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2.avril.20202.4.2020 // Les Crises

Covid-19 : le retour de l’Etat-providence ? Par Gaël Giraud

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Source : Libération, Gaël Giraud

La pandémie montre les faiblesses du modèle économique libéral et individualiste, et rappelle la nécessité d’un Etat ramené à sa mission première : la survie de chacun.

Tribune. Le confinement partiel de l’Europe a ressuscité l’idée que le capitalisme est décidément un système bien fragile et que l’Etat-providence est de retour.

De fait, la faille de notre système économique que révèle la tragédie du coronavirus est malheureusement simple : si une personne infectée est capable d’en contaminer plusieurs autres en quelques jours et si le mal possède une létalité significative, comme c’est le cas du Covid-19, aucun système de production économique ne peut survivre sans un puissant service public. En effet, les salariés au bas de l’échelle sociale contamineront tôt ou tard leurs voisins, et le patron ou le ministre lui-même finira par contracter le virus. Impossible d’entretenir la fiction anthropologique de l’individualisme véhiculée par l’économie néolibérale et les politiques de démantèlement du service public qui l’ont accompagnée depuis quarante ans : l’externalité négative induite par le virus défie radicalement l’imaginaire de la start-up nation façonnée par le volontarisme d’auto-entrepreneurs atomisés.

La santé de chacun dépend de la santé de tous. Nous sommes tous des êtres de relations interdépendants. Bien sûr, certains peuvent espérer que leurs privilèges leur faciliteront l’accès à des services hospitaliers privés si le pire devait leur arriver. Mais ceux-ci ont été réquisitionnés en Espagne et devraient l’être partout ailleurs. Ce serait, en tout cas, un pari personnel bien risqué de la part des «premiers de cordée» que de construire un système économique sur un tel risque. Car cette pandémie n’est nullement la dernière, le Big One qui ne reviendra plus avant un siècle, au contrair e: le réchauffement climatique promet la multiplication des pandémies tropicales, comme le rappellent depuis des années la Banque mondiale et le Giec.

Sans un service public efficace qui permette de soigner tout le monde, il n’y a donc plus de système productif capitaliste viable en période de coronavirus. Et donc pas davantage dans les décennies qui viennent. L’appel lancé par le Medef le 12 mars à «rendre l’outil productif plus compétitif» trahit une profonde incompréhension de la pandémie.

Qu’en est-il du «retour de l’Etat-providence» ? Son fantôme avait reparu en 2008. L’expérience a montré que la manne monétaire des banques centrales réservée aux banques privées n’a pas profité à l’économie réelle. Aujourd’hui encore, à Dublin, des jeunes insolvables survivent dans la rue après avoir été expropriés de leur appartement en 2010 par un système bancaire irlandais dont les dettes ont été entièrement reprises à son compte par l’Etat – c’est-à-dire par les contribuables irlandais eux-mêmes. En 2020, c’est l’appareil productif qui va être mis en partie à l’arrêt dans la plupart des grandes nations industrielles. Cela va entraîner diverses crises de solvabilité et, éventuellement, un nouveau krach financier. Or la manne monétaire des banques centrales peut maintenir artificiellement à flot un certain nombre de banques, mais elle ne peut pas immuniser des humains. Les Bourses sont en train de le comprendre : le problème venant de l’économie réelle, il ne peut être résolu par la seule politique monétaire. C’est ici que l’Etat entre en scène.

Pour identifier l’éventuel retour d’un Etat-providence, il est utile de revenir à ce graphique qui a déjà fait le tour du monde des réseaux sociaux : sans mesures de protection, le «pic» des cas d’infections graves (en gris ici) dépasse la ligne horizontale des capacités d’accueil du système hospitalier ; avec des mesures de protection, le «lissage» de la courbe (rouge) permet de la maintenir en dessous de la ligne de flottaison.

Deux types d’intervention publique peuvent s’esquisser à l’aide de ce graphique et, à travers elles, deux conceptions de l’Etat. Ce qui les distingue, c’est leur rapport à la droite horizontale. Cette dernière ne tombe pas du ciel : elle est le résultat des politiques de santé publique menées au cours des décennies qui ont précédé. En France, nous disposons d’un lit de réanimation pour 13 600 personnes. En Italie, 1 pour 17 000. Outre-Rhin, 1 pour 8 300. Si aujourd’hui des Français meurent du coronavirus, c’est parce que trois décennies d’austérité budgétaire ont réduit la capacité de charge de notre système hospitalier public. En particulier la loi HPST de Marisol Touraine, aggravée par la réduction d’un milliard d’euros des dépenses publiques pour l’hôpital en 2018.

L’Etat néolibéral, capturé par les intérêts privés de quelques-uns, considère la courbe horizontale comme une donnée «naturelle», intangible. Il n’a pas d’«argent magique» pour financer ses hôpitaux, accroître leur capacité d’accueil, sauver des vies. Il ne lui reste alors qu’à tenter d’agir sur la seule courbe grise en pratiquant, ou non, diverses variantes de confinement. Eventuellement, il dilapide de l’argent public en quête d’un hypothétique patient «zéro», tâche vaine quand plusieurs centaines de milliers de personnes sont déjà contaminées.

L’Etat-providence ou, disons, un Etat qui se préoccupe de ses citoyens tout simplement, est celui qui, non seulement tente de lisser la courbe des infections en confinant ses citoyens, mais qui agit sur la droite horizontale, investit dans son hôpital public, achète des machines d’assistance respiratoire et dégage les fonds publics pour aménager en urgence des services de soins intensifs «de campagne». Cela prendrait trop de temps ? Aujourd’hui, le nord de l’Italie réquisitionne des hôtels pour les transformer en hôpitaux. Entre le CHU high-tech dont la construction exige dix ans et une chambre d’hôtel, il existe un juste milieu ajusté à l’urgence des circonstances. Là se situe le vrai retour de l’Etat aujourd’hui. Unique moyen de sauver «l’outil productif» mais, surtout, de sauver des vies.

Gaël Giraud Directeur de recherches au CNRS, professeur à l’Ecole nationale des ponts, et chaussées Paris Tech, jésuite

Source : Libération, Gaël Giraud

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Bellot // 02.04.2020 à 07h12

Bonjour,

Vous avez raison, il a des idées intéressantes notamment le lien très étroit qu’il fait entre économie, soin du biotope et humanité pour ne pas dire humanisme.
En revanche, suis-je dans l’erreur? Je crois entendre qu’il attend beaucoup de certaines « prise de conscience », « déclics » des décideurs politiques et économiques pour modifier l’ordre des choses? Je ne crois pas avoir entendu « rapport de force », « revendications démocratiques »…

97 réactions et commentaires

  • Fabrice // 02.04.2020 à 06h50

    Un économiste réaliste et humaniste très intéressant à suivre récemment il était invité avec Paul jourion sur RT avec Tadéi pas forcément hétérodoxe mais éclairant sur la réalité économique et ce qui va faire suite à la crise :

    https://youtu.be/GPf9bDHZmmM

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    • Bellot // 02.04.2020 à 07h12

      Bonjour,

      Vous avez raison, il a des idées intéressantes notamment le lien très étroit qu’il fait entre économie, soin du biotope et humanité pour ne pas dire humanisme.
      En revanche, suis-je dans l’erreur? Je crois entendre qu’il attend beaucoup de certaines « prise de conscience », « déclics » des décideurs politiques et économiques pour modifier l’ordre des choses? Je ne crois pas avoir entendu « rapport de force », « revendications démocratiques »…

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      • Fabrice // 02.04.2020 à 07h34

        Ma réponse est que ces méthodes que vous évoquez sont parfaitement inutiles et contre productives, elles ne servent qu’à renforcer le système qui par la menace verrouille tout on le voit c’est par l’intérieur (par son absurdité, ses tares de conception) que ce système s’effondrera on le voit actuellement et ce n’est pas finit car ceux qui n’entendaient rien sur L’UE ont réalisé qu’elle n’existait pas et ne servait à rien pour faire face en cas de crise, les failles se sont transformés en brèches.

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        • Fabrice // 02.04.2020 à 08h05

          Personnellement j’attends les gaffes de la commission européenne à la sortie de crise qui voudra faire rentrer dans les clous des dogmes budgétaires les pays qui ont du s’affranchir de celles-ci pour faire face, d’autant que l’Allemagne moins touchée sera moins encline à être conciliante et ainsi prête à mettre le feu aux poudres.

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        • Patrick // 02.04.2020 à 09h34

          Ce système s’effondre parce qu’il est détruit de l’intérieur par sa propre administration.
          Il y aura bientôt plus d’administration que de soignants dans les hôpitaux publics.
          Les cliniques privées sont totalement réorganisées en fonction du virus, elles demandent à être réquisitionnées mais administration continue de les ignorer

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          • Amora // 02.04.2020 à 10h06

            Les cliniques privées n’ont pas les mêmes clients qu’un hôpital public ou universitaire; elles sélectionnent les bons cas à opérer de par la clientèle des médecins qui y professent. Pas de formations à faire non plus, ni de programmes de recherche. Par définition un hôpital ne peut être rentable. La mobilisation des cliniques privées pour faire face à cette pandémie seront vite dans les chiffres rouges.

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            • Patrick // 02.04.2020 à 11h03

              Pour un acte équivalent , une clinique privée coûte moins cher qu’un hôpital privé .
              Le calcul étant fait indépendamment des autres coûts.
              La moitié du budget des hôpitaux publics est bouffé par la bureaucratie empilée au fil des années. Non seulement il y a une armée de bureaucrates dans le système mais en plus ces bureaucrates contraignent les soignants à faire aussi beaucoup de bureaucratie ..
              C’est le destin de tout système bureaucratique , il finit toujours par s’effondrer sous son propre poids.

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            • Owen // 02.04.2020 à 13h06

              Il faut faire la différence entre bureaucratie étouffante et Etat gestionnaire. Cette épidémie nous la montre. La Chine et la Russie montent des hôpitaux avec chambres pour chaque lit en 10 ou 30 jours. La France et les US montent des tentes.
              La Corée conduit une politique structurée de lutte contre l’épidémie pendant que Macron ne sait toujours pas si notre État est français ou européen.
              L’État fédéral Allemand fonctionne pas trop mal, avec les Landers bien équipés en lits et une médecine de ville qui a droit aux tests de dépistage.

              Après, la bureaucratie est plus ou moins lourde, mais elle est fonctionnelle, ou pas, selon qu’il y ait en amont un État stratège capable de piloter.

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            • Bats0 // 02.04.2020 à 14h33

              @Patrick, pouvez-vous être plus précis quand vous parlez d’administration ? Car quels sont les différents postes qui existent dans l’administration, et quels sont les plus concernés par les prises de décision ? J’avais entendu à propos des directives prises par un ancien ministre de l’éducation nationale, qu’elles étaient bloquées aux niveau des conseillers ministériels (ils avaient refait selon leur vocabulaire la directive en question, qui n’avait plus rien à voir dans le fondement de cette directive; en quelque sorte cette situation semblait ingérable). Quand est-il pour le circuit de l’administration de la santé ?

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            • Patrick // 02.04.2020 à 15h14

              dans un de ses rapports , la Cour des Comptes indique que 50% du budget est consommé par l’administration, je n’ai pas le détail mais à priori cette administration est l’empilement des agences nationales et régionales + l’administration interne des hôpitaux. A cela s’ajoute la charge de travail administratif des soignants qui seraient certainement plus productifs à se consacrer à leur métier.
              Ces constats sont corroborés par des interviews de toubibs excédés.
              A chaque fois qu’un toubib est embauché , il y a deux administratifs embauchés , alors pour boucler le budget on vire des soignants… L’essentiel étant que les procédures et les règlements pondus par les administratifs soient bien respectés.
              En suivant les infos , on constate beaucoup de blocages dus à ces procédures et règlements qui sont catastrophiques en cas de crise ( cliniques privées qui ne reçoivent pas les malades , labos d’analyse qui n’ont pas le droit de faire des tests …. )

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            • Alligator427 // 02.04.2020 à 20h11

              Inénarrable Patrick qui conserve sa foie dans le libéralisme économique et sa phobie du secteur public. On ne peut qu’admirer le sourire en coin, la persévérance de ce vieux dinosaure qui ayant touché le fond n’a pas encore eu l’idée d’arrêter de creuser.

              Peut-être qu’il vous faudrait Patrick appréhender le problème sous un autre angle. Amorcer une réflexion sur le temps par exemple, non pas celui qu’il fait mais celui qui passe.

              L’Etat gère le temps long, il peut anticiper là où les entreprises ne font que du benchmark trimestriel et des plans d’action à 12 mois. Et si aujourd’hui nos soignants sont démunis c’est peut-être que l’Etat s’est pris pour une entreprise ? Peut-être parce que nos dirigeants sont mentalement colonisés par des mythologies aussi mortifères que celle de la main invisible ou de la destruction créatrice ?

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            • Patrick // 02.04.2020 à 20h23

              De plus en plus libéral, au fur et à mesure que nous constatons la faillite de cet état obèse qui s.occupe de tout, très mal et pour très cher.
              Et que pouvons nous constater ? Que les initiatives personnelles et privées sont largement plus rapides et efficaces que ce que notre très chère administration peut faire.

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            • Bats0 // 02.04.2020 à 23h42

              @Patrick, je crains que ce libéralisme s’est emparé de cet état, et au lieu de le libérer de ses travers, s’en est absorbé jusqu’au point de lui ressembler.
              Toutes les actions de ce gouvernement se font à travers l’état, comme si ce dernier en était son dernier rempart.
              Quand on regarde de près le système de santé de ce pays, qui était il y a quelques années le plus envié par tous les pays, aujourd’hui obligé de faire dans l’urgence avec des systèmes D; merci à tous les soignants pour leur combat héroïque de faire au mieux avec les moyens dérisoires que les gouvernements successifs leurs ont laissés.

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            • Al chaab yourid // 03.04.2020 à 00h20

              @Patrick

              « De plus en plus libéral, … »
              C’est bien ça, il continue à creuser le gaillard. Quelle santé, on dirait un shadock stakhanoviste 🙂

              D’ailleurs il y a bien des similitudes entre le libéralisme et le communisme.

              D’abord cette certitude d’être dans le vrai, au point que si les objectifs ne sont pas atteints c’est qu’il en faut davantage, du communisme ou du libéralisme.

              Et plus profondément encore, cette commune fascination pour les chiffres. Le gosplan soviétique ou le management par objectif … au fond est-ce bien si différent ? Ne s’agit-il pas de donner satisfaction non pas à des populations mais à des indicateurs chiffrés ? Et au diable le Bien commun puisqu’on vous dit que l’avenir sera radieux, communiste ou libéral selon son catéchisme.

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          • Cornelius // 02.04.2020 à 18h16

            « Si le seul outil que vous avez est un marteau, vous verrez tout problème comme un clou. »
            Abraham Maslow

            #RestezChezVous #LeCoronavirusNePasseraPas

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    • jerome lemant // 03.04.2020 à 18h09

      pas hétérodoxe !! Sacrément postkeynésien quand m^me et c’est super

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  • d’Aubrac // 02.04.2020 à 06h52

    En 2003, un rapport, remis au gouvernement, prévient de graves risques pandémiques, possiblement chaotiques, liés à des virus mutants respiratoires.
    Rapport non pris en compte, et bien sûr, non suivi d’effet. Devinez qui en est l’auteur ?

    https://fr.sputniknews.com/france/202004011043446279-un-rapport-remis-par-le-pr-raoult-il-y-a-17-ans-predisait-le-chaos-a-venir-mais-le-gouvernement-la/

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    • Fabrice // 02.04.2020 à 09h21

      Ni même d’ailleurs sur les recommandations de bill gates pourtant très largement adulés par la haute sphère politicienne médiatique comme ici lors d’une conférence autour d’un parterre d’éminentes éminences: https://youtu.be/6Af6b_wyiwI
      Le capitalisme comme religion, vécu par des gens cupides comme le inaliénable droit à l’accumulation sans fin de la propriété; ou même par des gens plus modestes comme une simple course au profit, n’est absolument pas fait pour sauver des vies: tous animés qu’ils sont par une seule et unique prière: moua d’abord!

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      • Patrick // 02.04.2020 à 15h16

        arrêtez de mettre le capitalisme à toutes les sauces … ici on parle des âneries de nos élus et politiciens professionnels , presque tous issus de la fonction publique et/ou de l’ENA. On assiste juste à la faillite de l’administration, malgré tout le pognon qu’elle nous coûte.

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        • anarkopsykotik // 02.04.2020 à 15h26

          Croire que la reproduction des élites dirigeantes, et leurs intérêts n’ont rien à voir avec le système capitaliste qui crée ces élites, influence leurs choix et les rapports de pouvoir qu’ils entretiennent avec la population, c’est de l’aveuglement. C’est comme dire qu’au monopoly, si un joueur qui commence à gagner finit par tout contrôler, c’est grâce à son intelligence de jeu.

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        • Mona Redmoor // 02.04.2020 à 15h36

          Oui M’ssieu, on va pu en parler -promis! On va redresser les bretelles des incompétents, les erroristes vont devoir rendre des comptes et on parlera plus du Capitalisme. Houlalà!
          Sérieusement Pat, bonne patte, tu t’entends, bientôt d’écrire Capitalisme va être qualifié de complotisme! Non vraiment cet épisode écho-vide va vraiment rien changer avec même sur un site tel que Les Crises un tel panurgisme et où on se rassure à chercher des responsables (en sachant en plus depuis Lord Fabius et son sang contaminé que c’est déjà joué), à parier sur des curseurs à remettre un peu plus dans le cadre de l’equalizer (entendu un chouïa social) – problème faudrait changer tout l’appareil, et pas que la HiFi!

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        • Véro // 02.04.2020 à 20h00

          La faillite de l’administration résulte justement de la manière qu’ont nos dirigeants de l’organiser. Ils cherchent à appliquer aux services publics les mêmes recettes (rentabilité notamment) que dans les grandes entreprises, et forcément ça ne marche pas.

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        • Toine // 02.04.2020 à 22h51

          Patrick, la défense du bien commun, de l’intérêt général, on doit le décider,… ensemble. Le « privé » ne fait pas ça. Maintenant, comment faire? Bah, ce serait quelque chose qui ressemble à un état, une administration… Avec des crises du type virus, ou écologique, il faut vraiment qu’on trouve comment faire, ensemble, pour bien faire. Critiquer la bureaucratie en général ne fait pas avancer, ou alors il faut être plus précis sur ce que tu dénonces. Aujourd’hui en France, le capital a fait main basse sur l’appareil d’état, bureaucratie ou pas, ça l’arrange bien car il peut faire les normes qui l’arrange, lever l’impôt pour sauver et financer le système bancaire privé (je simplifie certes).

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    • fanfan // 02.04.2020 à 11h48

      Bioterrorisme 03, Rapport de Mission Pr. D. Raoult (2003)
      https://www.mediterranee-infection.com/wp-content/uploads/2020/03/bioterrorisme03.pdf

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  • douarn // 02.04.2020 à 08h50

    Je ne veux choquer personne mais malgré toute les choses intéressantes que dit G. Giraud, j’ai toujours du mal avec celui qui met sur un même pieds sa foi/spiritualité et sa technique/intelligence… encore plus quand c’est un jésuite, groupe historiquement proche des pouvoirs et de la richesse. Je dois être trop suspicieux, mais suis toujous étonné par certains commentaires idolâtres à son sujet (comme au sujet de P. Jorion en son temps).

    On ne peut qu’être d’accord avec ce qu’il dit dans cet article. Cet article qu’il aurait dû écrire il y a longtemps, au premier burnout ou suicide d’un personnel soignant. Je sais la critique est facile…

    J’aimerais que G. Giraud se mouille sur un ce qui nous pend au bout du nez, car comme dans la période post-subprime, le risque de socialisation des pertes me semble gigantesque.

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  • Mimi // 02.04.2020 à 08h56

    Gael Giraud est toujours d’une grande pertinence avec des mots bien à leurs places. Il dezingue l’ordre où plutôt le désordre neoliberal tout en douceur……
    petite devinette, qui a dit: Après cette crise le monde sera différent, plus solidaire plus durable………. Et bien il faut bien s’accrocher les bretelles pour la réponse.
    Larry Fink, le PDG de Black rock !!!!
    J’vous le dit on vit des moments de dingue !!!

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    • douarn // 02.04.2020 à 09h23

      … Et les lions mangeront de la salade par solidarité avec les gazelles.

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      • Emile // 02.04.2020 à 11h41

        Excellent ! Et martin Luther King était députe démocrate?? !! Parfois le diamant saute sur le sillon du Vinyle!!

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    • raoul // 02.04.2020 à 10h09

      C’est une plaisanterie ! L’enveloppe changera mais pas son contenu : privatisation des gains et socialisation des pertes.
      Et puis de toute façon, une crise était dans l’air, le coronavirus est bienvenu, il permettra de lui mettre sur son dos les excès du neocapitalisme oligarchique et ploutocrate.

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      • step // 02.04.2020 à 12h02

        Ah il est certain que ce virus arrive à point pour tous les opportunistes qui sentant la crise d’un modèle qu’ils ont défendu bec et ongle poindre ont essayé de trouver toute branche susceptible de leur permettre un 180° (oratoire).

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    • Patrick // 02.04.2020 à 15h22

      Black Rock et ses potes comptaient beaucoup sur la transition écologique pour compenser la baisse des rendements dans l’économie classique , c' »était un peu long à leur goût mais là ils se disent qu’il va y avoir des opportunités, mais ça , ça reste à voir.

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    • Chris // 02.04.2020 à 15h32
  • Julien // 02.04.2020 à 09h07

    Macron il y a peu disait dans l’usine qui fabrique des masque (a savoir que quand il dit quelque chose il faut penser l’inverse) : « Je souhaite retrouver notre souveraineté nationale ET Européenne » sous entendu, la souveraineté et donc votre pouvoir de décision, notre indépendance, vous pouvez vous le mettre là où vous le souhaitez. Mon but c’est de vous mettre à genoux, et je suis en passe d’y arriver. J’ai déjà vendu Alstom et consorts et je vais pas m’arrêter là. L’état providence en cette période d’ultra libéralisme est un conte de fée. Jamais ces gens n’aideront avec philanthropie ou amour de leur peuple. Ils haïssent les classes moyennes supérieure et inférieures qui sont celles qui souffrent le plus du neo libéralisme. Il suffit juste de regarder les traitements de la classe politique et leur chiens de garde médiatiques concernant les gilets jaunes. Un état providence peut exister si on mets toute la classe politique au travail à l’usine et les classes moyennes au pouvoir (j’exagère à peine)

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    • Véro // 02.04.2020 à 09h23

      je suis d’accord. Ces gens qui sont au pouvoir seraient de toutes façon incapables de remettre en place un Etat providence, ce n’est pas du tout dans leur logiciel.
      D’ailleurs quand on pense à ces deux notions très prisées de nos décideurs, à savoir principe de précaution et résilience, on voit bien qu’il y a un problème. Car si ces deux principes avaient été appliqués, nous aurions encore assez d’industries, nous aurions un hôpital prêt aux catastrophes sanitaires etc. Ces principes sont donc aux yeux des décideurs seulement des prétextes pour justifier certaines mesures. Sur le fond, le seul principe qu’ils connaissent c’est celui de l’enrichissement personnel coûte que coûte.

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    • Cornelius // 02.04.2020 à 18h22

      Oser parler de « Souveraine européenne », ce qui n’a aucun sens, prouve à quel point ce Jupiter adulé par les porte-coton en tous genre lors de sa mise sur orbite, est un Imbécile. Un imbécile qui s’accroche à ses hochets, dussent-ils nous mener droit dans le mur. L’Europe, l’Europe, l’Europe.

      Je voyais l’autre soirs aux actualités un reportage sur les risques d’une sortie de l’euro, avec la totale, 10 plaies d’Egypte, musique de film d’horreur et tout le toutim. Bizarre, non ? Se pourrait-il que la situation actuelle amène certains à se poser des questions ?

        +4

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    • marées // 02.04.2020 à 23h17

      Lorsqu’il dit « souveraineté », il faut entendre « compétitivité ».
      Le fonds de sa pourriture c’est de dire, vous aurez le travail ici quand vous serez les moins chers à structures et niveaux équivalents. Vu la dynamique de destruction, ça signifie = l’Ukraine, un pays en guerre. Donc ça signifie pour nous, la population : organiser le pays avec la certitude d’avoir encore plus de morts dans un tel cas.
      Ce sont des criminels.
      Nous ne parviendrons à sortir de cette crise qu’en mettant la bonne priorité : assumer la crise politique totale et se débarrasser d’eux.
      Pour sauver des vies ils doivent sauter.

        +1

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      • Mona Redmoor // 02.04.2020 à 23h30

        Sauter et après!? Les suivants ne seront, ne feront pas mieux. Car le mal est dans le fruit, on s’en défend, c’est défendu, mais une grande majorité, même les miettards du système, y est addict. Faire un pue mieux que le président des patrons ça ne suffira pas, ça ne suffira plus. Relocaliser massivement, stopper l’exploitation des pays pauvres et des pauvres chez nous. Redistribuer c’est la solution également pour retrouver une courbe démographique heureuse (Bookchin). Stop à la guerre de tous contre tous (Chr.Lasch). Faire un trait sur les frasques et les fresques de la modernité, avec les connaissances accrues, retoucher du doigt au génie paysan qui était encore là il y a si peu de temps. La transition annoncée campagnée est illusoire, fallacieuse, depuis 2000 on a consommé, pollué 40% de la période 1850-2020 (Fressoz https://www.youtube.com/watch?v=pKOpZq4kkko ). Faire sauter Macron oui et après!? Il faut qu’il tombe, lui le pion, mais surtout que les GAFAM les Soros, Gates, Rothschild etc soient mis hors service, symboliquement, un symbole qui pèse lourd dans la balance. La sauterie doit se faire du bas, du ventre, et les t^tes rouleront d’elles-mêmes.

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    • Dominique65 // 03.04.2020 à 11h41

      « Je souhaite retrouver notre souveraineté nationale ET Européenne »
      Ça fait pourtant vingt siècles que tout le monde sait qu’on ne peut servir deux maîtres à la fois. Macron ayant fait des études, il le sait et on peut imaginer quel est le maître qu’il compte réellement servir. Petit indice : ce n’est pas la France. 😉

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  • rivalta // 02.04.2020 à 09h13

    Il faut que l’ etat s’occupe effectivement du régalien, cependant il fonctionne en prélevant sur l’économie ou en faisant tourner la planche à billet donc peut etre faut il que chacun fasse sa part
    l’etat définit les grandes lignes de la santé, un mixite privé public assure la couverture de la population
    rappel le budget de la sante en France est un des plus élevé au monde en terme de % de PIB, je n’ai pas l’impression qu’on en ait pour notre argent!
    Donc plus qu’un pb de budget, c’est l’organisation qu’il faut reprendre

      +7

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    • Patrick // 02.04.2020 à 09h46

      Tout à fait
      On aimerait un audit clair des comptes pour savoir où vont les 1000 milliards d’euros de taxes et cotisations annuelles.

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      • douarn // 02.04.2020 à 10h17

        Pourquoi n’auditer que les comptes? Ce serait regarder le monde que d’un oeil!
        Comme l’Equateur sous Correa, il faut AUSSI procéder à un audit de la dette publique. Ceci permettrait d’en savoir un peu plus sur la part du budget national dédiée au service de la partie odieuse de la dette.

        Rivalta, pardonnez moi mais je crois que vous confondez « etat » et « gouvernement ».

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      • Emile // 02.04.2020 à 14h03

        Patrick il est là, le bonheur en Audit : la Cour des Compte le fait chaque année ! Vu le résultat d un avis consultatif…. le probleme c est
        « Bercy délenda est « !!!

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        • Patrick // 02.04.2020 à 15h29

          Oui, je sais . Les nombreux rapports finissent pour caler les armoires !!
          Ces rapports devraient être publiés en langage accessible par tous , et ils devraient être obligatoirement pris en compte, mais ça va compliquer la tâche des gouvernements successifs.

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          • Dominique65 // 03.04.2020 à 11h44

            Il reste encore des armoires à caller, vu le nombre de rapports rédigés ?

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    • bdb30 // 02.04.2020 à 10h16

      L’économie pour les nuls, la solidarité pour les nuls. Après avoir annoner « régalien », « budget », « équilibre », tout ce fatras pour couvrir une pensée antédiluvienne, un remugle d’égoisme et des sommets de racisme de classe. Tout s’effondre et il restera toujours des imbéciles utiles pour se soumettre et réciter les évangiles de la religion du marché. »Libé »qui parle d’état providence! Un comble depuis Montand et son « vive la crise »! Hé, y’a des MORTS, par MILLIERS, penses-tu que nous allons nous contenter de venir voter? Nous ne sommes plus à « Macron démission » mais à « Macron fais tes valises », et pas que lui!

        +10

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      • Patrick // 02.04.2020 à 10h55

        on ne peut que constater que l’état n’assume plus ses missions régaliennes ( en gros , tout ce qui concerne la sécurité des citoyens et du pays ) mais qu’il continue à s’occuper de tout en ponctionnant toujours plus de pognon.
        On constate que les services publics occupent toujours plus de monde et de moyens tout en rendant un service de plus en plus mauvais.
        Donc ce n’est pas une question de moyen mais bel et bien une question d’organisation et de priorisation des missions.
        Bon , avec un peu de chance la faillite de tout ça obligera à remettre de l’ordre dans ce vaste b..

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        • Chris // 02.04.2020 à 15h47

          Sauf qu’Abidjan (Côte-d’Ivoire) est sous la botte néo-coloniale française, que nous y avons des bases militaires stratégiques, et que le métro sera construit par des entreprises françaises !
          C’est le prix à payer quand la France veut concurrencer la Chine qui elle, vient de construire le réseau ferré Monbassa-Nairobi (615 km) au Kenya, lequel remplace celui que les Britanniques avaient construit il y a 100 ans pour leurs besoins d’extraction minière.
          http://french.peopledaily.com.cn/Afrique/n3/2020/0228/c96852-9663051.html
          https://www.institutschiller.org/La-Chine-construit-de-nouvelles-lignes-TGV-Nairobi-Mombasa-Moscou-Pekin.html
          2015 : « la ligne à grande vitesse Moscou-Pékin, dont le contrat a finalement été accordé à la société China Railway High-Speed (CHR), filiale de China Railway. Le temps de trajet des 7000 km séparant les deux capitales, actuellement de cinq jours, n’en prendra plus que deux selon les autorités chinoises.
          Alors que la Russie était aussi en pourparlers avec Alstom, la non livraison des Mistral par la France explique sans doute pourquoi la Chine vient de remporter la mise.

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          • Patrick // 02.04.2020 à 16h44

            Toutes ces expériences sont en général des gouffres à pognon payés par le contribuable.
            Je suis allé bosser à Abidjan il y a peu , je ne vois pas l’intérêt de continuer à mettre du pognon dans ces pays qui profitent largement de la « botte néo-coloniale » qui nous coûte un bras sans rapporter grand chose.
            Laissons les Chinois gaspiller leur fric.

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            • Catalina // 02.04.2020 à 18h23

              sans l’uranium et toutes les matières premières de ces pays « qui nous coûtent un bras », vous n’auriez pas d’ordinateur et sans doute pas non plus d’électricité!!
              Votre propos est indigeste pour ne pas dire plus
              Et je suppose que comme d’autres, vous avez été payé 4 fois plus qu’un homme à compétences égales mais qui a le défaut d’être africain ?

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            • Patrick // 02.04.2020 à 20h07

              Ces pays n’assurent qu’une toute petite partie de nos approvisionnements, nous pouvons nous en passer.
              Rien ne nous empêche d’être juste des clients, sans se mêler de ce qui se passe sur place.
              Mon ordinateur est fabriqué en Chine, ce sont les chinois qui gèrent les appros en matière première

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  • step // 02.04.2020 à 09h58

    Tout ces laius sur l’état providence, qui a été démantelé avec acharnement ( en particulier dans sa capacité à humaniser le service au citoyen), me font doucement rigoler. Macron nous fait comme d’habitude un discours de circonstance dans lequel il dit ce que les gens ont envie d’entendre. Il a abusé de ces écrans de fumées pendant sa campagne, et il ne fait que continuer. Il assure que tout doit changer pour que l’orientation des rapports de force,elle, ne change pas et que les bénéficiaires économiques avant la crise soient les mêmes après la crise. Le reste est sans importance, y compris les sons qui sortent de sa bouche. Son atavisme europhile et otanien lui fait dire des énormités, alors même que l’on voit l’absence de toute solidarité entre ces « alliés » (on en est où des coronabonds, des équipements pour les italiens détournés…) et employer des oxymores (« souveraineté européenne »).
    Après je comprend le besoin des journalistes d’éditorialiser et de commenter, mais enfin, s’imaginer que la parole de macron porte à conséquence sur la forme de son moule intellectuel, après toutes ces années….

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  • Brigitte // 02.04.2020 à 10h03

    Je n’aime pas le terme d’état providence. Je préfère celui d’état stratège.
    C’est trop connoté « la rose au point » et faillite de la social-démocratie européiste, qui n’est en réalité ni l’un ni l’autre….
    La providence relève d’une volonté supérieure alors que la stratégie est le fruit d’une vision éclairée et d’une gouvernance collégiale.
    Si les français sont encore favorables à l’UE, c’est à cause de cette croyance quasi religieuse à une redistribution providentielle dont ils ignorent les rouages et dont ils implorent les bienfaits.
    Il manque à la France un véritable état démocratique garant de la souveraineté populaire, cad agissant selon la volonté du peuple français. Bien sur le peuple n’est pas une entité homogène, il est traversé de rapports de force et de classes, mais il me semble que sur un sujet aussi vital que la santé, la volonté populaire n’aurait jamais mené au sacrifice de l’hôpital public sur l’hôtel de la rentabilité. Ni même au sacrifice des services publics, de la recherche et de l’industrie.

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    • Philou // 02.04.2020 à 12h57

      Comme pour l’ahurissante traduction française de « tax haven » (hâvre fiscal, refuge fiscal) en « paradis fiscal » (« tax heaven »!), l’Etat-Providence est une traduction péjorativement orientée de « welfare state » : état (avant que d’être un État) de protection, état de bien-être social… (cf. le rapport Beveridge de 1942, lui-même inspiré de Bismarck)

        +7

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      • Catalina // 02.04.2020 à 17h54

        J’ai toujours tiqué suer ce mot de « providence », qui est un mot orwellien par excellence, non, il n’y a jamais eu d’état providence, il y avait un état qui redistribuait la richesse créée par son peuple,ce peuple qui A DECIDE les COTISATIONS PAR SOLIDARITE, la providence n’a rien à voir là-dedans, et puis, les multinationales ont corrompus les futurs candidats,( qui n’attendaient que ça) ceux qui passent du public au privé et ainsi de suite, l’entre-soi, le clientélisme, les réseaux puis les soi-disants » lois » pour encadrer l’appauvrissement collectif au profit des ceux de l’entre-soi, du clientélisme, les réseaux, et le formatage de « l’élite » dans de soi-disantes grande école qui leur apprennent surtout à cultiver tous les calculs égoistes et froids pour faire main basse sur la richesse créée par le peuple de manière de plus en plus visible et abjecte.
        Aujourd’hui, moi, gilet jaune, je vous le dis, nous l’avions annoncé d’une certaine manière et tous ceux qui nous ont craché dessus parce que à genoux devant leur télé nous applaudissent ??? oui, nous étions de nombreux soignants sur les rond-points mais comme ces gens-là n’avaient pas besoin de nous, ils ont adhéré à la haine structurée par ce régime, j’espère que cette fois, la leçon sera apprise sinon notre pays disparaîtra

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        • Patrick // 02.04.2020 à 20h09

          L’etat providence c’est l’illusion que chacun peut vivre aux crochets des autres.
          La faillite est toujours au bout du chemin, nous y arrivons.

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          • Toine // 02.04.2020 à 23h23

            Patrick, nous sommes inter-dépendants, et si on s’organise ensemble plutôt que pas du tout, ç’est forcément mieux. Mais on peut toujours critiquer l’organisation pour l’améliorer, ou bien on s’appelle Patrick et on a besoin de personne, on est hyper-autonome, auto-suffisant, omniscient,…?

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            • Patrick // 03.04.2020 à 08h50

              Il n’est pas question d’être tout seul mais effectivement de s’organiser au mieux en respectant la liberté de chacun.
              On voit bien que l’état français est incapable d’affronter une crise alors qu’en temps normal il s’occupe de tout et de n’importe quoi tout en ponctionnant une grande part de la richesse nationale.
              On voit que les initiatives personnelles et privées sont rapides et efficaces, sans qu’il soit besoin de l’état ( et même, elles sont parfois empêchées par l’administration ,)
              Reposons nous la question de la place de l’état dans la société.

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          • Cornelius // 03.04.2020 à 11h39

            Les libéraux vivent dans un monde d’illusions. Ce que vous proposez fonctionnerait peut-être dans un monde idéal, toutes choses égales par ailleurs, comme l’on dit. Le problème est que le monde n’est pas idéal. Et puis si votre doctrine était si parfaite, comment se fait-il qu’elle ne soit réellement appliquée nulle part ? Bizarre, non ?

            Pour reprendre le commentaire d’un autre intervenant, libéralisme et communisme ont beaucoup de points communs. Notamment celui d’être tous deux des matérialismes, et aussi de toujours considérer que si la situation n’est pas bonne, c’est parce que leurs recettes n’ont pas été suffisamment appliquées.

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  • Yvof62 // 02.04.2020 à 11h42

    Pour information et comme quoi le président Macron n’a nullement baissé les bras dans la poursuite des politiques néolibérales de l’hôpital public, je conseille la lecture dans « Médiapart » du 1er avril de l’article de Martine Orange et Laurent Mauduit sur les conflits d’intérêt de la Caisse des Dépôts.

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    • Casimir Ioulianov // 02.04.2020 à 13h26

      Un lien vers l’article (Attention Paywall):
      https://www.mediapart.fr/journal/france/010420/hopital-public-la-note-explosive-de-la-caisse-des-depots

      En gros la solution Macron pour sauver l’Hopital public est de le refiler gratos aux boites privées des rédacteurs du rapport.
      TOUT VA BIEN. J’ai juste une furieuse envie de m’acheter une DShK … je comprends pas pourquoi.

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      • Catalina // 02.04.2020 à 18h02

        ah ben c’est marrant, je voyais « ça » venir dès le début !!! macron dans ses grandes oeuvres, il donnera l’hopital pour un franc symbolique et son compte en banque lui revevra le vrai prix de l’hopital, moins tout ce qu’il va donner à ceux qui avec lui ont trahis parce que l’hopital, les Français l’ont paye de leur poche, ce petit n’a aucun droit de le vendre sans nous demander l’autorisation, l’hopital EST A NOUS ! comme l’étaient les autoroutes que chaque Français a payé de sa poche et ainsi de suite; Allons-nous encore longtemps laisser macronavirus sévir et amputer nos vies, et l’avenir de nos gamins ?
        Le rêve de macronavirus pour nous, c’est la Grèce

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    • marées // 02.04.2020 à 23h29

      Absolument. On peut aussi lire Bertrand Badie, pur extrémiste, atlantiste dur, qui commence par dire que la mondialisation est à nue pour proposer d’aller encore plus loin.
      Un extrait type :
      il commence par : »Cette crise révèle d’un côté un formidable besoin d’État, c’est-à-dire de restauration de l’État-providence.  »
      Et enchaîne par : « Cela veut dire surmonter le principe de la souveraineté pour trouver des principes régulateurs ».
      Le meilleur le voici : « Cette mondialisation enfin mise à nu, présentée sous son vrai visage, nous montre qu’il n’y a pas d’autre choix que la gouvernance globale face à ces enjeux nouveaux »
      https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/entretien-coronavirus-la-mondialisation-enfin-mise-nu-selon-le-chercheur-bertrand-badie-6792040
      Une structure diffuse, non responsable, non élue, mais dirigeant la totalité des humains.

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      • Patrick // 03.04.2020 à 08h53

        L’UE est un prototype de ce genre de gouvernement..
        Ça a foiré aussi, sans doute parce qu’on n’en a pas fait assez 😁

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        • Cornelius // 03.04.2020 à 11h49

          Comme le « libéralisme », en fait ? 😉 Je vous taquine !

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  • Mona Redmoor // 02.04.2020 à 12h01

    G.Giraud est au CNRS – un homme du système, tranquille comme baptiste. Il écrit dans Libération – qui barycentre le libertaire de la haute finance et celui de gauche (bannière biface de LREM). Ponte des Ponts déchaussés, il parle de faiblesses du capitalisme et de l’individualisme et ne désapprouver du Capitalisme que son avatar ultra-libéral. Et requiert de revenir à l’Etat-providence, qui a été le marchepied dudit système avant qu’il ne s’en passe. L’écho vide e-covid retentit de toutes les sirènes des CRS de la Science officielle, des universitaires en chaire – et désincarnés.
    M.Giraud post-analyste d’un état bien connu au moment d’un épisode spectacularisé – trop, pour camoufler un nouveau coup d’Etat mondial des banques!? – nous fait de la bouche en cœur et du cœur en bouche, du y-a-qu’à-y aurait-fallu; Supiot, Naulot et autres Giraud si telle est leur ligne de longue date qui frappent la Une aujourd’hui, Ministres de la Pensée, du Conseil, courtisans du Pouvoir (carrière au CNRS et à l’Université – si on veut être libre, on ne peut pas y rentrer ou y rester) qu’avez-vous fait toutes ces années? Livres, conf. et colonnes? Non en tant qu’hommes qu’avez-vous fait pour faire un pas de côté, si telle est votre conviction que le système foirait. Où votre éthique personnelle vous commande de commencer à penser ne plus collaborer?
    Quelle crédibilité accorder à cette neutralité axiologique qu’on nous sous-entend garante de saine et honnête liberté d’expression. Libé est un média d’opinion. L’idéologie y est à l’œuvre à plein.

      +7

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    • Brigitte // 02.04.2020 à 13h16

      Oui, la société du spectacle jusque dans la mort…ad nauseam.
      Et pour rajouter une couche à que vous écrivez très justement, la bien-pensance critique (oxymore) nous joue en ce moment un concert gratuit de bonnes intentions et de pensée magique au profit de leur bonne conscience.
      Les chantres du système libéral européiste, dont nos universités sont pleines, qui parlent en anglais et qui pensent avancement plutôt qu’en avance, en euros plutôt qu’en héros, sentent-ils le vent de l’histoire tourner ou appellent-ils un vrai changement de leurs voeux?
      Ne vaudrait-il pas mieux qu’ils fassent amende honorable?

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  • D.T // 02.04.2020 à 12h18

    Etienne Chouard qui avait traité Macron de « criminel » à l’époque ou il passait sur Sud Radio. C’était au sujet des économies faites sur l’hopital.
    J’espere que ceux qui étaient outrés de cette declaration comprennent pourquoi maintenant.

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  • Macarel // 02.04.2020 à 12h25

    Dans le Grand Casino Mondial, c’est « rien ne va plus, faites vos jeux ! »

    Solidarités occidentales : et vas-y qu’on se vole les masques à qui mieux, mieux !

    https://twitter.com/isabellehanne/status/1245396790050009098

    https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-la-saisie-de-4-millions-de-masques-lyon-par-la-france-enerve-la-suede-6797642

      +5

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  • Macarel // 02.04.2020 à 13h14

    « La France n’a pas pu accepter le fait qu’elle n’est plus une puissance majeure. Je veux dire avant même la Seconde Guerre mondiale, Paris était l’un des principaux centres de la vie intellectuelle et culturelle. Mais maintenant Paris est une sorte de filiale de l’Allemagne … » Chomsky

    https://twitter.com/noamchomskyT/status/1244795865371496448

    L’Euro a permis à l’Allemagne de satelliser la France, chose qui n’avait pas été possible avec les Panzers de Gudurian.

    Disant, cela je ne jette pas la pierre à nos « cousins germains », mais plutôt à nos élites stato-financières, à notre énarchie, qui a cru qu’avec l’euro la France contrôlerait mieux une Allemagne réunifiée.

    Cette classe stato-financière a là aussi fait preuve d’une suffisance et d’une arrogance dont on fait aujourd’hui les frais. En effet, la vassalisation de la France a eu pour conséquence des politiques d’austérité voulue par une Allemagne qui n’avait accepté l’euro qu’à la condition que la gestion économique des pays l’ayant comme monnaie, soit la gestion que l’Allemagne avait lorsqu’elle avait le Mark comme monnaie.
    Résultat, tous les pays latins, se sont désindustrialisés, ont vu leurs services publics et sociaux fondre comme neige au soleil. Aujourd’hui l’on n’est plus capable de fabriquer nos masques, nos respirateurs, nos tests, en tout cas, en quantité suffisante. Tout ou presque vient de Chine, et c’est la foire d’empoigne pour se procurer tout ce dont les pays touchés ont besoin. C’est un formidable fiasco de l’idéologie du tout marché !
    « It’s a colossal market failure » Chomsky

      +7

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    • Patrick // 02.04.2020 à 16h17

      Un dénommé Mitterrand avait déclaré : » j’ai cloué les mains de l’Allemagne sur la table de l’Euro  »
      Visionnaire , le gars 🙂

        +4

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  • Moussars // 02.04.2020 à 13h43

    @ Patrick // 02.04.2020 à 11h03
    « Pour un acte équivalent , une clinique privée coûte moins cher qu’un hôpital privé. »
    Vous devriez étudier l’énorme code des interventions et actes. Tous ceux où le coût permet une marge confortable sont pris par les cliniques privées. Pour toutes les interventions lourdes ou + ou – légères pas inintéressantes, elles vous répondent qu’elles ne font pas ce genre d’opération ou que les délais sont de plusieurs mois (encore supérieurs à ceux des hôpitaux publics).
    Faite l’essai à deux : l’un demande à la secrétaire médicale et l’autre, par le côté, suit le défilement du tableau sur l’écran une fois que la première a rentré le code de l’intervention. La réponse affichée est en fonction du rapport facture-prix de revient…

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    • Patrick // 02.04.2020 à 15h35

      on ne parle pas d’un coût général mais des coûts comparés de deux opérations similaires.

      extraits pris sur le site « réseaux des CHU  »
      Pour le privé, la situation est très facile à décrypter : Le prix payé par l’Assurance-maladie aux cliniques est en moyenne 20 % à 22 % moins cher que dans les hôpitaux. « Cette contrainte économique nous invite à être plus efficients. »

      commentaire d’un directeur d’hôpital qui avance d’autres raisons « les charges de personnel ainsi que le circuit de facturation qui grèvent les budgets »

      etc …

      + les 4 ou 5 d’administration des agences de santé qu’il faut bien financer

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  • fanfan // 02.04.2020 à 13h50

    « Une action collective en justice a été lancée « pour geler les dividendes » des grandes sociétés afin de créer une « contribution de solidarité exceptionnelle » en raison de la crise du coronavirus, annonce l’avocat à l’origine de la procédure, dans une tribune publiée jeudi par Mediapart.
    Cette action collective gratuite est ouverte, du jeudi 2 avril midi au mardi 7 avril 2020 midi, « aux citoyens, aux syndicats, aux ONG ainsi qu’aux entreprises (TPE/PME), commerçants, artisans et professions libérales », lit-on dans le texte.
    Cette procédure vise à interdire « à toutes les sociétés du CAC 40 et aux sociétés qui réalisent plus de 150 millions d’euros de chiffre d’affaires de distribuer des dividendes cette année », selon l’avocat, inscrit au barreau de Paris et de Toulouse. Mais aussi à créer une « contribution exceptionnelle à hauteur de 75% des dividendes (soit environ 37 milliards d’euros) pour financer le fonds de solidarité des TPE/PME, l’hôpital public et un plan de relance écologique ».

    https://blogs.mediapart.fr/cleguevaques/blog/020420/coronaviruscovid19-action-collective-citoyenne-pour-geler-les-dividendes

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    • fanfan // 02.04.2020 à 13h50

      « Fort de l’expérience acquise dans les dossiers Lévothyrox, Linky, Uber Eats et Chlordécone, nous avons décidé avec Me Arnaud Durand, proposer un site fédérateur des actions en justice liés à CORONAVIRUS/COVID&19, explique Me Christophe Lèguevaques, avocat au barreau de Paris de la plateforme MySMARTcab.

      Nous avons créé un site dédié à toutes les actions en préparation et qui nous sont proposés par des avocats de toute la France. Son nom est tout un programme :
      https://noublionsrien.fr/

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  • geedorah // 02.04.2020 à 15h59

    la nécessité d’un Etat ramené à sa mission première : la survie de chacun.

    bah voyons, une vie décente pour chacun c’est trop demander…

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    • Patrick // 02.04.2020 à 16h38

      le problème actuel c’est que l’état n’assume même plus ses missions premières ( sécurité des personnes et des biens ) , il est donc totalement incapable d’assurer les conditions d’une vie décente pour chacun.

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      • SL // 02.04.2020 à 18h07

        Mais combien de temps encore nous accrocherons nous à ces mythes et légendes, qui ont si puissamment colonisés notre imaginaire, d’un état dont la mission première, malencontrueusement écornée depuis quelques décennies, serait de protéger les biens et les personnes et d’incarner la volonté populaire ?

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        • Patrick // 02.04.2020 à 20h14

          Le problème avec la « volonté populaire », c’est que n’importe quel politicien peut bénéficier de cette volonté en promettant tout et n’importe quoi, et en payer une partie avec des déficits et des dettes, ou en supprimant les défenses non nécessaires dans l’immediat comme les stocks de médicaments.

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        • Patrick // 03.04.2020 à 21h32

          40 ans de coupes budgétaires sur l’autel du libéralisme et en voilà un qui a le toupet de dire que c’est la faute de l’Etat s’il manque de moyens.

          Et si c’était parce qu’on a fait croire de façon tout à fait stupide aux populations que le Marché c’est le plus efficace, que la Main invisible va nous montrer le chemin de la prospérité, et que l’Etat était un vilain dépensier.

          Cela ressemble à s’y méprendre à votre idéologie de libéral fanatisé 🙂

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  • .Josy // 02.04.2020 à 16h48

    La dernière strate administrative qui s’est constituée sous les ordres du ministère , mise en place je crois approximativement en 2005 est l’ARS sorte de préfecture pour la santé elle s’occupe depuis sa création de gérer, organiser , distribuer et ordonner . Depuis elle sabre dans les dépenses, dans le personnel dans les financements gonfle son personnel pour tout surveiller dans le menu . voilà pourquoi l’hôpital se disloque et que ces derniers jours l’on renvoie un bus médical à son point de départ. l’ARS ayant décide qu’il fallait changer de malades ceux là ne l’étant pas assez;

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    • Catalina // 02.04.2020 à 18h19

      elle préfère payer des kappos plutôt que des soignants….
      D’ailleurs, combien englouti le décodex ? il pourrait par humanité et vu qu’il ne sert à rien faire don de son pognon de dingue aux hopitaux ? nan ?

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    • Patrick // 02.04.2020 à 20h26

      L’ARS est une administration normale.
      Elle est là pour administrer pas pour soigner, alors elle administre .. et si les soignants sont gênants elle les supprime pour pouvoir grossir tranquillement.

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  • Marc // 02.04.2020 à 17h12

    L’économie mondiale est – et a toujours été – la face économique d’une guerre de tous contre tous pour dominer le monde ou pour pour ne pas être dominé. Il n’y a jamais eu d’économie mondiale qui n’ait pas été une économie de guerre ou d’opposition.

    La question est de savoir si, au lendemain de cette crise sanitaire, économique, financière et monétaire, l’humanité sera suffisamment consciente que seule une économie mondiale de partage et de collaboration peut se substituer au système actuel…, ou pas.

    Seul un monde de nations libres et indépendantes, succédant à la domination des empires et des alliances continentales, permettra de passer de l’économie de guerre à la coopération pacifique entre touts les peuples, ouvrant ainsi la possibilité d’explorer de nouvelles voies et de faire des choix – inédits jusque-là –dans le champ de l’aventure humaine.

    Sinon, tout recommencera comme avant et la prochaine grande crise sera une hécatombe pour l’humanité.

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  • Catalina // 02.04.2020 à 20h03

    https://www.legrandsoir.info/finalement-il-suffisait-de-tout-arreter-pour-que-tout-s-accelere.html
    « Pour sûr, des résistants de la dernière heure seront présentés et célébrés comme des héros et ceux de la première oubliés. Le virus deviendra « chinois ». La crise deviendra « globale ». La « guerre contre le terrorisme » sera du pipi de chat en comparaison de celle qu’ils vont nous inventer. Où tout appel à la raison sera qualifié de trahison (Patriot Act version 2.0). Pendant ce temps, le contrôle des médias sera resserré, la guerre contre les fake news redoublée, tandis que les réseaux sociaux isoleront en douceur la dissidence qui sera ramenée à quelques poches de contestation où on s’échangera entre soi. »

    Ce jour-là, comme vous regretterez Wikileaks et Julian Assange.

    Viktor DEDAJ
    « Poussez pas derrière, faut pas la rater celle-là »

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  • JBB // 02.04.2020 à 23h14

    L’Allemagne et surtout la Corée du Sud qui ont un système de santé bien plus libéral que le notre ( avec beaucoup de privé dedans ) ont pourtant l’air de bien mieux s’en sortir…

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  • Ernesto // 03.04.2020 à 00h59

    « On constate que les service publics occupent toujours plus de monde tout en rendant un service de plus en plus mauvais. Donc, ce n’est pas une question de moyen mais bel et bien une question d’organisation et de priorisation des missions ».
    C’est exactement avec ce type de discours tenu par tous les pouvoirs depuis des décennies qu’on en est arrivé à la situation désastreuse actuelle. Je ne suis pas sûr que vous seriez en mesure de le tenir face aux personnels de santé qui malgré les pénuries de toutes natures sont en première ligne et assument tous les risques.
    Il fallait oser proférer de tels propos en pareille circonstance, pour ma part, je les considère comme obscènes.

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    • Patrick // 03.04.2020 à 08h55

      Les personnels de santé sont parfaitement conscients de la situation et de l’empilage de couches de bureaucratie qui leur pourrissent la vie.

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      • Patrick // 03.04.2020 à 21h22

        Les personnels de santé sont parfaitement conscient de la dégradation de leurs conditions de travail, notamment depuis l’instauration de la T2A d’inspiration libérale.

        Moins de budget pour la santé, comment voulez-vous qu’à la sortie, pour une population vieillissante, la qualité des soins augmente. Seule solution comptable cohérente : on euthanasie tous ceux qui ont plus de 70 ans.

        Cela vous laisse encore quelques belles années à cracher sur « la bureaucratie » avant que la main invisible ne vienne vous cracher votre bulletin de naissance.

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  • Ernesto // 03.04.2020 à 01h40

    500 000 cheminots à la libération, moins de 140 000 aujourd’hui,où sont les sureffectifs? Par contre c’est vrai, le service public s’est dégradé, mais la faute à qui? Moins de 9% du trafic marchandises assuré par le ferroviaire contre 90% par le routier, c’est ça la lutte contre le réchauffement climatique? 1300 filiales à la SNCF, dont GEODIS, premier transporteur routier de France, la SNCF se faisant concurrence à elle-même! Quelle sinistre farce!Un réseau ferré vieillissant et mal entretenu, des centaines de kilomètres de rails vétustes, non remplacés, imposant des réductions de vitesse à 60 voire 10! km/h à des matériels ultramodernes, capables de rouler à 160 et même 200 km/h, avec pour conséquence d’allonger démesurément les temps de parcours et rendre le train incapable de rivaliser avec la route. On voudrait inciter les gens à préférer la voiture aux transports collectifs qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Il n’y a pas que l’hôpital dont les néolibéraux veulent se débarrasser pour tout confier aux intérêts privés et à la prétendue régulation du divin marché.

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    • Patrick // 03.04.2020 à 08h59

      Geodis, en fait SNCF logistic , 1er groupe français, 4eme européen. Bel réussite.
      Le secret ? Pas de cheminots, des camions, des avions, des bateaux, et même des trains mais pas trop.
      La SNCF elle même n’a jamais su gérer du fret ni être mise en concurrence.

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      • Patrick // 03.04.2020 à 21h24

        Brillant économiste comme vous l’êtes vous allez pouvoir nous rappeler l’intérêt de la concurrence dans un secteur monopolistique ? Payer des actionnaires et des publicitaires ? Faire engraisser les banques et les marchés ? Dégrader les services et faire monter les prix ?

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  • Gigi // 03.04.2020 à 08h14

    Salut,
    Certes le monsieur comme beaucoup reve (moi même ?)…
    Mais le réveil risque d être plus rude :
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010420/hopital-public-la-note-explosive-de-la-caisse-des-depots
    On lache rien semble être leur devise !!!

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  • moshedayan // 03.04.2020 à 09h12

    Blablabla, beaucoup de commentaires qui ne reposent que sur des approximations voire des âneries…
    un commentaire sans fait, celui d »Al chaab yourid, qui s’en prend au Gosplan…. Blablabla…. Que vous apprend-t-on dans vos Ecoles ?!! Sans le Gosplan, il n’y aurait pas eu à cette échelle!!! -Magnitogorsk, le Kuzbass et la faculté de l’URSS de s’armer grâce à ses arrières de l’Oural et du Sud de la Sibérie, du Kazakhstan face à l’envahisseur nazi… Faut arrêter de déconner…
    Le consortium socialiste !! Skoda sortait des produits de grande qualité pour son époque – acier et moteurs très fiables (bien plus que le moteur de la R12, les Slovaques préféraient leur marque à la Dacia 1300) et maintenant – Rien de tchécoslovaque !!!- de l’Allemand ou autres et plus de consortium…
    Mais rassurez-vous!!! les Libéraux n’ont pas du tout abandonné la partie – la Rada de Kiev a voté une loi sur la Terre permettant aux Occidentaux d’acheter définitivement les Terres noires d’Ukraine ! Afin de recevoir 8 milliards de dollars du FMI !
    Oui ces sal… osent tout… Vos riches paysans et financiers ont salopé leurs terres d’engrais et de pesticides. Après ça, ils ont acheté des terres dans le bassin du Danude en Roumanie (contre les Roumains) . Maintenant tels des voraces, ils se tournent vers l’Ukraine… Un véritable scandale ! Cette engeance de ploutocrates n’a aucune limite, la seule solution -les éliminer ! Et j’attends le jour où les vrais Ukrainiens leur feront un bras d’honneur…

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  • Ernesto // 03.04.2020 à 17h55

    Vous avez des raisonnements d’un cynisme et d’une ignominie qui ne vous honorent pas. Vous ne répondez pas sur le fond: les sureffectifs? Le délabrement du réseau? L’abandon du coeur de métier? L’atomisation de l’entité de départ?
    Ainsi, le secret de la réussite serait la disparition du cheminot? J’espère pour vous que le hasard ne vous fera pas rencontrer l’un d’entre eux, au coin d’une rue mal éclairée, un soir d’hiver, vous risqueriez de passer un mauvais quart d’heure! Même la Suisse (depuis plus de 50 ans), l’Autriche, qui ne passent pourtant pas pour des pays inféodés au bolchevisme, ont compris très tôt, qu’il valait mieux mettre les gros bahuts sur les trains pour pouvoir respirer dans les vallées alpines et entendre le chant des oiseaux. Celle de Chamonix, qui voit passer tous les jours des milliers de gros culs, est une des plus polluées de France et sans doute d’Europe. Quant aux anglais, ils sont revenus de la privatisation des British Railways et réclament à grands cris le retour à la nationalisation!
    Je vous conseille donc, de revoir à tête reposée, vos certitudes bancales sur les bienfaits supposés incomparables du libéralisme et du tout privé.

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