On m’a signalé cet intéressant article sur l’excellent Futura-sciences. Il ne s’agit pas, comme souvent pour moi, de stigmatiser qui que ce soit, mais comme j’ai une marotte pour la psychologie, il me semble intéressant d’essayer de comprendre le lien entre ce type de comportements et l’image de soi… Et bien entendu, la majorité des riches ne sont pas des tricheurs…

Une étude vient de s’intéresser au lien entre la classe sociale et le comportement éthique. Elle démontre que les plus riches trichent et mentent davantage que les personnes issues de milieux moins aisés. Les auteurs en concluent que plus on en a et plus on en veut.

On dit que l’argent ne fait pas le bonheur, on pourrait rajouter qu’il ne fait pas la morale non plus. Des travaux avaient déjà pu montrer que lorsqu’elles gagnaient à des jeux d’argent, les personnes les plus riches étaient moins prêteuses que les plus modestes. De la même façon, les milieux défavorisés donnent proportionnellement davantage aux associations caritatives que les plus aisés.

Cette fois, une vaste étude menée par des chercheurs de l’université de Californie à Berkeley et de l’université de Toronto (Canadiens) révèle que les personnes aux statuts sociaux les plus élevés sont plus enclines à développer des comportements jugés immoraux que les plus pauvres.

Dans ce travail, publié dans les Pnas, sept tests ont été réalisés auprès de centaines de sujets recrutés à l’université de Berkeley ou en ligne. Chaque individu était rangé en fonction de ses réponses à un questionnaire (salaire, niveau d’étude, etc.) dans un des dix groupes, déterminant le statut social.

Des riches menteurs, tricheurs et mauvais conducteurs

Les expériences pouvaient alors commencer. L’une d’entre elles était un jeu de lancer de dés sur ordinateur, en apparence aléatoire, avec, pour les personnes atteignant les meilleurs scores, une récompense. Les sujets ignoraient que ces dés étaient pipés, et qu’après cinq lancers, le meilleur score possible était 12.

Pourtant, les joueurs issus des classes les plus favorisées ont été trois fois plus nombreux que ceux des milieux plus modestes à prétendre avoir obtenu des scores supérieurs, pensant probablement que personne ne constaterait le mensonge.

À en croire cette étude, il est plus prudent de traverser devant une petite voiture que devant une grosse cylindrée, le conducteur de cette dernière faisant preuve de moins de courtoisie à l’égard des piétons. © Ed Callow, Flickr, cc by 2.0

 

Lors d’un autre test, les sujets étaient invités à prendre leur voiture et à se rendre à un carrefour particulièrement bondé, la différence sociale étant marquée par la valeur des véhicules. Des complices avaient pour mission de montrer qu’ils désiraient traverser la chaussée juste au moment où les automobilistes se présentaient. Les grosses cylindrées s’arrêtaient trois fois moins au passage piéton que les voitures les plus modestes, alors que la loi les y oblige lorsqu’un piéton manifeste son envie de traverser.

Détail intéressant, mais légèrement hors sujet : les pires conducteurs se trouvaient au volant de véhicules hybrides. Cette observation, qui n’a pas été analysée de manière statistique dans le cadre de l’étude, a poussé les auteurs à s’imaginer (sans ne rien affirmer) que la personne possédant une voiture écologique, donc bénéfique pour l’humanité, pouvait se sentir dédouanée d’obligations envers le reste de la population, puisqu’elle aurait déjà consenti à un effort en s’équipant d’un tel matériel. Sa bonne action ayant déjà été réalisée, elle estimerait (consciemment ou non) qu’elle a moins à se soucier des autres. Ainsi, la morale écologique n’irait pas toujours de pair avec la courtoisie.

Le statut social affecte l’estime de soi

Mais avant de conclure trop vite que l’argent incite à en oublier l’éthique, d’autres petites expérimentations ont été menées et tendent à montrer que c’est peut-être plus la perception que l’on a de soi-même qui revêt de l’importance.

Par exemple, dans l’une d’elles on manipulait l’esprit des sujets pour voir leurs réactions. On demandait à la personne de se comparer soit avec un sans-abri, soit avec un milliardaire. Dans le premier cas, on persuadait alors les plus pauvres qu’ils n’étaient pas si défavorisés. Puis, on leur proposait un paquet de bonbons, qu’ils devaient donner à des enfants se trouvant dans la pièce voisine, tout en étant autorisés à y piocher eux-mêmes. Ceux qui avaient été comparés à plus modestes qu’eux mangeaient deux fois plus de sucreries que les autres, et les plus pauvres ne faisaient pas exception.

Les autres tests réalisés appuient toujours cette même idée que le statut social affecte globalement la morale. Pour Paul Piff, l’un des auteurs, ces résultats suggèrent que « lorsque la poursuite de ses intérêts personnels n’est pas aboutie, on peut s’engager dans un cercle vicieux : les intérêts personnels mènent à des comportements manquant d’éthique, ce qui augmente le statut social, et qui conduit à davantage de comportements immoraux et inégalitaires ».

Pour les auteurs, les situations les plus aisées confèrent également davantage de liberté et peut-être d’estime de soi, ce qui permet de ne pas s’intéresser à l’opinion des autres et donc d’agir plus comme on l’entend. Cependant, il faut bien évidemment se méfier des généralités trop évidentes qui consisteraient à classer les gens dans des catégories immuables, alors que la morale est avant tout une question individuelle.

Source : Futura-Science


Pour les passionnés, l’article scientifique complet, en anglais, est consultable sur cette page ou ici.

45 réponses à Plus on est riche, et plus on triche ?

  1. Patrick Luder Le 20 août 2013 à 02h30
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    La possession de beaucoup de biens rend peureux (de se faire voler), stressé (gérer tous ses biens), peu disponible (s’occuper de tous ses biens), agressif (vouloir toujours plus), triste (y a toujours une partie qui part), apathique (tous ses biens ne nous servent à rien) et finalement malheureux car l’on à passé sa vie à côté de l’essentiel …

    Ne rien posséder n’est pas si grave si l’on ne manque de rien et que l’on vit dans une relative liberté, mais ne rien posséder devient obsédant si l’on vit dans le besoin ou que l’on est soumis à trop de contraintes …

    Ne rien posséder ou posséder beaucoup ne fait rien pour avoir de vrais amis, mais posséder beaucoup permet sûrement d’avoir de faux amis !!!

    Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice; et toutes choses vous seront données en plus (Mt 6:19-34


    • raloul Le 20 août 2013 à 08h27
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      Bonjour!

      Voici le chapitre concernant le don dans “Le Prophète”, de Khalil Gibran:

      “Vous donnez, mais bien peu quand vous donnez de vos possessions.
      C’est lorsque vous donnez de vous-même que vous donnez véritablement.
      Car que sont vos possessions, sinon des choses que vous conservez et gardez par peur d’en avoir besoin le lendemain ?
      Et demain, qu’apportera demain au chien trop prévoyant qui enterre ses os dans le sable sans pistes, tandis qu’il suit les pèlerins dans la ville sainte ?
      Et qu’est-ce que la peur de la misère sinon la misère elle-même ?
      La crainte de la soif devant votre puits qui déborde n’est-elle pas déjà une soif inextinguible ?
      Il y a ceux qui donnent peu de l’abondance qu’ils possèdent – et ils le donnent pour susciter la gratitude et leur désir secret corrompt leurs dons.
      Et il y a ceux qui possèdent peu et qui le donnent en entier.
      Ceux-là ont foi en la vie et en la générosité de la vie, et leur coffre ne se vide jamais.
      Il y a ceux qui donnent avec joie, et cette joie est leur récompense.
      Et il y a ceux qui donnent dans la douleur, et cette douleur est leur baptême.
      Et il y a ceux qui donnent et qui n’en éprouvent point de douleur, ni ne recherchent la joie, ni ne donnent en ayant conscience de leur vertu.
      Ils donnent comme, là bas, le myrte exhale son parfum dans l’espace de la vallée.
      Par les mains de ceux-là Dieu parle, et du fond de leurs yeux Il sourit à la terre.
      Il est bon de donner lorsqu’on vous le demande, mais il est mieux de donner quand on vous le demande point, par compréhension ;
      Et pour celui dont les mains sont ouvertes, la quête de celui qui recevra est un bonheur plus grand que le don lui-même.
      Et n’y a-t-il rien que vous voudriez refuser ?
      Tout ce que vous possédez, un jour sera donné ;
      Donnez donc maintenant, afin que la saison du don soit la vôtre et non celle de vos héritiers.
      Vous dites souvent : “Je donnerai, mais seulement à ceux qui le méritent”.
      Les arbres de vos vergers ne parlent pas ainsi, ni les troupeaux dans vos pâturages.
      Ils donnent de sorte qu’ils puissent vivre, car pour eux, retenir est périr.
      Assurément, celui qui est digne de recevoir ses jours et ses nuits est digne de recevoir tout le reste de vous.
      Et celui qui mérite de boire à l’océan de la vie mérite de remplir sa coupe à votre petit ruisseau.
      Et quel mérite plus grand peut-il exister que celui qui réside dans le courage et la confiance, et même dans la charité, de recevoir ?
      Et qui êtes-vous pour qu’un homme doive dévoiler sa poitrine et abandonner sa fierté, de sorte que vous puissiez voir sa dignité mise à nu et sa fierté exposée ?
      Veillez d’abord à mériter vous-même de pouvoir donner, et d’être un instrument du don.
      Car en vérité c’est la vie qui donne à la vie – tandis que vous, qui imaginez pouvoir donner, n’êtes rien d’autre qu’un témoin.
      Et vous qui recevez – et vous recevez tous – ne percevez pas la gratitude comme un fardeau, car ce serait imposer un joug à vous-même, comme à celui qui donne.
      Elevez-vous plutôt avec celui qui vous a donné par ses offrandes, comme avec des ailes.
      Car trop se soucier de votre dette est douter de sa générosité, qui a la terre bienveillante pour mère, et Dieu pour père.”

      A méditer. Désolé pour la longueur du commentaire, mais ce texte est si profond…


    • Alefe Le 20 août 2013 à 11h26
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      “La possession de beaucoup de biens rend peureux (de se faire voler), stressé (gérer tous ses biens), peu disponible (s’occuper de tous ses biens), agressif (vouloir toujours plus), triste (y a toujours une partie qui part), apathique (tous ses biens ne nous servent à rien) et finalement malheureux car l’on à passé sa vie à côté de l’essentiel …”

      Pauvres riches ; )) Attention aux généralisations !!!


  2. eBry Le 20 août 2013 à 07h17
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    Je suis heureux de lire enfin ici un article relatif aux aspects psychologiques. Ces derniers sont cruciaux dans l’élaboration de toute solution viable.

    Il en faudrait plus! Cela mérite une section importante dans cet excellent site…


  3. bertrand Le 20 août 2013 à 07h54
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    Dans le passé il y avait la morale , les principes enseignés à l’école et au catéchisme…………
    Cela servait à former les esprits des jeunes , c’est par là qu’il faut commencer.
    Car méfions nous de ce que nous avons dans la tête……..c’est le plus dangereux pour nous mêmes et les autres.
    Apprenons à regarder dans notre cerveau et nous serons peut être à même de comprendre autre chose que ce que nous croyons.
    Apprenons à regarder dans notre cerveau……….


    • Bruno Le 20 août 2013 à 09h22
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      Attention à ne pas confondre la psychologie et la morale


    • El JEm Le 20 août 2013 à 12h55
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      attention à ne pas confondre la spiritualité et la religion…


  4. Tikehau Le 20 août 2013 à 09h13
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    “Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.” Les animaux malades de la Peste, Jean de La Fontaine.

    Puissance va de pair avec impunité et dans ce cas le crime [ne] paie [pas].

    link to ina.fr


  5. yoananda Le 20 août 2013 à 09h20
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    Ces études ne sont pas très sérieuses ni rigoureuses. Mais je suis tout à fait pour que le sujet soit étudié.

    Sujet intéressant mais article et étude très sommaire et pas vraiment utile si ce n’est à encourager la haine des riches déjà bien répandue en ces temps de crise, alors qu’il vaudrait mieux chercher la réconciliation … mais bon …

    D’abord, on est toujours le riche de quelqu’un.

    Ensuite, il y a une question de “relativisme” la dedans : quand on a les moyens, les autres changent d’attitude envers vous : jalousie, stigmatisation, mise à l’écart, etc… donc le réflexe de se protéger est tout à fait “normal” (pas souhaitable mais normal).

    Ensuite, il faudrait parler d’éthique et non pas de morale pour voir s’il y a vraiment un changement dans l’attitude. La morale est relative a sa condition de classe sociale. On n’a pas (nous tous, riche ou pauvre) la même morale en fonction de la couche sociale perçue de notre interlocuteur.

    Exemple : il aurait fallu voir si les personnes en voiture de luxe s’arrêtaient ou non en fonction du piéton si c’est un clodo ou un qqn de richement vêtu.

    Etc…

    Il est très possible que la richesse modifie le comportement d’une personne en mal, mais ce papier n’est pas convaincant à mes yeux.


    • jules Le 20 août 2013 à 10h41
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      « Ces études ne sont pas très sérieuses ni rigoureuses. »

      [...]

      « Ensuite, il faudrait parler d’éthique et non pas de morale… »

      [...]

      « Il est très possible que la richesse modifie le comportement d’une personne en MAL … »

      Aphorisme premier :

      C’est une (bonne) habitude, chez les néo-scientistes, de se présenter eux-mêmes comme la démonstration, mais par inadvertance, des critiques qu’ils exposent.

      Aphorisme deuxième :

      Il y a souvent beaucoup de mauvaise foi dans cette audace qui nous autorise à dénoncer les préjugés de tierces personnes et beaucoup de bonne foi dans les préjugés inhérents à pareille dénonciation.

      Gag de circonstance :

      Les méga-riches : « Réconciliation, frères fauchés ! »

      Les pauvres : « Certes !… Douze balles pour toi… Douze balles pour toi… Douze balles pour toi… »

      Les méga-pauvres : « Non, pas si vite. Couleurs et spectacle. »


  6. odeur_de_sapin Le 20 août 2013 à 09h21
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    Plus on en a et plus on en veut … et plus on passe à coté de l’Essentiel. Cet état de tension que cela provoque a bien peu à voir avec le bien-être. Compassion pour tous, aux riches, aux pauvres et notre aide devrait aller aux pauvres.

    Il me semble bien que Jésus disait que les portes du Paradis sont quasiment inaccessibles aux riches. Donc compassion bienvenue.

    Une sagesse ancienne de plusieurs millénaires extraite des Yogas-Sutras de Patanjali dit que « Les joyaux apparaissent lorsque le désir de prendre cesse ».

    Tout est dit. Comprenne qui pourra et surtout qui voudra.

    En quelques mots toute la condition humaine et son misérabilisme, à amasser, à jalouser, à guerroyer.

    Le désir de prendre … c’est notre attention tournée vers le coté impermanent du monde, nos relations, notre compte en banque, notre réputation, nos biens, ect ect ect et notre véritable demeure reste vide, notre exil intérieur met la planète en danger.

    Cette quête d’accumulation plus ou moins subtile est perdue d’avance puisque notre support physique a une fin lui aussi, et cela devrait peut-être nous mettre en route pour un voyage … celui de notre véritable identité, notre essence, ..là ou les joyaux sont éternels, là ou notre bonheur est indépendant des circonstances.

    C’est notre attitude qui est prépondérante bien évidemment, l’argent en soi, n’est ni bon, ni mauvais, c’est juste du métal extrait de la terre.

    Nous sommes des bouddhas plus ou moins endormis qui s’ignorent … alors on compare, on se tracasse, on se déchire, on s’aime parfois.

    Des êtres »riches » de leur êtreté, riche de leur connaissance de Soi-même, ca ne court pas les rues et même si on en croise un, notre sommeil est parfois si lourd de conditionnements …

    Un jour du coté de l’Himalaya quelques occidentaux parlaient avec un vieux Monsieur hindou, ils cherchaient un être éveillé … avec un tas d’idées préconçues … ils n’ont pas vu qu’ils avaient devant eux un véritable Homme-Dieu ayant transcendé tous les attachements, toutes les peurs, un diamant pur .. et ils sont repartis, trop ”occupés” par leur mental tyrannique.

    L’Essentiel est invisible pour les Yeux, … apprendre à « regarder » autrement … sinon comment pourrions percevoir ce qui est présent partout mais visible nul part …

    SI un jour, l’on regarde un papillon se poser sur une fleur … et puis rien d’autre pas de commentaire, pas de concept, pas de passé, pas de futur, pas de comparaison, pas de recherche lexicale « Tiens c’est un papillon xyz », … rien … »vous n’êtes plus là » en quelque sorte … alors une porte peut s’ouvrir …

    Ne rien vouloir prendre .. même avec des pensées, des concepts …

    Butterfly Effect … cela peut apparaitre trop enfantin … indigne de notre intelligence cartésienne … et pourtant c’est avec la beauté d’un cœur d’enfant que l’on pourra rencontrer la véritable beauté en Nous.


  7. Dan Le 20 août 2013 à 10h16
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    Après 1789 puis l’écroulant des monarchies en Europe après la première guerre mondiale dont l’année prochaine nous allons fêter le triste centenaire de ces millions de jeunes massacrés, aujourd’hui nous assistons à l’émergence de nouvelles monarchies pire que celles qui ont existé .
    Il est vrai que les sectes anglo-saxons dont la city de Londres est un pure produit de la domination des peuples à travers les siècles ……,donc dans l’ espoir de voir un nouvel ordre mondial , il faut faire le tout d’abord faire le ménage ou accepter l’esclavage !


  8. jacqueline Le 20 août 2013 à 10h21
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    Bonjour

    Je l’ai déjà dit à propos du gagnant de l’ Euromillion, d’ailleurs c’est écrit sur leur site, c’est le système fiscal qui pousse n’importe qui à devenir qqun qui en voudra toujours plus.

    Attention, je ne le plains pas, je ne cherche pas à l’excuser, j’essaye d’expliquer le mécanisme qui les rend ainsi. On réagirait probablement tous pareil dans la même situation. Ca n’emp^che pas d’ être généreux et de partager ses gains avec des proches, voire des associations, mais c’est volontaire, ce qui n’est pas le cas de l’ ISF qui déjà vous range dans une catégorie plus ou moins haïe.

    S’il ne fait rien entre impôts sur le patrimoine et ISF, son capital qui a déjà été amputé d’impôts et qu’il considère avoir gagné et donc comme lui appartenant, fond à vitesse grand V. C ‘est pareil pour le salarié modeste qui paye des impôts, on lui prend de l’argent ! Il trouve ça injuste. Mais la quantité est moins astronomique, et le mois suivant ( si tout va bien ) il touche un nouveau salaire, alors qu ‘on ne gagne qu’une fois dans sa vie. D’accord , c’est mieux de gagner d’un seul coup plusieurs milliers de SMIC, mais c’est ce une fois qui fout la trouille, et le fait que ça va fondre tout seul.

    Ce serait probablement la même crainte, si on donnait à qqun qui vient de signer un contrat d’embauche tout ses salaires en avance pour la durée prévue, et “débrouille toi avec ça, ne viens plus rien réclamer”.

    Pour éviter cette fonte du capital, vous devez , même contre votre gré et si vous avez maudit les rentiers toute votre vie, entrer dans le club fermé des investisseurs. Un milieu où on ne se fait pas de cadeaux et comme il y a des risques de perdre, on est tenté de prendre le plus possible, enfin tout ce que la loi permet. Investir utile : pour créer des emplois pour les autres : l’ Etat vous en prendra encore plus !

    Enfin si l’ état était meilleur gestionnaire, il n’aurait pas besoin de l’argent des rentiers, pour construire des logements pour la location et casserait l’augmentation des prix de l’immobilier. Il a fait le contraire il a donné des APL, qui ont fait exploser les loyers. Il ne serait pas non plus le pigeon des partenariats public privé.

    Tout ce système pousse à l’égoïsme, qui conduit à ces comportements d’avares.

    Désolée, mais le respect des piétons ou des vélos en ville, n’est pas l’apanage de ceux qui ont des voitures bas de gamme ou pourries. Ce test n’est pas assez large et long. Bien d’autres choses rentrent en ligne de compte. Celui qui enrage d’avoir un boulot de merde et qui en veut à toute la société, n’ a pas toujours un comportement très convivial.


    • toutouadi Le 20 août 2013 à 12h54
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      ” c’est le système fiscal qui pousse n’importe qui à devenir qqun qui en voudra toujours plus.”

      Ben voyons !! Je pensais bêtement que c’était la cupidité, tout simplement !!


      • jacqueline Le 20 août 2013 à 13h23
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        Si tu as gagné 150 millions d’ € à l’ Euromillion, il n ‘y a pas lieu de sombrer dans la cupidité. D’ailleurs bien souvent les gens partagent leurs gains , mais il faut le faire au départ la société des jeux fait plusieurs chèques, ceci pour éviter la fiscalité des dons manuels.

        Si l’ Etat t’oubliait, pas de soucis pour ses vieux jours, même si on est un peu cigale.. Le problème est que la deuxième année l’ Etat doit t’en prendre une vingtaine ( en ISF Foncier, taxe habitation, etc..), et ça continue, au bout de quinze ans tu n’as presque plus rien.

        Ce n’est pas pour rien que la FDJ insiste pour que les gagnants aillent consulter des conseillers en patrimoine, pour bien placer leur argent et s’assurer de bons revenus pour compenser la gourmandise du fisc. Revenus eux même imposables.. Ce qui rend cupide à la fin.


        • toutouadi Le 20 août 2013 à 14h26
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          Si j’ai bien compris… Pas de fiscalisme, Pas d’état = pas de cupidité, pas de concentration patrimoniale, implique un monde plus juste rien qu’avec des gens très très gentils qui s’feraient plus de bisous ??

          Marrant !! J’ai pourtant l’impression que depuis 30 ans l’état et le fiscalisme recule et que la barbarie avance !!

          Explique moi cette perception erronée chère Jacqueline ??


          • jacqueline Le 20 août 2013 à 15h06
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            La fiscalité c’est déjà l’impôt sur le revenu, plus la TVA. Ca devrait suffire, avec le bon taux..

            Pourquoi rajouter toute une collection d’autres impôts et de taxes, sur la possession de biens qu’on a achetés avec des revenus déjà soumis à l’impôt ?

            Sarkozy avait enfin osé supprimer la taxe professionnelle qui n’existait qu’en France.

            I – Les taxes affectées, dont le nombre est évalué à 309 et le rendement à 112 Md€ en 2011, ont récemment connu une croissance soutenue
            A – L’examen des taxes affectées révèle un paysage
            composé pour l’essentiel de taxes de petite taille, représentant plus de 5 % de PIB
            1 – Avec 309 taxes et un rendement de 112 Md€ en 2011, la fiscalité
            affectée constitue désormais une importante catégorie
            de prélèvement

            Moi au contraire , je trouve que l’ Etat avance, il s’occupe de bien trop de choses, et souvent mal !


          • toutouadi Le 20 août 2013 à 15h51
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            Sarko … qui ??

            Ah oui !! Le messieurs qui a peine élu s’est auto-augmenté, qui voulait dépénaliser la finance, qui a tenu des discours nationalistes et racistes, qui a traité les chômeurs de fainéant, les chercheurs d’incapable, qui a fait du népotisme et de l’ingérence dans la justice mais qui a une meuf certes un peu conne mais canon ? C’est de lui dont tu parle?

            T’es vache Jacqueline !! Je commençais à l’oublier !!


        • Morvan Le 21 août 2013 à 10h01
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          Désolé, Jacqueline, tes renseignements sont erronés. Tu regardes trop la télé-mensonge. La taxe pro a bien été supprimée pour les gros, pas pour les petits. Je continue à payer comme beaucoup d’autres petits professionnels, la taxe professionnelle. On lui a même changé son nom en 2010, pour faire croire qu’elle était supprimée, elle s’appelle maintenant : cotisation foncière des Entreprises, taxe pour frais de chambres,etc…le reste sans changement, je ne recopie pas, il y a 7 lignes.
          J’aurais bien aimé qu’elle soit supprimée tu t’en doutes.


    • Amstrdammer Le 20 août 2013 à 17h10
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      J’ai pu constater, dans mes pérégrinations cyclistes quotidiennes à Amsterdam et ailleurs, que, si les conducteurs de jaguar et autres voitures chiques se comportent généralement fort civilement, les conducteurs des grosses et chères 4×4 urbaines et voitures sport vu-tu-m’as se comportent en revanche souvent comme des pirates, tant sur la route que pour se garer, etc.

      Le cliché 4×4 = beauf ne se vérifie que trop souvent…

      De la différence entre Oud Geld et Nieuw Geld, les vieilles fortunes et les nouveaux riches?


  9. Yves Le 20 août 2013 à 10h26
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    Cette étude date de novembre 2011.

    Je vous invite à lire les commentaires de nos amis québécois en réaction au blogger qui avait diffusé cette info début 2012 : link to blogues.lapresse.ca


  10. le p'tit vendéen Le 20 août 2013 à 10h59
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    Je ne pense pas que ces études apportent quoi que ce soit je suis désolé…

    Rien de nouveau sous le soleil d’ailleurs sur le comportement des plus aisés d’entre nous, je vous invite a visionner “Topaze” de Pagnol le film de 1936 est très parlant sur le comportements des plus pauvres a l’égard des plus aisés et inversement et comment l’on accepte toute absence de morales a défunt de s’enrichir.

    Donc tout ça n’est pas nouveau et il traite d’un sujets qui pour moi prime sur tout le reste et qui est “la soumission à l’autorité “.L’argent est depuis bien des siècles le moteur de cette autorité et tant que nous convoiteront le voisin cela ne changera pas, nous continuerons a être de petits dominés cherchant notre petite réussite avec au dessus de nous, des élites d’argent se maintenant en haut déversant leurs psaumes moralisateurs pour faire que la masse ce tienne tranquille et que cette élite puisse continuée ses affaires…


  11. draxredd Le 20 août 2013 à 11h35
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    L’œuf ou la poule ?

    Je crois que la notion de cercle vicieux évoquée dans l’article est extrêmement importante.
    En effet les comportements prédateurs / pathologiques (voir E.Chouard) sont autant la cause que la conséquence de l’accumulation de patrimoine, notamment financier car sa volatilité induit un niveau d’angoisse considérable et renforce particulièrement les tendances pathologiques.

    Cela dit, je m’en rend compte en écrivant ces lignes, il faut se garder de deux travers :
    - psychologiser des comportements proprement criminel ne doit pas dégager leurs auteurs de leur responsabilité individuelle
    - pointer des individus du doigts en les déclarant “malades” à de tristes précédents dans l’histoire qu’il faut garder à l’esprit.


  12. GRRR Le 20 août 2013 à 11h55
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  13. Alain34 Le 20 août 2013 à 12h14
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    Et si on prenait le truc a l’envers ?
    Et si les riches étaient riches PARCEQU’ILS ont triché ?

    Bon, pas tous, ok, mais à mon avis, y en a un bon pourcentage pour lequel c’est le cas.
    Les héritiers étant bien sur des cas a part…


  14. Yves Le 20 août 2013 à 12h38
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    C’est triste de voir certains commentaires (Alain34 par exemple) à partir d’une étude très contestable… il faudrait essayer de ne pas tomber dans les clichés


    • Dissonance Le 20 août 2013 à 13h07
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      Je ne trouve pas le commentaire d’Alain34 particulièrement triste, juste plutôt lucide. Toutefois pour être plus politiquement correct, on pourrait reformuler la chose de la manière suivante:

      C’est la convention sociale permettant de tels écarts de revenus qui est foncièrement malhonnête, mais alors par ricochet, ceux qui souscrivent sans sourciller à cette convention le sont aussi nécessairement un peu.

      On ne peut en effet pas se prétendre intellectuellement honnête et en même temps croire que son travail vaut 10, 20 ou 100 fois celui d’un autre parce que ce n’est indubitablement jamais le cas.


  15. Vivouille Le 20 août 2013 à 14h07
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    lien vers la publication de janvier 2012 :
    link to media.wix.com

    on y apprend que le nombre de voitures considérées catégorie 5 super luxe est de 7 …


  16. Dan Le 20 août 2013 à 14h49
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    En lisant tous les commentaires , j’avoue que j’ai été profondément déçu et c’est à pleurer et pour cause , force de constater que personne ne parle de la tricherie des banques : trafiquage du taux libor qui a rapporté des milliards , trafiquage des cours de la bourse , trafiquage des cours des métaux précieux . En ce qui concerne les multinationales : trafiquage pour ne pas payer d’impôts . Sans oublier que nous avons nos politiques qui trichent en nous regardant droit dans les yeux .et la liste serait encore longue et sur ce blog on nous parle du gagnant du loto : quelle stupidité !


    • Morvan Le 21 août 2013 à 10h06
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      Bien sur, l’arbre qui cache la forêt, j’en parle plus bas également.


  17. Britt Le 20 août 2013 à 16h45
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    Je rejoins Alain 34, on prend le truc à l’envers et on découvre que les riches sont riches parce qu’ils ont triché, parce que leur égo surdimensionné leur autorise tout (il n’y a pas que les cons qui osent tout) parce que ce petit monde s’épaule depuis toujours pour convaincre la vulgate « qu’ils le valent bien ».
    Et parce qu’ils sont riches ils accèdent au pouvoir, celui de l’information (c’est pas mal de posséder une chaine de TV, de radio, des journaux, etc) puis l’exécutif soit directement soit indirectement (Qui parle de risque de corruption ?)
    Et plus ça va plus ils accaparent. La seule parenthèse (pour l’europe occidentale) c’est 1945- 1980/90 parce que tout ce beau monde avait tellement fricoté avec le petit moustachu qu’ils ont été obligé de faire profil bas et de lâcher un peu la bride.
    Mais dès que ça a été possible leurs rejetons (mois je n’ai pas fricoté c’était mon grand père, mon père, mon oncle , etc) se sont empressé de resserrer l’étau essentiellement avec la libéralisation financière à outrance (80-90). Mais je me demande s’il ne faudrait pas aller voir le début de l’offensive en 68. Pas le 68 de Grenelle bien sur mais celui des « fils de » qui faisaient joujou avec les pavés sur le boulmich.
    Et la propagande fonctionne tellement que l’on se retrouve avec des tonnes de « Jacquelines » qui voit la cause de la cupidité dans le système fiscal. Mais la question n’est pas là, on repart vers un système de captation de type féodal avec tout pour 1 % et rien pour le reste. Et ce 1 % qui ne freine pas suffisamment au passage clouté (j’ai du mal à y croire en l’état de la société actuel mais ça sera possible plus tard) s’acoquine parfaitement dans une internationale des milliardaires pour toujours plus de captation et toujours plus de répression.
    Mais pour l’instant tout va bien dormez tranquille.


  18. Lisztfr Le 20 août 2013 à 16h49
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    Cette étude comporte des imprécisions….

    Notamment si l’on se souvient de Milgram, – cette expérience à été refaite de nombreuses fois en changeant les paramètres, par exemple le public, le pays, etc et puis l’on s’est rendu compte que les gens obéissaient moins, parce que le prestige de la science avait baissé, etc. Si l’on fait l’exp. avec un échantillon féminin le résultat est modifié, ou ou les scientifiques sont des docteurs, etc.

    Bref cette expérience laisse de nombreuses questions dans l’ombre, à savoir le niveau d’éducation des “riches”, leur profession, le sexe, le stress. Car le stress augmente aussi la propension à mentir. Et le fait de piocher dans un sac de bonbons, comme on dit en Pologne ils ont une dent sucrée, une prédilection pour le sucre ? On peut toujours trouver une excuse à un comportement qui manque d’éthique, par exemple le fait de se sentir riche augment la faim, donc la nécessité de grignoter. Le fait de mentir sur les dés, l’excès de mégalomanie. L’idée que l’on pourra facilement se rattraper plus tard en faisant un don généreux, bref, un début de communisme, à sens unique au départ mais à charge de revanche.

    1) On n’a que des indices indirectes d’une attitude (éthique) que l’on suppose. L’interprétation peut être toute autre.

    2) L’importance de la distinction attitude/idée : lorsqu’on entend un prêche à l’église, sur la générosité, l’on ne devient pas plus généreux en sortant. Par contre la générosité augmente si l’on a reçu soi-même quelque chose. L’attitude qui peut devenir comportement (conatus), est loin de l’idée…

    Le fait que l’on en soit là actuellement montre la faillite des sciences sociales en fait, et de toute la réflexion philosophique, politique, etc, qui précède, parce que personne n’a pu nous sauver. Aucune idée n’a été assez forte, lucide, pour faire barrage à cela, d’où dans Mélancholia, le tableau de Bruegel qui remonte à 1565 (qu’on retrouve aussi chez Tarkovsky d’ailleurs, dans Solaris).


  19. Epsilon Le 20 août 2013 à 19h57
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    J’ai une autre thèse, depuis longtemps : nous vivons dans une société dans laquelle il faut tricher pour réussir (socialement, économiquement). Ceux qui trichent le mieux réussissent mieux. Tricher permet d’obtenir des promotions, de dissimuler ses erreurs, d’éviter de nombreux coûts, d’abattre la concurrence.
    On triche en gonflant ses résultats, en escroquant le fisc, en faisant semblant d’être ce qu’on n’est pas, en promettant ce qu’on ne peut pas tenir, en mentant sur la qualité de ce qu’on propose, en proposant des choses dont nos clients n’ont pas besoin. On triche par la manipulation, par la publicité.
    On triche sur son CV, sur ses compétences, sur ce qu’on dit à ses employés, sur ce qu’on vend, sur le bénéfice réel qu’on en tire. On tord les chiffres, on utilise des biais statistiques, et maintenant on triche avec la nature. La triche est institutionnelle, l’honneur, la qualité, le service, l’esprit de groupe disparaissent. La triche remplace tout, avantageusement, tant qu’on est du bon côté de la triche.


  20. dadone Le 20 août 2013 à 20h07
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    La vidéo ci-dessous apporte une réponse un peu plus circonstanciée quant au comportement des personnes aisées par rapport aux personnes modestes : :
    link to lois-economiques.fr


  21. Yves Le 20 août 2013 à 20h28
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    Désolé, mais ça me semble très cliché.
    Nous parlons de quels riches ?

    L’architecte, le notaire, le chirurgien, l’avocat, le patron de Pme, le créateur de start-up… ?
    En quoi ceux-ci pourraient être suspectés de triche ?!
    Leur réussite professionnelle et financière ne pourraient-elles pas s’expliquer par leur capacité de travail, les plages horaires qu’ils acceptent, leur audace (pour certains d’entre eux…)…

    Si ce n’est pas le cas, peut-être pensez-vous aux ultra-riches ?
    Dans ce cas, jetez un oeil aux 500 français les plus riches (link to challenges.fr) et, un par un, regardez leur parcours… à part certains (mais il y a des brebis galeuses partout), je ne crois pas voir de tricheurs mais plutôt des visionnaires, des audacieux… après je ne dis pas que leur rémunération n’est pas excessive (mais le système est ainsi fait… on ne peut pas dire que ce sont des tricheurs).

    Il est donc hasardeux, me semble t-il, d’assimiler les riches à des tricheurs parce que certains patrons du CAC 40 ont abusé de rémunérations excessives et parce que certains banquiers (et traders) ont fait n’importe quoi.

    Il me semble qu’affirmer que les riches sont plutôt des tricheurs est aussi simpliste (pour ne pas dire idiot) que les pauvres sont plutôt des fainéants.


    • john Le 24 août 2013 à 17h02
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      Que le travail soit récompensé, c’est tout à fait normal.
      Mais une seule personne puisse accumuler autant de richesse n’a aucun sens!! En quoi leur contribution à l’humanité vaut-elle des milliers de fois le travail d’un médecin, d’un professeur ou d’un agriculteur ?
      C’est bien le symptôme d’un système qui marche sur la tête où les dettes abyssales des pays correspondent aux impôts non perçus auprès des méga riches et des multinationales.


  22. eBry Le 20 août 2013 à 20h28
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    Depuis les années 1950, nous vivons dans une société dont les CEO et autres top managers sont issus du marketing et des ventes, des secteurs où le besoin de séduire à tout prix amène immanquablement à mentir.

    S’ensuit un cercle vicieux où ces profils séducteurs/menteurs s’entourent de profils similaires, pour quelque secteur ou discipline que ce soit.

    Les leaders de profil ventes/marketing en viennent à exiger des qualités de présentation typiques de vendeurs pour n’importe quel profil/profession, ce qui est irréaliste si l’on veut préserver des chances d’avoir les meilleurs talents dans les disciplines autres que la vente et le marketing. Certaines des qualités clés d’un ingénieur sont en conflit complet avec le talent de vendeur.

    On se retrouve dans un cercle vicieux où tous les métiers hors vente/marketing s’appauvrissent et où tout le monde raconte des belles histoires de plus en plus loin des réalités.

    Un autre gros écueil du profil psychologique vendeur/marketing, c’est la vue très court-terme qui rend la vie impossible pour l’ingénieur qui pense plus au futur et a besoin de développements long terme.

    Et ne parlons pas de l’obligation de résultats mirobolants trimestriels qui rend les business cases d’investissements stratégiques de plus long terme indéfendables et pousse à user et abuser de jeux comptables pour embellir les comptes et procrastiner.

    Un système basé sur la dette surgit très naturellement de tout cela…


  23. Manaflar Le 20 août 2013 à 20h30
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    Bonjour,

    Merci pour ce billet tout aussi intéressant (la psychologie, même élémentaire, est finalement précieuse dans l’étude de l’économie, science humaine par nature).

    Je connaissais déjà l’étude de par la présentation de Dominique Dupagne dans l’émission Les Grosses Têtes Au Carré du 27 avril 2012.

    Lorsque l’on remonte vers le document donné par le lien via futura, on tombe effectivement sur quelque chose d’assez pauvre.
    Voici un autre lien qui se rapproche plus de la publication d’origine (en anglais) : link to redaccion.nexos.com.mx

    Lien vers le billet de D. Dupagne pour une présentation rapide en français : link to atoute.org

    Notes ayant leurs importances :
    - Evidemment, les auteurs prennent leurs précautions et n’énoncent pas de lien de causalité directe. L’étude n’en ai peut-être pas moins “contestable” sur certains points, mais globalement elle est loin d’être inutile.
    - Je ne trouve nul part mention (dans la publication via futura ou via le lien donné plus haut) du hors-sujet à propos des véhicules hybrides. Alors soit il manque un morceau (et dans ce cas je veux bien un lien vers l’étude COMPLETE) et c’est très regrettable, soit l’auteur du billet sur futura invente quelque peu et c’est encore pire, soit finalement j’ai juste manqué cette partie (possible après tout…).

    Cordialement.


    • step Le 20 août 2013 à 23h12
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      mon petit avis pour gérer un park d’hybride ayant un accés avantageux au stationnement. Non seulement les possesseurs sont très aisés, mais effectivement, ils y a une certitude assez forte que maintenant la société (dans son ensemble) leur DOIT quelque chose. une version individualiste du ROI, comme sur l’impôt des fortunes les plus élevées, ce choix estimé comme civique attend contrepartie. Bizness comme on dit.


      • Alain34 Le 21 août 2013 à 10h17
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        hu hu hu
        Les possesseurs d’hybride très aisé ??
        Je suis donc tres aisé ? la découverte du jour.
        heu.. un accès avantageux au stationnement ? ou ca ?
        Dans mon entourage ce ne sont pas les plus aisés qui roulent hybride, généralement ils préfèrent les grosses voitures allemandes ou italiennes…

        De plus, je ne sais pas d’où sort cette idée reçue ou étude (?) (faite en Amérique du nord?) comme quoi ceux qui roulent en hybride serait moins ‘civique’… au contraire, leur conduit rend zen, on est moins stressé et plus enclin à laisser passer…
        Bon, par contre, ca ne veut pas dire se laisser marcher sur les pieds (par des tricheurs…) Encore hier soir un crétin m’a râlé dessus parce que je ne l’ai pas laissé traversé… il était entre 2 passages piéton éloigné de 10m et en plein milieu d’un carrefour ! fuck !


  24. Dan Le 20 août 2013 à 21h03
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    Pour conclusion sur ce thème , il ne faut pas oublier que l’éducation et la religion sont des facteurs principaux qui influent sur le comportement de ces hommes âpre au gain . En Europe ce sont principalement les protestants qui sont notamment dans les pays du nord de l’Europe dont le milieu
    économique ,social, et religieux depuis des siècles les a conditionné à aimer l’argent , le gain mais il faut leur laisser leur don pour la bonne gestion ! Les autres pays d’Europe notamment du sud c’est très différent leur comportement vis à vis de l’argent .C’est oublier que cette culture protestante plus celle parente éloignée , nous la retrouvons aux States avec ces excès et dérives
    qui menace l’équilibre du mode .


  25. Django1910 Le 21 août 2013 à 01h06
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    Pour ma part, je suis étonné qu’on en revienne toujours à une opposition gauche/droite agrémentée par les défenseurs des créateurs d’entreprise. Dans les commentaires, tout le monde a raison je trouve.

    OK, l’article cite certains critères (salaire et diplôme) très réducteurs avec lesquels on retombe sur le stéréotype social (taille du patrimoine)…
    Mais si certains généralisent avec “les riches sont des tricheurs”, pourquoi ne pas enfoncer le clou avec “les diplômés universitaires sont des tricheurs” ? Puisque le cliché veut qu’il n’y a que les diplômés qui deviendraient riches…

    Je me permets quant à moi d’attirer votre attention dans une autre direction : les intérêts personnels, et ce, sans connotation pécuniaire.

    Dans l’article, on peut lire:
    Pour Paul Piff, l’un des auteurs, ces résultats suggèrent que « lorsque la poursuite de ses intérêts personnels n’est pas aboutie, on peut s’engager dans un cercle vicieux : les intérêts personnels mènent à des comportements manquant d’éthique, ce qui (…) conduit à davantage de comportements immoraux et inégalitaires ».

    —- la poursuite de ses intérêts personnels —- voilà pour moi la clé…
    Et les intérêts personnels ne s’arrêtent pas à l’argent… Il suffit de voir ce que des couples en instance de divorce sont prêts à faire comme coup bas à l’autre…
    Ou comment des disputes de voisinage deviennent des guerres de voisinage.

    Le critère de richesse n’est pour moi qu’un leurre…

    Il y a un autre passage tout aussi intéressant :

    « Mais avant de conclure trop vite que l’argent incite à en oublier l’éthique, d’autres petites expérimentations ont été menées et tendent à montrer que c’est peut-être plus la perception que l’on a de soi-même qui revêt de l’importance »

    Intérêts personnels, perception, ce sont des notions subjectives moins quantifiables que le nombre d’années d’études, le salaire, le nombre de m² du domicile ou le solde du compte en banque.

    Pourtant, pour tirer des conclusions scientifiques, il faut des données quantifiables.
    Ne tomberions-nous donc pas dans un piège?

    La tricherie pour faciliter ses intérêts personnels ne serait-elle pas influencée par autre chose (exemples larges : degré d’influence de la société capitaliste sur l’individu, nombre d’années vécues par l’individu dans une grande ville, etc)… et que cette influence non prise en compte serait, elle, mesurable par le statut social (dans le sens stéréotypé de l’article).

    Concrètement, prenons un ingénieur qui travaille à Paris (pouaw un riche) et qui parque sa voiture en infraction (pouaw un tricheur) et prenons un électricien en province (pouaw un pauvre) qui n’a pas de problème de parking dans sa petite ville…
    La tricherie est-elle directement liée au statut social ou peut-elle s’expliquer par un autre élément non pris en compte mais qui est mesurable par le statut social ?

    Merci de m’avoir lu.


  26. Morvan Le 21 août 2013 à 09h15
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    Je pense que l’inverse est beaucoup plus vrai, c’est même imparable.
    Plus on est pauvre et moins on triche.
    Malheureusement, les médias en général, s’arrangent pour stigmatiser les pauvres, ceux qui fraudent aux aides sociales, aux assedic, caf, et autres rémi. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas bien sur.
    Comme d’hab, on détourne l’attention.
    l’arbre qui cache la forêt, une fois de plus.


  27. Yves Le 21 août 2013 à 10h01
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    Voici l’étude sous forme de synthèse : link to pnas.org

    et dans son intégralité : link to redaccion.nexos.com.mx

    A vous de juger si elle est pertinente !
    Dommage qu’Olivier, dont j’apprécie le travail, n’ait pas cherché la source de Futura… car la lecture de l’étude démonte, me semble t-il, l’idée générale de ce billet.


  28. Magyare Le 21 août 2013 à 10h42
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    Bonjour,
    J’ai lu avec intérêt tous les commentaires.Pour ma part, je pense que la tricherie n’est pas l’apanage des très riches.
    L’éducation compte sans doute énormément mais les pairs n’ont pas le pouvoir de garantir que l’élève saisira leur enseignement.Pour ce qui est de nos relations sociales , de nos attitudes, nous sommes les seuls responsables, quelle que soit notre histoire, notre éducation scolaire, parentale.
    On ne peut pas tout ramener à l’éducation car elle trouve un terrain fertile parfois, mais pas toujours.Et que cela soit pour un “pauvre” ou un “riche”, il prendra ce qui lui semblera bon de prendre, ou pas.Et même s’il a eu un maitre lui parlant d’honnêteté, politesse, respect,il pourra choisir d’être malhonnête, irrespectueux….
    Il est par contre déplorable, en effet, que les plus lêches-bottes, les plus menteurs, soient ceux que l’on choisisse pour collaborateurs.Sans doute parce qu’on les sent influençables, manipulables et donc bien pratiques.
    Dans l’atavisme, le leader pour mettre son pouvoir à l’abri, s’entoure de médiocres compagnons .Ils sont nombreux et par intérêt, ils le défendront contre d’autres leaders, tout aussi bien accompagnés…..


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