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6.avril.20196.4.2019 // Les Crises

Débat : « Gilets jaunes : une dérive anti-démocratique ? » – 28 minutes – ARTE

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Un bel exemple de “débat” du début du XXIe siècle…

Source : Arte, 28 minutes, 19-02-2019

Source : Arte, 28 minutes, 19-02-2019

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Commentaire recommandé

Alfred // 06.04.2019 à 08h20

Une des conséquences les plus inattendues et les plus eprouvantes des gj a été pour moi de prendre conscience plus en profondeur de nombreux événements historiques que je “savais” (livresquement) sans les “connaître” (les éprouver). Nous en avons ici un exemple.
J’avais beau admettre la réalité de l’Holocauste des juifs et des tsiganes, c’était une réalité relativement conceptuelle. La majorité des Allemands avait elle laissé faire ou véritablement approuvé? Et cela était du passé. Rien dans mon quotidien et surtout pas l’antisémitisme résiduel (et encore moins l’instrumentalisation du mot) ne pouvait raccrocher ce passé au présent. L’épouvantail du rappel des heures sombres et des divers “plus jamais ça” n’étaient que des pitreries vides de sens tant il était évident qu’on n’en était pas là. Personne n’allait faire de pogroms de juifs ni mettre d’Arabes à la mer en France pour de vrai.
Et tout d’un coup cette haine autorisée. Cette haine déversée à grand jets dans les médias. Cette haine institutionnelle qui rend le pire possible. Tout s’éclaire. On comprend le passé car son fantôme a brusquement surgit. Oui cela s’est bien passé “facilement” drancy et le reste. Le danger n’est pas le discours de haine en soi. Le danger c’est la haine d’etat augmenté de la lâcheté ou la corruption de la police et de la magistrature. Nous y venons.

68 réactions et commentaires

  • Louis Robert // 06.04.2019 à 07h06

    La seule parfaite dérive anti-démocratique est celle du Pouvoir. Exclusivement celle du Pouvoir. Incontournable.

    Pauvre France aveugle et volontairement soumise!

      +86

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    • Serge F. // 06.04.2019 à 20h51

      Quand Arte fera-t-elle une émission débat sur « La macronie : une dérive anti-démocratique ? » ? Elle serait bien plus pertinente.

      Prenons par exemple ce propos de Jean-François Kahn et voyons si ça marche dans l’autre sens :

      « Aujourd’hui, le rejet il est très fort, je l’entends autour de moi, je le vois dans les sondages. Il commence a y avoir un rejet très très fort du mouvement des Gilets jaunes de la population, mais un rejet – on le voit sur les réseaux sociaux, on le voit sur l’Internet des journaux, Le Figaro, Le Monde – un rejet très très fort. D’une certaine manière, je le comprends puisque je trouve, on y reviendra peut-être, qu’il y avait des choses inacceptables et qu’il y a une complaisance inouïe des médias par rapport à des choses qu’un républicain, qu’un démocrate ne pouvait pas accepter. Mais, en même temps, je pense que si ce rejet devait revenir à un rejet de classe, à son tour, un rejet qui n’entende plus ce que ce mouvement portant de juste, alors ça serait dommage. Il faudrait arriver à la fois à être implacable, mais implacable, qu’on ne l’a pas été, sur ce qui est inadmissible dans certains aspects de ce mouvement où il y a la convergence de l’extrême-gauche avec l’extrême-droite. »

      https://www.youtube.com/watch?v=-zEM5I158ko&t=432

      C’est fascinant ! Vous remplacez “mouvement des Gilets jaunes” par “mouvement de La République En Marche” et “extrême-gauche” par “extrême-centre” et vous avez un discours beaucoup plus convaincant qu’un votant repenti de Macron pourrait avoir.

      Vous remarquerez que les animateurs de l’émission se sont demandés, pendant un court moment, si Kahn parlait bien du mouvement des Gilets jaunes. Fascinant, je vous dis ! 🙂

        +21

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      • Marie // 08.04.2019 à 10h43

        JF kahn le journaliste qui traitait l’affaire DSK de “troussage de domestique” qui appelait les derniers de cordée les “Bebert de Gennevilliers, qui s’insurgeait qu’on puisse traiter Vals de raciste puisqu’il était de gauche..
        Ce type à le culot de continuer à petite sur les plateaux..pour nous dire ce sue pendent le monde le journal macronniste et le figaro des gilets jaunes..tragique.

          +5

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    • Serge F. // 07.04.2019 à 01h23

      Flore Santistéban, politologue enseignante à Sciences Po, accuse les propos de Juan Branco :

      « Légitimer à ce point la violence, mettre sur le même plan toutes les violences, est à mon sens propagateur d’un discours de haine. […] On ne peut pas mettre sur le même plan une forme de violence sociale symbolique dont les Gilets jaunes se plaignent, et sans doute peut-être à raison. Ils la vivent physiquement dans leur vie, on est bien d’accord. Elle n’est pas simplement symbolique, mais disons que nous dans les concepts on va la conceptualiser comme ça. De la violence qui s’exprime, de la violence antisémite, de la violence verbale, de la violence misogyne, qu’on a vu dans les rues, et la violence policière. Je n’arrive pas à mettre ces trois violences sur le même plan et je pense que c’est dangereux de le faire. »

      https://www.youtube.com/watch?v=-zEM5I158ko&t=510

      Madame la Professeur n’a pas à s’inquiéter. Juan Branco n’a pas mis sur le même plan les trois violences. Il a bien préciser que celle des Gilets jaunes était en marge du mouvement. De fait, celle du pouvoir en place est bien plus importante (et elle n’est pas symbolique du tout !). Vient ensuite celle des forces de l’ordre dont les bavures sont minimisées par le pouvoir en place :

      https://www.youtube.com/watch?v=pt3VPODsjf4&t=160

      https://twitter.com/cavousf5/status/1114223599559282688

      Et si ce n’est pas suffisant, qu’elle lise cet article :

      https://factuel.afp.com/gjeborgnes

      Elle devrait aussi aller voir le film “J’veux du soleil” :

      https://twitter.com/arezki_atsada/status/1113747225321123840

        +11

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    • Serge F. // 07.04.2019 à 17h22

      Pour finir, il faudrait expliquer à l’humoriste de l’émission, Thibaut Nolte, que c’est plutôt Brigitte Macron qui soutient son mari en ce moment (et depuis longtemps en fait), et non l’inverse, en lui concoctant, par exemple, un petit repas comme avant, après avoir chassé les “domestiques” :

      https://www.youtube.com/watch?v=-zEM5I158ko&t=864

      http://www.leparisien.fr/politique/proche-du-burn-out-rince-isole-la-mauvaise-passe-de-macron-30-03-2019-8043147.php

      Quant à la journaliste Nadia Daam, ce n’est pas facile pour elle d’exercer le métier de traqueuse de fake news quand elle en commet elle-même par excès de conformisme (avec la satisfaction d’Elisabeth Quin, bien entendu) :

      https://www.youtube.com/watch?v=-zEM5I158ko&t=1087

      https://www.legrandsoir.info/melenchon-victime-d-un-fake-de-28-minutes-sur-arte.html

        +2

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  • Ballot // 06.04.2019 à 07h14

    Ce que certains d’entre-nous ont vu, Jean Lassalle, Député, l’a vu aussi:

    https://www.youtube.com/watch?v=LzBfuJAQqeQ

    (un peu après la seizième minute).

    Une autre dérive celle totalitaire.

      +12

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  • jlmerciers // 06.04.2019 à 07h29

    Cette émission restera dans l’histoire comme une belle représentation des gilets jaunes par l’élite journalistique. Ce mouvement est telement gênant que toutes les bassesses sont permises. Aucun point positif n’est trouvé sur le mouvement des gilets jaune par ce plateau sauf par juan branco. La mauvaise foi et la haine sont palpables dans les propos.

      +68

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    • RGT // 06.04.2019 à 08h08

      Les gilets jaunes représentent un véritable danger pour tous ces chiens de garde.

      Si “par malheur” ils parvenaient à modifier le ronronnement actuel des institutions et de ses divers organes de propagande de nombreux “collabos” se retrouveraient sans emploi, voire même tondus.

      D’où leur énergie incommensurable à défendre un système qui leur permet de vivre confortablement sans trop se fatiguer.

      Ce qui est normal, du point de vue de la défense de leurs propres intérêts. La majorité des humains feraient de même pour préserver leur job.
      Ce qui cause d’ailleurs de très nombreux problèmes quand lesdites personnes possèdent le moindre petit pouvoir.
      Il suffit de regarder dans de nombreuses entreprises le nombre de parasites inutiles qui, grâce à leur “réseau”, parviennent à conserver leurs postes en étant d’une incompétence crasse

      Et qui sont adulés par les dirigeants et les actionnaires car il servent aussi de chiens de garde et de courroie de transmission de l’incompétence et de la cupidité.

      Par contre, ça l’est moins vis à vis de l’intérêt de l’immense majorité de la population.

        +22

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    • Kesse // 06.04.2019 à 11h37

      J’ajouterais une chose et qui doit nous tenir lieu de mantra à tous:
      “Nous sommes la rébellion, ils sont l’empire. Ne cédons pas à leur haine institutionnalisée. Même face à l’outrance et la mauvaise foi, ne les imitons pas, ne rejoignons pas le côté obscure de la force, incarnons la colère juste et calme.”
      Et Juan Branco le fait très bien. Bravo à lui.

        +34

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  • DUGUESCLIN // 06.04.2019 à 08h00

    “On” parle des débordements, des violences, mais “on” ne parle pas du fond.
    Le fond est que le peuple veut reprendre en main son destin, pour plus de justice sociale et ne plus laisser le pouvoir à des décideurs (mal élus ou pas élus) qui ne défendent pas l’intérêt des peuples et la paix dans le monde.
    Ces décideurs au pouvoir défendent des intérêts autres que celui des peuples.
    Les gilets jaunes se rebellent contre la gouvernance mondialiste des financiers et leur armée de technocrates.
    Les apparences de débats occultent systématiquement la question de fond.
    Ce faux débat est lassant.

      +76

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    • Larousse // 06.04.2019 à 11h00

      Bien vu @Duguesclin
      au fond, un débat lassant , classique entre un “isolé” pro-GJ qui expose son point de vue assez clairement et qui se fait couper tout de suite dès que ça ne plaît pas et d’autres plus ou moins souples, policés, tous soucieux de garder leurs privilège, leur système.
      Mais l’ un a quand même dit une grande idiotie en parlant de “violence légitime” pour le pouvoir face à “l’illégitime”. Bravo ! lui il est bon pour vivre au Chili de Pinochet -grâce à la machine à explorer le temps !
      Bref, rien de nouveau, sous le soleil.
      Seules des luttes lancinantes, répétitives, des grèves tous azimuts, perlées, ciblées et la grève de la consommation (le refus général des crédits à la consommation voir une émission édifiante là-dessus) viendront à bout du pouvoir, du système…
      Et on rira bien en voyant tous les chiens de garde s’affoler, en cherchant désespérément qui sera leurs “nouveaux maîtres”. Pauvre France, au fond !

        +22

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  • Alfred // 06.04.2019 à 08h20

    Une des conséquences les plus inattendues et les plus eprouvantes des gj a été pour moi de prendre conscience plus en profondeur de nombreux événements historiques que je “savais” (livresquement) sans les “connaître” (les éprouver). Nous en avons ici un exemple.
    J’avais beau admettre la réalité de l’Holocauste des juifs et des tsiganes, c’était une réalité relativement conceptuelle. La majorité des Allemands avait elle laissé faire ou véritablement approuvé? Et cela était du passé. Rien dans mon quotidien et surtout pas l’antisémitisme résiduel (et encore moins l’instrumentalisation du mot) ne pouvait raccrocher ce passé au présent. L’épouvantail du rappel des heures sombres et des divers “plus jamais ça” n’étaient que des pitreries vides de sens tant il était évident qu’on n’en était pas là. Personne n’allait faire de pogroms de juifs ni mettre d’Arabes à la mer en France pour de vrai.
    Et tout d’un coup cette haine autorisée. Cette haine déversée à grand jets dans les médias. Cette haine institutionnelle qui rend le pire possible. Tout s’éclaire. On comprend le passé car son fantôme a brusquement surgit. Oui cela s’est bien passé “facilement” drancy et le reste. Le danger n’est pas le discours de haine en soi. Le danger c’est la haine d’etat augmenté de la lâcheté ou la corruption de la police et de la magistrature. Nous y venons.

      +117

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    • Roger // 06.04.2019 à 10h24

      @Alfred.
      Vous mettez en lumière, à partir de votre expérience (que je partage), un des apports fondamentaux de ce mouvement: un grand nombre de citoyen et particulièrement tous ceux qui participent aux GJ, ont vu et vécu la “vérité” de ce pouvoir, oligarchique,manipulateur, répressif, propagandiste, autoritaire. Ils ont vu de leurs yeux les “connivences” affairistes, médiatico-politiques, intellectuelles. Ils perçoivent le fond antidémocratique de cette Vème république.Ils voient et pour les milliers d’interpellés ils vivent ” la haine d’état, augmenté de la lâcheté ou la corruption de la police et de la magistrature”. Pour beaucoup tout cela n’est plus une abstraction conceptuelle, une approche scolaire ou des livres d’histoire.Cette conscientisation de la réalité socio-politique de notre pays, réalisée par le corps (on pense avec le corps), restera un acquit quelque soit le résultat de cette “séquence historique” (encore un concept qui prend corps), car comme vous le dites
      :”On comprend le passé car son fantôme a brusquement surgit.”
      Et comprendre le passé c’est préparer l’avenir…

        +50

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    • Suzanne // 06.04.2019 à 12h38

      Magnifique message, Alfred !
      Contrairement à vous, peut-être une affaire d’imagination désordonnée de ma part, je n’avais pas le même problème pour me rendre compte de la noirceur et de la volonté manifeste de la cruauté, de l’inculture ou de la cupidité sans nom des gens du passé en ce qui concerne les événements dont vous parlez. Mais je vous rejoins quand même au moment où je vois sur les vidéos une élite mentir délibérément aussi et des forces de l’ordre insulter et frapper, délibérément aussi. Moi aussi je me dis “on y est”.

        +26

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    • Louis Robert // 06.04.2019 à 14h03

      Votre message me touche profondément, Alfred.

      « Le danger c’est la haine d’état augmentée de la lâcheté ou la corruption de la police et de la magistrature. Nous y venons. »

      Le peuple apprend., Alfred. Douloureusement, souffrant, attaqué, battu, mutilé, méprisé, diabolisé, rejeté, ignoré, ses institutions manifestement corrompues puis en ruine (c’est tout un!), il s’éveille, devenu et traité sans contredit tel l’ennemi intérieur. — Ce n’est pas peu dire…

      Courage donc, indomptables unissons-nous, restons inébranlablement unis contre ce qui nous tue, il le faut, nous y sommes!

        +23

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    • Xavier // 06.04.2019 à 14h20

      Je comprends votre sentiment mais récuse le concept de « haine ».

      Je pense à «  alibis langagiers pour justifier les hiérarchie de dominance », et tout devient plus simple à comprendre.

        +1

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      • Louis Robert // 06.04.2019 à 16h06

        Xavier, je déteste m’engager et vous répondre sur ce terrain mais il le faut. En l’occurrence, il s’agit bien de haine, haine du peuple (non pas du populisme, précisons-le!) . Après des mois de haine, une répression soutenue, répétitive, non seulement haineuse mais toujours plus barbare, après toutes ces plus diverses tentatives indignes d’anéantir le soulèvement des Gilets Jaunes, on ne peut parler avec justesse et en toute justice que de haine.

        Des centaines d’heures d’enregistrement en continu des manifestations, de diffusion sur les médias traditionnels, de discussions insensées, d’accusations grotesques, de procès d’intentions ignobles, de diabolisation incessante, de déni invraisemblable et de quoi encore… l’attestent. On ne s’y trompe donc pas. «Haine » est le seul mot juste qui désigne le sentiment sous-jacent dominant au Pouvoir, et qui s’exprime publiquement, jour après jour, sans aucune retenue.

        Orwell ne s’y trompait pas davantage.

        « Les 2 minutes (et la semaine) de la Haine dans 1984, de George Orwell »

        https://www.les-crises.fr/minute-semaine-de-la-haine-1984/

        Dans le cas qui nous occupe, ce ne sont ni des minutes, ni une semaine, mais bien des mois de haine hargneuse, fondée sur des décennies de haine profonde, haine de classe, haine de privilégiés, haine de faux «méritants » et d’imposteurs, aussi arrogants que corrompus, qui désormais se fait jour dans la plus totale indécence.

          +30

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        • Xavier // 06.04.2019 à 18h48

          J’entends bien votre approche, à vrai dire je la partage dans une première approche mais j’essaie d’être raisonnable et reviens à des comportements plus qu’à des sentiments.
          Je ne crois pas plus à la haine qu’à l’amour, à l’intelligence, la liberté, etc.

          Je pense que tous ces mots ont évolué, ont été lentement sélectionnés pour légitimer des postures.

          Peut-être, pour essayer de converger, peut-on imaginer que le sentiment perçu d’être haï correspond à une exclusion et un rejet par un groupe, habillés de mots permettant de faire réagir négativement les personnes exclues.

          Je réfléchis depuis quelques temps au sens de ce mot qui devient trop utilisé pour que cela soit anodin.

          Je pense que nous arrivons, comme cela a toujours été le cas cycliquement, à un moment où nous ne pouvons plus inclure dans le même système différents groupes, du fait d’un manque de compréhension mutuelle.

          Appeler cela de la haine me semble entraîner le risque de ne pas comprendre la peur « des autres ».

            +4

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          • Louis Robert // 06.04.2019 à 20h32

            Je vous rassure tout de suite, Xavier: ayant « appartenu » au monde «des autres », et vécu trop longtemps parmi eux véritablement jusqu’au sommet de la pyramide, j’ai connu en direct leur peur insurmontable et entendu ad nauseam l’expression ignoble… bien que respectant toujours l’étiquette, certes… de leur haine des miens, celle précisément de ceux qui « non pas s’estiment mais se savent supérieurs », comme ils disent. La peur, la terreur même de ces privilégiés par la naissance et par la classe sociale, je les comprends par les causes. C’est cette compréhension vécue qui m’a appris leur haine avouée de l’honnête homme, et le sens profond du mot « haine ».

            Comprendre ces êtres faussement supérieurs ne me conduira jamais, je le sais, à nier leur haine viscérale, moins encore à accepter volontairement de me soumettre à leur Pouvoir.

            La haine ne sera jamais qu’une question sémantique.

              +11

            Alerter
  • Lionel // 06.04.2019 à 08h32

    Hallucinante vidéo, quand on fait les manifestations en province depuis vingt semaines, on trouve plutôt des gilets jaunes excessivement légalistes et non-violents, je dis excessivement car il est évident que le pouvoir en place se moque bien de ces rassemblements pacifiques, qui ressemblent maintenant à une kermesse cyclique du week-end.
    Pas de trace, mais vraiment pas de trace, des antisémites, des misogynes et racistes évoqués.
    Par contre, voici un florilège de menaces policières entendues à Tours juste samedi dernier, après bombardement de lacrymos et charge sur des manifestants inoffensifs et chasse à l’homme dans les ruelles.
    « Vous avez voulu jouer, on va jouer » ; « On n’est pas là pour vous interpeller mais pour vous défoncer » ; « Bande de petites merdes, on va vous éclater » ; « On n’attend qu’une seule chose c’est de pouvoir tirer à balles réelles et vous trouer le crâne. »

    Alors, qui peut encore penser du bien de ces gens qui crachent sur leurs concitoyens à la télé franchement?

    ILS sont les haineux.

      +58

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    • Alfred // 06.04.2019 à 12h30

      “car il est évident que le pouvoir en place se moque bien de ces rassemblements pacifiques, qui ressemblent maintenant à une kermesse cyclique du week-end.”
      Pas du tout. Grave erreur. Faiblesse et mauvaise appréciation des rapports de forces votre part (vous n’êtes pas le seul à penser ainsi hélas). La meilleure chose qui peut arriver a Macron, à l’oligarchie et à ceux des flics qui menacent de vous trouver la peau c’est justement que vous passiez à l’action violente. Si vous faites quelque chose d’aussi stupide vous n’aurez strictement AUCUNE chance, ils vaincront et vous aurez condamné tout le mouvement.
      Il faut avoir fait toutes le mobilisations syndicales inutiles des dernières décennies pour mesurer en quoi les gj sont differents. Bien entendu comme vous le pressentez (et Sarkozy avait été explicite sur le sujet) un million de profs d’infirmières ou de gentils n’importe quoi dans la rue, le pouvoir n’en a que faire. Il s’assoit dessus. Comme sur un référendum ou un million de familles tradi ou ce que vous voulez.
      Par contre aucun pouvoir ne subit six mois à un an de mobilisation populaire pacifique “tel une kermesse” dites vous. Deux raison: 1- sa légitimité est considérablement minée quoi qu’on en dise et sa capacité d’action amoindrie (je pense que le quinquennat micron aurait été encore plus violent socialement sans les gj).2- et c’est la meilleure raison: pendant la “kermesse” les gens font société et discutent. Ils font de la politique. Ils sont en train de tous renverser dans leurs têtes. Ils sont en train sans le savoir de faire la majorité de demain.

        +45

      Alerter
  • Gribouille // 06.04.2019 à 08h35

    Après ce tribunal d’exception ressemblant vaguement à un débat, il existe, quelques endroits, sur le service public, qui méritent notre attention, comme la grande table sur France Culture.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/maintien-de-lordre-ou-criminalisation-de-la-contestation

      +8

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  • Jac // 06.04.2019 à 08h45

    Je pense, de prime abord, que toute manifestation de colère porte en elle le germe de la violence. La colère est par définition ” une émotion vive qui se caractérise par un sentiment de rage intérieure, lequel monte crescendo”.
    Il me semble que, d’après ce que rapportent les livres d’histoire sur la révolution française par exemple (1- je me méfie toutefois de la manière dont sont rapportés les faits dans les livres d’histoire, 2 – je n’y étais pas, lol, donc je ne peux pas donner témoignage de mon propre regard…) il y avait une certaine unanimité dans cette colère, le peuple hors bourgeois, subissant les mêmes injustices et de façon bien plus grave (= faim, vraie misère mortelle, analphabétisme puisque l’instruction, hors pater noster de la messe, n’était destinée qu’aux élites : noblesse, clergé, bourgeoisie…). De ce fait on parle là d’UNE colère populaire. Les débordements y étaient de la sorte plus amplifiés et très violents, la colère de l’un surexcitant celle de l’autre et ainsi de suite jusqu’à explosion commune…

      +5

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    • Jac // 06.04.2019 à 08h45

      suite :
      Or la particularité – inédite – de ce mouvement est que se sont exprimées non pas UNE colère mais DES colères très différentes, suscitées par des raisons diverses et à des degrés d’intensité divers (la plupart non violents, il faut le reconnaître si on n’est pas de mauvaise foi) ; dont les colères des extrêmes minoritaires de droite ou de gauche qui par principe ne reconnaissent pas tout pouvoir autre que le leur ( dans l’histoire : extrêmes soit putschiste l’une, soit anarchiste l’autre).
      Chacun de ce fait peut interpréter cette manifestation selon son propre ressentiment.

        +5

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  • yann // 06.04.2019 à 08h47

    Faut-il rappeler qu’un certain Bernard-Henry Levy est président du conseil de direction de cette chaine de propagande européïste et ce depuis 1993 ? Je crois que cela devrait suffire à convaincre du caractère peu sérieux de la soit-disant chaine intellectuelle de la télévision française.

      +60

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    • Suzanne // 06.04.2019 à 12h44

      Peu sérieux? Vous vous trompez grandement. Vous n’avez jamais entendu le bobo de service dire “la télé, j’aime pas, mais Arte c’est pas mal”?
      Arte c’est la caution de la classe moyenne intello bobo, et c’est à destination de cette caste que ce genre d’émission est faite. Il faut éviter que la classe moyenne ne se tourne vers les Gilets Jaunes. Cela marche bien, d’ailleurs, je vois une classe moyenne coincée et verrouillée, haïssant l’élite, haïssant le peuple, donc inutile et seule, alors que la seule chose qu’elle a c’est son langage et son art, qui pourraient servir le mouvement, et qui ici ne font rien.

        +18

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      • Alfred // 06.04.2019 à 13h13

        C’est tout à fait ça. Il est vraiment frappant de constater à quel point des gens qui devraient objectivement partager les revendications des gilets jaunes se refusent à le faire (voire même de refusent à les connaître, confortablement aidés par les médias) simplement par peur de “déchoir”; par crainte d’être associés au yeux de leurs fréquentations au commun et au “vulgaire”. Pauvres gens qui préfèrent l’illusion à la réalité. Pauvre demi-elite émasculée (car il faut bien reconnaître qu’elle n’est pas non plus très courageuse en plus de s’illusionner).

          +33

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      • Jac // 06.04.2019 à 17h12

        Par rapport aux nombreux “bobos” que je connais, je ne trouve pas qu’ils haïssent élites ou peuple, ils sont tout simplement indifférents. Pour certains, s’intéresser au peuple c’est fun, ça fait “gauche”, ça fait intello; ou à la rigueur ils s’intéressent à leurs proches faisant partie du peuple. Ce ne sont pas de mauvais bougres, ils sont même souvent très sympas, mais leur carrière passe avant la politique. Pour les problèmes populaires, ils n’y comprennent pas grand chose à l’exception de quelques actrices très “sentimentalistes” à qui ils font pleurer. Mais on ne comprend pas mieux quand ce n’est que l’affect qui interprète. Pour comprendre tout problème, il faut le vivre (j’ai été bobo). C’est vrai aussi pour les bobos faisant partie du gouvernement Macron ou de la technocratie chargée de mettre en place des mesures sociales…. Mais bientôt ce sera l’IA qui s’en occupera, pas sûre que ce soit mieux.
        Aujourd’hui et depuis longtemps je vis les problèmes du peuple, j’en fais partie et je les comprends très bien (avoir été bobo apprend à faire la comparaison), cela ne m’empêche pas d’apprécier Arte.

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        • Jac // 06.04.2019 à 17h32

          De toute façon “le peuple citoyen” est composé de tous ceux qui ne font pas partie de l’élite politique, c-à-d.:
          les classes riches, les classes moyennes, les classes populaires, les classes pauvres. Aucune n’a les mêmes problèmes.

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      • Haricophile // 08.04.2019 à 18h17

        Arte c’est pas mal 😉

        Je pense qu’il ne faut pas globaliser, tout n’est pas noir ou blanc. Arte a diffusé plein de choses culturelles “pas mal” qui n’auraient pas été diffusées nulle part autrement. Ce qui ne signifie aucunement que tout est bien dans Arte ! Ni qu’il n’y ait pas eu une grosse dégradation. Mais n’est-ce pas le cas de la France en général ?

        La TV, c’est de toute manière un outil du siècle dernier. La preuve, le CSA qui veut garder DU POUVOIR, après une longue lutte de lobbying et copinage, se mêle maintenant d’internet pour lequel ils sont totalement incompétent, mais qui leur donne DU POUVOIR.

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  • Bèbert le Fou // 06.04.2019 à 08h53

    La vieillesse est un naufrage et JF Khan le démontre amplement. Il ressemble à Éric Ciotti en plus vieux, c’est vous dire le niveau qu’il a atteint. Ce débat est symptomatique de tous les autres que l’on voit sur les média traditionnels : celui ou celle qui défend un tant soit peu les gilets jaunes est assaillie par tous les autres, par ceux qui sont appointés par l’état directement ou indirectement. C’est toujours fait en sortant une phrase qui aurait été prononcée par un gilet jaune, phrase sortie du contexte ou tronquée ou carrément fausse. Nadia Daam excelle en la matière. Elle doit avoir en réserve toutes les phrases “intéressantes” pour discréditer le mouvement des gilets jaunes et les sort régulièrement dés qu’elle voit une fenêtre de tir.
    Bravo à Juan Branco pour lui avoir répondu et mis le nez sur ses mensonges. Et félicitations pour son livre “Crépuscule”. Se battre alors que l’on sait que des journalistes servent les oligarques corrompus et corrupteurs demande un certain courage. C’est tout à son honneur.

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  • Lucho Blanc // 06.04.2019 à 08h54
  • Bats0 // 06.04.2019 à 09h09

    Bonjour,
    Juan BRANCO, quelle finesse et justesse d’analyse.
    Chapeau bas, Monsieur BRANCO.
    Pour le reste des intervenants, ils font leur travail comme ils peuvent, avec “plus” ou moins d’objectivité (Flore Santistéban, pour quel intérêt ? ; telle est ma question), mais le débat reste convivial et courtois, contrairement à celui fait sur la chaine (dont je ne mentionnerai pas son identité pour ne pas leur faire de pub, mais appartenant au groupe Vivendi), le 31/03/2019, où les intervenants en sont venus aux insultes (et pas les moindres; entre autre celle de ce responsable et producteur de l’émission) : quelle misère ce moment de “divertissement” (enfin si on veut assimiler cette émission à du divertissement)… Par contre je vous recommande l’explication faite par Juan sur ce moment TV : https://urlz.fr/9p45

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  • Xavier37 // 06.04.2019 à 09h10

    Quand la discussion est refusée. Quand le mépris s’étale. Comment croire qu’on va éviter les violences? Il ne pourrait rester que la violence, ce n’est encore le cas heureusement. Parce que la “décence commune” existe vraiment chez les “petites gens”.
    Mais qui peut croire que ce mouvement va s’effacer comme s’il n’avait jamais existé?

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    • Jac // 06.04.2019 à 09h51

      Pas moi, j’ai confiance en la jeunesse. Mais il n’en reste pas moins que tant que chacun ne verra que midi à sa porte (individualismes exacerbés et toujours manipulés par la surconsommation) il faudra un certain temps pour que chacun s’accorde sur les besoins communs à revendiquer. Ça vient, patience. Ni le pouvoir politique, ni les marchés n’ont intérêt à ce que les populations s’organisent sans eux… Sinon à un moment donné, voyant leur inutilité poindre à l’horizon, ils finiront par se résoudre à une vraie démocratie (est-ce que ça peut réellement exister ? là est la question). Sauf si les égoïsmes des uns continuent à dominer les partages des autres, à chacun d’être vigilent et de savoir ce qu’il désire vraiment.

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      • Suzanne // 06.04.2019 à 14h41

        A Jac : il me semble pourtant que le socle commun des revendications est bien déterminé et clair, et depuis longtemps!! Il est résumé par Ruffin, quoi qu’on pense de lui :

        – Une revendication d’urgence, TVA à 0% sur les produits de première nécessité. Pour faire cesser les émeutes de la faim, car c’est bien de cela qu’il s’agit de manière primordiale, ne l’oublions pas. Rien de plus crève coeur que les innombrables témoignages sur le thème “je paye mon loyer, mon téléphone, mon électricité, mon gaz et toutes mes charges incompressibles, je vais faire une fois les courses au supermarché, et puis c’est fini !!”.

        – Une revendication judiciaire :le traitement égal pour tous, et l’amnistie des Gilets Jaunes (ceux qui n’ont rien fait, et qu’on met simplement en GAV ou en prison pour leur faire peur).

        – Une revendication démocratique : l’établissement du RIC.

        – Une revendication fiscale : le retour symbolique de l’ISF.

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    • Haricophile // 08.04.2019 à 18h37

      « Quand la discussion est refusée. Quand le mépris s’étale. Comment croire qu’on va éviter les violences? »

      La violence ce n’est pas seulement les coups, c’est imposer ses volontés a l’autre par la force et non par l’exemplarité ou la raison.

      Refuser la discussion dans un contexte ou l’on prive les gens de droits et de ressources c’est de la violence par nature, ça ne “débouche” pas sur de la violence : C’EST DE LA VIOLENCE !

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  • Pierre Robert // 06.04.2019 à 09h13

    Insupportable…comment fait Juan Branco pour tenir?

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  • Jac // 06.04.2019 à 09h30

    Toute manifestation de colère porte en elle le germe de la violence, la colère étant par définition “une émotion vive qui se caractérise par un sentiment de rage intérieure, lequel monte crescendo si on ne sait le contenir”.
    Si l’on se réfère à la révolution française par exemple (1- je me méfie toutefois de la manière dont sont rapportés les faits dans les livres d’histoire, 2- je n’y étais pas, lol, donc je ne peux apporter de témoignage selon mon propre regard… ) le peuple souffrant de causes communes (misère, faim, insalubrité des logements, analphabétisme – hors pater noster de la messe – donc grande dépendance des élites cultivées : noblesse, clergé, bourgeoisie, …etc) avait en réaction UNE même colère unanime, la colère de l’un attisant la colère de l’autre et ainsi de suite jusqu’à une explosion commune de violences.
    Or le mouvement des gilets jaunes n’exprimait pas UNE colère mais DES colères diverses, chacune à des degrés divers (majoritairement non violentes, il faut le reconnaître si on n’est pas de mauvaise foi). Dont les colères des extrêmes confondues -droite et gauche – minoritaires mais plus violentes, lesquelles ne reconnaissant aucun pouvoir officiel autre que le leur ; et généralement dans l’histoire l’une putschiste, l’autre anarchiste (les anarchies plus démocratiques donc moins totalitaristes que les putschs, il faut le reconnaître idem).
    De ce fait, parmi les observateurs, chacun perçoit cette manifestation selon ses propres ressentiments.

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  • Jean // 06.04.2019 à 10h07

    En censurant le pluralisme, sur les motivations de cette colère citoyenne, ARTE illustre sa propre dérive anti-démocratique.

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  • Jack Pepsi // 06.04.2019 à 10h24

    Et la suite est là, à partir de 22’24 : https://www.arte.tv/fr/videos/081632-128-A/28-minutes/
    Hallucinant…

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    • Roger // 06.04.2019 à 14h11

      En effet, c’est saisissant: un seul invité essayant de mettre un peu de raison et de mesure dans ce déferlement d’arrogance et de mépris qui peinent à dissimuler la haine de “classe”.
      J’espère que quelque part des personnes compiles ces moments de “dévoilement” pour qu’on se souvienne de ces journalistes et “personnalités” quand ils s’exprimeront plus tard ailleurs (sous couvert de leur soi-disant objectivité).

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  • Patrique // 06.04.2019 à 10h39

    Il faut rediffuser “l’aveu” de Costa Gavras qui, métaphoriquement, décrit très bien l’état du journalisme français.
    “28 minutes”, c’est un procès de Moscou permanent.
    Branco est très bien dans le rôle d’Artur joué par Montand

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  • Docteur Non // 06.04.2019 à 10h45

    Je suis assez triste pour Jean François Kahn car c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Pendant deux décennies il a quasiment été évincé par les médias grand public, parfois même insulté, pour son discours offensif sur le néolibéralisme et le conformisme politico-médiatique. Maintenant qu’il a un point de vue critique sur les GJ (c’est son droit et je le crois sincère dans ce qu’il pense) , il fait le tour des plateaux télé et est plus visible depuis trois mois que depuis ces 10 dernières années…

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    • herve_02 // 06.04.2019 à 20h22

      en même temps suffit de lire marianne pour comprendre kahn. Il est contre mais tout de même très pouvoir compatible Il est contre le néo-libéralisme mais la charge est plutôt molle. Il est contre de ne pas être au pouvoir. des amis comme ça que dieu m’en préserve.

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  • bluetonga // 06.04.2019 à 11h13

    Je n’ai pas regardé la vidéo. Cela fait longtemps que j’ai déserté nos chaînes de télé, et Arte n’est pour moi que le faux-nez le moins grotesque ou le plus pernicieux de ce journalisme obséquieusement aligné sur qui les paye. Les mêmes inquisiteurs arboreraient des gilets jaunes si ces derniers prenaient le pouvoir. Des commentaires, je comprends qu’il s’agit d’un énième procès à charge où les porte-flingues du régime (comment appeler autrement un gouvernement aussi impopulaire et autoritaire?) viennent besogner dans la foulée de leur président-pédagogue pour convaincre ceux qui sont restés sagement confinés à l’enclos de leur télévision que les agités des ronds-points ne sont que de la crapule rouge-brune abrutie et antisémite. Tu quoque Arte.

    Ma fille revient d’un voyage scolaire à Paris. C’est une adolescente normale, farcie d’idées généreuses politiquement correctes. Elle m’a dit qu’elle a détesté sa visite (ce n’était pas la première, elle pouvait comparer). Des sans abris et des réfugiés partout, et beaucoup de policiers. Alors qu’ils allaient s’en retourner, ils ont trouvé la rue où se trouvait leur autocar bloquée par la police. Le professeur organisateur est allé expliquer la situation et s’est immédiatement trouvé face à un mur de quinze CRS ou assimilés, menaçants. Ils ont finalement pu partir mais le ton était agressif, hostile. Paris ville-lumière, tu prends la poussière, et toi la douce France, tu tournes au rance.

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  • jm // 06.04.2019 à 11h49

    Bonjour

    Donc en résumé gilet jaune = antisémite + antidémocratique. Notamment selon JFK (au passage Natacha Polony tendait à me faire changer d’avis sur le personnage, c’est du passé ..).

    Je passe sur le “antidémocratique” .. En effet on commence à avoir l’habitude de ce genre de procédé grotesque : “La guerre c’est la paix” .. et “le RIC c’est antidémocratique” !

    Ce qui me choque c’est cette obsession à coller le terme d’antisémitisme à ce mouvement (avez-vous remarqué le nombre d’occurrences de ce mot dans leurs babillages ?). Au point que j’en viens à me demander si on parle bien du même “mouvement”.

    Peut-être ai-je raté quelques épisodes ?
    Qu’est ce qui justifie factuellement le placage désormais systématique de ce mot par nos chiens de garde ?
    Quelqu’un peut-il m’éclairer là dessus ?

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  • Xuan // 06.04.2019 à 13h12

    Le rejet “très fort” est toujours tourné contre la bourgeoisie et son personnel politique, contrairement à ce que prétend Kahn pour qui la société se réduit à son cénacle. Et les amalgames et les caricatures sont à la hauteur de la trouille de ces individus.
    La démocratie se divise en deux. La violence aussi.
    Pour établir une démocratie du peuple il est nécessaire de briser la démocratie du grand capital, qui ne concerne qu’un groupuscule.
    Le but final de ce mouvement est d’instaurer une autre démocratie, un autre Etat et d’autres institutions. Par conséquent il s’agit réellement d’un mouvement anti “démocratique”, anti “Etat” et anti “institutions”.

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  • Denis // 06.04.2019 à 14h00

    Franchement: belle tranche de rigolade!
    Pas d’argument, amalgame à outrance.
    Ce qui est intéressant c’est que ces personnes (hors Branco)
    se croient investies d’une mission de salut public.
    C’est “28′ ” d’Arte! Vingt huit minutes de vie perdues! 🙂

      +6

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  • Jean-Luc // 06.04.2019 à 14h06

    Dans ce débat de 28 minutes, le parti-pris est de considérer que le mouvement GJ de révolte contestataire du pouvoir en place est antidémocratique du fait des violences observées. C’est un point de vue défendu par l’ensemble des intervenants à l’exception de M Juan Branco. Ce point de vue me semble quelque peu étriqué, si ce n’est obtus. Il s’explique par l’état d’esprit de ceux qui le portent. Ils sont majoritairement contre ce mouvement, plus du fait qu’il porte une idéologie politique anticapitaliste que de celui d’être possiblement antidémocratique. Pour défendre cette idée, ils focalisent leur réflexion sur la violence des extrémistes de tous bords qui viennent parasiter le mouvement GJ mettant ainsi l’ensemble des revendications de ce mouvement sur le côté pour accréditer une thèse qui leur permet de discréditer les GJ. Nous observons bien là, la ligne progouvernementale éditorialiste en filigrane. Ils ne trompent en vérité que ceux qui ne veulent pas voir, ni comprendre que notre société amorce aujourd’hui un virage social et politique majeur.

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  • Calal // 06.04.2019 à 14h35

    Les gilets jaunes,pour quelqu’un d’extérieur au mouvement,c’est un peu comme les médias :on ne sait pas si on peut croire ce que l’on voit ou ce qui est dit.
    Pour ça que je préfère les votes,ou on peut compter combien sont d’accord,combien ne le sont pas,combien pensent que l’immigration est un problème, combien pensent que s’en est pas.

      +0

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    • Alfred // 06.04.2019 à 16h39

      Un mouvement social n’est pas une vote (c’est pourquoi au passage je pense contrairement à certains ici qu’il faut toujours aller voter justement pour se compter). Peu importe qu’il rassemble majoritairement ou non des gens qui pensent comme vous. Il suffit qu’il fasse advenir à minima une revendication que vous soutenez. Le RIC est par exemple soutenu en immense majorité. (le comptage vous permetrait de determiner s’il s’agit de 85 ou de 80% mais le nez en l’air suffit à certifier la majorité).

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  • Galmaril // 06.04.2019 à 14h36

    Spectacle navrant du fondateur de Marianne qui décidément vieillit sacrément réac. Spectacle affligeant du journaliste qui sait très bien où est la mangeoire et qui passe son temps à exposer sa propre opinion tout en y apposant pour la forme un point d’interrogation destiné à faire avaler au spectateur qu’il s’agit d’une question. Spectacle décourageant d’une rhétorique qui définit l’essence d’un mouvement sur la base d’incidents périphériques et contingents qui n’en représentent aucunement l’esprit.

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  • Catherine // 06.04.2019 à 15h09

    Nous sommes en plein dans un conflit de territoire.

    Il y a le territoire du libéralisme sans retenue, de l’élitisme méprisant, des privilèges d’une caste, du pognon à outrance, de la toute puissance du pouvoir de ceux qui en détiennent les clé, territoire dominé et protégé par ceux qui en profitent.

    Et puis il ya ceux sans territoire, sans argent, sans propriété, sans pouvoir, sans appui, sans notoriété, larbins des dominants du territoire précédemment cité, qui commencent à exiger une part de ses avantages. Ils veulent empiéter sur ce territoire. Ils ont conscience d’être plus nombreux et ils veulent le conquérir, pour le modifier et le partager.

    Il y a donc affrontement, c’est inévitable, c’est naturel. Il y a donc violence, mais elle est raisonnée, car la haine n’a rien à voir là dedans c’est juste une question de rapport de force et chacun veut montrer sa force (la force de ses idées, de ses droits, de ses intérêts, ) en user, non pas pour faire mal, mais l’un pour conserver son territoire et l’autre pour le conquérir.

    Tous les interlocuteurs, excepté Juan, sont typiquement des individus du groupe dominant du territoire, il est donc naturel qu’il le défendent sous des prétextes variables.
    Ils sont sur la défensive, quelquefois violente.

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    • Louis Robert // 06.04.2019 à 17h24

      « … chacun veut montrer sa force (la force de ses idées, de ses droits, de ses intérêts,) en user, non pas pour faire mal… »

      Désolé, Catherine, les faits démentent ce jugement. Des jours d’enregistrement en continu l’attestent. Non seulement ils veulent faire mal et ont plus que fait mal, ils veulent avoir le droit de tirer à balles réelles sur les manifestants. Seule une haine jusqu’ici inavouable peut en rendre compte… et elle le fait désormais, publiquement et comme si cela allait de soi… « Nouvelle normalité »…

      Pourquoi ne pas l’admettre tout crûment? Ça vaudrait mieux. Nous assistons à une guerre civile (de moins en moins) larvée: si le Pouvoir reste fidèle à sa haine du peuple, ou bien le peuple, son ennemi intérieur, se soumettra… ou bien, tôt ou tard, ce sera la guerre civile. Le plus tard sera le pire.

        +8

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      • Catherine // 06.04.2019 à 20h55

        Dis autrement : il y a le cerf nommé “privilégiés” et le cerf nommé “équité”.
        Le deuxième veut sortir le premier de son territoire. Devant les biches (le peuple-marais) il s’agit de démontrer qui aura le droit de les ensemencer, par la demonstration à faire, qu’il a les meilleures qualités pour la perpétuation de l’espèce. Conséquence: combat (rapport de force). Les blessures ne proviennent pas de la haine, mais de ce combat.
        A l’issue de ce combat le vieux cerf “priviligiés” aura peut-être gagné et conservera son territoire ou alors peut-être le nouveau jeune cerf “équité” prendra sa place.
        Dans l’affaire, les deux partie utilisent à outrance le mot haine. Il est ridicule car il ne s’agit pas en l’espèce de vouloir faire gratuitement du mal mais de gagner le combat.
        Nous sommes des êtres biologiques que nous le voulions ou non et lorsque nous succombons à cette seule dimension (ego) rien ne va plus.
        Macron est par définition un territorial (saufque son territoire est réservé alors que chez l’animal il est au service du bien commun) et dans son combat pour son territoire qui implique de la peur, il reçoit et provoque des blessures.
        L’humain n’est capable que de deux sentiments : l’amour ou la peur.
        Je suis convaincu que l’amour est plus du côté du cerf “équité”, mais c’est ce qui fait sa faiblesse aussi.

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  • Alfred // 06.04.2019 à 17h04

    Dans la catégorie journalisme et défense d’intérêts particuliers:
    https://www.ojim.fr/le-programme-young-leaders-agent-de-linfluence-americaine-dans-les-medias-francais/

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  • François // 06.04.2019 à 17h33

    La cause est juste ; le mouvement est pervers. Donc la cause est perverse.
    Jean-François Khan

      +8

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  • Larousse // 06.04.2019 à 18h13

    Etonnant aussi,
    rien ne filtre pour l’instant de la Sacrée Cour des Compte, si prompt à casser du sucre sur la Fonction Publique en général, quant à
    -l’explosion du budget “Personnel” des forces de police et de gendarmerie
    d’au moins 200% à vue de nez (même sûrement plus) sur la ligne “heures supplémentaires”
    – l’explosion des demandes d’invalidité pour coups et blessures : mâchoires brisées, éborgnés… auprès des MDPH
    -l’explosion des “frais de sécurité” de la Présidence
    Sans parler des 12 millions d’euros annoncés pour les frais du Grand Débat (entendu à BFMTV) certifié selon moi dans la catégorie : blabla-enfumage.
    TOUT ça : Grâce aux remarquables qualités de dialogue du président Macron..
    – Et bon accueil pour le prochain G7 à Biarritz !

      +6

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  • Valmeysien de Bouvines Frexit // 06.04.2019 à 22h27

    Il va falloir que M. Branco monte une chaîne youtube de tuto en zen-attitude parce que la patience dont il fait preuve ici est franchement légendaire.

    Dès le départ les accusations en fascisme contre les Gilets Jaunes n’ont pas porté dans l’opinion (la “peste brune” de Griveaux) mais les propagandistes de la classe dirigeante de ce pays continuent sur ces éléments de langage pour préparer le terrain psychologique qui permettrait de faire accepter une répression brutale menant à des mutilés à vie et des jeunes gens éborgnés pour avoir considéré qu’il existait un droit à la vie décente. Si on est un tant soit peu charitable, c’est ça LE point de départ du mouvement.

    L’un des mérite du mouvement des Gilets Jaunes est d’avoir accéléré la mise à nue du visage hideux de la classe dirigeante française et le lâche conformisme des “bons élèves” désormais réduits à s’indigner de l’indulgence du maître pour les “cancres”, les “beaufs”, les “analphabètes”, les “sans-dent”, transformés en “factieux” pour l’occasion afin de justifier leur mise à mort économique sans que cela ne cause trop de dissonance cognitive pour les bourreaux et leurs alliés. Le souci c’est que sur le plan intellectuel même, censé être la justification contemporaine de la pyramide social sur le plan concret et symbolique, on s’aperçoit que cette classe dirigeante ne vaut finalement pas grand chose, et on peut remercier les partisans de LAREM pour en faire tous les jours la démonstration éclatante.

      +14

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    • un citoyen // 06.04.2019 à 23h08

      Surtout pour ne pas dire un mot, ou trop peu, pour ceux et celles qui ont perdu quelque-chose pour toujours (voire l’inverse pour certain(e)(s) dans l’affaire D.Maïsto dans Twitter), y compris pour ceux et celles qui n’étaient pas dans le mouvement, c’est ce qui m’a le plus choqué.
      Honte à eux.

        +2

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  • Castigat // 07.04.2019 à 22h57

    28 mn zélateur des pouvoirs ultralibéraux unionistes européens.Abnous truc toujours à taper sur la France insoumise, quatremerdes à ensencer l’UE et l’ensemble contre Maduro à longueur d’émission. Pas question dès lors pour eux d’insinuer ne serait-ce qu’une seconde que le gouvernement actuel serait dans un dangereuse dérive dictatoriale. Et d’ailleurs aucun media mainstream ne s’y risque ni même n’y songe.

      +2

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  • Marker73 // 08.04.2019 à 00h10

    Le 28 minutes est tombé bien bas… Heureusement que Juan Branco est là pour rétablir une réalité factuelle

      +2

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  • brochard // 08.04.2019 à 10h08

    Juan , qu’allais-tu faire dans cette galère au milieu de ces fossiles de la pensée ? L’idée des gilets jaunes , c’est la démocratie DIRECTE ! Et c’est cette idée et elle seule qui fait peur à ceux qui ont toujours décidé pour les autres

      +1

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  • Nanie // 12.04.2019 à 09h53

    Article et premiers commentaires sont partagés.
    Toutefois j’ai retenu le commentaire de Serge F.qui souligné une certaine dérive des médias dont Arte avec la tendance au rejet des Gilets jaunes

      +0

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