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1.mai.20201.5.2020 // Les Crises

Soignants et patients : leur santé mentale à rude épreuve face au Covid-19

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Source : Futura Sciences

Il existe une autre courbe indissociable à celle des cas de Covid-19 dont on parle peu : l’accroissement des syndromes post-traumatiques chez les soignants. L’aplatissement de cette dernière dépend directement de la première.

Être focalisé sur l’aplatissement de la courbe de cas Covid-19 est important afin de ne pas submerger encore plus les hôpitaux. Mais derrière cet objectif, il ne faut pas oublier qu’il y a des soignants épuisés. Ces derniers seront nombreux à ne pas sortir indemnes d’une telle épreuve, qui n’est pas encore terminée.

Derrière les chiffres se cachent des êtres humains

« Avant que l’épidémie s’installe, je me souviens avoir dit à mes collègues et à ma famille que ce serait grave parce que nous n’avions pas d’immunité. Mais en réalité ça n’a pas été grave qu’à cause de cela. Cela l’a été car notre système de soin n’a plus les moyens de soigner devant de telles situations. » Tels sont les mots d’une infirmière – que nous appellerons ici Sarah – infirmière formée en santé publique et enseignante en Institut de formation en soin infirmiers (IFSI) en Alsace, le principal foyer épidémique français.

Cette pandémie était sa première expérience de crise sanitaire d’une telle ampleur. « Personne n’imaginait manquer de matériel. Pourtant, c’est arrivé. Je ne pensais pas que ça pouvait être possible. » Elle raconte une situation qui l’a submergée, elle et l’ensemble de ses collègues. « Pourtant, ma formation en santé publique m’avait permis d’envisager que l’épidémie serait grave. Mais les données venant de Chine m’ont empêchée d’imaginer la réalité de ce que nous vivons aujourd’hui. Ce n’est que quand j’ai commencé à regarder les morts en Italie que j’ai compris que les données chinoises étaient probablement fausses. Un tel décalage était impossible. »

Petit à petit, Sarah relate comment elle est passée d’un état où elle se préparait à une gravité mesurable jusqu’au moment où cette dernière est devenue complètement hors de contrôle. « Dans les recommandations, il est préconisé pour une infection à risque via les gouttelettes de salives de porter des masques FFP2. J’ai pleuré le jour où j’ai compris que nous ne pouvions pas en porter parce qu’il n’y avait plus assez de stock. »

Sarah évoque aussi son aversion vis-à-vis des chiffres énoncés à la télévision. « Les gens semblent s’habituer à l’annonce du nombre de morts à la télévision. Moi je sais que ce ne sont pas uniquement des nombres. Ce sont des maris, des papas, des mères, des grands-mères… je déteste les annonces du gouvernement. J’ai l’impression que ça rend acceptable les morts. »

De jour en jour, son état mental se dégrade. « J’ai des idées tristes. Je ne trouve plus de sens à mon travail. J’essaie de ne pas trop y penser sinon certains soirs je pourrais avoir un accident de voiture pour me libérer de la violence actuelle et de celle à venir. La crise financière, les effets du confinement, tous ces gens qu’il faudra soigner. Je ne sais pas si j’aurais encore l’énergie. »

Mais Sarah n’est pas un cas isolé. Sarah est dans le même état qu’une bonne partie des soignants. Pour finir, elle nous avoue qu’elle a pris rendez-vous avec une psychologue en téléconsultation. « J’ai rendez-vous jeudi. Je sais que mon trouble est présent. Le nier ne va pas m’aider. Prendre soin de moi est important si je veux continuer à travailler et à soigner tous ces gens. »

Quelques chiffres pour mesurer l’ampleur des dégâts

Un récent article paru dans Science nous aide à comprendre plus rationnellement les dégâts que chaque crise pandémique, ou autres situations qui saturent les hôpitaux, induit chez nos soignants. Elles apportent avec elles leurs lots d’effets secondaires lourds. Les études des précédentes épidémies montrent que même deux ans après ces dernières, les niveaux d’épuisement professionnel, de détresse psychologique et de stress post-traumatique restent considérablement plus élevés qu’en temps normal dans les anciens foyers épidémiques.

De récentes études sur la pandémie actuelle en Chine, et particulièrement à Wuhan, ont montré que 72 % des soignants avaient éprouvé des symptômes de détresse (dépression, anxiété, insomnie, etc.). Dans une récente étude prépubliée, c’est le trouble de stress post-traumatique qui pointe le bout de son nez parmi la moitié des soignants italiens, surtout chez les jeunes femmes.

« Réparer une personne déchirée n’est pas facile », déplore Roy Perlis, psychiatre au Massachusetts General Hospital. « Bien que des soins de santé mentale soient disponibles dans la plupart des hôpitaux et des cliniques, le personnel médical peut ne pas avoir le temps ni l’énergie pour profiter de ces services. » Tout cela nous fait d’autant mieux comprendre l’importance de rester chez nous : pour notre santé, mais aussi celle de nos soignants. Il faut à tout prix les préserver d’une seconde vague épidémique incontrôlable.

Source : Futura Sciences


La santé psychique des patients atteints du Covid-19 est mise à mal

Source : Le Temps, Fanny Scuderi

« Je reviens du couloir de la mort », « j’aurais préféré qu’on m’endorme plutôt que de vivre ça »: ces phrases, les professionnels de la santé les ont parfois entendues de la bouche de patients hospitalisés en raison du Covid-19.

C’est ce dont témoigne Nicole Doser Joz-Roland, médecin-chef en médecine interne à l’hôpital de Morges. Son unité reçoit des patients atteints du Covid-19 en voie de récupération : certains ont passé des jours, voire des semaines, en soins intensifs, d’autres en soins continus. Ils ont perdu de la masse musculaire, ont de la peine à se lever, parfois à manger.

A leurs douleurs physiques s’ajoute souvent une souffrance psychologique. « Il y a pour l’instant beaucoup d’inconnues sur les effets du Covid-19 sur la santé psychique, relève la médecin. Les troubles documentés sont liés aux effets de la maladie et à l’hospitalisation. Les patients ont souvent vécu des choses difficiles, leur corps leur fait mal, ils ont eu l’impression d’étouffer. Ils craignent de ne plus réussir à respirer. »

Stigmatisation et sentiment de culpabilité

Les malades sont aussi affectés par l’environnement anxiogène actuel. « Nous sommes préoccupés par l’état psychique de nos patients, s’inquiète Lamyae Benzakour, médecin adjointe responsable de la psychiatrie de liaison aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Cette situation de crise sanitaire a des conséquences psychologiques inhabituelles pour une infection. Le nouveau coronavirus possède une résonance particulière dans les médias, que les autres maladies n’ont généralement pas. »

Un constat partagé par Nicole Doser Joz-Roland de l’hôpital de Morges : « Il y a un flux d’informations incessant sur le coronavirus et de nombreuses incertitudes demeurent, cela génère beaucoup d’inquiétudes. Les patients se sentent stigmatisés. Certains culpabilisent, ils ont peur de rentrer chez eux et de contaminer les membres de leur famille. » Des difficultés qui pourraient persister dans le temps: « Une étude de 2007 montre qu’un an après avoir été touchés par le SRAS, un tiers des patients sont atteints d’anxiété ou de dépression », précise la doctoresse.

Le trouble des soins intensifs

Après un séjour aux soins intensifs, un trouble confusionnel aigu risque également d’apparaître, que l’on appelle aussi encéphalopathie des soins intensifs. Son apparition est liée à différents facteurs, dont la sévérité de l’inflammation, le type de sédation administrée et l’environnement.

« Dans le cas du Covid-19, un orage de cytokine [à savoir une surinflammation du système immunitaire] se déclenche parfois, il agresse le cerveau, le rendant plus vulnérable. Ensuite, il y a la durée du coma pharmacologique dans lequel il faut plonger le patient pour qu’il soit intubé. Finalement, l’environnement des soins intensifs joue un rôle: il y a de l’agitation, des tuyaux, des bruits. Une fois réveillé, le patient se repose difficilement », explique le professeur Mauro Oddo, médecin-chef du Service de médecine intensive adulte du CHUV.

Selon des études effectuées avant le Covid-19, entre 50 et 80% des patients peuvent développer cet état confusionnel à leur sortie des soins intensifs. Dans la grande majorité des cas, les effets se résorbent en moins de quatorze jours. Pour ceux qui gardent des séquelles, un suivi est alors mis en place.

Préserver les liens humains

L’accompagnement psychologique des patients atteint du Covid-19 est rendu plus difficile par les nombreuses mesures de protection à respecter: « On porte des masques, des surblouses, des gants, les patients sont seuls dans une chambre, parfois sans fenêtre, c’est anxiogène. La bouche masquée, on essaie de sourire avec les yeux. On accompagne toujours les patients mais autrement », raconte Nicole Doser Joz-Roland.

La doctoresse donne l’exemple des retrouvailles entre un homme de 92 ans hospitalisé pour un Covid-19 et sa femme. « On a organisé un rendez-vous à la Roméo et Juliette, lui depuis la fenêtre de sa chambre au premier étage et sa femme à l’extérieur. Rien qu’avec cela, le patient a remonté la pente. Il faut à tout prix préserver les liens humains », rappelle-t-elle.

Dépistage systématique

Aux HUG, l’équipe de psychiatrie de liaison pour adultes a mis en place un dispositif de dépistage systématique de la souffrance psychique chez les patients hospitalisés pour une infection au Covid-19. « Ces personnes ont besoin du soutien de leurs proches, chose dont elles sont justement privées à l’heure actuelle. Elles sont vulnérables et nous essayons de les soutenir en cherchant des solutions au cas par cas », assure Lamyae Benzakour, médecin adjointe responsable de la psychiatrie de liaison aux HUG.

Dans les vingt-quatre premières heures suivant l’hospitalisation, chaque patient atteint du Covid-19 reçoit la visite d’un membre de l’équipe de psychiatrie de liaison, qui propose de remplir des questionnaires pour une autoévaluation. Parfois, les signes d’anxiété ressemblent aux symptômes du virus: c’est le cas, par exemple, avec les difficultés respiratoires. Raison pour laquelle l’évaluation utilise aussi d’autres éléments, comme la fréquence de certaines sensations ou l’apparition, dans le discours des patients, de phrases telles que « j’ai le sentiment que quelque chose d’horrible va m’arrive r» ou « j’ai l’impression de fonctionner au ralenti ».

« Pour identifier les personnes ayant besoin de soutien, nous utilisons les dispositifs habituels mais aussi ceux mis en place pour des terrains d’urgence, comme lors de catastrophes naturelles ou d’attentats, car ici se joue un événement collectif grave, explique L. Benzakour. Le travail de prévention joue un rôle essentiel pour protéger la santé psychique de la population à la suite de cette crise. »

Source : Le Temps, Fanny Scuderi

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Commentaire recommandé

yack2 // 01.05.2020 à 10h45

Et si on parlait de notre santé psychique nationale;Les bolchéviques parlent aux raisonnables
Donc les masques apparaissent dans les grandes surfaces.5,10fois plus chers qu’avant la crise.Ils ont été stockés pendant que les soignants se mettaient des slips sur la tête..Il est encore hors de question de réguler quoique ce soit.
Des médicaments essentiels sont en rupture de stock et surement achetés aujourd’hui sous la loi de l’offre et la demande..Les yeux de la tête!
On assiste à une bataille homérique sur l’efficacité des médicaments.Nuls pour les chinois, magnifiques pour les américains pour le remdevizir, et je vous parle pas de Raoul..Si fait que les béotiens ne savent qu’une chose:Les cours de bourse changent en fonction de la bataille.
Les groupes exploiteurs de l’or gris n’excluaient pas de verser des dividendes, malgré l’hécatombe.
On va constituer les brigades pour détecter, tester, isoler les malades. Ce que cubains et venezueliens ont fait le premier jour.
On va ouvrir les maternelles alors qu’une nouvelle épidémie se profile chez les petits..
Etc

Quand les bolchéviques disent qu’il est urgent de sortir la santé du marché et de constituer un pôle publique de la santé pour remettre un peu d’ordre et de justice dans ce pataques….Ce sont les extrêmes pour les raisonnables.

Bon ….Je sais plus ou sont les extrêmes, mais il me semble que chez les raisonnable on a une tolérance extrême à l’extrême connerie, et que devenir fou dans se monde est un signe de bonne santé mentale,non? Courage aux combattants de cette folie furieuse

20 réactions et commentaires

  • François // 01.05.2020 à 10h18

    Il faut le vivre pour le comprendre. Vous n’imaginez pas la souffrance lorsque vous êtes en rea ou mis dans le comas a la fois pour un patient ou un médecin. C’est terrible.

    Vous comprendrez que vous ne pouvez pas attendre la fin des tests officiels pour soigner même si les choses ne sont pas parfaites. Elles ne le seront jamais dans un contexte de guerre. Oui, il s’agit d’une guerre pour le patient et le soignant…

    La meilleure stratégie est la préparation en amont. Il faut anticiper la maladie sachant que vous allez perdre des plumes. Soyez bon joueur avec vous même, avec votre corps, votre cerveau.

    Des les premiers symptômes, consulter votre médecin. Refuser le Doliprane, demander des antibiotiques, un traitement. Des traitements, il en existe, chercher avec Google. Parlez en à votre médecin. Son boulot est de proposer des solutions, le votre est de choisir. Vous êtes responsable de votre santé et de vos proches.

    Je vais provoquer… Pour que vous compreniez.

    Désolé, mais nous méritons collectivement ce qui nous arrive : nos morts, les dépressions des malades et des soignants, des dégâts collatéraux. Ne cherchez pas à vous cacher derrière la faute à Macron, à pas de chance, etc. Nous sommes tous responsable.

    Il ne faut pas oublier que nous n’avons pas anticipé, pas préparé, pas agit…

    Changeons, passons à l’action… Arrêtons la critique. Trouvez des solutions, communiquer vos trouvailles, mettez les places.

      +8

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    • Narm // 01.05.2020 à 10h51

      d’accord sur tout sauf le « Nous sommes tous responsable.  »
      cet article démontre la situation psycho qui peut être dramatique.

      Mais, il y a plein de gens qui se battent TOUS les jours pour nous. Parfois des invisibles. Parfois des gens qu’on va écraser.

      « Des les premiers symptômes, consulter votre médecin. Refuser le Doliprane, demander des antibiotiques, un traitement. Des traitements, il en existe, chercher  »
      c’est bien là le problème, non ? il y a donc des responsables de cette situation que l’on a volontairement tourné au drame ! jusqu’à ce qui semble être des éliminations.

        +12

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      • François // 01.05.2020 à 11h12

        Oui, des responsables, il y en a… 60 millions mais certains sont plus responsable que d’autres.

        Personnellement, j’ai décidé d’agir a mon simple niveau.

        Je suis allé m’inscrire sur un site d’actions en justice collectif pour le droit d’être soigné.
        Noubilonsrien.fr

        Faîtes un tour, lisez, regardez la vidéo, faîtes votre point de vue.

        Je n’attends plus de retour uniquement d’un gouvernement, d’un parti, d’un syndicat, d’une entreprise

        Je veux des résultats concrets sur des point précis pour le bien collectif. Une action a la fois.
        Je commence par celle ci.

          +8

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    • anatole27 // 01.05.2020 à 11h15

      François peux tu préciser ta pensée , c’est énervant les gens qui disent les choses sans le dire vraiment .

        +0

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      • François // 01.05.2020 à 12h35

        Je vais essayer d’étoffer mon idée.

        Lire des articles, voir des vidéos, de comprendre de ce qu’il vient de de se passer, c’est très bien, agir c’est mieux.

        Nous apercevons qu’il s’est passé des choses troublantes et incompréhensible comme le manque de masque, de test, de solution pour traiter les patients, le manque de rigueur et d’anticipation des différents acteurs.

        Par exemple, les faits montrent que dans cette période de crise, les médecins de ville ne pouvaient pas prescrire ce qu’ils voulaient. Nous l’avons bien vu sur la TV, internet. Les médecins, les scientifiques s’opposaient sur ces plateaux alors que des centaines de patients decedaient par jour alors qu’il y avait des solutions dès le début même si elles étaient imparfaites.

        Je refuse personnellement que cela continue dans l’avenir. Allez sur ce site noublionspas.fr ,faites votre jugement et vous comprendrez mieux ma pensé.

        Mon choix est fait, c’est dans l’intérêt des patients, des soignants, de tous. Cela dépasse les clivages politiques, religieux, social, d’âge, intellectuelle, de santé.

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    • Loxosceles // 01.05.2020 à 12h03

      Comment ça ? C’était à nous d’anticiper, de préserver l’hôpital ? A quoi servent nos élus et nos dirigeants alors ?

      En tant qu’anarchiste, il aura fallu que j’attende 2020 et cette épidémie pour lire quelqu’un prôner l’anarchie et l’auto-gestion comme ça… Même moi je n’oserais pas… On élit des dirigeants pour qu’ils fassent le boulot, parce que dans le système actuel, nous n’avons aucun pouvoir pour gérer les services publics, la santé publique, on ne peut prendre en charge que soi-même, et éventuellement soutenir nos proches et les assos locales… C’est quelque chose que je déplore, mais il faut voir les choses en face : ce n’est pas parce que la population élit des irresponsables que c’est de notre faute. Le système ne nous donne aucun autre choix. On peut lutter contre ce système si on ne l’aime pas, on peut faire marcher les réseaux de solidarité locale, mais quoi de plus ?

      Quant à anticiper… moi je me suis mis en confinement 10 jours avant tout le monde, parce que c’était tout ce que je pouvais faire à mon échelle, et parce que j’ignorais quelle serait la gravité de cette épidémie, par précaution. Nous avons tous des responsabilités à faire valoir, mais pas celle de cette épidémie ! C’est inentendable et absurde. Tout ça ne vient pas de nous… même logique qu’avec l’écologie d’ailleurs.

        +12

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      • François // 01.05.2020 à 13h12

        Il semblerait que le boulot de nos élus, de nos elites soit partiellement perfectible.

        Élire, payer des impôts n’exclue pas le contrôle de nos élus, de la bonne gestion de notre administration et de nos derniers publics.

        De temps en temps, il faut les mettre en face de leurs responsabilités.

        Une action juridique est peut être la solution. L’état, les entreprises ne s’en privent pas lorsqu’un collaborateur ou un citoyen ne respecte pas les règles.

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        • calal // 01.05.2020 à 16h35

          En theorie,a la fin de la crise,le premier ministre devrait comparer le nombre de morts / millions d’habitants en france avec celui d’autres pays europeens.Si la comparaison n’est pas bonne,il devrait virer son ministre de la sante. Apres,il devrait prendre la moyenne nationale de deces/ milliers d’habitants et virer tous les president d’ars qui sont au dessus de la moyenne puis faire de meme a chaque echelon hierarchique inferieur. Tout ceux qui ont un nombre de morts inferieur a la moyenne national sont soit maintenus soit promus a l’echelon superieur.

          Si l’executif ne se police pas,effectivement il faut passer par une action en justice…sauf que ca sera du droit administratif a priori…

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      • Wakizashi // 01.05.2020 à 19h04

        « ce n’est pas parce que la population élit des irresponsables que c’est de notre faute. »

        Malgré le plaisir que j’ai en général à vous lire, je ne suis pas d’accord avec vous sur ce point. Nous sommes collectivement coresponsables, et en disant ça il me semble énoncer un fait. La négation de ce fait consisterait à exonérer de toute responsabilité la « population » (terme à définir), et à tout mettre sur le dos des « dirigeants » (terme à définir), ce qui me semble au mieux très puéril.

        C’est vrai que le système s’impose à tous, et qu’à part l’option ultra-radicale en mode survivaliste en pleine nature, on est bien obligé de faire avec. Typiquement, trouver un moyen de gagner sa croûte. Mais par contre, rien ne nous oblige à aller voter, ni à surconsommer. Rien n’interdit non plus d’être curieux et de s’éveiller un peu au lieu de gober de la pensée prémâchée sans aucun esprit critique

        Enfin bref, il y a quand-même pas mal de choses que nous pouvons faire et ne pas faire et qui, si nous étions majoritaires dans cette voie, auraient un impact significatif. Autrement dit, notre léthargie collective laisse un boulevard aux « puissants ».

        Et puis aussi, je pense aux mille et une petites et grandes mesquineries ordinaires, aux conflits divers et variés qui éclatent partout au sein des familles, des groupes d’amis etc. Point besoin d’être riche ou puissant pour faire preuve d’un comportement pas reluisant, on voit ça partout et tous les jours. Pour moi il y a clairement un problème de niveau de conscience au sein de l’humanité.

          +2

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  • yack2 // 01.05.2020 à 10h45

    Et si on parlait de notre santé psychique nationale;Les bolchéviques parlent aux raisonnables
    Donc les masques apparaissent dans les grandes surfaces.5,10fois plus chers qu’avant la crise.Ils ont été stockés pendant que les soignants se mettaient des slips sur la tête..Il est encore hors de question de réguler quoique ce soit.
    Des médicaments essentiels sont en rupture de stock et surement achetés aujourd’hui sous la loi de l’offre et la demande..Les yeux de la tête!
    On assiste à une bataille homérique sur l’efficacité des médicaments.Nuls pour les chinois, magnifiques pour les américains pour le remdevizir, et je vous parle pas de Raoul..Si fait que les béotiens ne savent qu’une chose:Les cours de bourse changent en fonction de la bataille.
    Les groupes exploiteurs de l’or gris n’excluaient pas de verser des dividendes, malgré l’hécatombe.
    On va constituer les brigades pour détecter, tester, isoler les malades. Ce que cubains et venezueliens ont fait le premier jour.
    On va ouvrir les maternelles alors qu’une nouvelle épidémie se profile chez les petits..
    Etc

    Quand les bolchéviques disent qu’il est urgent de sortir la santé du marché et de constituer un pôle publique de la santé pour remettre un peu d’ordre et de justice dans ce pataques….Ce sont les extrêmes pour les raisonnables.

    Bon ….Je sais plus ou sont les extrêmes, mais il me semble que chez les raisonnable on a une tolérance extrême à l’extrême connerie, et que devenir fou dans se monde est un signe de bonne santé mentale,non? Courage aux combattants de cette folie furieuse

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    • anatole27 // 01.05.2020 à 11h25

      Moi mon avis c’est qu’à l’EXTREME CENTRE il y a surtout beaucoup de gens qui ont peur de CHANGER
      ils ont pas forcément tort , mais ils ont pas forcément raison

        +5

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  • pseudo // 01.05.2020 à 11h10

    suis je le seul à ne pas souscrire totalement à ces articles sans parvenir à le formuler. A vouloir argumenter autour de cela j’ai l’impression de m’attaquer à un taboo, ou un totem d’immunité (…), sur le rôle véritable de la santé dans le monde moderne.
    Les uns dépensent des clopinettes pour que d’autres soignent les troisième qui travail à enrichir les premiers.

    Et puis cette dépression dont on nous parle pourquoi ne la font ils pas quand il s’agit de mort dû à notre organisation socio-économique ? de notre air pollué ? de notre eau impropre ? de notre bouffe qui donne le cancer ?

    Et puis la dépression décrite ici ressemble juste au mur de la réalité qui vous frappe le coin du nez…. ce qui serait vraiment affligeant c’est que le corps médical soigne cela avec les médicaments euphorisants dont ils ont le secret, ceux qui, à la manière des drogues qu’on trouve dans la rue vous font oublier un quotidien qui déconne. bref, bienvenue IRL, ici on frappe sec et sans raisons, c’est l’africa-france.

      +2

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  • calal // 01.05.2020 à 11h11

    les soignants ont ete soumis a un stress et a une avalanche de stimulis. Laborit l’a expliqué depuis les annees 80. Notre cerveau reptilien reagit comme celui des animaux a ce type de situation par l’agressivite,la fuite ou la tetanie. Notre cerveau lymbique et le neo cortex prennent ces trois options et les ajustent suivant nos sexes,personnalites,epoques,societes. Certains vont choisir l’agressivite et chercher des responsables et reagir plus ou moins efficacement,d’autres vont se mettre a boire et d’autres encore vont se laisser submerger par l’avalanche de stimulis contradictoires,etre confus et somatiser.

    tout cela est connu,devrait plus largement etre diffusé dans la population,surtout parce je crois que ce sont les dominants (les medias en particulier) qui exploitent ces mecanismes a notre detriment.

    « J’ai des idées tristes. Je ne trouve plus de sens à mon travail. J’essaie de ne pas trop y penser sinon certains soirs je pourrais avoir un accident de voiture pour me libérer de la violence actuelle  » somatisation et tendance vers la fuite pour cette personne qui devrait essayer plutot l’agressivite tempere par la raison du neo cortex.Mais comme les femmes ne peuvent imaginer comment la testosterone decuple le desir masculin,les hommes ne peuvent imaginer la force des emotions dans un cerveau feminin non inhibe par cette meme testosterone…

      +3

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  • Bientôt 78 ans // 01.05.2020 à 11h18

    Ceci n’est pas, ce ne fut jamais une guerre! Moins encore une fatalité.

    Pire, il s’agit du double drame insensé, absurde, d’une débâcle évitable, accompagnée d’une profonde déshumanisation qui détruit au plus profond de leur être, soignants… et «soignés ». En pareils temps d’extrême désillusion, il arrive que l’on atteigne des degrés de détresse, de déshumanisation et de désespoir qui s’apparentent à la faillite d’une espèce, dont jamais on ne se remettra.

      +6

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  • Narm // 01.05.2020 à 11h59

    La détresse des patients, la détresse des confinés, la détresse des soignants….

    pas une guerre, un crime contre l’humanité

    Naomie Klein, corona crise capitalisme
    https://theintercept.com/2020/03/16/coronavirus-capitalism/

    bref, enfumés sur toute la ligne
    par des guignols
    dès le 31 mars là
    https://www.youtube.com/watch?v=k9GYTc53r2o
    « Le docteur Cameron Kyle-Sidell qui travaille au chevet des patients Covid-19 à New York s’insurge face à la maladie!!!
    Je suis un médecin qui travaille au chevet des patients COVID + à New York. Je crois que nous traitons la mauvaise maladie et que nous devons changer ce que nous faisons si nous voulons sauver autant de vies que possible. « 

      +11

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  • Julien // 01.05.2020 à 13h21

    Les conséquences sont multiples. Ce stress post traumatique c’est l’addition de la psychose installée par les médias et la propagande martelée (on ne parle que de ça à 95%), le confinement qui détruit les plus faibles psychiquement, l’ambiance sociale générale est malsaine et pas que, les gens ont besoin de lien sociaux pour être stables, la fameuse cytokine libérée lors de ce manque. Ensuite, la contagion vécue comme un drame pour ceux qui on eu des symptômes, même mineurs, car ils l’ont attrapé, ils ne se sont pas sentis protégés, en sécurité. On oublie à quel point le monde est dangereux. ajoutez à cela un avenir totalement flou, volontairement entretenu avec le confinement, sortira, sortira pas, cela fait deux mois que l’on navigue à vue. Résultats d’une gestion en dessous de tout, d’une volonté d’asservissement, cette déstabilisation psychologique massive laissera des traces. L’après confinement doit servir à dénoncer haut et fort les responsables et faire ouvrir les yeux à ceux qui ont des œillères.

      +9

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  • RGT // 01.05.2020 à 15h48

    A mon humble avis (qui n’engage que moi), il faudrait que toutes les « élites » soient réquisitionnées pendant 15 jours pour remplacer le personnel médical ou non (qui a grand besoin de repos) des hôpitaux les plus affectés par cette pandémie.

    15 jours en respectant bien sûr les mêmes contraintes que « ceux d’en bas qui ne comptent pas » (horaires, stress, surmenage, exposition à la détresse, sans parler des rémunération bien sûr).

    Olivier Véran « les mains dans le cambouis » au service d’urgences de l’hôpital de Strasbourg 20 heures par jour pour une rémunération de misère, Christophe Castaner brancardier dans le même service, sans compter Micron et Édouard Philippe à l’accueil.

    Je suis certain qu’ils réviseraient leur approche du problème et se montreraient bien plus respectueux vis à vis des soignants ET des victimes qui ne seraient alors plus de simples chiffres sur les tableaux de bord des ministères permettant de suivre l’évolution de la pandémie.

    Hélas, avec une telle équipe, j’ai le sentiment que le service serait rapidement désengorgé.

    Non pas suite à l’efficacité des soins mais plutôt suite au filtrage efficace qui permettrait d’envoyer directement à la morgue tous les patients vivants qui présentent le moindre risque de ne pas survivre à leurs pathologies.

    Rentabilité oblige.

    C’est beau l’optimisation et l’analyse impartiale des problèmes suite à la « hauteur de vue » que procure une bonne formation de l’ENA.

      +11

    Alerter
    • cover // 02.05.2020 à 07h14

      15 jours pas suffisant : au moins pendant1 an avec à la suite évaluation faite par ces messieurs dames de l’ARS, ces gens empreints d’humanisme, de bienveillance et de compassion, du genre de Lannelongue, le directeur ARS du grand Est qui voulait maintenir le plan de réduction de lits du CHU de Nancy …Un genre de camp de rééducation politique e quelque sorte.
      Dans mon EHPAD, une coupe Pathos (une évaluation par des experts avec des critères impossibles à tenir avec pour objectif la justification d’une nouvelle baisse de moyens …) devait avoir lieu et a été repousssée, COVID oblige. On annonce des milliards pour Air France, Renault, sans parler des milliards de dividendes versés discrètement aux actionnaires. Franchement , quand ces experts de l’ARS viendront, ça donne vraiment envie de le jouer façon « Dérapages « , avec Cantona, sur Arte, vous avez regardé ?

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      Alerter
  • Roger // 02.05.2020 à 09h09

    Nous sommes responsables d’avoir laissé s’installer un « régime » politique tellement idéologisé que ses partisans sont persuadés qu’ils n’agissent pas par idéologie.Nous agissons toujours en relation avec un système d’idée qu’on peut appeler idéologie, mais on utilise le terme idéologie dans un sens péjoratif pour désigner un système d’idée qu’on assimile à des lois naturelles ou dont on n’a pas conscience.Et on voit bien pourtant que les idées ont des conséquences très concrètes. Alors oui nous sommes pas mal responsable d’avoir les conséquences de choix politiques qui n’en finissent pas de montrer leur nuisance à l’intérêt général, aux biens communs, à la protection sociale solidaire, etc…
    Le covid 19 en pandémie ça décille les yeux…pour certains, au prix malheureusement de les avoir fermés définitivement pour un trop grand nombre.

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    Alerter
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