L’appel au vote Macron fonctionne comme un supplice chinois. Car le candidat d’En Marche a l’insupportable talent d’alimenter, chaque jour un peu plus, les raisons que l’on aurait de ne surtout pas voter pour lui, tellement il incarne un projet de régression sociale. Et chaque jour un peu plus, il donne du crédit à la possibilité d’une catastrophe démocratique. […]

Source : Le Blog Mediapart, Laurent Mauduit, 27-04-2017

Cet article fait partir d’une longue série visant à discuter les opinions diverses en lien avec l’élection du 7 mai.

Elle ne reflète pas forcément l’opinion du site Les-crises – qui n’aura d’ailleurs aucune position officielle pour cette élection.

Pour quiconque a des valeurs ancrées à gauche et rêve d’une République démocratique et sociale, le vote Macron fonctionne comme un supplice chinois. Car le candidat d’En Marche a l’insupportable talent d’alimenter, chaque jour un peu plus, les raisons que l’on aurait de ne surtout pas voter pour lui, tellement il incarne un projet de régression sociale, tellement aussi il symbolise ce système oligarchique français qui anémie notre démocratie. Mais c’est comme une terrible et implacable fatalité : le rejet légitime que suscite cette candidature, l’aversion quasi-viscérale qu’elle engendre dans ce qui reste du « peuple de gauche » rend aussi chaque jour un peu plus possible l’insupportable perspective d’une victoire de la candidate néo-fasciste du Front national.

Pour sortir de ce piège, il n’est donc d’autre solution que de réfléchir sereinement. De tâtonner. D’avoir les uns envers les autres cette capacité d’écoute et de bienveillance que certains courants de la gauche ne pratiquent qu’avec parcimonie. De mutualiser l’immense débat, désordonné mais précieux, qui se fait jour depuis que l’on a appris avec effroi, au soir du 23 avril, que pour la deuxième fois dans l’histoire de la Ve République l’extrême droite s’était qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle. Cet immense débat dont Mediapart s’applique à être la caisse de résonance ou l’organisateur, aussi bien dans son journal que dans son club.

Après beaucoup d’autres, dont mon cher ami Michel Broué (lire ici son billet de blog A nos amis de gauche qui deviennent fous, 2) ou visionner là un entretien avec lui sur Mediapart), je voudrais donc dire modestement le regard que j’ai, pour ce qui me concerne, sur les terribles évènements que nous traversons. En même temps que mon opinion sur le meilleur moyen de sortir de ce piège.

Un premier constat, me semble-t-il, s’impose à l’esprit : cette histoire terrible que nous vivons, et qui pourrait se conclure si nous n’y prenons garde par une catastrophe démocratique sans précédent depuis Vichy, par le renversement de la République, est la chronique d’un sinistre depuis très longtemps annoncé, celui d’un parti socialiste qui a accompagné l’émergence d’un capitalisme à l’anglo-saxonne, de plus en plus tyrannique. Un parti socialiste qui a d’abord mollement résisté à ce basculement vers un capitalisme instaurant une tyrannie du capital sur le travail ; puis qui a accompagné ce basculement ; et pour finir qui l’a accéléré brutalement, avec l’aide de zélés hauts fonctionnaires. Dont, au premier rang, Emmanuel Macron.

Très vite, quand ce quinquennat a commencé, le « peuple de gauche », ou ce qu’il en reste, a pu ainsi comprendre qu’une histoire grave était en train de se jouer. On a pu deviner qu’au-delà des maladresses d’un homme, François Hollande, qui n’a jamais été à la hauteur de ses responsabilités ni de sa fonction, au-delà des reniements innombrables dont on pouvait l’accuser et du climat crépusculaire dans lequel il a entraîné tout le pays, c’était à un événement historique auquel nous assistions: les dernières convulsions du plus vieux parti de la gauche française, le parti socialiste, qui est entré en agonie.

Ce sentiment que le pays arrive à un point de bascule de son histoire, ou du moins de celle de la gauche, a d’ailleurs très vite cheminé dans les esprits. Progressivement, c’est devenu une forte évidence : quelque chose d’irréparable, voire d’irréversible, s’est produit depuis l’accession des socialistes au pouvoir. Depuis bientôt trente ans, ces derniers ont souvent plaidé des circonstances atténuantes pour justifier leurs erreurs ou leurs reniements et réclamé à leurs électeurs de leur faire confiance, envers et contre tout. Ils ont battu leur coulpe après leur défaite calamiteuse lors des élections législatives de 1993. Puis fait amende honorable en 2002.

Chaque fois, le « peuple de gauche » (si la formule a encore un sens) a joué le jeu. Chaque fois, d’innombrables citoyens, quelle que soit leur conviction partisane – Nouveau parti anticapitaliste, Front de gauche, Europe Écologie-Les Verts (EELV), parti socialiste, etc. –, ont été au rendez-vous. Quels qu’aient été leurs ressentiments, leur déception et leur lassitude, la grande majorité d’entre eux a continué à voter au second tour d’une élection pour le candidat de gauche le mieux placé. Ne serait-ce que pour faire barrage à la droite.

Nul doute qu’en mai 2012, le candidat Hollande a encore largement bénéficié de cette fidélité de l’électorat de gauche à son camp. Il a bénéficié des voix d’un électorat pourtant de plus en plus remonté contre les dirigeants socialistes, mais fidèle aux valeurs fondatrices de la gauche, et à l’idéal qu’elle a parfois porté.

Au lendemain de l’élection de 2012 et depuis lors, le lien entre ces électeurs et, plus largement, le lien entre les citoyens et le cœur du pouvoir socialiste s’est indéniablement brisé. A tout jamais brisé. La colère et le sentiment de déloyauté, de trahison ont pris un autre tour. François Hollande a privé le « peuple de gauche » de sa victoire arrachée à la présidentielle et prolongé quasiment en tout point la politique de Nicolas Sarkozy. Ou même, François Hollande, aidé par Emmanuel Macron, a souvent fait bien pire que Nicolas Sarkozy. Nombreux sont ceux qui ont alors assuré qu’on ne les reprendrait plus jamais à voter pour le PS – en dépit de la menace d’une droite dure ou extrême. Ici est la rupture majeure.

Et puis il y a eu les coups de grâce portés par François Hollande contre son propre camp, avec l’odieux projet (avorté) de déchéance de la nationalité, auparavant défendu par le seul Front national ; avec encore la loi El Khomri, qui a ébranlé le code du travail de manière beaucoup plus grave que les mesures prises sous le quinquennat précédent. Au fil des mois, le « peuple de gauche » – ou ce qu’il en reste – en est donc venu par lui-même à cette triste mais implacable évidence : dans sa configuration actuelle, la gauche est morte. C’est une histoire longue, ancienne de près de deux siècles, qui s’achève sous nos yeux, et que je me suis souvent appliqué à chroniquer (Lire en particulier Sous le naufrage de Hollande, l’agonie du socialisme français). Dans de très nombreux livres, écrits d’abord avec mon vieux complice Gérard Desportes (La gauche imaginaire ou L’adieu au socialisme) pour dresser le bilan des années Jospin, puis écrits seul (L’étrange défaite ou A tous ceux qui ne se résignent pas à la défaîte qui vient), je me suis aussi appliqué à décrire la lente et irrémédiable descente aux enfers du socialisme français.

C’est donc de cette agonie du socialisme français dont Emmanuel Macron est en quelque sorte la borne témoin. Il symbolise à lui tout seul ce que ce quinquennat a charrié de pire. Il en est le symbole d’ailleurs à un double titre. D’abord, c’est lui qui a mis en œuvre ou porté quelques-unes des réformes les plus réactionnaires de ce quinquennat, mettant le plus gravement en cause le modèle social français. Ensuite, il est l’un de ceux qui symbolisent aussi de la manière la plus caricaturale qui soit l’adaptation des élites socialistes aux puissances de l’argent, leur intégration dans le système oligarchique français. Ces élites oligarchiques qui d’une alternance à l’autre, sous la gauche comme sous la droite, ont passé près de trente ans à répéter qu’il n’y avait qu’une seule politique économique et sociale possible : la politique économique néo-libérale. Pas de doute donc, comme je l’ai un jour relevé, Emmanuel Macron est bel et bien le candidat de l’oligarchie (Lire Emmanuel Macron, le candidat de l’oligarchie).

C’est donc tout cela dont Emmanuel Macron est le révélateur. Il a commencé à préparer un projet de démantèlement du code du travail sous Nicolas Sarkozy dans le cadre de la Commission Attali ; avant de l’appliquer sous François Hollande (Lire Aux origines de la loi Macron: un projet néolibéral concocté pour Sarkozy). Et maintenant qu’il brigue la présidence de la République, c’est ce même projet de dynamitage social qu’il voudrait encore accélérer.

C’est donc peu dire que pour beaucoup, l’idée de voter Macron s’apparente bel et bien à un supplice. Pourquoi voter pour un candidat qui incarne tout cela ? Par quel masochisme?

Par surcroît, c’est peu dire aussi que la sincérité n’est pas la première des qualités d’Emmanuel Macron – sans doute a-t-il beaucoup appris en ce domaine auprès de François Hollande, qui a construit tout son quinquennat sur une duperie. Je livre ici les preuves que j’en ai accumulées – mais il doit sans doute en exister de nombreuses autres. Par deux fois, j’ai apporté les preuves de graves mensonges publics commis par lui. Oui… des mensonges qui, en d’autres pays que le nôtre, auraient ans doute sonné la fin de la carrière politique de son auteur.

Avec l’aide de mon confrère Adrien de Tricornot, j’ai par exemple apporté la preuve qu’Emmanuel Macron avait, en 2010, trahi la Société des rédacteurs du Monde, dont il était le banquier conseil, lors du rachat du journal par Niel, Pigasse et Bergé, en étant lors de cette opération financière l’agent double du camp adverse, et notamment de l’un de ses organisateurs, Alain Minc (Lire Médias : quand Macron était l’agent double de Minc dans la bataille du « Monde »).

Sur Mediapart, j’ai aussi apporté la preuve du mensonge éhonté qu’il a commis lors de la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Alors qu’il avait juré ses grands dieux qu’il ne s’agissait pas d’une privatisation au motif que l’Etat resterait majoritaire au capital aux côtés des collectivités territoriales,j’ai révélé le pacte secret d’actionnaires que l’Etat, sur ses instructions, avait passé avec un oligarque chinois corrompu (Lire Aéroport de Toulouse : Macron rattrapé par son mensonge).

Alors, m’aurait-on dit, voici peu, que je devrais me résoudre à voter Macron ? Je l’avoue, je me serais étrangléde colère ou d’indignation que l’on me suggère une telle perspective. Macron ? Jamais ! Impossible…

Et au surplus, il y a eu ce comportement stupéfiant du candidat d’En Marche au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle. Alors que tous tout ce que le pays compte de républicains, à gauche tout autant qu’à droite, a été saisi d’une terrible inquiétude à l’annonce de la qualification de Marine Le Pen pour le second tour, lui a été faire la fête. Ce n’était pas le Fouquet’s, mais cela y ressemblait tout de même un petit peu (Lire Ils étaient à la Rotonde, invités par Emmanuel Macron).

Qui ne se souvient qu’en 2002, face à la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour, Jacques Chirac, au soir du premier tour, comme au soir du second, avait trouvé les mots justes ? Il avait pris le ton grave, et avait fait comprendre au pays qu’il mesurait la gravité exceptionnelle des évènements. « Ce vote m’oblige », avait-il dit au pays.

En vérité, ce vote ne l’a pas du tout par la suite « obligé » – et cela a sûrement aussi contribué à conduire le pays au désastre qu’il connaît aujourd’hui. Mais au moins, pendant un temps, même bref, Jacques Chirac avait-il fait mine de manifester qu’il comprenait que sa victoire ne lui appartenait pas ; qu’il en était en quelque sorte redevable à toutes les forces vives du pays, et pas seulement à ses partisans; qu’il s’agissait en somme d’une victoire de la République sur ses ennemis.

Emmanuel Macron, lui, ne fait pas même cet effort minimal. Indifférent au fait qu’une éventuelle victoire – qu’il serait aujourd’hui bien présomptueux de croire assurée- serait en grande partie le produit d’un sursaut du pays contre les dangers de l’extrême droite, il ne tend la main à personne. Il y a de la morgue et de l’assurance dans le personnage. Oligarque jusqu’au bout des ongles, enfant adultérin et monstrueux de l’Inspection des finances et de l’agence Havas…

Et comme par un fait exprès, tout semble se conjuguer pour donner de la candidature d’Emmanuel Macron l’image la plus dissuasive qui soit pour l’électeur de gauche normalelemnt constitué. Ainsi vient-on d’assister à un numéro de drague appuyé de Laurence Parisot, l’ex-présente du Medef, à destination de l’ancien banquier de Rotschild, le pressant dans Marianne de la nommer à Matignon en cas de victoire. Et lui déclarant sa flamme avec empressement : « J’ai une expérience, je suis crédible. Donc je peux être prête ». De quoi assurément faire fuire encore un peu plus les citoyens pour lesquels le gouvernement auquel appartenait Emmanuel Macron avait déjà fait la part beaucoup trop belle aux milieux patronaux.

Du même coup, on se prend à penser – à craindre – ce que pourrait être le terrible scénario de ce second tour de l’élection présidentielle. Emmanuel Macron est tellement l’adversaire idéal dont pouvait rêver la néo-fasciste Marie Le Pen ; il est tellement la caricature de l’oligarchie française, accommodante pour les grandes fortunes et intransigeantes pour les plus modestes ; il vit tellement loin du pays, enfermé dans une bulle de technos et de communicants, qu’on se prend à redouter un scénario noir : une chute progressive dans l’opinion d’Emmanuel Macron ; et une montée en proportion de Marine Le Pen. Une montée… peut-être jusqu’à la ligne de danger.

C’est cela le supplice chinois dont je parlais tout à l’heure. Il tient au fait que 2017 n’a plus grand-chose à voir avec 2002. Voici 15 ans, pendant l’entre deux tours, nul ne savait à l’avance que Jacques Chirac l’emporterait avec plus de 82% des voix. Mais, passé le traumatisme du premier tour, il est vite apparu que le champion du RPR, soutenu par toutes les forces républicaines, de gauche et de droite, l’emporterait haut la main.

Mais aujourd’hui, c’est un autre scénario qui se profile. Plus Macron fait du Macron, plus on se prend à penser qu’il risque de perdre du crédit dans l’opinion. Au point de faire craindre une possible victoire de l’extrême droite. C’est précisément cela le supplice chinois – pardon le supplice Macron : chaque jour, le candidat d’En Marche semble s’appliquer à être la caricature de lui-même et à donner de nouveaux arguments à ceux qui n’ont pas voté pour lui au premier tour de ne surtout pas le faire au second. Et chaque jour, face à l’inconstance de la candidature Macron, face à ses aspects repoussants, on peut craindre que la victoire de l’extrême droite ne devienne possible. En 2002, elle semblait impossible ; aujourd’hui, il serait dramatiquement irresponsable de l’exclure. Bref, l’extrême droite est cette fois-ci bel et bien aux portes du pouvoir, ce qui n’était pas encore le cas en 2002. Et naturellement, cela change tout.

Oui, cela change tout, car en 2002, on pouvait, lorsque l’on était de gauche, ne pas vouloir s’abaisser ou s’abîmer à voter pour Jacques Chirac. On le pouvait avec d’autant moins d’inquiétude que la victoire de Jean-Marie Le Pen apparaissait impossible. Mais en 2017, tout a changé : l’extrême droite néo-fasciste pourrait l’emporter.

Or, ma consoeur Marine Turchi a formidablement documenté sur Mediapart, au travers d’innombrables et courageuses enquêtes, que derrière l’image ripolinée que Marine Le Pen voudrait donnait du Front national, il y a toujours la vielle extrême droite française, violente et rance, xénophobe et raciste, en un mot plus que jamais antirépublicaine, avec dans les arrière-salles du parti des groupuscules violents et néonazis. On peut bien sûr en douter, tant les grands médias, oubliant les vieux principes du journalisme honnête selon lesquels le Front national doit être un objet d’enquête et non un objet de débat, donnent peu à voir sur cette réalité inchangée de l’extrême droite française. Mais il suffit de se reporter aux enquêtes de Marine Turchi dont je parle pour comprendre la gravité du danger auquel la République est aujourd’hui confrontée – enquête que l’on peut retrouver ici, , , , , , , , ou encore .

Pour ce qui me concerne, c’est ce constat qui m’a conduit à surmonter mes préventions – pis que cela-, mon aversion à l’égard de la candidature Macron. Qui m’a conduit, quelle que soit la rage ou la colère que j’éprouve, à ne plus penser qu’à une seule chose : tout sauf, sauf la possible victoire d’un parti néo-fasciste ou post-fasciste – peu importe la qualification que l’on retienne ! Tout sauf la possible victoire d’un groupe autour duquel prospère d’innombrables groupuscules qui n’ont cessé d’être xénophobes, racistes voire néo-nazis. Tout sauf Marine Le Pen, même si c’est au prix de cette détestable candidature d’Emmanuel Macron. C’est en substance ce que j’avais suggéré dans un « parti pris » peu avant le premier tour (Lire Pour conjurer le spectre des années 30); c’est ce ce sentiment d’urgence qui m’anime plus que jamais.

Comme le dit remarquablement mon confrère et ami Denis Sieffert dans Politis (son éditorial vidéo est ici), il sera bien temps, ensuite, de débattre d’un rebond de la gauche, en prévision des élections législatives qui suivront. Car si Emmanuel Macron finissait envers et contre tout par gagner, on sait que sa victoire serait fragile – le résultat d’une combinaison de facteurs tellement hors normes qu’ils auraient peu de chances de jouer une seconde fois. On sait aussi que la gauche authentique – les Insoumis qui ont emporté une si formidable résultat lors du premier tour, les écologistes qui restent ancrés à gauche, les frondeurs qui n’ont pas cessé de l’être, les communistes…- pourraient alors, si enfin les sectarismes et les intolérances étaient mis de côté- enclencher une dynamique unitaire qui redonnerait de l’espoir.

On peut, certes, aussi observer qu’une possible victoire d’Emmanuel Macron et la mise en oeuvre du programme de régression sociale qu’il préconise alimenterait encore davantage le vote protestataire et conduirait, cette fois immanquablement, à la victoire de Marine Le Pen à la prochaine échéance. Mais, dans la défense de la République, chaque jour gagné est une opportunité pour organiser la riposte. Une opportunité qu’il serait dangereux de négliger.

Pour cela, il faut donc battre Marine Le Pen. Par tous les moyens, aussi douloureux qu’ils soient. C’est le seul moyen de déjouer le supplice Macron : refonder la gauche, et pour commencer, gagner cette première bataille décisive…

Source : Le Blog Mediapart, Laurent Mauduit, 27-04-2017

Cet article fait partir d’une longue série visant à discuter les opinions diverses en lien avec l’élection du 7 mai.

Elle ne reflète pas forcément l’opinion du site Les-crises – qui n’aura d’ailleurs aucune position officielle pour cette élection.

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90 réponses à Le supplice Macron, par Laurent Mauduit

Commentaires recommandés

Chris Le 01 mai 2017 à 02h32

La lecture de cet article et sa conclusion me soulèvent l’estomac. Quelle insanité.
Au prétexte d’obéissance raisonnable, doit-on accepter de monter dans le train qui mène à la concentration “Arbeit macht frei” ?
Faut-il se faire harakiri parce qu’on n’aime pas Marine Le Pen et quelques théories vaseuses du FN ?
J’ai travaillé dans les banques : ces gens là sont des malades mentaux, des inadaptés sociaux. Macron et ses acolytes sont de pur produit du système : des hyènes.

  1. Pakete Le 01 mai 2017 à 00h58
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    La “gauche” est la “droite” n’est que la manière française de décrire les tiraillements inhérents à toute société humaine, la fameuse “lutte des classes”. Faudrait que l’humanité disparaisse pour que ces tiraillements disparaissent, et ce n’est pas parce que la gauche a été invisibilisée (alors que sporadiquement elle ressurgissait sur le champ politique – avec Nuit Debout par exemple quoique l’on pense du mouvement) et anesthésiée (par les directions des syndicats et la présence d’un représentant supposément de gauche à l’Elysée) qu’elle est “morte”.

    Enfin, on ne combat pas le FHaine en propulsant un type qui va le nourrir en étant au pouvoir. Bref, c’est une impasse ^^


    • christian gedeon Le 02 mai 2017 à 10h47
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      Fhaine donc…40% des électeurs qui voteront,peut-être, sont donc des partisans de la haine. Assertion qui serait juste stupide,s’il elle n’était risible.Sérieusement,monsieur des slogans,vous pensez que presque un français sur deux est animé par la haine?je n’arrive pas à comprendre comment on peut traiter ses concitoyens de la sorte,sans nuances,sans réflexion…il y a là une terrible atteinte à l’esprit républicain. Je vous plains.


  2. Chris Le 01 mai 2017 à 02h32
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    La lecture de cet article et sa conclusion me soulèvent l’estomac. Quelle insanité.
    Au prétexte d’obéissance raisonnable, doit-on accepter de monter dans le train qui mène à la concentration “Arbeit macht frei” ?
    Faut-il se faire harakiri parce qu’on n’aime pas Marine Le Pen et quelques théories vaseuses du FN ?
    J’ai travaillé dans les banques : ces gens là sont des malades mentaux, des inadaptés sociaux. Macron et ses acolytes sont de pur produit du système : des hyènes.


    • emm69 Le 01 mai 2017 à 04h19
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      Je tente une version plus civilisée et moins polémique de la célèbre assertion en allemand : la liberté c’est l’esclavage. J’ai l’impression que c’est ce que nous prépare le libéralisme façon Macron. On finira par regretter Fillon, tout détestable qu’il a été.
      Quant aux banquiers, il existe des études conduites par des universitaires qui montrent que les comportements d’une part importante des banquiers et traders sont similaires à ceux de psychopathes.
      Dernière chose : cet article ne m’a pas convaincu de voter pour l’arrogantissime Macron. Comme l’a dit Emmanuel Todd dans Arrêt sur image, annonçant qu’il ne votera pas au second tour : ” ça passe ou ça casse “. Pas de soumission en rase campagne devant la créature des oligarques.


      • Mona Redmoor Le 01 mai 2017 à 11h09
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        exact – des deux dangers pour la démocratie – à la mode ancienne avec LePen, à la mode endémique et enkystée de la dictature de l’actionnariat masqué et indécent – aucun ne peut être cautionné et sans trembler, je pense que le second qui ne cesse de se renforcer par le simple fait de se poursuivre (tous nos achats l’alimentent) est le plus dangereux. Mona Redmoor


    • Jacky Soulié Le 01 mai 2017 à 08h46
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      Le problème est qui si, pour Le Pen, “Arbeit macht frei”, pour Macron “Work make free”, surtout en statut d’auto-salarié… Demandez leur avis aux chauffeurs Uber !


    • Eric Le 02 mai 2017 à 18h18
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      Venant d’un journaliste de Médiapart, l’appel à voter Macron n’est guère surprenant étant donnée la ligne politique euro atlantiste du média en question.


  3. Kapimo Le 01 mai 2017 à 04h51
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    Je n’ai jamais vu un appel à voter Macron avec autant de circonvolutions et de préventions. Cet appel n’est pas crédible, avec toujours les mêmes poncifs sur l’infréquentabilité absolue du FN, et rien sur le projet.
    Le problème de Macron, c’est son projet de dingue. Une fois élu, il arrivera probablement plus facilement que le FN à batir une majorité à l’assemblée: nous n’aurons alors plus que nos yeux pour pleurer.


    • Chris Le 01 mai 2017 à 13h03
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      J’ai beaucoup parlé avec mon grand-père maternel, (de milieu ouvrier), qui fut malgré lui, parce que humaniste, patriote (on dirait aujourd’hui nationaliste) et résistant (passeur de clandestins en tout genre sans en tirer profit : ma mère alors ado a gardé un smauvais ouvenir de ces années où elle ne mangeait pas à sa faim car la famille partageait la nourriture), pétainiste de la première heure.
      Son argument -ou plutôt renoncement !- était qu’il ne pouvait pas accepter que la France fut totalement sous la coupe allemande.
      La confusion entretenue à l’époque par l’intelligentsia (oligarchie marchande et leurs serviteurs politiques) ressemble en tous points ce que nous avons aujourd’hui. Certains noms ou leur descendants sont encore là !


      • Chris Le 01 mai 2017 à 13h03
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        (suite)
        Il en conçut une grande honte, amertume et regrets. Ce vieil homme qui avait connu la boucherie de la WW1, le gaz moutarde qui le rendirent quasi aveugle et asthmatique, les fractures et blessures des obus, ne s’en remit psychologiquement jamais.
        Son témoignage m’a beaucoup marquée et m’oblige à prendre du recul, à me poser les questions essentielles :
        Quelle type de société voulons-nous ? Un retour à la féodalité ?
        Sommes-nous prêts de payer le prix de chaque option ?
        Nous sommes bel et bien de retour… à la Commune de 1870 avec tous ses faux-nez !


    • Ribouldingue Le 01 mai 2017 à 18h11
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      C’est quand même surprenant cette volonté de faire oublier toute l’histoire du FN de ces dernières décennies.
      Ce que décrit Mauduit concrètement sur ce parti est tout à fait réel et cette volonté de se décérébrer de force pour oublier ce qu’est l’héritage direct et récent du FN sous prétexte de vomir Macron va encore permettre de l’élire.
      Car il n’y pas de dépassement possible de ce qu’est le parti de Le Pen, son histoire est réelle, et ceux qui nous expliquent qu’il faut la gommer ne font qu’a chaque fois permettre à des clones de Macron de garder le pouvoir.
      D’ailleurs les médias ne s’y sont pas trompé en tapant sur le “dictateur” avant le premier tour. Avez vous vu les critiques que Le Pen reçoit aujourd’hui avant le premier tour?
      Bien sur que non, ils les gardaient bien au chaud, c’est tellement facile de critiquer ce parti avec toutes ses casseroles.
      Le Pen au deuxième tour c’est permettre l’élection d’un gugus qui a 18% des inscrits, voilà pourquoi elle est là.


    • christian gedeon Le 02 mai 2017 à 10h51
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      Il n’ a pas à la bâtir,il l’ a déjà…à moins que,à moins que les français ne se réveillent aux législatives…mais il va gouverner par ordonnances ,n’est ce pas,comme il l’ a annoncé,le nouveau fuhrer de l’ultralibéralisme…après tout,on traite bien Le Pen de nazie…


  4. Greg Le 01 mai 2017 à 04h57
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    La conclusion est complètement stupide. C’est en votant Macron qu’on va refonder la gauche ? Toutes les raisons sont bonnes de voter Macron visiblement, mais ça on l’avait déjà compris.


    • Simon b Le 01 mai 2017 à 08h11
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      Pour ma part, il sera plus facile de refonder la gauche pour les législatives avec une Le Pen présidente. Personne n’aura de remord d’utiliser une motion de censure contre marine si elle utilise un 49.3. Tandis qu’avec Macron, je croit pas que les parlementaires seraient très chaud.


      • Ribouldingue Le 01 mai 2017 à 18h14
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        La motion de censure et le 49.3 ce sont le gouvernement qui est en cause pas le président.
        Donc aucun rapport.
        SI Le Pen a un gouvernent FN, la chambre sera FN elle passera ce qu’elle veut en ordonnance et 49.3.


    • Fritz Le 01 mai 2017 à 12h09
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      Je résume l’article :

      bla bla insupportable perspective bla bla candidate néo-fasciste bla bla extrême droite bla bla rance xénophobe et raciste bla bla la gauche est morte bla bla refonder la gauche bla bla voter Macron est un supplice bla bla donc je voterai Macron.

      C’était “le supplice Mauduit”.


  5. patrice Le 01 mai 2017 à 05h50
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    Macron ( en faite En Marche) est la marionnette de Hollande c’est écrit dans “Un president ne devrait pas dire ça” pour faire vraiment barrage a Macron je vais voter MLP il n’y a pas d’autres solutions .


  6. Niya Le 01 mai 2017 à 07h16
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    “Refonder la gauche”
    Il y avait un moyen de se trouver devant un second tour différent avec un programme (FI) qui à quelques détails (parfois gênants tout de même) prenait la mesure des crises de l’époque. Seulement voilà, négligé voire injurié par l’officine Mediapart, autre mouture de la propagande atlantiste, ce programme n’est pas là.
    Et maintenant, messieurs Plenel, Mauduit, Arfi viennent nous demander de voter pour le fondé de pouvoir de la Banque !
    Ils sont bien irrespectueux ces …… !
    Le 7, comme Todd, piscine, pique-nique, balade loin des isoloirs !


    • vlois Le 01 mai 2017 à 10h32
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      Ils disent tous, on va voter mais ce n’est pas un chèque en blanc… attention, c’est pas parce qu’on vote pour toi, qu’on est pour toi… c’est d’un gnan gnan et vas-y que je te jette les grands mots qui n’ont plus aucuns sens car pas définis.

      Comme depuis Chirac en 2002, ce sont des tartuffes, ils savent bien qu’on ne peut négocier car ils ont déjà l’esprit de défaite et abondonne les armes avant même d’avoir combattu (… étrange défaite comme dirait Marc Bloch). Et le plus forts c’est qu’ils savent bien cela et qu’ils sont dans mon esprit avec mais n’ose le dire, pour tout dire ce sont des résistants de façade.

      Comme tout bon sophiste (éristique) : à premisses vraies, conclusions fausses.

      Avant de refonder le Gauche il faudrait définir ce que c’est… Refonder est un mot qui sonne faux et trahit la bain de pensée de l’auteur.


      • Kopkounine Le 02 mai 2017 à 22h35
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        Tour à fait d’accord avec vous: pour Mauduit comme pour Médiapart, la gauche, c’est le PS. “Nuit Debout”, les Zad, les syndicats, c’est marrant cinq minutes. Les insoumis: du bout des lèvres… Plutôt que de voir ce qui vit, ils préfèrent regarder ce qui meurt et qu’ils prétendent faire revivre. P’têt une question d’âge? Ou une manip’ et l’aveuglement d’ un milieu socio-professionnel attaché à ce qu’il connait.


  7. Joanna Le 01 mai 2017 à 07h40
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    Plus je vois et entends des gens comme Ruquier (et il en arrive bien d’autres comme lui chaque jour) m’intimer de faire ce qu’ils vont faire eux-mêmes et moins j’ai envie de m’y astreindre et de mêler ma voix aux leurs.
    Et pour moi c’est même parfaitement rédhibitoire.


  8. CharlesB83 Le 01 mai 2017 à 07h48
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    La fabrication du consentement est tellement puissante qu’il faut beaucoup de courage pour oser s’en affranchir. Chez les personnages publics la quantité de courage nécessaire pour oser penser par soi-même est inversement proportionnelle à la proximité qu’on a avec les médias. Quand tout le monde crie haro sur le baudet, il faut un sacré courage pour ne pas se joindre à la meute.
    Moi qui vis à l’étranger et qui ne regarde plus la télé depuis huit ans, je suis sorti de cet égrégore anti-FN. Je vois et compare les programmes de Macron et de Le Pen sans a priori. Quand j’analyse les deux projets, je vois plus de démocratie et de mesures de gauche dans celui de Marine Le Pen que dans celui d’Emmanuel Macron. Chirac avait dissous la droite ; Hollande a dissous le parti socialiste ; Macron veut dissoudre la France. Il est là le véritable danger.


  9. Wakizashi Le 01 mai 2017 à 08h00
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    “La gauche”, “le peuple de gauche”, “valeurs ancrées à gauche”…

    Ils sont comique ces gens “de gauche” ; à force de les écouter on croirait vraiment qu’il font référence à une pureté raciale, à une espèce à part, plus noble que les autres. Leurs valeurs sont censées être universelles, humaines, mais ils ne se parlent qu’entre eux, ils ne s’adressent qu’à eux-mêmes, ils cultivent l’entre-soi.

    Les autres, les gens normaux comme moi qui ne font pas partie d’une caste ou d’une autre (ou d’une espèce à part ?), M. Mauduit ne leur adresse même pas la parole. Tant mieux à la la limite, parce que sa tarte à la crème finale (“votez Macron”), ben pour moi c’est non : entre la peste et le choléra, on ne choisit pas. Je préfère encore lire un article de Mauduit que voter Macron, c’est dire !


    • visiteur Le 01 mai 2017 à 14h52
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      Si l’environnement électoral est dominé par la peste (MLP) et le choléra (EM), alors une approche hygiénique est de rigueur : se laver soigneusement les mains.

      Donc, voter blanc au deuxième tour.


  10. Wollaston Le 01 mai 2017 à 08h00
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    Puisque l’auteur semble dire : «tout sauf le fascisme
    Peut être faut il rappeler que la finance prédatrice (accompagnée de loi travail imposée a coup de 49,3) est de tout évidence un fascisme 2.0.
    C’est d’ailleurs pour cela que les promoteurs de m. Macron ont tout fait pour le faire arriver devant mme Lepen, pour être sur de l’imposer aux Français.
    Piège parfait de machiavélisme!


    • Ju Kap Le 01 mai 2017 à 09h05
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      On négocie le poids des chaînes là. Il faut donc regarder ce qu’en dit la CFDT.


  11. JR Le 01 mai 2017 à 08h15
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    De nombreuses inepties concernent le vote du 7 mai, selon lesquelles voter « blanc », ce serait voter pour « Le Pen ».
    Voici 1 tableau démontant cette propagande.
    Il y a 1 bulletin de vote et 3 possibilités de vote, par ordre alphabétique : Blanc, Le Pen, Macron.
    Sur une ligne, il y a 1 seule colonne « voter pour ». Mécaniquement, les autres colonnes sont des « voter contre ».

    Possibilités de vote
    Blanc – Le Pen – Macron
    Pour – Contre – Contre
    Contre – Pour – Contre
    Contre – Contre – Pour

    Les intérêts des 2 candidats sont complémentaires.
    Pour l’une, c’est d’être l’unique solution d’opposition à la politique libérale, pour l’autre, c’est d’avoir une opposition unique, marquée du sceau de l’infamie. Chaque usine qui ferme et chaque souffrance au travail générées par la politique n’offre alors que le FN comme recours aux victimes. Il est nécessaire d’avoir 1 opposition alternative à la politique libérale.

    Voter Macron, c’est voter pour :
    – le chômage pour tous ;
    – l’ubérisation de l’économie ;
    – la destruction du code du travail ;
    – le silence sur les conditions de vie des travailleurs au Qatar ;
    – le silence sur les malfaçons des composants nucléaires de la Forge du Creusot préparant un accident comme ceux de Tchernobyl et Fukushima;
    -la poursuite sans ciller de la spéculation massive au dépend des citoyens de tous les pays ;

    Chacun son choix dans l’isoloir et devant son miroir.


  12. dieutre Le 01 mai 2017 à 08h17
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    désolé, mais je voterai MLP. Marine n’est pas JMLP, et Macron n’est pas Chirac. Quand on dit à juste titre , combien est nuisible ce candidat Macron, on va pas appeler à voter pour lui.Surtout qu’il y a des législatives après, si Macron passe, meme si les LR gagnent l’assemblée, ils voteront les projets de loi de Macron, ou le 1er ministre aplliquera sa politique.


    • Dominique Le 01 mai 2017 à 11h33
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      « ils voteront les projets de loi de Macron »
      Pas besoin de vote lorsque Macron utilisera les ordonnances.


      • Les-crises Le 01 mai 2017 à 12h59
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        Si, il faut que le Parlement les vote évidemment. C’est une sorte de 49.3 au carré, sans risque pour le gouvernement


      • passant Le 01 mai 2017 à 13h37
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        Pour l’application de la loi el khomri, je crois que c’est déjà voté que sa mise en oeuvre pour les fonctionnaires sera fait par ordonnances.


      • jeanluc Le 01 mai 2017 à 18h06
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        Il faut en fait deux lois : la première qui habilite le Gouvernement à prendre des ordonnances qui sont applicables de suite, la seconde qui doit ratifier au bout du délai fixé par la première lesdites ordonnances. On retombe toujours sur la question centrale du “3ème tour” : les législatives. Le Gauleiter Macron aura-t-il ou non une majorité à l’Assemblée, en plus de son adoubement par Mme Merkel et Bruxelles et Goldman Sachs ?
        S’il paraît difficile d’éviter le “sacre” du fondé de pouvoir de l’Allemagne et de la Finance, l’empêcher d’avoir une majorité de députés devrait être le souci premier de tout Français un petit peu informé. C’est le vrai talon d’Achille de ce Golem médiatico-bancaire.
        Il le sait puisqu’en soutenant le projet d’un “parlement de la zone euro” et d’un ministère des finances européen, E. Macron cherche à vider de sa substance le parlement français, parachevant l’oeuvre du TUE et du TFUE. Cette dépossession a nourri, outre un mépris ancré envers “le Continent” et un rêve atlantiste indécrottable, le puissant mouvement qui a conduit au Brexit.
        Voir l’article 38 de la Constitution.


  13. baduy Le 01 mai 2017 à 08h22
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    “dans la défense de la République, chaque jour gagné est une opportunité pour organiser la riposte”
    J’entends bien l’argument mais j’ai quand même un peu l’impression que ça fait 15 ans que j’entends ça.


    • Alfred Le 01 mai 2017 à 20h35
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      Comme tous les arguments celui ci peut se.retourner contre son auteur: chaque jour gagné = ne pas attendre les législatives pour barer la route à l’extrême droite financière.


  14. Kilsan Aïetous Le 01 mai 2017 à 08h26
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    Quelques articles (venant de tout bord) soutenant le choix inavouable :

    – Faire échec au candidat des marchés financiers et à ses amis, Merkel et Juncker par Jean LEVY
    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8510

    – « Front républicain » : l’imposture en marche ! De Macron ou Le Pen, l’antirépublicain n’est pas celui qu’on croit – par Anne-Marie Le Pourhiet
    http://www.causeur.fr/emmanuel-macron-lepen-front-republicain-43973.html

    – La seule manière d’éviter le désastre Macron par Michel Cornillon
    http://chroniquevirgule.canalblog.com/archives/2017/04/27/35219027.html

    – Marie-France Garaud : « Marine Le Pen a le sens de l’État » Par Emmanuel Galiero, Le Figaro
    http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/27/35003-20170427ARTFIG00361-marie-france-garaud-marine-le-pen-a-le-sens-de-l-etat.php


  15. Mina Le 01 mai 2017 à 08h28
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    Un article très intelligemment construit, pour ramener les électeurs de gauche vers Macron. L. Mauduit commence par reprendre à son compte tous les arguments qui rendent une telle candidature impossible pour un électeur de gauche convaincu avant de reprendre la seule raison qui puisse le convaincre, l’immense danger du fascisme à nos portes. C’est très bien fait. Sauf que le fascisme n’est peut-être pas où on le croit. Je suis quant à moi certaine du contraire. Le vrai danger c’est Macron, qui n’est pas fasciste mais juste inhumain. La casse sociale, la misère et la détresse des gens ne le touche pas, c’est visible.

    Pour finir, lors du débat d’hier sur France 2 la différence entre les deux candidats était flagrante. MLP était simple, humaine et cohérente, elle parlait de son projet pour la France et semblait sincère. EM était froid, il parlait essentiellement de MLP comme repoussoir et jamais de son projet. Il semblait passer un entretien d’embauche, mal préparé de surcroît. On n’aura pas un Président s’il est élu, on aura un manager.


    • Haricophile Le 01 mai 2017 à 21h39
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      On s’en fout de ce qu’il paraissent, seul ce qu’ils ont déjà fait révèle ce qu’il vont faire. Et prendre la famille Lepen pour des antilibéraux nationaliste c’est comme dire ça de Trump qui est tenu par les coucougnettes en croulant sous les emprunts, qui a fait de sa seule réussite personnelle bénéficiaire en dehors de son image de marque qui marche fort : la tour Trump en embauchant de polonais sous-payés dormant sur le chantier et démolissant auparavant sans aucune précaution des bâtiments remplis d’amiante et en faisant évacuer les déchets compromettant par une entreprise lié à la Mafia. Il est super Nationaliste le trump, «les Américains d’abord». La miss Lepen est du même acabit, la croire n’engage que ceux qui y croient.

      Nous avons deux escrocs candidats, nous avons raté le virage démocratique, on a dépensé des millions et fait un lobbying sans précédent pour que nous le rations, les gens n’ont pas été assez lucides pour s’en rendre compte, c’est trop tard pour voter à ces élections. Moi ça sera blanc, je ne vais pas faire confiance à un escroc pour contrer un autre escroc, j’ai encore mon honneur. C’est pas grand chose l’honneur de nos jours, mais j’y tiens quand même.


    • pong Le 02 mai 2017 à 02h57
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      @Mina :
      Je vomis Macron et tout ce qu’il représente. Mais pour ne pas faire le choix de l’odieu, vous faite celui de l’ignoble. Et pourquoi ? Parce la Pen “à l’air” ? C’est tout notre malheur. Dans ce système, nous choisissons ceux qui ont “l’air”.

      L’histoire nous rappelle que l’extrême droite ne s’est jamais véritablement opposée aux possédants. Jamais. Réciproquement, cette même histoire nous rappelle également (comme le dit Lordon) que les élites économiques ne se connaissent aucune limite à droite, AUSSI LOIN QUE L’ON AILLE A DROITE. Ces gens veulent Macron, c’est certain, mais ils s’accommoderont très bien d’une extrême droite au pouvoir, comme ils l’ont toujours fait. Il se pourrait même que, le moment venu, il apprécient tout particulièrement son petit côté énergique et son sens de l’ordre, si nécessaire aux affaires, on le sait bien.

      Aussi, ne pas voir que le trémolo social du FN (dont la doctrine économique était encore ultralibérale libertarienne il y a peu) n’est que pur opportunisme électoral est à la fois consternant et effrayant.


    • Mina Le 02 mai 2017 à 06h45
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      Je n’ai pas été très claire sur mes intentions de vote et mon commentaire est compris comme un choix en faveur de MLP, ce qu’il n’est pas. J’ai heureusement le choix de m’abstenir, ou voter blanc. Je préfère le vote blanc, même s’il n’est pas pris en compte, mais je me réserve le droit de changer d’avis jusqu’au dernier moment, et de voter MLP au 2e tour puis de voter pour la France Insoumise aux législatives afin de la neutraliser.

      Macron aura sa majorité de députés de tous bords trop heureux de sauver leurs privilèges, je ne me fait pas d’illusion là-dessus. MLP ne l’aura pas, on pourra peut-être éviter des désastres en tablant sur elle. C’est un calcul un peu désespéré, mais je ne vois rien d’autre.


  16. Dellac Le 01 mai 2017 à 08h33
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    Laurent Mauduit ne devrait pas oublier que son journal Médiapart a comme beaucoup de ses confrères savonné la planche de Mélenchon.Il fallait peut être se poser les bonnes questions en temps utile.


    • Périnet Le 01 mai 2017 à 09h43
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      Tout à fait d’accord. Médiapart se fait donneur de leçon, genre ange blanc de la vertu alors qu’il fait partie de ceux qui ont tout fait pour empêcher la France insoumise de gagner.


    • TC Le 01 mai 2017 à 11h15
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      Médiapart a une ligne éditoriale euro-atlantiste, ce n’est donc pas une surprise.


      • Haricophile Le 01 mai 2017 à 22h45
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        Je pense surtout qu’ils font un peu partis de ceux qui n’arrivent pas à se dire que les socialistes sont finis. Pas de leur faute, mais ils sont finis.


        • Mona Redmoor Le 01 mai 2017 à 22h51
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          Ce que l’on n’ose dire – il est vrai que le verbe est créateur -, c’est que des Elkabbache de 81 y en a un paquet, là c’est quasi tous les journalistes qui ont peur de sauter. Le barrage orchestré par les media mainstream c’est aussi pour sauver leurs places.


  17. Milsabor Le 01 mai 2017 à 08h50
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    Macron … “Oligarque jusqu’au bout des ongles, enfant adultérin et monstrueux de l’Inspection des finances et de l’agence Havas…”

    Ce n’est pas “adultérin” le mot qui qualifie la filiation de Macron, mais “incestueux”. C’est dire qu’elle se situe dans le registre pervers. Et avec les pervers on ne pactise pas, on ne négocie même pas, on fait tout ce que l’on peut pour les neutraliser, et si on n’y parvient pas, on cherche le salut dans la fuite. Le pervers n’a que des complices et des ennemis radicaux.


    • Milsabor Le 01 mai 2017 à 09h15
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      Il y a un amont et un aval entre les causes et les effets. Ainsi les parents engendrent les enfants comme les causes engendrent les effets. Ainsi la politique engendre l’économie. L’économie est (devrait être) l’enfant de la politique. Macron est l’enfant incestueux de l’union entre la politique et l’économie. Mais est-il le seul, ou bien est-ce la marque de la postmodernité ?


  18. Ju Kap Le 01 mai 2017 à 09h02
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    Qu’y a t’il à soutenir dans le clan Le Pen ?


  19. Toff de Aix Le 01 mai 2017 à 09h36
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    N’importe quoi.

    On a qu’à annuler la possibilité de voter dans ce cas, puisque de toutes façons il FAUT voter pour ce “supplice chinois”.

    Autre solution : on peut éviter de se salir les mains, en refusant de mettre un des deux bulletins frelatés que l’on nous propose, dans cette enveloppe qui symbolisa, un jour lointain, la” démocratie elective “, et qui ne symbolise plus, aujourd’hui, que la ploutocratie et le mépris.

    De toutes façons, soit le Pen passe dans 5 jours, soit au terme de 5 ans de mandat ordo libéral qui verra la destruction de tous les conquis sociaux et par conséquent, la montée des colères.

    Autant rester authentique, et prendre le risque, calculé, d’économiser 5 ans. Quand aux législatives, on verra bien… Ce pays sera rapidement ingouvernable, quoi qu’il arrive.


    • Un_passant Le 01 mai 2017 à 09h53
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      Oulaaa, les deux personnalités les plus proches de l’ordo-libéralisme sont Fillon et Marion Maréchal-Le Pen. Macron est néo-libéral de gauche, ce qui est tout sauf ordo-libéral. Il est difficile d’être ordo-libéral sans contrarier le mondialisme globalisant et donc, sans se montrer souverainiste, même raisonnablement. Macron est clairement pro-mondialisme.


      • Sim Le 02 mai 2017 à 07h23
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        Bof, son programme sur l’Europe, c’est le “protectionnisme intelligent” vendu par MLP où l’on a remplacé “France” par “Europe”, c’est assez éloquent


  20. Un_passant Le 01 mai 2017 à 09h47
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    Ou comment une personne prétend avoir une analyse juste et objective (les critiques à l’égard de Macron ont au moins le mérite de soulever de pertinentes questions) oublie complètement les ressorts non économiques qui font le lit de l’extrême-droite depuis maintenant…36 ans?

    Rien sur l’islamiste, le communautarisme, le racialisme, l’insécurité (la sécurité des biens et des personnes et pas seulement culturelle, les trois étant menacée par une naïveté confondante, celle de tous ces gens “de gauche” qui oublient que l’enfer est pavé de bonnes intentions -chose que l’Histoire prouve et rappelle pourtant régulièrement comme… en Libye, en Syrie, en Irak, ou encore “grâce” aux multi-récidivistes dont on découvre de nouvelles exactions tandis qu’ils ont été remis en liberté à la moitié de leur peine, quand ça n’est pas immédiatement-).

    Combien de personnes ont quitté certains quartiers voire l’Île de France pour littéralement en fuir la dégradation lente (insécurité, saleté etc.)?


  21. Toff de Aix Le 01 mai 2017 à 09h49
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    Et pour en rajouter, le parallèle avec 2002 est fort malvenu. En 2002 c’était une surprise. Alors que 2017,cest calculé de longue date. Il n’y avait qu’un objectif pour macron et ceux qui le soutiennent : arriver au 2eme tour en face du FN pour nous pondre ce genre de billet. Histoire de “nous responsabiliser”.

    Désolé ça ne prend pas.


  22. TomTom Le 01 mai 2017 à 09h52
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    Une simple hypothèse de travail :

    Si Macron passe, il pourra se gargariser d’avoir été le meilleur rempart contre le FN. Marine Le Pen restera le croque-mitaine officiel, dans la douce fable racontée par lémédias et tout continuera de ronronner sagement comme à l’accoutumée. Il aura sa majorité sans problèmes, et les coudées morales franches. Ainsi disparaîtrait toute velléité d’une voie alternative.

    Supposons maintenant que Marine Le Pen passe. Macron sera carbonisé : lui, l’incarnation parfaite du “système” de “l’oligarchie” n’a pas su faire obstacle à la fulgurante progression du FN. Et tous ses affides et ralliés opportunistes (de Baroin à Valls) en subiraient le contrecoup.
    Oh, certes, les éditorialistes ne manqueront pas de fustiger les Français qui votent mal, mais ils ne pourront plus trop chanter les mérites de leur champion. Ce ne sera pas aussi simple de retourner ce vote que celui du referendum.

    Les grands arbres abattus, il y aurait peut être alors assez de place et de lumière pour qu’une nouvelle voix émerge des cendres dès les législatives. Ce qui placerait Marine Le Pen en situation de cohabitation, où son pouvoir de nuisance serait sans doute amoindri.

    Tel est, de mon modeste point de vue, le dilemme.


  23. Fburg Le 01 mai 2017 à 09h53
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    “Pour sortir de ce piège, il n’est donc d’autre solution que de réfléchir sereinement.”
    Mais c’est ce qu’on essaie de faire, cher Laurent Mauduit, mais comme ma réponse doit être courte, je suis forcé de la résumer:
    J’ai donc lu le programme du FHaine, et ai été forcé de constater que ce parti est plutôt de “gauche”, souverainiste mais pas vraiment virulent (ayant voté pour l’UPR, je les juge mou du genoux par rapport à la Construction de Bruxelles et autres OTAN). J’ai également noté qu’il défendait la Liberté d’expression et la neutralité du Net.
    Je me suis efforcé de comprendre également le programme du “Micron” comme on dit désormais, qui n’est que le continuation des horreurs des GOPE, en mode turbo et décomplexé, assaisonné d’arrogance mensongère.
    Mais il est vrai que nous élisons un Président, dont les domaines réservés sont fondamentaux; Diplomatie / relations extérieures et Défense.
    Là, on ne rigole plus.
    A notre droite, un hologramme de l’Empire totalement aligné sur un hypothétique “camp du Bien”, roquet soumis à tous les baratins faussaires qui nous sont imposés, disparition programmée des moyens stratégiques de Défense – pensez à l’affaire Alstom qui nous prive désormais d’un élément clé de notre arsenal stratégique – et soumission absolue aux structures impériales, OTAN etc..
    A notre gauche, un positionnement beaucoup plus mesuré, de tendance multipolaire, visant à restaurer la “voix de la France”.
    C’est fondamental, non seulement pour la France, mais pour l’équilibre du monde.
    Ne serait-ce que pour mes amis d’Amérique latine, mon choix est fait.


  24. Kevran Le 01 mai 2017 à 10h35
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    Si JLM avait eu 6% et Hamon 19% on aurait entendu et lu notamment dans le journal de Mr mauduit Médiapart, que jlm avait fait perdre la gauche. Mais là rien, silence radio, alors même que Hamon a rompu le pacte de non agression et a passé sa fin de campagne à taper sur JLM au lieu de taper sur MLP.
    Tous ces médiocrates, ces pompiers pyromanes sont pitoyables, Mauduit y compris


  25. Krystyna Hawrot Le 01 mai 2017 à 10h44
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    Ce qui est insupportable, ce sont les grandes envolés lyriques de cet article. Le “terrible moment que nous vivons”. C’est qui, “nous”? Parce que pour moi, ce qui était terrible, c’est quand j’étais SDF il y a 2 ans et que je n’avais aucune aide du système, c’est que j’attends 16 ans un HLM, et que je gagne 1200 Euros avec un bac plus 5 après 20 ans de travail. C’est ça qui est “terrrrible” et je ne suis pas la seule. Donc bien sur Macron est une catastrophe, mais pas plus grande que Le Pen ou Fillon ou Hamon pour moi. Il faudrait que la gauche de salon regarde vraiment ce que vit le pays au lieu de rester dans son salon. Même les mélenchonistes sont comme ça. J’ai été 4 ans au Parti de Gauche, je n’ai jamais eu voix au chapitre.Chaque initiative était impitoyablement bloquée par les lieutenants de Mélenchon. Alors oui, l’éthnicisation de la nation politique française est en marche, mais ce n’est pas Marine le Pen qui le fait, cela fait 20 ans que l’oligarchie le pratique en excluant de la prise de décisions de plus en plus de citoyens.


  26. wuwei Le 01 mai 2017 à 10h44
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    L’auteur nous abjure ad nauseaum qu’il faut une fois de plus élire quelqu’un qui avec sa future politique désespèrera un peu plus le peuple ce qui amènera aux prochaines élections le FN à dépasser et probablement très largement les 50% aux présidentielles, puis aux législatives. Tandis qu’en juin je doute que Marine Le Pen aie une majorité à l’assemblée nationale. On pourrait d’ailleurs observer de bien étonnant retournements de veste chez certains “barragistes vot’util” lorsqu’il s’agira de quémander un portefeuille ministériel pour trouver finalement que Mme Le Pen est tout à fait fréquentable.
    Que ceux qui en vomissant sur le seul programme qui pouvait éviter cette situation et nous ont amené à cette impasse, se démerdent pour nous en sortir. Le 7 mai ce sera sans moi, car je n’irai certainement pas voter pour le fantoche du MEDEF, de LUE et de l’OTAN.


  27. Le Rouméliote Le 01 mai 2017 à 11h05
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    Pauvres gens de gauche ! depuis 2002, ils noircissent des kilomètres de papier pour nous faire part de leurs états d’âme et de leurs angoisses. Mais votre “gauche” porte ontologiquement la trahison en elle. Elle ne peut en aucun cas faire autre chose que se soumettre à la loi du capital à partir du moment où elle a renoncé à la révolution sociale.
    Les exemples foisonnent : Gaston Bergery, Charles Spinasse, Albert Rivière, André Février et autres, les Valls, Hollande, Montebourg, Hamon de 1940, ont tous rejoint en juin Pétain et Laval devant l’effondrement de la nation afin de protéger leurs chimères plutôt que la France, donc la démocratie et la république ! Il ne leur vient jamais à l’idée qu’ils puissent s’être trompé et qu’il faut résister avec des gens de droite. La gauche meurt : tant pis ! Elle creuse sa tombe en accourant auprès du Laval de 2017 : Macron !


    • Mona Redmoor Le 01 mai 2017 à 12h15
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      Macron c’est la plaine large et veule, qui tient L’aval et récupère les fruits de l’Hamont


  28. Olivier77 Le 01 mai 2017 à 11h42
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    Très étonné de ne pas voir de la part de tous les editocrates l’enthousiasme fantasmé d’une femme dans les plus haute fonction de l’état comme ils ont pu produire avec Hillary Clinton.

    Hollande n’est pas le neuneu maladroit qu’on voudrait nous faire croire, il participe à une parodie bien élaboré depuis un bout de temps par ses amis pour nous préparer à un chausse trappe européanisée pour leur plus grand profit.

    La liberté ou à la mort, c’est le choix de cette mascarade. Camarade, choisi ton camp.


  29. Raoul Le 01 mai 2017 à 12h11
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    Va-t-on enfin dépasser le réflexe pavlovien qui impose de voter Macron pour faire barrage au FN ? Apparemment, non. Certains manipulés, et conscients de l’être, acceptent de l’être jusqu’au bout.

    Quel candidat abominable faudra-t-il donc leur sortir pour, qu’enfin, ils se décident, sinon à voter Le Pen, du moins ne pas choisir ? Macron n’est-il pas suffisamment repoussant pour que MLP, elle-même, apparaisse presque préférable ?

    Il est d’ailleurs un point sur lequel Macron est clairement pire que MLP : c’est la politique étrangère. Avec Macron, on est reparti pour 5 ans d’alignement atlantiste et de russophobie imbécile (RT et Sputnik qui n’arrivent pas à obtenir leur accréditation auprès de Macron, ça promet !). Avec MLP, un espoir de rééquilibrage existe.

    Alors voter Macron, pour moi, pas question. Il y a des limites tout de même et elles ont été franchies avec la promotion de ce triste sire pour qui, comble d’impudence pour un candidat à la présidence de la république, il n’existe pas de culture française. Et je n’ai jamais cédé à un chantage et ce second tour en est un. Après, abstention ou vote MLP, cela se discute.


  30. gher Le 01 mai 2017 à 12h19
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    bien sur notre situation est inextricable, mais voir fleurir les réseaux, avec les photos de MLP en Compagnie d anciens ex SS , semble tellement peu vraisemblable que la diabolisation se discrédite d elle même….alors que la détresse de trois cents ouvriers d une usine en cours de fermeture par la faute de banquiers sanguinaires n effraie nullement…..et c est là une dédiabolisation tout aussi grave ….reste l analyse pointu des programmes,et même là c est pas gagné pour départager…….


  31. Sempre Le 01 mai 2017 à 12h33
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    Je trouve cet article excellent, son raisonnement est sans complaisance.

    J’ai aussi de la mémoire et comme L.MauduiT je ne veux pas réagir avec mes réseaux d’inférence
    câblés hérités de l’homme préhistorique.

    Ma première réaction c’est de voter blanc.
    Mais ma mémoire me rappelle les heures sombres pas si lointaines, de la lutte contre Franco en Espagne dont je suis le petit fils puis contre le Nazisme et surtout leur support bien Francais avec les tortures sous Laval et ses milices.

    Ces Gens là se sont tus pendant 70 ans et maintenant leur violence peut exploser au grand jour.

    Oui Macron je le combattrais politiquement avec acharnement, mais Le Pen et son parti ne me permettraient pas de combattre, ce parti prendra des dispositions rapidement contre tous ceux qui osent s’exprimer librement et douter, je ne suis pas certain que ceux qui écrivent sur ce forum ne seraient pas poursuivis et traqués un jour , non je ne délire pas cela ira très vite.

    Alors je voterai contre MLP.


    • Chris Le 01 mai 2017 à 13h58
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      “ce parti prendra des dispositions rapidement contre tous ceux qui osent s’exprimer librement et douter”
      C’est déjà fait. La France a la presse mainstream la plus régressive/mondialiste d’Europe ! Quand je veut recouper certaines informations je lis la presse espagnole et arabe, c’est dire !
      La France n’est pas l’Espagne. Les mentalités sont différentes à cause des histoires et cheminements différents.
      Votre réflexe relève du trauma franquiste pas encore apaisé : une profonde cassure qui bride le peuple espagnol, mais aussi portugais et grec.
      La théorie du choc (Noami Klein) ajoutée aux PsyOps font des dégâts considérables parmi les populations visées et parviennent au but recherché : confusion totale et malléabilité des populations.


  32. mianne Le 01 mai 2017 à 12h33
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    Sur le marché du dimanche matin, un groupe de personnes portait un Kway blanc avec dans le dos, écrite en lettres géantes noires, l’inscription “je vote Macron” . Cette sorte de dépense publicitaire coûteuse, à la manière de celle des grandes marques de lessive ou de prêt-à-porter, alors que tant de Français au RSA n’ont pas de quoi vivre avec leurs 500 euros mensuels, montre bien l’appartenance, du moins mentale, aux grandes firmes exploiteuses globalisées, qu’affichent ce personnage et ses représentants de commerce . Comment croire que Macron défendrait les intérêts du peuple ?


  33. bm607 Le 01 mai 2017 à 12h42
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    Pour ma part je comprends bien le raisonnement de L. Mauduit.
    Sauf que j’arrive à la conclusion exactement inverse.

    Si le FN est bien coupable de tout ce qu’on peut lire dans le début des articles accessibles donnés en lien, et je veux bien en croire au moins une partie, il est urgent au contraire de mettre MLP au pouvoir avant que bon nombre des déçus et même écœurés du système pourri actuel que Macron prolongerait (et même ferait empirer probablement) se rallient à elle, qui semblerait (avec peut-être Mélenchon) un des seuls refuges, et donc lui donnerait trop de pouvoir si elle passait une prochaine fois.

    Attendre, c’est renforcer le FN (une autre cause, mais pas la seule, juste pour exemple : on voit dans des sondages que les plus jeunes sont plus favorables au FN que les anciens.. d’où un glissement naturel).
    Sinon, actuellement il devrait se confronter à pas mal d’opposition, parlementaire notamment ou même la rue, et donc ne pas pouvoir aller trop loin, pas aussi loin que certaines limites inacceptables qu’il pourrait franchir si il avait trop de puissance. Et donc peut-être devoir composer et se normaliser s’il veut pouvoir gouverner déjà, et ensuite durer en tant que parti pour lequel on peut envisager de voter de nouveau.

    J’aurais peur d’un FN trop puissant. Pas du FN actuel.


  34. Fougnard Le 01 mai 2017 à 13h09
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    Moi, insoumis du premier tour, je ne me soumettrai pas au deuxième. Il est absolument hors de question de voter pour le petit valet des oligarques. La politique menée depuis des décennies a créé et fait monter le FN. Et il faudrait continuer cette politique!? Au moment où les 2 pôles du libéralisme (PS et LR) sont obligés de s’allier pour ne pas être balayés, il faudrait les aider !?

    Sachez, M. Mauduit que je m’abstiendrai et que je le ferai dans la joie.


  35. Pelle Le 01 mai 2017 à 13h42
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    quel respect pour la democratie que cet article!!! Est on en Corée du Nord ici? N’est ce pas du vrai fascisme et marxisme que de ne pas admettre le verdict des urnes? Si ce parti peut etre eligible depuis maintenant 40 ans cessez vos invectives ridicules car il est donc consideré comme democratique…par contre votre article ne l’est pas monsieur…meditez dans votre pensée unique que plus de 40 % vont votez fn….vous nous enverrez au Goulag tous? Ou en internement? .pays d’ayatholas de la pensée…continuez comme celà….


  36. peyo Le 01 mai 2017 à 14h26
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    Toujours la même chanson : Voter macron contre le FN. Les explications fines n’y changent rien. Donc, si on suit le raisonnement, Macron serait élu comme Chirac avec une majorité écrasante. Fort de sa légitimité, les législatives confirmeront l’enthousiasme populaire fabriqué. Le piège est refermé, le supplice chinois n’est plus qu’un leurre supplémentaire pour asseoir l’oligarchie mondialiste guerrière et destructrice de toutes nos aspirations. Un petit succès du pantin des banksters change la donne. La légitimité et l’adhésion au “projet” s’effondrent. Les législatives seront à la portée des candidats de la France Insoumise. Choisissez, comme dit Mélenchon.


  37. JYP Le 01 mai 2017 à 15h26
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    Mais ils sont bêtes à bouffer du foin ou ils le font exprès, tous ces représentants auto proclamés du “peuple de gauche” qui ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour empêcher un vrai candidat de gauche de venir massacrer LePen au deuxième tour et qui viennent nous expliquer maintenant qu’il faut lui barrer la route à tout prix ?
    Ils nous donnent des leçons de morale, ou je rêve ?
    Ils ont trahi leur parole, ils ont trahi nos espoirs et ils viennent nous expliquer ce qu’il ne faut pas faire et pourquoi ??!!!
    Il faudrait supporter 5 ans de morgue ultra libérale triomphante simplement pour que ces veaux puissent “refonder la gauche”. Ah non, merci, ça va, on a déjà donné, là ! Qu’elle crève et qu’on en finisse.
    Et ce n’est sûrement pas en élisant Macron qu’on provoquera un sursaut porteur d’espoir. Bien sûr qu’il aura une majorité, qu’il gouvernera et qu’il peaufinera l’alliance média-pouvoir pour nous faire croire que ça nous plaît.
    Alors : MLP (oui il y a un risque) ou pêche à la ligne ?


  38. JYP Le 01 mai 2017 à 15h39
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    Je relis le texte du penseur de Gauche :
    “On peut, certes, aussi observer qu’une possible victoire d’Emmanuel Macron et la mise en oeuvre du programme de régression sociale qu’il préconise alimenterait encore davantage le vote protestataire et conduirait, cette fois immanquablement, à la victoire de Marine Le Pen à la prochaine échéance. ”

    Donc, c’est clair on aura MLP, maintenant ou plus tard… Je suis d’accord avec BM607, le FN sera plus fort dans 5 ans

    “il faut donc battre” – Macron – “Par tous les moyens, aussi douloureux qu’ils soient”.

    Car “dans la défense de la République, chaque jour gagné est une opportunité pour organiser la riposte”. Comme dirait l’autre…


  39. zirgel Le 01 mai 2017 à 16h20
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    Voici un article très intéressant de Frédéric Lordon :

    https://blog.mondediplo.net/2012-07-19-Corruptions-passees-corruptions-presentes

    Je n’ai pas de leçon à recevoir de M. Mauduit, mon vote m’appartient.


  40. Patrick-Louis Vincent Le 01 mai 2017 à 16h51
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    Les fascistes ne sont pas ceux que l’on désigne. Historiquement le fascisme fut une alliance du capital industriel et financier avec le socialisme (en Allemagne comme en Italie).
    Vu sous cet angle, MACRON est la vraie menace fasciste. Un fascisme soft, mais un fascisme tout de même.


    • hantag2 Le 01 mai 2017 à 20h32
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      Vrai !
      un bémol : pas si soft que ça, plutôt un fascisme à la mode 21 ème siècle, mais les fondamentaux du fascisme sont bien là : culte de la force et de la puissance (économique au lieu de physique mais le résultat pour les dominés est le même), loi du plus fort, totalitarisme idéologique (seul le néolibéralisme est vrai), propagande omniprésente et même culte du chef…
      misère…


  41. LMDB Le 01 mai 2017 à 17h52
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    Le constat n’est pas mauvais, les responsabilités bien définies, les coupables nommés.
    Mais, la conclusion ?!
    Traduction : “Je vais me suicider par peur de mourir” !
    Sérieux ?


  42. Caliban Le 01 mai 2017 à 20h09
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    C’est pathétique. Doublement.

    • voter c’est se choisir un représentant, quelqu’un qui nous représente. Oublier cela, c’est se laisser aller à jouer à une course de petits chevaux, tel que les journalistes, sondagiers et professionnels de la politique nous y invitent constamment. L’abstention ou le vote blanc existent, il n’est pas fait pour les chiens mais pour les citoyens soucieux de faire correctement leur devoir.

    • voter Macron c’est qu’on le veuille ou non appuyer son programme. M. Macron ne va pas se priver de prétexter la légitimité sortie des urnes pour appliquer son programme.

    Conclusion : voter Macron c’est collaborer. Quel crédit donner à ces néo-collabos ?


  43. hantag2 Le 01 mai 2017 à 20h13
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    Le seul vote logique dans la situation que décrit Mauduit est le vote blanc.

    Si tous les commentateurs ou “journalistes” appelaient à voter blanc et que les duettistes se retrouvaient chacun avec moins de 30% des inscrits, le gagnant quel qu’il soit n’aurait aucune légitimité et la situation resterait ouverte.
    Cet acharnement à prôner le vote Macron est suspect tant il va d’évidence à l’encontre de l’objectif affiché par ceux qui le prônent.
    A l’arrivée, vous aurez un Macron légitimé que vous le vouliez ou non ! et dans 1 an ou dans 5 ans vous aurez un raz de marée FN. Bravo.


  44. Dahool Le 01 mai 2017 à 20h47
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    Bonsoir

    N’est-ce pas MLP qui dénonce les extrémistes nazis en Ukraine ?
    Son nationalisme n’est-il pas plutôt du genre “Poutinien” ?

    Lors du débat, j’espère qu’elle va appuyer comme il faut ces sujets oh combien révélateurs de qui sont réellement les fascistes. C’est une occasion unique de démystifier une bonne fois pour toutes les arguments qui font peur. Qu’elle dénonce Parouby par exemple…

    Ps: idem avec les rebelles coupeurs de têtes démocrates…


    • Haricophile Le 02 mai 2017 à 12h44
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      Vous pouvez reprocher tout ce que vous voulez à Poutine, mais c’est un vrai patriote et un vrai chef d’état lui. Et quand il fait un débat public comme régulièrement, il est capable de répondre tout seul à des questions qui n’ont rien à voir avec celles de nos cire-godasses aseptisées de nos experts en com. Il n’a absolument pas peur des contradicteurs contrairement à ce qu’on essaye de nous faire croire. Il est autoritaire, mais assume ses opinions sans avoir besoin de mentir à longueur de journée et de nuit. Je ne cherche pas particulièrement à être dirigé par Poutine… mais j’aimerais voir plus de politiques de sa trempe plutôt que le ramassis de ploutocrates dégénérés au services des pires psychopathes de la planète cachés sous le nom de “le marché” qu’on se coltine.


  45. Jonas061 Le 01 mai 2017 à 20h59
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    Donc l’auteur reconnait ouvertement que le programme de Macron “alimentera encore davantage le vote protestataire et conduira à la victoire de Marine Le Pen à la prochaine échéance”, mais il persiste à penser que voter pour lui nous aidera à lutter contre la montée du FN.

    Ce monsieur est décidément un brillant stratège…


  46. Trubli Le 01 mai 2017 à 22h56
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    Les mots ont un sens ! Les utiliser à tort et à travers ne fait qu’ajouter à la confusion.
    En quoi le propositions de Le Pen sont-elles fascistes ?
    Elles sont nationalistes et critiquables.


    • Caliban Le 02 mai 2017 à 00h29
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      @Trubli

      Vous oubliez la xénophobie. Quand le public de Mme Lepen crie dans ses meetings “On est chez nous ! On est chez nous !”, ils veulent surtout dire dehors les “arabes”, sans distingo d’ailleurs entre les étrangers et les Français, pourvu qu’ils aient les cheveux crépus.

      Et derrière cette xénophobie, il y a un racisme latent. Pas tant un racisme racialiste (qui demeure chez les personnes d’un certain âge, et pas forcément votant FN) mais un racisme culturel. C’est l’idée double :
      • qu’il y a une hiérarchie entre les cultures, les religions, les civilisations (peut importe le terme brandit au final)
      • et que l’appartenance à l’une de ses catégories est LA donnée essentielle pour définir un individu (essentialisme qui pose comme postulat que l’individu n’a pas de libre arbitre, qu’il est régit par ses origines et ne peut s’en extraire)

      C’est une vision de l’être humain qui n’a effectivement rien à voir avec le facisme, qui est une doctrine politique clairement datée (années 1920 en Italie). Mais elle a le même adversaire, les Droits de l’Homme.

      Et je formule l’hypothèse que si le mot fascisme revient si fréquemment dans les débats ce n’est pas tant parce qu’on ne sait pas bien définir ce qu’est le FN mais parce qu’on a perdu l’attachement Sacré aux Droits de l’Homme, un “concept” flou, devenu totalement inopérant dans les luttes politiques actuelles.


      • Haricophile Le 02 mai 2017 à 12h27
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        « Dehors les arabes » n’est pas le vrai programme lepeniste, la famille Lepen les accepte très bien et sont très tolérant avec quand ils sont émir du Qatar. Ils ont un peu plus de mal avec les “juifs” mais c’est “un détail de l’histoire”.

        Il existe une video à l’INA où l’on voit, à la création du FN, Lepen père dire (de mémoire) : « Il y a une montée du mécontentement avec les arabes, il y a peut-être quelque chose à exploiter de ce côté là, ça pourrait nous rapporter des voix ». C’est dire à quel point ils ont des convictions solides…

        L’entreprise familiale Lepen a toujours été extrêmement opportuniste, elle s’est enrichie sur le dos de ses électeurs, leur “nationalisme” est de façade surtout quand il s’agit d’échapper au fisc et à la police financière.

        Ils n’ont aucun soucis avec l’Union Économique Européenne ni avec la mondialisation financière. Ils sont fascisme par la gouvernance autoritaire et pyramidale et leurs discours. Le reste n’est que stratagème : Utiliser le combo peur-haine, répondre à tout par des idées qui permettent de ne jamais se remettre en cause, faire la politique du bouc émissaire, hurler au complot à la première question gênante…

        Si on voit l’entreprise familiale Lepen comme des “nationalistes”, ou pouvant lutter contre l’ultra-libéralisme, on se fait de grosse illusions, si ils ont un point commun avec Trump c’est bien celui là.


        • Caliban Le 02 mai 2017 à 16h27
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          Vous aurez sans doute mal lu : je ne parle pas des Lepen (dont je me contrefiche) mais de son auditoire, en tentant de comprendre le ressorts de l’adhésion à ce parti xénophobe.


  47. G2 Le 02 mai 2017 à 00h09
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    Sauf à ignorer totalement les rapports établis historiquement et manifestes entre capitalisme et les moutures successives du fascisme, qui “de gauche”, ou antifa, peut soutenir le maître du chien contre le chien du maître ?


  48. Maud Le 02 mai 2017 à 00h39
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    Billet à la fois ahurissant et logique dans la ligne du journal qui directement et insidieusement à combattu Mélenchon et continuera pour les législatives refusant de reconnaitre que seul son action a freiné le FN. Voter Macron, le combattre ensuite et ainsi de suite. On connait les combats menée par le sphère dite de gauche médiatique contre les mesures anti-sociales : inefficaces et hypocrites. La sphère Médiatique qui se dit de gauche depuis 30 ans a été plus préoccupée par les problèmes de société que par le social. (Les ouvriers n’existent plus cf Terra Nova). En 2005 après la meute appelant à voter OUI, devant le résultat un rédacteur en chef bien connu a dû quitter sa rédaction pour avoir insulté ses lecteurs qui avait voté NON. Nous en sommes au même point :le terrible danger il faut se résoudre”. Maccarthysme inversé. Seule une absence de majorité à l’assemblée pourrait freiner macron.

    Je rappelle enfin que dans les années 30 aux USA Edouard Bernay le neveu de Freud a introduit au service des marques et particulièrement de Philip Morris l’utilisation du subconscient Aujourd’hui nous sommes au point d’orgue de cette manipulation. Les centres de recherche des universités sur le libre arbitre ont pour principaux clients les communicants au service des politiques. Il ne s’agit pas de convaincre tout le monde mais juste le nombre qui fait pencher la balance. L’individu est devenu une part de marché. Bonne nuit à tous


  49. lon Le 02 mai 2017 à 19h19
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    On atteint des sommets d’hystérie avec ce 2ème tour , c’est à celui qui gueulera le plus fort que la Patrie est en danger , que les chars de Poutine sont déjà à la frontière, qu’il faut sauver la démocratie , on en profite pour réinventer le maccartysme mais en creux, c’est à dire on compte ceux qui ne lèvent pas le bras , et on s’invente une âme de résistant pour demander des comptes à celui qu’on aura contribué à faire élire , comme si le Manucron il en avait quelque chose à foutre des postures de gaullistes à la petite semaine .

    Je parie que si Mélenchon était passé et était face à Macron aujourd’hui, ce serait le même tapage médiatique de cette même gauche hypocrite , on lui prêterait des intentions de révolution bolchévico-bolivarienne , les chars de Poutine seraient également aux frontières , on trouverait bien des propos donnant à penser que c’est un sale antisémite , et on ferait l’interview de son ancienne femme de ménage qui affirmera que Méluche a le profil d’un psychopathe



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