendre pourquoi le pilote malaisien a dévié de sa route et a rapidement perdu de l’altitude peu de temps avant que son avion ne s’écrase, et découvrir si effectivement les contrôleurs aériens étrangers à Kiev ont été remerciés tout de suite après le crash.

Comme les « VIPS » [anciens collaborateurs des services secrets pour le bon sens], j’exhorterais les autorités qui ont accès aux images satellite de montrer les preuves, qu’ils prétendent avoir, de batteries de missiles BUK entre les mains des « rebelles » et d’implication des Russes et leur demanderais pourquoi ils ne l’ont pas déjà fait.

Jusqu’à maintenant Washington a agi comme un chauffeur qui refuse un test d’alcoolémie. Et comme des officiels des services secrets ont fait fuiter vers certains journaux américains leurs doutes à propos des certitudes américaines telles que présentées par le Secrétaire d’Etat, ma curiosité serait insatiable.

Pour situer le degré de fidélité médiatique à Washington dans le cas ukrainien, et aussi mettre en perspective le comportement servile des politiciens européens, nous devons connaître et comprendre l’Atlantisme. C’est une foi européenne. Il n’a pas produit une doctrine officielle, bien sûr, mais il fonctionne comme tel.

Il est bien résumé par le slogan néerlandais au moment de l’invasion de l’Irak: « zonder Amerika gaat het niet » (sans les Etats-Unis les choses ne marcheront pas).

Inutile de dire que la guerre froide a donné naissance à l’atlantisme. Ironiquement, celui-ci a gagné en puissance , lorsque la menace de l’Union soviétique est devenue moins convaincante pour une part croissante de l’élite politique européenne, probablement en raison de l’arrivée d’une nouvelle génération : plus on s’éloigne de la deuxième guerre mondiale, moins les gouvernements européens se rappellent ce que peut vouloir dire avoir une politique étrangère indépendante pour les problèmes à l’échelle mondiale. Les chefs actuels des gouvernements européens ne savent pas avoir de délibérations stratégiques réalistes. La réflexion habituelle sur les relations internationales et la politique globale est profondément marquée par le contexte de la guerre froide .

Ceci inévitablement imprègne aussi les politiques éditoriales « responsables ». L’atlantisme est une grave maladie de l’Europe : elle génère une amnésie historique, un aveuglement têtu et une colère politique dangereusement déplacée. Mais elle s’épanouit sur un mélange de certitudes sur la protection qui perdurent depuis la guerre froide, de fidélités issues de la guerre froide intégrées à la culture populaire, d’inculture européenne pure et simple, et d’une réticence compréhensible à admettre qu’on a été, ne serait-ce qu’un petit peu, conditionné. Washington peut se permettre tous les excès sans que l’atlantisme ne soit remis en cause, du fait de la distraction de chacun, que les médias font tout pour entretenir. Je connais des néerlandais dégoûtés par la campagne de diabolisation de Poutine, mais pour eux, l’idée de pointer un doigt accusateur sur Washington, dans l’affaire de l’Ukraine, est quasiment inacceptable. De telle sorte que les publications néerlandaises, tout comme beaucoup d’autres en Europe, n’arrivent pas à se résoudre à placer la crise de l’Ukraine dans sa juste perspective en admettant que la responsabilité en revient à Washington, et que Washington, et non Poutine, a la clé de sa résolution.

Cela signifierait un renoncement à l’atlantisme.

L’atlantisme tire en grande partie sa force de l’Otan, son incarnation institutionnelle. La raison de l’existence de l’Otan, qui a disparu avec l’Union Soviétique, a souvent été oubliée. Formée en 1949, elle était fondée sur l’idée d’une coopération transatlantique pour la défense et la sécurité qui était devenue nécessaire après la Seconde Guerre mondiale, face au communisme orchestré par Moscou, qui souhaitait faire main basse sur la planète. On parlait beaucoup moins de la méfiance interne en Europe, alors que les Européens entamaient leur marche vers l’intégration économique. L’Otan constituait, en quelque sorte, la garantie américaine qu’aucune puissance européenne ne tenterait de dominer les autres.

L’Otan est, depuis quelque temps, un handicap pour l’Union européenne, parce qu’elle bloque le développement de politiques concertées d’affaires étrangères et de défense, et a forcé les pays membres à devenir les instruments du militarisme américain. C’est aussi un handicap moral parce que les gouvernements participant à la « coalition militaire en Irak » ont dû vendre un mensonge à leur population : les soldats européens morts en Irak et en Afghanistan auraient représenté un sacrifice nécessaire pour protéger l’Europe des terroristes. Les gouvernements qui ont fourni des troupes à des zones occupées par les États-Unis l’ont généralement fait avec une grande réticence, à telle enseigne qu’une succession d’officiels américains leur ont reproché leur manque d’enthousiasme dans la défense collective de la démocratie et de la liberté.

Comme toutes les idéologies, l’atlantisme est anhistorique. Comme remède de cheval contre le tourment de l’ambiguïté fondamentale de la politique, elle fournit sa propre histoire : celle qui peut être réécrite par les médias grand public américains, dans leur assistance à la diffusion de la parole de Washington.

On peut difficilement rêver meilleure illustration que l’expérience néerlandaise actuelle. Au cours de mes conversations de ces dernières trois semaines, j’ai rencontré des surprises sincères quand j’ai rappelé à des amis que la guerre froide s’était achevée par la diplomatie, avec un traité entre Gorbachev et Bush père, à Malte en décembre 1989. Traité où James Baker avait obtenu de Gorbachev l’acceptation de la réunification de l’Allemagne et le retrait des troupes du Pacte de Varsovie, contre la promesse que l’Otan ne s’étendrait pas d’un pouce de plus à l’est. Gorbachev promit de ne pas utiliser la force en Europe de l’Est, où les Russes avaient 350 000 soldats rien qu’en Allemagne de l’Est, contre une promesse de Bush : les USA ne chercheraient pas à tirer profit du retrait des Soviétiques d’Europe de l’Est. Bill Clinton renia ces promesses américaines quand, pour des raisons purement électorales, il s’est vanté d’un développement de l’Otan, et, en 1999, quand il y intégra la Tchécoslovaquie et la Hongrie. Dix ans plus tard, neuf pays de plus sont devenus membres, de sorte que le nombre des pays de l’Otan a doublé depuis la guerre froide. Le grand spécialiste américain de la Russie, l’ambassadeur George Kennan, qui est à l’origine de la politique d’endiguement de la guerre froide, a appelé la décision de Clinton « l’erreur la plus tragique de la politique américaine de toute l’ère post-guerre froide ».

L’ignorance de l’histoire encouragée par l’atlantisme se montre de façon saisissante dans l’assertion que la preuve à charge définitive dans le procès fait à Poutine serait son invasion de la Crimée. Encore une fois, la réalité politique a été fabriquée, ici, par les médias grand public américains. Il n’y a pas eu d’invasion, des soldats et des marins russes étaient déjà sur place en toute légalité, puisque la Crimée héberge la base militaire navale russe de la mer Noire. La Crimée a fait partie de la Russie depuis aussi longtemps que les Etats-Unis existent. En 1954, Khrouchtchev, lui-même ukrainien, l’a donnée à la République Socialiste d’Ukraine, ce qui revenait à déménager une région dans une province différente, puisque la Russie et l’Ukraine appartenaient toutes deux au même pays. La population russophone de Crimée était parfaitement heureuse de la situation, puisqu’elle a voté par reférendum d’abord pour se libérer du régime putschiste de Kiev, puis pour sa réunification avec la Russie.

Ceux qui soutiennent que Poutine n’avait pas le droit d’agir ainsi ne sont pas conscients d’un autre fil conducteur de l’histoire récente : Les Etats-Unis ont continuellement rapproché leur système de défense antimissiles (Guerre des Étoiles) des frontières russes, sous prétexte d’intercepter des missiles hostiles venus d’Iran ; mais ces missiles n’existent pas. Les discours moralisateurs sur l’intégrité territoriale et la souveraineté n’ont pas de sens dans un tel contexte, et venant d’un gouvernement qui s’est débarrassé du concept de souveraineté dans sa politique étrangère, c’est complètement grotesque.

Une détestable décision atlantiste fut l’exclusion de Poutine des sommets et réunions liés à la commémoration du débarquement de Normandie, ainsi, pour la première fois en 17 ans, le G8 est devenu de fait le G7. L’amnésie et l’ignorance ont rendu les Néerlandais aveugles à leur propre histoire, l’URSS ayant détruit le cœur de la machine de guerre nazie (qui occupait les Pays-Bas) au prix d’un nombre de morts incomparable et inimaginable ; sans eux, le débarquement de Normandie n’aurait pas été possible.

Il n’y a pas si longtemps, les désastres militaires en Irak et en Afghanistan semblaient prédire la fin inéluctable de l’Otan. Mais la crise ukrainienne et le caractère décidé manifesté par Poutine lorsqu’il empécha la Crimée et sa base navale de peut-être tomber aux mains de l’alliance contrôlée par les Etats-Unis fut du pain bénit pour l’institution chancelante.

Le commandement de l’OTAN est déjà en train d’envoyer des troupes pour renforcer sa présence dans les Pays Baltes, des missiles et des avions d’attaque en Pologne et en Lituanie, et depuis l’affaire de l’avion de ligne malaisien abattu, il s’est préparé à d’autres actions militaires qui peuvent dégénérer en provocations dangereuses contre la Russie. Clairement, le ministre des affaires étrangères polonais, avec les Pays Baltes, qui n’avaient pas pris part à l’OTAN quand sa raison d’être pouvait encore être défendue, est devenu l’un de ses moteurs. Un vent de mobilisation a soufflé au cours de la semaine dernière. On peut compter sur les pantins ventriloques Anders Fogh Rasmussen et Jaap de Hoop Scheffer pour fulminer, sur les plateaux de télé, contre d’éventuelles reculades de la part d’états-membres. Rassmussen, le Secrétaire général, a déclaré, le 7 août dernier à Kiev, que le soutien de l’OTAN à « la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine est sans faille » et qu’il cherche à renforcer le partenariat avec le pays au Sommet de l’Alliance, au Pays de Galles en septembre. Le partenariat est déjà solide, a-t-il déclaré, « et en réponse à l’agression russe, l’OTAN s’est encore rapprochée de l’Ukraine pour réformer ses forces armées et ses institutions de défense ».

Pendant ce temps, au Congrès américain, 23 sénateurs républicains ont proposé une loi, le « Russian Aggression Prevention Act » [Loi sur la prévention de l’agression russe], censée permettre à Washington de faire de l’Ukraine un allié non-OTAN, qui pourrait ouvrir la voie à un conflit militaire direct avec la Russie. Nous devrons probablement attendre que les élections de mi-mandat américaines soient passées pour savoir ce qu’il adviendra, mais elle aide déjà à trouver une excuse politique à ceux qui à Washington veulent gravir un échelon de plus dans leurs manœuvres en Ukraine.

En septembre de l’année dernière (2013), Poutine a aidé Obama en lui permettant d’arrêter une campagne de bombardement sur la Syrie, encouragée par les néo-conservateurs, et l’a également aidé en désamorçant le différend nucléaire avec l’Iran, un autre projet néo-conservateur.

Ceci à mené à un engagement des néo-conservateurs à rompre le lien Poutine-Obama.

C’est un secret de polichinelle que les néo-conservateurs veulent le renversement de Poutine et le démembrement final de la Fédération de Russie.
Ce qui est moins connu en Europe c’est l’existence de nombreuses ONGs en poste en Russie, qui les aideront dans ce but. Vladimir Poutine pourrait attaquer maintenant ou bientôt pour devancer l’OTAN et le congrès américain en prenant l’Est ukrainien, quelque chose qu’il aurait probablement dû faire juste après le référendum en Crimée. Cela aurait été évidemment la preuve de ses intentions diaboliques dans les salles de rédaction européennes.

A la lumière de tout ceci, l’une des questions les plus décisives à se poser dans les affaires mondiales actuelles est la suivante: que doit-il arriver pour que les Européens comprennent que Washington joue avec le feu et a cessé d’être le protecteur sur lequel ils comptaient, et qu’il menace désormais leur sécurité ?

Ce moment arrivera-t-il lorsqu’il deviendra clair que l’objectif de la crise ukrainienne est avant tout d’installer des batteries de missiles de la Guerre des Etoiles (Initiative de défense stratégique) le long d’une longue portion de la frontière Russe, ce qui donnerait à Washington – dans le jargon délirant des stratèges nucléaires – l’avantage d’une « première frappe » ?

La vieille Europe réalise-t-elle que les USA ont des ennemis qui ne sont pas les ennemis de l’Europe, parce qu’elle en a besoin pour des raisons de politique intérieure, pour sauvegarder une industrie de guerre économiquement importante, et pour tester la bonne foi politique des candidats à la fonction publique. Mais, alors que l’utilisation d’états-voyous et de terroristes comme cibles de « guerres justes » n’a jamais été convaincante, la Russie de Poutine, telle que diabolisée par un OTAN militariste, peut aider à prolonger le statu quo transatlantique. La vérité sur la fin du vol commercial malaisien, ai-je pensé à la minute où j’en ai entendu parler, allait être déterminée politiquement . Ses boîtes noires sont à Londres. Dans les mains de l’OTAN ?

D’autres obstacles à un réveil restent gigantesques ; la financiarisation et les politiques néolibérales ont produit un enchevêtrement transatlantique d’intérêts ploutocratiques. Ajoutées à la foi atlantiste, elles ont aidé à contrecarrer le développement politique de l’Union européenne, et avec cela, la capacité de l’Europe à prendre des décisions politiques indépendantes. Depuis Tony Blair, la Grande-Bretagne est tombée dans l’escarcelle de Washington, et depuis Nicolas Sarkozy, la même chose peut plus ou moins être dite de la France.

Ce qui laisse l’Allemagne. Angela Merkel était ouvertement mécontente des sanctions, mais elle a fini par suivre le mouvement parce qu’elle veut rester du bon côté du président américain, et parce que les États-Unis, en tant que vainqueurs de la Seconde guerre mondiale, ont encore du poids à travers un certain nombre d’accords. Le ministre des affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier, cité dans les journaux et à la télé, a répudié les sanctions et dénoncé l’Irak et la Lybie comme autant d’exemples de résultats désastreux des escalades et des ultimatums, et malgré cela, lui aussi change d’avis et, au bout du compte, suit le mouvement général.

Der Spiegel est l’une des publication allemandes qui offrent un espoir. L’un de ses chroniqueurs, Jakob Augstein, attaque les « somnambules » qui sont tombés d’accord sur les sanctions, et blâme ceux de ses collègues qui montrent Moscou du doigt. Gabor Steingart, qui publie Handelsblatt, s’en prend à la « tendance américaine à l’escalade verbale, puis militaire, à l’isolement, à la diabolisation et à l’attaque d’ennemis » et conclut que « le journalisme allemand est passé de la pondération à l’agitation en quelques semaines. Le spectre des opinions s’est réduit au champ de vision d’une lunette de tireur d’élite ». Il doit y avoir d’autres journalistes, en Europe, qui disent la même chose, mais leurs voix ne passent pas la cacophonie de la diabolisation.

Nous voyons l’histoire s’écrire une fois de plus. Ce qui pourrait décider du sort de l’Europe est que, même hors des zélateurs de la foi atlantiste, des Européens de bon sens n’arrivent pas à croire en la dysfonctionnalité et l’irresponsabilité totale de l’Etat américain.

Karel van Wolferen, traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr

54 réactions et commentaires

  • Kiwixar // 19.09.2014 à 04h34

    Contrairement à ce qu’on nous dit, c’est le communisme qui a gagné en Occident à la chute du mur de Berlin :

    – journaux étroitement contrôlés étalant la Pensée Unique
    – Parti Unique décliné en différentes versions de la même chose (UMPS, Républicains/Démocrates, etc)
    – bouffe pourrie
    – appauvrissement généralisé
    – population qui a peur de la police
    – surveillance généralisée type Stasi
    – apparatchiks vivant très confortablement
    – Politburo non élu (à Bruxelles)
    – militarisme excessif

    Par contre certains points étaient mieux en URSS :
    – logement gratuit et fourni
    – emploi assuré et plutôt tranquille/lent

      +0

    Alerter
    • jp // 19.09.2014 à 06h26

      c’est exactement ça, enfin non, c’est pire. Il faut ajouter les goulags :
      – à l’intérieur des usa qui est le premier au monde de nb de prisonniers
      “Avec deux millions trois cent mille détenus — un chiffre qui n’a cessé d’augmenter entre 1972 et 2010 —, les États-Unis affichent le taux d’incarcération le plus élevé de la planète. Le secteur pénitentiaire, qui emploie plus de personnes que General Motors, Ford et Walmart réunis, y représente un enjeu économique important, en particulier dans les régions rurales, où les shérifs sont encouragés à remplir les cellules de leurs prisons.”
      Le monde diplomatique, novembre 2013

      – et mondialisation oblige, les prisons secrètes us : voir
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Prisons_secr%C3%A8tes_de_la_CIA

      Pour KGB et stasi, on a maintenant GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), bien plus efficace.

        +0

      Alerter
      • pierre9459 // 19.09.2014 à 10h15

        Mouais…enfin, allez y doucement avec les raccourcis. L’idée communiste n’était pas mauvaise en soi, ce sont les hommes qui, ayant le pouvoir entre les mains, n’appliquent plus rien de ce qui les avait poussé à le prendre.
        Quand je lis les anti communistes primaires, j’ai toujours un peu de mal à comprendre leur but, surtout quand sans le dire pratiquement il accusent les USA quasiment d’être un pays communiste 🙂
        Tout n’est pas tout blanc ou tout noir.

          +0

        Alerter
      • Alae // 19.09.2014 à 16h41

        Vous êtes en train de confondre totalitarisme communiste et dictature militaire lambda.

        Je reprends Kiwixar,
        – Parti Unique décliné en différentes versions de la même chose
        – bouffe pourrie
        – appauvrissement généralisé
        – population qui a peur de la police
        – surveillance généralisée type Stasi
        – apparatchiks vivant très confortablement
        – Politburo non élu (à Bruxelles)
        – militarisme excessif

        A part le vocabulaire, ça décrit mot pour mot l’Espagne sous Franco, par exemple, ou le Chili sous Pinochet. Ou l’Iran sous le Shah.
        Réduire toutes les tentatives de mainmise sur les peuples au seul communisme, c’est carrément très, très court.

          +0

        Alerter
        • Kiwixar // 20.09.2014 à 00h55

          Le but de mon message était de créer une réponse émotionnelle, non pas sur les gens éveillés qui lisent généralement ce blog, mais plutôt sur les “zombis” suffisants et suprématistes, pour qui l’Occident est ce qu’il y a de mieux, avec sa démocratie “parfaite” qui “a vaincu le communisme”, etc.

          Une bonne manière à mon avis est d’essayer de pointer du doigt qu’ils vivent dans un monde totalitaire, pas de type Franco/Pinochet (ils s’en accommoderaient bien, sans savoir pourquoi, peut-être la bouffe pas trop dégueu), mais pire (pour eux) : de type URSS (bouffe pourrie, appauvrissement généralisé).

          Note: je suis très sensible au sujet, j’ai habité sous 4 dictatures différentes (2 militaires, 2 communistes)! Dilma Roussef a été torturée pendant 1 semaine, et je parierais qu’elle n’est pas capable encore aujourd’hui d’aller chez le dentiste.

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        • KM // 22.09.2014 à 16h46

          Sauf que sous Franco ou Pinochet, il n’y a pas eu d’appauvrissement généralisé, bien au contraire…

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      • VladimirK // 19.09.2014 à 20h07

        Assez bien vue, la comparaison occident/communisme.

        En ce qui concerne les Goulags, il y a le bien célèbre Guantanamo, ainsi que les fameux vols-charter-torture… il y a aussi des prisons secrètes de haute sécurité dans le Nord du Canada (aucune trace sur internet, ni aucun document, mais il y a tout de même des vols pénitenciers qui s’envolent de temps en temps vers le grand Nord)

        Mais en parler ferait oublier que les russes sont des tyrans, puisqu’ils ont osé enfermer de pauvres innocentes dont le seul crime était de : blasphémer dans une cathédrale (le son a été changé sur toutes les vidéos sur le net), attentats à la pudeur répétés, y compris devant des mineurs, dégradations (incendies) de véhicules et de postes de police – alors qu’il s’agit tout simplement de génial art contemporain.

        En plus, elle ont été envoyées dans une colonie (= camp = goulag=elles vont mourir de froid, nues dans la neige, coquées par des ours blancs)

        -> Une colonie pénitentiaire en Russie est un système de sécurité modérée. Il s’agit d’un camp fermé du reste du monde, mais dans lequel les détenus peuvent se déplacer à leur guise.

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    • grog // 19.09.2014 à 08h27

      Bonjour Kiwixar,

      J’habite en Russie, et les Russes de 35 à 70 ans sont nombreux à dire “c’était mieux avant”.
      “Avant, c’était gratuit, avant c’était meilleur, avant il y avait du travail pour tous…”
      C’est ainsi que j’ai pu percer le mystère de la 2ème porte !

      http://leblogdegrog.blogspot.ru/2014/09/le-mystere-de-la-deuxieme-porte.html

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      • Lysbethe Levy // 19.09.2014 à 11h06

        On vous croit grog, car voici un livre qui témoigne de la nostalgie du “temps d’avant” a lire sans modération encore une “seconde révolution” volée au peuple russe :

        http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-etrangere/la-fin-de-lhomme-rouge

        après l’avoir lu je me dis que les russes ont compris désormais que “l’ouest” (ces mirages ) “fantasmé” et présenté par Radio-Liberty était “un piège” et que l’Amérique ne les fera plus “rêver”..Un comble d’autant que ce darwinisme sociale a fait des millions de morts..

        .A quand l’histoire de l’effondrement de l’Urss ? D’après Dmitry Orlov de 5 a 11 millions de personnes ont “disparus” à la suite de cet évènement dramatique.!

        Les FMI, Clinton, Yelstine, et les “cow-boy” de Chicago, les opportunistes “oligarques” ont pillé les milliards que le peuple possédait tant bien que mal ! …

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      • Kiwixar // 19.09.2014 à 12h18

        Je ne suis pas fan de l’URSS ou de penser que c’est ou c’était mieux ailleurs. Le communisme ne fonctionne pas, il faut trouver autre chose.

        Je préfère penser à la France d’avant 1973 avec le programme du CNR, les grands projets industriels nationaux, les emplois à gogo, la bonne bouffe, la souveraineté et la France respectée et admirée… N’était-ce pas le projet de De Gaulle d’instaurer la participation des salariés dans l’actionnariat?
        Cela aurait permis un enrichissement avec un complément de salaire, et un complément de motivation des employés dans les entreprises…

        Au lieu de cela, on a eu le début de la boule de neige de la Dette (inique), et aujourd’hui c’est l’inverse, on entretient les banquiers et les rentiers avec une part énorme de nos impôts : l’intégralité de l’impôt sur le revenu, ou pour les petits malins qui pensent qu’ils échappent à l’impôt parce qu’ils sont fauchés, …. la TVA et la taxe sur les produits pétroliers.

        Et en plus de la misère financière de la classe moyenne, on a la misère mentale, avec des employés qui sont pressés comme des citrons pour plaire aux actionnaires qui sont déjà archi-pleins de thunes…. Il est temps de faire un gros reset sur ce système mortifère.

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        • DUGUESGLIN // 19.09.2014 à 13h18

          A Kiwixar, Je suis proche de partager votre point de vue. C’est vrai la nostalgie de l’époque soviétique existe, mais personne ne veut vraiment supporter à nouveau l’encadrement “administratif” et ses injustices du fait de la “mécanique déshumanisée” qu’elle impliquait. Beaucoup de jeunes aspirent à la liberté d’entreprendre. La réussite et le succès est un moteur puissant. Le problème est la confusion de certains avec l’enrichissement facile où tous les coups sont bons.
          Il est donc important de mettre en valeur la réussite dans l’entreprise, source aussi de succès, voire de notoriété sans négliger la juste compensation que cela implique du point de vue des revenus. Je pense que lentement cette vision prospère. Elle est compatible avec la nostalgie de l’époque soviétique.
          En effet la lutte contre la domination des oligarques n’est pas forcément contradictoire avec la liberté d’entreprendre.
          Le système russe peut évoluer dans ce sens. Une économie différente de celle qui règne dans le monde occidental, qui n’est ni capitaliste dans le sens marxiste, et ni soviétique par son aspect totalitaire et liberticide.
          Donc une société qui pourrait bénéficier de la liberté d’entreprendre “libérant” les énergies, la créativité et le génie inventif mais qui encadre l’enrichissement démentiel par l’argent qui produit de l’argent, c’est à dire le mauvais côté du capitalisme.
          Il me semble que les prémices de cette nouvelle sorte d’économie se dessine en Russie. A la fois favorisant la liberté d’entreprendre, et la lutte contre l’oligarchie.
          Je vais régulièrement à Moscou et à Ryasan où j’ai des amis chaleureux, et d’année en année je vois une évolution qui va dans ce sens.
          Je ne suis pas dans la tête de Poutine, et j’ignore ce qu’il projette, mais je crois que c’est un homme patriote, de plus en plus conscient de la responsabilité qui pèse sur ses épaules, et soucieux de donner le meilleur élan à la Russie, tant sur le plan économique que culturel et moral. Il se trouve confronté à une guerre de civilisation et il a choisi l’âme russe qui concerne aussi l’âme européenne endormie depuis De Gaulle.
          Ceci est une opinion personnelle, mais ce serait une joie pour moi d’avoir d’autres avis pour affiner ma compréhension.

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      • jducac // 19.09.2014 à 13h38

        @ grog Le 19 septembre 2014 à 08h27

        “Avant, c’était gratuit, avant c’était meilleur, avant il y avait du travail pour tous…”
        C’est ainsi que j’ai pu percer le mystère de la 2ème porte !

        En disant cela les plus anciens oublient qu’il existait aussi un rideau de fer.

        En s’opposant aux échanges de toute sorte, il avait entrainé un retard de développement dans les pays de l’Est, ce qu’en final, les populations n’ont plus accepté.
        D’elles-mêmes, sous l’effet du mimétisme, et de leur désir de vivre comme à l’ouest, elles ont contribué à faire tomber ce rideau.
        Cela a permis aux apparatchiks de l’ancien système communiste, qui avaient analysé et compris le fonctionnement des mécanismes de l’évolution humaine, de s’approprier les réserves non renouvelables de ressources énergétiques et minérales. Elles constituent un capital matériel de très grande valeur allant en croissant au fur et à mesure de sa consommation.

        Pas mal pour ces leaders socialo communistes qui s’employaient à critiquer et à condamner le monde capitaliste occidental ? Fallait-il les croire quand on voit ce qu’ils ont fait?

        http://www.lefigaro.fr/argent/2014/09/18/05010-20140918ARTFIG00024-la-russie-compte-114-milliardaires.php

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        • erde // 19.09.2014 à 18h55

          “En s’opposant aux échanges de toute sorte, il avait entrainé un retard de développement dans les pays de l’Est, ce qu’en final, les populations n’ont plus accepté.”

          Si c’est le figaro qui le dit alors cela doit être vrai !!!

          Je vous conseillerai d’autre lecture pour élargir votre pensée.

          http://www.communisme-bolchevisme.net/einstein_et_parenti_sur_le_socialisme_et_le_communisme.htm

          Notamment le texte d’Albert Einstein sur le socialisme….

          Mais peut-être préfèrerez-vous persister dans votre idéologie ultra-libérale dont le figaro est un des organe de propagande.

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          • jducac // 21.09.2014 à 06h51

            @ erde Le 19 septembre 2014 à 18h55

            Si c’est le figaro qui le dit alors cela doit être vrai !!!

            Vous semblez mettre en cause qualité de la source d’information que je cite (Le Figaro) au lieu de contester les faits qui sont présentés, à savoir l’existence de nombreux milliardaires en ex URSS et en Chine, pays dont les apparatchiks devenus capitalistes, critiquaient le monde capitaliste régnant à l’Ouest.

            Hélas vous n’apportez aucun élément prouvant que les chiffres cités par Le Figaro sont faux et vous ne répondez pas à la question embarrassante que je pose.

            Merci néanmoins pour le lien que vous donnez.

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      • drazig // 19.09.2014 à 17h06

        Vous avez oublié de demander l’avis de Soljenitsyne

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    • Globule rouge // 19.09.2014 à 16h32

      Les caracteristiques que vous mettez en avant sont celles des regimes autoritaires.

      L’ideal communiste ce n’est pas cela, et ne l’a jamais ete, de la meme facon que le systeme americain s’abrite derriere le paravent de la liberté, de la democratie etc… alors que la nature du systeme est autre, le regime sovietique a utilisé pour sa part l’ideal communiste pour masquer la realité de son systeme. On est face a des mensonges qui comme d’habitude s’appuient sur une part de verité pour faire avaler le reste…

      Ce qui est deplorable, c’est de s’etre fait autant bourré le mou par les propagandes successives au point d’en avoir perdu le sens des mots, quoiqu’on en pense du communisme, ce n’est pas ce a avec quoi vous le confondez.
      le communisme est un ideal qui pretend viser grosso modo l’objectif d’une societe sans classe > egalitaire, c’est une vision economico social, un collectif par tous, au service de tous.
      On est loin de ce que vous qualifiez de communisme.

      On peut bien evoquer les derives d’un courant autoritaire communiste que certains font remonter a Marx, d’autres a lenine, et certains encore a d’autres, mais on rentre dans des debats d’un courant de pensée qui est riche en diversité et ne peut se reduire qu’a Marx pour citer le plus celebre, on peut inclure les anarchistes par exemple, qui s’en refere autant au communiste….

      On a l’impression que vous ne savez pas ce qu’est le communisme, autant alors eviter de s’en referer…. Le communisme ce n’est ni la bureaucratie, ni la matraque

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      • Alain // 19.09.2014 à 17h48

        D’ailleurs l’URSS ne se prétendait pas (encore) communiste. C’est pourtant pas compliqué, S c’est l’abréviation de Socialiste.

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    • Thomas // 20.09.2014 à 03h53

      Exact :

      https://www.youtube.com/watch?v=ba_D_JSzIZg

      Soutien à la Nouvelle Russie.

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    • cm_brg // 20.09.2014 à 16h23

      Permetiez vous que je mette cela sur mon mur facebook? car vous avez raison à 1000% !

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  • José // 19.09.2014 à 05h52

    Il est parfois bon de rappeler la chronologie des événements. Voici ce qu’on trouve sur Wikipedia à propos de l’OTAN et du Pacte de Varsovie:
    “Le pacte de Varsovie groupait les pays d’Europe centrale (appelée aussi Europe de l’Est) avec l’URSS dans un vaste ensemble économique, politique et militaire. L’ alliance militaire fut conclue le 14 mai 1955 entre la plupart des États du bloc communiste par le traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle. Nikita Khrouchtchev, qui en fut l’artisan, l’avait conçu dans le cadre de la Guerre froide comme un contrepoids à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui avait vu le jour en 1951 à la suite du Traité de l’Atlantique Nord de 1949.

    Mais la principale raison ayant motivé la formation du pacte de Varsovie, selon l’exposé des motifs, fut l’adhésion de la République fédérale d’Allemagne « en voie de remilitarisation » au traité de l’Atlantique Nord le 9 mai 1955, rendu possible après la ratification par les pays occidentaux des accords de Paris.”

    Bien sur comme on dit: “fallait sauver l’Europe de la menace soviétique”, mais comme toujours, ce sont les USA qui sont à l’initiative, à la manœuvre, à l’offensive, enfin, comme on l’entend suivant son appréciation des choses. Là aussi, ils avaient un coup d’avance.
    Si on veut être logique ou rigoureux, l’OTAN n’est pas une réponse au Pacte de Varsovie, mais l’inverse; il n’est donc pas surprenant que l’OTAN perdure alors que le Pacte a cessé. C’est le long fil de l’Histoire.

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    • Astrolabe // 19.09.2014 à 09h20

      Merci de repréciser ce “détail”. La chronologie des faits en dit souvent plus long que le reste. Si l’on regarde aujourd’hui le film des événements, on s’aperçoit qu’on ne savait pas grand-chose sur l’Europe de l’est tant le débat a été confisqué par les dogmatiques et les antis. Du coup, la réalité est restée totalement occultée.
      En ce qui concerne l’article, Die Welt est quand même le pire des grands journaux allemands, mais le Spiegel n’est pas formidable non plus. En tout cas sa newsletter quotidienne est mauvaise et il faut aller chercher qqs articles de fond pour trouver un peu de matière à réflexion.

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      • erde // 19.09.2014 à 19h01

        Exactement et je viens encore de découvrir un ouvrage recadrant un tant soit peu l’histoire et la chronologie des évènements

        http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/09/19/en-tous-les-cas-je-vais-le-lire-khrouchtchev-aurait-menti/

        “Dans son « rapport secret » de février 1956, Nikita Khrouchtchev a accusé Joseph Staline de crimes immenses. Le rapport a porté un coup terrible au mouvement communiste international, il a changé le cours de l’histoire. Grover Furr a passé une décennie à étudier le flot de documents provenant des anciennes archives soviétiques et publiés depuis la fin de l’URSS. Dans cette étude approfondie du rapport Khrouchtchev, il révèle les résultats étonnants de son enquête : pas une seule des « révélations » de Khrouchtchev n’est exacte ! Le discours le plus influent du axe siècle – sinon de tous les temps – s’avère une escroquerie. Les implications pour notre compréhension de l’histoire de la gauche sont immenses. En fondant leurs oeuvres sur les mensonges de Khrouchtchev, les historiens soviétiques et occidentaux, notamment les trotskistes et les anticommunistes, ont véritablement falsifié l’histoire soviétique. Presque tout ce que nous croyions savoir sur les années Staline est à revoir. L’histoire de l’URSS et du mouvement communiste est à réécrire complètement. Khrouchtchev a menti est un livre magnifique, un formidable travail de recherche et de raisonnement, clair et précis dans son écriture et palpitant dans ses découvertes et conclusions. En ce qu’elle revisite de vieilles sources et utilise le nouveau matériau des archives soviétiques, l’étude de Grover Furr exige de repenser complètement l’histoire soviétique, l’histoire du socialisme et même l’histoire mondiale du XXe siècle. Roger Keeran, professeur d’histoire à l’Empire State College de New York, co-auteur de Le Socialisme trahi : les causes de la chute de l’Union soviétique”

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      • VladP // 20.09.2014 à 08h46

        Le dogmatisme etait des 2 côtés. Chacun avait sa part de vérités et de menssonges. Là-bas, la radio encastrée dans les murs ne diffusait que la “vérité” socialiste, et ici, toute “l’information” de l’ensemble des medias ne répercutait que celle de washington.
        Mais il n’en reste pas moins vrai que, le grand mérite de l’URSS a été d’avoir rapatrié ses armées sans avoir tiré un seul coup de feu.
        Et qu’on ne vienne pas me dire qu’ils étaient battus d’avance! Toutes les technologies et les armements qui sont encore tellement en avance aujourd’hui, existaient déjà à la fin de l’époque soviétique.
        Seulement, placés devant le choix d’établir et de réafirmer leur puissance militaire avec un nouveau bain de sang en europe ou de rentrer chez eux, ils ont choisi de rentrer.
        Et depuis, les ricains n’ont eu de cesse que de rapprocher leurs armées des frontières même de la Russie et de tenter de provoquer le conflit majeur auquel les russes avaient renoncé il y a 25 ans et de crier sur tous les tons qu’ils avaient vaincu la Russie et qu’ils restaient donc les seuls maîtres du monde.
        MAIS! Mais, évidemment, ils veulent que ce conflit se déroule EN EUROPE et surtout pas chez eux. Et l’europe, stupidement, fonce tête baisse dans le piège tendu par les ricains.
        Heureusement que la Russie a d’autres arguments à faire valoir que la seule force de ses armées.
        Et MM. Poutine et Lavrov en sont 2 (arguments), et de taille!
        Comme choix de société, il reste, à l’évidence, la souveraineté nationale, le contrôle des Etats sur ses frontières, l’imposition de droits de douane sur les produits manufacturés à l’étranger, permettant de compenser les différentiels totalement arbitraires des monnaies ainsi que les differences des niveaux de protection sociales.
        Ces droits de douanes doivent être négociés pays par pays et secteurs par secteur dans le but de proteger ses industries notionales et ses droits sociaux tout en permettant une valorisation des industries et droits des pays partenaires.
        Aucun système ne peut avoir la vérité absolue à lui tout seul, et c’est le travail bien compris des diplomates que de faire moduler les protections légitimes des États en fonction d’un “bien commun ideal”.
        Le système actuel du libéralisme absolu ne peut qu’entraîner l’humanité toute entière à sa perte.

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  • ThomBilabong // 19.09.2014 à 10h18

    Rien à dire. Cette analyse déborde de pertinence. Elle montre hélas notre propention à aller droit dans le mur en criant de joie.

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    • ioniosis // 19.09.2014 à 14h26

      le mur est tellement proche ,Cet article décortique intelligemment , le contexte crée par washington :

      Sa nature : « les nouveaux voyous au pouvoir. »

      La méthode : « stratégie de guerre civile »

      Le fond idéologique: « washington encourage les massacres ayant lieu dans le cadre de la guerre civile. »

      La propagande (du 3°reich actualisé us): « la propagande qui prend sa source à washington « 

      La conclusion : « l’atlantisme est une grave maladie de l’europe « 

      De quoi demander la fermeture de toutes les bases américaines en Europe qui propagent

      Les guerres civiles sur le continent ,

      La mise en accusation de tous les dirigeants européens , ayant approuvés les crimes de guerre

      En Ukraine devant la cour internationale;

      Exiger du président de la république française qu’il se retire au nom de la France et des français

      De l’organisation criminelle de l’otan .qui n’a aucune légitimité , qui sert à rien à notre pays ,

      Sinon faire la guerre pour les usa , comme le souligne très justement KAREN VAN WOLFEREN ,

      Journaliste d’une liberté de pensée , absente dans la secte journalistique parisienne .

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      • GUERRY // 20.09.2014 à 00h53

        Je suis tout à fait d’accord avec vous. Hollande doit se retirer mais pas pour laisser la place à un Sarkosy .Rappelons que ce Monsieur en plu d’ être un AMI de BUSH est un escroc et un assassin en relation á Kadafi .La France a besoin d’un chef reconnu par une grande majoritée des français et un chef qui ne soit pas une marionette d’ OBAMA.
        Il faut que la France sorte de cette association de malfaiteurs qu’est l’Union Européenne

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  • Günter Schlüter // 19.09.2014 à 10h39

    J’ai travaillé un peu plus de 10 ans dans le secteur de la presse et je lis la presse allemande, française et anglo-saxonne. Je suis dégouté par ce que mes anciens collègues publient depuis quelques années. Je contredis fermement l’appréciation de l’auteur en ce qui concerne la presse allemande. Elle est entièrement à la botte du grand maître outre-atlantique et fais une propagande démesurée contre la Russie et surtout démonise Wladimir Poutine. Le contrefeu ne vient pas des médias à grand tirage ou à grande audience: ce sont surtout des blogeurs, des associations, des anciens hommes politiques et anciens journalistes (des vrais) qui essaient de présenter une actualité équilibré aux faits corroborrés, mais ceci est très difficile quand vous devez constater que les journaux télévisés à grande audience présentent des informations manipulées ou tronquées.
    Quelques adresses de sites allemands:
    http://propagandaschau.wordpress.com/
    http://hinter-der-fichte.blogspot.de/
    http://www.nachdenkseiten.de/

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  • Judabrutus // 19.09.2014 à 10h47

    “L’ignorance de l’histoire..”..un thème récurrent, dans cette passionnante contribution, qui constituerait la clé la plus pertinente pour rendre compte de l’espèce d’apathie qui semble régner dans les salles de redaction, les amphithéâtres d’universités, et les bureaux de conseillers politiques. Et de fait, cette ignorance est bien réelle, la mémoire de l’enchaînement des événements, et parfois des événements eux-mêmes s’ altère irrémédiablement d’une génération à l’autre…Mais cette ignorance n’explique pas tout , je crois qu’un texte de cette qualité nous invite à réfléchir, moins sur la matière de l’Histoire que sur sa nature disciplinaire. Les faits, les discours, les chiffres sont là, et, pourrait -on croire, disponibles plus abondamment, à mesure que progresse la recherche, l’exhumation des archives etc..Oui, mais voilà, l’Histoire n’est pas un simple réservoir de données, d’autant plus riche qu’il est bien rempli. l’Histoire n’est pas une science, c’est un discours social et savant qui met le passé au service des enjeux du présent. L’Histoire est en fait une” ardoise magique” ou plutôt un palimpseste. Au cours de ma vie qui commence à être longue, au poste d’observation privilégié qu’est le métier d’enseignant, j’ai pu assister à 3 ou 4 récritures”officielles” de séquences historiques aussi décisives que le rôle et les acteurs de la Résistance pendant l’occupation et à la Libération, les responsabilités impliquées dans le processus de la guerre froide, la nature du régime soviétique qui a progressivemnt rejoint le régime nazi dans le grand musée des horreurs indicibles, les causes et le déroulé de la décolonisation. J’ai pu recenser plusieurs portraits de Robespierre et je me souviens que celui que l’on tient aujourd’hui pour un tueur pathologique donnait son nom à des places, des avenues, des écoles. Je ne parlerai pas de Lenine, Mao, ou Castro…
    Bref, au-delà de la méfiance légitime que doivent inspirer des journalistes qui maîtrisent de moins en moins les connaissances historiques, c’est de l’histoire elle-même qu’il faut se garder. J’en suis arrivé à cette conclusion que ce n’est pas dans la découverte de nouvelles informations qu’il faut chercher l’explication des fluctuations du discours historique, mais dans les besoins immédiats de telle ou telle époque, et dans chaque époque, de tel ou tel camp. Exigeriez-vous des journalistes qu’ils aient au moins un master d’Histoire ( ce qui, en soi, constituerait un acquis déontologique non – négligeable) que vous ne regleriez pas pour autant le redoutable problème de l’imprégnation idéologique des références historiques que nous partageons massivement avec eux.

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    • chios // 19.09.2014 à 20h37

      C’est un commentaire qui suit la version en anglais de l’article, cité par Olivier.
      Je l’ai sorti du lot, parce que c’est ce à quoi je me heurte, mais la plupart du temps, ce n’est pas dit.
      Je copie et traduis/commente

      “Van Wolferen’s logic to me seems questionable.”

      Ce n’est pas l’histoire qu’il prend comme point d’ancrage de son jugement, mais la “logique”.
      Il a sa vision du monde, et il s’en sert pour “apprécier” ce qui se passe. Voici son raisonnement

      “Do we owe Russia for the fact that it “took the heart out of the Nazi war machine at the cost of incomparable and unimaginable numbers of military dead; without which there would not have been a Normandy invasion”? We owe Russian military, as much as we owe other military who gave their lives for our freedom. However, why does Van Wolferen not remember Stalin’s pre-WWII genocides and post-WWII deportations? An estimated 14 million passed through the Gulag between 1929 and 1953 and a further 7 to 8 million were deported and exiled to remote areas including entire nationalities of which some 45% died of diseases and malnutrition.”

      Sommes nous redevables à la Russie de ses morts lors de WW2?
      Non, car ils ont tué autant de gens au goulag et lors des déportations.
      Somme nulle.

      ” What about Russia as a democratic constitutional state since WWII, or die Wende (1989), or Gorbachov (perestrojka and glasnost), or right now in the community of such states of this time?
      In Van Wolferen’s argumentation we read nothing, for example, about the history of Chodorkovski and Yukos, and Russia’s condemnation before the European Court for Human Rights (to compensate Yukos shareholders 50 billion USD – just a political hassle?), or about journalists killed for being Putin critics, or Pussy Riot that came away merciful for an anti-Putin song (are they still alive?), just to mention a few examples.”

      Ils se disent démocratiques par leur constitution, mais ils n’en respectent pas les règles
      -Chodorkovsky et Yukos, avec une amende de 50 milliards (vous imaginez la gravité de la transgression…)
      -assassinat de journalistes
      -Pussy Riot

      ” It is clear enough that Russians reject western capitalism, and that this is rooted in the country’s history and defines their attitude towards the West”.

      C’est clair, ils ne sont pas des nôtres.

      “Are we weird to accept our 1% social inequality over their oligarch social inequality?”

      Entre notre inégalité à 1% et leurs oligarches, je sais où je me situe.

      http://www.unz.com/article/the-ukraine-corrupted-journalism-and-the-atlanticist-faith/

      Comment répondriez-vous ?

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  • SD Nocontent // 19.09.2014 à 10h58

    La stratégie du choc – Naomi Klein – 2007 n’a pas pris une ride, en une partie ou en 6 épisodes au choix, à partir de la 9eme minutes le parallèle avec le coup d’état au chili avec L’Ukraine est saisissant à voir ou a revoir si seulement toutes les personnes de ce pays avaient la volonté de le regarder en entier ,ils se poseraient beaucoup moins de questions
    Je ne sais pas créer un lien , désolé, vous allez devoir chercher sur YouTube

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    • Lysbethe Levy // 19.09.2014 à 11h14

      Je n’ai pas lu son livre, Naomie Klein, mais celui de Joseph Stiglitz “quand le capitalisme perds la tête” ..Qui explique comment a été traité la Russie (à l’instar d’autres pays dits sous développés) et ou l’on voit que l’ultralibéralisme es coupable de millions de morts dans le monde ..Effrayant !

      http://www.iris-france.org/Notes-2004-06-01o.php3 Quand le capitalisme perds la tête note..l’école de Chicago et la théorie de Friedmann a mis des peuples entiers sous esclavage, en ont entrainé une partie “au tombeau” ..Las c’est l’histoire ces pays dits “sous développés”, dont tout es fait justement pour qu’ils le reste .!.

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    • jp // 19.09.2014 à 12h47
      • SD Nocontent // 19.09.2014 à 18h19

        oui c’est bien ça

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  • Sébastien // 19.09.2014 à 11h30

    Je reste sidéré quand je lis le pédigrée de ce monsieur et son article, et de constater le décalage énorme entre la réalité et la perception que peut avoir un journaliste de son métier.
    Comment a-t-on pu croire que les médias pouvaient représenter un quelconque contre-pouvoir?
    Comment ce monsieur qui paraît honnête et intelligent a-t-il pu y croire? Cela fait partie prenante de a propagande.
    Quand on parle de version officielle, je pense immédiatement à un certain 11 septembre. Si le journalisme existait avant cette date, il a disparu corps et âmes dans les décombres. On est bientôt à 15 années (!!!) de propagande anti-islamiste et anti-Russe (sans compter les autres). Il serait peut-être tant de se réveiller!
    La propagande a commencé dès l’apparition de la presse (J’accuse…), de la radio (Orson Welles, “La Guerre des Mondes”), de la télévision (Jeux de Berlin 1936).
    Internet est, pour combien de temps, l’os qui reste en travers de la gorge.
    Il ne suffit plus d’être le maîtres océans pour dominer le monde. Il faut dominer les flots et le flux numériques. Qui est le maître dans ce domaine? Tous le sait depuis longtemps. Presse, radio, télé, cinéma, internet aussi (what else?).
    Dire qu’on a confié (ou qu’on a poussé à confier) notre liberté d’expression à une profession aussi aveugle et ignorante.
    La liberté ne se délègue pas. Il n’y a pas de meilleur représentant que soi-même.

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    • Kiwixar // 19.09.2014 à 12h22

      “La liberté ne se donne pas, elle se prend.”

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    • Rémi Laffitte // 19.09.2014 à 15h46

      En ce qui concerne internet Snowden nous a déjà montré comment certains s’en occupent. A ceux-là s’ajoutent nos éternels chiens de garde français toujours prêts à lécher les bottes de leurs maîtres :
      loi antiterroriste sauce internet.

      Rémi Laffitte, chercheur au CNRS sur la disparition soudaine de la signature de commentaires par des chercheurs du CNRS sur le blog d’Olivier Berruyer. (Je répare aussi la machine à café)

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  • Daniel // 19.09.2014 à 11h45

    C’est una analyse tout à fait cohérente et lucide. Très bon billet.

    “…., les nouveaux voyous au pouvoir sont les représentants d’un régime sous perfusion financière de Washington, de l’Union Européenne et du FMI.”

    Moi j’y ajouterai aussi le Canada, actuel sponsor de Porochenko.

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  • perceval78 // 19.09.2014 à 12h15

    1) Hollande MH17 les actus
    2) On recherche un whistleblower pour info sur MH17 : poste tres bien payé

    =============================================================1
    PaulCraigRoberts and 8 others followed
    New Eastern Outlook ?@JournalNEO 2h
    Dutch MH17 Investigation Omits US “Intel” http://journal-neo.org/2014/09/19/dutch-mh17-investigation-omits-us-intel/
    #MH17 #Ukraine #Poroshenko #NATO #Russia #EU pic.twitter.com/RAqkHQBM64

    Gérard Araud and 9 others followed
    Karel van Oosterom ?@KvanOosterom 6h
    Dutch Minister of Foreign Affairs Timmermans to participate in UN Security Council debates on #MH17 and #Iraq . pic.twitter.com/pfXXy3RZ1W

    FRANCE 24 English ?@France24_en Sep 16
    Netherlands ups defence spending in wake of downed MH17 http://f24.my/1r5mhv9

    =============================================================2
    VICE News ?@vicenews 18h
    A German company is offering a $30 million bounty for the identities of #MH17 attackers: http://bit.ly/1uIIlwm pic.twitter.com/eqUdTkK28y

    Velina Tchakarova ?@vtchakarova Sep 18
    Money can buy all the information you need in the world >>> Who shot down MH17? 30 MM USD reward for information
    http://www.wifka.de/who-shot-down-mh17-30-million-dollars-reward-for-information.html

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  • christophe // 19.09.2014 à 13h08

    Dans un autre genre de désinformation, je viens d’entendre a la télé un certain Colonel Goya (expert militaire à science po) qui affirme que “Bashar el Assad est l’allié objectif des djihadistes de l’état islamique”.
    C’est tellement dégoutant, je suis vraiment en colère contre tout ces experts auto-proclamé qui bourre le mou de nos concitoyens.

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  • perceval78 // 19.09.2014 à 13h34

    A noter ce week end, un forum dont personne ne parle mais ou il y aura beaucoup de Faucons.
    Brezinski, Bildt etc …, ca se passe en norvege, je pense que le nouveau chef de l’OTAN y sera
    =
    http://www.iiss.org/en/events/gsr
    =
    Parmi les Francais qui parleront
    =
    Jean-Claude Mallet, Special Adviser to the Minister of Defence, France; Member of the Council
    Professor François Heisbourg,Chairman of the Council, IISS; Special Adviser, Fondation pour la Recherche Stratégique
    =
    On s’en rend pas compte quand on le voit à la télé, mais Francois Heisbourg appartient au High level Staff des organismes néos Faucons

    Directeur de l’IISS qui organise le forum,Conseiller special du president de la Fondation pour la Recherche Stratégique
    =
    http://www.frstrategie.org
    =
    et chairman du GSPC (geneva center for security policy)
    =
    http://www.gcsp.ch/
    =
    Les Différentes tables rondes proposées, je ne pense pas qu’on vous en parlera sur Antenne2 apres tout ca ne vous regarde pas

    NORDIC PERSPECTIVES ON EUROPEAN SECURITY
    THE INTERNATIONAL SYSTEM AND THE UKRAINE CRISIS
    THE TRANSFORMATION OF THE GEOPOLITICAL AND GEO-ECONOMIC ORDER IN THE MIDDLE EAST
    IRAN: TOWARDS AN ENDGAME?
    THE POLITICAL, ECONOMIC AND STRATEGIC FUTURE OF UKRAINE – Munch
    EGYPT’S POLITICAL TRAJECTORY AND ECONOMIC PROSPECTS: REGIONAL EFFECTS
    INTERNATIONAL EFFORTS TO SECURE THE CYBERDOMAIN
    SOUTHEAST ASIA’S ARC OF POLITICAL CONFLICT AND ECONOMIC RISK
    THE CONSEQUENCES OF CRISIS: THE EUROZONE AND EUROPEAN STRATEGY
    HYBRID CONFLICTS, NEW INSECURITIES AND THE DEVELOPING WORLD
    RUSSIAN MILITARY MODERNISATION
    NUCLEAR POSTURES IN THE ASIA-PACIFIC

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  • Jean Sérien // 19.09.2014 à 14h42

    Je me permets de mettre un bémol à la traduction de la phrase suivante:

    “La complaisance générale qu’entretient le peuple néerlandais pour les événements mondiaux susceptibles de l’affecter a brutalement pris fin lorsque 193 de ses compatriotes (ainsi que de 105 personnes d’autres nationalités) ont péri dans le crash de la Malaysian Airlines, et ses médias se sont empressés de suivre les accusations américaines qui désignaient Moscou.”

    Le terme “complaisance” tombe comme un cheveu sur la soupe et nuit à la compréhension du message. En fait, j’imagine que le texte source était “complacency” et, dans le cas présent, c’est un faux-ami: il faut comprendre “baisse de vigilance”, je dirais même “insouciance”.
    Voir, par exemple, la base de données terminologiques du gouvernement canadien “Termium”:
    http://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2alpha/alpha-fra.html?lang=fra&i=&index=enw&__index=enw&srchtxt=complacency&comencsrch.x=0&comencsrch.y=0&comencsrch=Lancer
    Lire aussi le document bilingue suivant (il s’agit du procès-verbal d’une commission du Sénat canadien sur la lutte contre le terrorisme):
    http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/403/anti/pdf/04issue.pdf
    EN: “Senator Furey: We have heard testimony that, because of past
    successes, there appears to be a sense of complacency in Canada
    about the threat of terrorism”
    FR: Le sénateur Furey : Un témoin nous a dit que les succès passés
    semblent avoir favorisé la baisse de la vigilance au Canada face à la
    menace du terrorisme. Estimez-vous qu’il y a baisse de la vigilance (…)?

    Je propose donc de reformuler la phrase comme suit:
    ***[La baisse de vigilance/L’insouciance] générale du peuple néerlandais face aux*** événements mondiaux susceptibles de l’affecter a brutalement pris fin (…)

    PS: Je suis traducteur professionnel et j’ai contribué quelques fois aux traduction sollicitées par Olivier Berruyer. Loin de moi l’idée de critiquer le travail des autres bénévoles qui donnent de leur temps mais cette précision me semblait importante.

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    • chios // 19.09.2014 à 22h33

      Et moi, je dirais, laisser-aller.
      Remarquez, c’est juste une idée…
      Et je crois que ce qu’il faudrait dire, c’est “indifférence”.
      Ce n’est pas juste, en termes de traduction…
      Mais c’est ce qui se passe.

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  • vérité2014 // 19.09.2014 à 17h09

    Capitulation totale de la Russie?

    Le “Davos pour l’Ukraine” ou Oligarques de tous les pays unissez-vous!
    En effet, le business ayant le plus à perdre, les hommes d’affaires sont les premiers intéressés à voir la fin de la crise en Ukraine et pour être totalement honnête, la fin des sanctions. Car, en lisant le plan pour l’Ukraine, qui est sortie de la tête de ces personnes, il est évident qu’ils se moquent totalement des intérêts des gens qui risquent leur vie. Ils s’en moquent presque autant que des intérêts de la Russie – ce qui vaut également pour les représentants russes. Ce qu’ils veulent, c’est revenir à la situation antérieure, la Pax Americana, à n’importe quel prix. En fait pourquoi pas au prix de la Crimée s’il le faut, car rien n’est plus important que le business. Et la question s’est posée.

    Simplement parce que les oligarques ont plus de points communs entre eux qu’avec leur propre peuple. Oligarques de tous les pays unissez-vous!

    http://russiepolitics.blogspot.ru/2014/09/le-davos-pour-lukraine-ou-oligarques-de.html

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  • LeDahu // 19.09.2014 à 17h31

    La honte de nos médias – la suite ici:

    http://www.ihsnews.net/?p=12284
    NOUVELLE MANIPULATION MÉDIATIQUE AUTOUR DE L’UKRAINE ET POUTINE

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  • vérité2014 // 19.09.2014 à 18h48

    Un article censé d’Attali pour une fois avec une vraie vision non atlantiste.

    Il est urgent que l’Occident adopte avec les arabes, les Turcs et les Russes la même attitude qu’avec l’Allemagne en 1945: les considérer, ne rompre aucun contact avec eux, les maintenir dans les cercles du pouvoir, leur proposer des projets communs.

    http://www.slate.fr/story/92169/geopolitique-humiliation

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    • Kiwixar // 19.09.2014 à 22h08

      C’est une vue suprématiste d’un autre âge : “l’Occident est le nombril économique, moral et centripète de la Voie Lactée et la mamelle altruiste des pays Tiers dévorés par l’envie de faire partie du Club”…

      L’Occident est ruiné au niveau économique, moral, financier, démographique, bancaire, énergétique… c’est plutôt aux autres pays dont les BRICS de décider s’ils souhaitent étendre la main et considérer les pays de l’Otan, ne rompre aucun contact avec eux, les maintenir dans les cercles du pouvoir, leur proposer des projets communs.

      Attila a toujours eu tout faux sur tout et même déguisé en horloge cassée, il serait infoutu de donner l’heure exacte deux fois par jour…

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  • zarnunsen // 19.09.2014 à 19h00

    Merci de lutter contre la propagande en émettant des avis pondérés, l’article en ressort grandit

    “De fait, Kiev a rompu le cessez-le-feu – le 10 juin – dans sa guerre civile contre les Ukrainiens de l’Est russophones qui ne souhaitent pas être gouvernés par un regroupement de voyous, de descendants de nazis ukrainiens et d’oligarques amourachés du FMI et de l’Union européenne. Les supposés « rebelles » n’ont fait que répliquer à un début de nettoyage ethnique (terreur par bombardements systématiques et atrocités – au moins 30 Ukrainiens brûlés vifs) mené par les forces de Kiev, à propos desquelles rien ou fort peu n’a été dit dans les reportages européens.”

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  • erde // 19.09.2014 à 19h30

    http://youtu.be/snDBu1DhkMY

    Crise Ukraine et relations Russie-UE – Espoir de paix ? ( S. Lavrov )
    Vincent Parlier

    Un interview de Lavrov très intéressant qui nous éclaire sur la position (diplomatique ) de la Russie dans le conflit ukrainien…
    Mais voilà, quand est-il sur l’auto-détermination des peuples du Donbass ?
    Il, en résulte que la stratégie de la Russie semble fonctionner sur le plan diplomatique mais bien malin est celui qui peut prévoir quelle sera l’issue de ce conflit !

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    • V_Parlier // 19.09.2014 à 22h11

      Je pense que la Russie elle-même ne le sait pas. Mais on sait que dès le début, sa position était la fédéralisation (autonomie relative). D’un autre côté on comprend bien qu’après ce qui s’est passé dans le Donbass les gens réclament carrément l’indépendance. Et même pour la Russie ce n’est pas une situation facile. Rappelons pourtant que l’Ossétie du Sud avait eu pendant 10 ans (ou plus, si je me trompe) ce statut de relative autonomie après un conflit au sein de la Gérogie, jusqu’à ce que Sakaashvili reprenne les hostilités. Et à ce moment là l’intervention russe directe est “mieux passée”, même si l’UE poussait déjà des cris d’orfraie. Can c’est peut-être le pan B à la fédéralisation, mais c’est une totale supposition qui n’engage que moi!

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  • vérité2014 // 20.09.2014 à 00h02
    • Thomas // 20.09.2014 à 04h02

      Bonnets rouges, le retour ? En raison des conséquences de la politique des sanctions : l’arroseur arrosé.

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  • Aaltra // 20.09.2014 à 00h58

    Très bon article, cette analyse me rappelle une série d’articles de Guillaume de Rouville de 2013 et plus particulièrement celui-ci “l’Atlantisme est un totalitarisme”:

    http://lidiotduvillage.org/2012/10/10/latlantisme-est-un-totalitarisme/

    J’ai découvert le site d’OB, depuis quelques mois, suite aux évènements ukrainiens, et suis devenu un fidèle lecteur des articles et des auteurs présentés ici au quotidien, ainsi que de tous ces pertinents débats et commentaires qui les accompagnent… Merci d’exister !!!

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  • Thomas // 20.09.2014 à 04h01

    La Norvège partage avec la Russie une frontière commune ultra-stratégique !

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fronti%C3%A8re_entre_la_Norv%C3%A8ge_et_la_Russie

    Il me semble également que la Maison Blanche a redéployé des blindés sur le sol norvégien… A confirmer si vous trouvez une information, je suis preneur !

    Mais : http://french.ruvr.ru/news/2014_09_05/La-Norvege-soppose-a-ladhesion-de-lUkraine-a-lOTAN-6050/

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