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3.août.20213.8.2021
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Yorktown, 1781 : Une victoire occultée par le nationalisme américain – par Eric Juillot

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Pourquoi la bataille de Yorktown occupe-t-elle une place si ténue dans la mémoire collective aux États-Unis ?

La bataille de Yorktown, achevée le 19 octobre 1781 après plusieurs jours de combat, voit les troupes franco-américaines l’emporter sur les troupes anglaises. Cette bataille constitue le dernier événement militaire majeur de la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Deux ans plus tard, les Traités de Paris et de Versailles (septembre 1783) entérinent la naissance de cette nouvelle nation.

A Yorktown, « la France offre l’indépendance à l’Amérique1 » : sans l’aide matérielle et financière de Paris, sans l’engagement par milliers de ses soldats et de ses marins, la petite armée de la fédération américaine née en 1776 n’aurait pu l’emporter. Pourtant, ce concours décisif n’a jamais vraiment été reconnu comme tel, aussi bien dans l’historiographie que dans la mémoire collective de ce pays.

Auguste Couder, La prise de Yorktown (Tableau de 1836). Rochambeau (au centre) et Washington (à sa gauche) donnent leurs derniers ordres avant la bataille

Généalogie d’une bataille

La bataille de Yorktown intervient alors que les deux belligérants originels — l’Angleterre et les États-Unis — sont en guerre depuis sept ans2. Sept longues années de conflit armé, marquées par des combats sporadiques favorables tantôt à un parti, tantôt à l’autre, semant alternativement l’espoir et le doute dans les deux camps. Le moral américain par exemple, est au plus bas après l’échec de Washington devant New York à l’automne 1776 ou après sa défaite à Brandywine, le 11 septembre 1777, qui entraîne la chute de Philadelphie, siège du Congrès continental.

Mais il grimpe en flèche avec la victoire de Saratoga (7 octobre) et la signature, quelques mois plus tard, d’un traité d’alliance avec la France (6 février 1778). L’arrivée au Nouveau Monde d’un premier contingent français de 4000 hommes, sous les ordres du très médiocre amiral d’Estaing, se solde cependant par un échec et par un retour sans gloire en France (1778-1779) : les troupes américaines, seules de nouveau, sont une nouvelle fois rongées par le doute…

La guerre aurait été très vite perdue, cependant, si les Américains n’avaient pas bénéficié de l’aide française avant même la signature du traité d’alliance. Dès 1777, les « Insurgents » ont ainsi reçu de Paris l’essentiel de leur équipement, soit, entre autres, 30 000 fusils, 200 canons, 50 000 boulets et plus de 100 tonnes de poudre. Cela leur a permis de tenir face à l’Anglais, mais c’est insuffisant pour vaincre : les ressources démographiques, industrielles et financières de la jeune Amérique sont trop faibles pour qu’elle puisse l’emporter. Les effectifs commandés par Washington ne dépassent pas quelques milliers de soldats, auxquels s’ajoutent ponctuellement des milices à la valeur militaire fluctuante ; les forces américaines manquent en outre désespérément de cadres.

Elles ne bénéficient pas non plus du soutien unanime de la population, au sein de laquelle le loyalisme reste important tout au long du conflit ; les opérations se déroulent de surcroît sur un immense espace côtier (de Newport, au nord de New York, à la Floride) et l’armée des États-Unis ne dispose d’aucune marine lui permettant de transporter ses troupes aussi rapidement que les Anglais peuvent le faire avec la Royal Navy. Londres, de son côté, n’a jamais engagé que des effectifs modestes sur le terrain, avec 22 000 hommes au maximum. Mais c’est là déjà un effort considérable pour sa petite armée de terre (45 000 hommes, contre 130 000 pour l’armée française) et pour le Trésor britannique, durement éprouvé par le financement d’une guerre longue et lointaine.

Vergennes, le ministre des Affaires étrangères de Louis XVI, a conscience des faiblesses anglaises. Il voit dans ce conflit lointain l’occasion d’affaiblir Albion — puissance dominante depuis la fin de La guerre de Sept Ans en 1763 — sans avoir à livrer une guerre majeure en Europe. Il parvient à convaincre le roi de France de soutenir les Insurgents, puis de s’engager à leur côté, après s’être assuré, en fin diplomate qu’il est, de l’alliance de l’Espagne et des Pays-Bas, dont les flottes, en association à la Royale, vont créer bien des difficultés à leur rivale britannique.

Après l’échec de l’amiral d’Estaing, la France envoie en Amérique un nouveau corps expéditionnaire de 6000 soldats professionnels et une flotte de plusieurs dizaines de vaisseaux et frégates. Deux hommes les commandent, deux chefs expérimentés qui vont jouer un rôle décisif dans la conduite finale de la guerre : Rochambeau, à la tête des troupes terrestres, et l’amiral de Grasse à la tête des marins. Ces deux hommes conçoivent, dans le courant de l’année 1781, une manœuvre d’ensemble, à laquelle Washington se rallie, qui aboutit à la victoire de Yorktown.

Une audacieuse manœuvre combinée

Rien n’indique, au début de 1781, que cette année sera la dernière de la guerre, et que la victoire reviendra aux Franco-Américains : les Anglais tiennent New York, la ville principale, avec une garnison de 10 000 hommes solidement retranchés, aux ordres du général Clinton. Le général Cornwallis, adjoint de Clinton, contrôle les États du sud avec 6000 soldats et le soutien local des loyalistes. Si les 5500 hommes de Rochambeau sont prêts à l’action, les troupes de Washington traversent une grave crise morale, marquées par des mutineries en Pennsylvanie (où la troupe massacre ses officiers) et à New Jersey.

Mais en février, le commandant américain ordonne à La Fayette de gagner le sud avec 1200 hommes pour « opérer contre l’ennemi » en Virginie. C’est le début d’un ensemble d’événements qui vont réorienter stratégiquement le conflit : en mai, Cornwallis est envoyé depuis les Caroline en Virginie pour lutter contre La Fayette. En juin, Clinton, qui craint un piège et s’inquiète pour Cornwallis, lui ordonne de se rapprocher de la côte pour faciliter le cas échéant son évacuation vers New York. Début août, Cornwallis se retranche dans la petite ville de York, à l’entrée de la baie de la Chesapeake.

Une opportunité stratégique se dessine : les Anglais se sont autorisés à disperser leur force, confiants dans la supériorité de leur marine, en mesure de procéder à leur regroupement rapide si le besoin s’en faisait sentir (deux jours de bateaux seulement séparent New York de la Chesapeake). Si les alliés parviennent, à l’inverse, à regrouper les leurs, ils disposeront d’une supériorité numérique facteur de succès.

C’est le plan que Rochambeau propose à Washington lorsque les deux hommes se rencontrent le 24 mai pour discuter des opérations à venir. Le général français a reçu quelques semaines plus tôt un renfort de 660 hommes et de considérables sommes d’argent : 5 millions de florins empruntés en Hollande et destinés au Congrès, 6 millions de livres pour permettre à Washington d’entretenir son armée.

Ce soutien financier capital permet d’envisager la poursuite des opérations ; mais les deux généraux s’opposent sur la stratégie à mettre en œuvre : si Washington, pour des raisons politiques, veut à tout prix s’emparer de New York, Rochambeau estime pour sa part que ses fortifications sont trop imposantes, tout comme sa garnison. Une victoire décisive lui semble en revanche possible au Sud, pour peu que l’on s’y transporte et que l’on bénéficie du soutien de De Grasse. C’est à celui-ci que Rochambeau et Washington, incapables de trancher, s’en remettent.

Le 15 août, ils apprennent son choix en faveur de la Chesapeake. De Grasse a quitté Saint-Domingue quelques jours plus tôt, le 4 août, avec 25 vaisseaux et un renfort de 3000 hommes comprenant un détachement d’artillerie de siège. Les alliés vont donc frapper avec un maximum de forces le point le plus vulnérable de l’ennemi.

Pour s’assurer de la victoire, il faut cependant que de Grasse parviennent à tenir en respect la flotte anglaise qui ne manquera pas d’intervenir pour secourir Cornwallis. Le 31 août, les navires français se présentent à l’entrée de la Chesapeake ; de Grasse fait débarquer les troupes terrestres et un millier de marins pour renforcer La Fayette. Le 5 septembre, une flotte anglaise venue de New York apparaît à son tour ; la bataille navale de la Chesapeake dure deux heures et tourne à l’avantage des Français.

Cornwallis, bloqué dans York, sait désormais qu’aucune force extérieure ne le secourra. Le piège s’est refermé.

Le 26 septembre, les troupes franco-américaines venues du Nord arrivent aux abords de York. L’affrontement final va commencer ; son issue ne fait aucun doute, car Français et Américains, en réussissant une audacieuse manœuvre interarmes et interalliée, se sont donné les moyens d’une victoire certaine.

La bataille qui s’ensuit relève d’une opération de siège classique, conduite avec méthode et adresse. Le temps jouant en leur faveur, les alliés font le choix d’investir progressivement les positions anglaises en limitant au maximum les pertes dans leurs rangs. Les opérations militaires, qui s’étalent sur près de trois semaines (28 septembre — 17 octobre), sont pour l’essentiel marquées par un puissant bombardement du camp anglais par l’artillerie française le 9 octobre, à partir d’une tranchée creusée préalablement à 500 mètres de l’ennemi, ainsi que par de brefs et violents assauts d’infanterie au matin du 15, à partir d’une seconde tranchée creusée à 350 mètres, assauts qui permettent la conquête de deux redoutes anglaises.

Acculé, sans perspective, Cornwallis se résigne alors à la reddition, qui est signée le 19 octobre. Par leur nombre et par leur matériel, les Français, soldats et marins, ont joué le premier rôle dans le camp allié. Le général O’Hara, adjoint de Cornwallis délégué par ce dernier à la cérémonie de capitulation, ne s’y trompe pas : c’est à Rochambeau qu’il souhaite remettre son épée d’officier avant que celui-ci, fort élégamment, ne l’oriente vers Washington3. De son côté, Rodney, l’amiral anglais, n’évoque dans sa correspondance que la France, qui « a remporté la plus grande victoire ».

Les pertes de part et d’autre sont modestes : 156 soldats anglais ont perdu la vie dans les combats, ainsi qu’une cinquantaine de Français et vingt-trois Américains. Mais les conséquences de cette modeste bataille sont immenses, puisque c’est elle qui convainc les autorités britanniques que l’indépendance des 13 colonies insurgées est désormais inéluctable.

La victoire et l’oubli

La jeune République américaine n’ignore pas ce qu’elle doit à la France. Washington reconnaît ainsi être « endetté à l’égard du comte de Grasse et des officiers de la flotte sous son commandement pour l’aide importante et l’appui (…) donnés ». Dès le 28 octobre 1781, le Congrès américain loue « la bravoure (…) le zèle et l’ardeur » des troupes françaises, et décide d’ériger une « colonne de marbre ornée des emblèmes de l’alliance entre les États-Unis et Sa Majesté Très Chrétienne. »

En 1820 encore, le peintre John Trumbull, dans sa Reddition de Lord Cornwallis, accorde une importance égale aux deux contingents alliés qui encadrent le général anglais.

John Trumbull, La reddition de Lord Cornwallis (tableau de 1820)

Il n’en reste pas moins, cependant, que la gratitude le cède rapidement à l’oubli dans la mémoire américaine. Dans la première moitié du XIXe siècle, l’affirmation du sentiment national s’accompagne aux États-Unis d’un processus de mythification politique au sein duquel la Guerre d’Indépendance et les années qui la suivent occupent une place centrale. La Déclaration d’Indépendance du 4 juillet 1776 et la Constitution (1787) deviennent ainsi des textes sacrés, portés par les Founding Fathers, qui démontrent la perfection politique et morale de la jeune nation.

Mais entre les deux, la bataille de Yorktown, point culminant des opérations militaires contre l’ennemi anglais, est vouée comme de nécessité à un oubli relatif : les États-Unis doivent objectivement leur victoire militaire à un pays tiers, et il y a dans cette réalité quelque chose d’impossible à reconnaître, en dépit ou, plus exactement, à cause de sa dimension fondatrice. Yorktown est par trop attentatoire à la majesté nationale pour être pleinement assumée d’un point de vue mémoriel. L’exceptionnalisme américain, fortement ancré dans la certitude théologico-politique de l’élection divine d’un nouveau peuple, est tout à fait incompatible avec l’idée de sa faiblesse militaire native.

Ainsi le rôle global de la France dans la victoire américaine, à Yorktown et auparavant, a-t-il été minoré, réduit pour l’essentiel au nom de La Fayette. Si ce dernier doit sa postérité outre-Atlantique à ses qualités de communicant6 et à la précocité de son engagement au côté des Insurgents, il la doit également à sa relation quasi filiale avec Washington et à la modestie de son rôle : mettre en avant La Fayette et ses quelques centaines de combattants permet de passer sous silence Rochambeau, De Grasse et leurs milliers d’hommes.

Le journaliste américain Tom Shachtman, auteur d’un récent How the French saved America4, estime que l’ignorance du rôle de la France dans le conflit et à Yorktown est à peu près générale aux États-Unis aujourd’hui. Le parallèle avec le 6 juin 1944 est ici frappant : alors que cette date possède en France une dimension mythique comparable à celle qu’elle revêt dans la mémoire américaine, il faut bien constater que la relation affective entre les peuples français et américains repose sur une franche dissymétrie mémorielle, la reconnaissance et la gratitude se manifestant bien plus d’un côté de l’Atlantique que de l’autre.

Les Américains gagneraient cependant à l’activation mémorielle de Yorktown ; ils y trouveraient le moyen de dégonfler un peu l’anachronique nationalisme qui façonne toujours une large part de leur culture politique5. 240 ans après la bataille qui a rendu possible leur indépendance, le sentiment national américain continue de reposer, dans l’esprit commun, sur la certitude de l’excellence et de l’infaillibilité morale de « l’Amérique ». La persistance et la profondeur de cette illusion constituent une exception à l’échelle de l’Occident, sinon du monde, les autres nations ayant trouvé au fil de leur histoire, par les épreuves endurées et les souffrances infligées, de quoi dépasser le stade du nationalisme structurel.

Aujourd’hui, l’exception américaine se résume principalement au fait qu’elle se situe sur un plan qui la place hors de portée de l’altération, à l’abri des démentis infligés par l’Histoire. Cela ne va pas sans conséquence fâcheuse, voire catastrophique, pour le reste de la planète, puisque cette exception, empreinte de messianisme, couplée à la puissance militaire et atteinte cruellement par les Attentats du 11-septembre, a légitimé depuis vingt ans un déchaînement guerrier aux conséquences humaines dévastatrices, dans lequel ces hommes des Lumières qu’étaient Jefferson et Franklin ne reconnaîtraient pas leur pays.

Notes

1 Comme l’affirment R. Bourgerie et P. Lesquef dans leur livre consacré à la Bataille (Economica, 1992).

2 Les combats de Lexington et de Concord, le 19 avril 1775, marquent le début des hostilités.

3 Plus de quarante ans après la guerre, La Fayette s’est rendu aux États-Unis où il a reçu un accueil triomphal. Il y a séjourné plus d’un an (juillet 1824-septembre 1825) et a parcouru les 24 États qui formaient alors la fédération américaine, donnant ainsi à sa postérité outre-Atlantique un lustre particulier.

4 St-Martin’s Press, 2017. Voir son interview dans la revue Guerre et Histoire n° 39, octobre 2017.

5 Cela ne se produira pas ; la remise en cause des mythes fondateurs empruntent aujourd’hui la seule voie, iconoclaste, de la cancel culture, et ses effets politiques sont incertains à ce stade.

Commentaire recommandé

LibEgaFra // 03.08.2021 à 09h25

« Le parallèle avec le 6 juin 1944 est ici frappant : »

D’autant plus que c’est aussi un mensonge: ce sont les Soviétiques qui ont vaincu la Wehrmacht, pas les yankees qui n’ont eu affaire qu’à des débris de ladite armée.

36 réactions et commentaires

  • Guadet // 03.08.2021 à 08h04

    Qu’est-ce que la victoire des Français leur a apporté ? Les Anglais, eux, nous avaient enlevé une grande partie de nos colonies lors de la précédente guerre. La France s’est juste endettée, ce qui l’a poussée vers les troubles de la Révolution.
    C’est sans doute pourquoi, de notre côté aussi, on préfère oublier cette victoire.

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    • Terminator // 03.08.2021 à 08h54

      Ben, du coup, ça nous a apporté la révolution !

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    • Philou // 03.08.2021 à 17h30

      …que n’a-t-on repris alors le Canada ! …c’était réellement possible à faire… mais toujours cette image inepte des « arpents de neige » (due à Voltaire, déplorable anglophile, qui avait littéralement fait la fête en 1763 au Traité de Paris actant la perte du 1er empire colonial) imprimée dans l’esprit obtus des aristocrates, plus intéressés – au sens propre – par les îles à sucre. Et aussi les caisses vides qui allaient amener à la convocation des Etats-Généraux…
      Tel chef indien chenu, parlant encore couramment français 20 ans après la perte de la Louisiane et du Haut-Pays (Canada), avait apostrophé ainsi des officiers français alliés des Insurgents : « pourquoi ne revenez-vous pas ? …avec vous, on s’entendait si bien ! »…

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    • Pierre Bacara // 03.08.2021 à 20h00

      A Yorktown, la France paie au prix fort (une révolution) un gain colossal en soft power : elle n’est plus l’éclopée de la guerre de Sept ans, elle est la championne de la guerre d’Indépendance des Etats-Unis.

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  • Duts // 03.08.2021 à 08h23

    J’ai lu un jour que les Américains n’avaient jamais remboursé leur dette financière vis-à-vis de la France à la suite de cette guerre d’indépendance. Mais impossible de retrouver la source ou une mention quelque part. Ça vous parle ?

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  • Louis // 03.08.2021 à 08h23

    Il en a résulté, il me semble les historiens rectifieront, une paix séparée avec les Anglais, l’adoption de la langue anglaise à une voix près et une faillite de la France qui favorisa notre révolution. Pour la France, cette victoire est mitigée.

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  • max31 // 03.08.2021 à 08h45

    .
    Lafayette nous voila !!

    L’auteur semble oublier que les américains ont débarqué en 1917 au cri de « Lafayette nous voila ». Même si les troupes étaient peu aguerries et qu’elles n’ont été décisives qu’à l’été 1918, il n’en resta pas moins que 117 000 américains sont tombés en France. Bien sur que les motivations américaines étaient autrement plus complexes qu’un simple retour d’ascenseur à l’aide de la guerre indépendance.

    Ceci dit je pense que Louis XVI n’a pas utilisé la bonne stratégie concernant la lutte des colonies américaines : il eut été plus judicieux d’entretenir le conflit en dosant les moyens alloués pour que les 2 belligérants s’épuisent et profiter de ce champ libre pour corriger les effets négatifs de la guerre de sept ans (La vraie première guerre mondiale de 1756-1763) qui a vu la perte du 1er empire colonial français (Inde, Amérique).

    Au lieu de cela, la France s’est enfoncée dans la crise (dette américaine et autre, crise agricole) ce qui a fortement contribué à la Révolution, l’Empire et le traité de Vienne… (1,5 millions de morts français) Quelques années plus tard les américains et britanniques commerçaient à nouveau, les migrants anglo-saxons arrivaient de plus belle, et se mettaient en place la relation spéciale US-UK !

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    • Pierre Bacara // 03.08.2021 à 21h28

      L’impact des forces U.S. sur l’issue du conflit est quasiment anecdotique, ce qui n’ôte rien aux ventes américaines de matières premières et de produits manufacturés de consommation (munitions…) qui ont été on ne peut plus les bienvenues; avec pour corollaire, également, un bond des stocks d’or de la Fed et, corollaire du corollaire, la menace du dollar contre la toute puissante livre Sterling après-guerre (l’un des deux buts essentiels de Wilson).

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      • Pierre Bacara // 04.08.2021 à 02h09

        « L’impact des forces U.S. sur l’issue du conflit est quasiment anecdotique »

        Cela ne signifie pas que les soldats états-uniens sont contentés de faire acte de présence.

        Certes, les Etats-Unis en étaient restés grosso modo à la guerre de Sécession avec un retard, donc, d’un demi-siècle ; au résultat, les Alliés (en premier lieu les Français) ont été contraints de les former aux bouleversements planétaires révélés par la guerre russo-japonaise de 1904-1905 (guerre de positions avec supériorité des armes défensives sur les armes offensives puis renversement de 1916-1918 avec coopération interames artillerie-infanterie-chars-aviation) et de les équiper en conséquence (artillerie, chars, avions).

        Il reste que les soldats U.S. sont arrivés en France sincèrement animés de l' »esprit de Yorktown » et fermement décidés à renvoyer l’ascenseur à Rochambeau (avec le slogan approximatif (cf. le billet publié par Les-Crises) de « Lafayette, nous voilà ! » (Pershing).

        Par-delà leur inexpérience, ils se sont acquittés avec panache de la dette dont ils estimaient être porteurs, avec un héroïsme (je pèse mes mots) que personne n’a jamais contesté, y compris les Allemands qui les ont alors surnommés les Teufelshunde (les « chiens du diable »).

        Les fantassins américains ont remboursé rubis sur l’ongle – et pas en dollars.

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      • max31 // 04.08.2021 à 07h18

        .
        L’impact des forces américaines n’a pas été si anecdotique que çà durant l’été 1918 !

        Nous sommes passés à 2 doigts de la défaite en juillet 1918 : les allemands avaient ramenés toutes leurs forces du front de l’est suite à la signature de la paix avec les soviétiques en mars 1918 (traité de Brest-Livosk). Ils lancent une grande offensive dite de Printemps. Ils enfoncent les britanniques que les français doivent secourir. Le front recule de plusieurs dizaines de kilomètres.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Offensive_du_Printemps

        C’est à partir de juillet avec les renforts américains enfin opérationnels, le matériel et le ravitaillement américain, les chars et une aviation supérieure que les allemands sont arrêtés et que le processus s’inverse. En 100 jours, les allemands démoralisés, affamés et sans équipement battent en retraite jusqu’au Rhin.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Offensive_des_Cent-Jours

        Pour terminer 2 choses :
        – en 1918, c’est le premier lâchage soviétique, il annonce le second qui nous sera fatal en 1940 ! (l’accord secret Hitler-Staline)
        – en octobre 1918, un petit caporal allemand est gazé à Ypres, aveugle évacué, il ne « verra » rien de l’écroulement final du 2e Reich. Dès 1919, il adhérera à la thèse du coup de poignard dans le dos qui se développe parmi les anciens combattants allemands. Se révélant un orateur fascinant dans un des groupuscules para-militaires qui grouillent à Munich, il devient son porte-parole, c’est le NDAP bientôt rebaptisé NSDAP. La suite est connue…

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        • Gisele // 04.08.2021 à 16h38

          Il n’y a pas eu de second lâchage soviétique. La France et le Royaume-Uni ont abandonné la Tchécoslovaquie lâchement ( grâce aux gentils Polonais ), et Staline n’a eu d’autre choix que de se protéger comme il le pouvait.

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  • LibEgaFra // 03.08.2021 à 09h10

    Ainsi donc le mensonge est à la base de l’indépendance yankee. Qui l’eut cru?

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  • LibEgaFra // 03.08.2021 à 09h25

    « Le parallèle avec le 6 juin 1944 est ici frappant : »

    D’autant plus que c’est aussi un mensonge: ce sont les Soviétiques qui ont vaincu la Wehrmacht, pas les yankees qui n’ont eu affaire qu’à des débris de ladite armée.

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    • Fernet Branca // 03.08.2021 à 11h13

      Les soviétiques et aussi la résistance communiste en Grèce ( voir le livre de Dominique Eudes Les Kapetanios: La guerre civile grecque, 1943-1949) et la résistance Yougoslave ( Les Partisans (Partizan, pluriel Partizani) étaient un mouvement armé de résistance yougoslave d’inspiration communiste qui était dirigé par Josip Broz Tito, et combattit contre l’État indépendant de Croatie, l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste durant la Seconde Guerre mondiale.)

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Partisans_(Yougoslavie)

        +15

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      • LibEgaFra // 03.08.2021 à 12h37

         » la résistance Yougoslave  »

        D’autant plus que le fiasco italien en Yougoslavie et en Grèce a entraîné l’implication de la Wehrmacht et le report de l’opération barbarossa.

        « Initialement fixée au 15 mai 1941, l’invasion est finalement reportée au 22 juin afin de terminer les opérations de conquête de la Grèce et de la Yougoslavie, rendues nécessaires, dans l’esprit de Hitler, par le putsch de Belgrade de mars 1941 (à la suite des déboires de Mussolini en Grèce). »

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Barbarossa

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    • Pierre Bacara // 04.08.2021 à 02h25

      LES DEBRIS DE LA WEHRMACHT

      « ce sont les Soviétiques qui ont vaincu la Wehrmacht, pas les yankees qui n’ont eu affaire qu’à des débris de ladite armée ».

      Gardons raison : certes, c’est l’Armée rouge qui a brisé l’armée d’Hitler ; mais le coup de main allié n’est pas à négliger : les forces de la Wehrmacht sur le front Ouest ont représenté – à leur pic je vous le concède – jusqu’à 40 % des forces allemandes sur le front Est. L’armée rouge s’est alors frotté les mains d’avoir soixante-dix divisions nazies de moins sur le feu. On pourrait ajouter la Big Week de l’US Air Force de février 1944, qui a mis une gifle à la chasse diurne allemande : le ciel de l’Est a connu un bol d’oxygène ; mais aussi le Lend-Lease, la touchonka (corned-beef), les tonnes de bottes, les milliers kilomètres de câble téléphonique de cuivre, les postes radio, les GMC, les jeeps, l’essence aviation à 100 octanes… La liste est longue.

      Là non plus, ils n’ont pas fait de la figuration.

        +1

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  • jammrek // 03.08.2021 à 09h27

    La France, ou plus exactement son Roi Louis XVI, est intervenue pour pour la seule et unique raison que cela était, à l’époque, conforme à ses intérêts nationaux, qui étaient de s’en prendre aux anglais. Il est donc bien normal que les américains d’aujourd’hui ne nous vouent pas une reconnaissance particulière.
    Les américains ont débarqué en France en 1944 pour la seule et unique raison que les allemands leur avaient déclaré la guerre et que notre pays était sur le chemin de leur offensive. Notre libération n’est qu’une conséquence de la géographie. Les imbéciles qui pensent que les US étaient alors en guerre contre le fascisme et pour la liberté devraient méditer le cas du général Franco, dictateur fasciste autant qu’on peut l’être, mort dans son son lit sous leur protection.
    En conséquence nous devrions faire comme eux et cesser les déclarations larmoyantes sur le thème du « ils nous ont libérés … ».

      +33

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    • LibEgaFra // 03.08.2021 à 18h50

      Il fallait surtout empêcher les Soviétiques d’arriver jusqu’au Rhin.

        +12

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    • Pierre Bacara // 04.08.2021 à 02h41

      SENTIMENTS ET GEOGRAPHIE

      « La France […] est intervenue pour pour la seule […] raison que cela était […] conforme à ses intérêts […]. Il est donc bien normal que les américains d’aujourd’hui ne nous vouent pas une reconnaissance particulière ».

      Les contraintes factuelles que les Etats ont à gérer ne coïncident pas automatiquement avec les sentiments des peuples dont ils émanent. Si l’intervention française dans la guerre d’indépendance des USA était un choix géopolitique assumé, les Etats-Uniens sont longtemps restés sensibles à cette initiative qui leur a apporté, à eux aussi, l’Etat dont rêvait une partie d’entre eux.

      « Les américains ont débarqué en France […] pour la seule et unique raison que […] notre pays était sur le chemin de leur offensive. Notre libération n’est qu’une conséquence de la géographie ».

      C’est exact.

      « Les imbéciles qui pensent que les US étaient […] en guerre contre le fascisme et pour la liberté devraient méditer le cas du général Franco […] mort dans son son lit sous leur protection […] ».

      Tranche de vie :

      « Je traite avec Darlan puisque Darlan me donne Alger ! Si demain, Laval me donne Paris, je traiterai avec Laval ! »

      (Roosevelt aux représentants de la France libre, Washington, 24 novembre 1942)

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  • Christian Gedeon // 03.08.2021 à 10h14

    Pour faire court on s’est fait entuber en grand. Et Benjamin Franklin cet hypocrite à tout fait pour déstabiliser la France pendant ses presque dix ans d’ambassadeur. On aurait du les laisser à leur propre sort!

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    • paulo // 05.08.2021 à 14h35

      Franklin a passé des années à Paris à faire bombance , étoffer sa cave à vin , et s’envoyer les aristocrates françaises qui fondaient devant cet « homme si simple » , il faisait fureur dans les salons , les bobos aristos de l’époque se l’arrachaient . Ce qui ne l’a pas empêché comme vous dites de conclure la paix largement au détriment des français .
      La bêtise des élites françaises ne date pas d’aujourd’hui

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  • Fernet Branca // 03.08.2021 à 11h01

    Une guerre inconnue de beaucoup au moins en France la deuxième guerre d’indépendance 1812 gagnée par les anglais.

    Voir

    Les Guerres de 1812. Introduction
    Jean-Marc Serme
    Dans Revue française d’études américaines 2014/2 (n° 139), pages 3 à 15

    https://www.cairn.info/revue-francaise-d-etudes-americaines.htm

    Ou
    La guerre des Américains
    Pour les États-Unis, la guerre de 1812 fut une deuxième guerre d’indépendance remportée contre la Grande-Bretagne.

    https://www.warmuseum.ca/war-of-1812/explorez-histoire/la-guerre-des-americains/

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  • Saïd Herta // 03.08.2021 à 13h21

    « 240 ans après la bataille qui a rendu possible leur indépendance, le sentiment national américain continue de reposer, dans l’esprit commun, sur la certitude de l’excellence et de l’infaillibilité morale de « l’Amérique ». »
    Heu … oui et non : dans la série on s’est fait péter le cul par des sauvages nous avons : Bullrun, les rebellions aux Philipines, Cuba, le Viet-Nam, l’Irak, l’Afghanistan ; la liste est non-exhaustive bien sur , à tel point que dans les générations actuelles cet état de pensée est plus vue comme un passéisme douteux au même titre que les politiques raciales. Par contre, les débiles du marrais eux s’y sont embourbés et vont pas en sortir de sitôt

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  • calal // 03.08.2021 à 14h18

    « le sentiment national américain continue de reposer, dans l’esprit commun, sur la certitude de l’excellence et de l’infaillibilité morale de « l’Amérique ». »

    ce n’est pas pour rien que les americains appellent l’amerique « land of the free »,qu’ils lisent « atlas shrugged » d’ayn rand comme aucun autre pays au monde et qu’ils ont le droit de posseder des armes de guerre.
    Il y a des veaux en amerique mais beaucoup moins qu’en france par exemple. Les americains ont vote trump en 2020 comme jamais alors que les francais continuent de s’abstenir a 60% …
    Bien sur tout n’est pas parfait mais c’est sans doute un des moins mauvais pays…pour ceux qui ont la defense de leur liberte comme valeur principale…

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    • Gisele // 03.08.2021 à 19h02

      Je me permets de vous corriger. « Les américains ont élu* Trump… »

      Elire et voter ce n’est pas la même chose. Et ça fait plus de 200 ans que les gens élisent ( dans leur pays comme dans le nôtre ) avec les fantastiques résultats qu’on connaît.
      Pour ma part, et manifestement pour beaucoup de mes concitoyens également, l’abstention est la seule réponse puisqu’il permet de montrer qu’on n’encourage pas ce système désuet, mensonger et injuste.

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      • utopiste // 03.08.2021 à 23h45

        L’abstention ne change rien. Vous attendez que les choses changent d’elles mêmes ? Elles n’en seront que pire, parce que survenues dans les conditions les plus extrêmes.

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        • Gisele // 04.08.2021 à 00h04

          S’abstenir ne signifie pas attendre que les choses changent d’elles-mêmes.

          En outre ces conditions extrêmes que vous évoquez sont la seule possibilité qu’ont les choses de changer. Une oligarchie contrôle les urnes et les citoyens sont privés de tout pouvoir. Le seul moyen qu’ils ont de le reprendre, c’est de l’arracher de force à cette petite bande de voyous.

          En attendant que plus de gens soient motivés, je ne participerai pas à leur jeu de chaises musicales, qui, si il semble marrant pour encore 40% du corps électoral, accroît d’année en année la déchéance de notre nation.

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  • Incognitototo // 03.08.2021 à 14h30

    Vraiment passionnant… ou comment les mythes et les croyances, générés par des dysfonctionnements d’estime de soi à l’échelle d’un peuple, produisent encore plus de 2 siècles après des conséquences néfastes.

    Cela dit, d’après moi et Hollywood, tout ça, c’est des bêtises. C’est Mel Gibson (qui à l’époque couchait avec La Fayette) qui a gagné la guerre d’indépendance à lui tout seul ! J’ai bien tout compris, hein ? 🙂

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    • LibEgaFra // 03.08.2021 à 18h57

      Oui, comme Rambo a gagné à lui tout seul la guerre du Vietnam. Ah zut, ils n’ont pas gagné cette guerre! Sauf au cinéma bien sûr.

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  • Brigitte // 03.08.2021 à 20h37

    Et en plus, on leur a fait cadeau de la statue de la liberté!
    Il y a quand même un problème de surmoi punitif chez les français, qui voient la liberté là où il y a de la soumission.
    Alors qu’ils nous espionnent, nous imposent leurs dictats, nous rendent dépendants de leurs économie, qu’ils nous rendent notre statue!
    On a tout faux. Les américains aidés des français battent les anglais mais adoptent leur langue…cette langue qu’ils vont arriver à imposer au monde entier. Nous sommes des idiots, des imbéciles, des pauvres volatiles de basse cour…des dindons.
    Heureusement que personne ne connait cette histoire car nous serions la risée du monde entier.

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    • paulo // 05.08.2021 à 12h17

      Où avez-vous vu que les américains « adoptent » la langue des anglais ? La révolution américaine est faite par une élite coloniale ( Washington était l’homme le plus riche des US à l’époque) d ‘origine « anglo-saxonne » revendiquée pur jus ( suffit de lire les écrits de Franklin , la race anglo-saxonne est la meilleure et élue de Dieu , etc..)
      A un noble français à Paris lors de la signature de la paix qui faisait la remarque à un envoyé américain que  » les 13 colonies avaient la capacité de devenir un empire » , ce dernier lui répondit  » oui Monsieur , et elles parleront toutes anglais  » ( Paul Johnson, A History of the United States )

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  • Pierre Bacara // 04.08.2021 à 03h08

    VERGENNES LE MALIN

    A noter la stratégie de Vergennes, pour le moins inspirée (cf. billet) :

    la Royal Navy étant plus puissante que la marine de Louis XVI, Vergennes imagine d’éparpiller les coups des navires français sur une échelle planétaire. Ces coups sont menés par des escadres forcément modestes (une marine moins forte découpée en petits morceaux), mais partout assez forts pour représenter chaque fois une menace palpable. Au résultat, la Navy, contrainte de garantir une supériorité défensive uniforme, embraie sur un épapillement analogue mais à plus grande échelle quantative.

    Le calcul de Vergennes est que ce qui restera de la « petite » (assez puissante, tout de même) royale française amputée de la somme de ses petits raids mutliples sera mécaniquement plus fort que ce qui restera de la grande Navy amputée de la somme des ses fortes escadres défensives réparties de même.

    Au résultat, en Atlantique nord, le reliquat français est plus puissant que le reliquat britannique, avec la supériorité maritime française qui en découle, et donc terrestre. D’où la victoire française dans la gurre d’indépendance des Etats-Unis. Rochambeau fera le reste.

    Vergennes a infligé là une leçon à Londres, le Mozart des espaces fluides.

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  • Pierre Bacara // 04.08.2021 à 03h48

    CONTINENTALS ET LOUIS D’OR

    Dernier détail, sur l’apect monétaire.

    Les Treize colonies n’étant pas un Etat souverain, elles ne possèdent pas de monnaie souveraine. Elles se contentent donc de billets appelés Continentals qui valent « Bons du Trésor » d’un Trésor… qui n’existe pas. C’est avec cette monnaie de singe que Washington paie ses « troupes » – d’où des révoltes fulminantes.

    Paris fait radicalement retomber la tension en susbstituant aux Continentals des louis d’or sonnants et trébuchants.

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  • Pierre // 04.08.2021 à 14h02

    « …les autres nations ayant trouvé au fil de leur histoire, par les épreuves endurées et les souffrances infligées, de quoi dépasser le stade du nationalisme structurel. »
    Le nationalisme structurel? C’est quoi exactement. C’est la première fois que je lis cette expression. Pour ma part, le nationalisme qui soit ou pas structurel reste du nationalisme. Il n’y a pas le bon et le mauvais nationalisme car il faudra alors définir où se situe la frontière.
    Lorsque on prône le Frexit, l’abandon de l’Euro ou on dénigre ses voisins Européen, c’est du nationalisme structurel ou bien c’est du bon nationalisme???Cela commence à devenir le sketch des chasseurs des Inconnues tout çà…… »Il y a le bon et le mauvais nationaliste…Le bon nationaliste, il aime son pays et le défends coûte que coûte alors que le mauvais nationaliste il aime son pays et il le défend coûte que coûte mais c’est un mauvais nationaliste….Hips! »
    PS: Ceci dit, je suis d’accord avec les faits soulignés par cet article…..

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