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23.janvier.202023.1.2020 // Les Crises

Des Lituaniens dansant sur un site de massacre de juifs ont engendré une œuvre théâtrale courageuse – Par Efraim Zuroff

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Source : The Times of Israel, Efraim Zuroff, 06-12-2019

Notre livre sur la politique de la Lituanie visant à minimiser ses atrocités et sa complicité dans l’Holocauste a inspiré une œuvre spectaculaire de critique sociale

D’après la pièce de théâtre basée sur notre livre, Mūsiškiai. (Arvydas Gudas)

Il y a eu une époque, pendant l’entre-deux-guerres, où la Lituanie était indépendante (1918-1940), où l’on pouvait dire que les villes de Jérusalem et de Panevežys étaient étroitement liées. Cela était bien sûr dû au statut important de la yeshiva locale [une yechivah, ou yeshivah est un centre d’étude de la Torah et du Talmud dans le judaïsme. Source wikipedia, NdT]. au cœur de la ville lituanienne, qui avait été créée par le rabbin Yitzhak Yaakov Rabinovich en 1908. Parmi les étudiants qu’elle attirait, il y avait mon grand-oncle Rabbi Efraim Zar, dont je porte le nom. Comme toutes les yeshivots de la Lituanie indépendante, elle fut fermée par les Soviétiques, qui occupèrent la Lituanie en juin 1940, et la plupart de ses étudiants et « diplômés », dont mon grand-oncle, (ainsi que sa femme Beyla et ses deux fils Hirsh et Eliyahu), faisaient partie des plus de 200 000 Juifs assassinés par les Nazis et leurs collaborateurs locaux pendant l’Holocauste.

(Arvydas Gudas)

(Arvydas Gudas)

Malgré le destin tragique de tant de rabbins et d’étudiants qui avaient étudié à Panevežys, cette institution n’a pas été totalement anéantie, puisque le chef de la yeshiva pendant les années de la Seconde Guerre mondiale et après, le rabbin Yosef Shlomo Kahaneman, a pu quitter la Lituanie avant l’assaut nazi et rétablir la yeshiva à Eretz Yisrael [Terre d’Israël est une étendue géographique comprenant les anciens royaumes d’Israël et de Juda, berceau du peuple juif, NdT], où elle a prospéré jusqu’à il y a quelques années, lorsque des dissensions internes entre ses dirigeants ont nui à son statut et à sa renommée dans le monde juif.

Il y a deux semaines, je me suis rendu à Panevežys pour la deuxième fois de ma vie. Ma première visite remonte à plus de quatre ans, dans le cadre d’une mission visant à visiter plusieurs dizaines de lieux où des Lituaniens ont assassiné des Juifs pendant l’Holocauste, mission qui est devenue la base du livre Mūsiškiai, sur la complicité lituanienne dans les crimes de l’Holocauste et les efforts continus des gouvernements lituaniens successifs pour cacher ou minimiser ces crimes.

Ma partenaire dans cette mission était l’auteure lituanienne populaire Ruta Vanagaite, qui avait découvert auparavant que son propre grand-père et le mari de sa tante avaient participé à la persécution de Juifs lituaniens, et elle cherchait un moyen d’expier au moins symboliquement leurs crimes. Notre itinéraire était basé sur nos biographies, et comme l’oncle de Ruta avait été le chef de la police de Panevežys jusqu’à la fin du mois d’août 1941, et que mon grand-oncle avait étudié dans la yeshiva locale, ce fut l’une des étapes les plus importantes de notre voyage. Comme on pouvait s’y attendre, nous avons rencontré la combinaison habituelle d’ignorance et d’apathie concernant le sort de cette communauté. Étonnamment, le bâtiment de la yeshiva était encore debout, mais aucune des personnes travaillant dans la boulangerie/café qui l’a remplacée n’avait la moindre idée de son origine, et dans le musée municipal local, il n’y avait pas non plus une seule mention de la communauté juive, qui y avait prospéré pendant près de 300 ans.

(Arvydas Gudas)

Ainsi, je doutais de pouvoir visiter à nouveau Panevežys, mais un développement très surprenant a engendré une nouvelle visite avec des résultats beaucoup plus encourageants. Si quelqu’un m’avait dit que je ferais un jour le voyage de Jérusalem à Panevežys pour voir une pièce jouée au théâtre d’État local, j’aurais catégoriquement écarté une telle possibilité.

Mais comme le dit le dicton populaire, la vie est pleine de surprises, et celle-ci était absolument extraordinaire. Contrairement à l’attitude très négative de l’administration lituanienne et de larges segments de la société locale à l’égard de notre livre, l’un des jeunes metteurs en scène les plus créatifs du pays, Arturas Areima, et le directeur artistique du théâtre Andrius Jevsejevas, ont uni leurs forces pour produire une pièce basée sur Mūsiškiai et écrite par le dramaturge polonais prometteur Michal Walczak.

(Arvydas Gudas)

Et donc, je me suis retrouvé assis dans un théâtre de Panevežys à regarder une production nettement avant-gardiste transmettant de manière très réussie le message de notre livre en trois représentations à guichet fermé.

La pièce tournait autour de la question de l’endoctrinement politique, et de l’incroyable facilité avec laquelle on peut faire subir aux jeunes un lavage de cerveau pour qu’ils adoptent les idéologies politiques les plus problématiques.

Que l’État ait été occupé par les nazis ou les communistes, encore à ce jour dans une Lituanie prétendument démocratique, la tendance dominante reste d’ignorer les crimes de l’Holocauste commis par des collaborateurs nazis locaux. La pièce est un avertissement qu’une telle amnésie historique peut finalement ouvrir la voie à une reprise de ces atrocités.

Le lieu de ces événements théâtralisés a été tiré de notre livre, dans lequel nous avons révélé que le site du tout premier meurtre de masse de l’Holocauste, le Septième Fort de Kovno (Kaunas), où 5 000 Juifs ont été massacrés peu après l’invasion de la Lituanie par les nazis, avait été privatisé. Et contrairement à toute logique, à la décence humaine et au respect des victimes de la Shoah, il est actuellement utilisé pour les fêtes de Noël, les chasses au trésor et même les mariages. La pièce met en scène un couple qui cherche à s’y marier, sans se rendre compte de la boîte de Pandore de violence et de terreur que leur demande allait libérer.

(Arvydas Gudas)

Je ne peux pas conclure cet article sans quelques commentaires personnels. L’un d’eux est que c’était très étrange pour moi de voir un jeune acteur m’incarner, d’autant plus que son personnage était très réservé, calme et pratiquement docile. On peut en dire autant de l’actrice plus âgée qui a joué Ruta. Peut-être le metteur en scène voulait-il montrer au public que nous n’étions pas les ennemis vicieux, impitoyables et traîtres à la Lituanie au service de la propagande russe (travaillant personnellement pour Poutine) que les opposants au livre et à la pièce prétendent constamment que nous sommes.

(Arvydas Gudas)

(Arvydas Gudas)

La deuxième remarque est que le fait de venir à la représentation m’a donné l’occasion de corriger plusieurs erreurs concernant les pratiques juives qui faisaient partie du drame. Ainsi, par exemple, j’ai apporté à Andrius Mockus, l’acteur qui a joué mon rôle, une belle kippa tricotée pour donner plus d’authenticité à son personnage. Et plus important encore, je lui ai expliqué que la prière qu’il disait n’était pas « Shlomo Yisrael », mais plutôt « Shma Yisrael », et que les juifs ne prient généralement pas à genoux comme les musulmans, mais plutôt se balancent d’avant en arrière.

(Arvydas Gudas)

Ces commentaires personnels sont toutefois d’une importance minime au regard de l’impressionnant succès de la pièce, qui a su transmettre son important message à une société qui nie profondément son passé marqué par l’Holocauste et la portée hautement significative de la complicité de ses ressortissants dans le meurtre de masse de leurs voisins juifs. Nous devons maintenant espérer que cette pièce ne restera pas à Panevežys, mais qu’elle atteindra un public dans toute la Lituanie, ainsi qu’à l’étranger, et même, espérons-le, à Jérusalem.

(Arvydas Gudas)

Le Dr Efraim Zuroff est le chasseur de nazis en chef du Centre Simon Wiesenthal et le directeur du Bureau d’Israël et des Affaires d’Europe de l’Est du Centre. La traduction anglaise de Mūsiškiai sera publiée par Rowman & Littlefield en mars 2020.

Source : The Times of Israel, Efraim Zuroff, 06-12-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Zevengeur // 23.01.2020 à 09h25

Il faudrait aux Lithuaniens une historienne de la trempe d’Annie Lacroix Ritz !

25 réactions et commentaires

  • step // 23.01.2020 à 08h41

    Enfouir son passé, y compris ses erreurs et ses regrets est souvent un sort funeste que l’on lance à la génération qui suit.

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  • MaisOui // 23.01.2020 à 09h09

    Quelles que furent la réalité et l’ampleur des crimes de la Lituanie, on peut comprendre une certaine réticence à les reconnaitre quand on voit ce qui arrive aux polonais avec le decret S774. Sujet d’un prochain billet sur les-crises?

      +6

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  • Arynael // 23.01.2020 à 09h18

    Je ne connaissais pas ce décret, mais voici ce que j’ai trouvé (ce me semble complètement surréaliste) :
     » Les juifs américains ont lancé l’opération en faisant passer au Congrès obséquieux le décret S774. Ce décret enjoignait à la Pologne de cracher $300 milliards aux organisations juives américaines. Selon cette loi américaine, toute propriété ayant jadis appartenu à une personne d’ascendance juive en Pologne doit être transférée aux organisations juives américaines. Un tiers de Varsovie, la moitié de Krakow, une bonne partie de la propriété résidentielle en Pologne appartenait à des juifs avant la guerre, et tout cela « revenait » maintenant à la Juiverie américaine. »
    https://www.alterinfo.net/La-Bataille-pour-Auschwitz_a152580.html

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    • Robur // 23.01.2020 à 20h03

      Je ne suis pas fan non plus de la manière dont certaines organisations ont essayé de faire leur « beurre » sur cet événement tragique, mais si vous cherchez un peu sur le net, vous ne trouvez rien, ni en anglais ni en français sur ce « Décret S774 ».
      À part l’article que vous sitez, dont un des autres articles parle des manipulations des « sionards », soyez prudents avec ce que vous partagez svp.

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      • MaisOui // 23.01.2020 à 20h26

        Pour vos recherches : Comme indiqué plus haut, il s’agit certainement du decret 447 “JUST act”.

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  • Zevengeur // 23.01.2020 à 09h25

    Il faudrait aux Lithuaniens une historienne de la trempe d’Annie Lacroix Ritz !

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  • Mamadov // 23.01.2020 à 19h05

    Une mise en scène obscène et profondément écœurante.

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  • Candide // 23.01.2020 à 20h47

    Vivant en Lituanie (Vilnius) depuis plus de 13 ans, j’apporterais modestement mon commentaire sur cette page d’histoire trouble où l’on accuse du pire ceux qu’on ne connais pas.
    A la signature du Pacte Germano-Soviétique, les russes ont eu les mains libres sur les pays Balte dont la Lituanie qui était déjà coupé en deux, suite à son annexion partiel par la Pologne, Vilnius s’appelait alors Wilno. Quand les Nazis se retournent contre les Soviétiques, ils proposent, très intelligemment, de rendre la totalité de son territoire à la Lituanie si celle-ci collabore pour chasser les russes (ce qu’ils font de bon coeur) mais aussi, hélas, pour participer aux massacres et déportations (comme dans pratiquement toute l’Europe occupée).
    Quand les Russes furent de retour, les Lituaniens payèrent extrêmement cher, et pendant 40 ans, cette alliance avec les Nazis (déportations en Sibérie, massacres et envoie en première ligne en Afghanistan par exemple).
    PS : les Lituaniens sont des gens formidables (mais ne le dites pas ça pourrait se savoir).

      +9

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  • Souvenir // 24.01.2020 à 05h08

    Cher Candide. Fort d’une expérience vécu en Lituanie quelque années je suis sidéré par tes propos. La Lituanie d’avant guerre, dirigée par Smetona était un peu une dictature bourgeoise (antisemite et antibolchevique). Lorsque la bourgeoisie s’est envolée en 1940, le peuple a demandé protection à l’Union Soviétique … tu peux vérifier. Lors de l’invasion Allemande, invasion qui fut bien accueillie par certains, surtout les polonais de Wilno (ville alors essentiellement polonaise), beaucoup de lituaniens rejoignirent soit les partisans soit s’enrôlèrent dans l’armée rouge. … tu peux facilement trouver d’ancien combatants. Hélas d’autres rejoignirent les einsatzgruppen voire carrément les SS (tout comme leurs frères lettons). Comme un pourcentage important des habitants de la Lituanie étaient juifs … ce n’est pas difficile de comprendre qu choisit alors les soviets. En 1945 la Lituanie soviétique était dirigée par ceux qui avaient choisi les soviets. Bien entendu nombreux de ces dirigeants étaient juifs (athées). Une de leur première tache fut de déporter tous ceux qui collaborèrent avec les nazis, les einsatzgruppen et les civils qui ont massacré les juifs en leur spoliant de leurs biens en 1940. …. Surprise! En 1992 certain de ces déportés revirent de Sibérie et furent accueillis en héros (alors que c’était des criminels ayant tué et spolié des juifs).Bon, cela a revigoré l’antisémitisme.

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    • Arkhenes // 24.01.2020 à 09h29

      Bravo pour votre oeuvre de désinformation. Vous avez votre carte au parti, c’est ça? C’est ridicule d’avancer que les lituaniens déportés par les soviétiques en Sibérie étaient des collaborateurs nazis… Ils ont été raflés avec toute leur famille sans savoir pourquoi eux-mêmes, ou en sachant que c’était pour leur opposition à l’envahisseur et à son souhait de réorganiser les campagnes (les juifs et les polonais étaient urbains et bourgeois, donc votre saillie sur la dictature bourgeoise antisémite est ridicule).

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      • Souvenir // 24.01.2020 à 15h22

        Désolé d’heurter vos convictions. Mais avez-vous entendu parler des Shtetl …. avez-vous été dans la campagne lituanienne ….

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        • Arkhenes // 27.01.2020 à 11h50

          J’y habite, Môsieur. De toute façon, le nombre d’erreurs factuelles flagrantes dans votre commentaire vous décridibilise totalement, je ne pense pas qu’il soit pertinent de débattre avec vous.

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    • Candide // 25.01.2020 à 07h25

      Cher Souvenir, votre affirmation : « le peuple a demandé protection à l’Union Soviétique…. », décrédibilise votre commentaire tout entier.
      Mais encore : « En 1945 la Lituanie soviétique était dirigée par ceux qui avaient choisi les soviets »… (pertinente !)
      Et aussi : « Lors de l’invasion Allemande… beaucoup de lituaniens rejoignirent… les partisans », du délire, ils furent tout au plus quelques centaines.
      Puis confusion : « En 45… nombreux de ces dirigeants étaient juifs… leur première tache fut de déporter tous ceux qui collaborèrent avec les nazis… ». Vous sous-estimez ici le souhait de vengeance des russes.
      Puis incohérence : « En 1992 certain de ces déportés revirent de Sibérie… » si les déportés de 1945 étaient les mêmes qui sont revenus 50 ans après, (âgés de 70 à 80 ans ???) la vie des camps Sibériens était donc une cure de jouvence.
      Ces déportés était ceux du régime Soviétique des années 60, 70… mais pas de 1945.

      Pour finir, votre opinion si catégorique sur l’Histoire et les lituaniens est aussi extrême que ce que vous tentez de dénoncer. Et même si vous dites : « Fort d’une expérience vécu en Lituanie… », je doute fortement que le ressentiment évident qui transpire de votre « sidération » ne soit réellement du « vécu ».
      Malgré tout, bien que je n’y souscrive pas du tout, je respecte votre opinion et m’en instruit.

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  • Souvenir // 24.01.2020 à 05h08

    La Lituanie soviétique a toujours été dirigée par des lituaniens, (même si certain d’entre eux étaient juifs) … facile a vérifier si tu causes avec des lituaniens.
    Petit test marrant : va dans les campagne (ou seulement 1/3 des terres ont été « Kholkoisés » en passant) et demande s’ils regrettent ou pas les temps soviétiques.
    Anecdote. Une fois l’Otan a simulé une attaque russe avec des soldats déguisés avec des uniformes soviétiques (en 2010 environ ±2 ans). Surprise … ils furent bien accueillis par la population. ….

    Alors dire la vérité … a savoir que la Lituanie a participé pleinement à la Shoah, que 30% de la Lituanie était juive en 1939, que le bolchevisme et plus tard le communisme avaient une assise solide dans la population ….. C’est pas facile car on se heurte à la désinformations et à la réécriture de l’histoire à des fins politiques.

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    • Arkhenes // 24.01.2020 à 09h32

      Merci de nous faire partager votre source pour la fausse attaque russe bien accueillie par la population. Des soldats otanesques déguisés en uniformes SOVIETIQUES en 2010…

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      • Souvenir 2 // 24.01.2020 à 15h24

        Lisez-vous parfois la presse lituanienne …

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        • Candide // 25.01.2020 à 08h22

          Moi, oui, et je ne trouve de trace de ça qu’en 2016/2017… et venant de la presse russe, il pourrait donc ne s’agir que d’un détournement « avantageux » des faits, source peu fiable (sur ce fait en tout cas).

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      • Candide // 25.01.2020 à 10h34

        FAKE NEWS 1. Après enquête ici auprès des lituaniens, votre anecdote est une « face news » totale.

        FAKE NEWS 2 : « Lors du recensement de 1924, on dénombrait 155000 juifs, soit 7,65% de la population,…  » source : https://jguideeurope.org/fr/region/lituanie/

        Vos sources, svp ?

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        • Souvenir 2 // 26.01.2020 à 18h11

          Bien, ce recensement comptabilisait-il les juifs de Wilno ? (La Jerusalem de l’est!)
          Beaucoup de juifs ne parlaient pas le lituanien mais seulement le Yiddish et le russe … furent-ils comptabilisés comme lituaniens?

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        • Arkhenes // 27.01.2020 à 11h57

          Merci Candide pour votre travail de vérification. Une fois de plus, la condescendance s’avère n’être qu’un pauvre masque de l’ignorance.

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    • Candide // 25.01.2020 à 08h13

      Cher Souvenir, concernant votre « petit test marrant », pour être honnête (vous ne me contredirez certainement pas) il faut dire au gens qui nous liront que les campagnes des « pays de l’Est » (et pas seulement en Lituanie) sont ravagées par la pauvreté, le chômage et la désertification des petites villes. Il est donc évident qu’une grande majorité des générations qui ont connu l’époque Soviétique regrettent ces temps où la vie, même modeste, était assuré quoiqu’il arrive (travail à vie, prix fixes, jardins ouvrier…).
      Ce n’est donc AUCUNEMENT par conviction politique mais bien à cause de l’appauvrissement dû au capitalisme moderne qu’une certaine nostalgie du socialisme revient régulièrement à la surface. Et bien sur, les générations de moins de 40 ans n’ont absolument AUCUNE nostalgie de ce temps là et ont même une terrible paranoïa d’une invasion russe.
      PS : Dans quelle ville avez-vous vécu ? (si ce n’est pas indiscret)

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  • Souvenir 2 // 26.01.2020 à 18h36

    C’est évident que nous appartenons à deux mondes différents. Je comprend que vous essayez de contrer mon expérience et ma perception … Je ne souhaite pas m’engager dans un dialogue qui se promet stérile.
    Je suis content, néanmoins, que vous m’ayez lu et que vous respectiez mon vécu..
    Pour des raisons de sécurité je ne peux pas vous dévoiler la/les villes où j’ai principalement vécu, mais je peux vous dire que je connais bien la campagne polonaise (russophone entre autre) autours de Vilnius ainsi que les régions du Nord auprès de la Lettonie.
    Sachez encore que j’ai connu aussi la Lituanie soviétique et que j’ai eu des amis qui ont combattu avec l’armée rouge (paix à leur âme) et que j’ai été témoin de l’arrivée de familles lituaniennes revenus de Sibérie.
    Pour conclure je crois que la Lituanie va bientôt être confronté au Karma issu du non respect du pacte entre Vytautas et les juifs.

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    • Arkhenes // 27.01.2020 à 11h54

      Vous avez l’air d’être un personnage haut en couleurs! Vous avez été témoin du retour des familles lituaniennes de Sibérie, mais vous vous trompez de 30 ans dans leurs dates. Je me délecte de votre conclusion. Tout compte fait, continuez, vos commentaires sont très divertissants.

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    • Candide // 27.01.2020 à 17h46

      Pas grand chose à ajouter. J’imagine que ceux qui vous liront auront compris qu’un tel esprit de vengeance et de désir de punition divine, relève plutôt d’une paranoïa que rien jamais n’apaisera. Bon courage.
      « L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. » Aristote.

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