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12.septembre.202012.9.2020 // Les Crises

Quelle place pour Facebook dans le modèle de propagande de Chomsky ?

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Source : Truthout, Daniel Broudy & Jeffery Klaehn

Intéressante archive de juin 2019

Ce qui est personnel est désormais public. Pensez à Facebook. En tant que chef de file mondial des plateformes d’interactions interpersonnelles avec un discours public au delà des frontières, Facebook jouit d’un quasi-monopole en matière de puissance miroir de la réalité.

La portée mondiale et massive de Facebook donne à la plateforme une immense influence pour façonner la perception, la prise de conscience et l’opinion du public. L’un des créateurs de la plateforme, Chamath Palihapitiya, a notamment admis que l’équipe « savait que quelque chose de mal pouvait arriver », ayant « créé des outils qui déchirent littéralement le tissu social déterminant le fonctionnement d’une société ». Pourtant, bien que le public ait pris conscience du piège, cela ne change rien.

Pour une grande partie du monde industrialisé, la prégnance de la réalité sociale médiatisée dans la vie quotidienne n’a jamais été aussi importante. Les technologies de l’information et les réseaux sociaux évoluent dans des contextes politico-économiques au sein desquels les idées et l’information sont systématiquement adaptées pour satisfaire les marchés boursiers. En 2001, le chercheur et auteur Edwin Black a minutieusement expliqué comment les sociétés cotées en bourse peuvent (au propre comme au figuré) tirer le plus grand profit de l’acquisition et de la gestion des données privées au service des marchés particuliers.

En marge de prétextes altruistes tels que ses promesses de respecter les biens communs et de connecter le monde social, Facebook vend également les données des utilisateurs à des annonceurs et à d’autres institutions soucieuses de gérer l’opinion publique tout en utilisant aussi les données personnelles dans un but lucratif privé.

Ce qui est social aussi est maintenant marchandisé. Facebook est strictement orienté vers le profit maximum par la marchandisation des données des utilisateurs. Ainsi, le New York Times a expliqué en détail comment Facebook a permis à ses grands partenaires technologiques de violer les règles de confidentialité pour recueillir les données des utilisateurs.

De plus, la nature même des médias sociaux corporatifs a conduit les utilisateurs à devenir des acteurs actifs du marché, des produits à vendre. Comme le souligne Robert McChesney, professeur et théoricien des médias, dans une interview accordée à C-SPAN: « Tout ce que nous faisons en ligne est connu des vendeurs commerciaux et du gouvernement jusqu’au point où il le souhaite. Nous n’avons absolument aucune vie privée. »

Facebook est strictement orienté vers le profit total dans la marchandisation des données des utilisateurs.

Aucun être humain sensé ne veut réellement être intégré dans la singularité de l’IA, transformé en cobaye, espionné, ou voir ses interactions privées emballées et vendues. Nous sommes conditionnés à croire que toute résistance à cette marche en avant est futile. Alors, comment les citoyens numériques de Facebook, qui rassemble aujourd’hui 2,3 milliards de personnes, pourraient-ils mieux percevoir et comprendre le pouvoir immense qu’a cette entreprise sur leurs opinions et leur liberté d’échanger des idées – le fondement même de la liberté ? Un modèle conceptuel de la fin des années 1980 peut contribuer à distinguer les capacités déconcertantes de ce monstre antisocial.

Un modèle façonné pour s’adapter à l’ère des médias de masse

Introduit pour la première fois dans La fabrique du consentement : Gestion politique des médias de masse (1988), le « Modèle de Propagande » concernant la performance médiatique d’Edward S. Herman et Noam Chomsky situe superbement l’air du temps technologique de notre époque. Le modèle est une représentation de la façon dont les grands médias d’une économie de marché trient la matière brute des informations qu’il convient d’imprimer ou de diffuser – ce qu’il en reste répand le statu quo socio-économique dans les sociétés dites démocratiques.

A partir du moment où la « démocratie » implique la pratique civilisée de résoudre les différends par le débat public entre les groupes et les classes, Herman et Chomsky font le postulat que cinq grands filtres (propriété, taille et orientation lucrative des médias dominants ; publicité ; sélection des sources ; critiques ; idéologies dominantes, peur, autres) fonctionnent pour « fabriquer le consentement ».

Pourquoi de tels efforts seraient-ils même nécessaires ? Comme le fait remarquer le chercheur et auteur Tim Coles dans un entretien pour Renegade Inc., l’un des objectifs de la propagande est « de détourner le public de ses propres intérêts », il est donc naturel que « toutes les fois que les gens au pouvoir vous disent que les fake news minent la démocratie, ce qu’ils veulent vraiment dire est que des sources d’information alternatives mettent en question leur mainmise sur le pouvoir » [choix éditorial de traduction de ne pas traduire Fake news, suffisamment clair, NdT].

Depuis que des termes tels que « fake news » et « contrôler le récit » se sont largement répandus en cette époque Trump, la pertinence et l’importance du Modèle de propagande deviennent évidentes dans le discours public actuel et la marchandisation incontrôlée.

Étant donné que les annonceurs sont l’une des principales menaces à la vie privée, il n’est pas surprenant que les partenaires de Facebook soient très contestables.

Les citoyens qui sont assez téméraires pour rejeter le discours dominant officiellement approuvé sur Facebook sont les premiers à observer la façon dont leurs propres interactions en ligne sont activement remaniées (ou filtrées) par les contrôleurs des médias et les propagandistes. Quoi qu’ils fassent cependant, ceux qui ont le pouvoir de filtrer les contenus des médias ne peuvent pas contrôler à cent pour cent la perception d’un nombre croissant de participants qui critiquent courageusement les mythes du courant dominant sur les plateformes de réseaux sociaux comme Facebook.

Les filtres hypothétiques que Herman et Chomsky décrivent dans leur livre mettent en effet en évidence ces mécanismes réels de contrôle.

Concernant la production, le flux et le contrôle de l’information, Facebook est le propriétaire (premier filtre) et vend aux annonceurs (deuxième filtre) le contenu que ses participants génèrent et avec lequel ils interagissent. Comme le rapporte BuzzFeed, Facebook exploite gratuitement les données personnelles des utilisateurs. Au-delà de son « partenariat » avec divers titans de la propagande, il siège désormais au Conseil de l’Atlantique [L’Atlantic Council est un think tank américain spécialisé dans les relations internationales. Il constitue un forum pour des leaders internationaux dans les domaines politiques, d’affaires et intellectuels, NdT], ce qui démontre la nécessité du troisième filtre : Facebook a été « entraîné dans une relation symbiotique avec de puissantes sources d’information par nécessité économique et réciprocité d’intérêts ». Refrénez votre envie urgente d’une autre dose de dopamine et grattez le vernis séduisant de l’interface de la plateforme pour découvrir la réalité sur l’autre étrange partenariat de Facebook avec ses tout derniers « vérificateurs de fake news », comme par exemple le site web de droite The Daily Caller, financé par Koch.

Facebook prévoit en outre « de capturer des données sur tout le monde, que vous utilisiez Facebook ou pas ». La direction de Facebook est également la machine à critiques intégrée au système (quatrième filtre) – une sorte de flic de la plate forme qui discipline les utilisateurs et les médias alternatifs qui ne se soumettraient pas aux algorithmes destinés à filtrer les opinions divergentes.

En tant que commentatrice des nouvelles technologies et de leurs utilisations, Kim Komando, dans sa brève description des efforts de Facebook, a analysé chacun des filtres du Modèle de propagande. Peut-être en raison des origines surprenantes de ses sources de financement occultes, Facebook reste ouvert à des arrangements saisissants avec nombre d’agences gouvernementales et services de renseignements non gouvernementaux, qui souhaitent eux aussi passer au crible les contenus et autres données personnelles pour une surveillance pseudo-officielle du discours public visant à déceler d’éventuelles menaces idéologiques contre son système (cinquième filtre).

L’information peut éclairer et démocratiser. Elle peut tout aussi bien emprisonner et entraver les intérêts du bien commun.

Compte tenu des forces économiques exercées par les flux de financement de la stratégie de socialisation Facebook, les participants qui interagissent dans ces paysages servent à la fois de producteurs et de produits.

Étant donné que la volonté des annonceurs de traquer toutes les activités sur la toile représente l’une des principales menaces à la vie privée, il n’est pas surprenant que les partenaires de Facebook soient très contestables.

Il s’avère que WPP, la plus grande agence de publicité au monde, reçoit le soutien d’In-Q-Tel, un fonds d’investissement de la CIA qui développe des outils qui scrutent les réseaux sociaux sur la toile à la recherche de données pertinentes. [WPP est une entreprise, cotée à la bourse de Londres, qui regroupe des agences de publicité et de communication. C’est le plus important réseau d’agences de publicité et de communication mondial et emploie environ 179 000 personnes dans 3 000 bureaux à travers 111 pays, NdT]

L’embauche par Facebook de Jennifer Newstead, qui a contribué à l’élaboration de directives de surveillance électroniques de plus en plus sévères dans le cadre du PATRIOT Act sous l’administration Bush, a récemment exacerbé les préoccupations au sujet de la protection de la vie privée.

Comme le précise Komando, le pouvoir explicatif du Modèle de Propagande pour décortiquer ce style d’obscures machinations, permet de comprendre les raisons pour lesquelles, la partie la plus déterminante de « ce plan est de rester complètement occulte sur la nature des données collectées, l’identité des personnes qui y ont accès, et le type de profil qu’ils en tirent vous concernant ».

Comme l’explique le Modèle de propagande de Herman et Chomsky, ces mécanismes de contrôle ne devraient-ils pas aujourd’hui faire partie de tout débat public sur la performance des médias ? Ou devrions-nous simplement nous contenter de termes vagues comme « fake news » et « contrôler le récit » ? Devrions-nous continuer de prétendre que les pratiques de légitimation et de mystification n’ont plus cours, ou que les structures de propriété et de publicité ne sont plus pertinentes ?

Dans notre monde contemporain, que Marshall McLuhan, théoricien des médias imaginait comme un « village global » où « tout le monde pouvait à tout moment prendre connaissance de tout », ce qui relève du personnel est de plus en plus public, et l’information devient souveraine dans sa suprématie, un monde d’illusions très efficaces qui se prétendent réelles et porteuses de sens.

Aujourd’hui, l’information peut éclairer et démocratiser. Elle peut tout aussi bien emprisonner et entraver les intérêts du bien commun. Les processus de standardisation et de marchandisation décrits ici sont soutenus par un système en grande partie contrôlé par Facebook, Google, Microsoft, Apple et Amazon, qui monopolisent le discours privatisé et commercialisé. L’émergence d’un tel pouvoir n’a rien de naturel.

Mais le discours interpersonnel et public peut-il être libéré des filtres de la standardisation ? La sécurité de ces prisons est à la hauteur de la conscience qu’ont les citoyens des chambres d’écho dans lesquelles elles nous maintiennent. Le Modèle de Propagande est une clé utile pour éveiller une conscience plus large de ces forces qui déterminent le contenu et le fonctionnement des médias. Il appartient à chacun de nous d’utiliser ses propres capacités d’observation pour constater le filtrage et la construction méthodique de notre réalité médiatique de masse, un monde d’illusions très efficaces qui se prétendent réelles et porteuses de sens.

Daniel Broudy, Ph.D., est professeur de linguistique appliquée à l’Université chrétienne d’Okinawa.

Jeffery Klaehn est titulaire d’un doctorat en communication de l’Université d’Amsterdam et d’un doctorat en sociologie de l’Université de Strathclyde.

Source : Truthout, Daniel Broudy & Jeffery Klaehn, 03-06-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Catherine // 12.09.2020 à 07h11

Quand on sait qu’ « à ma zone » vient de faire rentrer le général keith alexander ancien directeur de la nsa dans son conseil d’administration ( excusez-moi mais j’ai du mal à mettre des majuscules à tout ça), on comprend que l’ennemi de la foule fourbit ses armes.

Même Snowden en est resté pantois, c’est pas peu dire.

Mais il demeure à mon sens irréaliste que la foule puisse être ultimement asservie à quelques poignées d’individus. En tout cas je l’espère.

29 réactions et commentaires

  • Catherine // 12.09.2020 à 07h11

    Quand on sait qu’ « à ma zone » vient de faire rentrer le général keith alexander ancien directeur de la nsa dans son conseil d’administration ( excusez-moi mais j’ai du mal à mettre des majuscules à tout ça), on comprend que l’ennemi de la foule fourbit ses armes.

    Même Snowden en est resté pantois, c’est pas peu dire.

    Mais il demeure à mon sens irréaliste que la foule puisse être ultimement asservie à quelques poignées d’individus. En tout cas je l’espère.

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    • Pierre Darras // 12.09.2020 à 09h58

      IA, caméras faciales, drones aériens et terrestres de surveillance et d’intervention, états amoindris, politiques et magistrats complices, algorithmes de détection préventive de
      la rebellion avec frappe de signature préventive et on y est
      . Imaginez un contexte de panique générale, épidémie, attentas massifs, état de guerre avec la Russie ou la Chine, coup d’état militaire aux USA suite à l’élection du POTUS avec les deux camps qui revendiquent la victoire et leurs supporters qui commencent à se tirer dessus dans la rue.

        +6

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      • RGT // 14.09.2020 à 22h16

        À mon avis (qui n’engage que moi), si un état « s’amusait » à foutre aux USA le bordel que ces derniers ont mis dans de nombreux autres pays et qu’il s’ensuive une guerre civile « bien vénère » dans laquelle les « élites » autoproclamées se retrouveraient en slip ça ne me gênerait absolument pas.

        Ce ne serait que la réponse du berger à la bergère.

        Compte-tenu de la situation explosive perpétuelle qui existe dans cette nation depuis sa création, que ce soit les rancœurs entre états voisins ou les situations de conflits inter-communautaires permanents j’ai désormais la certitude que les « ennemis de l’Amérique » font preuve d’une grande compassion envers la population civile et ont jusqu’à présent fait preuve d’une grande retenue en ne craquant pas l’allumette permettant de mettre le feu aux poudres.

        Si c’était le cas, l’Afghanistan, l’est de l’Ukraine, la Syrie, l’Irak, la Libye ou le Congo sembleraient à ce jour des contrées paradisiaques dans lesquelles on souhaiterait tous passer nos vacances.

        Avec une immense majorité de la population armée jusqu’aux dents (à l’origine pour se défendre contre les anglais, puis pour se défendre contre un état centralisé trop « envahissant »), j’ai la certitude que ça pourrait très mal se terminer, l’armée n’obéissant sans doute pas totalement aux ordres du gouvernement fédéral pour aller tirer dans la foule.

        Et comme la police est élue à l’échelon local elle prendrait la défense de la population en affrontant directement le FBI (très peu apprécié dans la majorité des contés).

        À ce moment là, Fesse-bouc, le vidéo-flicage, les « IA » et autres disparaîtront sûrement.

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  • Pierre Darras // 12.09.2020 à 09h55

    Je ne comprends pas, avec tout ce qu’on sait, qu’on puisse encore être sur FB. De plus, j’ai essayé un peu six mois et je me suis désinscrit. Nul, superficiel, fallacieux.
    Quant à tweeter, c’est pire.

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    • LibEgaFra // 12.09.2020 à 12h01

      C’est la sagesse même.

      C’est pis.

      J’ai vérifié. Celui qui parle le plus souvent du « Discours de la servitude volontaire » de La Boétie, Onfray, est sur fake book, twit-twitt et instachose, du moins son site et nouvelle revue.

      Faites ce que je dis ne faites pas ce que je fais.

      Il semblerait que la volonté de faire du chiffre, c’est-à-dire des abonnés ou des lecteurs soit plus forte que la volonté d’indépendance et de non servitude.

      Et le jour où un site de réinformation est déréférencer, on vient pleurer.

        +10

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      • Subotai // 14.09.2020 à 19h34

        LibEgaFra comme toute chose, facebook peut être utilisé et détourné.
        Qu’est ce qu’Onfray (personnage public) aurait à cacher des propos publics qu’il tient. Il utilise les vecteurs à sa disposition pour faire passer les messages qu’il veut qu’on entende.
        Si c’est pour y mettre les photos du petit dernier ou du projet de surprise pour l’anniversaire à mamie ou raconter ses problèmes de prostate c’est sûr que c’est merdique. Mais utiliser le vecteur pour diffuser ce que de toute façon on veut DIFFUSER est sans importance.
        Utiliser un haut parleur pour faire en « secret » des propositions à sa copine c’est con. Utiliser un haut parleur pour faire connaitre à tout le monde un avis, un information qu’on veut diffuser c’est correct.
        D’autre part, si tout le monde utilise un haut parleur pour faire savoir ce qu’il VEUT faire savoir, la cacophonie deviendra telle que la pertinence de ce qu’on entend deviendra nulle.
        Donc si vous voulez dévoyer le système inondez le de données que vous VOULEZ RENDRE PUBLIQUES.
        Assumez seulement les conséquences de ce que vous direz. 🙂 Comme toujours et de bien entendu.
        Ne croyez pas, la manipulation fonctionne dans tous les sens. 🙂

          +6

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        • RGT // 14.09.2020 à 22h37

          Cher Subotai,

          Je vous approuve totalement.

          Si l’on souhaite « détourner » Fesse-bouc, ou plutôt utiliser un outil destiné à inonder la terre entière des propos que l’on souhaite diffuser le plus largement que possible (surtout si ces propos sont extrêmement critiques vis à vis des « élites » auto-proclamées) il n’y a rien de moralement répréhensible.

          Par contre, déballer sa vie privée et se balader « à poil » au su et au vu de la planète entière en dévoilant ses secrets les plus « croustillants » dénote une stupidité sans fond.

          Comme je n’ai aucun message intéressant à diffuser sur cette planète je préfère ne surtout pas utiliser ces « outils » et j’interdis à tous mes proches de diffuser quelque information me concernant, même une photo floue méconnaissable, sur un « réseau social ».

          J’ai été inscrit sur LinkedIn sans mon accord (je pense que c’est mon employeur qui pensait que ça ferait « geek », la meilleure preuve étant que l’adresse de courriel associée est celle de ma messagerie professionnelle).

          J’ai bien tenté de faire fermer ce compte mais comme je ne l’ai pas créé il m’a été impossible de le faire, la société refusant de supprimer le compte sans le mot de passe (qui est lié à une autre adresse de messagerie que la mienne, mais que je ne connais pas) 🙁

          je me contente simplement de ne pas l’utiliser et j’ai enregistré LinkedIn dans mon filtre anti-spam pour ne plus être dérangé en permanence par des « amis » envahissants.

          Et si on me questionne sur ce compte je me contente de répondre qu’il s’agit de celui d’un homonyme ou d’un « fake » (comme les news).

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          • Subotai // 14.09.2020 à 23h03

            Merci 🙂
            Tu n’écris pas QUE des conneries ici, tu sais 😀 et tes propos mériteraient, comme d’autres, qu’ils soient balancées Urbi et Orbi 🙂
            On peut imaginer que ce qui ce lit ici, en petit commité, ne reste pas sans effet dans la vie de ceux qui ont lu…
            On ne peut jamais |ignorer| ce qu’on sait. 😉

              +1

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    • un citoyen // 12.09.2020 à 12h08

      Note : Si quelqu’un perd son animal de compagnie, c’est sur fb qu’il aura le plus de chances de pouvoir le retrouver (les autres sites permettant de le faire étant moins suivis par les propriétaires malchanceux et par ceux qui souhaitent aider ces derniers). Cela m’était arrivé et, comme vous, je m’étais désinscrit par la suite (plus pénible pour en sortir que d’y entrer d’ailleurs, il fallait cocher dans plusieurs fenêtres successives puis écrire pourquoi je voulais quitter fb)

        +3

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      • Grd-mère Michelle // 12.09.2020 à 15h55

        À revoir: « Chacun cherche son chat », film qui montre à souhait les bienfaits que suscite le BESOIN que nous avons les un-e-s des autres.

        TOUS les « réseaux sociaux », ainsi que les sites de vente/achat « en ligne » concourent à faire oublier ce qu’est la vraie vie, celle qu’on RESSENT en l’expérimentant avec son corps, son cœur et son esprit, dans le plaisir et/ou la douleur, dans la joie et/ou la souffrance.
        Complot ou pas, le fait est qu’ils nous déshumanisent et nous conduisent à devenir des robots(mot issu du russe « rabota », travailler), des êtres programmés pour servir les « puissants » et leurs objectifs de domination et d’exploitation.
        Ce faisant, ils contribuent à la destruction de la vie sur terre(pollutions, déséquilibres environnementaux, disparition accélérée de la biodiversité) et à la répression de tous ceux et celles qui osent physiquement se rassembler pour émettre la moindre protestation à l’encontre des puissants en question, ou pour réparer les dégâts déjà occasionnés, et chercher ensemble des solutions à cette situation navrante et mortifère.

        La situation actuelle de « crise sanitaire », avec son mot d’ordre « restez chez vous », ne fait, bien sûr, que favoriser leur expansion…
        Donc, « Rentrons nulle part, sortons partout! »… avec un masque jaune, au besoin…
        Récupération de l’espace public!

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        • RGT // 14.09.2020 à 22h57

          Personnellement, je ressens une jubilation et une béatitude infinies en me contentant simplement d’aller uriner contre un arbre dans mon jardin…
          Un réel sentiment ce communion avec la nature (s’il n’y a pas trop de moustiques sinon c’est le carnage).

          Par contre j’ai tendance à déprimer devant la page d’un réseau (a)social et je préfère désormais carrément ne plus les consulter.

          C’est grave docteur ?

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      • RGT // 15.09.2020 à 10h07

        À moins de rechercher un animal de compagnie qui corresponde à impératif de reconnaissance sociale (bof), je ne vois pas l’utilité d’aller sur un quelconque site « de rencontres animalières » quel qu’il soit.

        Si vous souhaitez simplement avoir une relation réelle avec un animal (chien, chat, moufette ou autre) le meilleur moyen de rencontrer celui ou celle qui vous apportera la meilleure relation consiste simplement à aller dans un refuge « dans la vraie vie ».

        Vous pourrez dès lors, au bout de longues recherches, trouver « l’âme sœur » qui viendra spontanément vers vous et qui deviendra un partenaire en lequel vous pourrez avoir une confiance totale.

        Même s’il ne correspond physiquement pas du tout à ce que vous souhaitiez quand vous avez entamé vos recherches.

        Comme dans les relations de couple, vous n’allez pas choisir votre partenaire sur des critères prédéfinis stricts (grande, blonde, yeux bleus, airbags devant – et derrière)…
        Vous choisirez la personne pour laquelle vous aurez le « coup de foudre », coup de foudre qui sera bien sûr partagé.

        Pour un animal, c’est strictement la même chose.
        Vous partez avec l’idée d’adopter un dogue allemand et vous revenez avec un chihuahua qui vous apportera une relation partagée irremplaçable.

        Ex : Mon épouse ne voulait surtout pas avoir de relation avec un barbu… Et paf !!!

        Et elle ne souhaitait pas avoir de chien non plus.
        Suite à une visite dans un refuge elle a adopté le « plus pouilleux » de tous les chiens présents avec lequel elle vit désormais une relation fusionnelle ET partagée.

        C’est ça la VRAIE vie.

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        Alerter
    • Alfred // 13.09.2020 à 08h17

      Je me permets de vous conseiller de réviser votre jugement sur Twitter. A mon avis vous ne savez pas l’utiliser (c’est à dire que vous l’utilisez comme 90% de la population).
      Je n’ai AUCUN compte twitter (ni sous pseudo ni rien) et pourtant c’est de loin le « rezosocial » que j’utilise le plus.
      Twitter n’est pas un outil d’expression (un porte voix pour niaiseries). C’est un réseau de collecte (d’antennes) qui fut sans filtre. Petit à petit la censure s’y installe et il perd de son intérêt de ce fait mais cela reste la meilleure agence de presse (presque de renseignement) du monde.
      En fait grâce à twitter un particulier peu se mettre dans la peau d’un gafam. Et vouis zukerberg et compagnie savent déjà que Trump sera réélu s’ils ne font rien et vouis il peuvent mesurer quotidiennent la réaction du public à leurs magouilles. Nous sommes déjà en pleine dystopie.

        +4

      Alerter
  • Betula // 12.09.2020 à 12h15

    La pudeur est la conservation et la préservation du « moi », de l’intégrité et de la spécificité de la personne.
    Toute exposition permanente du « soi » dissout l’individu dans une transparence qui le fait disparaître.
    Chacun se confond dans une masse croyant être unique, la magma des individus facilite la tâche de l’oppression des puissants leur enlevant le peu de scrupules qui pourrait éventuellement leur rester puisque la répression et l’asservissent ne s’adresse alors plus qu’à une bouille informe.
    S’exposer sans affirmation d’un message fort (intellectuel, artistique, historique …) c’est se diluer dans l’insignifiance.

      +8

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  • Sam // 12.09.2020 à 17h50

    Pour réaliser véritablement l’importance de la manipulation et du controle de l’information, les citoyens qui ne peuvent où ne veulent bosser le modèle de Chomsky peuvent utilement se renseigner sur ce qui arrive à ceux qui veulent amener de la véritable information dans le circuit de la désinformation FB, Twitter et autres chaines de désinfo en continu. Ils découvriront le cas Assange. Des années de traque pour finalement le mettre en prison sans aucune justification, prison où il se meurt lentement. On peut y ajouter le site d’infos qu’il avait créé, Wikileaks, dont les membres sont touchés par un nombre inhabituel de décès, accidentels, bien évidemment.
    Comprendre, c’est bien, après il faut en sortir et c’est pas gagné.

      +5

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  • socrates // 12.09.2020 à 21h19

    Aucune insurrection possible mobilisée sur fb, tant que les mouvements style gilets jaunes utiliseront des réseaux sociaux qu’ils n’ont pas inventés, ils iront nécessairement dans le mur.

      +3

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    • Subotai // 14.09.2020 à 19h41

      « Aucune insurrection possible mobilisée sur fb »
      ———-
      Vous pensez que c’est l’objectif?
      Le jour où l’insurrection sera mure, FB ou pas elle se fera.
      D’autre part le « PRIVATE joke » passe par dessus la tête des algorythmes.

      Les sanglots long des violons de l’automne
      Blessent mon cœur d’une langueur monotone
      🙂

        +1

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  • Nicole de Nicomaque // 13.09.2020 à 04h14

     » Le Bangladais Pinaki Bhattacharya, seul face à Facebook :

    – Le militant pour les droits de l’homme, réfugié politique en France, a vu son compte désactivé par la multinationale américaine  »

    Article Libération : https://www.liberation.fr/planete/2020/09/10/le-bangladais-pinaki-bhattacharya-seul-face-a-facebook_1799102

    #Boycottons Facebook !

      +1

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    • Alfred // 13.09.2020 à 08h21

      Des militants divers et variés français dont les comptes ont été supprimés par Facebook, Youtube ou Twitter il y en a des dizaines de milliers. Réveillez vous. Vous découvrez la lune avec liberation (ah oui libé c’est la bonne censure versus la mauvaise censure).

        +5

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    • RV // 14.09.2020 à 18h23

      Il me semble illusoire de boycotter FB.
      FB « est » sur la plupart des pages internet et de ce simple fait utilise les méta-données induites par notre consultation, avec ou sans compte FB.

        +0

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  • Casimir Ioulianov // 14.09.2020 à 13h27

    Ces réseaux commencent à devenir comme la regrettée Pravda : tout le monde les lit mais personne n’y croit… Au final Facebook a fait presque aussi bien que la religion pour enseigner la résignation aux gueux , c’est juste dommage qu’ils aient remplacé la promesse du paradis par un nombre de pouces ; la drogue a pas marché longtemps; c’est moins efficace que la vie après la mort.

    Allez , marrons nous un peu , ces réseau c’est justement le sujet du dernier billet de blog de l’odieux connard : Comprendre les réseaux sociaux avec Joseph Staline.
    https://unodieuxconnard.com/2020/09/14/comprendre-les-reseaux-sociaux-avec-joseph-staline/

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  • Castigat // 20.09.2020 à 09h47

    https://youtu.be/9HzU8nLMQr8

    Nouvelle illustration de propagande officielle qui a sa place dans plusieurs articles de ce site.

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