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13.avril.201913.4.2019 // Les Crises

Envoyé spécial : Docteur Courage

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Source : France TV info, 10-01-2019

Les médecins sont de plus en plus nombreux à subir, dans leur cabinet, des vols, des dégradations, injures ou menaces mais aussi des agressions physiques…

Bertrand Legrand est médecin généraliste à Tourcoing, dans le Nord. Parfois, à cause d’une attente trop longue, d’une prescription refusée ou d’un mot mal perçu, certains de ses patients deviennent agressifs envers lui… Avec courage, le docteur Legrand fait face et tente de les raisonner. Mais pas question de partir pratiquer ailleurs.

Soigner avec parfois la peur au ventre.

Comme lui, les médecins sont de plus en plus nombreux à subir, dans leur cabinet, des vols, des dégradations, injures ou menaces mais aussi des agressions physiques. L’Ordre des médecins a comptabilisé plus de mille incidents de ce type en 2017, un record. Et les chiffres sont sans doute en deçà de la réalité. Certains docteurs prennent même des cours d’autodéfense, au cas où… A Dunkerque, Nogent-le-Rotrou, ou encore Limoges, “Envoyé spécial” a rencontré des médecins qui continuent à soigner malgré la peur au ventre.

Un reportage de Robin Braquet, Mathias Garnier, Sara Bracq, Gianni Collot (pour Bangumi)

Source : France TV info, 10-01-2019

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Commentaire recommandé

Toff de Aix // 13.04.2019 à 08h21

Au lieu de focaliser sur les médecins, si on se focalisait sur la cause du problème, c’est à dire l’état de leurs patients ?

Car comme dans de nombreux corps de métier au contact du public, les médecins sont en première ligne pour recueillir des preuves de la misère : misère sociale, culturelle, éducative… Misère tout court. Et ils ne sont pas dans leur rôle : la lente destruction du tissu social et économique en Europe (merci l’euro), le travail de sape continu du néo libéralisme qui marchandise tout, la destruction programmée de pans entiers du Service Public de la Santé (hôpitaux, sécurité sociale), la réduction des budgets, leur assèchement même, en vue de tout revendre au privé (cf Édouard Philippe sur le grand enfumage en forme de pseudo débat “tolérance fiscale zéro”..), tout ceci précipite de plus en plus de personnes dans la précarité et la misère.
Et les médecins, qui devraient soigner, et uniquement être dans cette démarche, se retrouvent face à des situations sociales inextricables.
Tout comme les policiers et les infirmiers, les médecins se retrouvent bien souvent les seuls à “tenir” encore dans des quartiers où TOUS les Services Publics essentiels ont été “rationalisés” : plus de Poste, peu ou pas d’école, plus d’hôpital…plus de services sociaux, plus de médecine du travail, plus de tous ces amortisseurs sociaux qui ont structuré notre pays et lui ont donné sa grandeur, et que les macronistes jugent inutiles, car “ils nous coûtent un pognon de dingue”.

Dans ces conditions, les médecins jouent le rôle de defouloir, d’assistante sociale, voire ils “pallient aux carences du management dans les entreprises en délivrant trop d’arrêts de travail” (cf Mme Buzin l’hypocrite).

Ce à quoi nous assistons est le lent effondrement des structures sociales essentielles, ces “piliers” qui soutiennent depuis des décennies un système aujourd’hui à bout de souffle. Combien de temps encore tiendront-ils ? Et ceux qui sont responsables de cette situation, ceux qui sont responsables de cette trahison du peuple français, où sont-ils ? Paieront-ils leur morgue et leur aveuglement un jour ?

62 réactions et commentaires

  • calal // 13.04.2019 à 07h55

    ben oui, la cupidite comme d’habitude. Ils ont tellement serre la vis du numerus clausus pour etre moins a se partager le gateau d’un domaine economique vital ( pyramide de maslow: la sante est un besoin de base), qu’ils en paient le prix.
    LEs medecins remplacants peuvent dicter leurs conditions sinon pas de depart en vacances pour les titulaires (lol l’eternel dilemme,plus de pognon ou plus de temps pour le claquer?) ,les jeunes econduits par le numerus clausus rationnalisent en se diasnt qu’ils seront moins stresses en faisant ergotherapeuthe ou osteopathe tout en gagnant presque autant de pognon, on fait un film sur le stress lie aux etudes de medecine et pendant ce temps,dans de plus en plus d’endroits,faut prendre un rdv 6 mois a l’avance.

    Bon il semble qu’une reforme pour augmenter le nombre d’etudiants en medecine soit en cours.Putin,il est temps…

    • astap66 // 13.04.2019 à 08h46

      Je suis d’accord. Mais ce ne sont pas les étudiants en médecine qui sont responsables de la situation.
      Ce sont ceux qui contrôlent les ordres ou les syndicats de médecin, qui sont en général des représentants des grands spécialistes, gros cabinets…et sont surtout là pour défendre leurs intérêts.
      Les autres subissent malheureusement.

      • Nad41 // 13.04.2019 à 17h15

        Plus justement les autres suivent. Peu acceptent de se poser les vrais problèmes… appartenance de classe oblige !

    • weilan // 13.04.2019 à 08h49

      Mon médecin coûte bien moins cher que “mon” plombier ou “mon” garagiste.

      • Calal // 13.04.2019 à 09h47

        Ben ouais,des années ou le système scolaire a dévalorisé le travail “manuel” pour mettre en avant le tertiaire. Sauf que les cycles eco tournent, le salariat et le tertiaire vont se prendre la claque de l’informatique et que les secteurs primaires,secondaires couple avec le travail a son compte vont raboter les différences.
        Ça me fait toujours rigoler quand les artisans salent la note des retraites fonctionnaires tous sa.karma is a bitch…aux US,les mecs sont en train d’arrêter de faire des études universitaires,le rapport coût/benef étant de plus en plus défavorable pour les moyens+ .

      • Sandrine // 13.04.2019 à 10h30

        Tout dépend de la prestation que vous fournit « votre » médecin. Bien souvent, son rôle se borne à détecter si votre maladie est grave ou non pour vous adresser ensuite à un spécialiste, qui lui coûtera « bonbon »(si on tient compte des analyses et autres scanner qu’il vous fera passer) et à signer des arrêts maladie.
        En fait le médecin généraliste n’est qu’un petit rouage, la porte d’entree dans la grosse machine de guerre que représente la santé publique contemporaine.
        Il serait beaucoup plus rentable pour la société de centraliser le boulot des médecins généralistes dans des hôpitaux et de multiplier ces hôpitaux sur le territoire national.
        Mais bien sûr cela va à l’encontre de l’idéologie du “tout privatiser”. Et surtout,cela irait à l’encontre d’une autre idéologie, plus secrète et beaucoup moins assumée: réserver la médecine de qualité à la petite minorité qui a les moyens de se la payer et pour le reste n’assurer que des soins de base pour assurer le “maintien de la dignité des personnes” comme on dit pudiquement. Et ça, évidemment, ca peut coûter moins cher qu’une prestation de plomberie…

      • Nad41 // 13.04.2019 à 17h18

        Faux ! Au tarif horaire il n’y a pas photo ! Ou alors vous avez un médecin qui mérite d’être mis sous cloche.

        • jp // 13.04.2019 à 18h25

          ne soyez pas si péremptoire avec votre “faux” svp.
          J’ai eu un médecin qui facturait 23 € pour une 1/2h, il est parti à la retraite malheureusement pour moi

    • northlane // 13.04.2019 à 16h41

      Pour préciser un peu, Maslow fait parti de “l’école des relations humaines”, suivant “l’école classique” (Ford, Taylor, Fayol, Weber etc…) dans les courants de pensée du management. De ce fait, ce courant intervient au début du XXe siècle qui suit la période du capitalisme sauvage du XIXe siècle, il est donc en phase avec ce que nous connaissons actuellement, un retour au capitalisme sauvage. Cette pyramide classifie les besoins au travail: physiologiques; sécurité; l’appartenance (se sentir à sa place) ; d’estime (être reconnu pour ce que l’on fait) et d’accomplissement personnel (s’élever grave à son travail). Si l’on suit la comparaison, la pyramide a des fissures à tous les étages…

    • RGT // 14.04.2019 à 11h47

      Je ne suis pas d’accord avec vous.

      Certes, certains médecins (de plus en plus rares) profitent allègrement de leur situation c’est loin d’être le cas pour la majorité des médecins actuels. Ce phénomène de “médecin surpuissant” a commencé à s’éteindre dans les années 80, ce qui correspond d’ailleurs étrangement au début du démantèlement de tous les services de santé.

      Je connais de très nombreux médecins qui peinent à joindre les deux bouts. certain(e)s arrivent tout juste à parvenir à l’équilibre économique en s’allouant moins que le SMIC et si leurs conjoint(e)s ne travaillaient pas ils auraient été contraints de cesser leur activité.
      D’ailleurs de nombreux médecins quittent la profession et vont chercher ailleurs des revenus décents et une vie moins stressante.

      Entre les patients qui deviennent de plus en plus irascibles et surtout les problèmes que leur pose la “sécu” en cas d’épidémie (dépassement des “quotas” d’arrêt de travail) ils sont réellement désemparés.
      Il est préférable de relâcher dans la nature une personne hautement contaminante pour son entourage que de préserver la société d’une épidémie.

      De plus, les patients trouvent que les tarifs de consultation sont excessifs.
      Quand on compare le tarif d’une consultation chez un généraliste conventionné à celle d’une coupe chez un coiffeur on se pose des questions…

      À préciser aussi : Le pourcentage de suicides chez les médecins est en deuxième position, juste derrière celui des agriculteurs.

      Petite question : Quel est le pourcentage de suicides chez les énarques ou les éditocrates ?

      Je suis content d’être “burelier”, au moins j’ai des revenus à peu près décents et je ne suis pas réveillé en pleine nuit pour aller bosser.

      • jp // 15.04.2019 à 03h49

        “Quand on compare le tarif d’une consultation chez un généraliste conventionné à celle d’une coupe chez un coiffeur”

        pour le même prix ma coiffeuse use de l’eau, du shampooing et la coupe dure 1/2 h
        mon nouveau médecin m’expédie en 10 minutes et ecnore pendant ce temps il trouve le moyen de bavarder au téléphone !

  • Toff de Aix // 13.04.2019 à 08h21

    Au lieu de focaliser sur les médecins, si on se focalisait sur la cause du problème, c’est à dire l’état de leurs patients ?

    Car comme dans de nombreux corps de métier au contact du public, les médecins sont en première ligne pour recueillir des preuves de la misère : misère sociale, culturelle, éducative… Misère tout court. Et ils ne sont pas dans leur rôle : la lente destruction du tissu social et économique en Europe (merci l’euro), le travail de sape continu du néo libéralisme qui marchandise tout, la destruction programmée de pans entiers du Service Public de la Santé (hôpitaux, sécurité sociale), la réduction des budgets, leur assèchement même, en vue de tout revendre au privé (cf Édouard Philippe sur le grand enfumage en forme de pseudo débat “tolérance fiscale zéro”..), tout ceci précipite de plus en plus de personnes dans la précarité et la misère.
    Et les médecins, qui devraient soigner, et uniquement être dans cette démarche, se retrouvent face à des situations sociales inextricables.
    Tout comme les policiers et les infirmiers, les médecins se retrouvent bien souvent les seuls à “tenir” encore dans des quartiers où TOUS les Services Publics essentiels ont été “rationalisés” : plus de Poste, peu ou pas d’école, plus d’hôpital…plus de services sociaux, plus de médecine du travail, plus de tous ces amortisseurs sociaux qui ont structuré notre pays et lui ont donné sa grandeur, et que les macronistes jugent inutiles, car “ils nous coûtent un pognon de dingue”.

    Dans ces conditions, les médecins jouent le rôle de defouloir, d’assistante sociale, voire ils “pallient aux carences du management dans les entreprises en délivrant trop d’arrêts de travail” (cf Mme Buzin l’hypocrite).

    Ce à quoi nous assistons est le lent effondrement des structures sociales essentielles, ces “piliers” qui soutiennent depuis des décennies un système aujourd’hui à bout de souffle. Combien de temps encore tiendront-ils ? Et ceux qui sont responsables de cette situation, ceux qui sont responsables de cette trahison du peuple français, où sont-ils ? Paieront-ils leur morgue et leur aveuglement un jour ?

    • Sandrine // 13.04.2019 à 09h13

      Je présenterais les choses autrement : la violence est la conséquence de notre monde orwellien où l’on nous abreuve chaque jour avec « l’extension des droits des individus », « l’égalité pour tous quelque soit l’origine sociale » alors que dans le même temps, le principe sur lequel notre société est réellement organisée et gérée c’est la rentabilité économique et l’écrasement sans état d’âme de ceux qui ne peuvent plus payer.

      La médecine actuelle représente une sorte d’archétype de ce monde schizophrène dans lequel nous vivons : des potentiels immenses pour préserver le bien-être de l’individu le plus longtemps possible, mais concrétisables uniquement dans le cadre d’un modèle économique où il n’y a pas de place pour tous les individus (en tout cas pas à part égale), alors que dans le même temps on a ouvert les vannes du contrôle autoritaire de la société (j’entends »autoritaire » dans le sens de l’autorité intégrée par la psyché, celle qui rend inutile l’utilisation de la violence, dans le sens où avant le médecin représentaient une « autorité »).

      • step // 16.04.2019 à 15h11

        Au niveau des clients on patauge effectivement dans la consommation narcissique de la santé, dans la vision quasi robotique d’un corps qu’il s’agirait de réparer par un opérateur standardisé et docile.

        Les gens ne comprennent plus que l’on ne sache pas tout du miracle qu’est une “bonne santé”, qu’il n’y a pas de bouton “reset” sur les mauvaises habitudes passées, que le problème n’est souvent pas mécanique mais structurel (drogue, alcool, épuisement…) et qu’il n’y aucun salut sans remise en cause. Or un client paye, et ne se remet pas en cause puisque dans nos société, le client est roi.

        Voilà ou nous en sommes après 30 ans de narcissisme individuel et matérialisme, de dés-apprentissage des humanités, de la substitution d’un contrat commercial à un contrat social. Triste humanité, qui en plus est la première victime des valeurs qu’elle porte aux nues.
        Que la misère rampante du pays (hors zones “aisées” des métropoles mondialisées) aide à cette destruction de l’humain est évidente, mais elle ne suffit pas. Il y a aussi des “valeurs” qui ne sont pas monétaires qui ont été perdues.

    • Brossa Dante // 13.04.2019 à 11h16

      Focalisons sur les patients, bonne idée.
      Qui sont-ils ? quel profil ? Qui agresse les medecins, pompiers, ambulancier, les postiers ? Pourquoi la poste ne livre plus ? Pourquoi les bus cessent leur tournée ? Pourquoi faut-il des policiers au préalable de chaque intervention de pompiers ? Pourquoi faut-il des vigiles dans les hôpitaux ? Comment les gymnases, écoles, bibliothèques disparaissent des territoires ?

      La pauvreté et la misère engendre la violence ? est-ce vérifié par la cartographie ?
      Les départements les plus touchés par le manque de médecins sont ceux qui enregistrent le moins d’agression : exp avec l’Eure. Les déserts sociaux ne sont pas les plus violent.

      Mais qu’est ce donc alors ?

      • Caton l’Ancien // 13.04.2019 à 16h11

        Les images du quartier (barres d’immeubles) suggèrent une hypothèse : pauvreté + densité de population.

        Dans une zone rurale, les quelques gens au km² ne vont quand même pas taper les vaches ! Dans une zone peuplée et avec peu de services sociaux, les besoins sont concentrés et les services sous-dimensionnés.

        Combien de gens resteraient courtois et sereins s’ils étaient 1000 à se partager un service vital calibré pour servir 10 personnes ? Quand le frigo est presque vide, les gens sont tentés de se taper dessus pour manger la dernière tomate.

        Ca me paraît beaucoup plus plausible que l’hypothèse, un peu rance, suggérée par certains selon laquelle certaines ethnies seraient foncièrement plus promptes à la violence.

        • Sandrine // 13.04.2019 à 17h42

          Faites attention en vous bouchant le nez (“rance”…) de ne pas aussi vous boucher les yeux…
          les services médicaux dans les campagnes que vous évoquez sont aussi totalement sous-dimensionnés malgré la plus faible densité de la population

          • Caton l’Ancien // 13.04.2019 à 19h13

            Mes yeux sont ouverts, merci pour votre sollicitude. Cependant, méfiez-vous des illusions d’optiques : vos yeux vous apprendraient que la Terre est plate et qu’après la pluie, il y a des cerceaux colorés dans le ciel. C’est l’esprit critique qui permet de réellement comprendre.

            Pour revenir au constat que vous me soumettez : c’est compatible avec l’hypothèse que je présentais : ce qui ferait la violence, c’est la conjonction de la densité et de l’absence de service sociaux.

            Puis bon, si cette hypothèse n’est pas la bonne, ça veut dire qu’il faut chercher plus. Mais pour me jeter dans la racialisation des problèmes sociaux, il me faudrait de très très forts éléments probants, infiniment plus que “un jour, une caméra a enregistré une personne à l’accent nord-africain qui a levé la voix” (ce qui est le seul élément du reportage abondant dans ce sens). D’autant qu’on peut aisément identifier des phénomènes réels qui pourraient créer cette illusion.

          • Subotai // 13.04.2019 à 19h54

            Oui, mais la population concernée n’atteint pas la taille requise pour la révolte.
            Pauvreté, manque de Services*, concentration de population = Boum!
            Pauvreté, manque de Services*, dispersion de population = Pchsst…
            Rien à voir avec le “type” d’humanité concerné. En plus c’est un comportement parfaitement naturel. Ça marche avec TOUT le VIVANT.
            * Comprendre nécessités vitales pour la vie en société.

            • Sandrine // 13.04.2019 à 20h50

              Il n’est pas question de “types d’humanité” mais d’etat d’esprit – généré en grande partie par le cadre de l’existence, la culture ambiante (et l’etat français n’en est pas le seul responsable)
              Quand au “pschitt” et au “boom”, en nos temps de gilets jaunes… je ne vois pas bien où vous voulez en venir

                +0

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    • Le Rouméliote // 13.04.2019 à 12h04

      “Tout comme les policiers et les infirmiers, les médecins se retrouvent bien souvent les seuls à “tenir” encore dans des quartiers où TOUS les Services Publics essentiels ont été “rationalisés” ” D’accord avec votre analyse, sauf pour cette phrase. Les médecins ont souvent déserté les “quartiers sensibles” et avant eux, les pharmaciens. Ne restent que quelques uns qui croient encore au serment d’Hippocrate. par contre, une profession est encore bien présente et en prend plein la figure dans l’indifférence générale : les professeurs ! La dernière institution à rester, c’est l’éducation nationale ! Parce que les profs sont obligés d’y aller, mais on ne veut surtout pas déplaire aux saints médecins, pas question d’obligation pour eux ! Et pourquoi pas ?

      • Sandrine // 13.04.2019 à 12h45

        Tout à fait. L’ensemble des fonctions médicales devrait être fonctionnarisé. Tout comme les laboratoires pharmaceutiques d’ailleurs.

        • Louis St.O // 14.04.2019 à 18h22

          Je suis entièrement d’accord avec vous, d’autant plus qu’ils sont payés par la sécu. Près de chez moi (à Toulouse) il vient de ce construire une immense et magnifique clinique. et qui est-ce qui va payé cette clinique si ce n’est nos cotisations sociales, mais pas que, les médecins, les infirmer(e)s, les “filles” de salles, les brancardiers enfin tout ce qui bouge est bien payé par nos cotisations. Chaque opération est remboursé à 100/100 par la sécu. On ferme un Hôpital, on ouvre une clinique.
          Tout ce beau monde devrait être fonctionnarisé.

      • Alfred // 13.04.2019 à 14h18

        Effectivement. C’est la livraison du jour mais la réalité est un niveau de violence en continu totalement sous estimé :
        http://www.lefigaro.fr/actualite-france/93-sideration-apres-l-agression-d-une-enseignante-au-cri-de-c-est-un-attentat-20190413

      • Toff de Aix // 13.04.2019 à 16h06

        Bonjour Le Roumeliote,

        Oui je n’ai pas cité les professeurs, mais je souscris évidemment au fait qu’ils sont, qu’ils ont le même profil que les médecins dont parle le reportage. J’ai parlé d’éducation, de services publics dans mon premier commentaire, et bien sûr je pensais aussi au service public de l’éducation. Mais prenez garde à ne pas généraliser : de la même manière qu’il doit être extrêmement irritant, quand on est professeur dans l’éducation nationale et attaché à son métier, de se voir traiter avec toute la profession, sans distinction aucune, de fénéant, autant cela doit l’être pour les médecins. Oui, il existe des brebis galeuses qui se foutent du Serment d’Hippocrate, ou qui ont depuis longtemps abandonné, et déserté, des quartiers entiers, où pire encore, des campagnes car celles ci ne sont pas attractives (socialement, pecuniairement, etc) selon eux… Mais il reste aussi beaucoup, beaucoup de médecins qui font honnêtement leur travail, qui s’accrochent dans ces quartiers dits “sensibles”, qui croient encore à la valeur de leur serment. J’en connais, et je suis même témoin indirect, de par mes fréquentations, et ma profession (je côtoie ceux qui contrôlent ces médecins… Je ne suis pas médecin ni soignant moi-même je vous rassure)de la diversité et de la variété de leurs situations. Je n’en dirais pas plus car je suis lié par le secret professionnel, mais je peux vous assurer que la réalité est loin d’être binaire…

        Par contre il y a une constante indépassable, que je constate à chaque fois : ces professions sont touchées de plein fouet par la vision technocratique, hors sol et totalement déconnectée de la réalité, dans laquelle nos gouvernants les enferment. Ils sont les victimes, avec la majorité de leurs patients, d’une vision purement comptable des rapports sociaux et humains qui place sur le même pied le coût d’un mètre carré d’hôpital et le coût (pardon, on dit “le risque” dans le métier) de la perte de chances d’une vie. Je lis pas mal de rapports où l’on parle, sans même sourciller, de “risque de perte acceptable” pour désigner des Êtres Humains qui risquent leur peau à cause de la fermeture d’un hôpital, ou de la diminution du nombre de lits, de soignants, dans une maternité. Dans parler des “objectifs” chiffrés annuels, qui partent du postulat complètement fou à lier qu’on peut “perpétuellement s’améliorer” comprenez, qu’on peut baisser arbitrairement d’année en année les budgets… En considérant les gens qui ont recours à ces services vitaux que sont l’hôpital, la sécurité sociale, comme des variables d’ajustement…

        Ces gens qui nous gouvernent sont des incompétents hors sol, doublés de criminels. Avons-nous jamais voté pour cela ? Je n’ai pas voulu cela, je n’ai jamais voté pour cela, et je pense que vous non plus. Et pourtant, on nous l’a imposé, malgré le NON que nous avions porté haut et fort en 2005.

        • Suzanne // 13.04.2019 à 18h36

          Oui, même profil pour les profs et les médecins… sauf le traitement.

          • doc viet // 13.04.2019 à 22h01

            Vous savez combien est payé un jeune médecin spécialiste en début de carrière à l’hôpital (chef de clinique , 1ere année) ? 2700 euros net par mois .
            En fin de carrière à 57 ans , moi c’est 5500 . C’est bien et je ne me plains pas , mais ce n’est pas des salaires de traders

            • Suzanne // 13.04.2019 à 22h38

              Un maître de conférence (donc docteur enseignant-chercheur à l’université) agrégé, débutant, 1700 net.

                +3

              Alerter
            • Le Rouméliote // 14.04.2019 à 18h48

              Prof agrégé et docteur, 41 ans de carrière : pension à 3000 € net. J’aurais dû faire médecine…

                +1

              Alerter
            • Haricophile // 15.04.2019 à 11h33

              Franchement je trouve que ces mesquineries comparative sont ignobles. Ignobles par ce que c’est entrer dans le jeux de ceux qui nous baisent tous autant que nous soyons et sèment haine, discorde, misère et guerres. Pendant que vous vous disputez l’os a ronger, il y en a qui partent avec la viande en rigolant.

              Il s’agit de niveler par le haut, et pas par le bas ce qui ne profite que aux 0.01% qui enfoncent le monde dans l’horreur.

                +3

              Alerter
    • Valentin // 13.04.2019 à 14h14

      @Toff de Aix
      Pas tout à fait d’accord. En tant que généraliste, en libéral, à l’hôpital et maintenant en pratiquant des consultations bénévolement j’ai vu, et je vois des patients, même ceux qui vivent dans la rue, qui sont pour la plupart polis et bien élevés. L’agressivité, que j’ai bien sûr rencontrée, n’est pas automatiquement reliée aux problèmes économiques et sociaux comme vous semblez le suggérer. A mon avis cela vient surtout d’une frange de la population qui n’a que faire de nos coutumes et qui exige tout et tout de suite. Dire bonjour, au revoir, s’il vous plaît et merci ne leur vient même pas à l’esprit. Mais je suis d’accord sur le fait que les pouvoirs publics sont en grande partie responsables de cette situation. Ils ne font rien, ou presque pour protéger les soignants, pompiers et autres “piliers”, et si celui de la médecine libérale en ville meurt c’est en grande partie en raison du numérus clausus mis en place par nos têtes pensantes. Nos brillants énarques pensent encore que moins il y aura de médecins moins il y aura de dépenses de santé, ce qui est d’une stupidité foudroyante, alors que c’est la maladie qui coûte cher en réalité. Ces “élites”, oui, nous ont trahi, mais ils sont dans une position qui leur permet 1) De ne jamais reconnaître leurs erreurs et 2) De ne jamais, contrairement à un libéral ou un entrepreneur qui lui prend des risques, devoir supporter les conséquences de leurs décisions. Ils sont donc, par définition, irresponsables, mais ce sont bien eux les vrais responsables des déserts médicaux.

    • Frexit // 13.04.2019 à 14h57

      ” la lente destruction du tissu social et économique en Europe (merci l’euro)”
      Merci les traités zeuropéens, refusées par 54, 8% des Français en 2005…

    • Marie // 13.04.2019 à 15h03

      A vous lire (les yeux fermés ?) on se croirait, dans le pire des pays. Or, dans ma petite ville provinciale je côtoie bien plus d’immigrés (français ou non) que je ne rencontre de personnes connues; si on engage conversation chez un fournisseur quelconque ou chez …le médecin, nulle trace de mécontentement…. Vous semblez méconnaître que la redistribution à la française, très imparfaite et méritant réforme…est jusqu’à ce jour la moins mauvaise des pays de l’UE.Les médecins ont pallié un temps bien des carences (la confession religieuse étant tombée en désuétude).Le numerus clausus a fait le reste, raréfiant le nombre de praticiens. Comment se fait-ce qu’à Cuba, cinq années d’études entièrement prises en charge par l’ Etat suffisent pour former d’excellents médecins , soit exportés dans le cadre d’une vraie politique d’aide au développement, soit à l’origine d’une espérance de vie égale à la notre?

  • Irène // 13.04.2019 à 08h23

    La violence de la société atterrit dans les cabinets médicaux comme elle a envahi l’espace de l’école publique depuis longtemps.
    Et les dirigeants au pouvoir ne veulent rien voir et continuent leur casse sociale!!!

    • weilan // 13.04.2019 à 08h45

      “Les dirigeants au pouvoir ne veulent rien voir et continuent la casse sociale”.

      Lors de la révolution française, les gueux et les gueuses arrivèrent quasi sans encombre à Versailles.
      Aujourd’hui, les palais de la républiques sont cernés par des milliers de policiers et de crs lourdement armés, plus quelques blindés impressionnants. La “démocratie” progresse à grands pas !

      • Guadet // 13.04.2019 à 09h13

        Bien remarqué. Ça me rappelle un prof à la fac d’histoire qui défendait l’Ancien Régime et faisait remarquer que le peuple avait plus perdu que gagné avec la Révolution. À l’époque, avant 1983, nous avions pourtant encore une démocratie, avec le choix aux élections entre plusieurs politiques, une vraie alternative en tout cas, et son idée était amusante et originale. Aujourd’hui, malheureusement, elle est évidente, et on en pleurerait de nostalgie.

  • Louis de Constance // 13.04.2019 à 09h34

    Hi from DC ❤ ✌ 💙. Thx a lot. Very interesting. Basically, the ethnical statistics are prohibited in your beautiful messy ‘end of regime’ country. Too bad. Who are most of those attackers ? This is a pretty relevant question because it’s a citizenship issue. And citizenship is in a huge crisis phase in France. The Yellow vests riots are a symptom. And the french citizens know it. No cure. They’re realizing the lack of civism everywhere. No Bonaparte, no general De Gaulle in sight.

  • Suzanne // 13.04.2019 à 12h21

    A part quelques héros admirables, qui sauvent des vies au quotidien, dans mon expérience les médecins c’est une caste profiteuse et méprisante, s’appuyant sur un système corrompu. Des exemples, mais j’en ai des milliers. Des gynécos agressives et stupides, auxquelles on est enchaînées parce qu’on doit renouveler la pilule. Des chirurgiens qui, alors qu’on est dévastée physiquement par une opération, font une visite avec leurs étudiants, parlent de nous à la troisième personne comme si on était un paquet dégoûtant. Un chirurgien qui exige des dessous de table qu’on n’arrive pas à payer. Un autre qui ne lâche pas une patiente tant qu’il ne l’a pas faite pleurer (il a cette réputation). Un généraliste qui profite de l’Alzheimer d’une vieille dame pour facturer trois fois plus de visites que faites en réalité. Un autre qui se moque cruellement d’un patient malade, sans réaliser qu’il a un cancer qui le tuera un mois après. Des étudiants en médecine redoublants de première année qui investissent l’amphi des premières années et font du bruit pour empêcher les premières années de suivre leur cours (et l’enseignant qui ne fait rien). etc. etc. etc. etc.
    D’autre part, l’attente, toujours l’attente. Si vous êtes en retard de dix minutes, vous risquez votre boulot. Les médecins sont en retard de trois heures, et ça ne gêne personne. Et d’autre part, le salaire, toujours le salaire. En face des gens pauvres, qui peuvent à peine vivre, des salaires très importants payés par nous et notre Sécurité Sociale.Comment s’étonner qu’il y ait des réactions?

    • Suzanne // 13.04.2019 à 12h40

      En comparaison, j’ai vécu dans un pays (d’Europe) qui était émaillé de petits dispensaires bien équipés,en personnel et en matériel, où il fallait s’inscrire (pas de choix de dispensaire, on allait au dispensaire local le plus proche). Le personnel, médecins, secrétaires et infirmières, était courtois et efficace. Ils étaient fonctionnaires (donc payés beaucoup moins que nos médecins français). Jusqu’à présent, je n’ai jamais vu mieux. Je ne crois pas qu’on ait le choix de faire autrement que cela.

      • Sandrine // 13.04.2019 à 13h01

        Je vois tout à fait ce que vous voulez dire Susanne. Cependant l’étatisation de la médecine ne changera pas la “mentalité de caste” que vous décrivez dans votre message plus haut et qui, elle, est le corrolaire d’une conception matérialiste et scientiste de la médecine qui prévaut en occident depuis deux ou trois siècles. Malheureusement, la manière dont sont sélectionnés les étudiants en médecine encourage le développement de ce type de mentalité au sein de la profession. Il y a un documentaire qui a été produit récemment sur le sujet. En un certain sens, le développement de l’IA en médecine cassera peut-être cet effet de caste.

        • Suzanne // 13.04.2019 à 13h15

          Si, la fonctionnarisation des médecins changerait la mentalité de caste. Si vous êtes payé 3000 euros par mois, vous n’avez pas le même mépris pour le peuple que lorsque vous en gagnez 10 000. Même si vous restez des privilégiés.

          • Patrick // 13.04.2019 à 13h51

            parce qu’il n’y a pas de mentalité de caste chez les fonctionnaires ? aucun danger , pas de sanction même si le service est en -dessous de tout , même pas besoin de clients ( patients ? )
            La médecine libérale a toujours été efficace en France mais l’état veut la tuer pour fonctionnariser tout le secteur , donc ça va de plus en plus mal et ça coûte de plus en plus cher.
            La santé n’a pas de prix , mais elle a un coût et il explose.

            • Didier // 13.04.2019 à 16h22

              “La médecine libérale a toujours été efficace en France”…

              Lorsque ma mère est entrée en EHPAD, quelques mois avant sa mort, j’ai contacté vingt-huit médecins libéraux pour que l’un d’eux accepte de la suivre, dans un rayon de 15 km autour de l’établissement. Vingt-huit. Tous ont refusé.

              A contrario, ma mère, qui avait été institutrice, donc fonctionnaire, durant toute sa vie professionnelle, a du accepter sans broncher des classes se montant parfois à 45, voire 48 élèves. Elle n’avait tout simplement pas la possibilité de refuser.

              Alors, les “solutions” libérales…

                +9

              Alerter
          • docviet // 13.04.2019 à 22h22

            10000 euros par mois… renseignez vous
            http://www.ch-cotentin.fr/pdf/remunerationmedecin.pdf

            • Suzanne // 13.04.2019 à 23h26

              Ah, me suis mal exprimée, je ne voulais pas parler des salaires des médecins (moyenne 9000 par là? de 2700 à 16 600 je crois, quelque chose comme ça, et avec beaucoup d’impôts), mais simplement dire que vous n’avez pas le même mépris des gens quand vous avez un certain salaire et quand vous en avez le triple.

                +2

              Alerter
    • jp // 13.04.2019 à 18h33

      pour la contraception, pas besoin de gynécos chers et arrogants, passez par le planning familial ou une sage-femme. Quant au chirurgien qui demande des dessous de table, faut dénoncer au conseil de l’ordre.

    • Haricophile // 15.04.2019 à 12h08

      C’est sûr qu’on n’est pas à Cuba, si petit pays mais plus grand pourvoyeur de médecins pour les urgences humanitaires dans le monde. On n’est pas non plus aux USA, on est au milieu.

      Le problème de “l’inhumanité” (très relative) des médecins vient de plusieurs facteurs :

      – Pour des raisons de l’histoire culturelle (au sens large) de nos sociétés “occidentales” dont la grande constante historique est de vouloir s’affranchir de la nature, et produit donc une conception “mécanisante” de la médecine : On soigne des maladies, des dysfonctionnements, pas des personnes (c’est une tendance, pas une valeur absolue).

      – Pour des raisons de formation hyper-sélective par concours : On forme des “tueurs” ce qui est une très mauvaise idée pour des médecins (c’est pas de moi, je cite!).

      – Pour des raisons de moyens et d’organisation de la médecine et de la santé en général, ce qui ne dépend que très partiellement des médecins eux-même et très majoritairement de nos politiques.

      Je trouve que Cuba a beaucoup a nous apprendre, mais ça sent le souffre en France et c’est réprimé aux US…

  • Suzanne // 13.04.2019 à 13h26

    Juste pour sourire, le dernier sketch de La Bajon sur la santé :
    https://www.youtube.com/watch?v=biEyFBnRfeQ

  • Alfred // 13.04.2019 à 14h22

    A Suzanne et Sandrine: Vous oubliez les médecins hospitaliers qui sont fonctionnaires. J’en connais un paquet qui sont de plus en plus malheureux. La solution n’est pas le statut en soi. Les problèmes sont plus larges que cela.

  • Denis // 13.04.2019 à 17h10

    Si j’avais un mauvais esprit, je dirai que cela n’est pas dû au hasard!

    En effet, si je veux pouvoir privatiser vraiment la médecine, c’est à dire
    de ne soigner que ceux qui peuvent payer, je dois faire en sorte
    que les médecins soient formés d’une certaine façon, donc sélectionnés
    avec une méthode adaptée au but recherché.
    Ainsi, pas d’installation dans le zones à risques ou chez les ploucs.Pas rentable.
    Naturellement, cela se fait sur plusieurs décennies.
    Et cela fonctionne parfaitement!

    Mais, je dois certainement être complotiste!

    • Haricophile // 15.04.2019 à 13h09

      Cabaliste, cabaliste, pas complotiste ホレ!(^-^)/(((((((((●~*

  • Arcousan09 // 13.04.2019 à 18h17

    Une société fondée sur l’ultra-libéralisme c’est à dire chacun pour soi et l’autre est un gêneur fait le lit à ces agressions.
    Il n’y a plus aucun respect dans cette société que ce soit le curé, l’instit, le prof, le pompier, le toubib … la violence est la règle afin de tenter de survivre dans ce foutoir …
    Ayant exercé la médecine générale rurale pendant 35 années je n’ai jamais connu ce genre de comportement Il est vrai que je suis un dinosaure …
    Les causes de cette agressivité: la désertification due à des décisions politiques débiles: 3500 étudiants toutes spécialités confondues pour toute la France, assorti du MICA …
    Les tables démographiques n’existent pas dans ce pays et l’énarque lambda si imbu de sa toute puissance géniale ne sait pas que celui qui est né dans les années 50 (baby boom) aura 65 ans en 2015 (âge du départ en retraite) et 85 ans en 2035 (âge d’entrée en institution) raison pour laquelle “ON” ferme 40.000 lits d’hôpital, les maternités et que le personnel soignant est en constante diminution.

    • Arcousan09 // 13.04.2019 à 18h29

      Suite ….
      Ceci explique l’exaspération des patients tentez de trouver un médecin traitant, un ophtalmo, un gynéco … Une attente indécente de 8 ou 10 heures aux urgences sur saturées, refus de SOS d’intervenir dans le 93, refus du médecin pour se déplacer au chevet d’un malade de plus de 90 ans impotent.
      Pour l’hôpital le patient est bienvenu pour un acte mais il doit dégager le plus vite possible et se débrouiller seul. Le personnel indispensable est celui de la gestion administrative, le soignant est un gêneur, râleur et exigeant, inutile
      La violence est aussi le résultat des “actions” des ARS (agences régionales de Santé) supposées harmoniser la répartition des moyens, veiller à la réponse aux urgences … en fait un machin technocratique dont le seul rôle est de transmettre les idées si géniales des énarques parisiens Sans jamais rien remonter du terrain vers Paris
      Absence de réponse satisfaisante = violence tout comme pour les gilets jaunes
      La catastrophe sanitaire est …. « En Marche » ……. même si la situation actuelle relève de la volonté de destruction orchestrée depuis au moins 30 ans

      La médecine s’adresse à des humains qui ne sont pas des machines ni des smartphones à pattes

      • Arcousan09 // 13.04.2019 à 18h58

        Le résultat de tout ça:
        Les patients meurent aux urgences;
        Les femmes doivent faire plus d’une heure de voiture pour accoucher: C’est pour leur “sécurité”
        Les soignants se suicident infirmières, aides soignants, médecins dont mon ex-associé … (Chut !!! ce n’est pas politiquement correct d’en parler)
        La France médicalement sous développée, si fière de son système de santé, doit importer des médecins étrangers …. alors que pendant longtemps nous allions dans les pays sous développés assister

        • Suzanne // 13.04.2019 à 20h45

          Pour Arcousan09 : vous avez parfaitement raison et votre description est lumineuse. Et puis, vu la manière dont vous dites les choses je suis persuadée que vous n’êtes pas du genre à dire “quand est-ce que ça va percuter, là-haut?” (voir la vidéo),prenant donc visiblement la personne exaspérée en face pour un débile/racaille/populace/etc. Pour avoir vu très souvent monter des situations violentes, je sais que le ton employé, le vocabulaire etc.sont essentiels. Dans ma branche, on dit d’ailleurs que la seule façon de régler efficacement une situation violente, c’est de faire qu’elle n’arrive pas.

        • Haricophile // 15.04.2019 à 13h13

          Cuba, petit pays pauvre sous embargo, est le plus grand pourvoyeur de médecin humanitaires. Oui, il y a un renversement “du bon sens” ! Et devinez sous quel “régime” est Cuba ? CQFD.

        • Cyd // 15.04.2019 à 14h16

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Freund

          « Écoutez, Monsieur Hippolyte, vous avez dit […] que vous aviez commis une erreur à propos de Kelsen. Je crois que vous êtes en train de commettre une autre erreur, car vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi, comme tous les pacifistes. Du moment que nous ne voulons pas d’ennemis, nous n’en aurons pas, raisonnez-vous. Or c’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitiés. Du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin. »

  • Cyd // 15.04.2019 à 09h56

    Les français ne se considèrent plus comme unis et solidaires. Comme le dit une récent livre, les français s’organisent désormais autours de 3 pôles : les banlieusards, les bobos et les gilets jaunes.

    Un gilet jaune ne se sent absolument pas responsable de l’agression d’un Medecin subit à Tourcoing, ville de banlieue. Le gilet jaune est pauvre, plus pauvre, plus dertifié que les banlieusards mais n’agresse pas les médecins. Il a plutôt tendance à se suicider.
    En banlieue, tous les services de base existent

    Et même, le gilet jaune refusera qu’on l’implique via un terme générique du type “français” qui n’a plus aucune signification vu que ni les bobos ni les banlieusards ne le revendiquent sinon pour dire qu’il en ont honte

    Donc dire qu’un Medecin subit de la délinquance, n’a de sens que si on dit bien que c’est la violence des banlieusards

    • Haricophile // 15.04.2019 à 13h16

      Les gilets jaunes c’est très récent. Et il découvrent depuis très récemment comment on est traité dans “les citées” par “les forces du maintient de l’ordre”. “L’ordre” et “la sécurité” n’a pas le même sens pour tout le monde…

      • Cyd // 15.04.2019 à 14h10

        C’est exactement ça
        Les vécus des 3 “catégories” ne se recoupent pas.

        J’ai dit “gilets jaunes” pour faire simple, mais si vous préférez on peut dire France périphérique, France traditionnelle, population majoritaire, français de souche

        Mais quand vous êtes gilets jaunes, vous avez un peu de mal à comprendre les banlieues à qui ont construit des immeubles,des centres sportifs, des centres médicaux, des transports en communs, des piscines et à qui on dédouble lers classes, qu’on favorise à l’entrée de science po et qu’on emmène en vacances

        Le tout sur les impôts des gilets jaunes
        à qui on supprime justement toutes ces infrastructures

  • Haricophile // 15.04.2019 à 13h22

    Au fait, a propos de la sécurité et des violences faites aux médecin : https://frama.link/JJtsxPDP

  • Célavy // 16.04.2019 à 19h46

    De plus en plus de personnes sont lucides. Malheureusement, séductions, ignorance, Euros et mensonges étatiques sont les redoutables ennemis de nos libertés. La Norvège n’est “heureusement” pas soumise aux dictats de nos tyrans européistes. Contrairement à la Suède, qui avait accepté d’être un des “cobayes” de l’Europe et s’en mord les doigts : le résultat est terrifiant : – privatisation des “lignes de trains”, des hopitaux et services sociaux : pauvreté et sans abris…
    Immigration incontrôlable… Drogue et alcoolisme… Un alignement stupide sur les pays belliqueux dirigés par des milliardaires insatiables et corompus.
    Au cours de mes navigations, il y a une quinzaine d’années j’ai vraiment “goûté la différence” ! – Et aujourd’hui encore, je garde le souvenir des qualités de la Norvège et des Norvégiens, les plus sincères et intelligents du monde, qui devraient être nos modèles à suivre.

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