On m’a signalé cet intéressant article sur l’excellent Futura-sciences. Il ne s’agit pas, comme souvent pour moi, de stigmatiser qui que ce soit, mais comme j’ai une marotte pour la psychologie, il me semble intéressant d’essayer de comprendre le lien entre ce type de comportements et l’image de soi… Et bien entendu, la majorité des riches ne sont pas des tricheurs…

Une étude vient de s’intéresser au lien entre la classe sociale et le comportement éthique. Elle démontre que les plus riches trichent et mentent davantage que les personnes issues de milieux moins aisés. Les auteurs en concluent que plus on en a et plus on en veut.

On dit que l’argent ne fait pas le bonheur, on pourrait rajouter qu’il ne fait pas la morale non plus. Des travaux avaient déjà pu montrer que lorsqu’elles gagnaient à des jeux d’argent, les personnes les plus riches étaient moins prêteuses que les plus modestes. De la même façon, les milieux défavorisés donnent proportionnellement davantage aux associations caritatives que les plus aisés.

Cette fois, une vaste étude menée par des chercheurs de l’université de Californie à Berkeley et de l’université de Toronto (Canadiens) révèle que les personnes aux statuts sociaux les plus élevés sont plus enclines à développer des comportements jugés immoraux que les plus pauvres.

Dans ce travail, publié dans les Pnas, sept tests ont été réalisés auprès de centaines de sujets recrutés à l’université de Berkeley ou en ligne. Chaque individu était rangé en fonction de ses réponses à un questionnaire (salaire, niveau d’étude, etc.) dans un des dix groupes, déterminant le statut social.

Des riches menteurs, tricheurs et mauvais conducteurs

Les expériences pouvaient alors commencer. L’une d’entre elles était un jeu de lancer de dés sur ordinateur, en apparence aléatoire, avec, pour les personnes atteignant les meilleurs scores, une récompense. Les sujets ignoraient que ces dés étaient pipés, et qu’après cinq lancers, le meilleur score possible était 12.

Pourtant, les joueurs issus des classes les plus favorisées ont été trois fois plus nombreux que ceux des milieux plus modestes à prétendre avoir obtenu des scores supérieurs, pensant probablement que personne ne constaterait le mensonge.

À en croire cette étude, il est plus prudent de traverser devant une petite voiture que devant une grosse cylindrée, le conducteur de cette dernière faisant preuve de moins de courtoisie à l’égard des piétons. © Ed Callow, Flickr, cc by 2.0

 

Lors d’un autre test, les sujets étaient invités à prendre leur voiture et à se rendre à un carrefour particulièrement bondé, la différence sociale étant marquée par la valeur des véhicules. Des complices avaient pour mission de montrer qu’ils désiraient traverser la chaussée juste au moment où les automobilistes se présentaient. Les grosses cylindrées s’arrêtaient trois fois moins au passage piéton que les voitures les plus modestes, alors que la loi les y oblige lorsqu’un piéton manifeste son envie de traverser.

Détail intéressant, mais légèrement hors sujet : les pires conducteurs se trouvaient au volant de véhicules hybrides. Cette observation, qui n’a pas été analysée de manière statistique dans le cadre de l’étude, a poussé les auteurs à s’imaginer (sans ne rien affirmer) que la personne possédant une voiture écologique, donc bénéfique pour l’humanité, pouvait se sentir dédouanée d’obligations envers le reste de la population, puisqu’elle aurait déjà consenti à un effort en s’équipant d’un tel matériel. Sa bonne action ayant déjà été réalisée, elle estimerait (consciemment ou non) qu’elle a moins à se soucier des autres. Ainsi, la morale écologique n’irait pas toujours de pair avec la courtoisie.

Le statut social affecte l’estime de soi

Mais avant de conclure trop vite que l’argent incite à en oublier l’éthique, d’autres petites expérimentations ont été menées et tendent à montrer que c’est peut-être plus la perception que l’on a de soi-même qui revêt de l’importance.

Par exemple, dans l’une d’elles on manipulait l’esprit des sujets pour voir leurs réactions. On demandait à la personne de se comparer soit avec un sans-abri, soit avec un milliardaire. Dans le premier cas, on persuadait alors les plus pauvres qu’ils n’étaient pas si défavorisés. Puis, on leur proposait un paquet de bonbons, qu’ils devaient donner à des enfants se trouvant dans la pièce voisine, tout en étant autorisés à y piocher eux-mêmes. Ceux qui avaient été comparés à plus modestes qu’eux mangeaient deux fois plus de sucreries que les autres, et les plus pauvres ne faisaient pas exception.

Les autres tests réalisés appuient toujours cette même idée que le statut social affecte globalement la morale. Pour Paul Piff, l’un des auteurs, ces résultats suggèrent que « lorsque la poursuite de ses intérêts personnels n’est pas aboutie, on peut s’engager dans un cercle vicieux : les intérêts personnels mènent à des comportements manquant d’éthique, ce qui augmente le statut social, et qui conduit à davantage de comportements immoraux et inégalitaires ».

Pour les auteurs, les situations les plus aisées confèrent également davantage de liberté et peut-être d’estime de soi, ce qui permet de ne pas s’intéresser à l’opinion des autres et donc d’agir plus comme on l’entend. Cependant, il faut bien évidemment se méfier des généralités trop évidentes qui consisteraient à classer les gens dans des catégories immuables, alors que la morale est avant tout une question individuelle.

Source : Futura-Science


Pour les passionnés, l’article scientifique complet, en anglais, est consultable sur cette page.

43 réponses à Plus on est riche, et plus on triche ?

  1. Incognitototo Le 01 mars 2012 à 02h52
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    Dans “Freakonomics”(un excellent bouquin), Levitt relate une savoureuse étude tirée de la méticuleuse comptabilité d’un entrepreneur qui laissait en libre-service des bagels dans les bureaux de New York… Sur les entreprises occupant plusieurs étages, ceux des cadres sup et des dirigeants enregistraient les plus forts taux de disparition de bagels sans paiement…
    C’est exactement ce que nous demandent en permanence les “libéraux” : pouvoir continuer à voler les autres en paix…


  2. Marcus Le 01 mars 2012 à 06h05
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    Article très intéressant.
    Il serait intéressant de disposer d’une étude comparée entre les riches des pays anglo-saxons d’origine protestante et les pays de tradition catholique.
    Bonne journée tout le monde.


  3. yann Le 01 mars 2012 à 06h50
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    Pour allez plus loin : Théorie de la classe de loisir (1899), Thorstein VEBLEN


  4. odeur_de_sapin Le 01 mars 2012 à 07h00
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    Mais (beaucoup) de riches sont des pauvres … ou dis autrement l’Essentiel est invisible pour les yeux.
     
    Prenez un “ riche ”, enlever lui tout ce qu’il a et vous verrez ce qu’il est.
    Si sa richesse dépend de sa richesse, pauvre de lui.
     
    Il me semble qu’un ancien chef Indien (d’Amérique) disait, lorsque le dernier arbre aura disparu de la terre, l’Homme comprendra alors que l’argent ne se mange pas.
     
    Est ce que la propension à la tricherie est corrélative avec la taille du magot amassé ? Tellement de paramètres (psychologiques) peuvent intervenir … et pas seulement le milieu social.
    Les êtres les plus remarquables qu’il m’a été donné de rencontrer ont vécu dans des huttes dans la jungle ou des grottes, pas de comptes en banque, pas de wifi, pas de carte bleue …
     
    Assis en face d’eux, parfois un voile pouvait se lever sur la véritable richesse de l’être humain, et parfois je regrette de ne pouvoir partager moi-même de cette richesse là, surement encore des choses à abandonner sur le chemin … cette richesse là, vous permet de mourrir en chantant tellement ca déborde d’Amour, alors les riches en milliards je ne les envie pas.
     
    LA véritable richesse c’est la connaissance de soi, tout le reste c’est du vent, l’Impermanence dirait les bouddhistes.
     
    Et quand je dis connaissance de soi, il s’agit d’une connaissance directe pas des montagnes de pensées conditionnées amassés à notre propre sujet dans notre cerveau.
     
    Lorsque l’on rendra notre dernier souffle, seulement là vous saurez ce qu’il en est de votre véritable richesse, votre compte en banque ne vous sera d’aucun secours quel que soit son contenu.
     
    Face à la mort, riche ou pauvre, plus moyen de tricher … les masques vont tomber.
     
    Heureux celui qui est mort à lui-même avant que la mort n’arrive dit une sagesse soufie.


  5. Leon Le 01 mars 2012 à 07h15
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    Sur la mentalité des riches, Alternatives Economiques de mars rend compte d’un livre “Une fraude presque parfaite” de William Black, sur les aspects criminogènes de la finance. Toute crise financière comporte une dimension d’illégalisme. Donne envie de lire le livre.


  6. Patrick Luder Le 01 mars 2012 à 08h24
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    On ne peut pas généraliser, mettre toute le monde dans deux paniers : les riches malhonnêtes et les pauvres pauvres. Il en va des personnes comme des entreprises, petites et grandes, pauvres et riches. Certains ont une éthique et une philosophie d’autres n’ont plus aucune idéologie. Certains cherchent la pérennité, d’autres le profit à court terme sans réflexions. Parler de psychologie dans ce débat s’apparente à de la manipulation. Dans l’industrie, la psychologie est développée pour modifier la perception des gens et faire acheter par tous les moyens… l’éthique et la philosophie sont plutôt des garde-fous pour donner une ligne de conduite et éviter les dérives aux conséquences souvent irréfléchies. Pour éviter les abus, les fraudes fiscales etc. il faut combattre le problème à la source, c’est dire faire la guerre aux paradis fiscaux, aux plaques tournantes financières et aux produits destinés à faire du fric avec du fric ! Il devrait en aller de la finance comme de la route, mettre des règles et des panneaux partout et amender de manière forte ! Bon débat et A+


    • Patrick Juignet Le 01 mars 2012 à 09h19
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      “Certains ont une éthique et une philosophie d’autres n’ont plus aucune idéologie. Certains cherchent la pérennité, d’autres le profit à court terme sans réflexions”.
      D’accord avec cela.

      “Parler de psychologie dans ce débat s’apparente à de la manipulation”.
      Pas du tout, la psychologie existe aussi et elle a un impact sur les conduites individuelles.   


      • Patrick Luder Le 01 mars 2012 à 12h13
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        A ne pas confondre :
        La psychologie c’est l’étude scientifique de comportements ou l’étude médicale de pathologies psychiques. En finance, la psychologie est destinée à induire un comportement, souvent intéressé par une entité … par exemple comment présenter les « Eurobonds » pour que tout le monde se rue dessus …
        La philosophie c’est l’art de la sagesse et du savoir. En finance la philosophie est destinée à des questions éthiques à se mettre des propres limites … par exemple pour des personnes physiques (privés) ne pas surendetter des personnes déjà fortement endettées (je pense aux jeunes, par exemple).


  7. Valérie Le 01 mars 2012 à 08h27
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    Haha, j’adore le passage sur les propriétaires de voitures hybrides :-)

    Très intrigante cette étude. Je suis encore plus intriguée par son interprétation en termes d’oeuf et de poule : les riches le sont-ils précisément *parce que* ils ont marché délibéremment sur la tête des autres ? Pour “réussir” dans la vie, faut-il tricher et ne pas respecter un certain nombre de règles de la vie en société ? Cela pose de fascinantes questions sur notre rapport à l’argent, et sur ce que nous appelons couramment “réussir” dans la vie…

    Je ne suis pas psychologue, mais on peut peut-être voir un signe positif de la crise actuelle. Elle marque la fin du “fric-roi”, des années folles (depuis les années 80) où le succès matériel était considéré comme le succès tout court. Peut-être reviendrons-nous vers des valeurs plus équilibrées.

    Merci Olivier pour ton travail.


  8. Patrick Juignet Le 01 mars 2012 à 09h02
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    Très intéressant .
    En tant que psychiatre je dirais que ce n’est pas seulement une question sociale. La personnalité joue un grand rôle dans la volonté d’être riche, d’avoir du pouvoir,  de le montrer ostensiblement et de ne pas respecter la loi. La richesse est un moyen qui peut être utilisé pour instituer une  relation à l’autre.
    Les personnalités perverses veulent dominer, manipuler, transgresser,  les personnalité narcissiques cherchent à se valoriser à tout prix, y compris au dépend des autres  (pervers narcissiques). Ces personnalités vont chercher constamment à avoir un statut social élevé et à en profiter au détriment des autres.  Il se produit une sélection qui n’est pas naturelle, mais sociale. Sans la contredire mais en l’inversant la proposition de recherche présentées au dessus, on peut supposer que ce sont les règles morales et  sociales qui limitent les méfaits des troubles de la personnalité et que ces règles sont peut être plus fortes dans les milieux modestes ou moins faciles à transgresser. C’est ce que soutenait Orwell et qu’il appelait la “common decency”.  


    • Patrick Luder Le 01 mars 2012 à 12h28
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      Je ne suis pas d’accord du tout avec vous et je vous présente une autre vision, dans le monde du travail (et non celui de la finance) …
      Patron ayant tendance à avoir une certaine richesse : cherche à faire de bons produits avec une bonne éthique, motive ses troupes pour rendre le travail plaisant et performant, satisfaction des clients et des relations professionnelles qui donnet une bonne aura à l’entreprise. A la clef, succès, un peu plus de richesse, c’est sûr, et si le patron à une bonne philosophie, il en fera bénéficier ces collaborateurs qui donneront le meilleur d’eux-mêmes.
      Patron ayant tendance à la pauvreté, voir endettement complet : on profite de retirer tout le fric que l’on peut de l’entreprise, produits de mauvaise qualité (au meilleur marché) sans suivis, et quand il y a un problème on ne le résout pas, ouvriers mal pet insatisfaits, l’entreprise ne tourne pas bien, on s’endette pour tenir le train de vie et on finit par faire faillit avec licenciement de tout le personnel et perte de tout ce que l’on avait.


      • RonRon Le 01 mars 2012 à 19h43
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        Il y a de très beau exemple d’entreprises qui méprise ses clients, ses fournisseurs et même ses partenaires et qui réussissent très bien.


        • Patrick Luder Le 01 mars 2012 à 20h10
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          Oui, le monde est multicolore, tout ne tourne pas Ron(d)Ron :-)


  9. yoananda Le 01 mars 2012 à 10h01
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    Ou bien on pourrait conclure que tricher rapporter …
    Zut, c’est ça la découverte de ces chercheurs ??? lol
    Ou bien on pourrait conclure que le pouvoir (l’argent) corrompt. Bref …
    Je vous invites à regarder ceci : link to dailymotion.com
    qui démontre comment l’argent change le comportement des hommes.


    • Patrick Juignet Le 01 mars 2012 à 10h23
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       Incroyable ! 
      Et dans ce cas il s’agit d’un contact très momentané avec l’argent.
       


    • samuel Le 01 mars 2012 à 20h10
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      Dans le même style (même si la fin est différente, on peut stimuler l’altruisme):
      link to dailymotion.com
      (y à 2 vidéos qui suivent)


  10. AlexHanin Le 01 mars 2012 à 10h26
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    Dans son livre “Thinking, fast and slow”, S. Kahneman donne des tas d’exemples de modifications insidieuses du comportement. Le fait d’exposer une personne à la notion d’argent, par exemple à l’aide d’un fond d’écran où apparaissent des billets de banque, tend à la rendre plus égoïste. 
    L’article me fait penser à cette phrase du père de J. Rockfeller : “I cheat my boys every chance I get. I want to make ‘em sharp.”


  11. Mor Le 01 mars 2012 à 10h32
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    Je pense qu’il ne serait pas inutile d’inverser l’optique et de poser la question : plus on triche, et plus on est riche ? En effet, la conviction que la triche, rebaptisée en ambition légitime, serait la seule attitude qui puisse permettre un enrichissement légitime, peut expliquer pourquoi ces personnes ne veulent d’aucune manière, se soumettre à une contrainte autre que la Loi, et encore, puisqu’ils refusent aussi, en le niant, le hasard. S’il y a des gagnants ce ne peut être qu’eux, ils se savent choisis et attendent leur récompense.


  12. Jack Le 01 mars 2012 à 12h20
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    Ca me rappelle cette étude sociologique américaine qui nous expliquait que pour la plupart des américains, être riche, ce n’était pas avoir un million ou un milliard, mais avoir plus d’argent que le voisin…
    Dans un genre à peine différent, il y avait aussi cette article sur les dérives du mouvement écologique. Le titre de l’article était “Ma maison écologique est plus grande que la tienne!”
    C’est tellement puéril que ça en devient ridicule.


  13. Casquette Le 01 mars 2012 à 13h20
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    Sur les écolos moins prudent au volant et qui roulent en hybride , je pense que la règle s’applique surtout aux écolos des villes qui ont tendance à séparer homme et nature !
    L’étude mériterait d’être approfondie ,elle expliquerait peut être d’ou provient le sentiment d’impunité qui anime les puissants ?
    En tout cas la conclusion des chercheurs ressemble drôlement à “la volonté de puissance” décrite par Nietzche.


  14. P Le 01 mars 2012 à 13h21
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    Je suis toujours circonspect fasse à ce genre d’étude qui montre que les [cochez la case, grand choix disponible : homos, immigrés, femmes, électeurs de MLP, obèses, ...] se comportent plus que les autres de façon bouh pas bien. C’est très facile de les interpréter mal, voire de leur faire dire l’exact contraire de la vérité (par exemple : Guéant qui affirme que les immigrés réussissent moins bien à l’école, ce qui est vrai en brut mais complétement faux en corrigé des conditions socio-économiques).
    Le plus intéressant en fait c’est moins l’étude elle-même que les réactions qu’elle suscite : les gens se sentent légitimer à dire tout le mal qu’ils pensent de la population visée, et du coup ça donne la température. Là, de ce point de vue, je sens qu’on va pas être déçu … :-)
     


  15. Delphin Le 01 mars 2012 à 16h59
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    La richesse, en principe, ne peut-être obtenue qu’au détriment des autres, puisqu’elle consiste d’abord en une accumulation de biens et de services en détournement du collectif.
     
    Le colon américain qui clôture des terres en disant “elles sont à moi”, le fait au détriment de la nature collectivement gérée par les indiens autochtones (lesquels seront parqués dans des réserves).
    La filature de laine, sur la petite rivière, massacra le biotope pour le nettoyage, le traitement, la teinture des fibres (cas qui m’est proche).
    L’agriculteur industrialisé, qui empoisonne terres, eau, voisinage et plus (pesticides), capte force pétrole (>2 tonnes pour une tonne d’engrais) et s’accapare les terres car il a le meilleur pouvoir d’achat, à force de s’être agrandi, utilise à son profit la richesse des sols et des espaces, pour les appauvrir opiniâtrement (biologie des sols)(et je ne parle pas des élevages concentrationnaires).
    La “jet set”, qui use de force avions et autres moyens top CO2 de déplacement (l’avion a un pouvoir réchauffeur plusieurs fois supérieur à l’automobile, par CO2 + oxydes d’azote + contrails + nuages vapeur d’eau), prélève bien, avec un mode de vie écologiquement insoutenable, très très fort sur le bien commun climat. 
    On pourrait continuer longtemps, mais il faut se poser la question du sens de la richesse pour comprendre.
    Vouloir devenir riche, c’est donc, en général, avoir moins de scrupules que les autres, au point de les aliéner au travail qui m’enrichira (“les temps modernes”) et à la consommation qui prolongera cet enrichissement (m’acheter les biens destructeurs produits).
    Le cas de “descendant de riches”, c’est-à-dire riche sans l’avoir vraiment voulu, est particulier, puisque l’enfant est formé dans l’optique “conserver et accroitre ma richesse”, ce qui se conçoit au niveau individuel (“ce n’est pas parce que je me sacrifie que ça changera quoi que ce soit”), mais est toujours aussi désastreux pour le collectif.
    Le monde “riche”, possédant les pouvoirs, en particuliers médiatiques, n’aura aucun mal à entrainer le monde “pauvre”à ses intérêts, en lui faisant miroiter les plus grands bénéfices (démocratiser l’avion… et les croisières Costa).
    Il y a chez les “pauvres”, un certain nombre de “riches” qui n’ont pas pu.
    Notre époque a ceci de particulier (finitude du monde maintenant impossible à masquer), qu’elle oblige à repenser la notion de richesse réelle (non destructrice, non accaparatrice, non aliénante, non appauvrissante du collectif).
    C’est enthousiasmant, car pour la première fois, les dominants (car nous ne sommes pas vraiment sortis de la dominance animale), sont également affectés par les conséquences de leurs actes. La richesse du japonais riche ne le protège nullement de la contamination radioactive Fukushima. Or un riche japonais a aussi peu le désir de quitter son pays qu’un pauvre. Viendrait-il en France qu’il serait sous la menace de nos réacteurs…
    Amicalement,
    Delphin


    • pimo Le 01 mars 2012 à 17h51
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      Cela me rappelle les propos rapportés par Martin Hirsch dans son livre paru l’année dernière :
      Au cours d’un déplacement officiel en train entre Paris à St Etienne en compagnie d’un grand patron du CAC40, l’ancien Haut-Commissaire aux solidarités actives a essayé de convaincre durant tout le trajet-aller le grand patron de participer au financement d’actions en direction des plus démunis, en vain…  
      Au retour, toujours dans le même train, même stratagème : il s’évertue à convaincre son interlocuteur de mettre la main au portefeuille – silence radio. Ce n’est, si ma mémoire est bonne, que vers la fin du trajet que le BIG BOSS se tourne vers lui et lui dit quelque chose comme : “Vous savez, le problème est que le prix des choses que convoitent les riches augmente plus vite que les revenus des riches, et que par conséquent, il n’avait pas de quoi pour financer ce genre de choses…”.
      Tout était dit !


      • Olivier Berruyer Le 01 mars 2012 à 20h59
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        Dans Secret de fabrication, publié en juin 2010, Martin Hirsch rapporte un dialogue avec un grand patron qu’il ne nomme pas (mais pour Marianne2.fr qui a retrouvé ces extraits, il s’agit de Louis Schweitzer). La scène, racontée par Hirsch, se passe lors d’un trajet Paris-Saint Etienne en 2007 :

        - [Hirsch] “Je me suis toujours demandé pourquoi ceux qui ont de l’argent donnent si peu aux causes qu’ils trouvent intéressantes, suggérai-je avec légèreté.
        - Eh bien, figurez-vous que moi aussi, me répond-il.
        - Ah ?
        - Oui, il se trouve que j’ai vu mes revenus très largement augmenter (je le sais car j’ai lu dans Challenges qu’il avait gagné 7 millions d’euros l’année précédente) et je me suis demandé pourquoi je ne donnais pas plus.
        - Et pourquoi ?
        - Eh bien, cher ami, je vais vous expliquer quelque chose. Les biens qui nous intéressent augmentent encore plus vite. Drouot cela augmente, les montres de collection, cela prend de la valeur, l’immobilier aussi. En fait, on ne se rend pas compte quand on n’y est pas confronté, mais les biens qui intéressent les gens fortunés connaissent une forte inflation”. Imparable.
        Après le vote de la loi TEPA, Hirsch, abasourdi par ce premier échange, a relancé Schweitzer par courrier en lui rappelant “les dispositions fiscales de la loi, qui changeaient la donne pour les plus hauts revenus”. Hirsch lui suggère de financer “des projets d’expérimentation sociale” et espère qu’il montrera l’exemple. Raté ! Il n’a jamais reçu de réponse.

        Quelques mois plus tard, les deux hommes se recroisent et Hirsch demande à ce patron pourquoi il n’a pas donné suite à sa sollicitation. Réponse de l’intéressé rapportée par l’ancien haut commissaire : “J’ai bien reçu votre lettre et elle m’a plongé dans la plus grande perplexité. J’avoue que je ne sais pas quoi vous répondre”. Commentaire de Hirsch : “Il ne m’a jamais répondu, nous nous sommes revus régulièrement et nous n’en avons plus jamais reparlé”. Marianne2.fr n’avait pas réussi à joindre Louis Schweitzer.

        link to arretsurimages.net


    • Patrick Luder Le 01 mars 2012 à 19h10
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      Bonjour Dephin,
      Vous avez raison mais votre poste n’est pas complet, mais il y a d’autres catégories de riches dont je fais parti.
      Je me considère (financièrement) comme riche car j’ai plus que nécessaire. Ma richesse et le fruit de mon travail ardu, la richesse n’était pas un but en soi, mais c’est venu sans le vouloir. Je ne suis pas à l’aise avec cette richesse, je ne considère pas ce surplus comme à moi et je ne consomme pas plus pour autant (bien que je ne me prive pas). Cette richesse est en partie redistribué à mes collaborateurs sous forme de salaire plus élevé et de primes au mérite. Une partie est donnée à des œuvres que j’estime efficaces, par exemple http://www.association-jethro.org , une partie de cette richesse est destinée à préparer l’avenir (prévoyance et développement durable) et le solde est destiné à améliorer mon entreprise, avec une petite réserve pour les coups durs. Je ne suis pas un cas isolé, beaucoup d’entrepreneurs de ma connaissance ont aussi ce genre d’attitude … Donc, merci de ne pas faire de trop simples classement sans réflexion. Pour vous remettre d’accord avec moi, une petite maxime : Riche en bourse mais pauvre en esprit » Amicalement, PL


      • step Le 02 mars 2012 à 21h32
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        il s’agit de statistiques, il n’est d’ailleurs pas dit que dans le panel ‘riche’ il n’y avait pas des gens d’un grand civisme, mais que leur proportion était en baisse en fonction de la richesse.


        • Patrick Luder Le 03 mars 2012 à 07h32
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          OUI, la majorité du troupeau continue sur sa lancée … mais chercher à définir les rouages et les tournants d’une société (c’est bien le but de ce site ?) c’est aussi étudier d’autres pistes, repérer et saisir les bonnes voies qui s’ouvrent :-)


          • step Le 03 mars 2012 à 10h11
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            en toute (im)modestie :-)
            non sinon sérieusement, bien sûr qu’il faut étudier la charpente des entrepreneurs vertueux afin de les “dupliquer”. Mais pas sûr que ce soit un modèle “du futur”, je pense plutôt à une réminiscence du passé, en particulier d’une longue tradition chrétienne, qui relègue la richesse à sa place, un artéfact matériel qui n’est pas forcément bon pour son âme.
            Ceci dit je me trompe peut être, je n’ai pas eu d’échantillon représentatif de bon patrons, mais les quelques qui avaient des scrupules relevaient de ce courant de pensée.


        • Patrick Luder Le 03 mars 2012 à 12h52
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          Bonne remise en place, je sais bien que mon modèle n’en est pas un. Beaucoup de personnes se posent des questions et à échelle personnelle il est impossible de se positionner. La confrontation aide parfois à prendre la mesure des événements, mais de là à trouver, voir seulement chercher une solution …


  16. BA Le 01 mars 2012 à 20h25
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    Jeudi 1er mars 2012 :
     
    Affaire Madoff : vers une mise en examen de BNP Paribas.
     
    Selon de très bonnes sources, une mise en examen de BNP Paribas dans l’affaire Madoff est désormais plus que probable. Un arrêt du 30 janvier de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, dont Mediapart a eu connaissance, est à l’origine de ce rebondissement. 
     
    « La responsabilité de Bernard Madoff n’exclut pas l’hypothèse d’un comportement frauduleux des intermédiaires comme la BNP », dit cet arrêt. Celui-ci valide implicitement la plainte du liquidateur américain des sociétés Madoff, selon lequel la banque BNP a profité d’un «enrichissement injuste ». 
     
    link to mediapart.fr


  17. miniTAX Le 01 mars 2012 à 23h52
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    Ce genre d’étude, basée sur des classifications faites après questionnaires, donc sur des données épidémiologique de la plus mauvaise qualité, bof, bof. Ca fait partie de la catégorie des “irreproducible research”, pas de quoi d’être en extase (sauf si on est gauchiste convaincu).
    Dans l’autre sens, on a des études qui montrent que les Etats américains à droite sont là où les gens donnent le plus (il suffit de compiler les dons sur les feuilles d’impôt) et que les Etats à tendance socialiste sont là où on donne le moins. Ou que les écolos sont les plus pingres et les plus misanthropes (mais ça, pas besoin d’étude pour le savoir). Bref, i y a à boire et à manger.


    • Yann Le 02 mars 2012 à 21h11
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      Dans l’autre sens, on a des études qui montrent que les Etats américains à droite sont là où les gens donnent le plus (il suffit de compiler les dons sur les feuilles d’impôt) et que les Etats à tendance socialiste sont là où on donne le moins.

      Cela ne va pas vraiment dans l’autre sens que ce qui est rapporté dans l’article reproduit ici, ça n’a plutôt… pas grand chose à voir. Le fait que la charité soit une valeur de droite n’est absolument pas une nouveauté. Être de droite ne signifie pas se foutre complètement de tous les autres, mais est associé à une volonté d’avoir une liberté de choix dans le don, ainsi qu’un certain contrôle sur les bénéficiaires. Je connais un certain nombre de gens qui correspondent tout à fait à ce portrait. La valeur de gauche qui s’oppose à cela est la solidarité, qui est elle généralement institutionnalisée (par l’impôt, les lois), et est donc plus ou moins obligatoire.
      D’ailleurs je n’ai pas cherché de chiffres, mais je serais prêt à parier que les gens sont beaucoup plus charitables aux Etats-Unis qu’en France. D’un autre côté, on entend bien assez que nos impôts et cotisations sociales sont considérablement plus élevées que là-bas…

      Ou que les écolos sont les plus pingres et les plus misanthropes

      Vous auriez des sources là-dessus?


      • miniTAX Le 03 mars 2012 à 22h42
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        @Yann,
        Je peux citer par exemple cette étude qui prétend montrer que les écolos ont plus tendance à tricher et à être égoïstes que les autres : link to guardian.co.uk
        Et c’est publié par le Guardian, journal on ne peut plus écolo radical !
        Bref comme je l’ai dit, avec de telles “études”, il y a à boire et à manger. Les publications épidémiologiques sont devenues du grand n’importe quoi, on l’a vu avec les multiples scandales dans le style du lien bidon entre vaccin et autisme (le scandale n’est souvent pas tant dans la fraude que dans le fait que la fraude ait pu durer aussi longtemps et tromper autant de monde).
        Cet exposé par exemple montre à quel point la situation est devenue pathétique : link to breast-cancer-research.com L’auteur cite l’exemple des éditeurs de ACP Journal Club qui ont compilé 100 journaux médicaux les plus réputés et qui ont trouvé que le pourcentage de papiers scientifiquement valide et qui ont une pertinence pour les praticiens se monte à … 1% ! Bref, quand je vois un papier qui prétend avoir trouvé un déterminisme comportemental en se basant sur le compte en banque, c’est direct poubelle.


        • Patrick Luder Le 04 mars 2012 à 08h25
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          C’est plus un problème médiatique que politique. Il y a quelques générations, un reportage ou un article sérieux prenait des semaines (voir des mois), aujourd’hui on remplit l’information avec tout ce qui passe à portée d’écran, c’est une vrai diarrhée cérébrale …


        • Yann Le 04 mars 2012 à 10h58
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          Encore une fois, l’article du Guardian que vous citez ne va pas du tout dans un sens contraire. Relisez ce passage :

          Détail intéressant, mais légèrement hors sujet : les pires conducteurs se trouvaient au volant de véhicules hybrides. Cette observation, qui n’a pas été analysée de manière statistique dans le cadre de l’étude, a poussé les auteurs à s’imaginer (sans ne rien affirmer) que la personne possédant une voiture écologique, donc bénéfique pour l’humanité, pouvait se sentir dédouanée d’obligations envers le reste de la population, puisqu’elle aurait déjà consenti à un effort en s’équipant d’un tel matériel. Sa bonne action ayant déjà été réalisée, elle estimerait (consciemment ou non) qu’elle a moins à se soucier des autres. Ainsi, la morale écologique n’irait pas toujours de pair avec la courtoisie.

          C’est exactement la même explication qui est avancée dans l’étude présentée dans le Guardian! Alors je ne dis pas qu’il faut avoir une confiance aveugle dans les études scientifiques sur le comportement (ou sur quoi que ce soit d’autre d’ailleurs), ou que les biais méthodologiques, ça n’existe pas, mais il se dessine quand même parfois des consensus et des effets reproductibles.


          • miniTAX Le 05 mars 2012 à 22h27
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            @yann,
            oui, il y a un malentendu, l’exemple de “l’étude” sur les écolos n’est pas pour dire que c’est le contraire de celui sur les riches (vu que les écolos sont souvent les bobos des villes, donc pas vraiment à la dèche) mais pour dire qu’on trouve tout et n’importe quoi dans les publis en sciences molles, n’importe quoi surtout.


  18. TZYACK Le 02 mars 2012 à 06h10
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    L’Homme serait un loup pour l’homme sans les garde-fous de la morale et surtout de la police.
    La fameuse peur du gendarme et du loup est heureusement toujours présente.
    A  mon avis, l’égoïsme infantile et le besoin insatiable de reconnaisance, développés à outrance par la survalorisation de leur enfant par certains parents, sont une des cause de la criminalité moderne.


  19. SouthPark Le 02 mars 2012 à 17h48
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    Pour l’histoire des conducteurs de voiture hybride, il y a un episode de South Park de 2006 à ne pas manquer : SMUG ALERT.
    A croire qu’ils s’en sont inspirés !
     
     


  20. step Le 02 mars 2012 à 21h38
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    hé mais c’est l’analyse que j’avais linké dans les miscénallées du mercredi ça :-) je savais que ça plairait..


  21. Vincent Le 03 mars 2012 à 03h16
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    Je pense qu’il y’a un aspect très important à prendre en compte, c’est que le “champ de vision” d’un riche n’est pas du tout le même qu’un pauvre. Pour avoir eu un regard sur différente classe sociale pour y avoir vécu, j’ai constaté des réalités très différentes. Chacun a sa vision. Nous même serions bien embêter à définir comment un riche, un étudiant, un musulman, un israélien, un handicapé voit les choses parce que nous ne sommes pas à leur place. L’interview avec le patron est très éloquante.


  22. Grapperon Le 06 mars 2012 à 22h24
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    Il a fallu mobiliser (combien ?) des chercheurs universitaires États-uniens et Canadiens pour enfoncer une porte ouverte.


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