Plan de l’étude sur le Pentagone :

  1. L’incroyable bêtise
  2. Le crash – L’incendie
  3. Les dégâts
  4. Les témoignages et les preuves visuelles
  5. Les preuves physiques 1
  6. Les preuves physiques 2
  7. Les débris 1
  8. Les débris 2
  9. Le pilotage
  10. Les victimes

7-2. Les dégâts extérieurs au bâtiment

Comme cette partie du Pentagone était en cours de rénovation, des annexes et des matériaux ont été disposés à l’extérieur du bâtiment par les entreprises réalisant cette rénovation.

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Le Pentagone durant les travaux, peu avant l’attaque

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Le Pentagone le 25 août 2001

La photo aérienne ci-dessous, prise en mai 2001, montre ce qui était présent dans la zone d’impact. La flèche violette montre la trajectoire de l’avion écrasé.

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On observe :

  • 1 & 7: remorques des entrepreneurs
  • 2: clôture grillagée
  • 3: une structure d’évacuation de ventilation. L’aération de l’immeuble est alimentée par des puits souterrains. La structure au sol est protégée par un petit mur de ciment (~ 30 cm de haut)
  • 4 : bobines de câble. Ce sont de grandes structures métalliques solides (diamètre d’environ 2 mètres)
  • 5 & 6: générateur électrique mobile. Il était utilisé pour alimenter la zone de travail à l’intérieur du bâtiment lorsque les circuits électriques internes ne fonctionnaient pas. 5 (l’avant) contient l’alternateur et 6 (l’arrière) le moteur diesel.

Après avoir frappé les poteaux d’éclairage, l’avion a affecté les structures suivantes :

  • moteur droit : impact sur la clôture et sur la partie avant du générateur électrique
  • moteur gauche : impact sur le coin (le plus proche de l’axe d’arrivée) de la structure de ventilation
  • ventre (ou plus probablement, turbulences) : impacts sur les bobines de câble
  • partie inférieure de l’avion : impact sur les remorques 1 et 2, volatilisées

Certains se sont demandé pourquoi il n’y a pas eu de dégâts sur la pelouse. La réponse est simple : la partie la plus basse de l’avion (légèrement penché à gauche) a touché le sol juste après avoir traversé cette pelouse, quand le moteur gauche a touché le petit mur entourant la structure de ventilation.

La raison pour laquelle la pelouse ne porte pas de débris est également clair. Compte tenu de la vitesse de l’impact, les parties de l’avion qui ne sont pas rentrées dans le bâtiment par les ouvertures (fenêtres et trous créés par l’accident) ont été déchiquetées, et ont rebondi vers l’extérieur. Elles ont été réfléchies comme un liquide contre la façade, et se retrouvent donc dans un secteur délimité approximativement par les deux lignes en pointillés violets dans le schéma précédent. Nous y reviendrons.

Mais revenons au générateur électrique, garé à quelques mètres du Pentagone. Il était en gros de ce type :

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Il a été frappé par le moteur droit, qui a touché la clôture, près de son angle, et le générateur.

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Le générateur a été déplacé de côté par la violence du choc, sa partie avant étant détruite – avant de brûler :

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En bas à droite, le générateur en flammes

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La violence du choc physique a déplacé le générateur (qui n’est plus aligné avec la remorque grise)

Un témoin a déclaré que le moteur est rentré dans le générateur comme dans du beurre :

Frank Probst – sur un trottoir à côté de la Route 27, près de la face ouest du Pentagone ; il est surpris d’être en vie – a senti l’avion passer quelques mètres au dessus de lui, et l’a regardé continuer droit sur le Pentagone. D’abord, il a vu le bout de l’aile droite traverser une remorque d’un générateur “comme si c’était du beurre”, a déclaré Probst. [Source : The Pentagon, a history]

Ceci qui se voit fort bien ici, tout comme la trace du réacteur sur le grillage :

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Mais il y a mieux 🙂

Cela concerne les “carénages des rails des volets” (flap track “canoe” fairing) : ce sont les deux pièces en forme de canoë un peu pointues qui dépassent de l’aile vers l’arrière, et surnommés “canoës” :

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Carénages qui, à l’atterrissage, sont en position “poussez-vous, ça fait mal…” (elles étaient probablement en position relevée le 11 septembre) :

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Eh bien si le moteur a arraché l’avant, il se trouve que le carénage a aussi buté dans le générateur – quelques mètres plus loin, tout en haut :

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Au passage, notez que le moteur a aussi arraché le petit escalier en bois…

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La trace du carénage canoë

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Les zones 1 et 2 de l’aile ont donc tapé en 1 et 2 le grillage et le générateur

Vous ne voyez pas bien ? Regardez, il y a mieux ! :

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Le carénage a en fait “scié” tout le dessus du générateur… !

Regardez ici :

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Par ailleurs, l’avion était légèrement en roulis, comme ceci :

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Comme la hauteur du générateur montre que le moteur droit était à environ 2 mètres du sol, cela signifie que le moteur gauche était au ras du sol à la fin.

Et donc, il a fini par taper le petit muret de 30 cm protégeant la bouche de ventilation :

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On voit bien le muret percé à gauche :

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Le bouche de ventilation a aussi été abimée :

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Réparations le 14 septembre 2001

Retrouvons notre témoin Frank Probst :

“Pratiquement au même moment, Probst vit un nuage de poussière exploser en l’air, lorsque le moteur gauche de l’avion frappa une bouche de ventilation en béton. Le pilote semblait viser une fenetre du premier étage, pratiquement exactement où se trouvait Probst dix minutes auparavant, pour vérifier l’air conditionné.” [Source : The Pentagon, a history]

On note aussi le fait que cinq des six grosses bobines de câble (en fait, cela s’appelle des tourets) ont été simplement déplacées sans grand dommage (probablement par les turbulences), une seule ayant été détruite :

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En conclusion, on a cette intéressante photo de synthèse (cliquez pour zoomer) qui permet de voir l’axe parfait de l’avion, avec le moteur gauche cassant le muret et le moteur droit cassant la barrière et le générateur :

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Enfin, intéressons-nous aux arbres sur la façade, vu que le nez de l’avion a piqué pile dessus :

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Le Pentagone le 7 septembre 2001

On note que le tronc a été sectionné net :

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Synthèse des impacts extérieurs

Bref, tout démontre que l’avion a bien frappé le Pentagone…

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Voir aussi ici :

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P.S. merci de ne pas intervenir en commentaire sur des points qui seront traités dans les prochains billets, il y a assez de quoi dire avec ceux-ci… (merci donc d’éviter de faire des affirmations péremptoires si vous n’avez pas étudié à fond ce dossier, posez alors simplement des questions…)

Je rappelle aussi que je partage avec vous les résultats d’un gros travail de synthèse, à mon sens parfaitement convainquant (sur un sujet qui n’a donc du coup aucun intérêt, et nous fait perdre beaucoup de temps qui serait tellement utile pour analyser ce qui se passe sous nos yeux ; mais ce n’est pas inutile de faire un tel travail une fois).

Après, vous avez bien le droit de ne pas être convaincu par le très très très large faisceau de preuves (que vous n’aurez totalement que vendredi, certes). Mais vous m’accorderez alors en retour le droit de ne pas vouloir entamer de débat avec vous sur ce point. Rassurez-vous, il y a de nombreux sites internet où vous pourrez vous adonner au plaisir des joutes sur ce sujet… Et nous parlerons d’autre chose lundi 🙂

Suite de la série ici.

N.B. : les séries sur le 11 Septembre sont évidemment lourdes à modérer. Comme vous le voyez dans le plan au début du billet, ce billet s’insère dans une longue série. Merci donc de ne pas commenter sur de sujets qui seront clairement traités par la suite, cela fait perdre du temps à tout le monde. Vous pouvez commenter la série dans ce billet dédié.

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