Et une bonne nouvelle, une… (mais restons vigilants….)

Source : La Tribune Dépêches, le 28 août 2016

ttip

BERLIN (Reuters) – Les négociations commerciales entre les Etats-Unis et l’Union européenne en vue de parvenir à un accord de libre échange ont “de facto” échoué, a déclaré dimanche le vice-chancelier et ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, à la ZDF.

“Les négociations avec les USA ont de facto échoué parce que nous, les Européens, nous ne voulions pas nous soumettre aux exigences américaines”, explique le chef de file du Parti social-démocrate allemand dans un extrait d’une interview accordée à la chaîne de télévision publique.

“Les choses ne progressent pas sur ce front”, ajoute-t-il.

Les négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP, ou Tafta) ont débuté voici trois ans mais les deux parties n’ont pas été en mesure de surmonter leurs divergences. La victoire du Brexit au référendum du 23 juin sur le maintien du Royaume-Uni dans l’UE est un autre coup d’arrêt aux négociations.

Barack Obama, qui se heurte aussi à des oppositions aux Etats-Unis, comme la Commission européenne disent vouloir conclure un accord avant la fin du second et dernier mandat du président américain, en janvier prochain.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

72 réponses à [Bonne nouvelle] Les négociations sur le TIPP ont de facto échoué, estime Sigmar Gabriel

Commentaires recommandés

Olivier MONTULET Le 28 août 2016 à 22h01

Tous les traités internationaux, juste ratifiés par les parlement sous la pression de l’UE, sont considérés comme indéfectibles. Par contre les acquis sociaux eux sont dé-constructibles à tout va.
Il est urgent de renverser l’UE si on veut sauver l’Europe du néolibéralisme abjecte. L’Europe doit rester unie mais pour défendre les citoyens, les acquis sociaux, réguler le capital, les banques et les entreprises; Pour développer le bien vivre ensemble dans le respect de toutes les cultures et de toutes les diversités QUI FONT SA RICHESSE et non dans l’uniformisation de la standardisation normative néolibérale.

  1. grub Le 28 août 2016 à 21h40
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    de toute façon un traité qui n’est pas négocié par les représentants des nations est difficilement tenable juridiquement et pourrait être dénoncé plus tard pour cette raison par n’importe quel pays.


    • Olivier MONTULET Le 28 août 2016 à 22h01
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      Tous les traités internationaux, juste ratifiés par les parlement sous la pression de l’UE, sont considérés comme indéfectibles. Par contre les acquis sociaux eux sont dé-constructibles à tout va.
      Il est urgent de renverser l’UE si on veut sauver l’Europe du néolibéralisme abjecte. L’Europe doit rester unie mais pour défendre les citoyens, les acquis sociaux, réguler le capital, les banques et les entreprises; Pour développer le bien vivre ensemble dans le respect de toutes les cultures et de toutes les diversités QUI FONT SA RICHESSE et non dans l’uniformisation de la standardisation normative néolibérale.


      • Jusdorange Le 29 août 2016 à 08h27
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        Vous voulez renverser l’UE et conserver l’Europe unie. Pouvez-vous développer svp ? On sort de l’UE ou pas ?


      • ernest Le 29 août 2016 à 09h40
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        C’est vrai ça, techniquement, vous proposez de s’y prendre comment ? Qu’entendez-vous pratiquement par “l’Europe doit rester unie” ? Soyons un peu précis.


        • Madudu Le 29 août 2016 à 10h40
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          Je crois, parce que c’est juste du bon sens en fait, qu’il pense simplement à sortir de l’UE pour monter un autre truc qui tienne debout.

          Pas besoin de politique européenne, ça c’est encore et pour longtemps le rôle des états.

          Après, y a moyen de se faciliter la vie aux frontières entre voisins s’appréciant, y a moyen de s’accorder sur des standards et sur des normes pour pouvoir facilement travailler ensemble, etc.


          • Ghjkl Le 29 août 2016 à 11h14
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            Exact. Il y a une énorme différence entre le Conseil de l’Europe, qui est un organisme de coopération entre plus de 40 pays (dont la Russie), et qui siège à Strasbourg et qui a été créé avant l’UE et son parlement au fonctionnement plus que douteux…


          • Prométhée Enchaîné Le 29 août 2016 à 11h17
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            Monter un autre truc qui tienne debout ? Avec qui ?
            L’Allemagne est la première puissance européenne et vous pensez pouvoir faire sans elle et sa rigueur budgétaire ?
            La démocratie c’est compliqué, on doit tenir compte de l’avis des autres… Alors une démocratie de démocraties comme l’Europe est forcément difficile à négocier.

            Du reste, l’Allemagne est déjà obligée de céder à la politique indépendante de la BCE qui a pour seule mission de maintenir la stabilité des prix, quelles que soient les conséquences pour les autres institutions européennes (6 autres).
            D’autres commentateurs ont fait observer qu’il était impensable il y a seulement quelques années de voir l’Allemagne instaurer un SMIC.
            Évidemment, c’est pas aussi radical que l’abolition de la propriété privée des moyens de production, alors c’est peanuts pour les radicaux…


            • tchoo Le 29 août 2016 à 11h51
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              Unir les économies trop différentes des pays européens n’est plus possible
              c’est cet enchainement qu’il faut rompre
              après la coopération entre états souverains économiquement pourra pleinement fonctionner


            • Prométhée Enchaîné Le 29 août 2016 à 12h41
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              tchoo,

              Les méthodes de ceux qui comptent sortir de l’Europe, c’est protectionnisme et dévaluation [compétitive].

              Or, il semblerait que ce soit deux des ingrédients majeurs des précédentes conflagrations européennes. J’admets que je ne maîtrise pas ces sujets sur le bout des doigts. Mais je les mentionne puisque je les ai vus revenir sous différentes formes au gré de mes lectures diverses.


            • tchoo Le 29 août 2016 à 18h42
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              Mais ceux qui veulent d’une autre Europe sont très différents
              et retrouver sa souveraineté ne veut pas dire forcément protectionnisme
              la dévaluation d’une monnaie n’est que le reflet de sa valeur réelle, et ce n’est pas les dévaluations qui ont engendrée les deux guerres mondiales.
              celles que nous avons connues dans les années 60 et 70, n’ont pas engendrer de conflit.


            • Prométhée Enchaîné Le 29 août 2016 à 19h28
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              http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/devaluations-competitives-55256

              C’est pas des plus rigoureux, mais je signale de cette façon l’existence de cette question. De mémoire, le FMI aurait justement été créé pour mettre fin à ces comportements économiques jugés suicidaires au niveau mondial, et aider les pays en difficulté à appliquer des alternatives plus saines : je crois qu’il s’agit de la rigueur budgétaire…


            • step Le 30 août 2016 à 13h18
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              c’est la déflation en Allemagne qui a poussé les nazis au pouvoir, bien plus que l’hyperinflation sur laquelle elle a débouché:

              https://en.wikipedia.org/wiki/Heinrich_Br%C3%BCning

              Il est en effet démocratiquement plus déstabilisant de faire peser une crise (29) sur l’ensemble du salariat que sur les rentiers réels (pas ceux qui ont 3 sous et qui peuvent les perdre sans perdre leurs revenus réguliers). Le choix de l’austérité de l’époque a été immédiatement couplé aux bonds électoraux des nazis, surtout que la phase d’essorage a duré des années, alors que la phase aigue d’hyperinflation, quelques semaines.
              C’est bien plus l’austérité qu’une guerre des monnaies, ou une dévaluation qui a jeter l’Allemagne dans des mains funestes.


            • triari Le 30 août 2016 à 13h47
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              (Les méthodes de ceux qui comptent sortir de l’Europe, c’est protectionnisme et dévaluation compétitive.
              Or, il semblerait que ce soit deux des ingrédients majeurs des précédentes conflagrations européennes.)

              Ça, c’est la propagande typique des européistes : sans l’Europe c’est la guerre, l’inflation c’est le MAL, protectionnisme = frontière = nationalisme = nazisme = chambre à gaz (disent ceux qui soutiennent les nazis ukrainiens).

              Ces mêmes personnes avaient prédit les 10 plaies d’Égypte pour l’Angleterre si les anglais venaient à voter pour le brexit ; on les attend encore.

              La paix en europe ; c’était l’équilibre de la terreur et la présence américano-russe…l’UE, n’est survenue que bien après.
              Confondre une inflation normale et l’hyperinflation de la république de Weimar, c’est aussi intelligent que de confondre arabes et terroriste.
              Quant à la BCE ; elle est main dans la main avec l’Allemagne.
              Et pour le protectionnisme : si vous préférez consommer des biens fabriqués par des esclaves en Chine, c’est votre droit, mais c’est répugnant.


        • kesse Le 29 août 2016 à 23h00
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          Je ne sais pas si votre intervention reclame vraiment des informations. Mais il apparait comme une evidence que dire “sortons de l’ue” et “le destin des pays europeens est de toute maniere lies par des cultures et des cooperations communes que nous tenterons d’approfondir.” est simplement une rhetorique. Le deuxieme argument sert a prevenir l’accusation de racisme tres facile, lorsqu’on dit “sortons de l’ue, tout court”.
          Debattre sur ce deuxieme argument n’a pas de sens tant qu’on est pas completement sortie de l’ue. c’est beau d’avoir des projets, mais il faut deja realise ce qui est faisable, Non?
          De meme, il ne sert a rien d’interpeller ce qui disent ca, sauf si on les soupconne de vouloir manigancer de mineurs changements dans les traites en clamant la sortie … ce qui n’est certainement pas le cas de M. Montulet.
          Pour mener a bien et au plus vite la sortie de l’UE, avant que la situation ne soit pire, il faut ratisser large. Il est donc bon de laisser s’exprimer, voir de promouvoir, le “prechi-precha” suivant:

          j’aime les espagnols, j’aime les allemands, j’aime les grecs et les britanniques, j’aime la cooperation et j’aime la democratie et pour toutes ces raisons je veux sortir de l’ue, une institition qui etouffe les cooperations par l’imposition de normes, qui monte les peuples les uns contre les autres et qui tue la democratie en la vidant de sa substance!”


      • PatrickLuder Le 29 août 2016 à 10h07
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        Certains acquis sociaux sont une aberration … les protéger sans se poser de questions est aussi insensé que de les mettre en main du conseil de l’europe ou des USA ;o)


        • L. A. Le 30 août 2016 à 13h28
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          @ PatrickLuder
          « Certains acquis sociaux sont une aberration »
          Ah bon ? Lesquels s’il vous plaît ?


    • K Le 29 août 2016 à 01h50
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      Il y a un débat entre juristes pour savoir si le TTIP peut être ratifié par l’UE uniquement ou s’il doit être considéré comme un traité mixte (ratification par l’UE + par chaque parlement national).
      Chacune des 2 options a ses mérites :
      – Une ratification mixte permettrait à un ou plusieurs parlement national de dire non, et ainsi bloquer la machine (même si ce pays subie des représailles).
      – Une ratification purement européenne serait plus facile à obtenir, mais en contrepartie elle permetterait de quitter la zone de libre échange en même temps que le pays sort de l’UE (une pierre deux coups).


    • kingxiv Le 30 août 2016 à 09h50
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      Bah jusqu’à présent les commissaires européens sont bien les représentants des nations. C’est juste qu’ils sont nommés et non élus. Bienvenue en technocratie.


  2. Kiwixar Le 28 août 2016 à 22h01
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    Mauvaise nouvelle, le TPP (Transpacifique) est signé lui. Pas encore ratifié par les US, en espérant que le/la successeur(e) à Obama (si il ne fait pas un 3eme mandat) mettra ça à la benne.

    Je pense qu’il faut rester méfiant : quand l’opposition à des grands accords anti-peuple se fait trop forte, ils le morcellent en petits bouts, et font tout passer sous des autres petits noms. On peut se retrouver progressivement avec toutes les horreurs du TAFTA (tribunaux d’arbitrage corporations > Etats, poulets javélisés, OGMs, bouffe pourrie, etc) avec le passage discrets de lois scélérates par l’Organisation (scélérate) de Bruxelles.

    Et le jour où les peuples se révolteront, il y a tout en place pour leur changer les idées : gueux locaux contre gueux importés (guerre civile), gueux sans joules (Europe hors Russie) contre Russie (joules) : “mais que fait NOTRE pétrole/gaz sous LEUR sol??”. Ah le bon vieil esprit colonial de l’OTAN.


    • RGT Le 28 août 2016 à 22h14
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      Comme nouveau nom je proposerai le… TAFTAL.

      Le “L” à la fin signifie Lisbonne, et il sera parrainé par José Manuel Barroso, ce grand homme intègre qui ne vit que pour l’intérêt général.


      • ManuUK Le 30 août 2016 à 11h31
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        Barroso ne represente pas les portugais, qui ont été frappes de plein fouet par la politique d’austérité soutenu par cet homme. Le Portugal est un beau pays : un ancien premier ministre il n’y a pas si longtemps a fait un tour en prison pour corruption !! Et ca c’est quand meme une bonne nouvelle meme si les politiques portugais restent largement corrompus


    • anne jordan Le 28 août 2016 à 22h49
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      sans parler du CETA :La Commission européenne propose la signature et la conclusion d’un accord commercial entre l’UE et le Canada,
      faites des recherches !!!


      • Georges Clounaud Le 28 août 2016 à 23h16
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        Et d’ailleurs que notre cher Sigmar de cet accord : ” Concernant l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada, M. Gabriel s’est montré plus favorable et a promis de se battre pour qu’il soit ratifié en Allemagne”

        http://www.latribune.fr/economie/international/ttip-tafta-le-vice-chancelier-allemand-ne-croit-plus-a-la-conclusion-du-traite-594764.html

        Plutôt que de commercer directement avec les Etats-Unis ce bon Sigmar nous propose donc de transiter par le Canada qui depuis l’Alena exerce un libre-échange sans retenue avec son voisin du sud… Cette posture semble sentir l’arnaque à plein nez ! Face à une population hostile au Tafta on cherche à faire descendre la température par un effet d’annonce mais in fine l’alternative proposée aurait les mêmes conséquences. Cette grosse ficèle me rappelle le chiffon rouge de l’europe sociale agité depuis des décennies par nos sociaux-traitres du Ps pour nous faire avaler cette UE ultra-libérale !


        • Chris Le 28 août 2016 à 23h24
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          Canada et USA, c’est kif-kif.
          Donc le CETA, c’est pour notre pomme.
          A nous la malbouffe, une paysannerie défunte et l’obésité hormonée en prime.


        • kingxiv Le 30 août 2016 à 09h53
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          Le pire c’est que du coup en passant par le canada, seules les marchandises seraient concernées alors que l’europe visait les marchés publics (btp, administrations, informatique…).
          En gros on se prendrait toute la bouffe de merde, les bagnoles de merde, et le reste, pour même pas un clou en compensation.

          Ca pue la merde effectivement l’accord avec le canada


    • bourdeaux Le 29 août 2016 à 12h37
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      “(si il ne fait pas un 3eme mandat)” : la constitution US l’interdit.


      • Zevengeur Le 29 août 2016 à 16h43
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        FD Rooswelt l’a fait lui, mais la situation était particulière.


        • K Le 29 août 2016 à 17h13
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          Franklin Roosevelt a fait 3 mandats (et en a entamé un 4e) car il n’y avait pas de limitation à l’époque (le 22e amendement de la constitution américaine date de 1947).


  3. RGT Le 28 août 2016 à 22h09
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    Les négociations commerciales entre les Etats-Unis et l’Union européenne

    Ce n’étaient pas les négociations commerciales entre les États-Unis et l’Allemagne ?

    Parce que c’était bien ce pays qui avait tout à gagner dans ce traité, et c’est pour ça qu’Angela se battait comme une diablesse pour qu’il soit adopté.


  4. alfred Le 28 août 2016 à 22h12
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    1- tant qu’il est seul à le dire ça n’est pas sur.
    2- c’est peut être une tactique de négo et ça ne veut pas dire que ce ne sera pas signé d’ici janvier.
    3- le serpent de mer refera surface…


  5. yann plouc Le 28 août 2016 à 22h14
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    Bon. Je trouve que l’Allemagne prend pas mal d’initiatives assez troublantes actuellement …


    • Wilmotte Karim Le 30 août 2016 à 20h36
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      Todd expliquait (depuis 3 à 2 ans?) que l’Allemagne était en cours d’autonomisation par rapport à l’Empire US.


  6. Louis Robert Le 28 août 2016 à 22h28
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    Une chance que nous avons les Allemands pour nous tenir informés!

    *

    Personnellement, je ne baisserais pas la garde pour autant, me rappelant qu’en Occident, devant l’impuissance désormais légendaire de la classe politique tout entière, “ce que l’Empire veut, Dieu… “.

    En Asie, c’est tout autre chose… La Chine y veille! — Deux siècles d’humiliation lui ont appris qui sont ceux d’en face… et ce qu’elle peut en attendre. Cette fois-ci, elle est prête et nous ménage plusieurs surprises de son cru. Patience, c’est pour bientôt.


  7. Ailleret Le 28 août 2016 à 22h49
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    Une bonne nouvelle comme celle-là, il faut savoir l’utiliser. Plutôt que de se reposer ou d’abdiquer (“de toute façon, le Système l’emportera, il est invincible et hyperpuissant”), faisons connaître l’avis de M. Gabriel, qui n’est pas un trublion mais le vice-chancelier du pays qui domine l’UE. Utilisons Gabriel contre Merkel, car les deux ne sont pas sur la même ligne :
    http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/ttip-sigmar-gabriel-erklaert-verhandlungen-fuer-gescheitert-a-1109807.html
    L’actualité nous présente des occasions d’espérer, même un commentateur bien établi estime que l’élection d’Hillary Clinton ne serait bonne ni pour l’Amérique, ni pour la démocratie :
    http://www.atlantico.fr/decryptage/hillary-clinton-victoire-annoncee-mais-deja-amere-gerald-olivier-2803920.html
    Le système a ses contradictions, il s’agit de les exploiter.


    • Jusdorange Le 29 août 2016 à 11h01
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      Comment les exploiter ?

      Pour les E-U, l’objectif serait selon moi d’obtenir que le parti démocrate se scinde en deux avec d’un côté une frange résolument protectionniste\keynésienne et anti-néocon, et de l’autre les néocons néolibéraux qui finiront bien, s’ils ne bénéficient plus de leur caution de gauche, par se prendre des claques électorales.

      Pour l’Allemagne, il s’agit de montrer à l’électeur de droite que si l’euro persiste, il paiera l’addition. Et à l’électeur de gauche de montrer que l’UE est bien le bras armé du Capital. Ces deux affirmations étant par ailleurs assez juste.

      Pour la France il s’agit de pousser le FDG à continuer sur la tendance manifestement amorcée depuis quelques mois vis-à-vis de l’UE, jusqu’à la sortie pure et simple.

      Que pensez-vous de ces objectifs ? Comment parvenir à les atteindre ?

      Je ne suis pas fin connaisseur des techniques militantes, mais on doit bien avoir des cartes en main. Mais je ne les vois pas. Vous avez une idée ?


      • EuroPharyngite Le 01 septembre 2016 à 01h05
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        @Jusdorange
        C’est assez simple dans la mesure de lire les traités du TFUE et du TUE.
        Le FDG propose une autre Europe pas la sortie car une Vrai sortie marche que UNILATÉRALEMENT par le biais de l’art. 50 (comme les anglais), renégocié les traités n’est pas possible est s’est inscrit dans les traités.
        On est dans le domaine du slogan et la rhétorique politicienne sans perspective légale du style “on respectera pas les traités … ” sous peine d’être amendable et dans illégalité, je rappel que le Président et le garant du respect des traités le FDG FN LR PS DLF EELV et blablabla & Co sont des Européistes europhile et eurocritique modérés et pratiqueront tous les GOPE “grande orientation politique et économique” dicté par la commission feuille de route politique et économique des pays de l’UE chacun la siennes dans le but et de CONVERTIR LE DROIT NATIONAL EN DROIT EUROPEEN,
        Il existe des parties politique qu’il souhaitent sortie de l’UE Unilatéralement mais sont black listés des médias pour la plus part d’entre eux donc pas connu volontairement…


  8. Ailleret Le 28 août 2016 à 23h07
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    Une analyse courte mais intéressante de la déclaration de Sigmar Gabriel :
    http://www.rfi.fr/europe/20160828-TTIP-tafta-vice-chancelier-allemand-sigmar-gabriel-commerce-etats-unis-liberalisme

    Le sort du traité de libre-échange transatlantique dépend aussi des élections américaines et allemandes. Quant aux élections françaises du printemps prochain, il nous incombe de promouvoir la question du TIPP plutôt que les thèmes sociétaux genre burkini.


    • Pierre Le 29 août 2016 à 01h08
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      Les élections américaines et allemandes seront cruciales, je suis d’accord. Mais les élections en France ? J’ai bien peur que cela ne soit qu’une sinistre farce, hélas… Mais si l’on peut me démontrer que je me trompe, j’en serai fort aise.


      • UltraLucide Le 29 août 2016 à 13h17
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        La France ne compte plus guère face à l’Allemagne, et elle est soumise à l’UE, à L’OTAN et aux USA. Alors ses élections internes vis-à-vis de l’Europe, broutilles…..
        Si on se remémore le numéro de toutou de Merkel que nous a joué Sarkozy pendant cinq longues années, on n’est guère sortis du schéma directeur qui prévaut dorénavant.


  9. Prométhée Enchaîné Le 29 août 2016 à 01h16
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    La cohérence des anti-européistes c’est de dire : l’Europe est une création et un protectorat des Etats-Unis. Donc cet impérialiste arrive à faire pression sur par moins de 28 pays pour les amener à faire ce qu’il veut (même s’ils rejettent le TAFTA). Sortons de l’Europe pour sortir de la domination américaine… Et tout seul, nous écraserons l’impérialiste.
    Je pourrais m’arrêter là mais je pense qu’on me rétorquera la méthode De Gaulle. On va s’appuyer sur la Russie et la Chine (qui eux ne sont pas impérialistes), et l’Allemagne, ce toutou des ricains, on l’écrasera par la guerre, bon c’est juste la première puissance industrielle de l’Europe… (Et puis selon Todd, c’est aussi une puissance impérialiste)


    • Jusdorange Le 29 août 2016 à 16h33
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      A Prométhée,

      L’union européenne est une création des Etats-Unis pour maintenir un glacis géopolitique sur le continent. Si le peuple veut avoir une existence politique, être libre en somme, il s’agit d’en sortir. Quand bien même vous estimez que le rôle des E-U est moindre que ce que je crois, l’appartenance à l’UE reste, par nature, un obstacle à l’existence politique des peuples des Etats-membres.

      Dans cette configuration, il s’agit de regarder la carte du monde et de voir quelles sont les puissances susceptibles d’affaiblir l’influence des E-U, en l’espèce la Russie et la Chine. Si en 2030 ces deux nations ont des prétentions impériales sur la France, alors on usera de notre diplomatie pour les affaiblir en cherchant l’Alliance américaine.

      Mais nous sommes en 2016, ce n’est pas Poutine qui se déplace à Londres pour réclamer le maintien du R-U dans une union eurasiatique, et ce n’est pas la Chine qui pousse aux guerres d’agression en Irak, Lybie, Syrie.

      On fait avec ce qu’on a.


      • Prométhée Enchaîné Le 29 août 2016 à 19h45
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        Trop de points à “corriger” (à soulever si vous préférez) dans votre vision des choses.
        Quand même : 1/ Ce n’est pas à proprement parler une création des Etats-Unis, la demande des dirigeants européens et des populations pour le projet était réelle au lendemain de la 2GM, ne serait-ce que pour régler la “question allemande”, déjà soulevée une première fois deux décennies plus tôt. Notez au passage que les forces américaines étaient de fait responsables de la gestion de la crise humanitaire juste après la guerre. Ils ont néanmoins rétabli les gouvernements autonomes des différents états-nations : on a vu plus autoritaire ! Un homme comme De Gaulle, pourtant suspect aux yeux des Américains a pu récupérer les commandes de la France (par l’entremise de Churchill, certes), songez-y. (cf. mes nombreux commentaires au sujet de l’article d’Ambrose Evans-Pritchard et à ceci : http://www2.warwick.ac.uk/fac/soc/pais/people/aldrich/publications/oss_cia_united_europe_eec_eu.pdf)

        2/ Croire que les relations internationales sont comme une balance sur laquelle il suffit d’amoindrir la masse d’une puissance pour rééquilibrer me paraît naïf. Mais en plus de cela, l’Europe n’est pas le protectorat américain que vous décrivez.

        3/ Obama n’a fait que jouer de son influence, sans succès ! Il a un leadership c’est inconstestable, mais aussi une proximité avec l’Europe que n’a pas Poutine.


        • Jusdorange Le 30 août 2016 à 11h49
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          À Prom,

          Je reprends votre plan.

          1) Si l’UE n’est pas une création des E-U pour la simple raison que les E-U ont trouvé des alliés sur place, alors la transformation de la Gaule en province romaine n’est pas une création de Rome, ni le Pacte de Varsovie une création de l’URSS, et ce pour les mêmes raisons. Je me demande ce qui, avec vos critères, peut être qualifié de création.

          Que les E-U aient trouvé des alliés sur place et une opinion publique favorable à leurs desseins, ne change rien au fait que l’UE fut bien d’abord et avant tout leur création.

          Il faudrait que la nation américaine fût réellement exceptionnel pour ne pas chercher à garder un contrôle sur une zone qu’elle venait de conquérir, qu’elle continuait à occuper, et qui était menacé par une rivale des plus sérieuse à savoir l’URSS.

          À moins de penser qu’avec les E-U il n’y a plus d’empire, ni de zone d’influence, ni de cette logique consistant à dire que les puissances politiques ont des politiques de puissance.


          • Prométhée Enchaîné Le 30 août 2016 à 15h31
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            1/ Oubliez vos analogies biaisées, et considérez les faits. Lisez le document au sujet de l’opération secrète visant à soutenir le Mouvement Européen.
            Ne perdez pas de vue ceci : les partis communistes européens sont financés par l’URSS, pour des sommes bien supérieures à celles engagées par les américains dans “leur” projet ; les gouvernements européens sont rétablis, la plupart fonctionnent sur la base d’une coalition des forces politiques, donc le cadre dans lequel ce soutien est apporté est démocratique : la CECA par exemple a été ratifiée à l’issue d’un vote.
            L’aide américaine se fait par le financement de partis hors PC, et tout un tas d’autres choses dont le principe est qu’il n’y a pas de manipulation des organisations ou des individus. C’est un soutien financier pour les partisans de l’organisation européenne. Et il a pour objectif, avec le plan Marshall, de soutenir les démocraties en place, pour contrer le communisme et favoriser le commerce, mais aussi de solutionner le problème du réveil de l’Allemagne.


            • Jusdorange Le 30 août 2016 à 17h00
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              1) la question était de savoir si l’UE était une création des E-U. Là vous posez une autre question : cette ingérence était-elle justifiée ?

              Vous dites que c’était un moindre mal face à la menace soviétique. On peut discuter d’exemples de décisions politiques prises à l’époque, et chercher à évaluer si, bien qu’il s’agît de rogner la souveraineté, ces décisions étaient justifiées compte tenu de l’existence de l’URSS.

              Pourquoi pas.

              Cela consiste à examiner les bénéfices (résister à l’URSS) et les coûts ( éléments de souveraineté abandonnés).

              Aujourd’hui l’URSS n’est plus, ce qui fait que les bénéfices que l’on pouvait attendre de l’alliance américaine ont diminué. Or, depuis Maastricht, les éléments de souveraineté abandonnés, les coûts, ont augmenté.

              Même en estimant que le rapport bénéfice\coût de l’alliance américaine était intéressant entre 1945 et 1991 pour la France, force est de constater qu’en 2016 ce n’est plus le cas. N’êtes vous pas d’accord ?


            • Prométhée Enchaîné Le 30 août 2016 à 18h14
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              Si pour vous Monnet, Schuman, Churchill, Gasperi, Spaak, Adenauer (soit les promoteurs d’une fédération européenne), les membres des différents parlements nationaux étaient Américains, je ne peux rien dire de plus.

              Mitterrand a tenté d’appliquer le programme commun et a pris un tournant libéral devant les difficultés rencontrées. Avant Maastricht… Il avait déjà fait le constat que la France ne pèserait pas dans la mondialisation. Plus tard, au moment de la réunification, il a pensé Maastricht comme le verrou au retour de l’impérialisme Allemand, et comme la relance du projet européen, sans lequel il pensait que nous n’avions plus aucune influence au niveau mondial.

              Sur la souveraineté, je comprends votre façon de raisonner, étant passé par là, mais j’aurai du mal à vous la faire abandonner en quelques (courts) commentaires. Je vous invite à lire “Après-Guerre” de Tony Judt, c’est un bon départ, à essayer aussi de voir les choses depuis le camp des européistes.
              Et sur la question de la monnaie, j’ai l’impression que beaucoup répètent les poncifs qu’ils ont lu chez des idéologues. Je n’ai pas tranché quant à moi, mais les indices que j’ai recueillis m’empêche de tenir pour absurde l’idée que les rivalités monétaires aient joué dans les conflits.


        • Jusdorange Le 30 août 2016 à 11h51
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          2) Que ce soit François 1er avec Soliman le magnifique, Castro avec l’URSS, Richelieu avec les princes protestants, ou encore les E-U qui ont considéré que l’alliance avec l’URSS était souhaitable contre l’Allemagne, tous ces exemples sont des exemples d’application du principe stratégique de l’alliance de revers. C’est un principe éprouvé, je ne vois pas ce qu’il a de naïf.

          3) Si les E-U ont un intérêt stratégique au maintien de l’UE, c’est peut-être qu’il y a une raison. Pour vous c’est une “proximité”. Je ne sais pas ce que cela veut dire. Pouvez-vous préciser svp.

          4) Je concède tous vos points. En quoi cela contredit mon propos consistant à dire que la politique étrangère française, si elle veut se dégager de l’étreinte US, doit chercher l’alliance de revers ?


          • Prométhée Enchaîné Le 30 août 2016 à 16h04
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            2/ Tout ce que je dis est qu’il me paraît naïf de croire qu’on contrôle aussi simplement les équilibres, on n’est pas dans une guerre, où les principes sont bien plus simples : par exemple, la destruction de la flotte française par Churchill a très concrètement donné l’avantage aux “alliés”. Enfin, bon ce sujet est trop abstrait…

            3/ Il y a toujours beaucoup de raisons, et pas une raison où les Européens seraient le jouet des EU. La stabilité de l’Europe est nécessaire du point de vue économique au minimum, et c’était l’une des raisons pour lesquelles Obama s’était déjà invité dans les affaires européennes au moment de la crise grecque autour de 2010 (?). La proximité est idéologique, dans la coopération militaire, diplomatique, et je crois bien qu’avant Obama, cela faisait un petit bout de temps qu’un POTUS n’était pas venu sur le continent.

            4/ Simplement parce que les EU n’ont rien demandé aux Français, qui étaient les mieux placés pour intervenir rapidement en Lybie. Pour la Syrie, on pourrait voir l’influence de l’AS comme plus importante que celle des EU, mais il y aussi une histoire franco-syrienne très sensible. Et Obama n’a AUCUN rapport avec Bush. Son idée était le leadership “from behind”. Il s’est retiré d’Irak, pour le pire comme on sait, il s’est ouvert à Cuba, à l’Iran, a tenté le “reset” diplomatique avec la Russie, etc.


            • Jusdorange Le 30 août 2016 à 17h56
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              2) Vous semblez vouloir ne plus évoquer ce point, vous m’excuserez d’en rajouter une couche.

              En Afghanistan, les E-U ont soutenu les moudjahidin face à l’URSS dans les années 80. Ce n’est pas une alliance de revers entre états mais le principe est le même puisqu’il s’agit de prendre à revers son adversaire en soutenant son ennemi, quel qu’il soit.

              Or, on peut considérer que cela fut une erreur compte tenu de la profonde régression que constitue l’avènement des Talibans par rapport à un gouvernement pro-URSS.

              C’est donc un sain réflexe de votre part que d’examiner la nature même de celui que l’on compte soutenir pour prendre à revers, en estimant qu’il faut se garder de renforcer le diable quand bien même on lutterait contre un démon.

              Est-ce le cas avec la Russie ? Je ne crois pas, mais je peux être convaincu.


            • Prométhée Enchaîné Le 30 août 2016 à 18h34
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              Même sans les Etats-Unis, l’Afghanistan aurait été un problème pour les Soviétiques un jour ou l’autre… L’Histoire des Balkans peut servir d’exemple…

              D’autre part, l’URSS était le problème majeur à l’époque – ce qui m’explique l’attitude des EU à l’égard de Cuba dont je trouve pourtant l’attitude anticolonialiste de l’époque totalement légitime – et le djihadisme généré par les Américains insoupçonné.

              Je me désintéresse de la question dans le sens où l’accumulation d’hypothèses hasardeuses rend la spéculation vaine…
              Qu’a-t-on de concret aujourd’hui ? Une Union imparfaite et dont il serait très long de dire tous les avantages, sans Défense commune, dans laquelle des membres se méfient de la Russie (et pas des Américains), une Russie qui a violé la souveraineté de deux états (Géorgie, Ukraine), qui se pose en victime mais a longtemps bénéficié de bienveillance, et à laquelle la main a été tendue à de multiples reprises, malgré ses comportements douteux (pressions économiques et énergétiques). J’ai conscience que ça fait beaucoup à avaler d’un coup, mais à vous aussi de chercher les contradictions à vos propres thèses. On ne peut pas se contenter de lire les sites “anti”/”alter”, qui souvent relaient les mêmes visions et sources… Et les médias sont bien plus pluralistes que ce qu’on en dit. Les “antis” aiment le Diplo… cherchez “Poutine” dans le Diplo…


      • Prométhée Enchaîné Le 29 août 2016 à 19h50
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        4/ C’est la France qui a mené la guerre en Lybie. L’Irak est le fait d’un président dont pratiquement tout le monde convient qu’il a fait beaucoup de mal pour les EU, pour l’Europe, et pour les relations internationales. Et en Syrie, j’ai bien l’impression que Poutine a l’avantage…
        La Chine n’est certainement pas la garante du droit international, la Russie non plus.


  10. Elmich Le 29 août 2016 à 04h41
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    Dans notre merveilleux monde “moderne”‘, on annonce généralement le contraire de ce que l’on fait. On annonce des négociations ou des consultations alors que tout est déjà ficelé. On parle de choix démocratiques lorsqu’on impose en douceur. On fait référence à nos ainés en prenant leur contrepieds idéologiques.
    Alors, lorsqu’on nous dit que TIPP a échoué, je crains malheureusement qu’il soit prêt à être signé.


  11. Patrique Le 29 août 2016 à 07h25
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    Il s’agit évidemment d’un mensonge électoral identique à celui de Valls il y a quelques semaines. Mais dès les élections passées ils reprendront la même politique s’ils restent au pouvoir.


    • FracoisG Le 29 août 2016 à 09h04
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      En effet, ces gens ont l’habitude de jeter des petits cailloux dans la mare pour voir si ça fait des vagues. Et reviennent à l’assaut de plus belle.


  12. valles Le 29 août 2016 à 09h17
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    Vu l”état des pays de la CE, il se pourrait qu’une vente à la découpe soit maintenant plus simple et plus rentable, avec la perspective de l’entrée de la Turquie qui paraît maintenant très improbable cette communauté est beaucoup moins appétissante pour les vautours d’outre-Atlantique.
    Les politiques ne sont bons qu’à faire de la récupération à défaut de comprendre quoique ce soient aux Européens, aux peuples, aux citoyens lambda, aux cheminots,aux agriculteurs, aux flics, aux SDF, a ma grand-mère et au reste du monde qui ne cantine pas gratos.


  13. fx Le 29 août 2016 à 14h50
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    attendez
    il y a un Président d’une République qui va être déçu. Il avait dit ya pas si longtemps, je cite :
    « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations »
    et maintenant, ce Président (ou vice-chancelier selon Emmanuel Todd), il dit quoi ? ah ouais, si les allemands n’en veulent pas, alors c’est ce qu’il faut que je dise moi aussi.
    trop facile la politique !


  14. Alain Le 29 août 2016 à 16h34
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    Mais il est favorable au clone canadien, où est la logique?


  15. Pierre Bacara Le 29 août 2016 à 18h06
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    GABRIEL, MERKEL, SCHRÖDER ET POUTINE

    Au sein de la grande coalition formée par Angela Merkel au lendemain des élections allemandes de septembre 2013, Sigmar Gabriel (SPD) cumule les postes de vice-chancelier, ministre de l’économie et ministre de l’énergie. Or, en Allemagne, au niveau géopolitique, deux mouvances s’affrontent : la mouvance atlantiste (Merkel) et la mouvance favorable à un rapprochement économique avec la Russie, incarnée par l’ancien chancelier (jusqu’en 2005) Gerhard Schröder.

    Jusqu’à la crise des réfugiés en Allemagne, Merkel conservait son avantage sur Schröder. Depuis, elle l’a perdu.

    J’observe que l’annonce de Sigmar Gabriel au sujet du TAFTA a lieu le jour même où Euronews annonce une forte perte de terrain politique de la chancelière ;

    et j’ajoute que Schröder, non content d’être un ami de Poutine, fait partie du directoire de Gazprom, accessoirement numéro un mondial du gaz.


    • Pierre Bacara Le 29 août 2016 à 22h04
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      Je crois que mon commentaire ci-dessus aurait un petit peu plus de sens si je précisais que Sigmar Gabriel est précisément l’un des piliers de la “mouvance Schröder”…


  16. Agora Le 29 août 2016 à 19h51
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    Le vote français au referendum sur la “constitution” européenne de 2005 (54% de NON) avait également été une bonne nouvelle. On connaît la suite…


    • Ailleret Le 30 août 2016 à 15h43
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      Certes, on connaît la suite : l’adoption du traité de Lisbonne en 2008, forfaiture commise par le président Sarkozy et entérinée par le Parlement. Mais ça ne change rien à l’affaire : dans le principe, la constitution européenne a été rejetée. Tout ce qui a été décidé en haut lieu pour abolir cette décision du peuple souverain est nul et non avenu.


  17. RAS Le 29 août 2016 à 22h39
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    Ne nous emballons pas 🙂

    TTIP : Bruxelles vole au secours de l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis

    http://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/0211237262383-ttip-bruxelles-vole-au-secours-de-laccord-de-libre-echange-avec-les-etats-unis-2023414.php


  18. Hellebora Le 29 août 2016 à 23h02
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    Sur sa page Facebook, Sahra Wagenknecht enfonce le clou et enjoint S. Gabriel d’aller jusqu’au bout et de dénoncer le CETA avec autant de force au lieu de le défendre : « Nun, Herr Gabriel. Schön, dass Sie endlich einsehen, dass das Konzernschutzabkommen TTIP wohl keine Unterstützung verdient. Dann sollten Sie aber endlich auch damit aufhören, CETA zu verteidigen, mit dem TTIP durch die Hintertür durchgesetzt wird. TTIP und CETA gehören beide gleichermaßen gestoppt. Sie sind ein Angriff auf Demokratie, Sozialstaat und klare Standards im Umweltrecht und im Verbraucherschutz. Außer Großkonzernen und Superreichen hat niemand ein Interesse daran. Und genau deshalb, werden wir am 17. September bundesweit gegen diesen gefährlichen Unsinn demonstrieren. » Journée de mobilisation annoncée le 17 septembre prochain : http://ttip-demo.de/home/


    • Pascalcs Le 30 août 2016 à 02h46
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      Sarah Wagenknecht est une politicienne très clairvoyante et une très bonne oratrice. Mais qui la connaît en France? Ses interventions au Bundestag sont toujours percutantes, en particulier sa critique de Mme Merkel et de sa politique qu’elle tient, et fort justement, pour la principale responsable du délitement européen. Pourrait elle faire preuve d’autant de rectitude une fois au gouvernement ? Ce n’est pas demain la veille que die Linke sera majoritaire en Allemagne.


  19. theuric Le 29 août 2016 à 23h23
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    Comme j’ai pu l’écrire ailleurs, aujourd’hui il ne faut plus penser économie mais politique, donc de rapports de forces géopolitiques et géostratégiques.
    Les problèmes U.S. ne sont pas externes mais internes et ils se multiplient rapidement, conflits larvés entre la C.I.A. et l’armée, questions raciales, appauvrissement de la population, monnaie sans plus de valeur, banques aux portes de la banqueroute et j’en passe.
    Mais surtout les U.S.A. se retrouvent dans l’obligation à l’isolationnisme, que ce soit de gré ou de force.
    Le défi majeur de la Russie est d’avoir une position centrale en une Méditerranée pacifiée et un équilibre européen entre deux blocs en voie de formation, au nord et l’est d’une part, l’ancienne grande Allemagne et ce qui fut l’empire austro-hongrois, au sud et à l’ouest, un large arc atlantico-méditerranéen de la Grande-Bretagne à la Grèce, plus quelques entités restées indépendantes comme les Balkans.
    Ce qui fait, commerce et équilibre des forces oblige, que les russes ne veulent pas d’un éclatement de la Germanie, toujours possible.


    • theuric Le 29 août 2016 à 23h45
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      Plus personne ne veut de l’U.E., hormis les banquiers U.S. et leurs serviteurs de tous lieux, trop instable, ce n’est plus qu’une question de temps qu’elle disparaisse.
      L’intérêt de la France et de la Grande-Bretagne, Irlande du nord comprise, ne peut qu’être que l’alliance, non pas pour peser économiquement mais politiquement et, surtout, militairement, parce que dans peu de temps le militaire reviendra au centre des débats et non plus l’économie.
      Adieu la globalisation, elle est déjà moribonde.
      L’Italie aura le choix entre le bloc nord-est et celui sud-ouest, sa géographie majoritairement méditerranéenne ne pouvant la mener qu’au second choix, quand à la péninsule ibérique, là encore la géographie parle d’elle-même.
      Deux points cruciaux reviendront sur la table, les relations Inde-Chine et la domination de l’Afrique, regardez comment l’Inde, la Chine, le Japon y investissent, et n’allez pas croire, l’Europe y retournera, la Russie y ira, ne serait-ce pour des raisons méditerranéennes, regardez où se trouve le Mali par exemple, qui le tient, lui et ses voisins, contrôle la mer intérieure par le désert.


      • theuric Le 30 août 2016 à 00h05
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        Une fois les U.S.A. disparus, le Brésil aura la tentation de la domination de ses voisins, ce qui risque de générer des tensions avec la France avec la Guyane comme origine.
        L’Afrique-du-Sud aura la même appétence en son nord, n’ayant pas encore choisi avec qui s’allier en remplacement des Etasunis.
        Israël se rapprochera encore plus de l’Égypte, ni l’un, ni l’autre n’aura le choix, la Grèce pourrait y faire le lien avec l’arc décrit plus haut, une façon élégante de se dégager d’une Russie trop puissante à l’est méditerranéen.
        Les petits pays asiatiques n’auront pas beaucoup de choix entre la Chine et l’Inde, sauf à une alliance de la Birmanie au Vietnam, je ne connais pas les équilibres entre ces diverses entités.
        Il y aura des pays aux positions difficiles tels que le Bhoutan, le Népal ou la Mongolie.
        Enfin, nous risquons fort de vivre une période de regroupements et d’alliances rapides, une cristallisation de la situation géopolitique, après, ce sera une autre histoire…


  20. Bachelerie Jean Le 30 août 2016 à 09h35
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    Sigmar Gabriel, parle, admoneste, mais se résigne toujours ou manie la duplicité avec une certaine dextérité.
    Conscient du rejet du Tafta en Allemagne, il souhaite qu’il y soit mis fin, au moins provisoirement. Dans le même élan il appelle les députés à voter le jumeau du Tafta: le CETA!

    Une fois le CETA voté, il serait bien difficile de ne pas continuer à négocier le TAFTA.

    N’attendons rien du SPD, pas plus que du PS. En France c’est Matthias Feckl qui demande l’arrêt des négociations du TAFTA. Cela ne coûte rien et peut rapporter la sympathie d’électeurs .
    Pour l’instant François Hollande n’a pas demandé l’arrêt des négociations et le rejet du CETA.


  21. DVA Le 30 août 2016 à 11h33
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    Juste une opinion …Dans les interventions des internautes ils n’est jamais fait références de l’influence primordiale des grands groupes transnationaux de tous genres…Et de l’alliance implicite de ‘ nos représentants’ politique avec ceux -ci, et qui, qu’ils soient de gauche ou de droite ,réalisent avec succès tous les vœux de ces grands groupes pour les plus grands malheurs des peuples… Le reste n’est que manipulations diverses et blablas convenus entre parties…


  22. kulu Le 30 août 2016 à 18h57
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    Il y a un truc que je ne comprends pas: si 10% des lecteurs donnaient 5 à 10 € ce site tournerait pour l’année. Ce site, je le suis depuis ses débuts ou presque. C’est un régal pour moi et je remercie vivement Olivier pour tout ce boulot, cette responsabilité (aidé certes et heureusement) qu’il prend de vouloir informer autrement. Et nous sommes nombreux à en profiter. Je suis souvent dans la quasi misère mais quand je peux, comme je peux, je donne du fric et c’est parfois beaucoup pour moi. Alors qu’il soit obligé de crier famine chaque trimestre, je trouve ça désespérant et ça relativise la portée de bien des discours tenus ici même. Les Crises: un outil d’informations, utile, à entretenir. Cordialement.


  23. Elisabeth_29 Le 03 septembre 2016 à 13h35
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    ” Et une bonne nouvelle, une… (mais restons vigilants…) ”

    Ben voilà, heureusement pour notre conscience citoyenne, il y en a qui le sont (et qui sont, surtout, bien informés) :

    http://melenchon.fr/2016/09/03/la-fin-du-tafta-un-buzz-pour-gogos/


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