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23.septembre.202023.9.2020 // Les Crises

Visibilité médiatique des différents courants politiques – par Denis Piel

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Source : Twitter, Denis Piel

Depuis 3 ans maintenant, j’accumule des stats sur les invités et chroniqueurs dans les médias. Aujourd’hui, c’est l’heure du bilan du 1er août 2019 au 31 juillet 2020, sur plus de cent émissions, chroniques, tribunes, interviews, etc.

Côté chiffres, pour cette année 2019-2020, mes décomptes ont permis de recenser plus de 23500 interventions, dont plus de 20000 sont « étiquetables » politiquement, dans plus de 120 rdv différents. Cela concerne 1993 personnes, évidemment la majorité n’a qu’une seule intervention.

Évidemment aussi, cette répartition des personnalités, des idéologies et des différentes entités est personnelle. Elle tente de définir dix « familles » politiques cohérentes et d’égale importance actuellement.

Déjà, d’un point de vue hommes-femmes : 74,2% contre 25,8% ; on est loin de l’égalité, sachant que certaines émissions font baisser la moyenne, on y reviendra.

Si on regarde du 1er août 2019 au 31 juillet 2020, la visibilité médiatique de ces différents courants politiques est particulièrement inégale.

En voyant un tel graphe, de façon générale, on comprend aisément pourquoi la mouvance #LREM est souvent montrée comme à gauche de l’échiquier politique, ayant grignoté sur la visibilité du #PS, centre-gauche moribond.

Qui porte ces idées à l’antenne ? Le top 20 est forcément dominé par les éditorialistes, #toutologues, dont une seule peut se dire un peu à gauche. 5 femmes, 15 hommes dans ce top 20 des têtes les plus croisées sur les plateaux.

On « remarque », même si ça semble évident, que les pensées les plus extrêmes (#droite) sont invitées souvent, l’important est de ne pas remettre en cause le capitalisme, car les deux familles qui cherchent à le bouleverser ou le détruire sont complètement marginalisées.

Mais cela reste très général, alors intéressons-nous aux personnalités directement liées à un parti #politique.

L’affaire est dominée par le centre-droit, #gouvernement oblige. Disons-le tout de suite, cette répartition est conforme aux règles du @csaudiovisuel ; cela ne favorise pas du tout le #pluralisme, mais c’est légal.

Quelles personnalités politiques sont omniprésentes ? De très très loin, le #gouvernement est en première ligne, en #interviews quotidiennes, en #direct chaque semaine, le président #Macron en tête. Les écarts sont conséquents, alors même que mes relevés sont forcément partiels.

Viennent ensuite quelques têtes d’affiche des #LR ou apparentées (R. Bachelot, B. Retailleau, D. Abad, R. Dati, B. Lefebvre, E. Woerth et L. Ferry). Puis celles du #RN (M. Le Pen, J. Bardella et N. Bay).

Qui reste-t-il dans ce top 30 ? Seuls cinq partis placent un représentant, cinq hommes en l’occurrence : Y. Jadot pour #EÉLV bénéficie d’un temps de parole conséquent avec les #élections européennes et municipales ; A. Quatennens est le coordinateur de la #FI ;

O. Faure est premier secrétaire du #PS ; F. Roussel, celui national du #PCF et N. Dupont-Aignan préside le #DLF. Que des chefs de partis donc pour ces cinq entités. Et ensuite ? Plus rien ! Seuls huit partis sont très présents dans les médias, dont trois de façon majoritaire.

Si on isole donc les partis les plus médiatisés ou les plus connus, qu’est-ce que cela donne ?

#LREM est déjà plus de deux fois plus visible que son dauphin, les #LR. D’ailleurs, si on prend toute la majorité actuelle, du Mouvement Radical à Agir, elle représente déjà 44%. Sans compter ceux qui en sont proches, non officiellement, et toujours chez #LR !

Les entités habituelles tirent chichement leur épingle du « jeu » médiatique. Restent celles qui réussissent à présenter un ou une candidate aux élections présidentielles mais sont invisibilisées le reste du temps : #UPR à 0,04% ; #NPA à 0,11% ; #LO à 0,09%.

Alors que d’autres sont hypermédiatisés sans raison. Comment expliquer l’omniprésence de S. Royal, seule représentante de Désirs de France ? Comment comprendre la présence continue de Parisiennes, Parisiens ! autocentré sur G. Gantzer ?

Ou bien celle du #CNIP par l’intermédiaire de G.W. Goldnadel ? D’ailleurs, ses responsabilités partisanes, honorables soient-elles, ne sont jamais mentionnées sur les plateaux auxquels il participe.

Bref, les invitations politiques, c’est certes une histoire de répartition du pouvoir, mais c’est avant tout une histoire d’accointances avec ceux qui lancent les invitations. Il faut vraiment une élection pour se forcer à inviter certaines tendances politiques invisibilisées.

Source : Twitter, Denis Piel, 14-08-2020

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Commentaire recommandé

Thierry Balet // 23.09.2020 à 07h51

Je constate que la quasi totalité des partis sont tous européistes (!) alors que le débat de fond serait de clairement débattre une fois pour toute de ce que l’Europe (UE) et l’euro ont apporté à la France depuis trente ans. Résultat ? Zéro.
A quoi donc toute cette multitude de partis et/ou micro partis qui n’ont fondamentalement strictement rien à dire ou a proposer les uns des autres? Les français lobotomisés à la sauce européenne ont pris l’habitude de regarder le doigt plutôt que ce qu’il serait sensé montrer……

43 réactions et commentaires

  • Basile // 23.09.2020 à 07h26

    hum, ça sent l’approche des élections présidentielles. Faire des statistiques sur ces 3 dernières années, c’est mettre en lumière un courant d’opinion récent (pour faire peur), et nier toute la propagande qu’on s’est tapé les 20 dernières années par d’autres personnalités, par exemple Alain Duhamel, relégué aujourd’hui en bas de classement. Ou Christophe Barbier en perte de vitesse tant il a tiré sur la corde de la mauvaise foi.

    par contre, en manque d’autres, très récemment apparus, donc absent de la statistique, mais dont le pouvoir de nuisance est énorme, d’autant plus qu’ils avancent masqués sous des appellations de mouvements inconnus, tel Amine El Khatmi

    tiens, mais j’y pense : où est Karim ZÉRIBI ?

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    • Dominique65 // 23.09.2020 à 11h21

      Karim ZÉRIBI est député européen. Je ne vois pas le rapport avec le sujet, ni avec Amine El Khatmi, sinon l’origine de leur patronyme.

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      • Basile // 24.09.2020 à 06h42

        vous êtes drôle. L’article est consacré à la visibilité médiatique des différents courants politiques. Or, l’auteur, dès les premières lignes, lâche un commentaire aigri : « Déjà, d’un point de vue hommes-femmes, on est loin de l’égalité. »

        ce « déjà » qui lui échappe pour un article sur un supposé favoritisme dans le choix des invités, montre l’orientation politique de l’auteur.

        quant au rapport avec l’article concernant Karim ZÉRIBI et Amine El Khatmi, ils sont de gauche et l’auteur semble ne les avoir jamais vus. Moi, je les vois tous les jours.

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        • Onfrey-Milleux // 24.09.2020 à 14h10

          Ces 2 personnes que vous citez sont de droite, mais comme votre prisme et votre curseur sont tellement à l’extrême (de la droite), et l’offre médiatique aussi, vous les percevez comme étant de gauche. C’est exactement le sujet de l’article que vous illustrez.

          in Wikipedia
          Karim Zéribi: « Il soutient le candidat En marche Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle 2017 »
          Amine El Khatmi: « En juin 2017, il indique avoir été évincé du conseil national du PS pour avoir soutenu Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle7. Il est un soutien de Manuel Valls4. « 

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          • Basile // 24.09.2020 à 15h02

            Karim Zéribi : EELV (kif kif PS)
            Amine El Khatmi. membre du PS depuis 2003. Évincé ? Pour moi il a choisi le cheval gagnant (Macron) car le PS est mort (comme Édouard Philippe dans l’autre sens).
            des opportunistes, qui pensent chez Macron comme ils pensaient l’un au PS, l’autre à LR

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      • danmark13 // 26.09.2020 à 11h36

        Dominique….le rapport…?? Karim Zeribi…!! Simplement qu’il est mis en examen…par la justice…..voyez desinfo fiables…

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  • catherine // 23.09.2020 à 07h35

    Merci pour cet éclairage très intéressant.
    Il pose la question de la démocratie et de la circulation des idées et des opinions.
    On voit bien que cette répartition si inégale n’est pas due au hasard.
    Elle est le reflet des orientations des capitalistes qui détiennent les médias et ont le pouvoir de façonner les opinions.
    Mais cela ne semble pas (trop) marcher.
    On doit sans doute à cette situation le succès des médias dits alternatifs.

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    • Dieselito // 24.09.2020 à 10h48

      Relire « Fabriquer un consentement » de Chomsky pour agrémenter le fond du débat soulevé par cet article. nous avons ici une démonstration évidente de l’utilité des médias « autorisés »….

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  • Thierry Balet // 23.09.2020 à 07h51

    Je constate que la quasi totalité des partis sont tous européistes (!) alors que le débat de fond serait de clairement débattre une fois pour toute de ce que l’Europe (UE) et l’euro ont apporté à la France depuis trente ans. Résultat ? Zéro.
    A quoi donc toute cette multitude de partis et/ou micro partis qui n’ont fondamentalement strictement rien à dire ou a proposer les uns des autres? Les français lobotomisés à la sauce européenne ont pris l’habitude de regarder le doigt plutôt que ce qu’il serait sensé montrer……

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    • Pascalcs // 23.09.2020 à 10h43

      Oui, c’est exactement la même réflexion que je me faisais. La puissance de l’idolâtrie U.E. en France est étouffante. C’est un masque permanent sur nos cerveaux. Et pourtant, comme vous le dites fort à propos, le fonctionnement de cet UE et son implication sur le fonctionnement de la société française devrait être au centre de tous les débats.
      Au lieu de cela, on divertit en parlant de visionnage de films X dans l’ascenseur grâce à la 5G.
      Un décalage inouï qui est un laboratoire et observatoire exceptionnel pour étudier et comprendre comment on en arrive à mettre un parti totalitaire en 1933 dans un des pays les plus cultivés d’Europe.

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    • Dominique65 // 23.09.2020 à 11h13

      Les partis sont tous d’accord, au moins dans le discours qu’il faut changer l’UE. Ce qui est frappant, c’est que vouloir en sortir est considéré comme du nationalisme et donc d’extrême droite. En réalité, le crédo de l’UE est le néolibéralisme (enveloppé dans un habit droitdelhommiste) et tout ce qui l’accompagne : compétition, massacre social, etc. La gauche, la vraie, devrait combattre cette institution si contraire à ses idéaux. Mais non ! Le NPA, par exemple, ne parle jamais de l’EU. Dans les faits, je ne connais que trois mouvements en France soutenant la sortie de l’UE : L’UPéR, bien sûr, classée ni à droite ni à gauche (et qui veut le pouvoir pour faire un gouvernement de transition), Les patriotes de Philippot qu’on ne peut que placer à droite, et de l’autre côté le PCRF (parti communiste révolutionnaire de France) qui ne s’est jamais exprimé dans les médias.

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  • Urko // 23.09.2020 à 07h55

    Bon, la méthodologie pour classer les intervenants semble très partisane – d’ailleurs parler de « méthodologie » n’est pas adapté – mais si on s’affranchit des biais induits, on trouve des éléments intéressants, avec notamment la confirmation de la surreprésentation grotesque de larem et de ses alliés, voire de celle de eelv quand même bien aidé par les médias, par rapport au rn, à lfi et lr, les trois partis challengers sur les scrutins des cinq dernières années. Et si le papier avait distingué par grandes lignes d’accord sur la mondialisation, par exemple, l’on aurait pu voir à quel point les partisans de ce phénomène majeur dans notre vie économique, sociale et culturelle des quatre décennies passées ont un accès quasi monopolistique aux médias. Personnellement, je tiens ce phénomène et son corollaire de l’UE pour le plus important de tous, politiquement, et là, les différences entre PS, le, larem, modem et eelv n’apparaissent pas bien spectaculaires. Tous ces partis se chamaillent sur l’accessoire mais demeurent en phase sur l’essentiel : la soumission à la mondialisation (libre circulation des capitaux, marchandises et travailleurs) et le transfert de la souveraineté populaire aux dirigeants et collaborateurs non élus d’institutions de l’UE.

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    • Loransea // 25.09.2020 à 20h46

      Entièrement d’accord avec vous. J’ai ajouté dans un commentaire l’axe transversal « démocratie ». Ceux qui sont satisfaits du régime parlement(r)ai(t)re (contre-pet ou lapsus 😉 ) qui est le nôtre dont une grande partie du pouvoir législatif et judiciaire a été transféré vers des institutions internationales privées même pas élues et ceux qui osent réclamer une vraie démocratie par tirage au sort dans l’ensemble de la population, on frise les 99% d’agoraphobes comme dit Francis Dupuis-Déri dans son livre « Démocratie : Histoire politique d’un mot ».

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  • Linder // 23.09.2020 à 07h55

    Un des candidats à la dernière présidentielle, dont le nom n’est pas mentionné mais dont le parti est quand même mentionné en passant exposait ce fait qui est déterminant : le classement aux élections est très proche du classement du temps de parole dans les média de forte audience. Beaucoup pensent naïvement que des journalistes raisonnablement honnêtes invitent ceux qui intéressent le plus les électeurs mais c’est confondre cause et conséquence. La majorité des gens votent pour ceux qu’ils voient à la télé (ne serait-ce qu’à cause du vote « utile).
    L’auteur pose la question « pourquoi S. Royale est-elle tant invitée ? ». La vraie question est plutôt pourquoi les représentants de l’UPR ou du POI (ou du POID) ne le sont jamais ? Pourquoi la loi sur l’égalité du temps de parole a t-elle été remplacée par une loi sur l’équité du temps de parole ?

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    • Loransea // 25.09.2020 à 20h39

      Pour les anglophones :
      https://www.worldatlas.com/articles/how-does-the-media-influence-the-outcome-of-an-election.html
      D’autres études ont montré que le candidat qui a le plus de couverture média est celui qui est élu à la fin. Les patrons de presse n’ont même pas desoin de faire leur choix, leurs éditorialistes sont souvent de la même opinion qu’eux, lorsque leur candidat est « cramé » auprès du public, ils vont piocher celui qui leur convient le mieux…
      Même s’ils parlent de renverser la table, il s’agit toujours d’une figure de style, chacun se tenant par la barbichette et préférant garder une place à la mangeoire.

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  • Darras // 23.09.2020 à 09h15

    Olivier me fascine. Sans complaisance. Non mais vous imaginez le nombre d’heures de travail qu’il y a là. Et là créativité, l’intelligence. Ça me troue le c….
    Non non, je ne suis pas fatal flatteur, juste un participant assidu de la deuxième heure(2014).
    Quel bonheur de participer tant soit peu à cette œuvre
    Franchement Olivier, pour la millième fois, bravo et merci

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    • Cloth // 23.09.2020 à 12h51

      Denis Piel, c’est lui l’auteur de ces statistiques.

      Olivier n’est pas l unique auteur des articles paru sur ce site !

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      • Darras // 23.09.2020 à 15h06

        Ha ben mince, j’m’ai trompé 🙂
        Ce qui ne retire rien à la dithyrambe.

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  • Darras // 23.09.2020 à 09h22

    Bon, si on regarde un peu différemment, au delà des partis et des cieux clivages,
    90% de néolibéraux, 80% d’Atlantistes, 95% de globalo-europeo- internationalistes, 70% pro LGBT, 90% d’immigrationnistes.
    Même pas besoin de complot. Même pas besoin de ministère de propagande.

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    • VVR // 23.09.2020 à 11h08

      ça peut se resumer encore plus: 90% pro-business, et avec un espace médiatique entièrement contrôlé par des grandes fortunes, et souvent marchands d’armes, le contraire serait étonnant.

      Pour le prod LGBT, c’est plus de 40 pro – 20 neutre – 40 anti, il faut bien « cliver » sur quelque chose, et les LGBT ça leur en touche une sans faire bouger l’autre tout en provoquant des réactions très viscérales chez le français moyen. C’est un peu la version moderne de la laicité: pendant qu’on s’écharpe sur la séparation de l’église et de l’état, ce dont la plupart des députés se foutent alors complétement, on évite de toucher à la politique fiscale et sociale, ce qui a l’unanimité doit surtout rester en dehors débat politique le plus longtemps possible.

      Quand aux 90% d’immigrationnistes, vous vivez sur quelle planète ? ça fait 30 ans que tous les gouvernements font du durcissement des conditions d’immigration, du droit d’asile et de la chasse aux clandestins l’alpha et l’omega de la politique intérieure.

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      • Rémi // 23.09.2020 à 12h34

        Les gouvernements veulent bien taper sur les immigrés pour engranger des voies, mais à la fin le résultat est qu’il rentre quand même le bon nombre d’immigrés pour maintenir la population active au dessus du nombre de postes offerts. Il faut savoir maintenir l’armée de réserve du capitalisme.

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      • Fernet Branca // 23.09.2020 à 13h43

        La laïcité depuis la guerre globale contre le terrorisme de G dubbleyou Bush de 2001 c’est la version Caroline Fourest et autres marianistes ( par exemple) qui l’emporte largement.

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        • Darras // 23.09.2020 à 17h17

          Je ne comprends pas un instant chèque vous dites. Vous pouvez préciser svp?

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      • Darras // 23.09.2020 à 17h16

        Prétendre que les gouvernements durcissent les règles d’immigration et font la chasse au clandestin est tout simplement inepte eu égard à la réalité. Merci de ne pas confondre effets de manche, coup de menton et actions concrètes. Dans les faits, pas d’expulsion, ni reconduite à la
        . frontière, on croit sur parole n’imoorte quel type qui se orentrnd mineur, même plus d’enfermement pour consignation. Vous appelez ça un durcissement ?

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        • VVR // 23.09.2020 à 18h16

          Au niveau des fait: Les lois de 2003 / 2006 / 2007 / 2011 / 2015 / 2018 rajoutent a chaque fois des obligations diverses (et trés subjective), plus de moyen de controle pour la police et plus de souplesse pour les renvoyer chez eux aprés usage. Et tout ça pour 140 000 personnes par an (230 000 qui entrent, mais 90 000 qui partent).. A ce rythme nous serons grand remplacé dans… jamais.

          Pour les expulsions, la principale difficulté n’est pas le laxisme, mais le manque de moyen en premier lieu et une contrainte légale amusante: on ne peut pas envoyer des gens n’importe où. Si l’on a pas la preuve du pays d’origine, les services ne peuvent absolument rien faire. Et bizarement la solution de les lacher au millieu des eaux internationales n’a pas été retenue.

          A la place on les met dans des centres de rétention, où certain on même l’outrecuidance de prétendre avoir moins de 10 ans. Fort heureusement la justice française a statué qu’y maintenir un bebé de moins de 2 mois ne constitue pas en soi un traitement inhumain ou dégradant. La CEDH, toujours a chipotter sur des détails, n’est bien sur pas d’accord.

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          • Patrick // 24.09.2020 à 11h08

            230 000 qui entrent, mais 90 000 qui partent !!
            oui 90000 jeunes français bien formés qui partent , remplacés par 230000 Bac-12 sans qualification ou presque qui rentrent.
            Le différentiel n’est pas 140.000 mais 320.000 , et certainement bien au-dessus.
            Et il y a très peu de gens dont la présence est illégale qui sont vraiment renvoyés chez eux.

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            • VVR // 24.09.2020 à 23h43

              Chaque année 271 000 français quittent le territoire, et 113 000 reviennent (INSEE, 2018).

              L’immigration compensent a peine ces départs, mais effectivement mes chiffres dataient un peu et on est a 273000 arrivées et 70000 départs (INSEE, 2018), ce quoi s’ajoute 36 000 expulsions (ministére de l’interieur, 2018).

              Pour le détail, le solde par pays d’origine est (INSEE, 2017):110 000 africains (principalement Maghreb et Comores), 25000 asiatiques (la Syrie est comptée comme asiatique), 15000 européens et 7000 d’autres régions (Haiti et Colombie principalement).

              Ce qui, sur une population de 67 millions, ne représente pas grand chose.

              Par contre le solde confond maladroitement beaucoup de réalités différentes: par exemple parmi ces immigrés, une part importante vient étudier, et va souvent rester, les perspectives dans le pays d’origine n’étant pas toujours des plus plaisantes.

              Et le départ des Français n’a que peu a voir avec les immigrés: comme vous le faites élégamment remarquer, les différence de niveau scolaire ne les mettent pas en concurrence. A mon sens c’est plus lié a un marché de l’emploi particulièrement hostile pour les non expérimentés, et très méprisant pour tous ceux qui ne sont pas, ou ne veulent pas, être « chef » de quelque chose. [modéré]

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      • Patrick // 24.09.2020 à 10h40

         » durcissement des conditions d’immigration, » , oui, bof ça c’est dans le discours. Dans les faits , rien n’est fait pour endiguer l’immigration de masse , bien pratique pour ceux qui nous dirigent :
        – ça divise le peuple en communautés .. donc ça affaiblit toute opposition
        – ça crée des conditions d’insécurité propices à augmenter la répression des citoyens sans trop toucher à la délinquance
        – ça permet à nos chers gauchistes urbains d’avoir des esclaves pas chers à disposition ( chauffeurs uber , nounous pour les gosses, employés de resto ps chers pour leurs chers « petits bistrots sympas … )

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  • RGT // 23.09.2020 à 10h17

    Remarquable compilation dont la diffusion devrait être imposée en première page de TOUS les médias.

    Sérieusement, vous vous attendiez à quel résultat ?

    La caste au pouvoir (qui grâce à cet avantage possède TOUS les leviers de commande, régaliens ou médiatiques) ne va pas se tirer une balle dans le pied en favorisant une liberté de pensée qui pourrait nuire à son business fructueux.

    Il n’y a RIEN de complotiste dans mon commentaire, juste le simple constat des intérêts d’une minorité de personnes qui doivent leur influence et leur confort de vie à un contexte politique qui leur permet de continuer à vivre sans se soucier du lendemain.

    Je suis certain qu’une meute de militants de l’énarque anti-€uropéiste de service viendront jouer les pleureuses corses en criant au complot, mais jusqu’à preuve du contraire leur mentor ne propose RIEN de réellement concret pour changer ce système et permettre à l’immense majorité de la population de s’exprimer.

    Par contre, en tant qu’anarchiste (en existe-t-il encore beaucoup de vivants aujourd’hui ?) je ne peux que constater que la seule alternative vraiment démocratique et réelle à un pouvoir centralisé autoritaire figure seulement de manière anecdotique dans ce classement.
    Sans doute parce que ce mouvement, comme la Commune de Paris (qui était anarchiste ne l’oublions pas) ne possède PAS de « Guide charismatique » qui puisse être manipulé pour embrigader ses « fidèles ». Ni dieu ni maître, le message est clair.

    Entre nous, si les lecteurs n’ont pas encore compris qu’il n’y a aucune différence réelle entre tous les « partis » d’une « extrême » à l’autre (les VRAIS anarchistes ne pouvant pas créer un parti, ce serait en totale contradiction avec leur idéal) il serait nécessaire qu’ils aillent d’urgence consulter un ophtalmologiste.

    Tout parti est voué à être noyauté par la caste qui détient le pouvoir et qui favorise l’un ou l’autre en fonction de ses intérêts du moment.

    Un certain ado gérontophile en est le plus bel exemple, n’en déplaise à toutes les « cougars » qu’il fait fantasmer (à partir de la cinquantaine les jeunes les appellent des hyènes).

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  • Casimir Ioulianov // 23.09.2020 à 12h25

    Tiens, il y a des gens qui réalisent seulement maintenant l’étendue de la propagande ?
    Il leur faut « éduquer les masses » (leur bourrer le mou avec du jus de crâne rance) pour que les profits à n’importe quel prix continuent de ruisseler vers le haut.
    On pointe la presse et les médias … avez vous récemment ouvert un manuel scolaire ?

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    • Fernet Branca // 23.09.2020 à 13h45

      Et dans le presse écrite le bourrage peut être comparé à un marteau pilon ou à un rouleau compresseur.

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  • Cyd // 23.09.2020 à 13h29

    Cataloguer comme conservateur, Roselyne Bachelot, Gérard Leclerc ou Christophe Barbier, tous pro mariage gay-pma-gpa, dénotent une drôle de conception du conservatisme

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    • Darras // 23.09.2020 à 17h23

      Oui, j’ai été assez sidéré par ce point moi aussi

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    • Loransea // 25.09.2020 à 20h22

      Je pense que le conservatisme sociétal se fait de plus en plus rare car il faut sans cesse ouvrir des marchés pour que le capitalisme conserve des profits confortables malgré la baisse dit-on du taux de profit. Personnellement, je ne vois pas de baisse du taux de profit mais en effet des transgressions nouvelles pour de nouveaux marchés : on segmente…

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  • un citoyen // 23.09.2020 à 13h33

    Une investigation qui est à saluer compte-tenu du travail qu’il a fallu pour ce résultat.

    24,98% de S-libéralisme. Libéralisme, mais lequel ? Le premier développé par les Lumières ou ce en quoi il a muté pour le ressembler de moins en moins ? Mais la réponse doit être dans la question …

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    • Patrick // 24.09.2020 à 10h43

      je n’ai pas compris la notion de S-libéralisme.
      Déjà que l’on a tendance à mettre tout et n’importe quoi sous le label libéralisme ( comme l’UE ou Macron par exemple ), là ça se complique.

      Pour le reste , même quand il n’y a pas d’intervenants , les journalistes de France Propagande se chargent du discours politiquement correct qui va bien. Il y a des moments je n’arrive plus à écouter ces radios d’état, même sans intervenants extérieurs.

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      • un citoyen // 24.09.2020 à 18h54

        « je n’ai pas compris la notion de S-libéralisme.
        Déjà que l’on a tendance à mettre tout et n’importe quoi sous le label libéralisme ( comme l’UE ou Macron par exemple ), là ça se complique. »
        Moi non plus pour tout dire je n’ai pas vraiment compris, et oui on a tendance à mettre tout et n’importe quoi sous ce label.

        Je songe toujours aux mots libertés et libération (économique, artistique, artisanale, politique, philosophique, sur la liberté d’expression, …) mais on voit des résultats altérés, à la vue des bêtises inouïes.
        Peut-être que j’ai été trop affirmatif pour dire que celui des Lumières était celui que l’on veuille nécessairement (quelques couacs possibles à cette époque, faudrait que je lise davantage leurs travaux pour les comprendre davantage). Sans doute que je suis un peu désespéré depuis que j’ai compris qu’il y a quelque-chose de potentiellement positif à faire avec ce mot. Au risque de me tromper.

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  • Cotyle // 23.09.2020 à 14h17

    Le cadre contraignant de l’UE (obligation de transcription du droit européen dans notre droit, primauté du droit de l’UE sur notre législation, politique de la BCE, financement extravagant de la France à l’UE, accords commerciaux de l’UE s’imposant à la France, directives européennes, Orientations de la Commisssion europeenne,…) fait que le choix aujourd’hui n’est pas /plus pour un parti A ou B mais pour un parti Pro ou Anti UE. La répartiton des passages TV/ Radios etc est vite fait : 98% pro-européen, 2% (en étant généreux) pour le FREXIT ! La propagande à encore de beaux jours.

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  • Incognitototo // 24.09.2020 à 13h53

    Suite à la lecture d’un certain nombre de commentaires, qu’est-ce que je devrais dire moi qui ne suis représenté nulle part, ni par les européistes, ni par les souverainistes, ni par qui que ce soit qui voudrait me faire croire que ce qui n’a pas fonctionné hier fonctionnera demain.

    Arrêtez de pleurer sur un système auquel nous participons (presque) tous. Nous avons les médias et les médiocres que nous méritons, ni plus ni moins. Boycottez-les, ignorez-les et ils tomberont d’eux-mêmes, comme ils sont tombés en 2005.
    Il y en a même dans ces listes que je ne connais pas, tant ce n’est pas moi qui irais regarder leurs émissions ou lire leurs torchons ou écouter leurs propos politiques qu’ils répètent comme des ânes lobotomisés, et j’ose dire, quels que soient les partis politiques.

    Cependant, quand j’ai participé à une liste citoyenne pour déloger tous les vieux rassis politiques locaux, nous avons même eu du mal à trouver suffisamment de candidats pour être sur la liste. Aussi, c’est facile de parler et de se poser en victime, mais plus difficile de passer aux actes.
    Quant à faire bouger les votants pour qu’ils se rendent compte à quel point ils se font berner, c’est quasiment mission impossible. Tous continuent comme des petits soldats à voter envers et contre tout pour leur parti (quel qu’il soit), même s’il a démontré qu’il était incapable de tenir ses promesses ou pire à ne pas voter du tout.

    Que ces laquais des pouvoirs existent et monopolisent les temps de présence dans les médias mainstreams et aient les moyens de diffuser leur propagande, c’est grave, mais ça n’est que le reflet de l’apathie généralisée et du manque de combativité d’une grande majorité de la population.

    Personnellement, c’est surtout le « silence des pantoufles » qui me pose problème. Ces laquais des pouvoirs n’existent que parce qu’une majorité de personnes a baissé les bras ou ne veulent pas agir pour être en cohérence avec ce qu’ils pensent, ni plus ni moins. Ils ne sont que la conséquence de cette « majorité silencieuse » déconnectée du politique.

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  • Toine // 24.09.2020 à 15h36

    En premier lieu la décomposition des courants politiques est arbitraire, mais il est clair que ce n’est pas un exercice facile et de ce fait l’article ne creuse pas cette question.
    Sinon, à cette lecture ce qui me vient le plus à l’esprit c’est le ridicule de cette pseudo démocratie représentative qui montre un spectacle désolant d’hommes politiques de « droite » comme de « gauche » uniquement présents pour faire croire au peuple qu’une alternance de politique est possible, mais que, manque de bol, ça n’arrive jamais.

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  • Caserio // 25.09.2020 à 09h43

    Salut ! Quelqu’un sait qui était la personne de l’Union Communiste Libertaire, quand et où elle est passée dire bonjour ? 0,01% c’est toujours mieux que rien – restons positifs 🙂

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  • Loransea // 25.09.2020 à 20h08

    Il y a aujourd’hui, selon moi et d’autres, deux axes plus parlant que les représentations partisanes : qui adhère aux thèses du courant dominant de l’économie (de l’ordo-libéralisme au néolibéralisme que certains appellent ultra en passant par le « social-libéralisme ») ? qui propose une sortie de l’Union Européenne (souverainistes) par opposition à ceux qui proposent de la modifier (pour plus de sel ou de poivre) ? Suivant ces deux axes, il me semble que les thèses libérales.
    Il y a également un axe transversal qui concerne la démocratie qui remet en cause le caractère démocratique de nos institutions et qui l’accepte ?
    Le reste me semble-t-il ne repose que sur des postures et des bons mots qui seront commentés ad libidum par les médias.

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