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29.avril.202029.4.2020 // Les Crises

Vietnam, Corée du Sud : comment ont-ils réussi à dompter le Covid-19 ?

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Coronavirus: comment le Vietnam a réussi à contenir l’épidémie

Source : RFI, Frédéric Noir

Au Vietnam, pays frontalier de la Chine de presque 100 millions d’habitants, aucun décès lié au Covid-19 n’a été constaté et moins de 300 cas de contaminations ont été relevés. Un bilan jugé crédible par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a même loué le pays pour sa transparence.

Comme le Vietnam n’avait pas les moyens de se lancer dans des tests de masse, comme a pu le faire la Corée du Sud, il s’est lancé dans une stratégie que certains ont qualifié de « low cost », c’est-à-dire que le pays s’est donné comme priorité d’isoler les malades et de rechercher toutes les personnes avec lesquelles ces malades ont pu entrer en contact, de façon directe ou indirecte. En tout, près de 100 000 personnes ont été placées en quarantaine. C’est également le cas de tous les voyageurs internationaux en provenance de l’étranger, placés immédiatement en quarantaine quatorze jours, souvent dans des bâtiments militaires à l’extérieur des villes. J’ai moi-même été placé en quarantaine chez moi, parce que je revenais de Malaisie et on a installé une caméra devant ma porte pour être sûr que je ne sorte pas.

Isolement et recherche de tous les contacts

À côté de cela, le gouvernement n’a pas hésité à placer des quartiers entiers en isolement. Par exemple, une commune entière de 10 000 habitants au nord de Hanoi a été totalement coupée du monde pendant trois semaines, parce qu’un cas positif y avait été détecté. De même, 1 600 personnes d’un même quartier ont été placées en isolement pendant vingt-huit jours dans le delta du Mékong à cause d’une seule personne testée positive.

En parallèle, le 1er avril, le gouvernement a instauré un plan de confinement de la population avec notamment l’interdiction des rassemblements et la forte « recommandation » de ne pas sortir de chez soi, sauf motif essentiel. Sur ce dernier point, il faut bien reconnaître que de nombreux Vietnamiens n’ont pas respecté la consigne. Dans mon quartier, en banlieue de Ho-Chi-Minh Ville ou Saïgon, de nombreuses personnes ont continué leurs activités comme si de rien n’était. En revanche, dans leur très grande majorité, les gens portent toujours le masque en public. Et de nombreux commerces contrôlent à l’entrée la température des clients. Tout comme la police, qui a instauré des check-points à l’entrée des grandes villes.

« Offensive générale »

Le Premier ministre vietnamien a qualifié les efforts du Vietnam d’« offensive générale », faisant référence à l’offensive du Têt de 1968. Le gouvernement a pris des mesures très tôt pour limiter la propagation du virus. Dès la mi-janvier, les autorités ont réuni un comité de gestion de crise avec des médecins et des scientifiques pour contrer le virus. Et ils ont pris rapidement des mesures très fortes. Ils ont, par exemple, tout de suite interdit la réouverture des écoles, ils ont réquisitionné des médecins retraités, ils ont augmenté leurs capacités de production en masques. Il faut dire que le Vietnam a bénéficié de son expérience de 2003 quand il était déjà parvenu, à l’époque, à étouffer l’épidémie de Sras.

Hanoï a également décidé de suspendre tous les vols entre le Vietnam et la Chine dès le 1er février avant de restreindre tous les vols internationaux. Et surtout, le pays a décidé de fermer sa frontière terrestre avec la Chine, ce qui était vraiment une décision très forte quand on connaît la dépendance de l’économie vietnamienne à la Chine, qui est son premier partenaire commercial.

Aujourd’hui, le pays communiste tire une certaine fierté de son bilan qui légitime des méthodes parfois intrusives, mais largement approuvées par la population. En attendant, les écoles commencent à rouvrir dans certaines provinces même si la prudence reste de mise.

Source : RFI, Frédéric Noir


Comment la démocratie coréenne a-t-elle dompté Covid-19 ?

Source : Blog Mediapart

Le rapport que vous pouvez consulter dans ce billet est le récit du vécu de l’épidémie en Corée du Sud. À partir de documents de première main et de témoignages recueillis sur place, il propose une analyse approfondie des aspects épidémiologiques, juridiques et médicaux de lutte contre Covid-19, ainsi que des perspectives de « sortie ». Par François Amblard, physicien et biologiste, Directeur de recherche au CNRS.

La Corée du Sud a endigué Covid-19 en plaçant son Korean Center for Disease Control (KCDC) au cœur de la réponse sanitaire de crise. Par la loi, le KCDC reçoit la mission de diriger la totalité des opérations sanitaires, et jouit pour cela de pouvoirs exécutifs d’exception, avec autorité sur la police et la justice pour les besoins de sa mission. L’ensemble des actions contre la pandémie (dépistage, traçage, isolement sanitaire hospitalisation, autorisations et agréments d’urgence…), mais aussi tous les outils administratifs et juridiques nécessaires, sont ainsi placés sous une direction unique.

Cette remarquable cohésion a permis une réponse très rapide et vigoureuse. Enfin, placé actuellement sous la direction d’une professeure de médecine forte d’avoir lutté contre l’épidémie précédente, le KCDC jouit d’une autorité respectée de tous, car fondée sur la connaissance scientifique, l’expérience professionnelle, des actions et une communication quotidienne transparente.

Étant perçu comme un organe politiquement indépendant, son action est restée hors du champ d’une critique politique et partisane vivace. La mise en œuvre, aussi rapide que massive, de la doctrine désormais bien connue de dépistage-traçage-isolement a été rendue possible par ce contexte juridique et politique original, sans oublier la mobilisation des industriels de la santé pour la conception des tests, approuvés sur le marché le 4 février, soit 14 jours avant l’explosion coréenne de Covid-19.

Le traçage des personnes ne concerne que les individus avérés porteurs ; il est strictement rétrospectif et ne concerne que les deux semaines précédant le test.

En dehors du suivi sanitaire téléphonique biquotidien, sans GPS, de toute personne positive pendant deux semaines d’isolement, il n’existe aucune procédure de traçage, ni particulière, ni générale. La base de données, hébergée en dehors du gouvernement, est soumise à un strict contrôle d’accès ; toute demande d’information est enregistrée et elle sera détruite à la fin de la crise Covid-19.

Le 15 avril 2020, jour d’élections législatives sous haute protection sanitaire, aucune levée des mesures en vigueur n’a été annoncée. Le système scolaire est fermé en totalité, et les cours passent graduellement en ligne ou la télévision. Aucune ré-ouverture d’école n’est à l’ordre du jour, et des dizaines de milliers de tablettes numériques ont été données aux enfants de familles n’ayant pas d’accès à internet.

Aussi longtemps que nous n’aurons ni vaccin ni thérapie, le KCDC conservera son rôle de pilote et ses pouvoirs d’exception. Pour préparer cette période d’attente, le gouvernement coréen collabore avec la société civile et le monde de l’éducation afin d’imaginer un modus vivendi consensuel temporaire plus acceptable, mais sans compromis avec la doctrine anti-Covid-19.

Le texte que vous pouvez consulter dans le pdf ci-dessous est le récit du vécu de l’épidémie en Corée du Sud. À partir de documents de première main et de témoignages recueillis sur place, il propose une analyse approfondie des aspects épidémiologiques, juridiques et médicaux de lutte contre Covid-19, ainsi que des perspectives de « sortie ». L’auteur est un chercheur français physicien et biologiste qui, après ses travaux à l’Institut Curie (Paris), poursuit ses recherches depuis près de cinq ans dans une université publique coréenne.

Pour consulter l’intégralité du rapport, cliquez sur ce lien :
Covid en Coree du Sud – Rapport Amblard – partie I (pdf, 6.1 MB)

Introduction du rapport :

La Corée du Sud, une des nations les plus pauvres du globe il y 60 ans, s’est débarrassée du joug de la dictature juste avant le début de ce siècle pour construire une démocratie très vivante, et elle nous donne aujourd’hui la preuve qu’il est possible de protéger la santé des citoyens des ravages d’une pandémie dévastatrice.

Sans rien mettre entre parenthèses du jeu démocratique, sans rien limiter des libertés individuelles pour 99,98% de la population, sans jamais fermer les frontières, le gouvernement et les 51 millions de Coréens ont réussi en quatre semaines à dompter le flux quotidien de personnes nouvellement infectées.

Le nombre des victimes de Covid-19 déplorées chaque jour n’a jamais dépassé la dizaine. Le contraste saisissant avec les ravages de la pandémie dans la plupart des pays riches en Occident devrait inspirer à notre nation, la France, une sincère et profonde humilité politique, mais surtout réveiller impérieusement en nous une curiosité indispensable.

Nous savons désormais tous que la première bataille contre le virus a été remportée en Corée grâce à une doctrine très rigoureuse : dépistage massif, traçage des individus porteurs du virus, et isolement. Avant de comprendre pourquoi nous avons failli, il est très urgent de comprendre ce que signifient dans la pratique ces mots clés, tant ils résonnent aujourd‘hui comme des évidences. Vivant en Corée, mon devoir de chercher à comprendre a pris la forme d’un rapport dont voici la première des deux parties.

Dans les pages qui suivent, j’analyse la « solution » coréenne à l’aune de plusieurs questions, qui en France sont aujourd’hui critiques :

– Comment briser les chaînes de contamination par le traçage rigoureux des contacts contaminants ?
– Quelles garanties juridiques face à l’intrusion dans la vie privée, et comment utiliser les données récoltées ?
– Comment soigner dans l’urgence, sans certitude scientifiquement établie sur les outils thérapeutiques ?
– Comment élaborer au plus vite un consensus thérapeutique acceptable ?
– Comment « sortir » du confinement avec une sécurité sanitaire maximale ?
– Comment rendre cette sortie consensuelle ?

Il est extrêmement probable que les solutions coréennes auraient des effets très positifs en France, mais elles posent un problème d’échelle, car le nombre de personnes infectées est probablement cent fois supérieur chez nous. Heureusement, cela n’est pas encore le cas Outre-mer, où ces solutions pourraient contribuer à contenir l’épidémie, car il n’est pas trop tard. Elles devraient donc y être transposées sans attendre. Pour la métropole, malgré l’ampleur considérable de la pandémie, ces solutions sont qualitativement très utiles, et devraient guider nos actions dès demain matin.

Beaucoup d’idées fausses sur la Corée, mêlées à un complexe de supériorité alimenté par l’ignorance, conduisent certains à penser que les solutions coréennes ne peuvent pas s’appliquer chez nous du fait de trop grandes différences entre les deux pays.

Dans la seconde partie, à paraître prochainement, je répondrai à cette objection par l’analyse des points suivants : bases culturelles, politiques et épistémologiques de la confiance mutuelle entre l’État et la population ; organisation juridique et politique de la réponse au désastre pandémique ; planification stratégique et entretien de la veille sanitaire ; stratégie industrielle et mobilisation extrêmement rapide des industries de la santé ; logistique des tests et des masques ; maintien d’infrastructures sanitaires de haut niveau ; enfin articulation entre les enjeux sanitaires, économiques et diplomatiques.

Sommaire

Introduction

1. Traçage rétrospectif et isolement des porteurs de virus
1.1 Dispositif d’enquête individuelle
1.2 Stockage des données et garanties juridiques
1.3 Mesures découlant du traçage
1.4 Diffusion des données de traçage
1.5 Résistances et adhésion

2. Réponse médicale : isoler, protéger, et soigner
2.1 Stades cliniques : définition et orientation initiale
2.2 Recommandations thérapeutiques, chloroquinine, essais informels
2.3 Une hôtellerie d’isolement pour contenir Covid-19
2.4 Prise en charge et obligations des contacts du patient Covid+
2.5 Isolement systématique de tout voyageur entrant dans le territoire
2.6 Critères de sortie ou de levée d’isolement, règles ultérieures
2.7 Protection des personnes âgées
2.8 Y a-t-il eu saturation des hôpitaux, manque de tests ou de masques ?

3. Essais thérapeutiques en cours
3.1 Essai formel hydroxychloroquinine
3.2 L’Institut Pasteur de Séoul : ‘drug repositionning’ avec le ciclesonide (Alvesco)
3.3 Autres essais cliniques

4. Que faire une fois la courbe infléchie ?
4.1 Le bilan de Covid-19 en Corée du Sud
4.2 La vie quotidienne aujourd’hui : liberté et veille
4.3 Élaboration consensuelle d’un modus vivendi durable

Conclusion

Pour consulter l’intégralité du rapport, cliquez sur ce lien :
Covid en Coree du Sud – Rapport Amblard – partie I (pdf, 6.1 MB)

Source : Blog Mediapart

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Commentaire recommandé

Maxime // 29.04.2020 à 07h50

Géniale la Corée du Sud! « Une démocratie très vivante »!

Bon si on voulait pinailler, on pourrait objecter que les partis de gauches sont toujours interdits dans ce pays. Mais c’est vraiment pour pinailler, d’ailleurs qui vote encore à gauche en 2020? C’est complètement has-been.

Sinon excellente idée de remplacer progressivement l’école par du e-learning! Franchement, fréquenter ce genre d’institution c’est vraiment une perte de temps: pour former des travailleurs disciplinés et obéissants, ce qui est le but de l’éducation, ça va très bien de laisser les gosses enfermés toute la journée devant un ordi. Sur le plan sanitaire c’est le top, en plus ça coûte moins cher! Et je suis sûr qu’Amazon, Apple et cie développent des trucs fantastiques pour ça. Quel bel exemple! Vivement qu’on ait tout ça chez nous!

44 réactions et commentaires

  • Maxime // 29.04.2020 à 07h50

    Géniale la Corée du Sud! « Une démocratie très vivante »!

    Bon si on voulait pinailler, on pourrait objecter que les partis de gauches sont toujours interdits dans ce pays. Mais c’est vraiment pour pinailler, d’ailleurs qui vote encore à gauche en 2020? C’est complètement has-been.

    Sinon excellente idée de remplacer progressivement l’école par du e-learning! Franchement, fréquenter ce genre d’institution c’est vraiment une perte de temps: pour former des travailleurs disciplinés et obéissants, ce qui est le but de l’éducation, ça va très bien de laisser les gosses enfermés toute la journée devant un ordi. Sur le plan sanitaire c’est le top, en plus ça coûte moins cher! Et je suis sûr qu’Amazon, Apple et cie développent des trucs fantastiques pour ça. Quel bel exemple! Vivement qu’on ait tout ça chez nous!

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    • Dominique65 // 29.04.2020 à 12h17

      On peut objecter : Génial le Vietnam : un pays communiste !
      Et puis, on oublie que deux pays frontaliers en sont toujours à zéro mort : le Laos, communiste, et le Cambodge, monarchie constitutionnelle mais dans laquelle le parti communiste qui ne dit pas son nom est maitre du jeu.
      Bref, va falloir chercher autre chose que la dictature de droite pour expliquer ces bons résultats.

        +17

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    • Kay // 29.04.2020 à 12h20

      … et malgré tout…
      ça marche.
      Moins de morts, moins de dégâts économiques.

        +2

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    • Maxime // 29.04.2020 à 15h19

      Un parti social démocrate! Autant pour moi, j’avais complétement oublié que c’était à gauche ces trucs-là. Merci d’avoir rétabli la vérité sur ce fait peu connu.

      Pour le reste je vous encourage a vous documenter un peu mieux sur les pays dont vous parlez plutôt que de colporter les clichés véhiculés par les médias de masse.

        +1

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    • Cordialement // 29.04.2020 à 15h38

      Votet à gauche : Vieille expression surannée du XXeme qui consistait à payer des impôts et emprunter auprès de sa banque nationale afin de soutenir une politique sociale plutôt qu’entrepreneurial.
      Quand not’ bon président vous dit qu’il n’est ni à droite ni à gauche mais qu’il va tout miser sur la multinationale (NDT pour que tout ses petit copain se goinfrent gentiment en vous rémunérant votre assurance vie à trois % et balance ses experts vous raconter que grâce au neuro vous avez pas d’inflation, enfin qu’elle est masquée par la dette, où enfin qu’on s’en fou parce que ce qui compte c’est que vous continuiez à croire en eux quittent à ce que vos enfant s’étripent plus tard…)! C’est pourtant pas dur à comprendre! Navrant que d’en voir certains s’accrocher à des idéaux complètement déconnectés de la réalité

        +4

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    • Xtdl // 30.04.2020 à 03h31

      Le gouvernement actuel est largement plus « de gauche » que, par exemple, toute la social-démocratie européenne. De toutes façons pas besoin d’être un génie du marketing pour comprendre que « parti communiste » ne serait pas très vendeur dans ce pays en regard des circonstances. Quand à la législature précédente (de droite) elle a été dégagée à l’issue de mois de manifestations monstres et l’ex présidente croupit maintenant en taule. Pendant que nous discutons et dissertons du RIC de destitution eux font le boulot. Ah oui, et Amazon n’est pas présent en Corée, alors qu’apple lutte tant bien que mal pour récupérer les miettes du marché laissées par les constructeurs locaux.
      Comme le disait l’article il semble qu’il y a certains préjugés à revoir….
      Allez comme je suis sympa je vous laisse un lien sur l’insurrection de gwangju, un équivalent coréen de notre Commune
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Soul%C3%A8vement_de_Gwangju

        +4

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      • Maxime // 30.04.2020 à 07h53

        « Le gouvernement actuel est largement plus « de gauche » que, par exemple, toute la social-démocratie européenne. »

        Un rapide comparatif des prestations sociales (retraites, chomage, protections des travailleurs, éducation) vous en fera peut-être douter.

        « pas besoin d’être un génie du marketing pour comprendre que « parti communiste » ne serait pas très vendeur dans ce pays »

        Si c’était vrai pourquoi serait-il interdit?

          +0

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  • Owen // 29.04.2020 à 08h25

    Aaaah enfin, merci. De la prophylaxie, au lieu de nous manger du randomisé en double aveugle avec groupe témoin et biais cognitifs.
    Comment font les gens: c’est « extraordinaire » de découvrir que la lutte contre le covid est une question de comportement humain, de mesure de la capacité d’une société à se prendre en charge.
    Il reste une différence structurelle avec ces pays: la démographie. Les pays occidentaux sont plus vulnérables avec la proportion plus élevée de vieux.

    Sans doute qu’à terme, si le covid devient récurrent, faudra prévoir ou construire des bâtiments à chambres d’isolements. Un arrêt maladie depisté covid sera l’isolement.
    Et laisser la médecine de ville chercher, comme les big pharmas, progressivement les traitements qui vont mieux.
    Il y aura sans doute aussi une « police sanitaire » à mettre en place, pour tracer les contaminés anterieurs du depisté et imposer l’isolement. Afin que les efforts des uns ne soient pas ruinés par le jmenfoutisme des autres. Et ça nous évitera l’enferment général.

    Je n’y crois pas, c’est sûr, mais c’est au moins la bonne façon d’en parler. Et de mettre en place un nouveau classement international: la CLCE, capacité à lutter contre une épidémie. La France étant parmi les derniers au monde, ça lui fera un peu les pieds.

      +11

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    • Julien // 29.04.2020 à 09h10

      Bâtiments et chambres d’isolement, police sanitaire, et pis quoi encore ? Vous mesurez les propos que vous tenez ou vous êtes à côté de la plaque ? Désolé mais le jour où ce genre de choses va se produire faudra sérieusement se poser des questions sur notre avenir et sur nos libertés. Et pourquoi pas laisser les gens vivre et prendre le risque d’être malade ou de mourir tout en étant libres ? Ça vous dérange tant que ça ? Moi pas, on appelle ça la vie. Et la vie c’est dangereux, demain vous pouvez mourir en chutant de votre escalier, en voiture, en avalant de travers un morceau de viande, en vous prenant une tuile sur la tête, ou en vous noyant quand vous vous baignez…

        +21

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      • RGT // 29.04.2020 à 11h12

        Ce cher Owen souhaiterait mettre en œuvre des « Covidariums » pour suivre la suggestion d’un « grand homme » qui proposait déjà des « Sidariums » dans un éclair de génie prémonitoire.

        Finalement, la « dictature » vietnamienne (quelle horreur, des communistes) semble être celle qui a le mieux géré cette catastrophe, avec des moyens très limités mais beaucoup de bon sens et l’objectif réel d’épargner la population (pas les profits des oligarques et des financiers hors sol).

        Je ne suis absolument pas communiste, mais je suis bien forcé de constater que ce régime politique (quand il ne sert pas à justifier d’une captation du pouvoir) se préoccupe largement plus de la santé et de l’éducation de la population que les « grandes démocraties » court-termistes obnubilées par les prochaines élections et la carrière des dirigeants politiques.

        Mes parents avaient été invités par le gouvernement vietnamien à faire des conférences médicales au début des années 80.
        Ils avaient été très marqués par la « frugalité » de la vie de ce peuple, mais ils avaient AUSSI constaté que les dirigeants politiques ne se roulaient pas dans le luxe et avaient la même condition sociale que la population.
        Et qu’en dehors de malades dus aux « bienfaits » de l’agent orange et autres joyeusetés offertes par l’Oncle Sam, la population était en très bonne santé et bien soignée malgré la carence de traitements les plus modernes.

        Et surtout la population ne semblait pas du tout malheureuse ni opprimée, hormis les quelques profiteurs qui tentaient de s’enrichir sur le dos des autres qui risquaient gros.

          +24

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    • Kiwixar // 29.04.2020 à 09h59

      « Il y aura sans doute aussi une « police sanitaire » à mettre en place, pour tracer les contaminés anterieurs du depisté et imposer l’isolement. »

      (???) Pendant qu’on y est, allons jusqu’à pucer tout le monde (enfin, les 80% du bas au moins) comme les chiens, avec des puces rfid qu’on peut lire à distance (d’assez loin), ça évitera que les malins « oublient » leur smartphone.

      Les récalcitrants auront leur « score social » diminué, ce qui limitera automatiquement leurs dépenses au « minimum vital » (des gauffrettes « soleil vert »). Et quand la robotique/IA sera suffisamment au point, hop, tous ces pucés dans des trains pour être compostés et transformés en énergie pour être enfin utiles (alimenter les robots en énergie).

      Nous sommes déjà quasiment tous obsolètes, et on (nous les 80% du bas) pollue la planète comme des gorets pour les 20% du haut. Ce qui faudrait, c’est une bonne raison de cloîtrer et pucer tout le monde… tiens, une bonne épidémie pas trop mortelle mais qui dure longtemps…

        +21

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      • Chris // 29.04.2020 à 10h19

        C’est pourtant ce que proposent Bill Gates ! Il l’a expliqué en long et en large lors du dernier Davos.
        Pour répondre à l’objet de l’article :
        http://www.entelekheia.fr/2020/04/27/covid-19-contrairement-a-ce-quaffirment-les-usa-la-chine-na-pas-menti/
        Le Vietnam, comme ses voisins asiatiques, en est à sa troisième épidémie en 20 ans, lesquellesi nous furent épargnées grâce à l’anticipation (logistique médicale) et la vitesse de réaction et mesures appropriées des autorités.
        Les Occidents, grands fervents du mondialisme assorti de sa transhumance proclamée, se sont endormis sur leur oreiller de paresse et de suffisance : le cout humain et économique est là ! Tant pis pour eux.
        https://reseauinternational.net/les-pays-sanctionnes-sont-desormais-en-tete-de-la-lutte-mondiale-contre-le-coronavirus/

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        • Kiwixar // 29.04.2020 à 10h34

          « leur oreiller de paresse et de suffisance »

          Surtout leur oreiller de suffisance. Je pense qu’il y a une corrélation directe entre la suffisance/prétention des dirigeants (voire de leurs populations) et la propagation du virus (nombre de cas / habitant). Meilleure exemple de max suffisance et max cas : les USA. Min suffisance et min cas (par habitant) : les pays asiatiques.

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      • Owen // 29.04.2020 à 10h59

        Le site me pique les réponses, j’essaie ici…
        Je préfère confiner les malades plutôt que la population entière, le plan à la panique. C’est vous qui voyez.
        « police sanitaire »: vous envoyez tout la sauce, merci… Le Vietnam et la Corée ont des comportements civiques plus avancés que les nôtres. Mon expression est peut-être mal choisie, mais on fait comment ?
        J’ai lu Orwell, vu le Soleil vert, et ne souhaite pas que le GAFAM, (ni Macron, ni l’UE), contrôle ma vie.
        Je sais aussi que les épidémies à virus mutants vont en s’accumulant. Il faudrait y songer.

          +6

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        • Narm // 29.04.2020 à 12h48

          faudra jeter son téléphone
          tout simplement

            +3

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          • Owen // 29.04.2020 à 13h58

            Un Android 4.1, GPS désactivé (en théorie).
            Mon premier et j’espère dernier téléphone portable.
            Difficile de faire sans quand on est travailleur indépendant.
            J’adore la liberté ! Mais j’ai besoin de sous pour mettre des choses à manger dans un frigo que je n’ai jamais réussi à fabriquer. Je sais, c’est désolant.

              +4

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          • TZYACK // 29.04.2020 à 14h22

            Désactiver Bluetooth, la géolocalisation et la connectivité quand on en a pas besoin, suffit pour le moment.

              +1

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            • Narm // 29.04.2020 à 20h44

              faux, tous les opérateurs vous géolocalise parfaitement et les données orange sont transmise depuis le début du corona
              anonymisé … j’y crois pas une seconde

                +3

              Alerter
  • sergeat // 29.04.2020 à 08h35

    Remarque:les pays qui sont en guerre larvée,Corée du Sud/Corée du Nord,Vietnam/Chine (guerre de 79,84)….ont une défense civile qui permet avec des moyens non sophistiqués et simples de protéger la population.La défense civile faisant parti de la défense nationale au même titre que l’armée.
    Il y a une corrélation entre danger et protection:regarder par exemple le Maroc (tentions graves avec l’Algérie) qui a su protéger sa population nettement mieux que la France:Réquisition des usines Sanofi à Casablanca,distribution à toute la population de masques…..De plus ces pays ont utilisé des médicaments existants au lieu de faire des études à plusieurs bras et placebo qui auraient été opérationels après la pandémie.

      +17

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  • Rond // 29.04.2020 à 08h51

    La Corée a été d’une réactivité remarquable et d’une efficacité du même tonneau… toutefois avec « quelques menues entorses » à la liberté individuelle. Mais il semble que nos amis Coréens aient fait bloc avec leurs dirigeants. La transparence y a aidé, selon l’article.
    En France, nous avons eu droit à la même habituelle chienlit, les frontières ouvertes à tous les vents, les consignes contradictoires sur les masques qu’on avait pas, les tests qu’on avait pas, les décideurs qu’on avait pas, les œillères en béton armés de nos élites, la gesticulation brouillonne et, cerise sur la tarte, notre terrible et légitime manque de confiance en ces gens.
    Le bon Nédouard a eu ce mot : humilité ; qu’il s’adressait à lui même ? Un peu léger, non ?
    Quant à la suite : le déconfinement, un discours fleuve, flou, imprécis, inapplicable dans certains aspects.

    Tenez-bon et gardez-vous bien !

      +18

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  • Morne Butor // 29.04.2020 à 08h53

    Ce sont des pays qui ont appris des épidémies précédentes, se sont organisées et ont planifié leur réaction.
    Espérons que la France fasse de même.

    Je sais que le terme « planification » a des connotations communistes pour certains, mais si nous ne planifions pas notre réaction aux futures pandémies et aux conséquences du réchauffement climatique, des évènements inévitables, alors la grandeur de la France ne sera qu’un tout petit chapitre de l’histoire.

      +7

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  • Bissecan // 29.04.2020 à 09h12

    Ou bien sans aucune mesure restrictive de liberté mais en faisant appel à la responsabilité individuelle avec une information transparente, le résultat aurait été sensiblement le même.
    Les gouvernants suivent l’adage de Cocteau: puisque ces mystère nous dépassent, feignont d’en être les organisateurs.

      +4

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  • pseudo // 29.04.2020 à 09h17

    Le vietnam impose le respect si c’est avéré, je reste suspicieux car ils sont très très fort.

    Reste cette phrase de conclusion,
    > le pays communiste tire une certaine fierté de son bilan..

    Au moins maintenant on connaît la différence entre un gouvernement qui gouverne et un gouvernement qui prostitue ses concitoyens pour se remplir les poches. (fallait pas rajouter cette conclusion inutile, c’était inopportun quand on soutient une doctrine politique qui échoue si lamentablement à toutes ses obligations)

      +2

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  • Pepin Lecourt // 29.04.2020 à 09h22

    Quand on voit l’efficacité des Sud Coréens, Viet, Chinois, quel point commun ?

    Les yeux bridés !
    Le covid ne doit pas trop aimer les yeux bridés !

    Faut trouver le gène responsable et nous le greffer !

      +15

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  • Séraphim // 29.04.2020 à 11h04

    En tout cas, ça prouve déjà que l’immunité collective à 60% de contamination -modèle Ferguson fondé sur des vieilles grippes d’il y a 15 ans- c’est n’importe quoi. En effet il reste encore ici ou là des cas sporadiques qui n’explosent pas en exponentielle. Comme dans plusieurs provinces chinoises. Pour les vieux, il y en a assez, mais on en prend soin, on les laisse pas mourir avec mépris. La France aurait dû avoir 300 morts. Tout ce qui est au-dessus relève de la responsabilité de l’état, des gens dépourvus de sens civique, des querelles de pouvoir médical médiocres. Aujourd’hui 23360 morts en « trop »!

      +6

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    • TZYACK // 29.04.2020 à 14h28

      Disons 600 morts, soit le taux de mortalité de 0,5% de l’IHU de Pr RAOULT

        +3

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  • METZGER // 29.04.2020 à 11h24

    Vous passez à côté du problème fondamental qui est une qualité que nous avons perdu : la discipline. En France, chaque recommandation est une entorse à nos libertés sacrées. Quelle que soit la décision de nos gouvernants, elle est mauvaise. Si on était moins bavards, et plus réfléchis, des décisions plus fermes et efficaces pourraient être prises. Mais le gaulois est réfractaire, et se croit plus intelligent. Il n’y a que SON analyse qui est pertinente. Voilà pourquoi le modèle Coréen n’est pas importable.

      +4

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    • Kay // 29.04.2020 à 12h30

      Je crois que vous avez tout compris.
      Pour voir plus large que juste la « discipline », il s’agit d’avoir en fait un société qui met en priorité le groupe vs les individus.

      Nous, c’est « ma gueule » d’abord, et mes libertés d’abord.
      Là bas c’est « je mets un masque quand je suis malade même si c’est gênant car je ne veux pas mettre en péril le groupe ».
      Ici on tapait les gens qui portaient des masques il y a à peine quelques mois.

      … ya encore du chemin à faire en France si on veut arriver à leur niveau.
      On fait vraiment figure de primitifs faces aux sociétés asiatiques.

        +7

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      • Maurice // 30.04.2020 à 12h36

        Un peu simpliste, non ?
        Le Vietnam ou la Corée sont caractérisées par:
        – groupe ethnique coherent
        – sentiment national
        – confiance respect de l’état
        En France nous avons:
        – groupes ethniques disparates peu ou pas solidaires
        – nationalisme ou plutôt souverainisme mal vu voir interdit
        – peu de confiance en nos institutions
        Je suppose que ce qui prime en France c’est le dernier point: nous savons ou avons l’impression, que l’état n’est pas à notre service et n’œuvre pas pour le bien du plus grand nombre, mais « bosse » pour d’autres intérêts.
        L’histoire du Gaulois réfractaire est un clin d’oeil à Asterix, c’est rigolo mais pas plus !

          +1

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  • Dorian // 29.04.2020 à 11h28

    Ce qui me paraît important de souligner, c’est que, en Corée du Sud, lors des épidémies, le pouvoir politique se retire pour laisser la place au pouvoir scientifique (le KCDC). En l’occurrence une professeure de médecine, respectée de la population, a été cœur de la réponse sanitaire, a joui de pouvoirs exécutifs d’exception : « AUTORITÉ SUR LA POLICE ET LA JUSTICE pour les besoins de sa mission ».

    En France, nous qui nous croyons souvent plus scientifiques que les autres, nous avons fait – et faisons – l’inverse. Le politique prime sur le scientifique, lui fait même dire des âneries, pour justifier son incurie. Science sans conscience n’est que ruine du pays.

    Comment imaginer Castaner, et d’autres ministres ayant des comptes à rendre à des scientifiques ? (et je ne parle pas de Sibeth)

      +4

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  • lit75 // 29.04.2020 à 11h32

    Jusqu’à quel point ces comparaisons ont-elles un sens ? Si on prend l’exemple de l’Italie, c’est le nord, industrialisé, et a priori bien mieux équipé en hôpitaux qui a été le plus touché, alors que le sud a été jusqu’ici relativement épargné.

    Des facteurs externes peuvent jouer. Par exemple l’article sur la saisonnalité dit que certains virus semblent défavorisés par la chaleur humide https://www.les-crises.fr/sars-cov-2-sur-les-plages-quelle-saisonnalite-pour-le-covid-19/. Chaud et humide : c’est pas le climat du Viêt-Nam ?

    Et puis il y a la faute à pas de bol. En France, on se dit quand même que la forte présence du virus dans le Grand-Est a été favorisée par ce rassemblement évangélique en février à Mulhouse.

      +3

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    • Karine // 29.04.2020 à 22h19

      tout à fait d’accord; il y a aussi l’aspect touristique, non? de nombreux touristes chinois venant plutôt dans le sud de l’Europe, France comprise, et qu’on n’a pas voulu rejeter trop vite…

        +1

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    • RV // 01.05.2020 à 22h05

      le nord industrialisé reçoit sans doute la quasi totalité des flux internationaux, n’est-ce pas une raison suffisante ?

        +1

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  • Antoine // 29.04.2020 à 11h51

    Bah pour résumer c’est sûr que ces pays n’ont pas interdit la vente de masques…

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  • Paul-Sud // 29.04.2020 à 13h18

    Je suis certain qu’Emmanuel Todd est déjà en train de travailler sur la question.

    Il semblerai que les structures familiales communautaires dans leur différentes variantes soient plus performantes que les structures familiales libérales en cas de coup dur, même s’il faut moduler cela par le fait que les pays performants sur le Covid ont été confrontés plus tôt aux vagues de virus sur au moins 2 décennies.

    Affaire à suivre…

      +2

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    • Karine // 29.04.2020 à 22h20

      une différence de structure familiale, n’est-ce pas ainsi que l’on avait expliqué que l’Italie avait eu moins de morts pendant la canicule? parce que les vieux restaient dans les familles? là, c’est contradictoire… ou alors c’est un marqueur Nord/sud , peut-être…

        +0

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  • Narm // 29.04.2020 à 13h35

    Pourquoi ?
    d’abord par la prévention et la rigueur, comme pour les Allemands et les latins par exemple

    Sinon, il faut plutôt chercher du côté du vieillissement ?

    caractéristiques :
    homme blanc, de plus de 70 ans ( moyenne 79 ?)
    en Afrique et dans ces pays, vous en avez beaucoup ?
    laos 65 ans

      +0

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  • Paul-Sud // 29.04.2020 à 14h03

    Les pays « communautaires » (Todd) récemment libéralisés (capitalistes) sont-ils plus efficaces que les autres face aux grands troubles?

      +1

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  • Brigitte // 29.04.2020 à 20h50

    300 cas et aucun décès sur une population de 100 millions d’habitants, personnellement je n’y crois pas. Je veux bien admettre que l’épidémie ait été stoppée au tout début mais il me parait impossible d’avoir ces chiffres ridicules, digne des îles Caïmans. Y’a un loup!

      +1

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  • panpan // 29.04.2020 à 20h50

    Le Vietnam, la Corée du Sud et Taïwan montrent qu’un secteur public puissant, articulé à un secteur industriel qui ne rêve pas de se délocaliser en Chine ou en Europe de l’Est, ça marche sur le plan économique et sanitaire…

      +2

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    • Brigitte // 30.04.2020 à 08h30

      Panpan, en effet, ils ne délocalisent pas mais profitent des délocalisations des autres. Je doute que les industries, pétrolières, textiles, agro-alimentaires, et aussi des télécom, ne soient pas largement à capitaux étrangers, américains, chinois et japonais pour la plupart. De plus, le tourisme est une part majeure de leur économie alors croyez-vous qu’ils ont intérêt à dévoiler les vrais chiffres de l’épidémie?
      Je trouve beaucoup de commentaires ahurissants de biais cognitifs!
      Et enfin, la génétique les aident peut-être aussi car le réservoir enzootique des coronavirus est asiatique donc ils sont en contact avec ces virus depuis longtemps, ce qui peut entrainer une co-évolution favorable.

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  • Philanthrope // 29.04.2020 à 21h51

    M’enfin bon , il ya 15 jours la chine avait même pas 3000 morts , puis avait « oublier « 1500 morts qu’ils ont de suite rectifier , maître Trump devenant trop oppressant devant les chiffres chinois.. mouais il se peut aussi que le Vietnam et les quelques pays sois disant bon élèves, oublie quelques milliers de cas et décès en cours de route …je serais pas étonner .
    Ca me rappel Singapour qu’un ministre loué pour sa gestion de l’épidémie impeccable , tests a foison , contaminés confinés, tests a go go 24h/24 , wouaaa apparament nos ministres étaient sous le charme ….bim bam boum patatras en moins de temps qu’il en faut , le temps de féliciter ce bon petit Singapour , deuxième vague , en moins de 3 jours ils ont eu autant de contaminations que pendant un mois de restrictions sanitaires a testés et confiner … incroyable non ?
    Ba juste pour dire qu’aucun pays n’a le mode d’emploi efficace , que des chiffres ben ça reste des chiffres si un gouvernement un tantinet malhonnête a envie de ce gargariser a donner des chiffres sous estimer il ne se privera pas , ça fait toujours plaisir d’etre le premier de la classe même en trichant, pas vu pas pris …donc excusez moi de douter de tous ses pays sans décès et moins de contaminés que dans mon quartier , ça me fait légèrement sourire

      +3

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