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10.avril.202110.4.2021 // Les Crises

Covid-19 : Certaines formes graves ont-t-elles un impact sur la fertilité masculine ?

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Source : CNN, Sandee LaMotte

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

(CNN) Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Reproduction, les cas sévères de Covid-19 pourraient avoir un impact sur la qualité du sperme, et donc sur la fertilité masculine.

Pour lire l’étude, cliquez ICI

« Ce rapport propose la première preuve directe à ce jour que l’infection par la COVID-19 altère la qualité du sperme et le potentiel reproductif masculin », indique l’étude.

Toutefois, des experts n’ayant pas participé à l’étude ont immédiatement fait part de leur scepticisme quant à la conclusion du rapport et ont appelé à la prudence quant à une généralisation excessive des résultats de la recherche.

« Je dois émettre une forte mise en garde quant à l’interprétation de ces données. Par exemple, les auteurs affirment que leurs données démontrent que l’infection par COVID-19 entraîne des déficiences significatives de la fonction de reproduction masculine, alors qu’elles ne montrent en fait qu’une association », a déclaré par courriel Allan Pacey, professeur d’andrologie à l’Université de Sheffield dans le South Yorkshire, au Royaume-Uni.

« Le fait d’être malade à cause d’un virus, quel qu’il soit, comme par exemple celui de la grippe peut faire baisser temporairement le nombre de spermatozoïdes (le faisant parfois chuter jusqu’à zéro) pendant quelques semaines ou quelques mois. Il est donc difficile de déterminer dans quelle mesure les diminutions observées dans cette étude étaient spécifiques à la COVID-19 plutôt que simplement dues au fait de simplement être malade », a déclaré dans un courriel le Dr Channa Jayasena, consultant en endocrinologie et andrologie de la reproduction à l’Imperial College de Londres.

En outre,« il est important de noter qu’il n’existe aucune preuve de la présence du virus de la Covid-19 dans le sperme et que rien ne prouve que le virus puisse être transmis par le sperme », a déclaré par courriel Alison Murdoch, qui dirige le Newcastle Fertility Centre au International Centre for Life de l’université de Newcastle au Royaume-Uni.

Cohorte limitée à 84 hommes

Dans le cadre de l’étude, 105 hommes fertiles sans Covid-19 ont été appariés par âge à 84 hommes fertiles chez qui le coronavirus a été diagnostiqué et leur sperme a été analysé à intervalles de 10 jours pendant 60 jours.

Par rapport aux hommes en bonne santé sans Covid-19, l’étude a révélé une augmentation significative de l’inflammation et du stress oxydatif dans les spermatozoïdes des hommes atteints de Covid-19. La concentration, la mobilité et la forme des spermatozoïdes ont également été affectées négativement par le virus.

L’étude a révélé que les différences augmentaient avec la gravité de la maladie.

« Ces effets sur les spermatozoïdes sont associés à une qualité de sperme moindre et à un potentiel de fertilité réduit. Bien que ces effets aient eu tendance à s’améliorer avec le temps, ils sont restés significativement et anormalement plus élevés chez les patients COVID-19, et l’ampleur de ces changements a également été liée à la gravité de la maladie », a déclaré dans un communiqué le chercheur principal Behzad Hajizadeh Maleki, doctorant à l’université Justus Liebig de Giessen, dans la Hesse, en Allemagne.

L’étude a également révélé des niveaux beaucoup plus élevés d’activité enzymatique de l’ACE2 chez les hommes atteints de Covid. L’ACE2, ou enzyme de conversion de l’angiotensine 2, est la protéine qui constitue le point d’entrée permettant au nouveau coronavirus de s’accrocher et d’infecter un large éventail de cellules humaines.

Cependant, il n’est pas surprenant que la Covid-19 puisse avoir un impact sur le système reproductif masculin, à cause des récepteurs ACE2, car « les mêmes récepteurs que ceux que le virus utilise pour accéder aux tissus du poumon, se trouvent également dans les testicules », a déclaré Pacey, qui est également rédacteur en chef de la revue Human Fertility.

Une inquiétude récurrente

« Depuis le début de la pandémie de Covid-19, on s’est demandé, de manière tout à fait légitime (mais théorique), si ce coronavirus pouvait avoir un effet dommageable sur la fertilité des hommes qui sont infectés », a déclaré Pacey.

Après avoir examiné quelque 14 études publiées sur le sujet, Pacey a déclaré avoir conclu que « tout effet mesurable du coronavirus sur la fertilité masculine n’était probablement que mineur et temporaire ».

Les résultats de cette étude, a-t-il ajouté, pourraient être dus à d’autres facteurs, tels que les médicaments utilisés pour traiter le virus, ce que les auteurs ont également reconnu dans l’étude.

« Par conséquent, tout ce que je vois dans cet ensemble de données, ce sont d’éventuelles différences dans la qualité du sperme entre les hommes qui sont atteints d’une maladie fébrile (fièvre) et ceux qui se portent bien. Or nous savons déjà qu’une maladie fébrile peut avoir un impact sur la production de sperme, quelle qu’en soit la cause », a déclaré Pacey.

Sheena Lewis, professeur émérite à l’université Queen’s de Belfast en Irlande, a partagé des réflexions similaires par courriel : « Ce qui m’inquiète, c’est que le poids corporel des hommes atteints de COVID était nettement supérieur et que ces malades suivaient un certain nombre de traitements thérapeutiques.

Nous savons que l’obésité à elle seule est un facteur de réduction de la qualité du sperme. Il est possible que les traitements COVID aient également affecté la qualité du sperme de ces hommes, plutôt que la COVID elle-même », a déclaré Lewis.

« Des études à plus long terme sont donc nécessaires avant que les testicules ne soient considérés comme des organes hautement vulnérables à la Covid-19 », a déclaré Murdoch de Newcastle.

Source : CNN, Sandee LaMotte, 29-01-2021

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Avunimes // 10.04.2021 à 09h58

Avec le « fertilité masculine » on touche le point goldwin de la médecine et de la manipulation des masses à travers de pseudo-recherches, le Graal de la « raison » à faire vacciner les bovins récalcitrants de la civilisation qui aspirent encore à la survie du patrimoine (génétique !).
Voilà bien 50 ans que les pesticides, vaccins et autres polluants sont accusés d’engendrer de la stérilité sans que cela ne fasse bouger la moindre pendule, mais le miracle du Covid 19 est arrivé ! On tient le coupable du siècle dernier ! La farce sort son test de stérilité d’avant et d’après Covid sur des volontaires prêts à s’inoculer le virus le plus dangereux du siècle ! Les combattants de cette guerre auront leurs monuments ! « Sperms Mort pour la Patrie »!

Prochain article suite à cette canonade : « Covid rend les bourses joyeuses ».

16 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 10.04.2021 à 07h05

    Enfin une excellente nouvelle: le coronavirus comme moyen contraceptif de masse et sans bourse déliée. (Très mauvais, je sais!)

    Non seulement ce virus agit sur la mortalité, mais on découvre qu’il agirait aussi su la natalité.

    La surpopulation humaine en prend un coup.

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    • Sandrine // 10.04.2021 à 09h02

      Si on ajoute le fait que le jeunes femmes seraient plus susceptibles d’être touchées par le risque de thrombose lié au vaccin astra Zeneca, le compte est bon, non?

        +4

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  • Yann // 10.04.2021 à 07h53

     » Il est possible que les traitements COVID aient également affecté la qualité du sperme de ces hommes, plutôt que la COVID elle-même. »

    C’est pas très précis…Mais bon, dans le doute, mieux vaut arrêter la vitamine D.

      +4

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  • florian lebaroudeur // 10.04.2021 à 08h39

    Pas besoin de COVID pour altérer la fertilité, le mouvement est déjà en cours depuis plusieurs décennies.
    https://usbeketrica.com/fr/article/l-occident-pourrait-devenir-totalement-infertile-en-2045

    Nul doute que la société de consommation a offert l’occasion de distiller les fameux poisons et que la situation actuelle avec son cortège de peurs et de mesures va être une aubaine pour augmenter les doses.

    L’infertilité d’un grand nombre de personnes est espéré par les promoteurs de l’homme 2.0 dans le but de prendre le contrôle de la reproduction humaine et d’en modifier les paramètres institué par Dame nature.

    Ce sont ceux qui promeuvent le progressisme, l’humanisme et la lutte contre les discriminations contre ceux qui veulent tout simplement défendre l’équilibre, le naturel et la vie.

      +7

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    • Grd-mère Michelle // 10.04.2021 à 12h02

       » Ce sont ceux qui défendent le progressisme, l’humanisme et la lutte contre les discriminations contre ceux qui veulent tout simplement défendre l’équilibre, le naturel et la vie. »
      Comment est-il possible de faire ce type d’amalgames grotesques, irréalistes et stupides!?

        +5

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  • Patrick-Louis VINCENT // 10.04.2021 à 09h04

    La baisse de la qualité du sperme est en route depuis 70 ans. Elle est due à la pollution, aux métaux lourds, aux polluants, aux pesticides, aux engrais chimiques, aux épandages, et…aux vaccins. Tous les vaccins sont infertiisants. Pas la peine d’accuser un nouveau virus. Les eugénistes sont à l’oeuvre depuis bien longtemps.

      +9

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    • Calal // 10.04.2021 à 09h54

      Certains accusent la lutte contre le « gras » et son remplacement par le sucre comme fournisseur de calories. D’après certains,le cholestérol serait une molécule précurseur de la testostérone: moins de cholestérol, moins de testostérone, moins de spermatozoïde.
      Karadoc avait il raison quand il disait  » le gras c’est la vie? ».une chose est sûre : y a des acides amines essentiels,des acides gras essentiels y a pas de glucides essentiels…

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    • florian lebaroudeur // 10.04.2021 à 11h04

      @ Patrick

      Et oui, nous avons eu l’occasion d’en discuter sur le blog d’un certain patrice, il y a de ça 2-3 ans…

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      • Tintin // 10.04.2021 à 15h51

        C’est intéressant. Quel est le nom de ce blog exactement?

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        • florian lebaroudeur // 10.04.2021 à 17h24

          Le blog Vrai Zodiaque, Il n’existe malheureusement plus…

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  • Paul // 10.04.2021 à 09h14

    chose connue depuis avril 2020, mars 2020 en chine….
    pourquoi CNN ?

    reste à parler du codage.
    Totalement raison les coms précédents. (sauf ceux qui disent que c’est en baisse depuis des années, dans l’article on compare deux groupes de patients d’aujourd’hui et on compare leur différence d’évolution par rapport à un groupe covid malade )
    Quelle « avancée » médicale extra-ordinaire avec en prime, expérimentations en masse, modififications officielles des génômes (peut etre pas totalement aujourd’hui, mais des expériences « interdites » sont bien menées, mise de côté de la « propriété » de son propre corps, de ses données, de ses libertés

    tout cela résumé aussi sur le petit spermato qui représente l’espèce humaine

    oui, en bref, nous prenons le chemin de l’inhumain sans que les peuples ou leur représentant ne puissent en décider.

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  • Avunimes // 10.04.2021 à 09h58

    Avec le « fertilité masculine » on touche le point goldwin de la médecine et de la manipulation des masses à travers de pseudo-recherches, le Graal de la « raison » à faire vacciner les bovins récalcitrants de la civilisation qui aspirent encore à la survie du patrimoine (génétique !).
    Voilà bien 50 ans que les pesticides, vaccins et autres polluants sont accusés d’engendrer de la stérilité sans que cela ne fasse bouger la moindre pendule, mais le miracle du Covid 19 est arrivé ! On tient le coupable du siècle dernier ! La farce sort son test de stérilité d’avant et d’après Covid sur des volontaires prêts à s’inoculer le virus le plus dangereux du siècle ! Les combattants de cette guerre auront leurs monuments ! « Sperms Mort pour la Patrie »!

    Prochain article suite à cette canonade : « Covid rend les bourses joyeuses ».

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  • Hippocampe // 10.04.2021 à 11h39

    Comme y’a des gars qui se sont pelé la traduction de cette non-news, on peut s’interroger sur les intentions du site, qui seraient donc au-delà du simple humour légèrement provocateur, incitatif aux commentaires. S’il n’y a pas d’adhésion totale au système CNN, il y a quand même une réjouissance visible, et pas seulement ironique, à diffuser des études qui n’en sont pas, qui n’apportent rien, pas même le faux réconfort d’une objectivité qui cite des doutes et des réserves. Les doutes et les réserves, on aimerait les voir ailleurs, mieux employés

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    • Silk // 10.04.2021 à 22h48

      Je suis désolé pour les traducteurs de ce texte. Ils ont fourni un travail louable mais on ne leur a sûrement pas donné le bon article à traduire car celui là ressemble à une brève relatant une rumeur ou plutôt en l’espèce l’existence d’un effet naturel et connu depuis longtemps.

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  • Patrick-Louis VINCENT // 10.04.2021 à 16h52

    La baisse de la fertilité augmente depuis 70 ans. Il y a bien une cause, n’est-ce pas ?
    Il n’existe pas de baisse spontanée de la fertilité. Vous remarquerez que cette baisse de la fertilité touche essentiellement les pays les plus développés industriellement ; pas l’Afrique.

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    • Paul // 10.04.2021 à 19h38

      vous mélangez fertilité et natalité

      le japon nous devance de plus de 10 ans dans la baisse des naissances
      let comme l »europe vieilli
      d’ici quelques années, il ne restera plus que l’Afrique qui augmente sa population.
      On pleurera peut être pour que du sang neuf vienne s’installer chez nous.

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