À prendre avec distance en ces temps troublés.

Pour ma part, j’imagine mal un défaut envers le FMI – mais ce n’est qu’une goutte par rapport aux masses dues aux Européens…

« Nous sommes un gouvernement de gauche. Si nous devons choisir entre un défaut de paiement envers le FMI ou faillir envers notre peuple, c’est tout vu », déclare un haut fonctionnaire grec.

Par Ambrose Evans-Pritchard & Mehreen Khan, le 2 avril 2015

La Grèce est en train d’élaborer des plans pour la nationalisation radicale du système bancaire du pays, et pour l’introduction d’une monnaie parallèle pour payer les factures, à moins que l’Euro-zone ne prenne des mesures pour désamorcer la crise qui enfle, et qu’elle ne modère ses exigences.

Des sources proches du parti Syriza actuellement au pouvoir ont déclaré que le gouvernement est déterminé à continuer à faire fonctionner les services publics et à payer les retraites, au moment où le budget s’amenuise dangereusement. La semaine prochaine, il se peut qu’il soit forcé de prendre une décision sans précédent, à savoir un non-remboursement au FMI.

La Grèce n’a plus suffisamment d’argent pour payer 489 millions d’euros au FMI le 9 avril, et pour couvrir aussi les paiements des salaires et de la sécurité sociale le 14, à moins que l’Euro-zone n’accepte de verser de manière anticipée la prochaine tranche de son plan de sauvetage provisoire.

 

« Nous sommes un gouvernement de gauche. Si nous devons choisir entre un défaut de paiement envers le FMI ou faillir envers notre peuple, c’est tout vu », a déclaré un haut fonctionnaire.

« Il se peut que nous devions adopter une méthode de traites impayées vis-à-vis du FMI. Cela risque de causer du tumulte sur les marchés, et signifie que le compte à rebours va commencer à accélérer. », selon la source du Telegraph.

Le gouvernement de la gauche radicale Syriza préférerait limiter ce conflit aux créditeurs de l’UE seulement, mais les premiers paiements à venir sont dus au FMI. Bien que le parti ne souhaite pas déclencher un défaut formel auprès du FMI, il voit de plus en plus un glissement vers un pré-défaut de paiement comme une escalade nécessaire dans sa confrontation avec Bruxelles et Francfort.

Vu d’Athènes, les créditeurs de l’UE n’ont toujours pas saisi que le paysage politique a radicalement changé depuis l’élection de Syriza en janvier et qu’ils devront faire de vraies concessions s’ils veulent éviter le désastre d’une rupture de l’union monétaire, issue qu’ils n’ont cessé de qualifier d’impensable.

« Ils veulent nous soumettre au rituel de l’humiliation et nous séquestrer de force. Ils veulent nous placer dans une position où nous avons le choix entre trahir notre propre peuple ou signer un accord qui est politiquement toxique pour nous. Si tel est leur objectif, ils devront le faire sans nous », a déclaré cette source.

Être en défaut de paiement auprès du FMI, même pour quelques jours, est une stratégie extrêmement risquée. Aucun pays développé n’a jamais fait défaut aux institutions de Bretton Woods. Bien qu’un délai de six semaines soit appliqué avant que le comité du FMI ne déclare le défaut technique de la Grèce, le processus pourrait dégénérer à de nombreux égards.

Des sources au sein de Syriza expliquent être pleinement conscientes qu’adopter une ligne dure auprès des créditeurs risque de déclencher une réaction en chaîne impossible à stopper. Ils insistent sur le fait qu’ils sont prêts à envisager le pire plutôt que d’abandonner leurs promesses électorales faites au peuple grec. Un plan de secours en cas d’urgence est déjà en préparation.

« Nous fermerons et nationaliserons les banques, puis nous émettrons des billets à ordre s’il le faut, et nous savons tous ce que cela signifie. Ce que nous ne ferons pas c’est devenir un protectorat de l’UE », a prévenu une source. Athènes a bien compris qu’une telle action signifierait le retour de la drachme, même si Syriza préfèrerait un accord à l’amiable avec l’UEM (Union Economique et Monétaire).

Les créanciers de l’Euro-zone accepteront peut-être de débloquer assez de fonds pour couvrir les dépenses publiques grecques au 14 avril, mais seulement si Syriza accepte de payer le FMI d’abord. Cependant, la confiance s’est déjà effondrée au point que des ministres clés de la Grèce ne croient plus aux promesses de Bruxelles, craignant d’être entraînés dans un piège. L’ambiance est devenue malsaine.

« Ils veulent que nous imposions des contrôles sur le capital pour provoquer un resserrement de crédit, jusqu’à ce que le gouvernement devienne si impopulaire qu’il chute », a déclaré un représentant du gouvernement.

« Il veulent faire de nous un exemple, et prouver qu’aucun gouvernement de la zone Euro n’a le droit d’exercer son libre arbitre. Ils ne pensent pas que l’on va s’en tirer, ou que le peuple grec nous soutiendra, mais ils se trompent dans les deux cas, » a-t-il ajouté.

Syriza espère toujours que la chancelière allemande Angela Merkel puisse désamorcer la crise, la considérant comme une « véritable alliée ». Mais Syriza craint également qu’elle ne se retrouve devant un fait accompli [NdT : en français dans le texte] sur lequel même elle n’aurait aucune prise.

La Bank of America a averti qu’une « série d’évènements graves pourrait s’enclencher » dès lors que la Grèce manquerait un remboursement auprès du FMI. Ceci déclencherait en parallèle un défaut de paiement auprès du fond de sauvetage de la zone euro selon le principal accord légal, et pourrait forcer l’EFSF à annuler ses offres de prêts et à en exiger le remboursement immédiat. Ce qui à son tour déclencherait un défaut sur les obligations d’état grecques émises suite à l’accord du plan de sauvetage.

La situation est maintenant critique. Même si la Grèce arrive à faire ses fonds de tiroirs pour honorer la dette d’avril, elle devra encore 200 millions d’euros au FMI à échéance du 1er mai, et 763 millions d’euros au 12 mai. Mercredi, lors d’une téléconférence, un fonctionnaire grec a dit à ses interlocuteurs de l’UEM que le pays est à court d’argent. Ce fonctionnaire aurait dit : « Il nous sera impossible d’aller plus loin que le 9 avril ».

La polémique survient après que les créditeurs ont refusé de signer le dernier chèque en blanc d’Athènes visant à débloquer des fonds, s’élevant contre le projet de Syriza d’augmentation des pouvoirs des syndicats lors des négociations collectives et de hausse des retraites des plus démunis.

Bruxelles continue à exiger des engagements plus concrets, malgré le rapport de 26 pages de réformes qui lui a été transmis mercredi. Athènes espère lever 6,1 milliards d’euros en 2015, en mettant un frein à la contrebande de pétrole et à l’évasion fiscale, en mettant en place de nouvelles taxes sur les objets de luxe, et en réformant le système de passation de marchés publics. Athènes a estimé son besoin en financement à 19 milliards d’euros pour l’année à venir, ce qui signifie qu’il y aura inévitablement de nouvelles tensions pendant l’été, quand bien même y aurait-il des accords sur des fonds provisoires d’ici juin.

L’ancien chef de la Commission Européenne, Jose Manuel Barroso, a mis en garde la Grèce en lui rappelant qu’elle a des obligations morales envers les autres états, et décrivant ses demandes de délai et d’argent comme “complètement inacceptables”.

“Nous devrions nous rappeler qu’il existe des pays plus pauvres qui prêtent de l’argent à la Grèce, donc proposer une réduction de leur dette essuierait de manière certaine un refus de la part de leurs partenaires”, a-t-il déclaré.

L’épreuve de force de la Grèce, en avril

8 avril

Alexis Tsipras rencontre Poutine

Le premier ministre est attendu en Russie pour rencontrer son homologue Vladimir Poutine. La Grèce a montré des signes d’ouverture envers le géant oriental

9 avril

Remboursement au FMI

La Grèce doit effectuer le remboursement crucial de 448 millions d’euros au Fonds Monétaire International

10-13 avril

Week-end de Pâques

La Grèce célèbre la fête orthodoxe du week-end de Pâques

14 avril

Paiement des salaires des fonctionnaires ainsi que des retraites

L’état déboursera environ 1,7 milliards d’euros en sécurité sociale

14 avril

Refinancement des obligations

Refinancement à hauteur de 1,4 milliards de bons du trésor à échéance 6 mois

15 avril

Réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE

Décision sur l’aide d’urgence aux banques grecques (ELA) à l’étude [NdT : Fourniture de Liquidités d’Urgence, FLU]

17 avril

Refinancement des obligations

Refinancement à hauteur de 1 milliard de bons du trésor à échéance 3 mois

20 avril

Remboursement des intérêts à la BCE

La Grèce doit rembourser 80 millions d’intérêts sur des bons du trésor détenus par la Banque Centrale Européenne

24 avril

Réunion de l’Euro-groupe

Les ministres des finances se réunissent à Riga

1er mai

Remboursement au FMI

Remboursement d’un prêt de 200 millions d’euros au FMI

1er mai

Fête du Travail – Jour férié durant lequel les banques seront fermées

Source : The Telegraph, le 02/04/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

110 réponses à La Grèce élabore des plans sur le retour de la drachme et réfléchit à l’option du défaut

Commentaires recommandés

jave Le 08 avril 2015 à 01h28

Le premier mai, pour la fête du travail. Ca aurait de la gueule quand même.

  1. Pierre Davoust Le 08 avril 2015 à 00h11
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    L’enfin de l’europe !


    • jave Le 08 avril 2015 à 01h28
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      Le premier mai, pour la fête du travail. Ca aurait de la gueule quand même.


      • Mélissa Le 08 avril 2015 à 08h51
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        Il se pourrait que le gouvernement grec ne s’arrête pas au retour à la Drachme…Les débats politiques sont suivis de près par la population et la chaîne parlementaire grecque est de plus en plus regardée, se qui signifie que le gouvernement ne va pas reculer…L’incompatibilité des mesures souhaitées par les Grecs avec l’intransigeance de l’UE ne peut que se solder par une sortie pure et simple de l’Union.
        Prenons-en de la graine…

        Discours de la présidente du Parlement grec, Zoe Konstantopoulou, à la session inaugurale de la Commission de vérité de la dette publique :

        “La dette n’est pas incontestable. Tant qu’elle n’est pas contrôlée et de-codifiée, tant qu’elle n’est pas analysée, demeure suspendue la question : quel pourcentage et quelle part est éventuellement légitime et laquelle est illégitime, illégale ou odieuse ? Cette question impitoyable hante, ces dernières années, la conscience collective et s’est cristallisée dans la revendication qui reflète le droit démocratique de ceux qui sont appelés à payer la dette, de connaître comment celle-ci a été créée, en quoi consiste leur dette, mais aussi de pouvoir se défendre et résister contre l’obligation de la rembourser et revendiquer son effacement.
        Le contrôle de la dette n’est pas seulement un droit démocratique des citoyens, il est aussi un droit souverain des peuples.”

        http://syriza-fr.org/2015/04/08/discours-de-la-presidente-du-parlement-grec-zoe-konstantopoulou-a-la-session-inaugurale-de-la-commission-de-verite-de-la-dette-publique/


        • FifiBrind_acier Le 08 avril 2015 à 10h08
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          Ben oui, un audit des dettes publiques, c’est la moindre des choses.
          Sauf que la Grèce s’engage à rembourser le FMI.
          Ce que l’ Argentine s’était refusée à faire.
          Où est la cohérence entre le discours et la pratique?


          • Mélissa Le 08 avril 2015 à 11h43
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            Honnêtement,..je ne sais pas…Les Grecs considèrent-ils ce qu’ils doivent au FMI comme une dette légitime ?…Ont-ils obtenu des garanties par la Chine ou la Russie ?…Préfèrent-ils ne pas faire de vagues pour le moment pour des raisons de timing…

            Il se peut qu’il y ait un bluff de la part de Syriza vis-à-vis des institutions…
            Effectivement,les infos sont contradictoires…Chacun peut avoir raison ou tort de penser que Syriza a prévu ou pas de sortir de l’UE…

            L’histoire de la Grèce nous dit que ce pays ne plaisante pas avec l’honneur et n’accepte pas d’être trompé quand il s’agit de démocratie et de liberté…
            C’est même une fierté nationale…
            Nous sommes tous anxieux du dénouement de la crise grecque…Pour ma part, j’évite la certitude…


  2. dissy Le 08 avril 2015 à 00h23
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    Russia ready to offer Greeks cash in return for assets:
    Kremlin could provide cash-strapped Greeks a credit line and discounted energy supplies as Alexis Tsipras meets with Putin

    http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11519651/Russia-ready-to-offer-Greeks-cash-in-return-for-assets.html


    • P. Peterovich Le 08 avril 2015 à 10h17
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      L’article contient le couplet habituel sur le fait que la Russie elle-même n’est pas dans une position financière particulièrement florissante et qu’elle n’a pas les moyens de se permettre de soutenir financièrement la Grèce. Et d’aligner le montant total de la dette grecque (360 milliards) et les réserves de la Russie (330 milliards).

      Cette manière de procéder est trompeuse : il n’est évidemment pas question que la Russie roule la dette de la Grèce vis-à-vis de la troïka et vienne prendre la place des créanciers occidentaux. Ce serait leur faire un cadeau extraordinaire, injustifié, et ce serait surtout d’une incommensurable stupidité, dès lors que la dette grecque ne pourra pas être remboursée.

      Ce dont la Grèce va avoir besoin, ce sont des sources de financement limitées pour gérer les conséquences de son défaut sur sa dette vis-à-vis de la Troïka.


      • step Le 08 avril 2015 à 14h00
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        excellente analyse. Ce qui manque une fois le défaut fait, c’est l’équilibre du budget hors charge de la dette. Aux dernières nouvelles, c’était déjà le cas. Même si la sortie de la grèce va tendre cet état de fait, il ne reste que la situation de la grêce ne sera pas celle de son déficit dette comprise !


  3. Chris Le 08 avril 2015 à 00h26
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    Pourtant Varoufakis vient de filer aux USA, en visite au FMI pour leur assurer que le paiement du 9 avril serait exécuté : http://www.lematin.ch/economie/grece-s-engage-honorer-obligations/story/16283318


  4. Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 00h30
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    C’est bien ce que j’avais compris. En annonçant que “Nous n’envisagerons jamais de sortir de l’euro”, Varoufakis n’abattait pas ses cartes, ne renonçait pas à faire pression. Il signifiait simplement que la pression se porterait ailleurs. Or donc, si la Grèce restaure la drachme sans sortir formellement de l’euro, l’Eurogroupe serait obligé de l’exclure car l’euro ne serait plus LA monnaie unique. Ce serait à tout le moins un “fâcheux précédent”… (Cf. http://www.les-crises.fr/interview-avec-y-varoufakis-nous-nenvisagerons-jamais-une-sortie-de-leuro/)


    • dupontg Le 08 avril 2015 à 00h58
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      Il existe dejà des monnaies locales en europe…surtout en allemagne

      il existe aussi des euros or et argent qui ont cours legal ,uniquement en france ,emis par la monnaie de paris….
      donc la monnaie unique a dejà pris un bon coup de canif….


      • Pic et Puce Le 08 avril 2015 à 04h53
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        Il y a encore de nombreux pays d’Europe qui n’ont pas et n’auront jamais l’Euro… et qui s’en portent très bien comme la Norvège, la Pologne, la Tchéquie et la Hongrie, pour ne citer que ceux-là… Les Grecs peuvent, avec l’aide la Russie, pays orthodoxe comme eux, se libérer du piège terrible que constitue l’Euro, la monnaie des usuriers et le cheval de Troie de la FED pour mettre l’Europe en esclavage. Cette dette terrible est devenue totalement illégitime. Combien l’ont-ils déjà payée intérêts compris ? Le monde change très vite pour le meilleur et contre ” l’Empire “… L’Europe à tout à gagner avec l’Eurasie et tout à perdre avec le duo USA/GB qui ne produisent plus rien si ce n’est le chaos et la guerre.


        • Chris Le 08 avril 2015 à 13h03
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          “L’Euro, la monnaie des usuriers”
          Certes, l’euro est une monnaie destructrice à cause des économies inégales sans facteur de correction, mais ce qui est totalement usurier, c’est l’obligation de la dette à se financer auprès des banques privées, qui plus est, a fini par générer une économie financière à 90% virtuelle et systémique.
          Or, personne ne fait rien depuis 2008 pour corriger cette aberration criminelle envers les peuples paupérisés. Bien au contraire, les politiques des banques centrales ne font qu’alimenter des bulles de toutes sortes. L’économie réelle est moribonde. En témoignent le BDI au plus bas : http://www.investmenttools.com/futures/bdi_baltic_dry_index.htm (lire les commentaires après les graphiques),
          la stagnation de la consommation d’énergie (l’augmentation relève essentiellement d’achats d’opportunité et de stockage dû au bas prix du baril) : http://www.latribune.fr/economie/international/la-consommation-de-petrole-va-augmenter-en-2015-460768.html
          et l’augmentation des dettes souveraines pour stimuler au prix fort une croissance qui ne se manifeste. Hormis un profit politique, à quand sert-il de s’endetter de 10 € pour espérer produire une croissance de 8 € ?! Bon, ce n’est pas perdu pour tout le monde, la finance fait son beurre et continue de spéculer.


      • Outis Le 08 avril 2015 à 07h45
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        Les monnaies locales existantes que j’ai rencontrées dans la zone euro
        ne sont que des alias de l’Euro fonctionnant comme des “cartes de
        fidélité”.


    • reneegate Le 08 avril 2015 à 09h40
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      il existe la livre anglaise en Europe non? L’exception existe


    • sergeat Le 08 avril 2015 à 09h55
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      On passerait de la monnaie unique à la monnaie commune,seule façon de sortir du marasme économique ,ce qui permettrait de pouvoir dévaluer en interne et relancer la compétitivité.Apres le drachme-euro à quand le franc-euro:solution proposée par Gael Giraud.


      • FifiBrind_acier Le 08 avril 2015 à 10h12
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        L’euro est déjà une monnaie commune à 17 pays.
        Les monnaies nationales ont été transformées un beau matin en euros avec le signe = entre elles, c’est tout.

        Une monnaie unique est la monnaie d’un seul pays, d’une seule économie, ce qui n’est pas le cas dans l’ UE où il y a autant d’économies différentes que de pays.


        • Emmanuel38 Le 08 avril 2015 à 13h23
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          à Fifi,
          L’euro n’est pas une “monnaie commune” mais une monnaie unique pour une grande partie de l’Europe. Voir les différences ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie_commune.

          Extraits:
          « La monnaie commune (est) gérée par la Banque Centrale de la Zone monétaire ». Elle se superpose aux monnaies nationales. Ces dernières sont gérées par « les banques centrales nationales (qui) sont des banques centrales à part entière, libres de mener la politique monétaire de leur choix, et non des succursales de la Banque centrale de la zone… (Leur gestion) doit permettre à chaque pays de mener la politique monétaire de son choix, sans qu’il puisse nuire à ses partenaires”.

          Mais le point le plus important est celui-ci:

          ” Les monnaies nationales n’étant convertibles qu’en Monnaie commune, il n’y a pas de marché libre des changes entre les devises des participants. Aucune spéculation n’est donc possible sur ce terrain”.


          • Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 14h52
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            Bien sûr, il faudrait une monnaie commune mais gérée comme le bankor pour maintenir l’équilibre des échanges, et éviter les ajustements par à-coups. On ne peut rien prévoir à long terme quand l’argent est amené par citernes.


          • FifiBrind_acier Le 08 avril 2015 à 18h57
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            Elles ne sont plus des banques centrales à part entière puisqu’il leur est interdit de prêter aux Etats à taux 0%.

            Regardez les pièces que vous avez, elles viennent des 17 pays, c’est écrit dessus ! Si c’était une monnaie unique, elles seraient toutes identiques.

            Les divers pièces en euros de chaque pays de la zone euro:
            http://www.horizonfr.com/l%27euro/les%20euros%20par%20pays%20.htm

            Les billets en euros sont différenciés par une lettre en majuscule au début du n°, en fonction du pays d’origine.
            http://www.horizonfr.com/l%27euro/les_billets%20en%20euros.htm

            Il a été décidé que toutes les monnaies européennes = 1 euro.
            C’est tout. Ce n’est pas une monnaie unique.


            • vallois Le 08 avril 2015 à 21h35
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              Oui, et en déposant leurs économies en Allemagne, les millionnaires grecs ont transformé une partie de leurs capitaux en euro-grecs vers des euro-allemands. La banque centrale allemande doit couvrir l’échange (tout comme la banque centrale Suisse l’a fait pendant 1 an pour maintenir une certaine parité avec l’euro jusqu’à ce qu’elle craque un jour sous le coût de la manoeuvre)


  5. purefrancophone Le 08 avril 2015 à 00h37
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    Un article très intéressant sur ce sujet .
    Le rapprochement de la Grèce et de la Russie dérange les Allemands , mais il n’y a pas que cela ;la Grèce pourrai profiter de nouveaux partenariats en autre avec la Chine
    http://www.mondialisation.ca/grece-le-facteur-otan/5441313

    Les jours à venir vont être passionnants à suivre


  6. Louis Robert Le 08 avril 2015 à 02h04
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    Un moment de réflexion révèle un texte qui se veut on ne peut plus sérieux mais qui s’avère pourtant surréaliste… jusqu’à la démence. — Comment s’empêcher alors d’éclater de rire?

    “Jose Manuel Barroso, a mis en garde la Grèce en lui rappelant qu’elle a des obligations morales envers les autres états…” — Oui-oui, avant de se jeter dans le vide à partir du nième étage, cette vieille dame grecque et son fils, Grec aussi et tout autant désespéré, ne doivent surtout pas oublier de se reconnaître des obligations “MORALES” envers tous ceux qui, voyant son pays au bord de la faillite, entreprirent généreusement, il n’y a pas si longtemps, d’achever de le ruiner irrémédiablement, à leur seul profit.

    Et dire que toutes les bonnes gens à la source de cette histoire (elle ressemble comme une sœur à sa jumelle américaine) continuent de se prendre tellement, mais tellement au sérieux! Vous leur avez vu la binette, ces derniers temps…? — Ça donne confiance.


    • vallois Le 08 avril 2015 à 21h40
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      Question de dettes morales : sait-on si la dictature des colonels n’a pas été soutenu par la CIA ?
      Tenteraient-ils un mauvais coup encore de ce genre en cas d’association avec la Russie ?


      • raloul Le 09 avril 2015 à 01h03
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        Bonjour !

        A lire sur le sujet : les armées secrètes de l’OTAN, de Daniele Ganser. Sujet tabou en Europe… pourtant indispensable pour comprendre qui sont nos véritables ennemis, qui n’ont pas hésité à utiliser le terrorisme et des régimes autoritaires sur le sol européen (aussi).


  7. Beatrix Le 08 avril 2015 à 02h49
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    En effet, la Grèce ne peut plus rien en attendre de l’Union Européenne, ses politiques sont si indigentes qui l’ont menée à l’indigence générale.
    Le basculement de la Grèce vers la Russie et la Chine est un réflexe de bon sens. On apprend que ces deux géants viennent de mettre sur pied le système de règlement interbancaire qui doit remplacer SWIFT duquel les Occidentaux pensaient les exclure.

    La promesse et sa réalisation de rembourser les 458 millions de dollars au FMI (la condition exigée par l’eurogroupe pour bénéficier de l’aide européenne) permettra à la Grèce d’organiser le retour de sa monnaie. D’ailleurs le FMI préfère la régularité de façade plutôt que d’avouer les pertes sèches contre lesquelles il ne peut rien faire. Il se peut qu’un deal soit déjà convenu avant la rencontre Tsipras-Lagarde. Le FMI sait qu’il pourra recouvrer ses créances plus facilement auprès d’un pays qui se restaure et non pas auprès d’un moribond à l’agonie.

    C’est l’eurogroupe qui doit se retrouver maintenant dans l’expectative avec un sentiment d’échec et d’incertitude.

    Il semble donc que la Grèce gardera l’euro comme monnaie commune pour contrôler son commerce et ses capitaux. Elle a manifesté son désir de demeurer membre de l’Union, ce qui est une bonne nouvelle car sa présence au sein de l’UE pourra inspirer d’autres membres mal en point à suivre son exemple:
    Restaurer sa monnaie pour restaurer son économie. Ce demi retrait serait la bonne solution.

    Si on veut l’expulser de l’UE, qu’à cela ne tienne, elle s’investira ailleurs que de se gaspiller dans la résilience et la malédiction d’une communauté repliée sur elle-même, aigrie par ses querelles intestines et par ses consensus hypocrites.

    Le monde, en dehors de l’Union Européenne, existe et continue de se construire en se dédolarisant. Les chantiers avancent rapidement, la Grèce doit dépasser toute les peurs, surplomber la meute et ne pas manquer cette opportunité historique.


    • Vasco Le 08 avril 2015 à 13h23
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      Extrait du blog de Frédéric Lordon :

      ” Si donc la vraie gauche voulait un instant se défaire de ses fétiches intellectuels (dans le meilleur des cas) et de ses postures avantageuses (dans le pire), elle s’interrogerait elle-même sur cette bizarrerie qui l’a conduite à la célébration d’une forme d’internationalisme qui n’existe pas et à la détestation d’une souveraineté qui elle existe – et la concerne très directement : la souveraineté du « décider en commun », constitutive et institutrice d’une forme de vie, dont la définition, proprement politique, ne fait pas acception des nations présentes… ”

      http://blog.mondediplo.net/2015-04-06-Lecons-de-Grece-a-l-usage-d-un-internationalisme


      • Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 15h23
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        Pas terrible, sur ce coup, l’ami Lordon. Enfin… à mon goût, je n’interdis à personne d’apprécier. D’abord il entame par une critique de la gauche, son internationalisme ceci, son souverainisme cela : mais “la gauche” est tellement dans les choux, tellement inexistante sur le plan des idées, tellement nulle et archi-nulle, qu’elle n’est plus qu’un nom sur de vagues souvenirs. Ce n’est plus pertinent de la critiquer. Bon, elle existe un peu en Grèce, où elle aurait pris le pouvoir, mais là-bas elle doit faire ses preuves de survie, et c’est loin d’être gagné. (Cf. ci-dessous, le com’ de Werrebrouck Le 08 avril 2015 à 11h04 qui explique les difficultés qui l’attendent.)

        Ensuite sa base conceptuelle est quand même plus faible que d’habitude, parce que c’est quoi ce “décider en commun” ? Ca n’existe que quand il y a effectivement des décisions prises en commun, le reste du temps pfff, ça disparaît devant les réalités : hiérarchies, structures, lobbies, concurrence…


        • Merle Le 09 avril 2015 à 22h18
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          C’est la fainéantise, la passivité et le jemenfoutisme qui abouti à la loi des hiérarchies, des structures, des lobbies. Faisons l’effort de demander à 10 proches ce qu’ils pensent de TAFTA. J’ai fais l’experience , voici le résultat :

          “Je suis d’accord avec TAFTA” : 0%
          “Je suis contre TAFTA” : 10%
          “TAFTA, c’est pas une marque d’assurance ?” : 70%
          “TAFTA ? Ah oui ! Le machin ! Bah euh, ouais bah ça dépend, c’est quoi ?” : 20%

          La démocratie sans demos, ça s’appelle de la technocratie. Question subsidiaire, si la majorité des citoyens ne connaissent pas TAFTA, est il bien raisonnable de les laisser vraiment décider ? (je ne suis pas sur que les laisser décider les rendra plus intéressés au sujet)


  8. Ded Le 08 avril 2015 à 03h17
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    J’espère que la Grèce va nous montrer l’exemple d’une démocratie vivante.
    Une démocratie qui vire les banquiers et les représentants du capitalisme voyou sans ménagement.
    Une démocratie qui honore sa parole, qui respecte le peuple. En gros, tout ce que nous n’avons pas !
    La Grèce va peut être nous sauver de l’ogre US et de ses affidés.


  9. Yves.JM Le 08 avril 2015 à 03h32
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    Je me demande si je ne vais pas finir par envier les Grecs. Ok, ils sont dans une merde noire, mais au moins ils ont l’espoir et le bout du tunnel commence à apparaître.
    Et en plus les Russes vont peut-être gagner une belle base navale en Méditerranée. Quid de l’
    OTAN ?


    • Millesime Le 08 avril 2015 à 19h59
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      Je suis comme vous Yves.JM, je me surprends à envier les Grecs pour les perspectives qui s’ouvrent à eux “un champ des possibles” qui redonne un peu d’oxygène à tout ce marasme et qui serait pour nous Français peut-être un exemple à suivre. Après tout comme le dit la fable “on a toujours besoin d ‘un plus petit que soi” ! Par contre ce qui me fait flipper c’est de traverser cette période cruciale, charnière et peut-être déterminante pour notre pays avec l’autre là… le locataire de l’Élysée qui entre une sortie à scooter, une marche républicaine, une pleurniche médiatique ou une claque électorale continue à croire aux lendemains qui chantent !!!


  10. Ehtaniel Le 08 avril 2015 à 06h02
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    le “retrou de la drachme” , un probleme sans fond ?


    • Joanna Le 08 avril 2015 à 07h56
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      Tsipars pourrait dire :

      Pour nos gens le retrou de la drachme !


      • Alain C Le 08 avril 2015 à 09h50
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        pour initiés 🙂


  11. FifiBrind_acier Le 08 avril 2015 à 07h10
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    Mais oui, il y a eu un précédent, l’Argentine en 2002.
    “Nous avons sauvé les gens, plutôt que les banques”.

    http://www.liberation.fr/economie/2012/02/19/nous-avons-sauve-les-gens-plutot-que-les-banques_797163

    Le Ministre des Finances argentin, Lavagna, est allé au FMI:
    “Nous ne rembourserons pas tout, et pas tout de suite” .

    Il conseille à la Grèce d’en faire autant:
    ” Les sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI.
    Cette institution propose toujours le même type de contrat d’ajustement fiscal:
    diminuer l’argent qu’on donne aux gens, salaires, pensions, aides publiques, grands travaux qui génèrent de l’ emploi. C’est absurde (…) les gens ruinés de consomment plus, ce qui obère le relance de la croissance.”

    Dans la réalité, pas dans les hypothèses, le Ministre grec des Finances n’a pas suivi les conseils de Lavagna. La Grèce va rembourser le FMI, et donc implicitement et explicitement, accepte de passer sous les fourches caudines.

    Mais un pays européen, corseté par les Traités, privé de droits régaliens, peut-il faire ce qu’a fait l’ Argentine ? Il me semble, au contraire, que les Traités ont justement pour but d’empêcher des décisions de ce type. Ou alors, il faut en sortir, ce qui n’est pas à l’agenda de Syriza.


  12. Franck Le 08 avril 2015 à 07h38
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    Je suis certainement un illote en matiere d economie…mais quelqu un pourrait il m expliquer ce qu est un RETROU?! (Cf titre de l article ^^)
    Merci d utiliser le vocabulaire du commun des mortels
    Anahem!


    • Kiwixar Le 08 avril 2015 à 10h33
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      Le RETOUR à la drachme. Les Grecs (et Olivier) s’emmêlent souvent les rames (le blog a failli s’appeller “l-ecrevisse.fr, des crustacés pour comprendre”). C’est pour ça qu’Ulysse a mis 10 ans pour rentrer en Ithaque… 😉


  13. Joanna Le 08 avril 2015 à 08h03
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    Ah quand je pense que sans les grecs l’Euro devait s’appelait l’Ecu
    (il parait que “ecu” ça ressemble à urine en grec).

    D’autres disent que c’est les allemands à cause de “Die Kuhe” = la vache
    et pourtant c’est Kohl qui était encore chancelier qui s’y est opposé … un visionnaire sans doute.

    Moi j’aimais bien l’écu …
    L’euro … j’ai du mal à digérer


    • Alain C Le 08 avril 2015 à 09h53
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      trop fort …. 🙂 🙂


    • Mélissa Le 08 avril 2015 à 10h25
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      Joanna,

      ” l’euro… j’ai du mal à digérer…” Essayez le rot, peut-être…


  14. RGT Le 08 avril 2015 à 08h05
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    Je n’ai pas le temps de lire l’article… Mais le titre est assez comique :
    “La Grèce élabore des plans sur le retrou de la drachme et réflechit à l’option du défaut”

    Le “retrou”, ça veut dire qu’ils vont faire un nouveau trou avec la drachme pour reboucher celui de l’euro ?
    Ça me fait penser à l’histoire (inversée) de Bitur-Camembert… ;-).

    Deux solutions :
    – L’heure du site est décalée d’une semaine (on est pas le 1er avril) ;-).
    – L’auteur est dyslexique et devrait consulter un orthophoniste re- ;-).

    Je lirai l’article (sans doute d’excellente qualité, comme d’habitude – on devient exigeant en lisant ce blog) ce soir.


  15. Nerouiev Le 08 avril 2015 à 08h22
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    “…le RETROU de la drachme …” J’espère que ce n’est pas un lapsus révélateur.


    • Alain C Le 08 avril 2015 à 09h56
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      au départ, j’ai immédiatement pensé que c’était une faute de frappe (ça n’est pas la première fois), mais en y réfléchissant bien …. 🙂


  16. social21ème Le 08 avril 2015 à 09h22
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    chaud chaud chaud ce mois d’avril….


  17. Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 09h41
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    Curieux que Jose Manuel Barroso ait parlé d’obligations morales, fallait qu’il soit à court d’arguments. Cela dénote que l’UE n’a rien de positif pour retenir la Grèce, et qu’ils ont très peur d’un divorce.


    • Kiwixar Le 08 avril 2015 à 12h14
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      En psychologie, on appelle ça les “obligations antipodales” : quand une notion nous est complètement étrangère (la morale pour Barroso) au point que le terme même nous est inconnu, on se rassure le système limbique avec une régression en ajoutant le terme “obligation” devant, au cas où.


      • Alae Le 08 avril 2015 à 14h20
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        Kiwixar, le terme ne leur est pas inconnu, bien au contraire. S’il y a quelque chose qu’ils ont bien intégré, c’est que ce mot-valise sert à tout. Du coup, quand ils veulent faire joli, ils mettent “morale” au hasard, sans avoir d’idée précise quand à sa signification.
        C’est particulièrement flagrant chez les Américains (que les dirigeants de l’UE imitent avec bonheur). Impossible de lire un seul article de presse US sans tomber au moins une fois sur le mot “morale” et impossible aussi de savoir ce qu’ils entendent par là.
        J’ai posé la question à plusieurs reprises à des Américains qui employaient généreusement le terme. Pas UN SEUL n’a su répondre. Essayez, vous verrez.


        • Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 15h41
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          Explications très crédibles, merci Alae, car chacun sait que les Ricains croient être moraux dans tout ce qu’ils font, en particulier quand ils envahissent des pays souverains pour y établir leur morale.


        • dupontg Le 09 avril 2015 à 00h45
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          la morale c’est capital pour les americains


  18. Michel Ickx Le 08 avril 2015 à 09h47
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    Je suis un bon citoyen européen. J’aime mon prochain, je vote plus tôt à gauche, mais pas à la gauche de la gauche. Il faut garder un peu de mesure.

    Quand j’ai vu les Philippins vivre à crédit, je me suis dit cela va mal finir. Et quand ils ont du repayer leur dettes je n’ai rien dit parce que on doit toujours repayer ses dettes et que Madame Marcos avait plusieurs centaines de chaussures de luxe. Après tout je ne suis pas philippin.

    Quand j’ai vu les Argentins, les Equatoriens, les Brésiliens et plus récemment l’Egypte de Mubarak et la Tunisie de Ben Ali entre les mains du FMI, de la Banque mondiale et de leurs créanciers je n’ai pas protesté car ces gens vivaient à crédit. Il faut bien faire face à ses obligations de temps en temps.

    Pourtant Ben ali nous aimait bien, il invitait même nos dirigeants sur son avion personnel.

    Quand j’ai vu les Grec se retrouver sous la direction de la Troika, j’ai bien compris, comme on me le disait dans les journaux, que ces gens avaient triché et qu’ils étaient de cigales et je l’ai dit moi aussi.

    Mais qu’est-ce que j’entends ? On me dit que nos banques ont racheté de la dette grecque et que le FSM devra prêter à la Grèce, de plus avec notre épargne, c’est-à-dire avec l’argent de ma pension, je ne suis pas du tout d’accord, mais alors là pas du tout.

    Allo les Philippins, les Argentins, les Equatoriens, les Tunisiens, Allo les Grecs, à l’aide.

    Allo, allo allo, ALLOOO

    IL N’Y A PERSONNE ????


    • Alain C Le 08 avril 2015 à 10h08
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      mouais, mais dites vous bien “qu’on” leur prête de la fausse monnaie, issue de la planche à billet américaine (et maintenant BCE)
      Le principe est que personne n’est capable de refuser un gros paquet de billets qui vous tombe du ciel.
      Vous pourriez citer aussi l’Espagne, le Portugal, l’Italie, les pays baltes et même la France qui paie actuellement ses fonctionnaires à crédit en empruntant sur les marchés.
      Tout cela n’est qu’un mécanisme permettant d’asservir les peuples et de piller leurs richesses une fois l’effet KissCool terminé.
      Drogue gratuite au départ, puis coercition et esclavagisme quand il est devenu évident qu’il ne sont plus en mesure de rembourser
      C’est un mécanisme mafieux, des procédés scélérats, dont il est nécessaire de se débarrasser sans état d’âme.
      Le problème de la France, c’est qu’il y a encore de la drogue gratuite sur les marchés (à taux zéro, ou presque).
      Il faut attendre encore un peu, mais le réveil sera difficile…


      • Renaud 2 Le 08 avril 2015 à 12h31
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        L’analogie avec la drogue est fort à propos. Nous sommes en situation de complète dépendance face à nos fournisseurs. Nos fournisseurs n’ont qu’un seul but, continuer à nous ponctionner, et se débarrasser de nous une fois insolvables. Les méthodes utilisées sont effectivement mafieuses. La propagande a bien fait son travail, les grands organismes banquiers sont mis sur un piédestal (voir dans les miscellanées l’article de l’Obs sur la vice-présidente de Goldman Sachs) alors que c’est bien d’une mafia internationale dont on parle. Ces gens sont les ennemis de tous les peuples – et de la biosphère par la même occasion.
        Mais tout empire finit par s’effondrer, comme toute espèce vivante finit par mourir, alors oui, la période de sevrage va être très très dure.


    • Mélissa Le 08 avril 2015 à 10h42
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      Michel Ickx,

      Avant d’aboyer avec la meute et de traiter les grecs de tricheurs, renseignez-vous sur les résultats de l’enquête de la commission européenne concernant les comptes grecs et son admission dans l’UE…

      “En témoigne cette apostrophe du président français d’alors, Valéry Giscard d’Estaing, en réponse à un membre de cabinet réticent du président de la Commission européenne: «Monsieur, on ne fait pas jouer Platon en seconde division.» Berlin, soucieux de ne pas nuire à la bonne santé de l’axe franco-allemand, suit. La première d’une longue série de faiblesses.”

      http://www.lefigaro.fr/culture/2013/09/20/03004-20130920ARTFIG00394-l-europe-complice-de-la-chute-de-la-grece.php

      Et aujourd’hui,Giscard dit que la Grèce devrait quitter la zone euro…
      Les conseilleurs ne sont décidément pas les payeurs…


      • Michel Ickx Le 08 avril 2015 à 11h55
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        @Melissa,

        Je crains que vous n’ayez pas saisi l’ironie du commentaire.
        Je n’ai que de l’admiration pour les Grecs. En fait je mettais en évidence les stupidités que j’ai entendues autours de moi par ceux qui répètent bêtement les commentaires de la presse. Mon citoyen européen était un personnage fictif.


      • Michel Ickx Le 08 avril 2015 à 12h31
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        Chére Melissa,

        Je paraphrasait la phrase célèbre du pasteur Niemöller:

        ===========================================a/
        On ne peut s’empêcher de reprendre le mot attribué au pasteur Niemöller, qui fut l’une des figures de cette résistance :
        ” Quand ils ont arrêté les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste ; quand ils ont arrêté les socialistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas socialiste ; quand ils ont arrêté les juifs, je n’ai rien dit, je n’étais pas juif ; quand ils sont venus m’arrêter, il n’y avait plus personne pour protester ”

        Si vous ne la connaissiez pas, je suis sûr que vous allez apprécier.


    • Kiwixar Le 08 avril 2015 à 10h51
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      “on doit toujours repayer ses dettes”

      Bon, ça c’est ce que les créanciers disent, et que leurs médias répètent (d’où l’intérêt de posséder les merdias). Mais il y a d’autres notions qui existent :
      – la notion de “dette inique”
      – la notion de jubilée régulier
      – la notion de Philippe le Bel (cramer les créanciers).

      Il y a aussi des nouveautés dans les Dettes actuelles, par rapport à ce qui se faisait avant :
      – dans le passé les dettes étaient contractées auprès de gens qui avaient du capital réel (adossé sur l’or, basé sur du travail réel)
      – toutes les dettes actuelles sont des dettes contractées sur du capital “virtuel” (des lignes comptables) adossées sur rien, auprès de gens qui n’ont pas cet argent et qui se sont arrogés le droit régalien de création monétaire (qu’on peut leur disputer)

      Un moyen de passer à 0 toute la dette des Etats, serait de proclamer la chose suivante : en prêtant de l’argent que vous n’aviez pas et provenant de rien, vous vous êtes rendus coupables de faux-monnayage… puni de prison à perpétuité (ou la mort rétroactive, on ne va pas chipoter, on est 65 millions, ils ne sont pas nombreux).

      Alors le deal est le suivant :
      1) on oublie de vous pendre à des lampadaires pour votre crime de faux-monnayage
      2) vous oubliez de nous emmerder avec cette dette inique, qui passe à 0
      3) on oublie de vous demander de rembourser les intérêts
      4) l’Etat reprend l’exclusivité du droit régalien de création monétaire
      5) le rapport maximum entre salaire min et max dans une entreprise est de 100
      6) le rapport maximum entre capital min et capital max dans un pays (hors résidence principale) est de 100 (vous donnez gracieusement à la collectivité les surplus que vous pouvez avoir)


      • Renaud 2 Le 08 avril 2015 à 12h35
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        C’est un fait constamment occulté, mais oui, il n’y a aucune différence entre des faux-monnayeurs et l’écriture comptable des grandes banques, si ce n’est que c’est illégal d’un côté et institutionnalisé de l’autre.


      • step Le 08 avril 2015 à 14h11
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        personnellement, un petit retour à philippe le bel… on évitait les ergotages financièro-juridiques, et on évitait un retour du banquier par la fenêtre. En général, il cramait sur un autre sujet (complot, coucherie avec xxx, hérétisme…) bref toute une époque! Maintenant il parait qu’on est civilisé… l’avenir proche va nous le dire….


        • step Le 08 avril 2015 à 23h42
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          hérétisme oulà hérésie:)


      • Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 16h29
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        @Kiwixar : Du faux-monnayage ? Ce serait trop beau ! Hélas non, la monnaie n’a jamais été qu’une quantité abstraite, autrefois matérialisée par des métaux précieux. Elle vient du besoin de pouvoir acheter quelque chose dans le futur, donc de disposer de quelque chose d’autre à pouvoir donner en échange. Panagiotis Grigoriou en parle dans son dernier billet (http://www.greekcrisis.fr/2015/04/Fr0421.html#deb) : “La situation était effectivement et rapidement très catastrophique en 1942, un moment où la Grèce et surtout sa capitale, connurent une famine sans précédant, un effet direct de l’occupation allemande. Certes, l’aide alimentaire permit de repousser un peu le spectre de la famine, au moins celle des villes, note Mazower. Mais l’inflation était plus que galopante. Le prix officiel du pain (sans parler du prix marché noir) est passé de 70 drachmes/kg à 2.350. La monnaie nationale n’avait plus de valeur: on préfère alors compter en mesures d’huile, de blé, en cachets de quinine de la Croix Rouge (que l’on n’utilise pas forcement, étant donné leur trop grande valeur d’échange) voire, en balles et grenades italiennes. Sur l’île de Corfou, les Italiens troquaient alors une balle contre 3 œufs.” Dans le troc, il y a un échange monétaire implicite, c’est-à-dire que les choses troquées présentent la même quantité de valeur abstraite.

        Un moyen de passer à 0 toute la dette des Etats, serait de proclamer la chose suivante : en prêtant de l’argent que vous n’aviez pas et provenant de rien, vous vous êtes rendus coupables de faux-monnayage” : il n’y a qu’un moyen, c’est de ne pas rembourser, c’est-à-dire de faire cesser la demande de monnaie par les créanciers (et les débiteurs), car c’est cette demande qui donne toute sa valeur à la monnaie prêtée. On arrête de rembourser et on crée une autre monnaie…


        • theuric Le 08 avril 2015 à 23h46
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          Il y a une autre solution encore plus simple, nous attendons patiemment que le tout s’effondre.
          Parce que, après tout, certes une monnaie n’a de valeur que celle qui lui est donnée, mais elle remplit tout de même la fonction de rendre compte de la réalité de la richesse d’un état.
          Or, et à n’en pas douter, comme dirait Monsieur Sapir, l’immense monceau de monnaies créé depuis quelque temps, même par les chinois, pour tout dire, fait que c’est l’ensemble de celles-ci, hormis quelques exceptions, qui ne valent plus pipette.
          Comment voulez-vous que ce système absurde, de plus appuyé sur une infinité de crédits, puisse tenir le coup?
          Monnaies sans valeur plus crédits à n’en pas pouvoir ayant, pour en rajouter un bon peu, généré des bulles spéculatives toutes plus grosses les unes que les autres.
          Et les plus belles de toutes se trouvent dans les jeux boursiers, qui n’en sont plus à crever le plafond et ont percé le toit depuis belle lurette, comme dirait Gai-Luron.


      • Amsterdam Le 08 avril 2015 à 23h24
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        1 à 100?????
        Je sais bien que c’est devenu encore pire que ça, mais c’est déjà bien trop.

        Un rapport salarial de 1 à 10 est bien suffisant.
        Dans les années 70, on en était à 1 à 20 aux USA, donc ce n’est pas si fou…


    • Alain C Le 08 avril 2015 à 11h07
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      J’ajouterai qu’une majeure partie de l’argent prêté à la Grèce a servit à acheter de l’armement …. à la France et à l’Allemagne, ce qui a fait tourner leurs économies (autrement dit, prêts détournés à ces deux pays, et c’est la Grèce qui paie), le reste étant détourné en Suisse par l’oligarchie grecque.
      Le peuple, lui, n’a rien vu.


  19. Werrebrouck Le 08 avril 2015 à 11h04
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    Si Tsipras hésite tant au regard de la sortie de l’euro, c’est parce qu’il sait que la dévaluation serait considérable et que cela mettrait en grande difficultés les électeurs qui ont voté pour lui. La plus grande part des biens de consommation courante y compris fruits et légumes sont importés. Cela signifierait immédiatement des hausses considérables du cout de la vie, et probablement l’amorce d’un processus inflationniste puissant. La sortie de la Grèce va se faire probablement, mais précisément le pouvoir prépare l’opinion publique afin qu’il puisse reporter sur Bruxelles et les allemands les conséquences sur les classes populaires de la sortie.
    Et il est vrai qu’une période fort difficile commencera alors: la reconstruction d’un appareil productif national que l’euro a détruit. Bien évidemment la Grèce n’a jamais disposée d’un économie hautement compétitive, mais l’euro a véritablement détruit et l’agriculture et l’industrie. Tout est à rebâtir et cela ne sera pas une promenade de santé. De retour de Grèce je viens d’écrire un premier papier sur le sujet.
    http://www.lacrisedesannees2010.com/


    • Léa Le 08 avril 2015 à 13h56
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      Personne n’a crié à la catastrophe quand l’ Euro a été dévalué de 25 % par rapport au dollar ces dernières semaines.

      Pourtant si vous achetez des trucs en zone dollar sur ebay , vous le sentez passer.

      Sauf qu’il s’agit de l’ Euro et donc ça ne change rien pour les échanges intra UE, les plus urgents à rééquilibrer par rapport au “mark”.

      Les grecs se sont démerdés à vivre , à leur façon pendant des siècles avec leur drachme. Avec l’ Euro et le crédit facile, on les a carbonisés.


    • Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 14h08
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      Werrebrouck termine son billet ainsi : “Le prix à payer est bien évidemment un appareil productif moins efficient et donc une richesse produite plus limitée. En contre partie, le gain est bien évidemment la reconstruction d’une société plus solidaire avec un éventail des revenus plus limité, un resserrement aussi mécaniquement produit par la disparition relative du chômage.” Toutes les nations devraient opter pour ce “prix à payer” au lieu de surenchérir comme des fous sur la concurrence et l’efficience économique. Cela exige de rendre ses lettres de noblesse au protectionnisme, et d’en finir avec le dogme de “la concurrence libre et non faussée”. La concurrence ne doit pas être faussée par des procédés déloyaux, (baisse des salaires, dumping, monopole, etc.) mais elle ne doit pas pour autant être sacralisée.


      • Un naïf Le 08 avril 2015 à 15h35
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        De toute façon, l’efficience économique, elle profite à qui ???

        Pas à moi en tout cas. C’est une machine à concentrer la richesse…


  20. BA Le 08 avril 2015 à 13h58
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    La Grèce est hyper-endettée.

    La Grèce est complètement écrasée sous des montagnes de dettes.

    Avril 2015 :

    Le 9 avril, la Grèce devra rembourser 458 millions d’euros au FMI.

    Le 14 avril, la Grèce devra rembourser 1,4 milliard d’euros, et le 17 avril, elle devra rembourser 1 milliard d’euros de bons du Trésor.

    Problème : en avril 2015, la Grèce est en faillite.

    Solution ( ? ? ? ) du problème :

    Mercredi 8 avril, la Grèce a … emprunté 1,14 milliard d’euros sur les marchés. Durée : 6 mois. Taux : 2,97 %.

    http://www.romandie.com/news/Bonds-Grece-114-mrd-EUR-leves-en-bons-du-Tresor-taux-inchange/582379.rom

    Et en mai 2015 ?

    Le 8 mai, la Grèce devra rembourser 1,4 milliard d’euros de bons du Trésor.

    Le 12 mai, la Grèce devra rembourser 763 millions d’euros au FMI.

    Le 15 mai, elle devra rembourser 1,4 milliard d’euros de bons du Trésor.

    Problème : en mai, la Grèce sera en faillite.

    Solution du problème :

    En mai, l’Allemagne paiera à la Grèce les 279 milliards d’euros qu’elle lui doit depuis la Seconde Guerre Mondiale.

    Et comme ça, la crise de la dette grecque sera finie.

    Et comme ça, tout le monde sera content.

    Et tout est bien qui finit bien.

    Non, je déconne.

    http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/berlin-rejette-les-demandes-de-reparation-de-la-grece-313608


    • Renaud 2 Le 08 avril 2015 à 16h12
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      Sur ce même site romandie.com, on apprend que la Grèce n’a pas demandé d’aide financière à la Russie…


    • vallois Le 08 avril 2015 à 21h48
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      Alors M. Barosso Obligation morale de l’Allemagne ?


  21. Mélissa Le 08 avril 2015 à 14h37
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    La Grèce n’est pas seule et l’occident a peur…

    À lire sur sputnik news :

    -Le président tchèque Milos Zeman a été indigné par les propos tenus par l’ambassadeur américain à Prague Andrew Schapiro, qui a critiqué la décision de M.Zeman de se rendre à Moscou pour assister au défilé consacré à la Victoire de la Russie durant la Seconde guerre mondiale.

    -“Je ne sais pas si la Russie octroiera ou non une assistance financière à la Grèce (…), mais je recommande à M.Tsipras de ne pas mettre en péril l’unité de l’Union européenne”, a déclaré M.Schulz dans une interview accordée au journal allemand


    • vallois Le 08 avril 2015 à 21h49
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      Je l’ai déjà dit mais j’ai bien peur d’une réaction brutale de l’oligargie (type dictature des colonels appuyée par Aube Dorée et services américains).


  22. jacques beaudry Le 08 avril 2015 à 15h40
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    Je rigole bien de tout ce qui se dit et s’écrit sur la psycho-dramatique évolution de l’avenir de la Graisse versus la désunion européenne. Le gouvernement grec s’est déjà écrasé et le ministre des finances rentre tout juste des USA qui lui ont tapoté les épaules en guise d’un soutien assuré de leur part face à l’europe. La visite du chef Tsypras de ce gouvernement à Moscou n’est qu’un bluff qui ne fera pas bullseye sur l’objectif anticipé. La Grèce est isolée, coincée dans la glu européenne et n’a pas d’ami parmi les gouvernements occidentaux et ceux d’ailleurs ne sont pas dupes d’être instrumentaliser par les courtisans grecs vu leur situation. En résumé, constatons que les bottines gouvernementales grecques ne suivent pas leurs babines.


    • Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 16h54
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      Encore un qui pense que tout est déjà écrit, alors que l’Histoire est en train de s’écrire. En tout cas, votre diagnostic est plutôt contradictoire : dire que la Grèce est isolée, et dire qu’une ouverture sur la Russie c’est du bluff, est parfaitement contradictoire puisque le 1er terme constitue une motivation du 2nd.


    • Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 18h17
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      Rencontre Poutine-Tsipras, Sputnik en parle ici : http://fr.sputniknews.com/international/20150408/1015569709.html Il y est question de privatisations et d’investissements dans l’énergie, mais pas un mot sur les dettes. Tsipras parle beaucoup de contribuer au dialogue entre l’UE et la Russie : là, ce n’est pas du bluff mais du rêve. Notons que tout doit se faire “dans le respect des règles en vigueur” ==> attention, terrain glissant !


      • FifiBrind_acier Le 08 avril 2015 à 19h14
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        Ce que je comprends de ce compte -rendu de la visite de Tsipras à Moscou, c’est que la Russie va participer au pillage des biens publics grecs, comme les autres!
        Et collaborer avec la Grèce pour fourguer son gaz, et pi c’est tout.

        Et peut-être comme à Chypre, obtenir des ports pour sa marine militaire, mais ce n’est pas précisé. Bref Poutine, fait ce qu’il sait faire de mieux, défendre les intérêts de la Russie.

        Il n’est même pas question de la levée des sanctions sur les produits agricoles grecs qui étaient exportés en Russie auparavant !
        Dis moi de quoi tu as besoin, je te dirai comment t’en passer!


        • philbrasov Le 08 avril 2015 à 19h24
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          apparemment la Grece NE PEUT PAS SEULE lever les sanctions contre la Russie, c;est INTERDIT par les traites… aucun pays de la zone euro ne peut SEUL engager des accords commerciaux bilatéraux hors de l’union…
          Votre remarque brin d;acier serait caduque sauf a violer les traites…..


        • Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 21h41
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          FifiBrind_acier, faut pas voir tout en noir ! Parler de “pillage” c’est dire que la Grèce n’a rien à y gagner : vous ne pouvez pas le savoir, l’histoire ne fait que commencer !


          • FifiBrind_acier Le 09 avril 2015 à 06h36
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            La privatisation des biens publics grecs fait partie, comme dans tous les pays européens, des “réformes structurelles” imposées par la Troïka.

            Voir la Russie y participer, ce n’est pas bon signe.


      • Alae Le 08 avril 2015 à 20h45
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        “Respect des règles de l’UE”, privatisations, investissements énergétiques (le gazoduc, quoi), et patati, et patata, rien de nouveau. Et dire que Syriza est élu depuis le 25 janvier et que nous ne savons toujours pas si ce sont des rigolos ou non…
        Alors, elle saute ou elle ne saute pas, cette UE ? Le suspense devient insoutenable, à la fin.


      • Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 21h33
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        Le compte-rendu de Sputnick ne parle pas des dettes, ça ne prouve pas qu’ils n’ont pas abordé le sujet. Pour le reste, il faut surtout comprendre que Poutine n’a pas envie d’ajouter une pomme de discorde avec l’UE en donnant l’impression de vouloir mettre la Grèce dans l’orbite russe, ce que nous reprochons à l’UE d’avoir fait avec l’Ukraine.


        • burno Le 08 avril 2015 à 21h55
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          exactement , Vladimir ne peut pas se permettre de traiter en solo avec la Grèce et contre le reste de l Europe ; c est complètement contre productif ; à mon avis le petit Tsipras qui se croit très malin et qui n est qu un petit guignol n obtiendra rien de Vladimir , qui ne négocie généralement pas avec des comiques …


          • Crapaud Rouge Le 08 avril 2015 à 23h38
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            Vraiment rien ? Rien de spectaculaire sans doute, mais il obtiendra quelque chose, car Russie et Grèce sont deux pays orthodoxes, ça crée des liens. Et je ne crois pas que Poutine considère “le petit Tsipras” comme un guignol, il ne pense pas comme les dirigeants occidentaux.


          • Greco Le 09 avril 2015 à 00h52
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            « Le petit Tsipras, le comique, qui se croit si malin…»
            Heureusement, qu’il n’est pas le Grand Hollande, le Titan Sarkozy, les grands hommes politiques de la France d’aujourd’hui ……


  23. BA Le 08 avril 2015 à 18h01
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    C’est terminé : il n’y a plus de politique européenne commune.

    La Grèce vient de détruire la politique européenne commune.

    Mercredi 8 avril 2015 :

    Le Grec Alexis Tsipras veut la fin des sanctions contre la Russie.

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé mercredi à Moscou l’UE à “abandonner le cercle vicieux des sanctions” contre la Russie. Il a estimé que la mise en oeuvre des accords de paix de Minsk reste “la clé” pour résoudre la crise ukrainienne.

    http://www.romandie.com/news/Le-Grec-Alexis-Tsipras-veut-la-fin-des-sanctions-contre-la-Russie/582456.rom


    • Carabistouille Le 08 avril 2015 à 19h57
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      Ho hooooo, on se calme B.A. 🙂

      On n’es est pas là du tout. Pas encore.

      Rappelez vous, vous nous avez déjà fait le coup chez Jorion avec la fin de la zone Euro en 2010, puis le défaut sur les dettes souveraines, puis la peste et le cholèra, puis la fin du Mooooooooonde..

      Sacré B.A. 🙂


      • BA Le 08 avril 2015 à 20h27
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        Mais non, je n’ai pas annoncé la fin du monde.

        Simplement la mort de l’Union Européenne.

        Simplement la mort des illusions du type “les Européens sont un seul peuple, les Européens sont unis, les Européens sont solidaires, et patati, et patata.”


        • theuric Le 09 avril 2015 à 00h00
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          Et moi, un petit peu après, la ruine universelle.


    • FifiBrind_acier Le 08 avril 2015 à 20h02
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      BA
      Il y a déjà 7 pays européens qui sont opposés aux sanctions de l’ UE contre la Russie.
      Cela fera 8, et pi c’est tout.
      http://www.wikistrike.com/2015/03/sanctions-contre-la-russie-sept-pays-de-l-ue-disent-stop.html


      • FEG Le 09 avril 2015 à 02h19
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        Même pas. La Grèce était déjà décomptée parmi les 7 pays frondeurs (récalcitrants et/ou opposés), soit : Hongrie, Grèce, Italie, Autriche, Espagne, Chypre, et Slovaquie.


  24. Olposoch Le 08 avril 2015 à 18h18
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    Ça aurait de la gueule si ce gouvernement grec disait merde à cet euro et re-créait une monnaie libre, mais pourquoi l’appeler “drachme”?
    Ils ont les bases, ils ont inventé la langue et le système politique, la “démocratie”…
    Pourquoi ne pas marquer le nouveau siècle, et donner un nom nouveau à cette monnaie du monde nouveau?


    • Feuille de Mars Le 08 avril 2015 à 23h55
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      Voyons-voir : La Poutinia ! ^^

      Ce serait assez drôle.


    • Carabistouille Le 09 avril 2015 à 13h01
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      Le problème, c’est que quand on gère les destinées de millions de personne, le panache est un truc assez secondaire.
      C’est vrai que ça a “de la gueule” de voir se sacrifier….les autres.


  25. LA ROQUE Le 08 avril 2015 à 19h17
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    hihi ! Tsipras se rapproche de Poutine comme je l ‘avais prédit ici même .
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/04/08/a-moscou-alexis-tsipras-se-felicite-du-printemps-des-relations-greco-russes_4611996_3214.ht
    Nous sommes pas au bout de nos surprises!


  26. philbrasov Le 08 avril 2015 à 19h20
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    de ce que je viens de lire sur RT il semblerait que d’après les textes européens, aucun pays de l’union ne peut traiter des accords commerciaux bilatéraux avec d;autres pays hors de la zone euro, donc la Grèce ne peut pas de son seul chef lever les sanctions existantes avec la Russie… ( 40% de son commerce extérieur…)

    La Grèce par contre peut bloquer toute sanction a venir,,,,
    a vérifier……


    • FifiBrind_acier Le 08 avril 2015 à 19h59
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      La Grèce ne peut pas lever les sanctions de l’ UE contre la Russie.

      Par contre, l’embargo russe sur l’agroalimentaire européen ne dépend pas des Traités européens, mais de décisions du Kremlin.


      • dissy Le 09 avril 2015 à 02h47
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        Poutine pourrait le lever pour 4 ou 5 pays amis et mettre la zizanie un peu plus dans l’UE (rire)


  27. coinfinger Le 08 avril 2015 à 20h10
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    A mon avis , faut pas perdre de vue qu’il s’agit avant tout de choix politique , paiement du FMI ou pas le 9 avril . Techniquement il existe surement en Gréce comme ailleurs , peut étre méme plus qu’ailleurs sans vouloir dire du mal , des magiciens au Trésor qui vont les trouver les 400 millions .
    Des miracles comme çà ils s’en fait tous les mois dans nos hopitaux pour payer les Médecins , aprés suspens , dans nos collectivités locales , dans nos budgets ministériels .
    Non l’évenement , est uniquement politique . J’ai du mal à croire que Tsypras va se compliquer la situation en impliquant le FMI , l’Europe çà doit bien lui suffire déjà . Sauf s’il veut embrayer sur un scénario plus dramatique dés maintenant parce c’est dans son timing , qui m’échappe .
    Ce serait d’ailleurs une bonne stratégie de sa part de prévoir des coups qui nous échappent .
    Aux échec on dirait qu’il reprend l’initiative , s’il ne fait pas un mauvais coup et qu’il a de quoi répondre aux répliques . Peut étre qu’à Moscou il a trouvé de l’inspiration , c’est déjà préparé depuis longtemps sa visite , depuis peut étre méme plus longtemps qu’on ne le croit .
    Peut étre sera ce une maniére de dire que le FMi c’est plus ce que c’était …


    • ig Le 08 avril 2015 à 21h21
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      Les grecs ont levé aujourd’hui 1 milliard deux en bons du trésor à des taux inchangés ( 2.45 je crois, de mémoire) sur 6 mois.

      Donc ils vont rembourser, au moins pour ce mois.
      Après, je n’ai pas lu qui avait acheté,hein!


  28. sam00 Le 08 avril 2015 à 20h15
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    Il y aurait bien des moyens simple de réduire la part de dette que les grecs et syriza jugent “illégale ou odieuse” …

    Un exemple simple: ils ont acheté pour plusieurs milliards d’armes et d’équipements militaires en s’endettant, et parfois même en s’endettant auprès des pays où étaient situés les fabricants de ces armes et équipements.

    Je n’est pas les chiffres sous les yeux, mais disons que l’état grec doit à la france 10 milliards qui lui ont servi à acheter des armes et des équipements auprès de Dassault et consort … je vois alors une issue très simple: on leur annule ces 10 milliards et ils nous rendent les armes et équipements correspondant (même d’occasion, soyons bon princes) …

    Et ce n’est pas l’armée française qui se plaindra de récupérer des équipements alors qu’elle est engagée dans un certains nombre de conflits …

    Je sais bien que tout n’est pas si simple, mais la simple annulation de la dette sans restitution du bien acheté avec est un peu facile aussi …


  29. ig Le 08 avril 2015 à 21h18
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    Plutôt que de commenter des comptes rendus divers et variés retransmis par la presse, allez aux sources: RT en français, vous aurez l’intégrale de l’allocution de Poutine et de Tsipras, traduction simultanée en français.

    J’ai trouvé Vladimir Vladimovitch assez crispé,néanmoins.


  30. spajnoc Le 08 avril 2015 à 23h22
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    Si (le “si” est pas forcément utile) la Grèce fait défaut, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) réclamera aux autres pays le remboursement des sommes versées sur une injonction et dans un délai de quelques jours.
    Puis ce sera un autre pays et rebelotte.
    Au final ça deviendra insupportable pour tout le monde. Évidemment ce n’est pas la faute des grecs mais on est dans un beau m…


  31. theuric Le 09 avril 2015 à 00h48
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    Un rapport de force de cette ampleur (de tous les français, depuis le temps que je voulais la faire celle-là), parce que la Grèce, bon an mal an, se trouve à force égal avec ses adversaires puisque son non remboursement de ses dettes peut générer un délitement général de l’économie-monde, veut dire user tout autant de stratégie et de tactique.
    La stratégie permettant de savoir quel est le but à atteindre et les moyens pour y parvenir.
    La tactique donnant l’espace suffisant pour s’adapter à la situation.
    En vrai, tout le monde est emmerdé par cette histoire, si la Grèce ne rembourse pas, les banques européennes risque de ne pas y survivre, ce qui coulera inéluctablement l’euro et le dollar par les banques américaines, dès lors l’ensemble de l’économie mondiale.
    Si les grecs reprennent leur indépendance et retournent au drachme, c’en sera fini, à terme, de l’Union-Européenne, mais cela leur permettra de rembourser leurs dettes avec leur monnaie et la dévaluation qui va avec.
    Notre union n’a donc plus que trois choix, soit détruire l’ensemble des économies, ce qui, quoi qu’il en puisse être, se passera, ce qui signifierait la fin de l’U.E., soit de laisser la Grèce quitter l’Union-Européenne, ce qui la détruirait inéluctablement, soit faire un coup d’état ou forcer Tsipras, ce qui reviendrait au même, auquel cas les autres états de l’U.E. et leurs gouvernants feront tout pour réduire l’U.E. à rien, de crainte d’être renversés à leur tour.
    Alors, tout dépend maintenant de ce qu’a décidé la gouvernance européenne et ce vers quoi elle semble vouloir se mener ce serait en direction de ce troisième choix.
    Tout dépend, là encore, si l’Allemagne mène ou non ce bal en tirant les fils des marionnettes U.E..
    L’équipe gouvernemental grec doit savoir exactement de ce qu’il en est de la situation au sein de l’U.E., mais il nous faudrait également savoir quel est son but originel et quels sont les limites qu’il s’est donné, étant entendu qu’une situation conflictuelle de ce type peut mener à des résultats au-delà, voire différents de l’intention première, sauf à ne pas avoir eu, dès les commencements, ni véritable but, ni même de limite, juste une volonté, quelle que puisse être sa forme, ce qui, dans un groupe d’individualité comme on les trouve dans un gouvernement, serait difficile à mettre en œuvre.
    Alors, en ce moment, mensonges, cachotteries, tromperies, ruses, faux-semblants ne peuvent qu’être les armes naturelles d’une Grèce qui, il est vrai, fait face à deux puissances paralysantes, les institutions européennes et le dogmatisme néolibéral, aucun de ces deux là ne pouvant être modifié, ni évoluer par eux-mêmes.
    Les étasuniens ne comptant plus, dorénavant, que pour du beurre.


  32. dissy Le 09 avril 2015 à 02h42
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    Projet de sociétés agricoles gréco-russes pour contourner l’embargo

    Athènes – Athènes et Moscou projettent de créer des sociétés communes gréco-russes en Russie pour permettre aux produits agricoles grecs de surmonter l’obstacle de l’embargo alimentaire décrété par la Russie aux pays européens, a affirmé mercredi soir une source gouvernementale grecque à propos des sujets abordés lors de la visite d’Alexis Tsipras à Moscou.

    Il existe une volonté commune de lancer la procédure de création de sociétés communes gréco-russes sur le territoire russe pour les exportateurs grecs de produits agricoles, a indiqué cette source dans un document écrit.

    Par le biais de ces entreprises, les ventes de fruits et légumes grecs à la Russie ne seraient pas considérées comme des exportations, affirme cette source, permettant aux agriculteurs grecs de surmonter l’obstacle majeur que représente depuis l’été dernier l’embargo alimentaire décidé par la Russie en réponse aux sanctions européennes dans la crise ukrainienne.

    Le Premier ministre Alexis Tsipras, qui a entamé mercredi une visite de deux jours à Moscou, et le président russe Vladimir Poutine, qui l’a reçu, ont également évoqué la possibilité que la Russie participe au financement de la construction d’un gazoduc dans le nord de la Grèce, a affirmé cette source.

    La Russie pourrait, selon cette source, avancer à la Grèce les futures recettes attendues de ce projet et elle serait remboursée à partir de 2019 quand le gazoduc commencerait à fonctionner et rapporterait à la Grèce des milliers de millions d’euros.

    Exportations de produits agricoles et questions énergétiques étaient deux des principaux sujets de la rencontre entre Alexis Tsipras et Vladimir Poutine.

    Ce dernier a signifié durant une conférence de presse que concernant la levée de l’embargo, nous ne pouvons pas faire d’exception pour un seul pays de l’Union européenne.

    Mais M. Poutine a également évoqué la création de ces sociétés communes pour exporter les pêches, les fraises, les kiwis et les citrons grecs dont la Russie constitue un important débouché.

    Après l’abandon soudain de South Stream, son projet de gazoduc vers le sud de l’Europe, Moscou a décidé d’en construire un vers la Turquie, appelée à devenir un pays de transit du gaz russe à la place de l’Ukraine. C’est ce gazoduc prévu de s’arrêter à la frontière turco-grecque que le gouvernement Tsipras souhaiterait prolonger sur son territoire pour faire de la Grèce un important centre de distribution de gaz naturel, selon cette source.

    La visite d’Alexis Tsipras se poursuit jeudi avec notamment une rencontre entre le Premier ministre grec et son homologue russe Dmitri Medvedev.

    romandie.com


    • FifiBrind_acier Le 09 avril 2015 à 06h52
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      Merci pour l’info, c’est une excellente nouvelle pour les agriculteurs grecs !


  33. BA Le 09 avril 2015 à 18h48
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    1- La Grèce est en faillite.

    2- Les banques privées grecques sont en faillite.

    3- La banque centrale de Grèce est en faillite.

    4- Mais à part ça, ça va.

    Jeudi 9 avril 2015 :

    De son côté, la Banque centrale européenne a relevé une nouvelle fois, cette fois à 73,2 milliards d’euros, le plafond de l’aide d’urgence accordée aux banques grecques, victimes de retraits massifs depuis début décembre.

    http://www.lepoint.fr/economie/la-grece-honore-son-paiement-d-avril-au-fmi-mais-grand-flou-sur-la-suite-09-04-2015-1919902_28.php


  34. coinfinger Le 10 avril 2015 à 22h53
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    J’aime bien les images . Elle m’a l’air assez avenante la Greque qui marche à coté de la Drachme .
    Je ferais bien quelques pas avec elle …


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