Petit appel à l’entraide ce jour, en 1er commentaire…

Nicolas Doze m’a invité à son émission Les Experts le 4 novembre, sur BFM Business (la radio filmée, pas BFM TV).

Avec Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation&Arguments et Gilles Le Gendre, fondateur d’Explora & Cie.

Voici la vidéo :

Partie 1 :

Partie 2 :

Je précise que je ne suis en rien “germanophobe” – il y a des trucs formidables en Allemagne, dont on devrait s’inspirer – 50 % d’administrateurs représentant les salariés dans les grandes entreprises, éthique politique, 1 seule banque à risque systémique contre 5 en France, respect des contrats traités et Constitution, pas de cumul des mandats politiques, etc – dont on ne nous parle “étrangement jamais”. Mais pour les économistes de Cour, un “modèle de pays = 1 seule cause = baisse des salaires”

On reparlera très vite de Galbraith et de la Banque Centrale…

Pour les pressés, News360x a sélectionné mes interventions :

Prochain rv : le 20 novembre.

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N’hésitez pas à réagir en direct par mail sur cette émission via ce lien – Nicolas Doze consulte bien les mails en direct, et est très demandeur ;) :

http://www.bfmtv.com/emission/les-experts/

(cliquez sur Lui écrire à droite)

Utilisez aussi Twitter : https://twitter.com/NicolasDOZE

72 réponses à [Média] BFM Business, Les Experts – 4 novembre

  1. BA Le 05 novembre 2013 à 06h37
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    Pour relancer l’économie réelle, Mario Draghi pensait avoir une idée géniale : le LTRO. En décembre 2011 et février 2012, la BCE a prêté 1018 milliards d’euros aux banques européennes. Durée : 3 ans. Taux d’intérêt : 1 %.

    Résultat : avec cet argent, les banques européennes ont massivement acheté des obligations d’État. Leurs achats ont augmenté de 26%, soit une augmentation de 550 milliards d’euros.

    Dans le même temps, les banques européennes ont réduit de 9 % leurs prêts aux entreprises privées ! Cela correspond à une baisse de 440 milliards d’euros !

    Depuis deux ans, les banques européennes ont de moins en moins financé l’économie réelle. Ces centaines de milliards d’euros de liquidités n’ont pas servi l’économie réelle. La dette des Etats européens a explosé. La dette des ménages a explosé. Le chômage en Europe a explosé.

    Le LTRO est un échec total.

    Mario Draghi est un neuneu.

    Mardi 5 novembre 2013 :

    Les banques européennes ont réduit de 9% leurs prêts aux entreprises en 2 ans.

    link to express.be


    • Surya Le 05 novembre 2013 à 07h17
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      Le LTRO n’est pas du tout un échec ! L’objectif était que les banques du sud de sautent pas; et elles sont toujours là !


      • Le Kaiser Le 05 novembre 2013 à 09h26
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        Oui, c’est vrai, les gens de la haute (finance) remercient Super Mario de pouvoir continuer à parasiter le fruit (du travail des petites gens).
        Tu me prêtes à 1%, je reprête à 5%, sur 1000 milliards, cela fait quelques milliards pour continuer à danser hein ?


        • Surya Le 05 novembre 2013 à 09h48
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          Vos ordres de grandeur sont erronés ;) Le carry trade n’est fait qu’à la marge dans les pays du sud (espagne / italie).


        • sapirperade Le 05 novembre 2013 à 10h10
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          Sauf aussi, Kaiser, que ces titres espagnols ou italiens (ou français) ben ils sont massivement partis en repo dans les banques centrales…


  2. Fabrice Le 05 novembre 2013 à 07h05
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    Très bonne intervention Olivier, vous avez pour une fois en grande partie un allié avec Gilles Le Gendre.

    Bon juste un point ou je ne suis pas d’accord (mais bon ça fait un moment) c’est sur l’Allemagne c’est que celle-ci a décidé égoïstement d’agir à l’encontre des autres, historiquement ce sont les autres qui ont cherché à lui lier les pieds et les mains en créant l’euro en la poussant à abandonner son trésor national qu’était le Deutschmark (principalement la France avec Mitterrand).

    Manque de chance l’Allemagne a choisi de sacrifier sa consommation intérieure pour se sortir du piège et le retourner contre ses auteurs (quelque chose d’impensable pour la mentalité française et je suis d’accord elle paiera un jour ou l’autre car déjà elle tique à descendre plus bas face aux autres pays européens, qu’elle a incité à suivre son exemple, sciant par la même la branche sur laquelle elle était. Là je comprends toujours pas où l’Allemagne voulait en venir en agissant ainsi, à part de la pure prétention) mais elle a compris que les autres pays n’avaient pas d’aimables intentions à son encontre et que ce serait sans cadeau.

    Quand aux USA qui critique l’Allemagne en faisant du dumping avec le dollar et cherchant à prendre la place de l’Allemagne avec son traité atlantique en inondant le marché européen de ses produits, services, normes (quasi inexistantes alors que les européens seraient paralysés par les siennes qui sont drastiques) c’est assez risible et il est dommage que vous n’ayez pu développer ce point.


    • step Le 05 novembre 2013 à 10h22
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      “Là je comprends toujours pas où l’Allemagne voulait en venir en agissant ainsi, à part de la pure prétention.”

      Il y a des pays dont l’impéralisme est volonté de puissance sur les valeurs (La france en fait partie), d’autre dont l’impérialisme est volonté de domination industrielle (l’allemagne, initialement, c’était une volonté de puissance militaro industrielle, mais le “militaro” lui ayant été interdit…), d’autres dont la volonté de puissance est économique (angleterre), territoriale (la chine, russie) ou une somme de ces volontés (US).

      Un pays est basiquement une volonté de puissance collective de sa population (bien au delà de la notion d’emprunte géographique ou d’état), et demander à l’Allemagne de ne pas avoir le système industriel (tertiaire, il faut vivre avec son époque) le plus puissant, c’est comme demander à la France de ne pas jouer l’insupportable “je sais tout” sur l’éthique et les valeurs géopolitique…. c’est pas évident !


    • sapirperade Le 05 novembre 2013 à 10h25
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      Allons Fabrice, soyons logiques : on ne peut pas se louer de dénoncer le déséquilibre commercial allemand délirant à 7% du pib et reprocher au gvt US de tenir le même discours.


      • Fabrice Le 05 novembre 2013 à 11h09
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        ah non Sapirperade je souligne le fait que c’est l’hospice qui se fout de la charité ou faite ce que je dis pas ce que je fais.

        L’Allemagne a fait un choix idiot car ses “partenaires” tentaient de la museler c’est compréhensible mais pas forcément tenable sur le long terme, car à ce petit jeu on trouve toujours plus idiot.

        Le choix de l’Allemagne mène dangereusement à tutoyer la déflation, car la position de l’Allemagne n’est tenable que si il n’y pas inflation des prix (quand vous sacrifiez les salaires l’enjeu absolu c’est que les prix n’augmentent pas, si on veut que la population reste un tant soit peu calme).


        • sapirperade Le 05 novembre 2013 à 12h34
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          “Hôpital et charité ” ? Les deux compères franco-américains avec leurs 3% de déficit commercial face aux 7% d’excédent allemand ? On est d’accord alors Fabrice, ni les US ni la France ni personne n’ont rien à reprocher ni même à commenter dans les choix de politique économique faits par l’Allemagne depuis 10 ans…


          • ril Le 05 novembre 2013 à 19h03
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            La commission s’y met :

            “dans les critères retenus par la Commission européenne pour évaluer les déséquilibres macroéconomiques, figure celui des excédents s’ils sont au-dessus de 6% pendant trois années de suite.”

            link to challenges.fr


          • Bernique Le 06 novembre 2013 à 08h53
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            Sauf que : en économie libérale ce ne sont pas les pays qui “gèrent” les déficits commerciaux. Normalement “ils” se gèrent avec les taux de change et/ou les mouvements de capitaux. Pour le taux de change avec l’euro c’est rapé, et tant que le flux de capitaux est possible (en cash ou par le crédit), le plus “compétitif” continue d’engranger…


          • step Le 06 novembre 2013 à 09h29
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            un deficit est une mauvaise chose, un excedent est une mauvaise chose, ils sont les 2 revers d’une même médaille. Le jour ou certains comprendront ça, ils arrêteront de sanctifier l’excedent et dénoncer le déficit.


    • arkao Le 05 novembre 2013 à 11h16
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      @ Fabrice
      Pour tenter de comprendre où veut en venir l’Allemagne, il est profitable de se pencher sur l’histoire européenne du XXe siècle avec ses deux conflits mondiaux.
      On peut utiliser aussi avec profit les nombreux écrits d’Emmanuel Todd au sujet des structures familiales et sociales.


      • Fabrice Le 05 novembre 2013 à 11h22
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        Désolé Todd est pétri d’une idéologie bornée anti-allemande qui tient plus de l’obsession que de la réflexion, la théorie du c’est la faute de l’Allemagne pour se dédouaner de ses propres tord elle a bon dos, mais limité.

        L’allemagne est le loup noir dans la bergerie des blancs moutons m’insupporte car limite une réflexion plus ample et honnête.

        L’allemagne a des tords mais atomisez la pendant qu’on y est ! On verra un autre bouc émissaire apparaître au lieu de s’interroger sur les failles du système français et individuels et collectifs des autres pays européens.


        • arkao Le 05 novembre 2013 à 11h48
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          @ Fabrice,
          C’est peut-être bien justement parce que plusieurs puissances concurrentes ont tenté “d’atomiser” l’Allemagne qu’elle se comporte comme cela aujourd’hui.
          Quant à Todd, oui on perçoit une forme de germanophobie dans ses propos, mais elle ne remet en cause ses recherches fondamentales sur les structures familiales européennes. Il faut dissocier le chercheur de “l’intellectuel médiatique” dont les prises de position sont bien souvent contestables.


      • ril Le 05 novembre 2013 à 14h11
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        Le problème des politiciens français est qu’ils veulent imiter ce qu’il ne faut pas imiter de l’Allemagne et se gardent bien de promouvoir ce qui est valable en Allemagne, ils font du benchmark à l’envers.

        La France avec son immobilier délirant, ses énarques à la Messier parachutés à la direction d’entreprise dont ils n’ont aucune expérience… sait assez bien y faire pour se mettre dans la panade, la loi ALUR commence d’ailleurs à montrer ce qu’il ne fallait pas faire.


    • astap66 Le 06 novembre 2013 à 07h43
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      @Fabrice
      Les leçons de l’histoire donnaient peut être raison aux autres pays de vouloir “museler” l’Allemagne, non ?


      • Fabrice Le 06 novembre 2013 à 09h06
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        Les leçons d’histoires me disent surtout que les vainqueurs ont appliqué leur droit de voir leur version promus mais après dire que L’allemagne est le grand démon face aux anges, la vrai histoire relativise.

        Allez voir en Espagne et demandez si Napoléon était un grand homme ou un boucher, qui a déclaré la guerre en 1870 ? 14-18 revanche de 1870 pour récupérer de l’humiliation et 39-45 (et l’arrivé au pouvoir de Hitler) aurait-elle eut lieu si l’humiliation des conditions d’armistice de 14-18 avaient été supportable car transformant la crise de 29 en supplice ?

        Après on peu voir la version dogmatique ou honnête je me méfie des versions ou seul le blanc et le noir existent.


  3. fabien775 Le 05 novembre 2013 à 08h51
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    @Surya
    La BCE a juste acheté du temps, le nouvel LTRO arrive à grands pas en attendant le suivant.


    • Surya Le 05 novembre 2013 à 11h14
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      Rassurez-vous, comme les banques des pays du sud sont structurellement débitrices nettes et qu’elles seront dans l’incapacité de rembourser, les dettes seront roulées (comme une partie des “remboursements” des LTRO en début d’année ont été roulés sur du MRO)


  4. Moria Le 05 novembre 2013 à 09h24
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    Bonjour

    Désolé pour cette question vraiment naïve, mais en vous entendant parler des taux qui se rapprochent fatalement du 0, je me suis posé la question d’une possibilité d’un taux directeur négatif.

    Celà est-il envisageable à moyen terme et quelles en seraient les conséquences ?


  5. Frank Le 05 novembre 2013 à 09h32
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    Bonjour
    Personne n’a poussé l’Allemagne à abandonner le deutsche Mark . L’euro fait partie d’un deal entre la France et l’Allemagne, la contrepartie étant la réunification de cette dernière. On peut constater que la monnaie européenne joue exactement le même rôle que le deutsche Mark pour l’Allemagne et que ses effets sont bien pires pour tous les États du sud ( dont la France )…


    • sapirperade Le 05 novembre 2013 à 12h16
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      Non Frank, dans les conditions actuelles de déséquilibre structurel du commerce extérieur de l’Allemagne, c’est à minimum minimorum 10% de réévaluation du DM qu’elle aurait eu droit.


    • Fabrice Le 05 novembre 2013 à 13h23
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      Frank je vous conseil ce petit article de 2010 (il y en a d’autres mais celui là résume bien ma pensée) :

      link to presseurop.eu


      • Fabrice Le 05 novembre 2013 à 13h44
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        donc non “pousser” n’est pas le terme, je dirais petit chantage entre “amis”.

        Alors après dire que l’Allemagne a su jouer avec la nouvelle monnaie en sa faveur oui c’est exact, mais nous lui avions quand même tendu (forcé) le baton pour nous faire battre et qu’après de tels attitude l’Allemagne ait compris que l’amitié entre pays européens n’était qu’une duperie, il n’y a rien d’étonnant.

        L’union monétaire a été forcée pourquoi voulez vous que l’Allemagne soit volontaire pour faire avancer une union politique avec des pays qui n’hésiteront pas à lui faire des coups pareils.

        On joue actuellement aux pleurnichards mais rien n’a été fait pour éviter la situation de blocage actuelle et éviter la prédominance d’un pays au détriment des autres.

        Pour paraphraser Olivier l’Allemagne est un tacticien mais aussi les autres pays qui s’amusent d’avoir jouer des coups aux détriment des autres sans qu’aucun ne réalise qu’ils seront au final perdant en même temps que les autres.

        Le seul état qui a joué une stratégie sur le long terme s’est le Royaume-Uni qui a tout fait pour qu’il n’y ait pas de vraie Europe, même si au final il en pâtira aussi car se basant sur un modèle de pensée dépassé :

        “nous contre le reste de l’Europe”

        alors qu’il a oublié que la compétition était mondiale et que l’adage de Brenos “Vae Victis” est toujours d’une confondante réalité.


        • ril Le 05 novembre 2013 à 17h39
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          Plusieurs fois l’Allemagne a proposé plus d’intégration après Maastricht, refus poli des politiciens Français préférant le montage bancale de Maastricht.

          Ensuite chacun a joué sa partition en solo.

          Ceci dit l’Allemagne connait parfaitement ses propres problèmes comme des infrastructures publiques en bout de course qui va nécessiter de grosses dépenses :

          « 7,2 Milliarden Euro fehlen jedes Jahr für Schienen, Straßen und Schleusen. Das Fundament des Wohlstands bröckelt »

          link to zeit.de


  6. Bill Le 05 novembre 2013 à 10h15
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    Je reprends un de mes commentaires d’il y a quelques jours.
    En fait tout se passe entre la 2ième et la 5.30 ième minute ou nos amis décrivent exactement ce que je tente d’expliquer, en prime la tumeur a un nom Goldman Sachs et les agents métastase Mc Carney, Draghi,Monti etc.
    Voici le commentaire.
    «La finance mondiale demeure une énorme centrale nucléaire, bâtie en dehors de toute norme de sécurité», résume Jean Naulot
    « Soit ce sont les banques qui asservissent l’État, soit on les met sous contrôle. C’est un combat» Philippe Lambert
    J’ajoute, la finance mondiale est exactement comme une tumeur cancéreuse dans le corps humain, ce n’est pas une métaphore c’est une réalité. Elle s’accapare toute les ressources planétaires, pas directement bien sûr, par personnes interposées nous tous en fait, dopés et obnubilés par la consommation, le rendement des placements, le fond de pension, cherchant toujours le moyen de mieux performer en étant plus productif etc. etc. vous connaissez la chanson.
    Tous ces efforts pour maintenir le système actuel sans être conscient, comme le font tous les organes du corps humains travaillant innocemment sans relâche à alimenté une tumeur qui les fera à la fin mourir. Pour rappel une tumeur cancéreuse dans un corps est une entité sans aucune fonction réelle qui se donne pourtant le statut d’organe vital et ne fait que croître en mobilisant l’ensemble des ressources du corps
    C’est la situation réelle dans laquelle nous nous trouvons, c’est un combat comme le dit Lambert qui va demander un ‘’effort de guerre’’ l’étape préalable prendre conscience du phénomène, pas facile.
    Même si vous apprenez aujourd’hui que vous avez un cancer et que votre cerveau (gouvernements) en prend conscience vous vous rendez vite compte que vos organes (nous) continues à alimenter la tumeur et que vous devez vraiment prendre des moyens plus sérieux et drastiques pour vous débarrassez du problème.
    Le problème bien réel ne se limite pas à la simple ‘’santé économique’’ plusieurs l’auront déjà oublié, revoyez donc le document suivant (suggéré récemment) et essayez d’en garder le souvenir pour la recherche de solution.
    Sans Lendemain – YouTube
    Alain Audet


    • Lisztfr Le 05 novembre 2013 à 10h53
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      L’économie est une écologie, avec parasitisme, espèces en danger, une instance qui essaie d’y mettre de l’ordre, etc. Le cancer n’est qu’une image d’un phénomène plus vaste de parasitisme, ou de prédation. Et dans la nature les proies s’adaptent, ou disparaissent aussi. Et notre type de société peut très bien disparaître parce qu’elle n’aura pas su générer en son sein les moyens de s’adapter, comme une ruche, beaucoup de sociétés d’abeilles sont mortes avant de pouvoir résister au frelon.


    • Ardéchoix Le 05 novembre 2013 à 11h09
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      une fois que vous avez fabriqué et vendu votre produit , vous le mettez dans un camion , sur lequel on vous fait payer les frais de port , normal .Voilà c’est fini ? Eh ben non un consortium emmené par Benetton, Goldman Sachs, Thalès et SFR empochera 20% des recettes de l’écotaxe , alors heureux ?


  7. Onvarire Le 05 novembre 2013 à 10h24
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    Je suis assez d’accord avec Olivier, sur la taxation des clubs de foot. Pour l’instant cette mesure est populaire, mais on en reparlera dans quelques temps !

    Il m’est arrivé de penser que c’est le caillou qui fera tomber le gouvernement. Le diable se cache toujours dans les détails.

    Il suffit de mettre les supporters en colère ( grève, menace de faillite d’un club, départ de bons joueurs, augmentation du prix des billets). Ce ne sera pas Quimper, mais Trocadero puissance 10 ! A Marseille, à Lyon et ailleurs. Les supporters sont des gens très raisonnables, n’est ce pas ? Ils échappent à tout contrôle des syndicats..

    Si le gouvernement recule là dessus, ce sont les autres qui vont se révolter, ne voulant pas payer la part des joueurs de foot.


  8. samuel Le 05 novembre 2013 à 10h32
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    C’est marrant, on part toujours du principe qu’une relance par la monnaie ce fait par l’injection au niveau bancaire, alors que si on veut une relance économique (et non financière), il suffit juste de créer de la monnaie directement sur les comptes bancaires (tant qu’à faire au prorata de la richesse créer sur 10 ans, forcement en décroissance c’est de l’inflation brut, mais ça ou de l’inflation financière….).


    • Surya Le 05 novembre 2013 à 11h09
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      Avec votre solution, l’hyperinflation est pour demain. Vous augmentez immédiatement M1.


      • samuel Le 05 novembre 2013 à 11h46
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        Cela dépend du montant injecté, de la richesse créé…. et si on part du principe que l’inflation est une mauvaise chose.
        (une monnaie fondante limite la thésaurisation monétaire, je dis pas qu’elle ira forcement sur les outils de productions plutôt que sur l’immobilier).
        Si on injecte par exemple, 10 euros par mois pendant un an, sur tout les comptes bancaires (et qu’on en créer pour les adultes qui n’en ont pas), on sera loin de l’hyperinflation, il faut arrêter d’être dogmatique, l’économie c’est pratique :)
        Et avec la construction de bulle financière, ça donne quoi comme conséquences… :)


    • jeje Le 05 novembre 2013 à 15h20
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      Je me pose la même question depuis très longtemps. L’injection au niveau de la population a été évoquée par certain sous le nom de « quantitative easing for the people ».

      link to blogs.reuters.com

      L’augmentation de l’inflation serait évidement très rapide et les rentiers n’aiment pas ça du tout. Et malheureusement les rentiers sont de plus en plus influant dans nos pays. Ils préfèrent donc injecter de l’argent dans les banques et diminuer les salaires.


  9. Clive Le 05 novembre 2013 à 11h08
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    Cher N. Doze puisqu’il paraît que vous lisez ce blog….
    Vous jouez la carte obsolète du “complot” face à N. Berruyer, pourquoi? par réflexe je suppose (reflexe de base du journaliste embedded), manque de pot vous faites l’unanimité de vos invités qui vous expliquent (même eux!!!) que les complots sont cachés, et que ce dont on parle est tout à fait visible, avéré, et entre dans la catégorie de ce que l’on a convenu d’appeler:
    “la réalité”


    • Surya Le 05 novembre 2013 à 11h23
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      Je trouve assez comique qu’on nous parle jour après jour du besoin de modération salariale pour restaurer la compétitivité et qu’après on vienne s’étonner du risque de déflation. Ce n’est pas la cohérence qui les étouffe…


  10. jducac Le 05 novembre 2013 à 12h19
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    Bravo ! Je trouve que les 3 intervenants et l’animateur ont tous été très bons dans cette séance BFM Business-Les Experts.

    Il n’y a qu’un petit truc qui me gêne, c’est que le débat, très objectif et d’un excellent niveau, n’intègre pas suffisamment les contraintes d’un niveau supérieur à celui de l’Europe. Je crois que c’est une erreur. On ne peut pas, à mon avis, prendre les bonnes options pour régler les problèmes qui se posent au niveau d’un pays sans prendre en compte ceux qui se posent aux niveaux supérieurs, jusqu’à y compris, au niveau mondial.

    On ne peut pas, ne pas tenir compte du fait que si tous les peuples au monde, vivaient comme les occidentaux il faudrait qu’ils aient à leur disposition plusieurs planètes Terre. C’est ainsi que du point de vue d’un humanisme terrestre, il parait préférable de limiter la consommation des pays les plus développés plutôt que d’agir pour qu’elle s’élève encore plus en augmentant les salaires du plus grand nombre de ses habitants, plus enclins à consommer dans le présent, qu’à investir pour survivre dans le futur .

    L’Allemagne de Schröder a été la première en Europe à montrer l’exemple. De ce point de vue elle a fait œuvre éducative à l’égard de ses partenaires. Au lieu de l’accabler, il vaudrait peut-être mieux lui être reconnaissants de nous avoir montré le bon exemple.

    C’est d’autant plus vrai que cela montre aux dirigeants et aux peuples des pays du Sud de l’Europe, les plus vulnérables à cause de leur très grande dépendance énergétique, qu’au lieu de se laisser aller à vivre à l’abri de l’€uro, ils auraient normalement du être les premiers à réagir s’ils s’étaient montrés conscients et responsables.

    Contrairement à ce que disent beaucoup, je ne crois pas que l’€uro soit inadapté à nos économies d’Europe du Sud. Je pense au contraire, que ce sont nos dirigeants actuels et passés, plutôt nuls en économie, qui n’ont pas su agir, à l’exemple de Schröder et en liaison avec le patronat et les syndicats, pour adapter nos salaires et notre efficacité économique de sorte à ce que nos pays ne dépensent pas plus de richesse qu’ils n’en produisent.

    link to fr.wikipedia.org

    Or, la véritable unité de richesse pour les organismes vivants, c’est l’énergie, celle qui permet d’alimenter et de perpétuer la vie.

    Dans notre monde moderne c’est l’énergie fossile qui nous permet de vivre. Nous en sommes très dépendants même pour les produits alimentaires, comme viennent de le sentir les bonnets rouges bretons.

    C’est pourquoi il vaut mieux consommer moins (bridage des salaires) pour investir d’avantage afin d’amener nos outils industriels et agricoles au top de la performance et d’être ainsi en mesure d’améliorer ou de fiabiliser nos moyens de captation d’énergie dans nos divers environnements économiques, y compris africains, pour le gaz, l’uranium et autres.

    A ce sujet, il aurait sûrement mieux valu réduire davantage le nombre de fonctionnaires budgétivores dans les diverses structures paperassières de l’Etat, que d’amputer les effectifs de nos armées.


    • step Le 05 novembre 2013 à 12h55
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      “C’est ainsi que du point de vue d’un humanisme terrestre, il parait préférable de limiter la consommation des pays les plus développés plutôt que d’agir pour qu’elle s’élève encore plus en augmentant les salaires du plus grand nombre de ses habitants, plus enclins à consommer dans le présent, qu’à investir pour survivre dans le futur .

      L’Allemagne de Schröder a été la première en Europe à montrer l’exemple.

      Alors là… les bras m’en tombent, je ne vois pas en quoi l’Allemagne a “préparé sa survie dans le futur”. Elle a effectivement réduit la consommation d’une PARTIE de la population allemande (son gini nous le rappelle), mais le lien implicite que vous faite entre paupériser sa population=préparer son avenir est soit d’un cynisme revulsant basé sur un darwinisme social soit d’une bétise absolue.

      “à l’exemple de Schröder et en liaison avec le patronat et les syndicats, pour adapter nos salaires et notre efficacité économique de sorte à ce que nos pays ne dépensent pas plus de richesse qu’ils n’en produisent.” bien évidemment faux, les produits allemands ont une forte valeur ajoutée qui existe toujours, qui est juste moins redistribuée. La richesse et la consommation sont constante, elle est l’affaire de moins de monde, c’est tout et franchement je ne vois pas en quoi cela préparait mieux un avenir souhaitable.

      “il vaut mieux consommer moins (bridage des salaires) pour investir d’avantage” avez vous remarqué que ce n’est pas ce qui se passe au niveau des entreprises? Le bridage des salaires permet soit l’ameilloration de la rente actionnariale(transfert de richesse) soit l’augmentation de la trésorerie des entreprises qui s’attente à une croissance par acquisition externes.

      Effectivement, dans une société à fort darwinisme social l’armée dans des mains amies des puissant est plus utile qu’une administration. C’est qu’il faut tuer des gens pour garder l’ordre…


      • jducac Le 05 novembre 2013 à 15h01
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        @ step Le 05 novembre 2013 à 12h55

        Alors là… les bras m’en tombent, je ne vois pas en quoi l’Allemagne a “préparé sa survie dans le futur”.

        Désolé Step, mais quand on est surpris par une argumentation, ça n’est pas en laissant tomber ses bras qu’on a le plus de chances de tirer profit de l’invitation à voir différemment les choses.

        Non, c’est son cerveau qu’il faut stimuler pour l’orienter vers la réflexion et vers une analyse plus approfondie afin de voir si la prise en compte de nouveaux éléments n’est pas de nature à infléchir sa prise de position initiale.

        En songeant aux milliards d’humains qui consomment moins que nous, et à l’exemple de ce qu’a fait l’Allemagne, il ne s’agit pas de paupériser une partie de la population occidentale, mais d’éviter qu’elle consomme encore plus.

        C’est ainsi que du point de vue d’un humanisme terrestre, il parait préférable de limiter la consommation des pays les plus développés plutôt que d’agir pour qu’elle s’élève encore plus en augmentant les salaires du plus grand nombre de ses habitants, plus enclins à consommer dans le présent, qu’à investir pour survivre dans le futur .

        Probablement parce que votre position vous semble moins solide que ce que vous imaginiez et au regard des arguments que j’avance, vous vous êtes laissé aller à une forme de violence qui ne vous grandit pas.

        Vous avez eu recours à l’ultime arme des faibles, la tentative de déconsidération publique de votre contradicteur en détournant les propos qu’il a tenus et en l’affublant

        d’un cynisme révulsant basé sur un darwinisme social soit d’une bêtise absolue.

        Grand bien vous fasse !


        • Wilmotte Karim Le 05 novembre 2013 à 19h42
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          “je ne vois pas en quoi l’Allemagne a “préparé sa survie dans le futur”. Elle a effectivement réduit la consommation d’une PARTIE de la population allemande (son gini nous le rappelle),” Step

          ” il ne s’agit pas de paupériser une partie de la population occidentale, mais d’éviter qu’elle consomme encore plus.” Jducac

          L’évolution que vous souhaitez n’est donc pas une diminution de la consommation des plus riches (non, pas ça!!!) mais du reste de la population, les plus faibles en priorité.

          Question : vous savez qu’après 1788, il y a 1789?


          • jducac Le 05 novembre 2013 à 21h24
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            @ Wilmotte Karim Le 05 novembre 2013 à 19h42

            L’évolution que vous souhaitez n’est donc pas une diminution de la consommation des plus riches (non, pas ça!!!) mais du reste de la population, les plus faibles en priorité.

            Je n’ai jamais dit cela. Je me suis limité à donner mes explications des raisons qui ont amené G.Schröder, en accord avec les syndicats et le patronat, à freiner la progression des salaires, il y a une dizaine d’années. Votre intervention, après celle de Step, montre les retards de maturité économique existant entre les Allemands et certains de leurs partenaires européens.


          • Wilmotte Karim Le 05 novembre 2013 à 21h42
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            Je ne sais pas si vous l’avez dit.
            Ce que je sais, c’est que vous dites que Schroeder c’est bien…
            Et que c’est ce qu’il a fait.

            Je maintiens donc :
            “L’évolution que vous souhaitez n’est donc pas une diminution de la consommation des plus riches (non, pas ça!!!) mais du reste de la population, les plus faibles en priorité.”


          • jducac Le 06 novembre 2013 à 07h51
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            @ Wilmotte Karim Le 05 novembre 2013 à 21h42

            Ce que je sais, c’est que vous dites que Schroeder c’est bien…

            Vous amputez ce que je dis puisque vous avez systématiquement, lors de vos interventions précédentes, omis de rapporter ce qui, à mes yeux, est le plus important. C’est aussi ce qui met en évidence l’avance de la prise de conscience allemande concernant le problème d’épuisement des ressources auquel l’humanité, dans son ensemble, est confrontée. Vous avez omis par deux fois de rapporter :

            en accord avec les syndicats et le patronat,

            A vous entendre, je me demande si nous avons reçu la même éducation morale. Ma famille, mes éducateurs religieux et ceux de l’école laïque et républicaine, tous m’ont enseigné que, lorsque l’on veut travailler pour la paix et le bonheur des hommes, il faut s’abstenir de prêter de mauvaises intentions à son interlocuteur.

            Pourrions nous, au moins, nous mettre d’accord sur ce point ?


          • step Le 06 novembre 2013 à 09h36
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            “C’est aussi ce qui met en évidence l’avance de la prise de conscience allemande concernant le problème d’épuisement des ressources auquel l’humanité, dans son ensemble, est confrontée.”… Mais c’est juste faux. Si c’était le cas, l’allemagne n’aurait pas une des “production d’énergie” les plus polluante de la planete. Je ne suis pas sûr que la génération charbonnière soit la marque d’une prise de conscience quelconque.

            Je ne vois d’ailleurs pas en quoi votre argumentation ne conduit pas à du darwinisme social. Merci de ne pas inverser la charge de la preuve. c’est à celui qui “vend son modèle” de démontrer son innocuité, moi j’ai passé l’age de m’imaginer détenir des solutions par simple construction intellectuelle et rhétorique.

            “Ma famille, mes éducateurs religieux et ceux de l’école laïque et républicaine, tous m’ont enseigné que, lorsque l’on veut travailler pour la paix et le bonheur des hommes, il faut s’abstenir de prêter de mauvaises intentions à son interlocuteur.” Ha, ce qui explique bien des choses. Effectivement nous n’avons pas eu la même éducation. Personnellement, on m’a appris que la limite de fiabilité de la parole humaine est l’horizon des intérêts de la personne qui l’utilise. C’est souvent plus pragmatique, et plus adéquat à la réalité.


          • jducac Le 06 novembre 2013 à 11h32
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            @ step Le 06 novembre 2013 à 09h36

            “C’est aussi ce qui met en évidence l’avance de la prise de conscience allemande concernant le problème d’épuisement des ressources auquel l’humanité, dans son ensemble, est confrontée.”… Mais c’est juste faux. Si c’était le cas, l’Allemagne n’aurait pas une des “production d’énergie” les plus polluantes de la planète. Je ne suis pas sûr que la génération charbonnière soit la marque d’une prise de conscience quelconque.

            Puisque l’Allemagne pollue déjà beaucoup, pensez-vous qu’elle aurait moins pollué si au début des années 2000, elle avait décidé d’augmenter les salaires et de travailler moins, à l’image de ce qu’a fait la France ? (Retraite à 60 ans en 1981 et 35h au début des années 2000).

            J’attends votre démonstration, et pardonnez-moi si cela vous contraint à une construction intellectuelle, donc à un travail à l’aide de votre cerveau.

            Je prétends que l’Allemagne a fait œuvre éducative pour tous les autres pays et notamment pour ses partenaires européens. La Chine, d’ailleurs dirigée depuis longtemps par un parti unique communiste, de tout temps défenseur du peuple et des plus faibles, a d’ailleurs fait la même chose en limitant les salaires des chinois et de plus, en s’attaquant volontairement au problème de la surpopulation, donc à la surcharge écologique de notre planète.

            Contrairement à ce qui peut paraître, amener les gens à consommer le moins possible pour vivre, afin qu’ils prennent conscience de la nécessité de faire travailler leur méninges pour tendre vers plus d’efficacité, n’est pas leur rendre un mauvais service. Cela les éloigne de leurs très lointaines origines eu métazoaires, état vers lequel nous retournerons peut-être si nous n’arrivons pas à progresser vers le haut, en réussissant à vivre avec de moins en moins d’énergies et de matières non renouvelables.

            link to fr.wikipedia.org

            Personnellement, on m’a appris que la limite de fiabilité de la parole humaine est l’horizon des intérêts de la personne qui l’utilise.

            On vous a donc appris à vous défier de vos semblables. Et vous pensez bon, en tant qu’humaniste, de propager cet état d’esprit ?

            link to cepremap.fr

            A près de 80 ans, pensez vous que j’aie d’autres intérêts que celui de faire part aux autres, de ce que j’ai appris de positif de la vie ?


          • Wilmotte Karim Le 06 novembre 2013 à 13h34
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            Je prétend que l’Allemagne a fait ce qu’elle a fait, ne vous en déplaise!

            Donc, elle a attaqué les 50% inférieurs (et singulièrement les plus faible) en transférant les revenus vers le haut de la structure sociale.

            Donc, soit vous ne voulez pas comprendre ce que l’Allemagne a fait (et qui n’a rien à voir avec une volonté écologiste, libre à vous d’apporter des preuves de vos assertions), soit vous défendez cette idée.

            Dans tout les cas, pendant que vous nous dites que tout le monde ne pourra pas consommer comme nous, je vois que les riches allemands n’ont pas eu de problème à disposer de toujours plus de ressource pour consommer.

            Et quoi, là, si on consomme tous comme les riches allemands, ça va aller?
            Ben non, pas de problème, puisque seuls les riches ont le droit de consommer (cfr, la conséquence de VOS propos). Apres, si vous n’êtes pas cohérent… Parce que moi, mon éducation conduit à un minimum de cohérence. Donc non, nous n’avons pas, et c’est heureux, la même éducation!


          • step Le 06 novembre 2013 à 14h16
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            @jducac

            “Puisque l’Allemagne pollue déjà beaucoup, pensez-vous qu’elle aurait moins pollué si au début des années 2000, elle avait décidé d’augmenter les salaires et de travailler moins, à l’image de ce qu’a fait la France ? (Retraite à 60 ans en 1981 et 35h au début des années 2000).”… en général les modes de vies industrieux les plus frustres sont aussi les plus polluants. Quid de l’isolation des batiments en allemagne, quid des transports, quid de la pollution industrielle. La pollution est loin de n’être lié qu’au facteur consommation, prétendre le contraire est réducteur.

            Alors là qui vous dit que je suis un humaniste. Je crois que l’homme arbitre entre sa bonté et sa villennie, les deux caractéristiques étant présentent en chacun, en particulier chez ceux qui s’en défendent. Je juge de la valeur humaine, aux conséquences des actions plutôt qu’aux prétentions. Plus que de défiance, j’applique le principe de symétrie favorable dans les relations, je préfère cela à la naiveté du présupposé favorable systématique.

            Entendons nous bien je n’ai jamais dit qu’il fallait du pognon comme si il en pleuvait, la encore la valeur des “promesses de payer” n’engagent que ceux qui y croient. Mais que profiter, comme en Allemagne, d’une rigueur sur l’essentiel de la population pour faciliter la mise sur l’orbite de l’opulence d’une frange de la population, n’est qu’une grossière arnaque ne préparant rien de bon, en particulier écologique, vu que cette dernière se voit labellisée “punitive” en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

            Quand au raisonnement, il me semble qu’on a fait le même avec Wilmotte, que l’opération menée en allemagne avait pour vocation de changer la clé de répartition de la richesse en défaveur des plus modestes, le reste étant rhétorique.

            Si vous vous immaginez que la réprésentation syndicale labellise la garantie des droits des travailleurs je vous renvoie aux minutes du jugement en cours sur l’utilisation des fonds secrets du medef, dans le graissage de patte syndical. Mais bon, dans l’optique naive, tout ce pognon n’était qu’une solidarité sans contrepartie entre syndicats patronaux et salariaux à n’en pas douter.


          • jducac Le 06 novembre 2013 à 18h05
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            @ Wilmotte Karim Le 06 novembre 2013 à 13h34

            Je prétends que l’Allemagne a fait ce qu’elle a fait, ne vous en déplaise!

            D’accord mais vous passez encore fois sous silence, le fait que cela a été fait en accord entre le gouvernement, les syndicats représentant les salariés et le patronat, ce qui témoigne d’une prise de conscience assez générale des principaux acteurs économiques du pays.

            Il semble que cela vous déplaise de constater que ces représentants, qui ne sont pas à priori les plus idiots du pays, se soient mis d’accord pour que l’Allemagne consomme moins que ce qu’elle aurait pu, afin de mieux assurer son avenir et celui de l’humanité.

            Vous en êtes encore à croire que pour bien vivre il faut consommer beaucoup, quitte à ne rien laisser à consommer à vos enfants, à vos petits enfants et aux générations suivantes. Mais quel sens donnez-vous donc à votre vie ?

            Vous n’allez quand même pas me dire que votre éducation ne vous a pas amené à découvrir ce qu’est la conscience morale :
            « À un degré conceptuellement plus élaboré peut exister ou non la « conscience morale », définissable comme la compréhension et la prise en charge par l’individu des tenants et aboutissants de ses actes pour la collectivité et les générations futures. »

            link to fr.wikipedia.org

            Donc, soit vous ne voulez pas comprendre ce que l’Allemagne a fait (et qui n’a rien à voir avec une volonté écologiste, libre à vous d’apporter des preuves de vos assertions), soit vous défendez cette idée.
            Dans tout les cas, pendant que vous nous dites que tout le monde ne pourra pas consommer comme nous, je vois que les riches allemands n’ont pas eu de problème à disposer de toujours plus de ressource pour consommer.

            Vous biaisez le débat sur deux points
            .
            - vous passez sous silence la décision allemande du début des années 2000 ayant donné lieu à un accord, donc à la mise en place d’une situation de paix sociale toujours génératrice de prospérité, et de moindre déperdition d’énergie pour une collectivité.
            Voyez ce que coûtent les destructions engendrées en Bretagne. Certes ça augmentera peut-être le PIB, mais ça fera aussi consommer plus d’énergie et de matériaux non renouvelables.

            -l’autre, vient du fait que vous laissez entendre que davantage de revenu chez les plus riches amène plus de consommation de leur part. C’est de mon point de vue, une erreur parce que celui qui est riche, ne s’est enrichi, que parce que lui ou ses prédécesseurs, ont été animés d’un esprit capitaliste, lequel vise à toujours consommer moins que ce qu’il gagne de sorte à être en mesure investir, «le moment venu » c’est-à-dire quand le futur lui apparait favorable.
            Notamment quand il y un accord entre le gouvernement, les travailleurs, les entrepreneurs et les investisseurs. Autrement dit, un esprit capitaliste ne dépense pas nécessairement plus quand il a davantage de revenu, alors que l’anticapitaliste consomme le plus possible quitte même à s’endetter.

            L’esprit capitaliste pense à l’avenir. L’esprit anticapitaliste ne pense qu’à consommer le plus qu’il peut dans le présent sans se soucier du futur, sauf quand souvent c’est bien trop tard. D’ailleurs les gouvernements UMP, puis PS+ EELV en France, les incitent à cela.

            Enfin, ne pensez-vous pas que pour un investisseur, il est aujourd’hui plus attirant d’investir en Allemagne qu’en Bretagne ?


          • Wilmotte Karim Le 06 novembre 2013 à 18h19
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            “pour que l’Allemagne consomme moins que ce qu’elle aurait pu, afin de mieux assurer son avenir et celui de l’humanité.”

            Assertions sans fondement (jusqu’à preuve du contraire).


          • michel lambotte Le 09 novembre 2013 à 20h37
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            ////Puisque l’Allemagne pollue déjà beaucoup, pensez-vous qu’elle aurait moins pollué si au début des années 2000, elle avait décidé d’augmenter les salaires et de travailler moins, à l’image de ce qu’a fait la France ? ////

            Si on veut polluer moins, il faut bien entendu augmenter les salaires ainsi que les revenus non salariaux et réduire les rentes de toute sorte qui ne font qu’accélérer la consommation des ressources.
            Ceci dit, ce n’est pas suffisant et une prise de conscience sur la limitation des ressources terrestres est aussi nécessaire pour que la nouveau pouvoir d’achat soit investi dans la sobriété plutôt que dans la consommation à bride abattue.
            Je pense qu’à l’heure actuelle le seuil critique est atteint pour une telle réalisation, mais cela prendra peut-être (personne n’en connaîtra l’échéance) encore plusieurs décennies.
            Question retard de maturité économique vos propos nous font découvrir le vôtre.


        • jducac Le 06 novembre 2013 à 19h21
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          @ step Le 06 novembre 2013 à 14h16

          Quand au raisonnement, il me semble qu’on a fait le même avec Wilmotte, que l’opération menée en Allemagne avait pour vocation de changer la clé de répartition de la richesse en défaveur des plus modestes, le reste étant rhétorique.

          Autant que je sache, les salaires n’ont pas été baissés mais leur progression a seulement été freinée.

          Quant à déclarer que l’opération Schröder « avait pour « vocation » de changer la clé de répartition de la richesse en défaveur des plus modestes » je trouve qu’il s’agit là d’un véritable abus de langage qui discrédite de facto celui qui y a recours. Cela me conduit donc, notamment pour des questions d’économie d’énergie et de temps, à stopper immédiatement un échange devenu inutile.


          • casper Le 07 novembre 2013 à 05h59
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            “il s’agit là d’un véritable abus de langage qui discrédite de facto celui qui y a recours.”

            Et jducac est un grand spécialiste en la matière, alors on la lui fait pas ^^


          • step Le 07 novembre 2013 à 09h40
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            “Quant à déclarer que l’opération Schröder « avait pour « vocation » de changer la clé de répartition de la richesse en défaveur des plus modestes »”
            normal, je juge les actions aux conséquences. Et c’est bien la conséquence de cette action. (ps quand on gèle les salaires et qu’on laisse 2% d’inflation, on baisse les salaires, je ne dois quand même pas vous expliquer l’illusion monnétaire ?).

            “donc à la mise en place d’une situation de paix sociale toujours génératrice de prospérité”… Pour qui ? Je rappelle que les statistiques européennes tout à fait officielles, reconnaisse une large hausse de la grande pauvreté en allemagne et une augmentation significatif du gini (et donc de l’écart type de revenu).

            “ne s’est enrichi, que parce que lui ou ses prédécesseurs, ont été animés d’un esprit capitaliste, lequel vise à toujours consommer moins que ce qu’il gagne de sorte à être en mesure investir, «le moment venu » c’est-à-dire quand le futur lui apparait favorable.”
            C’est la théorie, la pratique est en général de travailler à renvoyer sur la collectivité (directement ou via les générations suivantes) les externalités génantes de son activité (cf banque, activités d’extraction, et bien d’autres domaines plus indirects).

            @casper: j’adore :)


          • step Le 07 novembre 2013 à 10h37
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            “Quant à déclarer que l’opération Schröder « avait pour « vocation »” petite précision pour justifier mon assertion. En politique, il y a les élements de langage et les motivations – pas forcément de rapport entre les deux – justifiant d’une action. Une action est bien motivée par des motivations (pas des éléments de rhétorique). Une action a des conséquences vis à vis de ces motivations (voulues, ou indésirables). Si ces conséquences sont indésirables vis à vis des motivations, le politique est naturellement motivé (par les intérêts qui ont induits cette motivation) à corriger son action. Si ces conséquences sont neutres vis à vis des intérêts sous-jacents mais nuisible au politique, ce dernier se motive lui même à corriger son action. Si c’est souhaitable, ce dernier ne fera évidemment rien.
            On constatera que l’augmentation des écarts de richesse et la hausse de la pauvreté en allemagne n’a pas été combattue, quitte à ce que Shroeder paye au prix politique fort son action. Donc il y a eu des motivations pour obtenir ce résultat, l’action de shroeder avait donc bien comme vocation d’obtenir ce résultat.
            J’amende ma phrase initiale en acceptant que ce n’était pas forcément le seul résultat souhaité, mais je maintient et assume, ce qui n’est pas un abus de langage, mais bien le fruit d’un raisonnement de logique, avec ses qualités et ses défauts.


      • Macarel Le 06 novembre 2013 à 10h48
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        Au fur et à mesure des interventions de jducac, il semble évident que sa philosophie est basée sur la transposition du darwinisme au sens de l’évolution des espèce, à l’évolution des sociétés.
        Le hic, c’est qu’il est toujours risqué de transposer une théorie élaborée dans un cadre spécifique – l’évolution des espèces-, à un autre cadre celui de l’histoire des sociétés humaines.

        En ce sens l’analyse marxiste, basée sur le concept de classe est plus féconde en terme de compréhension d’évolution des rapports de forces dans nos sociétés, que l’analogie avec une théorie de l’évolution des espèces.

        Bien sûr, qu’il faut aujourd’hui compléter cet outillage intellectuel, par ce que nous avons appris sur la question environnementale, à savoir que l’humanité ne vit pas dans le “Jardin d’Eden” – dont d’après la Bible, elle a été chassé pour avoir mangé le fruit défendu de l’arbre de la connaissance.

        Nous vivons dans un monde, soumis au second principe de la thermodynamique. A savoir que dans les processus physiques mis en jeu dans nos activités quotidiennes, une partie de l’énergie mise en jeu se dégrade sous forme de chaleur de façon irréversible dans l’environnement, en y augmentant le désordre.

        En conséquence, les deux questions à résoudre en priorité, sont:

        - la prise en compte dans le développement de nos activités de la finitude de la biosphère, plus particulièrement de la quantité de ressources non renouvelables.

        - la très inégale répartition des richesses produites dans le cadre de ces activités.

        Ces deux questions étant elles même rendues d’autant plus difficile à résoudre que la taille de la population humaine croît de façon quasi exponentielle depuis un siècle ou deux.
        Justement d’ailleurs grâce au développement des sciences et des techniques, mais malheureusement ce développement ne peut se prolonger “ad vitam”.

        Moyennant quoi, deux options s’offrent à nous:

        - l’option “darwiniste” de l’idéologie néo-libérale basée sur la concurrence généralisée des individus, et des groupes humains. Option qui nous conduit à une résolution de nos problèmes dans une violence toujours plus grande.

        - l’option coopérative, basée sur la solidarité des individus et des groupes humains. Seul chemin nous évitant à l’humanité de plonger dans une ère de très grande barbarie.

        Nous sommes, en ce début de XXIième siècle à la croisée des chemins, l’avenir sera ce que nous en ferons collectivement. Mais pour cela il faudra aussi des dirigeants courageux et éclairés, ce qui malheureusement n’est actuellement pas le cas.

        Pour l’instant, il semblerait que nous nous dirigions plutôt vers l’option d’un monde à la Mad Max. La sagesse ayant toujours eu le plus grand mal à s’imposer, face à la force brute et aveugle.

        A. Camus, disait “Un homme ça s’empêche.”, c’est bien la question. Saurons nous, nous empêcher tant qu’il en est encore temps ?


  11. Casquette Le 05 novembre 2013 à 12h23
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    La crise fait évoluer les mentalités vous avez remarqué , ça fait quoi 2 an qu’Olivier est isolé dans son coin de table et le voilà rejoins par un débatteur…ils n’étaient pas synchro sur la responsabilité de l’Allemagne dans la crise de la ZE , mais je pense que c’est dû à une erreur d’appréciation vis à vis de la stratégie allemande.
    Au début Legendre dit que la croissance des pays du Sud a été tirée par nos voisins rhénans grâce aux taux avantageux que l’Allemagne leur a laissé, sauf que pendant que les uns creusaient leurs deficits il y en a une qui faisait ses excédents avec ces mêmes pays…
    J’ irai pas jusqu’à dire que l’Allemagne a profité de l’endettement des pays du Sud mais on peut pas comparer 2 croissances qui n’ont pas la même nature , au risque de s’étonner , après , qu’il n y ait plus de charbon dans la cheminée quand le robinet à crédit a été coupé sous la pression d’on sait qui.


  12. Lisztfr Le 05 novembre 2013 à 12h58
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    Nicolas Doze a tout compris, son introduction de 30s vaut un cours d’économie (inflation croissance)

    PS : On nous prédit une croissance mirobolante pour l’an prochain (Fr Cult, journal de 12h30),


    • Lisztfr Le 05 novembre 2013 à 13h47
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      link to challenges.fr

      Selon les dernières prévisions économiques de la Commission européenne, la zone euro sortira bien de la récession l’an prochain, avec une croissance de 1,1%.

      La croissance des 17 pays de l’Union monétaire devrait ensuite accélérer en 2015, avec un PIB prévu en hausse de 1,7%, selon les estimations de la Commission.

      “Il est trop tôt pour crier victoire”, a souligné Olli Rehn”

      Mais ils sont fort à la Commission.


  13. Tolomei Le 05 novembre 2013 à 17h37
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    @sapirperade
    En réalité les conséquences financières réelles de cette taxe sont difficiles à prévoir. Il faut bien comprendre la particularité des clubs de foot. Pour réussir un club, comme toute entreprise, doit investir et l’investissement pour un club consiste à acheter des bons joueurs dont on pense qu’ils vont aider à gagner des titres et à disputer des compétitions lucratives (ligue des champions). Or, cette taxe revient pour les clubs de foot à taxer l’investissement ce qui aura des répercutions de long terme bien au-delà des deux années d’application de la taxe. D’autant que la principale source de revenue des clubs provient des droits TV et si le niveau du championnat baisse il y a de forte chances pour que les TV baissent à la prochaine renégociation. Au total la perte nette des clubs sera certainement bien au-delà des 40 millions d’impôts payés up-front ces deux années.

    La courte intervention d’Olivier sur le sujet des clubs de foot et de la taxe à 75% est très vraie. Quelle entreprise en déficit peut subir une taxe de 5% de son CA sans conséquences graves?


  14. Demoralisateur Le 05 novembre 2013 à 20h27
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    Moi ce qui me frappe c’est l’histoire de la compétence des politiciens.

    Mais les politiciens n’ont JAMAIS été compétent. J’ajouterais même qu’il n’a JAMAIS été question que des leaders politiques soient compétents !

    Le rôle des politicien n’est pas de gérer les problèmes de tous les jours, ce n’est pas de faire dans le fait divers ou la rubrique des chiens écrasés. Le rôle des politiciens, c’est e donner des objectifs de société. Des objectifs du vivre ensemble et de prendre les décisions de cap qui leur semble les meilleures.

    Ce qui met en cause bien évidemment le mode de désignation des gens qui prennent ces décisions et de la responsabilité de prise de décision quant au choix de société. Mais passons.

    Le politicien n’est pas là pour dire, nous allons taxer ci, ou changer la loi comme ça. Le rôle du politique c’est de coordonner. C’est de dire: dans 10 ans, nous irons dans l’espace. Comme l’ont fait les USA à l’époque. c’est de dire: nous allons créer une société ou les gens sont heureux et la pauvreté sera un lointain souvenir. Ca c’est un projet politique. Ca c’est le rôle de la politique.

    La “compétence” nous tue et nous tuera tous. Nous faisons fausse route.


  15. medomai Le 05 novembre 2013 à 22h47
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    Bonjour Olivier,

    Deux articles intéressants sur la France, sa population pauvre et sa réelle structure économique, qu’a priori nous sommes mieux placés pour connaître que l’Allemagne, et pourtant…

    link to politis.fr

    link to alternatives-economiques.fr

    Au plaisir de vous lire.


    • medomai Le 05 novembre 2013 à 22h56
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      Post scriptum :

      Ces controverses sur l’Allemagne (que nous connaissons si mal alors qu’elle n’est pas si loin!) me font parfois songer que ce qui serait aussi utile et peut-être, voire sans doute, plus urgent, serait de mieux connaître une France qui se fait beaucoup d’illusions sur elle-même. C’est un texte de Louis Lavelle (“L’erreur de Narcisse”, ch.7 p.65) qui me fait penser à cela :

      « Il n’y a rien qui nous soit plus inconnu que l’être que nous sommes ; nous ne parvenons jamais à en détacher notre image. En un sens, de tout homme je puis dire qu’il en sait plus sur moi que moi-même. [Et] il est naturel que je connaisse les autres mieux que moi-même, qui suis tout occupé à me faire. Et c’est pour cela qu’il y a tant de vanité, de faux semblant et de perte de temps dans ce soin avec lequel je me considère, qui me retarde quand il faut agir ; je dois l’abandonner à autrui qui n’a point la charge directe de ce que je vais devenir et qui, à l’inverse, s’intéresse à mon être réalisé plus qu’à l’acte qui le réalise. Il ne voit en moi que l’homme manifesté, celui qui se distingue de tous les autres par son caractère et par ses faiblesses, et non l’homme que je veux être et qui cherche toujours à surpasser sa nature et à guérir ses imperfections. J’éprouve indéfiniment en moi la présence d’une puissance qui n’a point encore été employée, d’une espérance qui n’a point encore été déçue. Un autre n’observe en moi que l’être que je puis montrer, et moi, que l’être que je ne montrerai jamais. A l’inverse de ce qu’il fait, j’ai toujours les yeux fixés sur ce que je ne suis pas plutôt que sur ce que je suis, sur mon idéal plutôt que sur mon état, sur le terme de mes désirs plutôt que sur la distance qui m’en sépare. Le malentendu qui règne entre les hommes provient toujours de la perspective différente selon laquelle chacun se regarde et regarde autrui. Car il ne voit en lui que ses puissances et ne voit dans un autre que ses actions. »


  16. Lisztfr Le 05 novembre 2013 à 23h01
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    S’il y a un déficit de la balance des payements, cela signifie que nous avons consommé plus que ce que nous avons produit, et vendu … et qu’on a du emprunter pour y faire face. Donc réduire le déficit public sans stratégie concernant le balance des payements, ça va être difficile non ?


  17. Jonathan Le 06 novembre 2013 à 00h14
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    Kalogeropoulos
    Verbatim 1 min 06

    « on accuse l’Allemagne, euh à mon avis à tort, de faire ses excédents sur le reste de de l’Europe. Enfin c’est c’est factuel »

    Magnifique… Non là je n’ai même pas envie d’élaborer tout une argumentation critique, il y a qu’une chose qui me vient à l’esprit :
    abrutis
    Si on était véritablement payé au mérite ce gars là se ferait payer en mollard.
    PDG de médiation & arguments, vice président d’éthic. Ça doit voler haut le niveau dans ces boites…

    En revanche, Berruyer égal à lui-même, honnête et cohérent.


    • Surya Le 06 novembre 2013 à 11h53
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      La réflexion sur les excédents allemands doit venir d’une perturbation cérébrale à force de trainer avec Sophie De Menthon au sein d’Ethic :p (c’est elle qui avait pondu l’initiative “j’aime ma boite”)


  18. step Le 06 novembre 2013 à 09h51
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    Une remarque amusée sur la vision de la haute fonction publique (dont je n’ai pas l’orgueil (de vouloir) faire partie).

    Il est reproché à un moment de la vidéo qu’aucun filtrage par les “hauts fonctionnaires” n’ait été fait pour certains “projets de taxe”. Il semble plus logique que le filtre des réformes à faire soit politique (si nous souhaitons prétendre à un relicat de démocratie). On ne peut pas à la fois se désoler de l’immiction d’une frange de la haute fonction publique non élue s’arrogeant des fonctions de décision politique et en même temps reprocher à cette dernière de ne pas avoir joué un rôle politique en décidant de ne pas faire suivre ces projets.

    La haute FP a toujours été un fonctionnariat batard, ne survivant d’ailleurs pas à des (vrais) changement de majorité. A la fois sans légitimité démocratique (et les avatars de la défaite qui vont avec) et trop connotés politiquement pour pouvoir parfois exercer un autre métier que celui qu’ils ont (je parle par exemple du cas des attachés parlementaires, que je connais un peu, même si stricto censo, ce ne sont pas des fonctionnaires), c’est un “entre deux” qu’il vaudrait mieux définir à la fois en terme de rôle que des responsabilités qui vont avec. Sinon on y retrouvera immencablement les “pas fiables” que vous dénoncez, surtout si l’on est pas cohérent sur ce que l’on attend d’eux.


    • step Le 06 novembre 2013 à 10h10
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      cela renvoit d’ailleurs à la “place libre” laissée par la politique ces dernières décénnies dont profite GS, mais pas que. Toujours cette terrible baisse de niveau.


  19. un citoyen qui regarde Le 20 novembre 2013 à 01h03
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    Ceux qui parlent de Mario Draghi ne peuvent pas espérer mieux quand on sait que Mario a été vice président Europe de Goldman Sachs avant de “s’infiltrer” Président de la Banque Centrale Européenne et c’est loin d’être un cas isolé.

    Nos pays sont gangrenés par ces suceurs de sang qui spéculeraient sur la mort de leur mère en leur mettant de la mort aux rats dans le café.


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