Alors de mieux en mieux dans cette crise… Aujourd’hui les délires de l’Autorité des Marchés Financiers…

J’ai choisi de faire un papier très long, car sans cela, on ne peut comprendre ce qui est vraiment en jeu, et on reste aux 3 lignes d’une vague dépêche AFP…

Le fond du sujet

Il faut parler réglementation bancaire (rapidement, restez !) pour commencer.

Une des techniques de l’évaluation des entreprises consiste à mettre en regard sa “richesse patrimoniale” (= Capitaux propres) avec ses dettes, la somme des deux donnant le total du passif et de l’actif. On peut donc calculer un ratio égal aux capitaux propres divisé par le total des actifs, car si l’actif subit une perte (parce que les clients ne paient pas par exemple) supérieure aux capitaux propres, l’entreprise est en faillite.

C’est un indicateur qui sert de base aux calculs issus de la réglementation bancaire, dite normes de Bâle 2 ou de Bâle 3, qui ont une grosse particularité.

Cela pourrait être assez simple, mais le financiarisme implique aussi le grand délire mathématique, et donc il est important pour les structures financières de construire des modèles mathématiques de plusieurs dizaines de millions d’euros bâties sur des hypothèses aussi solides que le vent, le tout donnant n’importe quoi (puisqu’en logique “FAUX implique N’IMPORTE QUOI”, du genre “SI 1+1=3, alors François Hollande est un grand Président”)

Pour les plus curieux, j’ai expliqué dans ce billet le mécanisme de la “pondération des actifs” dans la réglementation, qui autorise les banques pour calculer les ratios à diminuer fictivement leurs actifs en fonction du risque qu’elle estiment elles-même, grâce à des modèles et principes là encore dignes d’une personnes avec 7 ou 8 chromosomes excédentaires.

Ainsi, en 2010, quand une banque avait 10 Md€ de dette publique grecque dans son bilan – donc un risque ultime de perte de 10 Md€ – elle pouvait le compter dans le calcul de ses ratios pour… tataaaaa : 0 ! Et oui, car dette publique => Risque nul (ARF !!) => Actif pondéré = 10 Md€ x 0 = la tête à toto. Donc pour la réglementation de Bâle, 10 Md€ de dette grecque ou rien du tout, c’est le même risque. Donc chapeau les artistes, c’est pas comme si l’histoire économique (mais la vraie, voui voui, vous savez celle de périodes aussi reculées que -20 ou -50 av.M.F. {avant Milton Friedman}) montrait que les États font défaut d’une façon ou d’une autre tous les 50 / 60 ans… Donc considérer que, puisque ça fait 60 ans qu’il n’y a pas eu de défaut, c’est le bon moment pour considérer que le risque est nul, est comment dire… un peu couillon.

Bref, tout ceci consiste, le plus légalement du monde, à augmenter fictivement les ratios diffusés (puisqu’on diminue le dénominateur) pour le secteur bancaire, ce qui tend à les rapprocher un peu des ratios diffusés sans manipulations par le reste des entreprises de la vraie économie qui ne fait pas boom.

Dans le même billet, j’ai indiqué que la Banque Centrale d’Angleterre, du temps où elle n’était pas GoldmanSachsisée, avait montré très simplement que ce mécanisme de pondération était totalement inefficient, et qu’il fallait revenir à des ratios non manipulés, plus efficients. L’OCDE demande ainsi qu’on arrive à des ratios Capitaux / Actif réel > 5 %.

Bref, les banques diffusent des chiffres qui respectent totalement la réglementation, mais la réglementation (influencée par elles) ne vaut pas grand chose.

J’ai réalisé dans ce billet un recalcul à partir des comptes annuels de ce que donnerait un classement avec des ratios non réglementaires mais un peu plus intellectuellement honnêtes, et on arrive à ça :

Aout 2011

Début aout 2011, la Société Générale est l’objet de rumeurs de marché sur un risque possible de faillite, ce qui a fait plonger son cours (peuchère, les pôvres actionnaires).

C’est vraiment très surprenant, et totalement injuste pour une banque qui a été à deux doigts de la faillite :

  • début 2008, par son incompétence crasse à surveiller Jérôme Kerviel ;
  • fin 2008, par son incompétence crasse à gérer ses risques de contrepartie, en étant le plus gros créancier mondial d’AIG.

J’imagine au passage que l’AMF avait mieux à faire à l’époque que contrôler ce qui se passait dans cette banque dont le marché bruissait pourtant alors de pratiques inquiétantes…

Le 10 aout, jour du plus bas de l’action, la Société Générale proteste alors (avec raison sur la forme) dans un communiqué, où elle réaffirme avoir un ratio “Core Tier One qui se situe au niveau élevé de 9,3%“.

Le billet de Jean-Pierre Chevallier

Jean-Pierre Chevallier, ancien professeur de finance à la retraite, a un petit blog, où il réalise un travail de fourmi en détaillant régulièrement les comptes des 30 banques systémiques mondiales, en essayant de retravailler ces chiffres. Je ne partage pas toutes ses conclusions, surtout monétaires, mais enfin, c’est une information intéressante généralement assez bien argumentée. Après le ton est souvent un peu véhément, mais bon, pas de quoi fouetter un chat, et il a largement expliqué comment il retravaille les comptes diffusés par les banques – un peu comme indiqué précédemment.

Et le 14 aout 2011 (4 jours APRÈS le communiqué), il écrit un billet en anglais que je reproduis intégralement :


The real leverage of Société Générale is… 50!

Document 1:

Indeed, the French bank counts in its equity item 2: Equity instruments and associated reserves which are actually different forms of liabilities related interests subject to some conditions.

Equity published in item 1: Sub-total equity, Group share should be reduced by Equity instruments and associated reserves (item 2) to determine the true equity at fair value (item 3) i.e. 22,535 billion of euros.

Total liabilities are equal to total assets (item 4) less the true equity at fair value (item 3): 1,135.473 billion of euros.

So, the leverage is the ratio of total liabilities on equity: 50.4 i.e. a Tier ratio at 2.0%.

Société Générale did not respect the rules of prudential borrowing as they were defined by Alan Greenspan.

Document 2:

The bank cannot lower the leverage below 50 (even, it was at 60 end 2008!).
To be good leveraged, it should increase the equity until 84 billion of euros!

French state should be recapitalized (nationalized) this Gosbank because it is too big to fail with liabilities at 1.135 trillion of euros for an annual GDP of France nearly at 2.000 trillion: 1,300 € per inhabitant (64 million)!

French (and European) banks have adopted rules of leverage at their convenience, which do not correspond to those internationally adopted. For example, they enter in their accounts, in the equity, quasi-equity which are actually liabilities as these Equity instruments and associated reserves.

Click here to read the latest Consolidated Condensed Interim Financial Statements as at June 30, 2011.

Click here to read the website for investors.


Que note-t-on dans ce billet ? – dont vous noterez l’évident caractère totalement amateur (ce qui n’est pas un reproche, c’est juste qu’il est évident qu’on ne va pas trouver ici le scoop du siècle, ce n’est pas Mediapart non plus…)

Que JP Chevallier commente le bilan diffusé par la Société Générale, expliquant que pour avoir un vrai ratio de solvabilité (plus efficient), il préconise de retraiter les informations, en défalquant des capitaux propres plein de produits financiers exotiques et de les diviser par l’actif. On voit que c’est une soustraction niveau CE2, et il prend la peine de faire un copier-coller du bilan pour expliquer sa méthode avec des jolies couleurs. Au passage, il fait ça 4 fois par an pour 30 banques depuis plusieurs années…

Je pense qu’à peu près tout individu a compris qu’il était en train de définir un “ratio Chevallier”, ce qui me semble être son droit. Il prend même la peine de faire un lien direct vers les documents diffusés par la Société générale !

Et il indique que la Société générale ne respecte pas les ratios de prudence indicatifs qu’avait définis Greenspan dans les années 1980 – et on peut dire qu’elle ne respecte pas non plus les ratios indicatifs de l’OCDE définis en 2012.

N’y voyez pas un corporatisme de blogueur, mais il n’y a quand même rien de scandaleux dans ce papier… Tout au plus gagnerait-il a être un peu plus clair en expliquant que les banques respectent les normes de Bâle, mais que ces normes ne respectent pas des principes sains de prudence.

Cet article a été repris en partie sur MISH (site de référence de Mike Shedlock) quelques jours après.

L’AMF s’en-mêle

Le 12 août 2011, le Secrétaire général de l’AMF a décidé d’ouvrir une enquête sur l’information financière et le marché autour de la SogCen.

Avec une rare vélocité (13 mois !), “par lettre recommandée du 20 septembre 2012 avec avis de réception, la Direction des enquêtes et des contrôles de l’AMF a adressé à M. Jean-Pierre Chevallier, une lettre circonstanciée exposant « l’analyse qui pourrait être (…) [la sienne] sur les principaux éléments de fait ou de droit consignés par les enquêteurs ». Par lettre du 8 octobre 2012 elle a également adressé à M. Mike Shedlock une lettre circonstanciée qui était traduite en langue anglaise.”

Le 7 novembre 2013 (27 mois après les faits – voilà du temps de fonctionnaire bien utilisé…), la commission des sanctions de l’AMF rend une décision (téléchargeable ici) condamnant les 2 blogueurs à une amende de 10 000 € et 8 000 €. Elle a aussi pondu un communiqué de presse que voici, il est savoureux :

A l’issue d’une enquête ouverte en août 2011, l’AMF avait identifié l’origine des rumeurs portant sur l’endettement de la Société Générale. Elle a donc saisi la Commission des sanctions qui vient, par décision du 7 novembre, d’infliger des sanctions pécuniaires à deux bloggeurs, MM. Jean-Pierre Chevallier et Mike Shedlock, pour avoir diffusé une information inexacte sur le niveau d’endettement de cet établissement bancaire.

La Commission a estimé qu’en affirmant, le 14 août 2011, sur les blogs « www.jpchevallier.com » et « chevallier.biz », dans un article rédigé en langue anglaise intitulé « Société Générale leveraged : 50 ! », que la ligne de bilan « instruments de capitaux propres et réserves liées » de cet établissement bancaire était « constituée uniquement de dettes », ce dont il déduisait que le ratio Tier one (capitaux propres / dettes) de la Société Générale était, non pas de 9,3 %, mais de 2 % au 30 juin 2011, M. Jean-Pierre Chevallier a diffusé une information qu’il savait inexacte au regard des règles comptables en vigueur et des principes de « Bâle II » alors applicables.

Elle a ajouté qu’il ne pouvait pas échapper à cet ancien professeur des universités enseignant l’analyse financière, qui avait procédé à une lecture attentive de la documentation de la Société Générale – dont le document de référence et les états financiers consolidés résumés au 30 juin 2011 auxquels renvoyait son articleque l’information ainsi diffusée n’était pas exacte.

Une sanction pécuniaire de 10 000 euros a été prononcée à l’encontre de M. Jean-Pierre Chevallier dont le comportement, jugé tout à fait répréhensible, n’a cependant eu ni pour objet ni pour effet d’agir sur le cours du titre, qui avait déjà atteint son plus bas niveau le 10 août 2011.

Après avoir constaté que cette fausse information avait été relayée, à partir de son blog « globaleconomicsanalysos.blogspot.com » et de son site internet « howestreet.com », par M. Mike Shedlock, citoyen américain auquel il appartenait, en sa qualité de professionnel de la finance, de procéder aux vérifications élémentaires qui lui auraient permis de constater l’inexactitude des informations dont il s’est fait l’écho, la Commission lui a infligé une sanction pécuniaire de 8 000 euros, en tenant compte de ce que ce mis en cause avait été fortement incité par M. Jean-Pierre Chevallier à procéder à la diffusion incriminée.

Dans sa décision, la Commission des sanctions a rappelé qu’elle était compétente pour se prononcer sur la diffusion d’informations inexactes portant sur un instrument financier admis aux négociations sur un marché réglementé français, que celle-ci ait été réalisée ou non en France et qu’elle ait été le fait d’un français ou d’un étranger. Et elle a appliqué pour la première fois à des informations diffusées sur internet par des bloggeurs financiers l’article 632-1 du règlement général de l’AMF, aux termes duquel : « Toute personne doit s’abstenir de communiquer, ou de diffuser sciemment, des informations, quel que soit le support utilisé, qui donnent ou sont susceptibles de donner des indications inexactes, imprécises ou trompeuses sur des instruments financiers, y compris en répandant des rumeurs ou en diffusant des informations inexactes ou trompeuses, alors que cette personne savait ou aurait dû savoir que les informations étaient inexactes ou trompeuses ».

Le grand délire

Bienvenue dans la principauté du Grand Délire.

Donc Chevallier prend les documents de la Générale, retraite très simplement des éléments de bilan pour calculer des ratios, et zou, c’est répréhensible, parce qu’il ne prend pas tels quels les ratios de la compagnie !

Je sais que ça devient technique, mais dans l’article incriminé et cité dans le communiqué, à aucun moment JP Chevallier ne parle de Bâle II ! Il parle d’un levier “leverage”, il parle d’un ratio “Tier” (et nullement de “Ratio Tier 1 au sens de Bale II”). L’AMF dit bien “il déduisait que le ratio Tier one” et “diffusé une information qu’il savait inexacte au regard des règles comptables en vigueur et des principes de « Bâle II » alors applicables“. Mais tout le travail est justement de calculer d’autres ratio – et il cite Greenspan en plus !

Je rappelle que les mots : “Levier”, “Ratio” et “Tier” ne sont pas des marques déposées du comité de Bâle !!!

Et plus fort, ils condamnent ZeroHedge en plus – je vous souhaite bien du plaisir pour avoir les sous-sous, ils sont protégés par la Constitution américaine là-bas quand ils expriment une opinion…

Mais rions un peu encore. L’AMF lui reproche donc d’avoir dit que le ratio : “de la Société Générale était, non pas de 9,3 %, mais de 2 % au 30 juin 2011″. Gardez bien ceci en tête.

Aparté : mon tableau ci dessus arrivait fin 2012 à 3 % – il aurait donné un peu plus de 2 % mi juin 2011.

Que donnent les propres comptes de la Société Générale ? Le bilan brut de décoffrage – on en regarde que les 2 dernières lignes :

Ok, donc rien que sur le bilan, sans aucun re-travail : 51, 1 Md€ de capitaux propres / 1 181 de bilan = 4,3 % – tout va bien… Demandez à vos enfants de 10 ans, ils vous confirmeront ce chiffre.

HÉÉÉÉÉÉÉÉÉ NOOOOOOOOOON LAISSSEZ MOI, JE NE DIFFUSE PAS DE FAUSSES INFORMATIONS, J’AI JUSTE FAIT UNE DIVISION…

On retrouve dans les comptes le pourquoi de l’écart avec les 9,3 % :

Il faut ne prendre ici qu’une partie du capital (du vrai capital donc), mais surtout, on s’arrange, par un vrai coup de baguette magique, pour pondérer les actifs, pour les ramener de 1 181 Md€ à 349 Md€ ! C’est sur que ça améliore tout de suite les ratios !

Si on prend le vrai actif, on arrive ainsi à un ratio 37,4 / 1 181 = 3,1 %.

Mais ce n’est pas fini : il faut encore enlever les titres super-subordonnés des capitaux, et on arrive donc à environ : 31,9 / 1 181 = 2,7 % fin 2011, soit environ 2,5 % mi 2011, avant l’augmentation de capital.

Donc si le bon chiffre est 2,5 %, entre 2 % et 9,3 %, qui est le plus proche ? :)   Bien entendu, vous avez compris qu’on ne parle pas de la même chose au final…

Allez, un dernier document. Le FDIC, qui assure tous les dépôts américains, s’est essayé à un bel exercice de synthèse, en réalisant il y a quelques semaines le même travail que moi mais avec bien plus de moyens (qu’il utilise pour informer le public sur des trucs utiles, pas pour des actions envers des petits blogueurs pouvant le rendre passible de poursuites pour viol aggravé devant la Cour d’Assises des mouches), pour essayer d’avoir un panel des banques systémiques mondiales avec les mêmes normes comptables. Et à quoi arrive-t-il mi 2013 :

Certes, un Tier One Ratio de 12,7 %, mais surtout un Leverage Ratio de 4,25 % et un Leverage Ratio Bale III déclaré par le banque de… 3 % ! Alors c’est sûr que mi 2011, le ratio Bale III (non diffusé par la banque à l’époque) était bien de l’ordre de 2, 5 %, et c’est ce qu’a essayé de calculer J.P. Chevallier, sans le dire très clairement.

Parce que, en fin de compte, si on calcule et diffuse un ratio rapportant des capitaux propres à un actif, c’est bien pour savoir quel pertes sur l’actif peut absorber l’entreprise avant de faire faillite (ou de devoir être recapitalisée d’urgence en pratique). Et pour la Société Générale, c’est autour de 3 à 5 % – comme la plupart des mégabanques, elle n’a rien d’exceptionnel – et pas le 10 à 15 % des ratios de Bâle qui ne correspondent à rien de réel.

D’où mon choix du mot brutal mais juste de délire de l’AMF

 

Alors non seulement il n’a vraiment pas tort, mais je rappelle que son papier sort 4 jours après le pic des rumeurs de la SocGen. Bref, il décide d’analyser le cas une fois la rumeur connue. Il n’en est évidemment pas l’auteur – comme si un petit blogueur avait ce pouvoir…

Ils veulent nous faire croire que quelqu’un qui lit ce billet de 15 lignes pouvait penser que le blogueur, le cul sur son fauteuil, avait détecté dans les propres comptes annuels de la banque, validés par 2 des plus grands commissaires aux comptes mondiaux, une erreur / fraude via une soustraction, qui permet de multiplier par 5 les ratios de solvabilité. Oh, mais ils sont pas débiles les lecteurs des blogs !!!!

Mais alors je demande : bon, 27 mois d’enquête sur le billet à 2 balles de Chevallier, ok, mais qu’en est-il de l’enquête sur les origines de la vraie rumeur ? Ils n’ont rien trouvé ?

Sérieusement ?

Faut appeler Navarro les amis, là…

Et comment elle sanctionne, l’AMF ?

L’AMF a donc utilisé, comme elle le précise, l’article L. 621-15 du Code Monétaire et Financier :

I.-La commission des sanctions peut, après une procédure contradictoire, prononcer une sanction à l’encontre des personnes suivantes :

c) Toute personne qui, sur le territoire français ou à l’étranger, s’est livrée ou a tenté de se livrer à une opération d’initié, à une manipulation de cours, à la diffusion d’une fausse information ou s’est livrée à tout autre manquement mentionné au premier alinéa du I de l’article L. 621-14

L’accusation de M. Chevallier de diffusion d’une fausse information n’a à mon sens nullement été démontrée ; au contraire, il me semble démontré que l’AMF a instruit à charge en interprétant chaque fait dans le même sens, allant jusqu’à contredire les propres propos tenus. De plus, s’il avait tenu de tels propos (signifiant que la Société générale ne respecterait pas la réglementation !!!!), ceux-ci n’auraient que pu être considérés comme délirants par tout lecteur de bon sens, au vu du contrôle de ce secteur. L’AMF le reconnait même noir sur blanc dans son document :

“Considérant que, sur son blog, M. Chevallier critique les règles prudentielles en vigueur ; qu’il préconise, dans la ligne de M. Allan Greenspan, que, pour les établissements de crédit :

  •   ne soient pris en compte, pour le calcul des fonds propres, que les capitaux propres,
  •   le total des dettes n’excède pas 9 fois le montant des capitaux propres ;”

Ben alors, je ne vois pas le problème : en effet, il est en désaccord avec les règles de Bâle, et calcule des ratios avec une autre méthode. Point. C’est interdit ? Et il n’arrive évidemment pas au même résultat.

Ceci étant, ils sont sympa quand même :

Considérant qu’en application du c) III de l’article L. 621-15 du code monétaire et financier, dans sa rédaction applicable à l’époque des faits, le montant de la sanction pécuniaire ne peut être supérieur à 100 millions d’euros ou au décuple du montant des profits éventuellement réalisés ; qu’en l’absence d’éléments sur l’existence de tels profits, il y a lieu d’écarter cette dernière référence ;

Merci pour lui…

Ah, au fait, qui l’a condamné précisément ? Comment est constituée la commission des sanctions ?

Simple :

  • Quatre magistrats : deux conseillers d’État désignés par le vice-président du Conseil d’État et deux conseillers à la Cour de cassation désignés par le premier président de la Cour de cassation ;
  • Deux représentants des salariés des entreprises du secteur financier désignés par le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, après consultation des organisations syndicales représentatives ;
  • Six professionnels désignés par le ministre de l’Économie, en raison de leur compétence financière et juridique ainsi que de leur expérience, après consultation des organisations représentatives des sociétés industrielles et commerciales dont les titres sont offerts au public ou cotés sur un marché réglementé.

Donc 8 /12 sont nommés par le Ministre de l’économie – sympa. Extraits des profils ici.

Donc je veux bien me faire condamner, mais ce serait possible de l’être par des juges professionnels svp ?

Les vraies “diffusion de fausses informations”

Alors, comme ça les démange à l’AMF (mieux vaut tard que jamais), voici un peu d’aide pour trouver “Toute personne qui [...] s’est livrée [...]  à la diffusion d’une fausse information”.

On a eu par exemple, dixit le propre document de l’AMF :

 le 10 août 2011, l’hebdomadaire Le Point a publié un article intitulé « Panique : quand la rumeur plombe les Bourses européennes » dans lequel il était indiqué : « La Société Générale aurait fait faillite. Il se dit sur les marchés que Groupama, qui détient 4,5% du capital, se serait mis à vendre le titre ».

mais je n’ai pas lu qu’ils poursuivaient le Point – coupable ici de diffusion de rumeurs sans le moindre fondement…

Bien entendu, je pourrais parler plus largement des agences de notation qui ont noté les subprimes ou la Grèce, ou le Trading haute fréquence qui EST une fraude en raison des annulations d’ordres.

Mais plus généralement, il vaudrait mieux d’intéresser à tous les responsables de la plus grosse faillite du système financier depuis 1929 – et encore, attendez “la fin de l’histoire”…

Je rappelle, pour l’AMF, que “fausse information”, ça veut dire : “indiquer qu’une structure saine a des problèmes” MAIS ça veut AUSSI dire “indiquer qu’une structure qui a des problèmes est saine“.

Alors, je suis sympa, et je vais aider l’AMF. Je vous donne ici à la fois la preuve de la diffusion d’informations fausses ET le nom du vrai responsable – l’AMF ayant à l’évidence du mal à utiliser Google. Je serais donc heureux de savoir où en sont les poursuites…

=> banque passée 2 fois au bord du gouffre 2 ans plus tard, par incapacité à gérer ses risques de fraude interne et de contrepartie. A l’évidence, il y a eu ainsi diffusion de fausse information, ce qui a permis à l’individu de continuer à s’enrichir indûment, alors que les actionnaires, bernés, se sont fait tondre au final.

La suite :

=> RIP DEXIA A l’évidence, il y a eu ainsi diffusion de fausse information, ce qui a permis à l’individu de continuer à s’enrichir indûment, alors que les actionnaires, bernés, se sont fait tondre au final. Et les contribuables aussi, et sévèrement.

[NB : conseil à l'AMF : tirez les leçons de Pierre Richard : la prochaine fois, pensez à ne pas faire confiance à tout PDG de Banque nommé : Louis Defunesse, Khol Huche, Christian Klavier, Bauzo Lecloune, Khermite Lagrenouille, Dhafy Deuque, ...]

On continue :

=> RIP 3 %. A l’évidence, il y a eu ainsi diffusion de fausse information, ce qui a permis à l’individu de continuer à garder son emploi indûment, alors que les prêteurs obligataires, bernés, ont continuer à faire confiance. La tonte arrive bientôt.

Le plus dingue :

Ici, la prison devrait s’imposer alors, non ? ;)

Épilogue

En conclusion, bien sûr qu’il faut sanctionner les gens qui lancent des rumeurs malveillantes – en commençant évidemment par ceux qui s’enrichissent par ce biais.

En l’espèce, JP Chevallier n’a fait qu’essayer d’alerter le public sur le problème des normes comptables – peut être avec un peu de maladresse.Mais on parle ici des banques, et ce ne sont pas des entreprises comme les autres, en raison de leur rôle de financement de l’économie et puisqu’elles disposent d’une garantie publique. La solvabilité de Lafarge, ça n’intéresse que les investisseurs financiers. Mais la Société générale, cela concerne 66 millions de Français. Il y a donc pour ces structures un devoir de vigilance particulière.

Au pire, un courrier voire un blâme aurait pu être acceptable, mais malheureusement le parti-pris de la décision, son ton et sa publicité sont clairement là pour intimider les blogueurs, pour leur dire “pas touche aux banques !” !

Cette impression de petit caïd, “fort avec les faibles et faible avec les forts” est détestable.

Il est clair que le jour où les blogs auront l’acuité critique de TF1, l’AMF sera heureuse – ne restera au contribuable qu’à payer la facture, il est évidemment là pour ça.

Cet écran de fumée pour laisser croire qu’on a réglé le problème, alors que la décision démontre surtout l’inefficacité lamentable des capacités d’enquête de l’AMF – où sont les vrais coupables de la rumeur de aout 2011, qui se sont évidemment enrichis avec ?

Comment ne pas fulminer quand on lit cet article de Boursier.com : “Société Générale : l’AMF sanctionne les deux blogueurs auteurs des folles rumeurs de 2011“. Dormez tranquille…

Challenges.fr, comme souvent, remonte le niveau via Eric Treguier : “Quelle mouche a piqué l’AMF, l’autorité des marchés financiers, pour infliger 10 000 euros de sanction à ce petit internaute ?”

J’espère donc que JP Chevallier fera appel, devant des juges professionnels cette fois, pour que cette forfaiture démocratique en forme de délit d’opinion ne fasse pas jurisprudence. Je serai heureux de l’aider de mon mieux, s’il le souhaite.

Et nous ne nous laisserons pas intimider.

P.S. Demain, je ferai du coup un autre billet façon “Votre autorité financière vous doit des comptes”.

111 réponses à [GROS DÉLIRE] Quand l’AMF sanctionne les blogueurs plutôt que les financiers !

  1. Totor Le 18 novembre 2013 à 03h12
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    J’avais vu l’info passer sur les infos du nain, et j’ai trouve ça tellement énorme que j’ai du faire une recherche Google pour vérifier la véracité de l’info.
    Merci pour le soutien au blogger injustement condamné & j’espère qu’il reste suffisamment de démocratie pour que la Justice fasse annuler ce délire administratif…


    • yvan Le 18 novembre 2013 à 20h25
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      Tiens, le v’là, ton “ami” gogole :
      link to lemonde.fr
      “http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/11/18/surveillance-google-passe-un-accord-a-17-millions-de-dollars_3515966_651865.html”

      “Le groupe californien avait déjà passé un accord pour les mêmes faits l’an dernier avec une agence fédérale, la commission du commerce, à laquelle il avait accepté de payer une amende de 22,5 millions de dollars.”


      • samuel Le 18 novembre 2013 à 23h17
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        Euh, si je suis ton raisonnement et qu’il y avait des problèmes de sécurités sur une centrale, tu pourrais le dénoncer le problème (c’est pas un néophyte qui en aurait les capacités) et alors quelqu’un te dirai mais c’est ta faute tu ne t’éclaire pas à la bougie lorsqu’il n’y a pas de vent et tu n’as pas d’éolienne au pied de ta maison (forcement si tu habites un immeuble c’est que tu n’y met pas du tien). Et même si la société souhaitai arrêter les centrales il les faudrait les surveiller pendant des années.

        Après en terme de richesse je crois qu’il gagnerai plus à faire autre chose de son temps qu’un blog sur l’économie ( ;) ) et cela avec des graphiques (même pas des jolies équations compliqués, juste avec des données et sans de grands débats théoriques, qui excluront de la réflexion les néophytes).
        Sérieux je comprend pas.


  2. Patrick Luder Le 18 novembre 2013 à 05h10
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    A force de vouloir tout gérer, tout devient ingérable.

    En temps qu’entrepreneur d’un côté et de créateur de logiciel de gestion d’entreprise de l’autre, je connais un peu ce domaine, pour l’avoir étudié à fond et l’avoir mis en pratique.

    A la base, les ratios sont là pour donner des indications sur le fonctionnement d’une entreprise. Les ratios sont en quelque sorte le “tableau de bord” d’une entreprise utile à son fonctionnement. A ce titre il est déjà utile de se poser des questions sur les particularités de chaque entreprise, afin que les ratios donnent une image le plus adéquat possible, les plus utilisable possible. Vouloir mettre tout le monde dans la même boîte est une erreur de notre temps. Mettre des normes partout donne un faux sentiment de stabilité. Ainsi sous l’excuse des normes (dans tous les domaines), naissent les plus grandes dérives, les plus grands défauts => La généralisation empêche la vision et la réflexion // Des obligations légales naît les plus grands dysfonctionnements de nos sociétés.

    Le problème principal des banques provient de leur dimension ingérable. On essaie de gérer au mieux en changeant les normes à une vitesse jamais atteinte auparavant. Un jour elles doivent correspondre à telle norme, le lendemain à une autre. Mais cette légalisation outrancière apporte les plus grands dysfonctionnement, de vouloir toutes les mettre dans la même boîte, on oublie les particularités de chacune, et pourtant, c’est seulement en considérant les particularités de chacune de ses entités que l’on parviendrait à dresser un tableau d’ensemble. Faut-il atteindre une taille critique pour passer les mauvais caps, ou faut-il éviter les tailles critiques (systémiques) …Pourquoi ne pas limiter la taille des banques? // Si la diversification empêche les crises, est-il justifiable de mélanger les activités totalement différentes … Pourquoi ne pas limiter (séparer) les spécifications des banques?

    Mieux vaudrait des réflexions multiples et individualisées, plutôt qu’une recherche de généralisation inapplicable.

    => Les normes (de toute nature) ne devraient donner que les lignes générales …
    à chaque entité de prendre ses responsabilités et adapter ses modèles d’applications.


    • casper Le 18 novembre 2013 à 06h26
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      Mais une norme imprécise est inapplicable, et n’est donc plus une norme.

      Si vous créez des logiciels, vous devez surement savoir les cauchemars que peuvent provoquer des spécifications imprécises.


  3. BA Le 18 novembre 2013 à 05h44
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    Olivier Berruyer écrit :

    “L’AMF s’en-mêle.
    Le 12 août 2011, le Secrétaire général de l’AMF a décidé d’ouvrir une enquête sur l’information financière et le marché autour de la SocGen.”

    Mais le 12 août 2011, qui était le président de l’Autorité des Marchés Financiers ?

    Réponse :

    Du 15 décembre 2008 au 18 juillet 2012, le président de l’Autorité des Marchés Financiers était un certain Jean-Pierre Jouyet.

    J’éclate de rire !

    Jean-Pierre Jouyet !

    Le bisounours européiste !

    Le “Club Témoin” !

    Pour les jeunes lecteurs du blog qui ne connaissent pas Jean-Pierre Jouyet et le “Club Témoin”, une grosse rigolade s’impose : un rappel historique !

    En 1991, le socialiste Jean-Pierre Jouyet devient chef adjoint du cabinet du socialiste Jacques Delors, président de la Commission européenne, puis son chef de cabinet de 1994 à 1995.

    En 1992, Jean-Pierre Jouyet fait partie d’un nouveau club, le “Club Témoin”, avec notamment Jacques Delors, François Hollande, Jean-Pierre Mignard et Jean-Yves Le Drian.

    En 1992, tous ces neuneus du “Club Témoin” étaient des membres du Parti Socialiste, et SURTOUT ils étaient des fervents partisans de la construction européenne.

    Et aujourd’hui ?

    21 ans plus tard, que sont devenus tous ces socialistes européistes ?

    - Jacques Delors est parti à la retraite, après nous avoir répété pendant 30 ans “Et maintenant, nous allons construire l’Europe sociale. Et maintenant, nous allons construire l’Europe sociale. Et maintenant, nous allons construire l’Europe sociale.”

    - Jean-Pierre Jouyet a été aux Etats-Unis, dans la ville de Chantilly, un participant à la réunion du groupe de Bilderberg 2008, avec trois autres socialistes : Manuel Valls, Hubert Védrine, Christine Ockrent.

    Jean-Pierre Jouyet a été secrétaire d’Etat aux Affaires européennes du président Sarkozy, président de l’Autorité des Marchés Financiers nommé par le président Sarkozy, … et il est aujourd’hui directeur général de la Caisse des Dépôts ! Salaire : 450 000 euros par an !

    - François Hollande est président de la République.

    - Jean-Pierre Mignard est aujourd’hui associé-gérant de la société d’avocats Lysias Partners, Maître de conférences en droit des médias à l’Institut d’études politiques de Paris, codirecteur de la rédaction du journal “Témoignage chrétien”, membre du Conseil national du Parti socialiste, chargé de l’organisation éthique (sic) des primaires du Parti socialiste aux élections municipales de Marseille, Béziers, Aix en Provence et du Havre de 2014.

    - Jean-Yves Le Drian est ministre de la Défense.

    De la même façon que les neuneus UMP, tous ces neuneus socialistes ont coulé la France, tous ces neuneus socialistes ont ruiné la France.

    Ils n’ont réussi qu’une seule chose : leur carrière.

    Aujourd’hui, ils tapent sur les blogueurs et ils donnent des leçons de morale !

    J’éclate de rire !

    Mort de rire !


    • Ankou Le 18 novembre 2013 à 06h57
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      “Ils n’ont réussi qu’une seule chose : leur carrière”

      Effectivement, et d’aucuns seraient surpris par l’attitude du peuple envers les Politiques, de quelque bord soient-ils?

      Ces gens depuis des dizaines d’années, ou leur quasi totalité (loi des 80/20), ne défendent pas le Peuple, mais leur job, et leur égo.

      Ce message est l’image de la collusion entre ce pouvoir politique et la Finance.

      Pour contrer cette minorité quel pouvoir?

      Plus le vote! nous ne sommes plus en Démocratie!


      • Christophe Vieren Le 18 novembre 2013 à 11h33
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        Plus le vote ? Quoi alors ? Les armes ?


        • Ankou Le 18 novembre 2013 à 12h04
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          Non, changer le système, et reconduire le système mis en place à l’origine de la Démocratie, en Grèce, le tirage au sort.

          Ce ne sera certainement pas pire qu’aujourd’hui!


          • Christophe Vieren Le 18 novembre 2013 à 12h16
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            Et comment tu fais pour mettre en place la stochocratie (j”y suis très favorable) sans le vote, ni les armes ? Car si je ne m’abuse pour créer une changer la constitution il faut que le parlement le permette, non ? Et si l’on s’abstient, keskispasse ? Ben les électeurs qui trouvent que tout va bien (= UMPS) restent majoritaires ! C.Q.F.D.


            • Ankou Le 18 novembre 2013 à 13h24
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              Ils ne vont pas rester majoritaire encore longtemps!

              Et le reste viendra tout seul


          • RonRon Le 18 novembre 2013 à 12h26
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            Le tirage au sort, c’est ce qui est utilisé par les tribunaux de nos jours pour les condamnation les plus lourdes, ça n’a rien de farfelue.

            Reste que le système grecque avait une énorme faille (par ex. droit des femmes, des esclaves), la démocratie ne suffit pas pour instaurer un système équitable, il faut aussi une constitution qui défende les droits fondamentales des minorités.

            Ceci n’est pas hors sujet, car l’AMF est ce qu’elle, a cause d’un déficit de démocratie qui entraîne l’impunité de toutes les corruptions et toutes les connivences.

            Au fond, pourquoi JPC a été condamné, l’AMF est-elle à ce point incompétente ?

            Ou peut-être que l’AMF est à ce point corrompu et infiltrée par les banques françaises, qu’elle s’est servit de ce faux prétexte pour sanctionner JPC, en réalité pour son traitement parfaitement injuste entre les banques US et FR.

            L’AMF pouvait-elle condamner JPC pour ses fausses infos sur les banques US, reconnaissant dans la foulé que le système bancaire mondiale est vérolé ?


          • Gibbus Le 18 novembre 2013 à 13h10
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            @tous,
            Je pense que la technologie nous permet maintenant de pouvoir passé à la démocratie directe… On peut payer nos impôts sur internet, pourquoi pas voter depuis un ordi, peut-être on pourrait imaginer se passer de représentant pour voter à notre place???
            Pour paraphraser le plus beau pléonasme politique qu’il m’ait été d’entendre prôner la démocratie participative !!! Car l’oligarchie-participative (notre dictature molle) commence à sentir le rance !!!


  4. CHRISTIAN PIRE Le 18 novembre 2013 à 06h29
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    Bravo!
    AMF, Autorités des Marchés Financiers? Autorités des Mafieux, Malfrats ou Mafieux Financiers ?
    Ceci n’est qu’une question.
    Exemple : Bourse du 15 novembre 2013
    Variation du CAC 40 du 15 novembre 2013 en valeur spéculative du jour ou CAC 40 VSJ© : 0,19%

    Variation du CAC 40 du 15 novembre 2013 en valeur humainement responsable* CAC 40 VHR© : 0,0008%

    *La variation Humainement Responsable, à contrario de la Variation Spéculative du Jour (Cac 40 actuel ou CAC 40 VSJ©), n’extrapole pas la hausse ou la baisse boursière réalisée par un petit nombre à tous les porteurs de parts mais divise le gain ou la perte du jour sur l’ensemble des porteurs de parts selon le principe juridique de l’égalité des porteurs de parts.

    L’indice de création comptable de valeur ©, différence entre la variation officielle et la variation humainement responsable*, est de 99,58.

    A contrario, l’effet de levier entre la Variation Humainement Responsable et la Variation Spéculative du Jour (Cac 40) a été de 236,5.

    Qui dit mieux !

    A la clôture de la séance, les gains sur l’indice sont officiellement de 2 682 314 057 EUR.

    Cependant, en tenant compte des volumes échangés, les gains sont ‘seulement’ de 3 264 784 EUR.

    En ôtant les 3 264 784 EUR de gains en Variation Humainement Responsable que l’on peut “considérer” comme réelles des 2 682 314 057, les normes comptables et les silences de l’AMF ont créé une inflation de la hausse en un jour de 2 679 049 273. Escroquerie or not ? Que pensez-vous du voeu du nouveau président de l’AMF de “Redonner du sens à la finance” ? Un effet de levier comptable créateur de richesse virtuelle de plus de 820 ((2 682 314 057-3 264 784)/3 264 784) en UN jour, une désinformation totale sur les valorisations des OPCVM (SICAV,FCP..), l’abus de confiance et l’escroquerie des porteurs de parts, des bases fiscales volontairement erronées etc… Et le must, sur ces montants comptables purement fictifs des milliards de paris sur les marchés dérivés et le trading haute fréquence, le tout sous la mise en garantie des titres des épargnants et des Etats.

    Sans cette création comptable, agréée par les Autorités censées la refuser au titre d’un bon contrôle et d’une bonne supervision, les dérives des marchés dérivés, le THF, l’escroquerie et l’abus de confiance des porteurs de parts n’existeraient pas.

    Cherchez les universitaires, les professionnels, les commissaires aux comptes, les hauts fonctionnaires, les politiques…. qui osent s’élever contre cette escroquerie. Bien au contraire, ils la couvrent et certains touchent. Les commissaires aux comptes en certifient même la valorisation “sincère”. A quand une réaction des fonds dits éthiques, socialement responsables, ESG etc…. Si, hier le silence était d’Or, à la lumière des dégâts de la dernière crise, comment comprendre que ces mêmes “taiseux” continuent de monnayer leur “image” et leur “corruption intellectuelle et morale” par leur silence. Silence qui continue de mettre à mal les Etats, les Peuples et qui tuent des millions de personnes chaque année.

    Ce n’est plus de la “finance”, c’est de l’escroquerie financière et du génocide financier (35 millions de morts par an, Rapport Ziegler ONU, spéculation sur matières premières). Combien d’épargnants ont-ils conscience de financer cela ?

    Très bonne journée
    Christian PIRE


  5. Surya Le 18 novembre 2013 à 07h41
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    Ce n’était pas le sujet du billet. Nous avons expliqué néanmoins il y a 6 mois que ses chiffres pour les banques US n’étaient pas rigoureux pour cause de compensation des dérivés au bilan, et nous avions retravaillé les bilans US GAAP pour obtenir le comparatif qui est dans le billet du jour.


    • Surya Le 18 novembre 2013 à 10h01
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      Au modérateur : merci de supprimer mon message qui n’a plus aucun sens vu que le message auquel je répondais n’est plus là ;)


      • RonRon Le 18 novembre 2013 à 11h27
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        Oui, c’était mon message :-)

        “ses chiffres pour les banques US n’étaient pas rigoureux”

        Suivez vous vraiment le blog de JPC ?

        Il tresse les louanges des banques US et de la pure spéculation.

        Pensez-vous que si le système US était différent de ce qu’il n’est, les banques françaises (et les autres) seraient dans le délire dans laquelle elles sont ?

        C’est les chinois ou les russes qui ont mis à plat le système de bretton woods dans leur seul intérêt ?

        Les banques US ont-elle une influence mineur ou majeur sur le gouvernement US ?

        JPC est un pure soutient de cette économie de prédation des travailleurs, l’AMF est le complice de ce système. Quand les loups se mangent entre eux, la compassion n’est pas le premier sentiment qui vient à l’esprit.

        Trop bon, trop con.


        • Surya Le 18 novembre 2013 à 11h37
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          Il est néanmoins plutôt surprenant de constater qu’il a été condamné justement sur les seules infos à peu près correctes sur son site !!!


          • RonRon Le 18 novembre 2013 à 11h46
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            Tout à fait d’accord avec vous.

            Quoique si on se place du coté de la logique pure, il faut constater que l’AMF fait n’importe quoi et que la surprise devrait être qu’elle fasse pour une fois correctement son boulot.


          • sapirperade Le 18 novembre 2013 à 13h13
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            Quand le petit buzz d’un “analyste financier contrarien” croise le gros bus des marchés contrariés, ça fait un petit boum… et un peu plus de buzz pour le libertarien contrarien…


  6. Pipiou83 Le 18 novembre 2013 à 08h03
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    Ben moi j’avoue que ça ne me fait plus rire du tout !! Parce que ceux qui trinquent c’est nous !!
    J’en ai ras la casquette de ces parasites, parce que ce sont EUX les parasites !!
    Définition : parasite : “Être vivant qui vit aux dépens d’un autre”.
    C’est exactement ce qu’ils sont.
    Merci Olivier pour ce billet qui met clairement les point sur les i.
    Est-ce qu’il y a une action que nous pourrions mener conjointement nous lecteurs ?


  7. Christophe Le 18 novembre 2013 à 08h34
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    Bravo Berruyer ! Superbe synthèse, claire, lumineuse et en plus teintée d’humour.

    J’attends avec impatience la réaction de Mish… jusqu’à aujourd’hui silence radio.

    Et j’espère que Chevallier ira jusqu’au bout, se défendra, afin de faire condamner l’AMF.

    Tout ce qu’ils font… a tendance à se retourner contre eux. Un procès, un vrai, mettant en lumière les délires de l’AMF aurait une belle gueule.

    Je parie que les petits chefs qui sont à l’origine de la”condamnation” de ces 2 bloggers…. commencent à se dire qu’ils ont fait une belle bêtise.
    ;-)


    • sapirperade Le 18 novembre 2013 à 11h10
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      Christophe, Chevalier aurait peut-être été bien inspiré, pour commencer, de se défendre devant la commission de l’Amf plutôt que refuser de comparaître, tout comme de répondre aux demandes d’informations complémentaires qui lui avaient été faites…


      • Christophe Le 18 novembre 2013 à 15h36
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        Absolument pas.

        Cette stratégie pourrait se révéler payante. Car, comme je le disais, l’AMF se ridiculise en allant jusqu’au bout.

        En outre, (de mon point de vue) le mépris est la seule réponse possible.

        Si les mecs sont incapables de comprendre que n’importe qui peut s’amuser à créer ses propres “ratios”, ses propres instruments de mesure… qu’allez-vous leur expliquer ? Que voulez vous leur expliquer ?

        Quelles seraient ces fameuses “demandes d’informations supplémentaires” dont vous parlez ?

        Enfin dernier point, cette “non réponse” reste à confirmer par Chevalier lui-même.


        • Maxence Le 18 novembre 2013 à 15h51
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          Tout à fait.

          Si nous commençons à justifier ce qui n’a pas lieu de l’être, et si de plus cette demande émane d’un organisme d’état, nous entrons dans le totalitaire.

          Je serais lui je ne contesterai même pas cette décision de justice. Pour qu’elle reste écrite et l’avoir sous le coude..


          • Incognitototo Le 18 novembre 2013 à 18h26
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            @ Maxence,

            Si, si, il faut contester devant la justice cette décision qui est tout sauf une “décision de justice” !!! La France est probablement la championne du monde des pays dits “démocratiques” (Sic !!!) qui permet à une foultitude d’institutions (AMF, mais aussi Insee, Fisc, Urssaf, organismes de recouvrement social, DGCCRF, Inspection du travail, et cetera, et cetera) d’être juge et partie, ou autrement dit d’être la “victime”, la police et le juge. C’est totalement inadmissible de subir condamnations et sanctions, sans passer devant un juge extérieur aux parties.
            C’est une “entorse” extrêmement grave au principe de séparation des pouvoirs qui est fondateur d’un État de droit et il n’y a aucune raison de ne pas aller à la bagarre sur ce genre de faits, jusqu’à la Cour de Justice européenne, s’il le faut (qui, il me semble, si ma mémoire est bonne, a déjà condamné la France pour des faits similaires)…


        • sapirperade Le 18 novembre 2013 à 16h34
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          Une question messieurs : Chevallier a-t-il dû faire évoluer d’un iota le fond comme la forme de ses analyses “contrariennes” depuis ce jugement ? Non. Toujours le même Chevallier de l’Ordre Greenspanique haut en couleurs. Conclusion ?
          Il a juste un peu trop tiré sur la corde (et spécialement sur SG) début août 2011, quand il ne fallait pas, et particulièrement en cherchant un leverage excessif à son activité contrarienne de Chevallier blanc via le relais sollicité et trouvé du coté de la nourrice à dollars de nos “Gos Banques”, les US, en l’occurrence chez le preux Shedlock.
          Vous pouvez chercher sur ses deux blogs (jumeaux), pas une fois il ne fait allusion à la condamnation. Rien ne l’en empêchait pourtant.
          Et oui, lisez le jugement, la seule réponse qu’ait faite Chevallier à l’Amf fut celle pour annoncer qu’il ne serait pas présent à l’audience.
          C’est dommage, ses arguments seraient eux présents dans le jugement. Ils en sont absents, comme de ses blogs.


          • Maxence Le 18 novembre 2013 à 17h30
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            Moi je trouve qu’il a eu raison de ne pas prendre part à la mascarade. Ça aurait été cautionné ce qui lui est reproché.

            Et de la à considérer que les idées de quelqu’un ont été du jour au lendemain “un peu trop dérangeantes” (pertinentes) pour considérer que ce qui était légal deviendrait illégal, est un peu fort de café.


      • Ben Le 18 novembre 2013 à 21h47
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        l’AMF ne fait pas de procès, elle distribue des amendes je crois…
        je ne connais pas les status précisément mais je m’interroge.


  8. rogger Le 18 novembre 2013 à 08h48
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    Peut on engager une action collective contre l’amf?


  9. Gibbus Le 18 novembre 2013 à 09h33
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    Suite au commentaire d’olivier hier sur la “non démocratie”…
    Je pense que ce type de comportement démontre que nous sommes en “dictature molle”.


  10. Le libéralisme pour les débutants Le 18 novembre 2013 à 09h37
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    Bravo pour ce billet précis qui a du demander un travail considérable.

    Ce qui vient de se passer est effectivement hallucinant.

    Et plus hallucinant encore le silence médiatique total qui entoure cette affaire.

    Votre billet est un point de départ pour diffuser et faire buzzer cette information.


  11. Grippemino Le 18 novembre 2013 à 09h49
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    Tous les diplômes dont sont bardés ces arrogants de l’Autorité de Marchés Financiers ne rendent pas compte de leurs agissements.
    Cherchez du côté de l’idéologie du Marché SOUVERAIN et des accointances que cela favorise.

    Bravo Olivier de dévoiler ces agissements parfairtement dégueulasses.


    • sapirperade Le 18 novembre 2013 à 11h23
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      Vous constaterez que, ironiquement, l’Amf, ci-devant bras armé de vos MARCHÉS SOUVERAINS, condamne ici deux éminents défenseurs acharnés du Marché Tutélaire représentés par les deux pieds-nickelés libertariens transatlantiques Chevallier et Shedlock…


      • Le libéralisme pour les débutants Le 18 novembre 2013 à 19h46
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        Rendez à César ce qui appartient à César, l’AMF est une émanation étatique avec des pouvoirs coercitifs & réglementaire émanant de l’Etat interventionniste.

        Si l’Etat n’intervenait pas autant à tort et à travers dans la réglementation bancaire et restait dans son rôle faire respecter les droits de liberté, propriété et contrats, une grande partie des problèmes bancaires et monétaires actuels n’existeraient tout simplement pas.

        Le capitalisme de connivence est le fruit de votre interventionnisme et culte à la réglementation qui in fine protége les acteurs puissants..

        Il serait justement temps de revenir au capitalisme libéral.


        • kasusbelli Le 18 novembre 2013 à 23h19
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          Si l’histoire est vraie, en 1929 aux U.S.A, une grave crise financiere fut provoquée par l’absence de toute règle et intervention de l’état. Elle fut profitable a quelques “grands” acteurs de ce meme marché (JP Morgan en tête), et provoqua, parait il, un grand conflit mondial….mais je me trompe peut etre !


          • Benjamin Franklin Le 19 novembre 2013 à 07h56
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            Effectivement vous vous trompez.
            En 1929, la Fed existait depuis 16 ans, créée par l’Etat fédéral, et venait de pratiquer une politique monétaire ultra-laxiste pendant 5 ans, comme juste avant la crise des subprimes.
            8 mois après le crash boursier, le chômage américain était redescendu à 6% après être monté à 9%, et la bourse avait retrouvé son niveau de 1928.
            C’est le moment qu’à choisit l’administration Hoover pour, fait assez peu connu, imposer des tarifs douaniers colossaux, doubler l’impôt sur le revenu, augmenter de 25% les dépenses publiques, faire pression sur le patronat pour empêcher la baisse des salaires. Roosevelt n’a, de l’aveu même de ses conseillers, fait que poursuivre la politique d’Hoover.

            L’intervention de l’Etat dans la monnaie a provoqué la crise de 29, l’intervention accrue de l’Etat après le début de la crise a transformé en dépression de 10 ans une crise qui aurait pu être absorbée en 18 mois.


          • sapirperade Le 19 novembre 2013 à 08h06
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            Qui vous parle de la FED Franklin ? C’est bien un gendarme boursier, en l’occurrence la SEC, qui manquait avant Roosevelt non ?
            D’ailleurs il s’est pas gêné pour placerà sa tête un escroc de première pour mater les Morgan & co, i.e le papa Kennedy, et pas un lawyer ou un technocrate…


          • Benjamin Franklin Le 19 novembre 2013 à 09h35
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            Mais c’est bien sûr.

            Tout ce qui manquait à l’économie US, c’était simplement un gendarme boursier. D’ailleurs, dès que la SEC fut mise en place, l’économie s’est tout de suite rétablie, la Dépression n’a pas du tout duré 15 ans, et les USA n’ont plus jamais connu de crise majeure.

            Merci de rappeler que Roosevelt a nommé à sa tête un escroc, qui s’en est très bien porté. Comme quoi, avec un couteau suffit d’être du côté du manche. C’est beau la justice à deux vitesses.

            Au passage, kasusbelli affirmait que la crise de 29 était due à l’absence d’intervention de l’Etat. Mon commentaire visait à rappeler que c’était très loin d’être le cas.


          • sapirperade Le 19 novembre 2013 à 10h15
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            Rappelez moi Franklin quel était le ratio budget fédéral/pib US avant 29 ? Quant à la Fed n’a-t-elle pas été créée à la suite des multiples crises financières et grandes dépressions vécues par les US sans que ni l’État maléfique ni, par définition, la Fed y eussent pris quelque part significative que ce soit sinon par leur inexistence et leur inanité ?
            Pensez-vous sincèrement que, quelle que fût l’influence néfaste supposée de la politique monétaire de la Fed entre 13 et 29, un gendarme boursier un tant soit peu efficient n’aurait pu favorablement influer sur les proportions prises par la crise bancaire aux US alimentée par les phénoménales fraudes boursières des années 20 ?
            Bref pensez-vous que votre rêve catalaxique soit réellement compatible avec les “esprits animaux” commandant nolens volens les moeurs et les courbes boursicoto-financières ?
            Le “cher Greenspan” très randien de Chevallier en est au moins revenu, lui, cet apostat…


            • Christophe Vieren Le 19 novembre 2013 à 10h27
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              @Sapirperade : l’avantage de revendiquer d’être libéral (=> état régalien = armée, justice, police. What else ?) est de dire que comme l’état a toujours été présent a minima dans la sphère économique depuis l’avènement du capitalisme, cela a toujours été parce qu’il y en avait trop que cela a dysfonctionné. Un peu comme certains “gauchistes” expliquent qu’en se contentant de supprimer le capitalisme, cela irait beaucoup mieux, sans pour autant expliquer par quoi le remplacer. C’est le cas du NPA qui par définition est anticapitaliste. Difficile de débattre dans ces conditions.


          • sapirperade Le 19 novembre 2013 à 11h45
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            Désolé Christophe mais pour moi libéral ≠ minarchiste – même si un Marx, libéral politique dans la tradition classique smithienne et ricardienne, visait lui aussi in fine l’extinction de l’État. :-)
            Par contre les liens objectifs visibles entre des Tea Party us et des groupes français du genre Cri du Contribuable comme des Ron Paul et des MLP, des von Mises Institute et des Club de l’Horloge et donc la mouvance libertarienne minarchiste ou anarcho-capitaliste nord-américaine avec l’extrême-droite française me semblent on ne peut plus clairs.


          • Benjamin Franklin Le 19 novembre 2013 à 13h00
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            @sapirperade

            Il faut un gros budget pour truander la monnaie ? Je ne crois pas non, Dioclétien et Philippe le Bel le faisaient déjà, quand le budget public ne devait pas dépasser 5% du PIB.

            La Fed a été créée à la demande expresse du lobby bancaire new-yorkais qui y voyait une occasion en or pour ses affaires (base monétaire pas chère, bailout), tandis que le réseau de petites banques de Nouvelle-Angleterre y voyait, avec raison, une condamnation à mort.

            Les crises financières pré-1913 ont été en moyenne plus faibles que celles post-1913, même rapportées à la taille des économies de l’époque. Elles ont toutes été plus faibles que celles de 29 et l’actuelle. Belle performance pour la Fed, une institution supposée les prévenir, sans même parler de la SEC.

            Si on poussait un peu le vice, on pourrait même remarquer que les interventions gouvernementales maladroites sont rarement pour rien dans les crises pré-1913 (garanties publiques massives sur les obligations de société de chemin de fer, utilisées comme quasi-monnaie, ou encore planche à billets pendant les guerres, suivies de politiques déflationnistes violentes).

            @Christophe

            Je ne me contente pas d’un poujadisme primaire en accusant l’intervention de l’Etat de tous les maux, je m’efforce de préciser à chaque fois par quels mécanismes les crises naissent. Et ce sont régulièrement les mêmes mécanismes.

            Quelques exemples précis pour nourrir le débat : à chaque fois que le gouvernement se porte garant d’une forme de dette privée (obligation de sociétés de chemin de fer au XIXe siècle), ou d’un type d’entreprise particulier (crédit immobilier, banques, GSE américains), à chaque fois que le gouvernement modifie la fiscalité ou l’émission de base monétaire (taux d’intérêt directeur trop bas ou trop haut, contrôle des taux de change) de manière à orienter les investissements selon des critères bureaucratiques, cela fabrique une crise économique, par une mauvaise allocation des ressources.


          • Benjamin Franklin Le 19 novembre 2013 à 22h46
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            @sapirperade
            Ah ben ça faisait un moment qu’on ne me l’avait pas faite celle là tiens…

            Ben oui, c’est lumineux, il y a clairement un lien entre les libertariens minarchistes ou anarcap et l’extrême droite.
            Suffit pourtant de lire le programme de Marine Le Pen pour s’en rendre compte tellement ça saute aux yeux :
            -fermeture des frontières
            -retour de la planche à billets dans les mains des bureaucrates
            -distributions de pognon gratuit
            -nationalisations en séries

            Que des mesures libérales, quoi.

            Et hop, on tire un gros trait sur des décennies de discours d’extrême-droite attribuant tous les maux de la Terre au complot ultralibéral de la finance cosmopolite et apatride, quand ce n’est pas carrément le complot judéo-maçonnique.

            Marx, libéral politique ? C’est vrai que la dictature du prolétariat, ça sonne tellement liberté…


            • Christophe Vieren Le 20 novembre 2013 à 07h46
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              @Benj’ :
              * Dictature du prolétariat : concept marxiste désignant la phase transitoire de la société entre le capitalisme et le communisme (source : wikipedia).
              * Communisme (du Latin communis – commun, universel) : désigne, dans son sens théorique initial, l’idéal d’une société sans classes et d’une organisation sociale sans État ni monnaie, où la propriété privée serait abolie, au profit de la communauté des biens matériels. (source : wikipedia).

              Autrement dit, selon Marx, l’Etat reste nécessaire tant qu’il y a des classes, et donc une lutte des classes (exploiteur/exploité). L’Etat permet de rééquilibrer le rapport de force en faveur du prolétariat en attendant cette idéal communiste.


            • Ztong Le 20 novembre 2013 à 22h31
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              “Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit” (Lacordaire)

              Au-delà de la vision de Marx, on peut dire que la loi (et donc l’Etat, son bras séculier) restera nécessaire tant que l’Homme restera ce qu’il est : un loup pour lui-même.


          • Benjamin Franklin Le 20 novembre 2013 à 15h39
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            @Christophe
            J’entends bien, sauf que si la société sans classe m’a l’air fort sympathique, en fouillant dans les détails, la dictature du prolétariat l’est moins. Même si Marx entendait par là l’exercice du pouvoir démocratique par la classe ouvrière, supposée alors majoritaire, il écrit assez explicitement que pour arriver à cette dictature pacifique du prolétariat, il faudra probablement passer par une révolution violente.

            A l’heure actuelle, soit nous vivons en déjà démocratie, et dans ce cas la prédiction de Marx est fausse, parce que la démocratie n’a pas engendré la dictature pacifique du prolétariat.
            Soit nous ne vivons pas en vraie démocratie, et une révolution violente est nécessaire, avec tous les risques que cela implique.

            Une dernière possibilité, que je préfère, serait que le prolétariat, par son organisation, atteigne un pouvoir non pas politique, mais social et économique, tel que ce pouvoir suffise à le libérer, sans passer par des révolutions politiques hasardeuses qui deviendraient superflues. Bref, plutôt Proudhon (vieux) que Marx.


            • Christophe Vieren Le 20 novembre 2013 à 16h34
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              On est bien d’accord. Je ne vénère aucun prophète, au sens ou ceux-ci sont censés révéler la Vérité, rien que la Vérité, toute la vérité. Autrement dit Marx s’est parfois trompé, ca va sans dire.


            • Christophe Vieren Le 20 novembre 2013 à 16h44
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              @Benj : quoique je ne cherche pas particulièrement à défendre Marx sur tous les points, peux-tu me fournir la référence qui te fait écrire “Marx écrit assez explicitement que pour arriver à cette dictature pacifique du prolétariat, il faudra probablement passer par une révolution violente”. C’est pour ma culture personnelle, les références marxiennes ne m’intéressent que du point de vue de son ouvrage sur le Capital (dans lequel subsistent probablement aussi des erreurs, telle peut-être la baisse tendancielle du taux de profit)


          • Benjamin Franklin Le 20 novembre 2013 à 23h14
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            J’avoue ne pas être allé très loin, j’ai regardé les citations sur l’article wikipédia “dictature du prolétariat”

            C’est surtout ces citations là qui m’ont frappé :
            “Avec la victoire de la « République rouge » à Paris, des armées seront dépêchées de l’intérieur de leur pays aux frontières et au-delà d’elles, et la force réelle des partis en lutte se manifestera dans toute sa pureté.”

            “Mais, avant de réaliser un changement socialiste, il faut une dictature du prolétariat, dont une condition première est l’armée prolétarienne. Les classes ouvrières devront conquérir sur le champ de bataille le droit à leur propre émancipation. La tâche de l’Internationale est d’organiser et de coordonner les forces ouvrières dans le combat qui les attend.”

            C’est vrai, ça ne sonne pas forcément complètement sanguinaire, et je n’ai pas lu beaucoup plus de Marx que le Manifeste, mais l’intention est là, et le contexte ne permet pas de dissiper cette impression.

            L’ami Engels est un peu plus explicite que son compère :
            “Une révolution est certainement la chose la plus autoritaire qui soit, c’est l’acte par lequel une fraction de la population impose sa volonté à l’autre au moyen de fusils, de baïonnettes et de canons, moyens autoritaires s’il en est ; et le parti victorieux, s’il ne veut pas avoir combattu en vain, doit continuer à dominer avec la terreur que ses armes inspirent aux réactionnaires.”


          • Benjamin Franklin Le 21 novembre 2013 à 08h58
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            @Ztong
            Fort bien, mais d’après vous, qui écrit les lois, et qui sont les agents de l’Etat ? Sont-ce des hommes, avec tout ce que ça implique, ou des extraterrestres ?

            Bref, qui garde les gardiens ?


  12. step Le 18 novembre 2013 à 09h59
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    C’est attérant, c’est lamentable de censure et de servilité


  13. jducac Le 18 novembre 2013 à 11h10
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    Bravo Olivier d apporter votre soutien à ceux qui œuvrent à éclairer leurs semblables sur les pérégrinations d’un monde de la finance dont la puissance est, par la force de la nature, en voie de déclin. Ce monde est en déclin parce que ceux qui l’animent ne voient pas qu’ils ne font que manipuler des vues de l’esprit, des représentations mentales, certes susceptibles de complexifications à l’infini, mais qui n’apportent rien en ce qui concerne l’entité indispensable à la vie, à savoir : L’ENERGIE qu’ils tardent trop à prendre en compte.

    Les informations relatives à l’argent, la monnaie, les produits et établissements financiers, sont d’autant plus susceptibles d’amener à des abus de confiance chez les non initiés, que le monde de la finance s’emploie à complexifier le système et la terminologie employée. Cela permet de la sorte, de larguer le plus grand nombre de citoyens afin qu’ils n’y comprennent rien et soient mieux à même d’accepter les conditions d’existence en régression que leur préparent les maîtres de la finance et de la politique, associés pour mieux tenter de sauvegarder leurs propres situations privilégiées.

    Leur combat est à mon avis un combat d’arrière garde, car le bon sens, le pragmatisme, la puissance du concret finiront par s’imposer à partir du terrain et de quelques promontoires, de quelques blogs s’efforçant d’êtres objectifs, non sectaires et rationnels, tels que celui d’Olivier, de J.P. Chevallier et d’autres qui, par leurs analyses critiques et argumentées, soumises à la réflexion de tous, font œuvre d’utilité publique.


  14. Christophe Vieren Le 18 novembre 2013 à 11h18
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    @Olivier qui écrit “En conclusion, bien sûr qu’il faut sanctionner les gens qui lancent des rumeurs malveillantes. et Au pire, un courrier voire un blâme aurait pu être acceptable,”

    Ah mais je ne suis pas du tout d’accord pour une fois avec Olivier : pour moi, une part non négligeable de l’information colportée sur l’espace public, que ce soit via les media “officiels” (ceux qui ont une “carte de presse”), ou les simples particuliers sont des rumeurs malveillantes. Olivier en dresse quelques unes sur la fin de l’article, mais l’on pourrait en dresser cent par jour. Quand Le Point produit un tableau censé démontrer que l’on peut gagner plus par les prestations sociales que par son travail, n’est-ce pas une rumeur ? Lorsque qu’il présente en première de couverture un titre tel que “Cet islam sans gène”, n’est-ce pas une rumeur malveillante ? Aux Etats-Unis, qui n’est pourtant pas mon modèle de société, loin de là, la liberté d’expression est totale et c’est bien une des rares choses que je trouve positif dans ce pays. Et aujourd’hui que le web permet à chaque citoyen, de publier facilement des rumeurs (et de rapidement ne plus être crédible tellement il est facile de recouper l’information) mais surtout de la VRAIE INFO, cela gêne les puissants. Ne laissons rien passer, ne lâchons rien sur la liberté d’expression des citoyens. Personne ne vous oblige à les croire. C’est différent lorsqu’il s’agit d’un Pdt de la République, d’un Ministre des finances et même d’un journal censé respecter la déontologie (= loi) de sa corporation.
    Faisons, éventuellement, une exception pour l’incitation à la haine, raciale en particulier (je ne suis pas sûr que la loi Gayssot soit pertinente, partageant l’avis d’un Chomski ou d’un Pierre Vidal-Naquet). Mais nous en sommes loin dans le cas de ce blogueur !


    • sapirperade Le 18 novembre 2013 à 11h48
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      Ah oui Pierre Vidal-Naquet… J’ai pas souvenir qu’il ait particulièrement défendu Chomsky, lorsque celui-ci défendait Faurisson, bien au contraire… Ne pas mélanger gueille et soie.
      Et franchement ce discours hyperbolique Chevallier/Faurisson ou Chomsky n’a décemment rien à faire ici.


    • jducac Le 18 novembre 2013 à 13h38
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      @ Christophe Vieren Le 18 novembre 2013 à 11h18

      Quand Le Point produit un tableau censé démontrer que l’on peut gagner plus par les prestations sociales que par son travail, n’est-ce pas une rumeur ?

      Désolé mais en parlant ainsi, comme Le Point, vous ne propagez pas une rumeur ou une contre rumeur, mais vous diffusez une contrevérité, une opinion tendancieuse qui occulte une ou plusieurs données non négligeables du problème.

      Il s’agit notamment, des dépenses que doivent supporter les travailleurs pour se rendre à leur travail, frais de voiture et d’essence, frais d’habillement, et de ce qu’ils peuvent gagner en restant actifs chez-eux, par exemple en se livrant à la culture de leurs besoins en légumes dans leur jardin potager, sans compter la cueillette des mûres et des champignons et beaucoup d’autres choses tout à fait légales.

      J’ai personnellement pu vérifier cela lorsque j’avais lancé une prospection pour engager une assistance de vie afin d’aider mes vieux parents dans les années 90. J’avais retenu 3 candidates pour un entretien d’embauche. Après avoir sélectionné celle qui me semblait être la meilleure candidate, lorsque je l’ai appelée pour lui dire qu’elle était retenue, elle a décliné l’offre en déclarant « j’ai fait mes comptes et je trouve davantage d’intérêt à rester chez moi »

      Alors, avant de colporter « une rumeur », il vaut mieux bien faire le tour de la question.


  15. Forward Le 18 novembre 2013 à 11h49
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    Très bon billet.
    Du coup, j’ai envoyé une alerte “anomalie de marché” à l’AMF, reproduite ci-dessous.

    Bonjour,

    link to les-crises.fr

    je soupçonne votre organisation de ne servir à rien, voire même d’être nuisible à l’économie et à la démocratie, en plus de coûter cher au contribuable. Soyez honnêtes avec vous-mêmes, faites preuve de courage, démissionnez tous en bloc, et que le fric dépensé en pure perte dans votre organisation fantôme soit rendu au contribuable, qui en aurait bien besoin. Tirez le rideau, mettez la clé sous la porte, vous rendrez service à la France et aux français. Merci d’avance.


  16. tchoo Le 18 novembre 2013 à 12h04
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    Le pire est qu’ils osent
    Rien que la démarche en dit long sur l’arrogance de ces gens-là se croyant tout permis
    et comptant sur l’atonie du peuple endormie grace à la complicité bienveillante par les procédés nabilesque
    Peuple de France réveille-toi, la barbarie est en marche


    • jave Le 18 novembre 2013 à 12h52
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      Je suis choqué aussi. D’après ce que rapporte Olivier, la décision est incompréhensible. Pourquoi la justice n’enquête-t-elle pas sur les conditions ayant amenées ces sanctions ? On pourrait obtenir des indications précieuses sur les rouages du système. J’imagine que ça n’intéresse pas assez la justice et qu’elle laisse ce sale boulot à Olivier.


  17. dan Le 18 novembre 2013 à 12h23
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    Société Générale avait généré une autre condamnation, cette fois sur le terrain de la diffamation. En novembre 2011, ElectronLibre.info et Emmanuel Torregano, son directeur de publication, avait été condamné à un euro de dommages et intérêts pour une brève intitulée « Exclusif : la Société Générale écartée du marché interbancaire ». La 17e chambre du TGI de Paris, ce 30 novembre 2011, avait estimé que « cette démarche intellectuelle qui consiste à publier une information pour la seule raison qu’elle correspondait à l’analyse faite par un journaliste d’une situation donnée en s’abstenant totalement d’en vérifier la véracité, constitue un grave manquement aux obligations qui pèsent sur les organes de presse, notamment celle d’effectuer une enquête sérieuse. »
    Xavier Berne


  18. Clive Le 18 novembre 2013 à 12h27
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    Donc les “instances de régulation” seraient ELLES AUSSI (!) inféodées aux banques/financiers/détenteurs-de-capitaux…
    Comme le monde politique élu par défaut…
    Comme les experts et intervenants des médias…
    Ou comment découvrir la marche du monde.
    Franchement…
    Ça fait un bon moment que c’est sur la table…non?…


  19. Maxence Le 18 novembre 2013 à 12h41
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    Sur le fond du sujet :
    Je ne suis pas complètement d’accord sur la pondération des actifs. Par exemple sur la dette de la Grèce: j’imagine que les analystes risques des banques et probablement leurs dirigeants également ont opté pour un soutien européen sans faille. Ce qui s’est finalement produit jusqu’au moment d’un accord de haircut sur la dette grecque.

    Bref oui tout est sujet à caution et à évaluation. Et je ne parle même pas des dérivés qui sont tout simplement impriçables. On a le bon exemple des CDOs au temps de la faillite de Lehman.

    Difficile de blamer les banques de vouloir voir le verre à moitié plein.

    Le gros problème est justement la liberté qu’on les banques à développer le hors-bilan (options de gré-à-gré etc). Je pense qu’il y a ici un problème largement plus grave puisque complètement occulté par tout le système.

    Autre problème : la réglementation des chambres de compensations qui sont à mon sens les premiers établissements de crédits mondiaux. Et non régulés. Que ce serait il passé si la SG avait fait faillite sur les 50 milliards d’Euros d’encours de Kerviel sur la place allemande? Un clearer qui offre des leviers jusqu’à x100 aurait il été reconnu responsable ?

    Sur la forme :
    Lorsqu’un organisme étatique censé réguler un secteur de l’économie finit par s’en prendre à un particulier qui exprime son point de vue naïf (mais peut être pas si bête) depuis son domicile, je me pose des questions.

    D’un autre coté je me plais à imaginer cette décision comme un sabordage volontaire et une dénonciation non avouée du système Bale 2 qu’elle ne peut dénoncer.


  20. toto Le 18 novembre 2013 à 13h18
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    Une coquille : “Je rappelle, poru l’AMF, que “fausse information”,


  21. rogger Le 18 novembre 2013 à 13h38
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    et pendant ce temps la, un lascard tire des balles a BFMTV et Libération….tout s’arrange pendant que l’AMF s’essaie inutilement à effaroucher des “lanceurs d’alertes”!


  22. grub Le 18 novembre 2013 à 13h46
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    C’est à mon avis juste une manoeuvre pour tenter de contrôler les blogs en responsabilisant leurs auteurs.
    Dans tous les cas, il ne faudra pas s’attendre à une défense des médias trop contents de voir la justice taper sur les doigts de particuliers faisant leurs boulots.
    Les bloggeurs et leurs communautés ne devraient pas mordre à cet hameçon.
    Sinon nous allons avoir droit à une commission invitant et rassemblant les plus gros bloggeurs, le tout dirigé par une personnalité politique qui accouchera d’une charte de principe.

    D’ailleurs je dis ça mais ça existe peut être déjà.


  23. Morvan Le 18 novembre 2013 à 14h12
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    Je le dis et je le redis, je suis pour que le mensonge soit sanctionné, surtout en ce qui concerne les politiques. La prison ? NON ce serait trop beau pour eux. Je propose l’inéligibilité à vie. Je crois qu’ils sont en train de s’enfermer dans des contradictions infernales et que le boomerang va agir.
    Planquez vous çà va faire mal. La fin d’un système à n’en pas douter.


    • kasusbelli Le 19 novembre 2013 à 00h00
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      pourquoi seulement les politiques ? Ajoutons les agences de notation, les analystes et consultants de la finance, les banquiers, les experts “compte” (commissaires aux comptes ; experts comptable, ect…), les risks managers, les auditeurs….bon en clair les laquais de la finance mondialisée. Ca devrait assainir l’atmosphère.
      Une société se construit sur des règles. Une infraction a ses regles impose des sanctions. En l’absence de sanctions, point de règles qui tiennent…et pas de société, juste la loi du plus fort ! Depuis le feu, l’agriculture et l’élevage, nous n’avons pas évolué !


      • Morvan Le 19 novembre 2013 à 09h15
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        tu as raison bien sur, mais je suis d’un naturel gentil. Et puis surtout, pour les politiques, il y a une élection, nous votons, alors que les autres nous n’avons pas le pouvoir. Par contre les politiques pour qui nous votons, ont le pouvoir de faire des lois contraignantes contre les menteurs, les escrocs en tout genre….


  24. Christophe Vieren Le 18 novembre 2013 à 14h12
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    ps : pour vous aider à actualiser votre logiciel : 22 ans de décrochage scandaleux du RMI/RSA en trois graphiques.


  25. Incognitototo Le 18 novembre 2013 à 15h23
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    Gloups… Elle est bien susceptible cette institution… d’autant que pour une structure qui n’a jamais rien vu venir depuis 20 ans en terme de survalorisations bilancielles (ainsi que les CAC d’ailleurs), je serais elle, je ferais profil bas et je ne voudrais pas que les médias se penchent ni sur mon fonctionnement, ni sur mes incapacités à prévenir plutôt que constater les dégâts.

    Si le délit d’opinion, étayé par des analyses, devient condamnable en France, on est vraiment mal parti… Il ne faut rien lâcher, et tu sais où me trouver si tu as besoin d’une aide quelconque là-dessus (avocats méchants, relais informatifs, et cetera).
    Il serait bien temps que le gouvernement protège enfin les donneurs d’alerte, comme il s’y est engagé… on peut toujours rêver… :-(


  26. Vince Le 18 novembre 2013 à 15h41
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    heureusement qu’il n’a pas parlé de Dexia sinon la faillite aurait été de sa faute!


  27. guyomette Le 18 novembre 2013 à 15h50
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    Loin de me faire rire, l’événement que relate Olivier – merci à lui – me semble important et fort inquiétant : on en est à attaquer ad hominem, les individus ou groupes qui grattent là où il ne faut pas…
    Et évidemment, en étranglant avec la menace de sanction financière.
    C’est très grave. Et je crains qu’il ne s’agisse pas d’un “gros délire” : ces gens-là savent parfaitement ce qu’ils font et pourquoi : museler toute espèce de critique sur le système bancaire.


    • Maxence Le 18 novembre 2013 à 16h10
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      Moi ce que je comprends pas c’est qu’ils soient légalement compétents pour juger des individus “on their own” comme diraient les américains. C’est effrayant je trouve.


    • Cépamoi Célotre Le 20 novembre 2013 à 15h33
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      Ben oui , tout à fait guyomette , le message est clair : tous les méchants toutous à la niche , ici c’est chasse gardée et circulez ; pour ceux qui insistent , on va leur faire chauffer les fesses et le portefeuille . Au final , la dictature molle continue insidieusement à étendre sa toile nuisible et paralysante jusqu’à auto-museler les quelques esprits libres de ce pays , et tous les moyens seront bons , n’en doutez pas , pour parvenir à leus fins ! M’enfin ! puisque l’on vous dit que les “experts” sont aux manettes , et que de toute façon vous ne pouvez pas comprendre , tout celà étant bien trop compliqué pour vos pauvres esprits ; dormez tranquille . AMF = Ridicule et Pitoyable . Personnellement , je pense qu’il est nécessaire que JPC fasse appel de cette décision parfaitement injustifiée et abusive à mon sens .


  28. bertrand Le 18 novembre 2013 à 16h57
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    très bonne publicité pour” chevallier.biz” amf tu t’es tiré une balle. “chevallier.biz” “chevallier.biz”……aux barricades……………


  29. Perceval78 Le 18 novembre 2013 à 17h17
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    C’est clair que si cela avait été un journaliste qui avait été condamné les reactions n’auraient pas été les mêmes, la seule solution pour tous les bloggeurs : obtenir une carte de journaliste

    cf reactions de cet apres midi :

    Hollande : Le gouvernement ne permettra pas que les représentants de la presse écrite ou audiovisuelle dont le travail est indispensable au fonctionnement de notre démocratie et de nos institutions républicaines, puissent être menacés ou victimes d’actes criminels dans l’exercice de leurs fonctions

    Ayrault: Cet acte inqualifiable, et particulièrement grave, constitue une attaque directe contre l’un des piliers de notre démocratie, la liberté de la presse

    Aurelie philipetti : C’est un pilier de la société démocratique qui a été atteint

    Bertrand Delanoë : Je souhaite que tout soit entrepris pour arrêter le ou les personnes qui se livrent à ces actes violents et s’en prennent aux valeurs fondamentales de la démocratie

    Mireille de Sarnez : en frappant la presse on porte atteinte à la démocratie

    Assouline : des actes qui touche maintenant les journalistes dont la mission est indispensable à la vie démocratique de notre pays


    • sapirperade Le 19 novembre 2013 à 07h58
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      Croyez-vous vraiment, Perceval, qu’aucun journaliste n’ait jamais été condamné par l’Amf ?
      Sont-ce des blogueurs qui ont sorti l’affaire Cahuzac ou l’une des affaires politico-financières de ces dix dernières années ?
      Votre post est non seulement tout à fait hors de propos mais encore littéralement odieux “Chevallier” Perceval.


  30. Perceval78 Le 18 novembre 2013 à 17h21
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    je propose 1 minute de solidarité pour Ollivier Berruyer qui va bientot se faire taxer par l’AMF . J’avais grand plaisir à lire vos articles .


    • BA Le 18 novembre 2013 à 17h48
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      Ah oui, au fait, concrètement, qu’est-ce qu’on fait si Olivier se prend une amende de 10 000 euros de l’AMF ?


      • Christophe Vieren Le 18 novembre 2013 à 17h53
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        Vu la réactivité de l’AMF, peut-être faudrait-il envisager l’amende exprimées en Francs. ;-)


        • BA Le 18 novembre 2013 à 17h54
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          Olivier, en cas de malheur, tu les aurais, les 10 000 euros ?


          • Olivier Berruyer Le 18 novembre 2013 à 18h16
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            Je vendrai du muguet le 1er mai :)

            D’autant que si l’amende est au prorata de l’audience des blog, ils vont me rajouter quelques euros…


          • Perceval78 Le 18 novembre 2013 à 20h22
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            on peut aussi utiliser les methodes de la NSA , Les blogueurs francais font des articles sur les sites anglais , et les bloggeurs anglais font des articles sur les sites francais


  31. lefeuvre Le 18 novembre 2013 à 18h14
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    Tenir un blog qui ne vous rapporte rien ,voir moins que rien ou tout au plus deux fois rien… peut couter cher !

    Posted on 16 novembre 2013

    Société Générale : l’AMF sanctionne deux blogueurs

    Dans une décision prise le 7 novembre, la Commission des sanctions de l’AMF a considéré que les deux blogueurs avaient « diffusé une information inexacte sur le niveau d’endettement de cet établissement bancaire ».

    Le premier blogueur, Jean-Pierre Chevallier , a été condamné à 10.000 euros d’amende.

    Il est accusé d’avoir communiqué un ratio de solvabilité (capitaux propres rapportés aux dettes) erroné à 2% au 30 juin 2011, contre 9,3% en réalité.

    L’AMF a estimé « qu’il ne pouvait pas échapper » au blogueur que l’information était inexacte, étant lui-même un ancien enseignant en analyse financière…

    Le deuxième blogueur, un américain professionnel de la finance nommé Mike Shedlock, a été condamné à une amende de 8.000 euros pour avoir relayé, sans les vérifier, les informations de Jean-Pierre Chevallier

    Les petits blogueurs propriétaires de blogs qui ne leurs rapportent, soit rien, soit moins que rien ,devant les risques de sanctions, vont ils fermer leurs Blogs ou migrer vers le DARKNET via le logiciel gratuit TOR ?…à suivre !

    Une Vidéo a été récemment diffusée sur France 2.

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    • Poulig44 Le 20 novembre 2013 à 11h50
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      Bonjour,

      JP Chevallier annonce qu’il fait appel :

      link to chevallier.biz

      Bonne journée.
      Poulig44


      • Surya Le 20 novembre 2013 à 17h26
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        Il aurait peut-être déjà du déposer des conclusions et se rendre à l’audience…


        • RonRon Le 21 novembre 2013 à 08h14
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          Meuh, non ce brave homme peut se permettre d’insulter publiquement tout le monde (sauf bien sûr les bank US et les bons spéculateurs) mais ne jamais répondre de rien.

          Bon là finalement, il semblerait qu’on ait touché une corde sensible, le cave se rebiffe.

          AMF : one point


          • Surya Le 21 novembre 2013 à 10h59
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            à croire qu’il ait fait exprès de ne pas déposer de conclusions ;)

            Malgré le fait que ce monsieur pratique la désinformation (que n’importe qui ayant lu les règles de Bâle peut détecter, notamment sur les déductions à faire sur le Tier 1), cette sanction de l’AMF reste particulièrement débile. Ils ont vraiment du temps à perdre ?


  32. BA Le 18 novembre 2013 à 18h40
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    L’affaire EADS comporte deux volets :

    d’une part, une suspicion de délit d’initié de la part des hauts dirigeants d’Airbus et d’EADS lors de l’exercice de leurs stock-options en novembre 2005 et en mars 2006 avant l’annonce publique des retards de livraison du gros porteur A380 le 13 juin 2006 ;

    d’autre part, la cession, le 4 avril 2006, par DaimlerChrysler et le Groupe Lagardère de 7,5 % du capital d’EADS chacun à des investisseurs institutionnels français comme la Caisse des dépôts et consignations (CDC), entraînant pour eux une importante moins-value latente.

    De nombreux cadres d’EADS auraient réalisé d’importantes plus-values en vendant des titres EADS en mars 2006, avant l’annonce officielle de retards de livraison du très gros porteur A380 le 13 juin 2006. Cette annonce avait entraîné une chute du cours de l’action du groupe de plus de 36 % en une seule séance. Les personnes concernées nient tout délit et assurent n’avoir rien connu des problèmes de l’A380 !

    Source : article “Affaire EADS” sur Wikipedia.

    Vendredi 18 décembre 2009 :

    Dans un article du journal “Le Point”, nous avions lu que l’AMF avait refermé le dossier EADS en ne donnant aucune sanction !

    L’AMF n’avait sanctionné aucun des dirigeants d’EADS !

    Tous les dirigeants d’EADS resortaient totalement blanchis, sans aucune sanction financière !

    Lisez cet article :

    “Circulez, il n’y a rien à voir, c’est ce qu’on nous dit. C’est un véritable scandale, cela va au-delà de tout ce que l’on pouvait imaginer”, a déclaré pour sa part à Reuters Colette Neuville, présidente de l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam).

    “Je pense qu’une démocratie ne peut fonctionner que si les fautes sont sanctionnées, c’est un très mauvais signal. Cette décision va avoir un effet catastrophique sur l’opinion publique”, a-t-elle estimé.

    De son côté, l’Association des petits porteurs actifs (Appac) “s’étonne” dans un communiqué du “revirement” de l’AMF.

    link to lepoint.fr

    A l’époque, qui étaient les cadres et les dirigeants d’EADS concernés par cette affaire EADS ?

    Les protagonistes :

    Noël Forgeard, ancien coprésident exécutif d’EADS, avec Thomas Enders. Il a acheté puis vendu (c’est le système des stock-options) 162 000 titres le 15 mars 2006 et réalisé une plus-value de 1,2 million d’euros.

    Ses enfants ont vendu 127 998 titres le 17 mars 2006, réalisant une plus-value de 400 000 euros.

    François Auque, directeur d’EADS Space a vendu 10 000 titres avec une plus-value de 114 000 euros.

    Jean-Paul Gut, directeur général délégué, a vendu 50 000 titres pour 737 000 euros.

    Jussi Itavuori, directeur des ressources humaines d’EADS, a vendu 95 000 titres pour un profit de 1,2 million d’euros.

    Arnaud Lagardère a fait vendre 7,5 % du capital d’EADS par le groupe Lagardère le 4 avril 2006 (2 milliards d’euros). Le PDG a toujours affirmé ne pas avoir été informé de l’ampleur des difficultés d’industrialisation de l’A380, lors de la cession de ses titres EADS à des investisseurs institutionnels français, notamment la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Cette vente a fait l’objet d’une enquête judiciaire et d’une enquête de l’autorité des marchés financiers (AMF) sur d’éventuels délits d’initiés, mais l’affaire n’a pas abouti.

    Manfred Bischoff

    Gustav Humbert

    Thomas Enders, ancien coprésident exécutif d’EADS, avec Noël Forgeard

    Thierry Breton

    Francis Mayer (1950-2006), directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) (2002-2006)

    Augustin de Romanet

    Dominique Marcel, directeur financier de la Caisse des dépôts et consignations (CDC)

    Xavier Musca, directeur du Trésor

    Raymond Lévy, Président de Conseil de Surveillance de Lagardère

    Source : article “Affaire EADS” sur Wikipedia.

    La morale de cette affaire EADS :

    Selon que vous serez puissant ou misérable
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.


  33. Incognitototo Le 18 novembre 2013 à 19h12
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    Trop “drôle” ou presque : “Le nombre de banques démantelées en Europe ces dernières années est trop faible”, a déclaré le président de l’Autorité bancaire européenne (ABE), Andrea Enria, dans un entretien publié lundi par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung : link to bourse.lesechos.fr

    Mais pas pour l’AMF :-( qui j’espère va remettre à sa place et condamner, ce diffuseur d’opinions néfastes…


  34. Julien Le 18 novembre 2013 à 19h12
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    Au lieu de savoir qui de l’oeuf ou de la poule va être sanctionné (débat passionnant s’il en est), ne détournons pas les yeux des vrais problèmes structurels des bilans des banques françaises fortement sous-capitalisées. Et ce, quelle que soit la méthode de calcul des ratios.
    Certains ont ici gentiment déversé leur rancoeur envers JP Chevallier parce que leurs remarques et “contributions” sur le blog de JPC n’ont rien apporté au débat. C’est facile de déplacer la bataille idéologique sur un autre blog, mais néanmoins, je persiste, la seule info qui vaille est la faiblesse catastrophique du niveau de fonds propres durs de nos banques franchouillardes.

    Sinon, pour la condamnation, je crois qu’il suffit de lire ce billet d’une limpidité absolue, sans être juriste, pour savoir que ça va aboutir en classement vertical, direction le sanibroyeur.


  35. Jmeransaigne Le 18 novembre 2013 à 20h53
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    « Toute personne doit s’abstenir de communiquer, ou de diffuser sciemment, des informations, quel que soit le support utilisé, qui donnent ou sont susceptibles de donner des indications inexactes, imprécises ou trompeuses sur des instruments financiers, y compris en répandant des rumeurs ou en diffusant des informations inexactes ou trompeuses, alors que cette personne savait ou aurait dû savoir que les informations étaient inexactes ou trompeuses ».
    “Toute personne”, vu qu’une grosse majorité de nos zélus nous ont menti, nous mentent, je me demande bien pourquoi cette commission des sanctions ne s’interesse pas à eux.Décidemment, ils n’ont plus honte de rien….et pour ma part, je pense qu’il faut les juger, jamais de mémoire d’homme autant de malfrats n’ont été réunis aux commandes de notre pays!!


  36. Kiergaard Le 18 novembre 2013 à 22h46
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    On attend la condamnation des économistes dont les prévisions sont inexactes.


  37. Ztong Le 18 novembre 2013 à 22h47
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    Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
    Constitution française du 24 juin 1793, art. 35


    • Christophe Vieren Le 19 novembre 2013 à 09h09
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      On comprend bien aujourd’hui, en cette période plus qu’incertaine, pourquoi cet article, qui ne figurait pas dans la constitution bourgeoise de 1789, n’a pas été conservé dans notre constitution !


  38. 0_o Le 18 novembre 2013 à 23h46
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    Cette histoire est tout simplement hallucinante et tout simplement choquante…
    Je ne commenterais pas plus que cela n’a déjà été fait mais merci d’avoir rapporté cette histoire et de l’avoir expliqué aussi clairement! On ne peut plus tolérer de laisser ce genre de choses se passer…


  39. MJ Le 18 novembre 2013 à 23h52
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    Si Chevallier est fautif, je trouve que la condamnation est un peu faible en regard des pertes enormes qu’une telle manipulation peut entrainer.
    En fait je crois que c’est pour lui pourrir la vie. il va faire appel, la procédure va durer, lui couter un peu d’argent mais surtout du temps et de l’energie.
    Ca peut aussi le rendre enragé…
    Et toujours des felicitation à Olivier pour la qualité de ses articles.


  40. Incognitototo Le 19 novembre 2013 à 01h32
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    @ GBL,

    Qu’est-ce que vous ne comprenez pas ?… Assez peu de commentaires évoquent le problème de la véracité des dires de Chevalier ou se prononcent là-dessus… Par contre, tout le monde semble bien comprendre qu’en termes d’analyse financière, sanctionner quelqu’un qui donne un avis, c’est le comble du foutage de g… et de l’abus de pouvoir… parce que si on va par la, il faut sanctionner tous ceux qui mentent ou se trompent depuis trente ans (en plus, on a des vraies preuves probantes de leurs forfaits) et la liste est longue, comme la rappelle (partiellement) Kasusbelli…


  41. orgent Le 19 novembre 2013 à 09h58
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    Chevallier fait appel: link to chevallier.biz
    A suivre…


    • RonRon Le 19 novembre 2013 à 10h25
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      “Ils préfèrent les veaux. D’une certaine façon, ils ont raison et ils sont servis.”

      Ça commence fort, petit claque à tous nos compatriotes.

      Et bien sûr, c’est toujours mieux ailleurs “Chevallier.biz hébergé chez nos amis les petits Suisses”

      Suisses qui évidement ne mettent pas en taule, ni poursuivent les lanceurs d’alerte comme Pierre Condamin-Gerbier et Hervé Falciani sauvé du justesse par le procureur Eric de Montgolfier.


      • Christophe Vieren Le 19 novembre 2013 à 10h41
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        Certes la Suisse poursuit ces lanceurs d’alerte mais pas sur la foi de la véracité de leurs informations mais sur la manière dont ils se les sont procurées. A nous, victimes de certaines banques suisses à protéger ces lanceurs d’alerte. Si JPC peut faire émerger certaines vérités à partir de Suisse ou même à partir du pire des régimes, c’est toujours bon à prendre : une vérité reste une vérité d’où qu’elle vienne .


  42. bigtof Le 19 novembre 2013 à 19h00
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    Et cet article de Médiapart, l’avez-vous lu ? Ou comment le gouvernement rend les banques inattaquable en justice !!
    SCANDALE !!

    Extrait de l’article de Martine Orange, Médiapart, 18/11/2013

    “En matière de cadeaux aux banques, le gouvernement a déjà fait beaucoup. Mais il a décidé de faire plus. Après la farce sur la séparation des activités bancaires, c’est une véritable loi d’amnistie que vient d’accorder le gouvernement aux banques. À l’avenir, celles-ci vont pouvoir à titre rétroactif bénéficier d’une totale immunité sur les contrats de prêt signés avec toutes les personnes morales, et ne pourront plus être poursuivies si ces contrats n’indiquent pas le taux effectif global, comme le prévoyait jusqu’ici la loi.

    L’affaire s’est jouée dans la discrétion au cours de la nuit du 14 novembre, à l’occasion de la discussion de l’article 60 de la loi de finances. Un article compliqué et très attendu par les collectivités locales (voir notre article « Les élus dénoncent le marché de dupes proposé par l’État ») : il s’agissait de trouver une sortie convenable pour les collectivités territoriales prises dans les rets des emprunts toxiques tout en limitant les risques pour l’État, et surtout ceux pesant sur la banque Dexia, qui depuis son effondrement est totalement à la charge de ce dernier.

    Pour aider les collectivités locales piégées par les emprunts toxiques, l’État s’est dit prêt à leur consentir une aide de 1,5 milliard d’euros sur quinze ans. Mais il y a mis des conditions : les collectivités locales doivent au préalable avoir trouvé un compromis avec les banques. La forme du compromis est même fixée par la loi : les collectivités locales doivent accepter un remboursement anticipé avec toutes les pénalités qu’elles peuvent encourir. C’est déjà mettre les collectivités locales dos au mur.

    Mais comme si cela ne suffisait pas, le ministère des finances a décidé d’inclure une modalité qui les place pieds et poings liés face aux banques : supprimer toute possibilité de contestation légale en cas de défaut de mention du taux effectif global dans les prêts. Dès l’annonce du texte, de nombreux élus ont protesté contre cette disposition. Cela revenait à leur ôter toute arme juridique face aux établissements prêteurs, n’ont-ils cessé de dénoncer.

    De fait, dans la longue bataille qui oppose depuis 2009 les collectivités locales aux banques, le TEG a jusqu’à maintenant été le seul argument juridique admis par les tribunaux pour casser les contrats. En février 2013, le tribunal de grande instance de Nanterre a jugé que l’absence du taux effectif global du prêt, comme le prévoit la loi, invalidait l’ensemble du contrat. Le tribunal avait en outre sanctionné l’erreur en imposant comme référence de calcul pour le prêt le taux d’intérêt légal (soit 0,04 %) au lieu du taux d’intérêt conventionnel.

    Le jugement fait l’objet d’une procédure d’appel. Mais il n’a pas fallu dix mois pour le monde bancaire pour faire réécrire un texte « si lourd d’incertitudes juridiques ». Tordant le cou aux principes de la non-rétroactivité de la loi, de l’intangibilité des contrats, de l’égalité de traitement, le dispositif revient à offrir une amnistie complète et une immunité à l’ensemble du monde bancaire, absous désormais de toute faute. C’est une loi d’indulgence, comme l’écrit Julien Alexandre sur le blog de Paul Jorion.

    D’un trait de plume, le gouvernement a rayé de façon rétroactive les dernières protections juridiques offertes à toutes les personnalités morales, c’est-à-dire les collectivités locales et territoriales mais aussi les entreprises, les associations, qui auraient contracté un prêt et envisageraient de le contester, en raison de l’absence de TEG.”


  43. TomTom Le 19 novembre 2013 à 20h57
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    Je trouve personnellement cette condamnation absolument déplorable, et nous emmène sur une pente dangereuse. Dès lors que quelqu’un dira une phrase du type : “Je pense qu’il faudrait que [Insérez terme officiel ici] devrait plutôt être défini comme ça, ça donnera [Insérez résultat de la nouvelle définition là]“, il tombera sous le coup de la loi ?

    Remarquez, ça prouve le peu d’estime de nos institutions pour les marchés financiers : s’ils ne sont même pas foutus de lire un article de blog entièrement pour comprendre que le propos est de donner un autre éclairage d’une définition, c’est qu’ils sont vraiment stupides.

    Ceci dit, après avoir lu l’arrêt de l’AMF, on constate quand même que le blogueur n’a pas répondu aux LRAR de l’AMF, n’a pas livré ses propres conclusions, et ne s’est pas présenté en audience. Il y a quand même un peu d’incurie là-dedans.

    Quelqu’un propose à maître Eolas d’assurer la défense du prévenu en appel ? :D


  44. Incognitototo Le 20 novembre 2013 à 12h35
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    Encore de dangereux “pessimistes”…
    Licenciements depuis janvier dans les banques “qui vont tellement bien” : link to wikistrike.com


  45. Poulig44 Le 20 novembre 2013 à 13h47
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    Bonjour,

    Et la suite sur Le Contrarien :

    link to lecontrarien.com

    Bonne journée


  46. Fulgence Ridal Le 20 novembre 2013 à 13h49
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    Sondage express sur les banques françaises :
    sur les banques françaises
    En cas de nouvelle défaillance du système financier, la banque française la plus en difficulté serait selon vous :
    La Société Générale
    BNP Paribas
    Banque populaire (groupe)
    Crédit Agricole
    Crédit Lyonnais
    La Banque postale
    autre

    vote et résultats sur http://www.limperialiste.com
    merci beaucoup de votre contribution


  47. Wail Le 20 novembre 2013 à 23h40
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    In Soviet Francia, Autorité des Marchés Financiers regulates YOU. (link to knowyourmeme.com)

    A force de ne pas gêner les banques c’est devenu l’ABF : Autorité des Blogueurs Financiers.


  48. Jean ALBERT Le 27 novembre 2013 à 13h50
    Afficher/Masquer

    Monsieur BERRUYER,

    La presse s’est récemment fait l’écho ds agissements frauduleux de deux banques françaises dont la banque des “mécanos”
    link to lesechos.fr

    Malgré l’autopersuasion que “la confiance est la” (link to bfmtv.com) le pdg de cette banque affirme haut et fort que son établissement n’a pas besoin d’un nouveau LTRO:
    link to bourse.lesechos.fr

    Que se passerait il si à tout hasard la BCE lançait un 3eme LTRO en décembre ? et que cette banque s’y presse ?

    tomberions nous sous le coup de l’article 743-3 du règlement général de l’AMF ?

    “Section 2 – Diffusion d’une fausse information

    Article 743-3

    Toute personne s’abstient de diffuser des informations, que ce soit par l’intermédiaire des médias (dont internet) ou par tout autre moyen, qui donnent ou sont susceptibles de donner des indications fausses ou trompeuses sur les quotas d’émission, y compris le fait de répandre des rumeurs et de diffuser des informations fausses ou trompeuses, alors que la personne ayant procédé à une telle diffusion savait ou aurait dû savoir que les informations étaient fausses ou trompeuses.

    Constitue en particulier la diffusion d’une fausse information le fait de tirer parti d’un accès occasionnel ou régulier aux médias traditionnels ou électroniques, en émettant un avis sur une catégorie de quotas d’émission après avoir émis un ordre ou effectué une transaction sur ces derniers, et en profitant ensuite de l’impact de cet avis sur les autres offres de prix ou le cours de ces quotas d’émission, sans avoir simultanément porté ce conflit d’intérêts à la connaissance du public, de manière appropriée et efficace.

    Le non-respect de l’interdiction mentionnée au premier alinéa par des journalistes agissant dans le cadre de leur profession doit être apprécié en tenant compte de la réglementation applicable à cette profession. Cependant ce non-respect est susceptible de constituer par lui-même un manquement dès lors que les intéressés retirent, directement ou indirectement un avantage ou des profits de la diffusion de telles informations.”

    link to amf-france.org

    Que se passerait il si par malheur la GLE avait besoin d’être recapitalisée suite aux tests de la BCE alors que le PDG affirme qu’il ne devrait pas y avoir de retombées sur son établissement ?

    “SOCIETE GENERALE : La SocGen n’a pas besoin d’un nouveau LTRO de la BCE-Oudéa

    22/11/13 à 17:32 – Reuters 0 Commentaire(s)
    La SocGen na pas besoin dun nouveau LTRO de la BCE-Oudéa | Crédits photo : Reuters La SocGen na pas besoin dun nouveau LTRO de la BCE-Oudéa | Crédits photo : Reuters

    PARIS, 22 novembre (Reuters) – La Société générale n’a pas besoin que la Banque centrale européenne (BCE) lance une troisième opération de refinancement à long terme (LTRO) pour les banques de la zone euro, a déclaré vendredi son PDG Frédéric Oudéa.

    “Pour la Société générale, cet argent n’est pas nécessaire”, a-t-il dit lors d’une conférence au salon Actionaria, à Paris. “Nous levons des fonds sur le marché.”

    La BCE a injecté plus de 1.000 milliards d’euros sur les marchés lors de ses deux opérations LTRO de décembre 2011 et février 2012 destinées à prévenir un assèchement du crédit au plus fort de la crise de la dette souveraine dans la zone euro.

    La baisse de taux décidée par la banque centrale ce mois-ci alimente les spéculations sur une nouvelle opération de ce type.

    Concernant les tests de résistance bancaires qui seront organisés l’an prochain par la BCE, Frédéric Oudéa a estimé qu’ils ne devraient pas avoir de retombées sur la SocGen.

    “La BCE va devenir le gendarme (des banques de la zone euro)”, a-t-il dit. “Avant, elle procède à une sorte de visite médicale pré-embauche. On est très confiants de passer cette visite médicale sans problème.” (Matthias Blamont, édité par Dominique Rodriguez et Matthieu Protard)”
    link to bourse.lesechos.fr

    à suivre, attentivement ….

    un fidèle lecteur pour qui les mots ont un sens.


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