Source : Agoravox, André Bouny, 25/09/2017

La guerre est toujours perdue.

Je rappelle que la version qui nous a été donnée à voir dure un peu moins de 8 h, présentée comme la moitié de celle originale diffusée aux Etats-Unis. Ceci peut expliquer son montage comprenant des transitions qui perturbent parfois la chronologie des faits. Cependant, tant de non-dits et de contre-vérités, d’interprétations restreintes des chiffres lorsqu’il s’agit des morts vietnamiens, du tonnage général de bombes tombées sur le Viêt Nam, le Laos et le Cambodge ou, par exemple, du volume des agents chimiques épandus, entre autres ; d’interprétations élargies jusqu’à la complaisance, voire taiseuses ou bien fausses lorsque sont évoquées les « affaires » américaines liées à cette guerre, tandis que la plupart de ces données sont déclassifiées et documentées. Il n’était pas difficile pour des réalisateurs états-uniens ayant travaillé plus de dix ans sur le sujet de s’emparer d’archives avérées et officielles, me semble-t-il.

En effet, en 2005, dans le cadre de relations « apaisées » avec les États-Unis, le Viêt Nam révéla officiellement qu’un million de combattants et quatre millions de civils avaient été tués sans qu’aucun pays de la communauté internationale ne remette en cause ce bilan – qui pourrait s’avérer en-deçà de la réalité. Le documentaire Vietnam se tient très éloigné du compte.

La voix off du documentaire Vietnam évoque le tonnage de bombes larguées sur le seul Nord-Viêt-Nam et fait une comparaison à minima avec celui de la Deuxième Guerre mondiale. Or, le Viêt Nam a reçu trois fois et demie (comparer les 7 078 032 tonnes de bombes sur le Viêt Nam aux 2 057 277 tonnes de toute la Seconde Guerre mondiale) le tonnage de bombes larguées durant toute la Deuxième Guerre mondiale. Au cours de la guerre secrète, le petit Laos voisin a pour sa part reçu, à lui seul, une quantité plus importante que durant toute la seconde guerre mondiale à raison d’un raid toutes les 8 minutes pendant 9 ans. Mais cette terrible pesée n’est pas terminée, car nous devons encore y ajouter les bombardements considérables d’une autre guerre, secrète elle aussi, menée parallèlement au Cambodge, qui en reçut peu ou prou autant que le Laos. Ces chiffres ahurissants, inimaginables, suffisent à donner une idée de l’ampleur, et du nombre effroyable de victimes, du conflit. En fait, il est tombé 6 fois le tonnage de bombes de la Seconde Guerre mondiale sur l’ancienne Indochine.

Quant à l’Agent Orange, ce documentaire Vietnam l’occulte quasiment alors qu’il fera des millions de victimes au sens large du terme –, la voix off évoque 72 millions de litres épandus tandis que le dernier rapport financé par l’Académie nationale des Sciences de Washington, réalisé par Jeanne M. Stellman et son équipe de l’Université Columbia de New York au début des années 2000, paru dans la revue scientifique Nature, annonce 84 millions de litres (pour ma part, à l’appui des mêmes documents de l’Armée américaine utilisés par cette éminente scientifique, j’estime qu’en équivalent/hectares ce volume pourrait s’établir à 4 fois ce chiffre). Par ailleurs, le Rapport Stellman montre que 3 851 villages subirent les épandages d’agents chimiques et place le nombre de personnes directement exposées entre 2,1 et 4,8 millions. Ce nombre n’inclut pas les personnes contaminées ultérieurement par leur environnement, ni celles qui seront atteintes par la chaîne alimentaire, ou nées avec des malformations. Ceci ne peut en aucun cas être restreint à deux phrases, comme s’il s’agissait d’un détail de l’Histoire. En effet, à propos de cette guerre chimique, ce documentaire Vietnam n’a qu’une phrase blanche à son début et une à la fin laissant entendre que les USA décontaminent le Viêt Nam. En vérité, il s’agit pour l’instant d’une opération de décontamination de surface qui concerne seulement quelques hectares sur la base de Da Nang faisant partie des 28 points chauds répertoriés. Et les États-Unis ne sont pas seuls à la financer, loin de là. Par contre, l’opération est réalisée par des entreprises états-uniennes, car si la contamination rapporte, la décontamination aussi.

D’autre part, le documentaire Vietnam présente les « incidents du golfe du Tonkin » comme vrais. Or, ces faux « incidents » déterminèrent la suite de la guerre. Les 2 et 3 août 1964, deux destroyers américains croisant à la limite des eaux internationales auraient essuyé des tirs de canonnières nord-vietnamiennes. Puis, le 4 août, la marine US annonça de graves incidents, invoquant le tir de dizaines de torpilles contre elle… des faits qui ne se sont jamais produits. Nous le verrons plus tard avec les grandes « affaires » américaines liées à la Guerre du Viêt Nam. Une méthode vieille comme le monde qui consiste à provoquer (voire inventer) un événement pour en tenir l’ennemi responsable. Que c’est-il passé : en mai 1970, la « guerre secrète au Cambodge », qui suivit la « guerre secrète au Laos », est révélée par le New York Times, relançant la contestation d’une nouvelle guerre « illégale » qui favorisera l’accession des Khmers rouges, et marquera le début de l’affaire des Papiers du Pentagone. Ils ont révélé que le texte de la Résolution du golfe du Tonkin adoptée par le Congrès le 7 août 1964, avait été rédigé par l’administration Johnson plusieurs mois avant que les fameux incidents ne se produisent. Cependant, ils fournirent au Président un prétexte pour faire voter par le Congrès une « Résolution » lui donnant ainsi le feu vert grâce à ce casus belli cousu main. Et « en représailles » Johnson fit bombarder les équipements côtiers nord-vietnamiens. Désormais, l’armée américaine était directement impliquée dans la Guerre du Viêt Nam, sur l’ensemble du territoire s’entend. Le 13 juin, le premier article des Pentagon Papers, paraît dans le New York Times, puis quelques jours plus tard dans le Washington Post. Un premier épisode tiré d’un dossier comptant 7 000 pages (en 47 volumes) établissait l’illégalité de la guerre après le détournement de la Constitution des États-Unis d’Amérique lorsque Johnson trompa le Congrès sur les « incidents du golfe du Tonkin » qui lui permirent d’engager totalement l’armée américaine dans le conflit du Viêt Nam. Mais il indiquait aussi la violation de la Constitution que représentait l’engagement de la guerre secrète au Cambodge (par Nixon, Républicain) sans l’aval du Congrès, comme précédemment son extension de la même manière au Laos (par Johnson, Démocrate). Au regard de la seule loi états-unienne, la guerre s’avérait maintenant illégale aux yeux des élus et du peuple trompés. Fou de rage, Nixon fait interrompre la publication du feuilleton et saisit la Cour suprême, qui le déboute. Ces dossiers secrets d’État ont été remis à la rédaction du journal par Daniel Ellsberg, un esprit brillant ayant appartenu au staff de McNamara. Parallèlement, ces dossiers sont remis à Howard et Roslyn Zinn, et Noam Chomsky, qui les analysèrent. En introduction au dossier Ellsberg écrivait : « Les dirigeants des États-Unis, y compris le Président en exercice, Richard Milhous Nixon, pour les six dernières années au moins, pourraient bien être coupables de crimes de guerre ». Les Papiers du Pentagone seront publiés. Nixon veut alors détruire ceux qui s’opposent à lui et met en place une unité d’espionnage chargée de compromettre ses ennemis politiques dans des affaires douteuses. L’entreprise signera sa perte. Ce sera une nouvelle « affaire » : le Watergate.

Le scandale du Watergate tient son nom d’un complexe d’immeubles situé à Washington dont un des bâtiments abritait des bureaux du Parti démocrate. Dans la nuit du 17 juin 1972, à 1 h 30 du matin, un agent de sécurité de l’immeuble prévient la police. Cinq « cambrioleurs » sont arrêtés, ils portent sur eux un matériel d’écoute sophistiqué. L’un d’eux est un gradé de l’armée de l’Air, ancien du FBI et de la CIA, et de surcroît, membre du Comité pour la réélection du président Nixon. Les cinq ressemblent davantage à des agents secrets qu’à des cambrioleurs ; un carnet d’adresses trouvé sur l’un d’eux révèle des personnes de tout premier rang. Un informateur secret communique à deux journalistes du Washington Post, Robert Woodward et Carl Bernstein, des informations essentielles à propos du Watergate, et des « plombiers de la Maison Blanche » chargés de fabriquer des lettres destinées à ruiner la réputation des candidats démocrates. Les deux journalistes d’investigations parviennent à éclaircir l’affaire avant le département de la Justice (le ministère de la Justice) contrôlé par la Maison Blanche. Leurs articles affirment que les proches du Président, tout comme Nixon lui-même, s’adonnent à toutes sortes de graves malversations : sabotages politiques, corruption, association de malfaiteurs, cambriolages, écoutes clandestines, détournement de fonds, parjures et faux témoignages, obstruction à la justice… Tel que le cambriolage du cabinet d’un psychiatre détenant des éléments compromettant à l’avantage de Nixon. Plus tard, Nixon refusera de remettre les 64 bandes magnétiques d’enregistrement du Bureau ovale à la Justice qui les réclamait. Saisie, la Cour suprême se prononce pour la restitution, certaines bandes seront remises, partiellement effacées : Nixon cherchait à masquer ses propos grossiers et insultants révélant son alcoolisme et les manigances tramées dans le Bureau ovale. Une procédure d’« impeachment » sera déclenchée contre Nixon, premier Président de l’histoire des États-Unis d’Amérique à démissionner afin de ne pas subir l’humiliation de la destitution. Les deux journalistes ne révélèrent jamais l’identité de leur indicateur connu sous le nom de « Gorge profonde ». En 2005, à 91 ans, l’homme sortit lui-même de l’ombre : Mark Felt, ancien directeur adjoint du FBI sous Nixon. À la mort de Hoover, Felt se porta naturellement candidat. Nixon l’écarta et nomma Patrick Gray. Peut-être est-ce là l’origine du plus grand scandale qu’aient jamais connu les États-Unis d’Amérique. Au travers des Papiers du Pentagone et du Watergate, il est facile de comprendre de quelle façon et avec quelle cruauté fut menée la guerre du Viêt Nam. D’après Noam Chomsky, la destitution ne menaça Nixon que parce qu’il s’était attaqué à aussi puissant que lui, et non à cause de pratiques illégales abondamment utilisées contre d’autres personnes de la société jugées subversives pour l’ordre établi.

Sans guerre du Viêt Nam, pas de Pentagon Papers, ni de Watergate, affaire qui poussa Nixon à la démission pour échapper à une destitution plus infâmante encore, qui aurait été une première dans l’Histoire des États-Unis d’Amérique. La fonction présidentielle elle-même en sort profondément affaiblie : le documentaire Vietnam semble la préserver.

Il fallut attendre 2001 pour que l’historien de la National Security Agency (NSA) Robert Hanyok mette en évidence que ces communications sur les « incidents du golfe du Tonkin » avaient été volontairement truquées. L’administration G. W. Bush (dont les justificatifs de la guerre en Irak étaient contestés) interdit la publication de ce rapport interne, et le New York Times n’en divulgua le contenu que cinq ans plus tard. Le documentaire Vietnam ne dit rien là-dessus.

 

De la bombe atomique, le documentaire Vietnam tait le sujet. Pourtant, son utilisation a été évoquée au moins à trois reprises en ce qui concerne le Viêt Nam.

La première, quand les États-Unis la proposèrent pour aider les Français à Dien Bien Phu.

La seconde, lorsque 6 000 Marines se retrouvèrent encerclés dans « leur » base de Khe San, tout près de là ou la piste Ho Chi Minh passait du Nord-Viêt Nam en territoire Laotien.

La troisième fois, elle est suggérée pour forcer les Vietnamiens à « quémander la paix » à la table des négociations : « Je refuse de croire qu’une petite puissance de quatrième ordre comme le Viêt Nam n’ait pas de point de rupture », disait Kissinger. Afin de dissuader l’entêtement Nord-vietnamien, « l’action doit être brutale », ajoutait-il. En septembre 1969, il donne les instructions à son équipe : « Ce sera la mission de ce groupe que d’étudier l’éventualité d’une attaque impitoyable et décisive contre le Nord-Viêt Nam […] Vous devez vous asseoir et mettre au point ce que serait une attaque impitoyable », ordonna Kissinger, futur Prix Nobel de la Paix. Fin 1969, Nixon décide de mettre à l’étude la terrible opération Duck Hook, dans laquelle il est prêt à tenir le rôle du « bombardier fou ». Des documents déclassifiés révèlent que Henry Kissinger, secrétaire d’État de Nixon, échangeant des notes avec le Président, écrivait :

– « Doit-on songer à l’arme nucléaire ? »

– « L’enchaînement des choses ne doit rien exclure », répond Nixon.

Par ailleurs, le général Curtis E. LeMay était aussi un fervent partisan de l’utilisation de la bombe atomique. Ce chef d’état-major de l’US Air Force la préconisa à chaque conflit. Connu pour transgresser les décisions politiques, ferme partisan de la méthode du fait accompli, Johnson et McNamara l’écartèrent en 1965 craignant d’élargir le conflit à la Chine et à l’Union soviétique. La crainte que l’opinion publique américaine et mondiale ne se déchaîne sauva probablement les Vietnamiens de la vitrification.

Nixon se rabattit sur la « vietnamisation » (évoquée dans le documentaire Vietnam de façon succincte et pour le moins confuse), pouvant remplacer avantageusement « la bombe ». Cette stratégie avait pour but d’endiguer le flot des cercueils recouverts de la bannière étoilée à destination de l’Amérique en faisant se tuer entre eux les Vietnamiens. Elle permettra de réduire le nombre des troupes américaines au combat, sans renier le dessein états-unien. Ce qui fera écrire à l’historien Nguyen Khac Vien dans son livre Vietnam, une longue histoire : La « vietnamisation » dans l’esprit de Nixon, devait se compléter par l’« indochinisation » et ensuite par l’« asianisation ». Les Indochinois devraient combattre les Indochinois, les Asiatiques, les Asiatiques pour assurer la domination américaine en Asie. Washington n’aurait à fournir que les dollars et les armes ; la couleur des cadavres changera, mais la mainmise américaine persistera.

L’alcoolisme de Nixon, il n’est pas évoqué dans le documentaire Vietnam. Des bandes magnétiques, enregistrées entre le mois de novembre 1972 et janvier 1973, jettent un nouvel éclairage sur la façon dont Nixon s’adressait à Kissinger, conseiller à la Sécurité nationale, dans le bureau ovale : « N’oubliez jamais : la presse est l’ennemi. L’establishment est l’ennemi. Les professeurs sont l’ennemi. Les enseignants sont l’ennemi. Écrivez cela au tableau noir 100 fois et ne l’oubliez jamais. » Cette conversation de maître à écolier, probablement due à l’alcoolisme de Nixon, date de décembre 1972, peu de temps avant les bombardements massifs sur Hanoi et Hai Phong. Lorsqu’elles sont déclassifiées, le mardi 2 décembre 2008, j’en fis part à Howard Zinn qui me répondit : « Merci beaucoup, Andre, pour tirer mon attention a l’ouverture des archives de Nixon. Revelations extraordinaires. Il est evident que Nixon a commence a perdre son balance [équilibre] mental. Howard » Howard Zinn avait été appelé à la barre lors du procès de Daniel Ellsberg ayant divulgué les Pentagon Papers, démontrant que ce dernier n’avait pas porté atteinte à la sûreté de l’État fédéral. Plus de 2.200 heures d’enregistrement sont désormais disponibles aux Archives nationales. Elles sont accessibles en ligne, alors que les documents écrits peuvent être consultés aux Archives nationales ainsi qu’à la bibliothèque présidentielle de Nixon. Rien n’est dit à propos de l’alcoolisme du Président de la première puissance du monde en guerre dans le documentaire Vietnam.

 

Par ailleurs, le documentaire Vietnam ne fait apparaître que 3 bases américaines sous la DMZ du 17eparallèle, menant d’Est en Ouest vers Khe San. En réalité, il y en avait une foule, sans compter les positions élevées, les voici :

Bases du Corps de la zone I sous la DMZ : A Shau ; An Hoa ; Binh Hoa ; Cam Lo ; Camp Carrol ; Camp Eagle ; Camp Esso ; Camp Evans ; Camp Henderson ; Chu Lai ; Con Thien ; Da Nang, China Beach ; Dong Ha ; Duc Pho, LZ (Landing Zone, pour Zone d’atterrissage) Bronco ; Firebase Jack ; Firebase Rakkassan ; Firebase West ; Hill 63 ; Hill 69 ; Hoi An ; Hue ; Khe Sanh, Firebase Smith ; Lang Co Bridge ; LZ Baldy ; LZ Dogpatch Hill 327 ; LZ Geronimo ; LZ Jane, Firebase Barbara ; LZ Langley, Firebase Shepard ; LZ Profess, Hill 55 ; LZ Rockcrusher, Hill 85 ; LZ Rockpile ; LZ Ross ; LZ Sandra ; LZ Snapper, Firebase Leather ; Marble, Hill 59 ; Phu Bai ; Luc Phu, LZ Tommahawk ; Quang Nai ; Quang Tri, LZ Nancy.

 

Bases du Corps de la zone II : An Khe, Camp Radcliff ; An Lao, LZ Lamarie ; Ban Me Thuot ; Ben Het ; Bon Song, LZ Two Bits ; Bre Nhi ; Cam Ranh Bay ; Camp Granite ; Che Oreo ; Da Lat ; Firebase Pony ; Kontum ; Dog LZ, LZ anglais ; LZ Oasis ; LZ Putter, Firebase Bird ;

LZ Uplift ; Nha Trang ; Phan Rang ; Phan Tiet ; Plei Ho, SF (Special Forces) Camp ; Plei Jerang ; Pleiku ; Puh Cat, LZ Hammond ; Quy Nhon ; Song Cau ; Tuy An ; et Tuy Hoa.

 

Bases du Corps de la zone III : An Loc ; Ben Cat ; Ben Hoa ; Cholon ; Cu Chi ; Dau Tieng (Michelin) ; Dien-Duc, Firebase Elaine ; Duc Hoa ; Firebase Di An ; Firebase Frenzel ; Firebase Jewel, LZ Snuffy ; Firebase Mace ; Katum ; Lai Khe ; Loc Ninh ; Long Binh, Firebase Concord ; LZ Fish Nook ; LZ Schofield ; Nha Be (Navy Base) ; Nui Ba Den, Firebase Carolin ; Phouc Vinh ; Phu Chong ; Phu Loi ; Qua Viet ; Quang Loi ; Saigon ; Song Be ; Tan Son Nhut ; Tay Ninh ; Trang Bang ; Vo Dat, Firebase Nancy ; Vung Tau ; et Xuan Loc.

 

Bases du Corps de la zone IV : Ben Luc ; Ben Tre ; Can Tho ; Cao Lanh ; Dong Tam ; Firebase Grand Canyon ; Firebase Moore ; Ham Long ; Moc Hoa ; My Tho ; Nam Can ; Phnom ; Phu Quoc ; Rach Gia ; Seafloat ; Soc Trang ; Tran An ; Tieu Con ; Tra Vinh ; Vinh Loi ; et Vinh Long.

Je voudrais aussi parler du Programme Phoenix, à peine abordé dans le documentaire Vietnam, opération secrète et rampante américano-sud-vietnamienne montée par la CIA en collaboration avec les services secrets sud-vietnamiens. Ce programme vise à démanteler l’organisation Viêt Cong dans le delta du Mékong. Côté américain, les SEAL (contraction de Mer, Air, et Terre), corps d’élite opérant dans n’importe quel élément avec les moyens les plus sophistiqués, ont à leur côté les URP, anciens Viêt Congs indigènes, soudoyés et retournés. Par groupe de 10 ou 20, il s’agit de filer, d’enlever, d’interroger et d’assassiner les responsables, membres et sympathisants de la guérilla, estimés à 100 000 dans le seul delta. Une des méthodes d’interrogatoire consiste à embarquer trois ennemis dans un hélicoptère. En altitude, la porte est ouverte et celui qui en sait le moins est jeté dans le vide sous les yeux des deux autres. Puis vient le tour du second. S’il parle, un sursis advient. Il est alors éloigné du seuil et on prend des notes. Parfois, il faut l’avancer de nouveau pour qu’il se souvienne. Puis, celui qui est supposé en savoir d’avantage sur l’organisation de son village est mis au bord du vide à son tour. S’il ne parle pas, celui qui a déjà parlé est éjecté sous ses yeux. S’il ne parle toujours pas, il est poussé vers le sol. S’il parle, il subit le même sort. Renseignements obtenus, on prend d’assaut la maison ou le village. On assassine. On tue tous les membres de la famille. C’est la règle. Parfois, les oreilles des victimes sont rapportées au camp comme trophée. Selon les sources, entre 20 000 et 60 000 personnes ont ainsi été éliminées. En réalité, les 100 000 Viêt Congs du delta s’opposant au régime du Sud seront réduits à 1 000, tandis que la terre vietnamienne continuait de boire la dioxine de l’Agent Orange. Je crois me souvenir que le documentaire Vietnam effleurant le sujet fait état d’un chiffre restreint, 6 000 (à vérifier).

 

À propos de My Lai…

16 mars 1968. Peu avant 8 h du matin, 120 GI de la Charlie Company, dépendant de la 11e brigade d’infanterie légère de la Division Americal, entrent dans les hameaux de My Lai, surnommés « Pinkville », et de My Khe. Ils se situent au sud-ouest de Da Nang, dans la province de Quang Ngai, près de My Son, haut lieu de l’ancien royaume du Champa ravagé par l’Agent Orange et les bombardements. Dans le cadre de l’opération Wheeler Wallawa, incluant les missions de « recherche et destruction », les hommes du lieutenant William Calley abattent les premiers habitants qui s’enfuient par les rizières, incendient les paillotes et mitraillent ceux qui en sortent bras en l’air, tirant même sur les poules et les cochons. Ils réunissent les vieillards et les exécutent à la grenade. Des mères protégeant de leur corps nouveau-nés et enfants cramponnés à leurs habits, des vieux et des adolescents hurlants sont rassemblés le long des fossés de drainage et exterminés au fusil-mitrailleur. Ceux qui bougent et respirent encore sont achevés. Des soldats signent de leur baïonnette la première lettre du nom de leur compagnie sur la poitrine des victimes. Des femmes sont violées, sodomisées avant d’être abattues de la façon la plus épouvantable qui soit. L’une d’elles, enceinte, est éventrée au couteau. Les sacs de riz sont aspergés d’essence et brûlés. Derrière, on ordonne de tuer la jeune « bridée » qui rentre du champ de paddy. Chose faite, elle est allongée dans l’eau de la rizière, la cervelle éparpillée autour de son crâne ouvert. Dans l’incendie des huttes, on jette les clisses sur lesquelles sèchent les galettes de riz au-dehors. Les hommes sont fous. Il faut tuer, tuer, tuer encore pour oublier qu’on a tué (extraits de mon ouvrage Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam). Un GI monte sur un buffle et frappe la bête à coups de couteau jusqu’à ce qu’elle s’affaisse, dira un des témoins. Un des neuf hélicoptères survolant l’opération pour la protéger ne comprend pas car, d’en haut, tout semble se passer trop facilement. Il fait alors une approche, et réalise soudain la situation au sol. Atterrissant au milieu de la tuerie, il parvient à sauver une dizaine de civils en les emportant puis, bien qu’à court de carburant, se pose une seconde fois pour embarquer un petit garçon isolé. [le documentaire Vietnam appuie sur cet acte de bravoure qui, par ailleurs, le mérite] Un peu plus loin, des soldats auraient mis une arme automatique dans les mains d’un enfant pour qu’il tue les siens ; mais le gamin en est incapable et laisse tomber ce fardeau : il est exterminé. Plus tard, un témoin déclarera que ses compères firent une pause-déjeuner à côté des cadavres et, de temps en temps, tirèrent sur quatre ou cinq femmes et enfants qui bougeaient encore dans un fossé. Il ajoute que la plupart d’entre eux ne considéraient pas les civils vietnamiens comme des êtres humains… et qu’ils devaient juste les traiter comme des animaux. Sous les morts, une mère serre sa fille contre elle pour étouffer ses pleurs. Elles survivront. Le comble de cette histoire est qu’il n’y avait aucun Viêt Cong dans le hameau de My Lai. D’ailleurs, la liste des victimes comporte très peu d’hommes en âge de combattre. Cependant, le général Westmoreland annoncera une grande victoire au cours de laquelle 128 Viêt Congs et 22 civils auraient été tués. Le massacre sera dissimulé par l’armée. Le Pentagone couvrira. C’était l’intérêt de tous. Mais lorsque le journaliste d’investigation, Seymour Hersh, révèle le massacre dans le Saint Louis Post-Dispatch du 13 novembre 1969 (soit un an et demi après les faits), l’opinion publique américaine honteuse demande un jugement pour crimes de guerre, tandis que les officiers supérieurs camouflent ce meurtre collectif d’« humains orientaux », selon la terminologie du tribunal. À cette occasion, les vétérans américains du Viêt Nam attestent que de telles atrocités sont le quotidien de cette guerre, tant lors de raids de bombardements qu’à l’occasion d’opérations au sol. La mère du lieutenant Calley témoigne : « Je vous ai donné un bon garçon et vous en avez fait un meurtrier. » De son côté, Calley déclare avoir reçu l’ordre d’exterminer ce hameau, d’Ernest Medina, son capitaine. L’histoire ne dit pas de qui ce dernier a reçu ses directives, ni qui a envoyé des photographes militaires sur les lieux de l’extermination pour en documenter l’horreur. Un soldat raconte qu’ils avaient été conditionnés pour ce massacre, et il ajoute avoir entendu ses chefs parler de 700 victimes. Le rapport du général William Peers, commandité par le département de la Défense, amoindrit les faits qualifiés d’« incidents » oubliant de mettre en avant la directive 525-3 selon laquelle le général Westmoreland instituait le « feu à volonté » dans les zones réputées tenues par le Viêt Cong sans aucune mesure particulière pour les non-combattants. À My Lai, 504 civils désarmés, hommes, femmes, enfants et vieillards, furent exterminés. Cela ne prit pas beaucoup de temps. Le lieutenant Calley, seul militaire condamné, verra sa peine commuée par le Président Nixon… le véritable criminel. My Lai est l’arbre qui cache la forêt, et non pas l’exception comme laisse entendre le documentaire Vietnam, qui amoindrit le nombre des victimes.

La même brutalité et violence habita les milliers d’opérations menées par l’US Army au Viêt Nam, telles que les Hameaux stratégiques, ou d’autres jamais évoquées, comme la Ligne McNamara ; ou bien le « fragging » désignant l’usage de grenade à fragmentation pour tuer son officier, qui devient une pratique ordinaire…

Tout ceci sous réserve que ces manquements ne figurent pas dans la version originale du documentaire Vietnam…, mais nous pouvons en douter et penser qu’au-delà des problèmes de programmation posés par un tel format existent quelques scrupules à nous présenter le complément. Les images, qu’elles appartiennent à la propagande américaine ou à la propagande vietnamienne, subissent une interprétation que modifie tout commentaire, durci ou dulcifié. Quant aux témoignages, nombreux des deux côtés, leur durée me parait plus importante chez les américains. Mais le point de vue artistique compense cela, la concision de ceux vietnamiens les rend percutants. Tous nous disent que la guerre est toujours perdue et que la chose qu’ils ont en commun est leur humanité.

« Et j’en dirais et j’en dirais », néanmoins je n’ai pas le goût de la critique pour la critique. Je pense que les réalisateurs du documentaire Vietnam donnent aussi à voir les couleuvres qu’ils ont eux-mêmes avalées. La promotion dithyrambique de ce documentaire Vietnam avant diffusion, accomplie par des gens qui n’étaient pas nés lors de cette guerre et qui ne la connaissent pas vraiment, le plus souvent par bribes, inquiète. La fin du film nous apprend que le Viêt Nam ne porte plus de trace de cette guerre, ah bon ! où a-t-il été celui qui parle ? et montre des GI portant dans leurs bras des petits enfants vietnamiens dénudés. John Wayne n’est pas loin. En fait, comme nous-mêmes, les États-Unis ne parviennent pas à se regarder.

Pensons alors aux équivalentes 7 h 45 de Français si vous saviez, film en trois époques sorti en février 1973 (année du retrait américain au Viêt Nam) :

“En passant par la Lorraine” (2 h 30) : La défaite de 40, pour beaucoup inattendue, provoque l’effondrement total du pays. Mais le conflit de 14-18, puis les années 30, préparent, à leur façon, la débâcle…

“Général nous voilà” (2 h 30) : Le bilan après la victoire et les choix qui s’offrent à la France. Une époque troublée et ambiguë : l’épuration, le procès Pétain, Brasillach, le stalinisme…

“Je vous ai compris” (2 h 45) : Le portrait d’un homme admiré et contesté, De Gaulle, face à la 3ème crise que vivent les Français : la décolonisation…

Depuis, que n’avons-nous pas découvert et appris de nos dirigeants comme de nous-mêmes !

André Bouny*

 

*Auteur de Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam et Cent ans au Viêt Nam.

https://www.agent-orange-vietnam.org

Source : Agoravox, André Bouny, 25/09/2017

 

Vietnam (1/9)

Source : Arte, 19-09-2017

Indochine, la fin

Ken Burns et Lynn Novick (“The War”) font revivre le traumatique Viêtnam de l’intérieur. Une plongée sanglante au coeur de la tragédie qui a façonné la fin du XXe siècle. Troisième volet : Le bourbier (janvier 1964-décembre 1965). Alors que le chaos menace à Saigon, où huit gouvernements se succèdent en dix-huit mois, Hanoï et le Viêt-cong multiplient les offensives dans le Sud…

Au terme d’une guerre longue et brutale, les révolutionnaires indépendantistes du Viêt-minh, menés par Hô Chi Minh, mettent fin à près d’un siècle de domination coloniale française. Les accords de Genève, signés après la chute de Diên Biên Phu en 1954, divisent le pays en deux. Au Nord, le Viêt-minh communiste, soutenu par la Chine et l’URSS, veut réunifier le pays. Au Viêtnam du Sud, pris dans la logique d’une guerre froide qui s’intensifie, les États-Unis apportent leur soutien au régime autocratique du président Diêm. Début 1961, la ligne dure prônée par Lê Duân, premier secrétaire du Viêt-minh, encourage la guérilla menée dans les zones rurales du Sud par le “Viêt-cong” – surnom donné par leurs ennemis au bras armé du FNL, fondé par les indépendantistes du Sud.

La mère des guerres modernes

Ken Burns et Lynn Novick font revivre de manière inédite la guerre du Viêtnam au plus près de ceux qui l’ont vécue, Vietnamiens et Américains, dans une fresque documentaire digne d’”Apocalypse Now “ou de “Voyage au bout de l’enfer”. En neuf épisodes, les réalisateurs retracent ces trente années de soulèvements et de destructions, qui firent plus de trois millions de morts, à travers les récits intimes de près d’une centaine de témoins. Simple militaire ou dirigeant politique, journaliste ou activiste, déserteur, diplomate ou sœur d’un soldat défunt, tous ont fait, observé ou subi cette tragédie aux dimensions épiques, mère de toutes les guerres modernes. Au fil d’une narration où le rythme s’accélère d’épisode en épisode, une foule d’archives inédites, fruit de dix ans de recherche, associée à de célèbres photos, des films amateurs ou des enregistrements sonores dévoilant les coulisses de la Maison-Blanche, racontent l’histoire de la fin du colonialisme, de la montée en puissance de la guerre froide et de la victoire d’un peuple de paysans contre la machine de guerre la plus dévastatrice au monde. Ou l’histoire d’un conflit qui a divisé l’Amérique et l’opinion mondiale pour toujours.

Source : Arte, 19-09-2017

Vietnam (2/9)

Source : Arte, 19-09-2017

Insurrection


Conseillé par le ministre de la Défense Robert McNamara, favorable au concept de “guerre limitée”, le président Kennedy envoie des bataillons des forces spéciales combattre, aux côtés de l’armée sud-vietnamienne, l’insurrection viêt-cong qui gagne du terrain. Il autorise aussi l’usage du napalm et de l’agent orange, un défoliant qui ravage les campagnes. Dans les villes, la contestation monte contre le régime corrompu du président Diêm, dont le frère, Ngô Dinh Nhu, réprime avec violence les manifestations bouddhistes. Washington s’en inquiète et Neil Sheehan, alors jeune reporter au Viêtnam, est confronté à une réalité plus complexe que prévue. Fin 1963, Diêm et Nhu sont renversés puis exécutés, peu avant l’assassinat de Kennedy.

Source : Arte, 19-09-2017

Vietnam (3/9)

Source : Arte, 19-09-2017

Le bourbier


Alors que le chaos menace à Saigon, où huit gouvernements se succèdent en dix-huit mois, Hanoï et le Viêt-cong multiplient les offensives dans le Sud. Le président Johnson, qui hérite d’une situation complexe à la mort de Kennedy, réplique en lançant des raids aériens sur le Nord-Viêtnam, puis, élu triomphalement fin 1964, envoie les premières troupes de marines au Sud-Viêtnam. L’opération “Rolling Thunder”, qui noie le Nord-Viêtnam sous les bombes, alimente une opposition grandissante sur les campus universitaires. La mère et la sœur de Denton “Mogie” Crocker racontent comment ce garçon exalté parvint à se faire enrôler à 17 ans. Fan de Hemingway, la jeune Lê Minh Khuê a rallié l’armée nord-vietnamienne à 16 ans, après la destruction de son village par l’aviation américaine.

Source : Arte, 19-09-2017

Vietnam (4/9)

Source : Arte, 19-09-2017

Le doute


Le président Johnson envoie toujours plus d’appelés au Viêtnam tandis que des troupes nord-vietnamiennes renforcent le Viêt-cong au Sud. Sous le feu permanent de l’aviation américaine, de nombreuses femmes, dont Lê Minh Khuê, maintiennent ouverte la piste Hô Chi Minh, qui permet au Nord d’acheminer armes et matériel au Sud. Juin 1966 : “Mogie” Crocker meurt au combat à 19 ans. La lutte contre la guérilla viêt-cong engendre trois millions de réfugiés dans le Sud. Été 1967 : la contestation antiguerre vire à l’affrontement et des émeutes raciales éclatent à Newark et Detroit. Le marine John Musgrave revit la férocité de la bataille de Con Thien, mais aussi le courage et la solidarité montrés par ses compagnons. Début 1968, Robert McNamara, en bout de course, quitte le ministère de la Défense.

Source : Arte, 19-09-2017

Vietnam (5/9)

Source : Arte, 19-09-2017

Révoltes

À la veille des célébrations du Têt (la fête du Nouvel An vietnamien), les troupes nord-vietnamiennes et les forces viêt-cong lancent une série d’attaques surprises coordonnées sur les grandes villes et les bases militaires à travers tout le Sud. Les combats font rage dans les rues de Saigon, où l’exécution sommaire d’un agent viêt-cong par le chef de la police est filmée en direct, faisant basculer l’opinion publique. À Hué, les assaillants de l’armée du Nord massacrent des civils avant de battre en retraite. Cette offensive est un échec militaire pour le Nord, qui subit d’énormes pertes, mais signe une défaite morale pour les États-Unis. Démobilisé, le caporal Roger Harris se sent déconsidéré parce qu’il est noir dans un pays déstabilisé par les émeutes raciales, la contestation et les assassinats successifs de Martin Luther King et de Robert Kennedy.

Source : Arte, 19-09-2017

 

Vietnam (6/9)

Source : Arte, 19-09-2017

De Paris à Prague, de Berlin à Washington, l’esprit de révolte gronde. Comme tous les jeunes Américains en âge d’être appelés, Tim O’Brien fait face à un choix moral déchirant. Au Nord-Viêtnam aussi, ce sont les jeunes gens les plus modestes qui partent se battre tandis que les fils de dignitaires étudient à l’étranger. Fin 1968, le président Johnson, démoralisé, renonce à se représenter et cède sa place à Richard Nixon qui est élu après avoir approuvé la répression policière des manifestations antiguerre de Chicago et en promettant la paix. Au Viêtnam, des milliers de civils innocents sont tués, et des témoins des trois côtés dénoncent la sauvagerie du conflit.

Source : Arte, 19-09-2017

 

Vietnam (7/9)

Source : Arte, 19-09-2017

Au printemps 1969, 543 482 soldats américains sont au Viêtnam et 40 794 ont perdu la vie. Le moral des troupes est au plus bas. Hal Kushner et Nguyen Tai, prisonniers de guerre, témoignent de leurs terribles conditions de détention, l’un au Nord-Viêtnam, l’autre au Sud. Un odieux massacre commis par des soldats américains à My Lai en mars 1968 est révélé au public et Carol Crocker, sœur du soldat “Mogie”, manifeste contre la guerre. Le retour au pays est difficile pour le vétéran John Musgrave, qui manque de se suicider. Nixon commence à se désengager du conflit mais envoie en avril 1970 des troupes se battre au Cambodge. Une décision qui rallume les feux de la contestation, avivés par la mort tragique de quatre étudiants à l’université de Kent, Ohio.

Source : Arte, 19-09-2017

 

Vietnam (8/9)

Source : Arte, 19-09-2017

Guerre civile

Avec le retrait progressif des troupes américaines, les forces sud-vietnamiennes, désormais seules, tentent en vain de couper la piste Hô Chi Minh au Laos. Leurs pertes sont terribles et, à Hanoï comme à Saïgon, des témoins déplorent la tragédie de cette guerre fratricide. John Musgrave rejoint le mouvement des Vétérans du Viêtnam contre la guerre, qui se fait entendre à Washington. Neil Sheehan publie dans le “New York Times” les “Papiers du Pentagone”, un rapport confidentiel sur les dessous du conflit qui fragilise Nixon. Le monde entier proteste contre les bombardements massifs lancés par le président américain en réponse à une offensive nord-vietnamienne sur le Sud. Le photographe Nick Ut revient sur le contexte de sa photo d’une fillette brûlée au napalm. Fin 1972, Nixon est réélu haut la main, toujours soutenu par “la grande majorité silencieuse”.

Source : Arte, 19-09-2017

 

Vietnam (9/9)

Source : Arte, 19-09-2017

L’effondrement

Alors qu’éclate le scandale du Watergate, la plupart des forces américaines quittent le Viêtnam après la signature d’un accord entre Hanoï et Washington prévoyant le retrait des troupes en échange du retour des prisonniers américains. Nixon démissionne en août 1973 et les États-Unis réduisent leur aide financière à un Sud-Viêtnam déjà appauvri, qui fait face à un déferlement d’attaques du Nord. Les civils fuient en masse toujours plus au sud, à l’instar de Duong Van Mai Elliott qui évoque l’exil de sa famille lors de la chute de Saïgon, le 30 avril 1975. Le Sud se rend. Le processus de normalisation communiste accable les vaincus et écrase l’économie du pays tout entier, provoquant le départ de 1,5 million de boat people. Quarante ans plus tard, Vietnamiens et Américains impliqués dans cette guerre en cherchent toujours le sens.

Source : Arte, 19-09-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

52 réponses à Vietnam, documentaire sur Arte, par André Bouny

Commentaires recommandés

DocteurGroDois Le 10 octobre 2017 à 07h18

J’aime beaucoup Ken Burns, et je conseille vivement de regarder les séries Prohibition, Jazz, et Civil War.

Cette série sur le Vietnam est très bien réalisée, mais son défaut principal apparaît dès les 5 premières minutes ou l’on apprend que les US sont entrés en guerre “de bonne foi”.

Et entre le premier et le deuxième épisode, un magnifique tour de bonneteau nous fait passer d’une affreuse guerre impérialiste française à une “guerre civile” dans laquelle les US sont entrés pour défendre un gouvernement “démocratique librement élu”.

Tout le reste du documentaire repose sur cette base et n’en démord pas. Dommage.

  1. Fritz Le 10 octobre 2017 à 05h57
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    Nixon a démissionné en août 1974, pas 1973. J’avais huit ans et je m’en rappelle comme si c’était hier.

    André Bouny fait bien de rappeler certaines vérités (on pourrait lui objecter que cette guerre était AUSSI une guerre civile). On a trop tendance à s’apitoyer sur la “douleur” causée à la conscience américaine par cette guerre, alors que ce n’est pas l’Amérique qui a subi le napalm et l’agent orange. Mais voilà, l’Occident regarde la guerre du Vietnam avec les yeux de l’Amérique.

    En 1995, McNamara était en pleurs lorsqu’il a présenté ses mémoires (In Retrospect) sur cette guerre dont il fut l’architecte. En 2003, il rapportait les propos de son supérieur Curtis LeMay à propos des bombardements incendiaires sur le Japon : “LeMay disait : Si nous avions perdu la guerre, nous aurions été tous poursuivis comme criminels de guerre. Et je pense qu’il avait raison : lui et moi, je dirais, nous nous comportions comme des criminels de guerre”. http://www.criticalcommons.org/Members/philipje/clips/robert-s-mcnamaras-confession-of-war-crimes-in/view

    Un criminel de guerre américain ? Est-ce possible ?


  2. DocteurGroDois Le 10 octobre 2017 à 07h18
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    J’aime beaucoup Ken Burns, et je conseille vivement de regarder les séries Prohibition, Jazz, et Civil War.

    Cette série sur le Vietnam est très bien réalisée, mais son défaut principal apparaît dès les 5 premières minutes ou l’on apprend que les US sont entrés en guerre “de bonne foi”.

    Et entre le premier et le deuxième épisode, un magnifique tour de bonneteau nous fait passer d’une affreuse guerre impérialiste française à une “guerre civile” dans laquelle les US sont entrés pour défendre un gouvernement “démocratique librement élu”.

    Tout le reste du documentaire repose sur cette base et n’en démord pas. Dommage.


    • Crapaud Rouge Le 10 octobre 2017 à 11h24
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      Arte, c’est la vitrine du “système” pour les “bien comprenants”, pour la classe “instruite” qui croit que rien de “la vérité” ne lui échappe. Ceci explique cela.


      • PaleFace Le 10 octobre 2017 à 12h56
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        Il est certain qu’arriver au boulot le matin en disant que vous avez regardé un super reportage sur ARTE vous propulse d’office dans la catégorie “semi-intellectuel” voire même celle d'”intellectuel accompli,” si vous renouvelez l’exploit régulièrement.

        L’impact est généralement inverse si vous faites le même commentaire en disant que vous avez été chercher vos sources sur Internet.

        Là les catégories qui vous sont réservées vont de “naïf farfelu qui prend le risque de se faire manipulé” à la carrément inquiétante “mon collègue de travail serait-il complotiste ?”

        Etant fortement convaincu que le modèle économique des mainstream nous propulsent vers toujours plus de show (il faut essayer de rendre la photocopieuse généralisée de l’AFP un peu sexy…) et que l’un des seuls espaces ouverts à la prise de temps qui a su gagner en crédibilité par le travail acharné de gens comme OB, je ne souhaite qu’une chose : Vivement que demain la tendance soit inversée !


        • Raphaël Le 10 octobre 2017 à 21h26
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          La classe ultime c’est de rappeler à la machine à café que BHL est président du conseil de surveillance d’Arte. Cette chaîne n’est une référence culturelle que chez les beaufs munis d’un très mince vernis de culture générale.


      • caliban Le 11 octobre 2017 à 08h55
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        “Arte, c’est la vitrine du “système” pour les “bien comprenants”, pour la classe “instruite” qui croit que rien de “la vérité” ne lui échappe. Ceci explique cela.”

        … quelle drôle de manie, vouloir généraliser à tout prix.

        Etes-vous sûr d’avoir compris vous-même ? Pouvez-vous concevoir qu’une chaîne peut diffuser des bons et des mauvais programmes ? Qu’un documentaire n’est pas “signé” par son diffuseur mais est l’oeuvre d’auteurs divers et variés ?

        “Ceci explique cela” comme vous l’écrivez … n’explique rien du tout, il semble simplement confirmer que vous pataugez en plein biais de confirmation.


    • reneegate Le 10 octobre 2017 à 12h09
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      et donc? pourquoi l’aimez vous beaucoup?


  3. max Le 10 octobre 2017 à 07h57
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    Une constance, depuis 1945, les USA n’ont gagné aucune guerre.
    Au Vietnam, les USA avaient pourtant tout ce qu’il fallait pour vaincre dont l’impunité territorial.
    C’est cette impunité territorial qui a permit aux occidentaux de bombarder a leurs bon vouloir de très nombreux pays.
    Ainsi le Vietnam n’a jamais pu frapper le sol des USA, la position des porte avions des USA étaient inconnu et Guam était trop loin. Les USA ont donc put frapper et encore frapper sans craindre les moindres représailles et pourtant ils ont perdu.
    Aujourd’hui, ces choses changent, les larbins des USA savent qu’ils seront aux premières loges en cas de conflits, cela commence à remettre en cause des alliances séculaires, en cas de conflit USA-Corée du nord, le japon sera aux premières loges et bientôt l’Australie et idem avec l’Iran et son voisinage.
    La boucle sera bouclée quand les USA seront dans la même posture.
    Comme d’habitude, pour les après conflits, les USA, comme le montre cet article tentent de réécrire l’histoire.
    Le problème est que la résistance vietnamienne a vaincu et a donc une autre grille de lecture.
    Aujourd’hui malgré de nombreuses tentatives les relations ne sont pas apaisés et pour a minima 4 raisons.
    1 Les USA ne sont plus la superpuissance de l’époque.
    2 Comme partout ailleurs les USA veulent imposer des changements en profondeur dans l’appareil politique du Vietnam.
    3 Le principal partenaire économique du Vietnam est la Chine.
    4 Les USA n’éprouvent aucun remord.


    • Chris Le 10 octobre 2017 à 12h58
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      Un rapport commandé à l’époque par McNamara, disait que l’important, ce qui comptait, était que le pays attaqué soit complètement détruit et mette au moins 20 ans pour se relever.
      Faites le bilan de toutes les guerres américaines/OTAN du 20 et 21e siècle.
      Missions accomplies, non ?

      Ce qui nous renvoie au billet de Chris Hedges sur la pathologie démentielle et situation post-civilisationnelle des Etats-Unis…
      Ces psychopathes, pervers narcissiques, sont en très de ruiner la planète… aidés par les nôtres en moindre nombre, mais bien présents et actifs dans les instances nationales et européennes.


    • PaleFace Le 10 octobre 2017 à 13h05
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      Et, très étrangement, tout le monde est dérangé par la notion de monopole qui concerne certaines méga-entreprises, mais aucunement par le monopole étatique…


      • Alfred Le 10 octobre 2017 à 14h23
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        Réfléchissez un peu sans oeillères et vous finirez par comprendre pourquoi…
        (Je vous fait gagner 20 ans: ça a à voir en théorie avec la démocratie. Suffrage censitaire limité à une oligarchie (mais qui impacte toute la population) dans un cas contre suffrage universel dans l’autre cas).


    • christian gedeon Le 10 octobre 2017 à 13h44
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      Il y a des jours où on ne regrette pas de s’être réveillé parce qu’on rigole un bon coup….alors comme çà les US ont perdu toutes leurs guerres… z’avez raison,l’URSS existe toujours,l’OTAN n’est pas aux frontières de la Russie,la Chine n’est pas le principal partenaire économique des US,le MO n’a pas été détruit,Khaddafi n’ a pas disparu…vous voulez que je continue….donc,les US ont perdu toutes leurs guerres depuis 1945….you made my day,cher ami…ah,j’oubliais,Google,Micosoft,Apple,Monsanto et Amazon ne dominent pas le monde aussi,hein? mdrrrrrrrrr!


      • max Le 10 octobre 2017 à 17h07
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        Citez le nombre de conflits que les USA ont gagné depuis 1945 avec leur armée.


        • christian gedeon Le 11 octobre 2017 à 12h42
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          Je crois que vous ne voulez pas voir que les US se moquent comme d’une guigne de “gagner ” les conflits à court terme…mais au contraire,pour le complexe militaro industriel,de les faire durer,tant qu’il n’ y a pas de menace existentielle pour les USA…parce que,un,çà rapporte un maximum de pognon,et deux,çà déstabilise des régions entières,les rendant perméables à toutes les influences ! Et comment ne voyez vous pas qu’ils ont détruit l’URSS sans tirer un coup de feu en Europe?! Une guerre gagnée sans la faire,en fait. Que vous faut il de plus?


      • subotai Le 10 octobre 2017 à 18h23
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        C’est quoi la guerre?
        On sait qu’une guerre est terminée et gagnée quand l’objectif politique de cette guerre est atteint.
        Corée – Match nul
        Viet Nam – Perdu
        “Grand Moyen Orient” – C’EST EN COURS – Avec une situation observable d’attrition majeure que je pense fatale au Régime de Washington.*
        Pour l’instant les records de la Guerre de Trente ans et de la Guerre de Cent ans ne sont pas battus…
        * Un classique de l’Histoire du Monde…


      • Ribouldingue Le 10 octobre 2017 à 23h43
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        Google,Micosoft,Apple,Monsanto et Amazon dominent aussi les États-Unis et ils sont en train aussi de perdre cette guerre contre les multinationales qui n’ont rien de nationaliste.


    • fanfan Le 10 octobre 2017 à 15h55
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      La guerre du Vietnam filmée et vue par les Vietnamiens, du Nord et du Sud Vietnam.
      http://lescahiersdunem.fr/cinema-et-guerre-du-vietnam-images-de-lautre-cote-les-vietnamiens/

      CIA:operation Laos : http://www.dailymotion.com/video/xuawsh

      Roger Pinto – De la parole manquée aux bombardements terroristes
      https://www.monde-diplomatique.fr/1974/12/PINTO/32793


    • Pierre Bacara Le 11 octobre 2017 à 23h50
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      VICTOIRE, DEFAITE ET STRATEGIE

      “[…] depuis 1945, les USA n’ont gagné aucune guerre”.

      La stratégie consiste à exploiter les moyens militaires (la violence physique d’état) au service d’objectifs géopolitiques. Elle exige intrinsèquement qu’une une guerre engendre une victoire politique.

      En d’autres termes : une victoire militaire qui débouche sur une victoire politique est une victoire stratégique ; inversement, une victoire militaire qui débouche sur une défaite politique est une défaite stratégique. Exemples : le Reich sort militairement humilié des champs de bataille de 1918 mais la guerre qu’il a imposée à l’Europe a infligé à tous ses belligérants des coups de poing dont l’Allemagne est, finalement, la seule à pouvoir se remettre à long terme (Munich 1938) ; autre exemple : en 1945, la Wehrmacht est militairement désintégrée par l’armée rouge (avec une aide sensible des USA), mais la victoire politique est celle de Washington qui y gagne, entre autres en Europe, les marchés dont l’économie états-unienne a besoin.

      Depuis 1945, les Etats-Unis accumulent les défaites militaires et les victoires stratégiques : le sang de chaque grand soir à l’ombre du stars and stripes vient alimenter le fleuve de la suprématie POLITIQUE qui pérennise le graal de 1945 : la suprématie du dollar comme monnaie de réserve, d’échange et de change (dans cet ordre – à débattre).


  4. LeFredLe Le 10 octobre 2017 à 08h04
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    à lire aussi en complément: la réaction de John Pilger à la série de “documenteurs” ici en anglais:
    http://johnpilger.com/articles/the-killing-of-history

    ou en version traduite là:

    https://www.legrandsoir.info/assassiner-l-histoire.html

    Comme disait Orwell:
    “Who controls the past controls the future. Who controls the present controls the past.”

    Celui qui contrôle le passé contrôle le futur. Celui qui contrôle le présent contrôle le passé


  5. James Whitney Le 10 octobre 2017 à 09h11
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    Mais il faut lire par exemple

    https://www.legrandsoir.info/assassiner-l-histoire.html

    pour apprécier la supercherie que représente le “documentaire” de Burns et Novick sur la chaine publique étasunienne PBS.

    Aïe !


  6. Toff de Aix Le 10 octobre 2017 à 10h09
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    L’Histoire est (ré) écrite par les vainqueurs…du bourrage de crâne médiatique. Car pour le reste, c’est c’est une défaite militaire, une de plus, pour l’oncle Sam. Cette tendance à nier la réalité, à faire correspondre les faits avec la narrative choisie et martelée sur tous les supports possibles font de l’administration américaine, le régime le plus dangereux des 20e et 21eme siècles.

    Car imposer sa volonté à coups de bombes est une chose (et la dessus ils l’ont plus que prouvé au fil des dizaines de coups d’état et de guerres qu’ils ont soit menées, soit initiées), mais l’imposer dans les cerveaux est la forme ultime de totalitarisme : on pense bien sûr à 1984, où le héros d’Orwell, dernier des mohicans, n’est finalement totalement vaincu non pas à la fin d’interminables tortures, mais parce qu’il finit par aimer ses tortionnaires, son bourreau, son dictateur, ce “vieux salaud” de Big Brother.

    Le basculement est là : dans ce changement de regard envers l’oppresseur, que l’on finit par aimer sincèrement.


    • Raphaël Le 10 octobre 2017 à 21h34
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      Beaucoup plus symbolique dans 1984, le système fait assassiner Winston Smith malgré tout. Il ne veux pas seulement être aimé, il veut aussi une loyauté sans failles.


  7. Nanker Le 10 octobre 2017 à 11h03
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    Effectivement j’ai été très choquè de voir que les états d’âme de “Mrs Michiou” de Bumfuck dans l’Iowa prenaient presque autant de place que les souffrances (réelles et indéniables elles) des ces vietnamiens innocents massacrés par centaines de milliers…

    Ken Burns est classé comme “liberal” cad progressiste mais politiquement il n’est pas très loin des Républicains : “la guerre du Vietnam fut avant tout une tragédie américaine, les souffrances de ce pays qu’on a envahi en 1965, on s’en fout un peu à vrai dire… USA first!”

    Cette façon de se regarder le nombril en occultant totalement l’Autre, Burns l’avait déjà mise en oeuvre dans son docu fleuve sur la seconde guerre mondiale : les victoires majeures des Soviétiques (comme la bataille de Koursk en 1943) étaient évacuées en 15 secondes. Par contre on passait des minutes (interminables) à lire à l’antenne le journal intime d’une ménagère de l’Iowa.


    • Alfred Le 10 octobre 2017 à 14h26
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      Un nigaud parle à des nigauds à un niveau de nigaud.
      Idiocracy est la seule grille de lecture potable du présent américain (ainsi que du notre).


      • PaleFace Le 10 octobre 2017 à 18h52
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        Les noms et prénoms ! Vivement qu’on arrive à ce passage de la prophétie qu’est ce chef d’oeuvre visionnaire, que je puisse au moins me bidonner un peu dans la triste réalité que ces idéologues nous construisent 🙂

        Et puis, finalement, s’attaquer aux noms de famille c’est peut-être ça la guerre médiatique de demain ?

        C’est tellement rétrograde (limite fasciste) de vouloir hériter du nom de ses parents quand on y réfléchit.


  8. christian gedeon Le 10 octobre 2017 à 11h09
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    Passionnant documentaire en vérité dont je n’ai pas raté une miette…Lartéguy disait que tout homme est une guerre civile.le Vietnam a été,aussi et beaucoup,une terrible guerre civile entre les “italiens” du sud et les “prussiens” du nord…avec ,en guest stars,les français,les ricains,les chinois,les russes. la colonisation ne se fait pas que par des gens qui sont à 10 000 kilomètres…elle se fait aussi par le voisin immédiat.Et que çà plaise ou pas,le peuple du Nord a colonisé celui du Sud.Mais en définitive,l’esprit du Sud semble prendre le dessus,petit à petit,et pour le Vietnam,c’est une sacrée bonne nouvelle.


    • subotai Le 10 octobre 2017 à 18h32
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      Regardez plutôt celui ci : https://www.youtube.com/watch?v=J3KoEvYWig8
      Viet Nam : la sale guerre
      Pour info, ça vient d’Arte aussi 🙂


      • Raphaël Le 10 octobre 2017 à 21h50
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        Très bien en effet ! Bon documentaire cette fois !


  9. vincent Le 10 octobre 2017 à 11h14
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    au vue de tous cela, il est juste de penser que les USA sont des NAZIS.
    le Nazisme ca fait 70 ans que c est mort.
    un jour viendra ou la fureur du monde s abattra sur ce pays remplis de PSYCHOPATHES.


    • Chris Le 10 octobre 2017 à 14h58
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      Des des doutes sérieux ; l’infection s’est répandue au rythme de la mondialisation néolibérale qui n’est rien d’autre que la facette “recevable” de l’industrie de la mort accueillie par des populations anesthésiées par l’ingénierie sociale.


    • PaleFace Le 10 octobre 2017 à 18h42
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      J’ai toujours pensé que, dans un réflexe d’autodéfense, les gens souffrant de pathologies mineures, soit la majorité d’entre-nous, à minima dans les espaces sociaux où la majorité des comportements admis font consensus (dans l’intimité vous pouvez vous suspendre au plafond dans une tenue en latex, je m’en fiche comme d’une guigne), devraient déceler les caractères sociopathique et carnassier dangereux pour l’espèce dans son ensemble.

      Je ne parle pas d’éliminer ces gens, mais bien de mesurer le niveau de leur dangerosité, et de les traiter adéquatement.

      Selon moi, elle est là la Solution, pérenne et salutaire.
      Elle n’est pas dans une énième crise financière, dans une énième guerre mondiale ou une énième révolte prolétaire, que l’humanité a déjà tant connues.

      Mais, comme tout ce qui est utopique, cela n’arrivera jamais, et je crains que le cycle nous entraînera inévitablement vers une amère sensation de déjà vu…


      • Michel Ickx Le 10 octobre 2017 à 19h00
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        @paleface,
        Je suis d’accord avec votre analyse mais je suis un tout petit peux plus optimiste en ce qui concerne la solution.
        La connaissance des psychopathes et de la maladie de ceux qui nous gouvernent fait des progrès. Les articles sur la toile concernant la pathologie du pouvoir sont en nette augmentation.

        Quand le diagnostic sur cette pathologie sociale sera partagé par un plus grand nombre de citoyens, le remède que vous préconisez sera disponible.

        Souvenez-vous du temps qu’il a fallu pour que les découvertes de Pasteur permettent de guérir et de prévenir de nombreuses maladies contagieuses.

        Nous ne haïssons pas les microbes et cela nous permet de les éloigner.


        • PaleFace Le 12 octobre 2017 à 00h14
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          Espérons que vous ayez raison, je constate cette tendance également.

          Je considère qu’à minima les gens qui ont dans le cadre de leurs responsabilités la capacité d’annihiler leur espèce devraient subir quelques vigoureux tests psychiatriques (où alors l’ensemble du champ psychiatrique lui-même n’est qu’une sinistre blague).

          Après que leur(s) femme(s) aient fait des photos en topless…


  10. Haricophiles Le 10 octobre 2017 à 11h40
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    Mais les méchants Coréens avec leur dictateur fou n’ont aucune raison d’être parano quand Trump menace de raser totalement le pays parce qu’ils sont communistes, avec des bombes nucléaires si besoin. Si les coréens développent a vitesse grand V leur compétences en nucléaire, c’est uniquement parce que ce sont des grands méchants qui veulent devenir maître du monde. Et les marmottes emballent les chocolats avec le papier d’Alu… Heureusement que Le Monde et les mainstreams sont là pour nous expliquer la “vérité révélée” (les catho apprécieront).

    Les journaleux des mainstream devraient quand même se poser la question si le bonheur d’être une serpillière vaut le coup en face de ce qui risque de leur arriver à eux et leur famille si trump met en pratique ses intentions de génocide en Corée, avec à la clé un ticket gagnant pour une confrontation USA vs Chine + URSS qui va sérieusement résoudre les problèmes de stocks d’armes nucléaires…


  11. Haricophiles Le 10 octobre 2017 à 11h48
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    P.S. http://bit.ly/2g9imkt des fois que je passe pour raconter des fantaisies.


    • Chris Le 10 octobre 2017 à 15h02
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      Il n’y a plus qu’à attendre qu’un Kalibr torpille le flambant-neuf porte-avion britannique…


    • PaleFace Le 10 octobre 2017 à 18h16
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      Espérons que cela ne soit que du marketing militaire.
      Et que ledit marketing ne soit pas le prélude à une oraison funèbre…


  12. Vincent Le 10 octobre 2017 à 12h00
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  13. Albert Le 10 octobre 2017 à 12h26
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    Les commentaires de Bouny sont judicieux. Mais on ne doit pas en déduire, sous prétexte d’une critique justifiée de l’impérialisme américain, que la guerre civile au Vietnam n’existait pas. Penser ainsi l’histoire est une insulte envers ces millions de vietnamiens qui n’ont pas souhaité dans leur pays indépendant un régime qui les appauvrisse et les humilie: les événements postérieurs à 1975, ont prouvé que tous les vietnamiens n’étaient pas derrière ces communistes qui avaient éliminé d’autres nationalistes pour s’autoproclamer seuls représentants légitimes du peuple vietnamien. D ‘ailleurs les échecs du stalinisme archaïque imposé en 1975 (stalinisme prévisible avant 1975, suite à la mort de Ho Chi Minh et à la prise du pouvoir par Lê Duan) ont conduit les autorités communistes elles-mêmes a engager le tournant de 1986 pour mettre fin au désastre humain, économique et social. Les craintes des Vietnamiens à l’égard de la RDVN, avant 1975, étaient donc assez compréhensibles…


  14. Manuel Le 10 octobre 2017 à 13h38
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    Encore et encore. Mais comme dit chomsky critiquons notre pays: la France ! Pendant que tout le monde connaît la guerre du Vietnam par les américains et ses atrocités, combien savent ce qui s’est passé pendant la guerre d’Indochine ?

    Pour moi, tous ces documentaires sur le Vietnam servent à masquer l’opinion publique sur la guerre d’Indochine et il y aurait beaucoup à dire.

    C’est dit !


    • subotai Le 11 octobre 2017 à 18h47
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      Confondez pas.
      La dite “Guerre d’Indochine” est une guerre de fin de colonisation. L’Indochine était française (politiquement) et le suzerain a du affronter une insurrection sécessionniste, qu’elle a essayé de mater de la manière classique – c’est à dire brutalité et sauvagerie – avec un objectif politique clair.
      La dite “Guerre du Viet Nam” est une guerre de “colonisation”; un suzerain tentant de prendre la place de celui qui s’en allait, au nom d’une idéologie. La présence US en Indochine était injustifiable suivant les conventions sociales et diplomatiques des années 60. Et ça n’a trompé personne.
      Comprenez que le nombre de morts et les massacres n’ont aucune importance en eux mêmes. Ne compte que l’usage politique qui peut en être fait ou pas.
      Ceux qui oublie que la guerre c’est politique perdent.


  15. tepavac Le 10 octobre 2017 à 17h06
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    “Quarante ans plus tard, Vietnamiens et Américains impliqués dans cette guerre en cherchent toujours le sens.” !!!


  16. Nanker Le 10 octobre 2017 à 22h35
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    “Encore et encore. Mais comme dit Chomsky critiquons notre pays: la France ! Pendant que tout le monde connaît la guerre du Vietnam par les américains et ses atrocités, combien savent ce qui s’est passé pendant la guerre d’Indochine ?”

    Pas faux… je me souviens d’un numéro d’«Arret sur image» de Daniel Schneidermann, dont l’invité était JL Godard.
    Répondant à la phrase de Jospin (alors 1er ministre) qui affirmait qu’en Algérie les troufions avaient fait «leur devoir» le cinéaste brandit alors une photo (de Capa?) montrant un soldat français enjambant une fillette vietnamienne criblée de balles… Et Godard de demander : « et ce soldat-là il a fait son devoir…? »

    Google me dit que c’était en 2001 : Schneidermann & Godard pouvaient s’exprimer librement un dimanche midi. Quand on voit la télé de 2017 (Ruquier+Angot, Hanouna…) on se dit que c’est loin tout ça…


    • LeFredLe Le 12 octobre 2017 à 17h47
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      Bonjour Nanker, auriez vous un lien où cette photo peut-être trouvée? Elle me serait d’une grande utilité pédagogique.
      Merci si jamais vous lisez ce message, en attendant, je vais continuer à chercher.


  17. nicolas Le 11 octobre 2017 à 10h56
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    Bonne série mais on sent bien que les questions génantes restent derrières et ne sont pas posées.

    Le chiffre est donné à un moment de 700 milliards de dollars de 2011 de dépenses des USA pour cette guerre.
    Est évoqué aussi la hausse des impôts par Nixon pour assurer le financement.

    Par contre rien à propos de ceci : à qui est allé tout cet argent …

    Bien sûr tout le monde le comprend : à l’industrie de l’armement américaine.

    Et donc rien est dit à propos de ce grand détournement d’argent public au profit du complexe militaro industriel américain.

    Oliver Stone , dans sa série Une autre histoire de l’Amérique , avait eu le courage , lui , de parler de cela explicitement.

    Ken Burns non.

    Cela dit j’ai appris des choses que je ne savais pas comme l’instrumentalisation du conflit par Nixon pour gagner les élections , ou bien le rôle majeur de Kennedy dans l’emballement de ce conflit.
    Comme quoi Kennedy ce n’était pas ce saint que les média américains ont vendus par la suite.
    Il était plutôt inconséquent dans son exercice du pouvoir voire dangereux.


  18. Léon Le 11 octobre 2017 à 13h03
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    Ce qui me frappe dans ce que j’ai vu du docu, le début de la partie 1, c’est que les plus traumatisé semblent être les USA, hors ils n’ont que 58 000 mort, comparé à 1 millions de soldat nor vietnamiens, et un pays totalement détruit à coup de napalme, phosphor, etc.

    Les vétéran vietnamiens semblent mieux vivre leur passé, que les vétéran US, et ils ont cette humilité frappante qui devrait en faire réfléchir plus d’un, chez les USA notamment.

    Et puis je trouve assez affligeant cette propension à faire la “pleureuse” pour parler de leur souffrance, alors qu’une décennie à peine sortait la série de film rambo.

    Pierre Conessa le dit “dans ce film il tue 70 vietnamien, peut on imaginer un pareil film sur l’algérie en france? Non, à partir du moment où votre rapport à la guerre est faussé par hollywood, vous vous détacher de la réalité”

    On peut y ajouter tout le domaine jeux vidéo qui s’est bien illustrer dans des jeux simulateur de guerre type Call of duty, estampillé armée américaine pour leur pub. Il faut voir ce qu’il y a un dans un Call of duty. dans le 4 on a torture “normalisé” un remake de la guerre d’irak, des méchant russes.

    J’y ai joué personnellement, )à une époque où j’étais jeune, aujourd’hui au vue de ce que je sais, psychologiquement je ne peux plus jouer à ces jeux là, ils sont répugnant, tout comme ces films hollywoodiens, de la chute du faucon noir au roi du desert, où le soldat américain est glorifié dans son action criminel.


    • nicolas Le 11 octobre 2017 à 17h58
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      C’est 3 millions de morts au total …
      Soldats , civils , femmes , hommes , enfants , bébés …
      Et le doc ne parle que très peu des bébés malformés à cause de l’agent orange qui ont suivi cette guerre , ni des traumatisés , et très peu des amputés ou blessés irréversiblement , des deux côtés.


  19. Fred Chouille Le 11 octobre 2017 à 15h05
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    Enorme.

    “The uploader has not made this video available in your country”

    Je vis au Viêt-Nam


  20. moshedayan Le 11 octobre 2017 à 19h12
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    Il faut regarder ce documentaire mais aussi avec amertume .
    Un restaurant MacDo a été ouvert à Ho Chi Minh ville.
    Et pourtant, les Vietnamiens font du très bon “fast food” oriental. Pourquoi n’y a-t-il pas eu du culot “pied-de-nez” en ouvrant un Mak Wo (comme cela existe à Lontong Indonésie) avec un M renversé -et des hamburgers imitant à 100% le goût américain ???


  21. fabrice rhodes Le 12 octobre 2017 à 21h37
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    Après avoir regardé l’intégralité de la série documentaire Vietnam, je ne peux qu’approuver cet article. Il y a une complaisance certaine à l’égard des états unis, avec des carences assez constantes, concernant notamment les bombardements, l’agent orange etc… Cependant, la série est quand même très instructive, passé outre le fait que les témoignages d’anciens marines versent souvent dans le pathos, on arrive tout de même à bien suivre la chronologie des faits. Le plus choquant, c’est l’absence totale de réflexion sur le fait de combattre le communisme alors que les américains n’avaient aucun intérêt colonial au Vietnam. Enfin, il y a une partie totalement occultée c’est l’industrie de la guerre avec des chiffres clairs. Car quand on bombarde un pays avec autant de violence et d’absence d’humanité, on enrichit les marchands de munitions et d’armes. Cette guerre a été très lucrative pour les industries américaines… Y avait-il un lobby militaro industriel à l’oeuvre pour inciter à poursuivre cette guerre ? On ne le saura pas dans cette série documentaire.


  22. L'Espadon Le 14 octobre 2017 à 09h13
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    Plus qu’un documentaire sur la guerre du Vietnam, c’est un documentaire sur la chronologie de cette guerre et de son impacte sur la société américaine. Du moins, c’est comme cela que je l’ai ressenti.
    Si on part de ce postula alors oui, il est incomplet pour ceux, qui veulent en savoir plus sur le sujet.

    Autrement, rien n’interdit, aux gens d’être curieux et de se renseigner sur ce conflit.


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