Source : Le Comptoir, Adrien Mideau, 24-05-2017

Gérard Chaliand est un aventurier aux visages multiples. Il y a, tout d’abord, la figure du géopolitologue, spécialiste de la guerre irrégulière, qui a arpenté le globe et les conflits de ces soixante dernières années en étant observateur-participant : de la Guinée-Bissau au Nord Viêt Nam, en passant par la Colombie, il a également passé beaucoup de temps au Moyen-Orient, se rendant régulièrement en Afghanistan, en Irak et en Syrie. De ses expériences aux côtés des insurgés des quatre continents, Gérard Chaliand sortira une trentaine d’ouvrages, dont son fameux « Anthologie mondiale de la stratégie » et, plus récemment, l’essai « Pourquoi perd-on la guerre ? » Et puis, il y a la figure du professeur invité qui, toute une vie durant, a présenté ses analyses à différentes générations d’étudiants du monde entier, notamment français (Ena, École de guerre), américains (universités de Harvard, Berkeley et de Californie à Los Angeles plus connue sous le nom de UCLA) et asiatiques (université nationale de Singapour). Enfin, il y a la figure, moins connue celle-ci, du poète, qui trouve refuge dans l’écriture face à l’atrocité du conflit. Pour Gérard Chaliand, la violence n’est pas un concept, mais avant tout une expérience de terrain, forcément dure. L’union de ces trois figures se retrouve dans un langage tranchant et direct, loin des commentaires à “l’eau tiède” de certains plateaux télévisés.

Le Comptoir : Vous écrivez que la guerre irrégulière, guérilla et/ou terrorisme, est une « guerre asymétrique, opposant un fort et un faible ». Au titre de votre ouvrage Pourquoi perd-on la guerre ?, vous répondez « la guerre irrégulière ne se gagne pas sur un plan strictement militaire. Elle se gagne surtout par un contrôle administratif des populations. Là réside l’échec occidental des cinquante dernières années, du Viêt Nam à aujourd’hui ». Qu’entendez-vous par « contrôle administratif des populations » ?

Gérard Chaliand : La guérilla, telle que l’ont pratiqué, par exemple, les Espagnols, entre les XVIIIe et XIXe siècles, a été analysée par Carl von Clausewitz. Qu’est-ce qu’il dit ? La guerre est avant tout un harcèlement, l’usure de l’adversaire, fondée sur la mobilité, avec un refus de l’affrontement central. En somme, il s’agit d’affaiblir, avec les troupes irrégulières, une armée régulière.

Entre 1936 et 1938, Mao Zedong va repenser cette question de la guerre. Il dit que ce que vise son armée n’est pas l’affaiblissement strict et unique de l’adversaire, mais bien la prise du pouvoir. Or, pour prendre le pouvoir, il faut avoir des cadres qui s’installent le plus profondément possible dans les structures populaires. En Chine, le prolétariat, pour l’essentiel, a été décimé en 1925-27 par des insurrections urbaines. Il s’agit donc d’arriver à entraîner la paysannerie pauvre, qui est considérable en Chine, et leur dire pourquoi et comment il faut se battre. C’est une œuvre de longue haleine, où les cadres doivent pouvoir s’insérer à l’intérieur des villages. Comment le faire ? D’abord, il faut former les cadres, c’est-à-dire avoir des types qui parlent le langage du pays. Par exemple, Ernesto Che Guevara, en Bolivie, ne parlait rien du tout : il parlait l’espagnol dans des zones indiennes où l’espagnol n’était pas compris et constituait la langue de l’oppresseur. C’est donc un long travail, qui consiste à changer, avec le temps, sa faiblesse en force.

Comment Mao Zedong et son armée y arrivent-ils ? Ils le font en connaissant un peu le milieu, en sachant écarter les agents de l’adversaire, c’est-à-dire ceux qui travaillent pour l’État, ou l’étranger. Et puis, lorsqu’ils sont suffisamment forts et avec un peu de coercition, ils mettent en place de nouvelles élections pour changer les structures existantes. Ces dernières peuvent être doubles : d’une part, il peut y avoir la structure de cet État oppresseur ou de l’étranger ; d’autre part, il peut y avoir la structure traditionnelle, conservatrice de la société. Il s’agit alors d’en mettre une autre, avec des gens qui sont désireux de changer les structures sociales, parce qu’ils y ont intérêt. Mao Zedong et son armée insisteront toujours pour que ce ne soit pas un univers uniquement masculin, mais que les femmes – la « moitié du Ciel », comme il dit – y participent. Ils organisent des élections avec trois hommes et trois femmes comme représentants, en mobilisant les jeunes. Ces derniers vont commencer à faire la milice locale pour dire où sont les autres, pendant que ceux qui sont élus doivent s’assurer d’une production convenable pour nourrir les guérilleros. En fait, il s’agit de se substituer à l’État, c’est-à-dire à cet État qui, en principe, contrôle les villages.

Un exemple actuel : aujourd’hui, en Afghanistan, depuis 2007-2008, la justice est rendue dans les villages par les Talibans. À partir du moment où vous rendez la justice, qui est l’État ? C’est vous. C’est ce qu’on appelle un contrôle administratif de la population.

Ce contrôle administratif de la population manque aux Américains en Afghanistan…

Tout d’abord, ils ne connaissent pas la langue. Deuxièmement, les hommes qui sont de leur côté sont, en général, impopulaires pour deux raisons : la première parce qu’ils apparaissent comme les agents de l’étranger et, deuxièmement, parce qu’ils sont corrompus. Quand on a un gouvernement corrompu qui est, en plus, au service des étrangers, on part avec deux handicaps sérieux. Dans ces cas-là, le contrôle administratif ne marche pas.

Est-il encore possible pour des puissances militaires occidentales de contrôler administrativement la population en améliorant, par exemple, la formation des cadres militaires ? Ou est-il déjà trop tard ?

Il est tard, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ça fait quarante ou cinquante ans que nous ne triomphons plus. On a pu, certes, gagner une bataille, mais on n’a gagné aucune guerre. L’adversaire qui, jadis, ne nous connaissait pas ne nous connaît que trop maintenant. Il sait comment manipuler nos médias. Il est donc tard. Deuxièmement, pourquoi hésite-on à engager des hommes ? Parce qu’on a des pertes qu’on n’encaisse plus. Pourquoi ? Non seulement parce nos sensibilités ont changé, mais aussi parce que démographiquement, nous ne sommes pas nombreux.

« Autrefois, quand on faisait des atrocités, on les planquait. L’État islamique, c’est le contraire : ils les montrent pour terroriser. »

Il y a un vieillissement de la population…

Oui, on a commencé le XXe siècle avec 33 % de la population mondiale vivant dans l’hémisphère nord, c’est-à-dire de Vancouver jusqu’à Vladivostok. Vous avez une idée de combien nous représentons, actuellement ? On est à 15 % maintenant ; 85 % de la population mondiale vit ailleurs.

Quand j’ai commencé à aller en Afghanistan en avril 1980, le pays était crédité de 15 millions d’habitants. Aujourd’hui, 37 ans plus tard, il dépasse la barre des 30 millions. Les Afghans ont réussi à doubler, après plus de 30 ans de guerre.

En 2014, l’État islamique était dans la lumière avec la prise de Mossoul. Il y avait cette théâtralisation de l’horreur, avec leur façon, à la mongole, de traiter les populations. C’était tout à fait inédit. Autrefois, quand on faisait des atrocités, on les planquait. Eux, c’est le contraire : ils les montrent pour terroriser. Pourquoi terroriser ? Les Mongols terrorisaient parce qu’ils n’étaient pas nombreux. Avant qu’ils arrivent, il fallait que les gens soient déjà effrayés. La peur, c’est ça. Aujourd’hui, c’est l’inverse : ils sont vraiment en train de perdre Mossoul et leurs territoires. Ils ont perdu la grande frontière symbolique entre l’Irak et la Syrie. Et demain, ils vont prendre une raclée.

Image extraite du film Gengis Khan (2007) ; Gengis Khan fut le fondateur de l’Empire mongol, le plus vaste empire ayant jamais existé

Mais de là à penser que nous pouvons, nous, sur le terrain, refaire quelque chose… Non ! Les Américains ont marché sur cette illusion en 2003, quand ils ont voulu remodeler le grand Moyen-Orient. Fiasco total. Pourquoi ? Parce qu’on a complètement marginalisé le groupe qui dirigeait, les sunnites ; ce que Bush père avait eu l’intelligence de ne pas faire, en laissant Saddam Hussein affaibli, mais au pouvoir. Sur le terrain, les sunnites n’encaissaient pas le fait d’être marginalisés. Ils estiment que les chiites sont des hérétiques. Et puis, il y a les Kurdes, qui ne sont pas arabes et que les sunnites ont, en plus, combattu pendant un demi-siècle. Les sunnites ont toujours été au pouvoir : ils ne se considèrent pas seulement comme un groupe religieux, mais aussi comme un groupe politique dirigeant, politiquement parlant.

Le programme de Trump laissait entrevoir un certain isolationnisme comme solution potentielle. Et pourtant, les tirs de missiles américains sur la Syrie le 6 avril 2017 en réaction à l’attaque chimique attribuée au régime de Bachar el-Assad vont à l’encontre justement de cet isolationnisme. Est-ce qu’il y a une stratégie claire et cohérente de la part de l’administration Trump sur le dossier syrien ?

D’abord, il faut faire la distinction entre ce qui est proclamé et ce qui se fait. Donald Trump dit beaucoup de choses et, dans la pratique, c’est un président qui ne connaît pas bien les relations internationales. Heureusement pour lui, il est entouré de quatre personnes qui sont intelligentes : le général Mattis, le général McMaster, le général Kelly et Rex Tillerson, l’ex-patron d’ExxonMobil.

« Je donne une interprétation : quand le dirigeant syrien tue 70 à 80 personnes, il fait fuir X milliers de sunnites, de façon à ne plus les revoir. Il va alors les remplacer par du chiite. »

Dans la pratique, qu’est-ce qui s’est passé autour de ce tir de missiles américains ? Bachar el-Assad s’est servi d’armes chimiques et il a tué 70 à 80 personnes. Il faut quand même le dire : ce n’est pas Hiroshima. Pourquoi fait-il ça ? Je donne une interprétation : quand le dirigeant syrien tue 70 à 80 personnes, il fait fuir X milliers de sunnites, de façon à ne plus les revoir. Il va alors les remplacer par du chiite. Et qui va l’aider dans cet objectif ? L’Iran. Ils ont fait venir des chiites du Pakistan, d’Afghanistan, d’Irak. Et ils sont en train de recomposer, sur le plan religieux, un déséquilibre moins grand en faveur des chiites.

Par ailleurs, qu’est-ce que ces 59 missiles américains ont réussi à faire ? Pas grand chose, il me semble. Mais Trump a montré ce que Obama n’a pas fait. C’est ce qui s’appelle de la gesticulation. Il s’est fait sa publicité, en quelque sorte. Il faut prendre cette gesticulation avec calme. Les médias, ce sont quand même des vendeurs d’angoisse.

« Si les Saoud tombaient, au profit de qui leur chute se ferait ? Au profit des islamistes. Ce serait pire ».

Il y a un point commun entre la politique étrangère française et américaine sur le dossier syrien. Vous avez déclaré dans un entretien pour le journal La Croix que si les deux pays ne soutiennent pas le régime de Bachar el-Assad, c’est aussi pour éviter de froisser deux partenaires économiques d’envergure, que sont le Qatar et l’Arabie saoudite, hostiles au régime syrien. Vous précisez que les « ressources financières de ces deux pays ne sont [pourtant] plus illimitées ». À votre avis, dans le cas français, pourquoi la politique étrangère manque-t-elle autant de stratégie sur le long terme ?

On bricole. On a besoin d’argent, on a besoin de vendre. On vit un peu au jour le jour. Quand on fait 1,1 % de croissance économique et qu’on est plus endettés qu’il y a dix ans, on est obligés de faire des tas de concession. On a alors vendu à des alliés “ambigus”. De l’autre côté, si les Saoud tombaient, au profit de qui leur chute se ferait ? Au profit des islamistes. Ce serait pire. On navigue dans des eaux complexes.

Vous parlez beaucoup de croissance économique. Mais n’est-ce pas une chimère de croire que toute politique se fonde sur la croissance économique alors que celle-ci reste faible dans beaucoup des pays industrialisés comme la France depuis le début des années 1980 ?

Ça dépend où. L’Allemagne a progressé. Pourquoi ? Parce qu’ils ont fait les réformes indispensables pour relancer la dynamique interne. Nous, on n’a rien fait. Nous, Français, on s’est révélé d’un conservatisme fabuleux. Nous sommes des imposteurs de la révolte. Les gens qui descendent dans la rue, c’est uniquement pour défendre les droits acquis. La réforme du droit du travail, ils auraient dû la faire en début de mandat, quand François Hollande a fait le mariage dit pour tous.

On manque de dynamisme. Et on est prétentieux, en plus. Qu’on soit arrogants en 1912, en 1918, voire dans les années 1920, car tout le monde venait chez nous pour peindre, faire l’amour et écrire son bouquin, d’accord. Puis, 1940, ça a été une torchée fabuleuse et je trouve qu’on ne l’a pas bien assumée. Charles de Gaulle nous l’a fait oublier. Mais on s’est effondrés comme des minables. On a tenu une semaine de plus que l’armée belge. C’est un truc qu’il faut rappeler aux Français.

Il y a maintenant trente ans qu’on est vraiment en train de descendre. La capitale de l’Europe, aujourd’hui, c’est Berlin. La capitale financière, c’est Londres. On est devenu un splendide musée culturel.

« Avec 25 % de communistes en Italie, 25 % en France, le patronat était obligé de faire des concessions en s’achetant la classe ouvrière pour ne pas qu’elle bouge. Maintenant que tout ça a disparu, le patronat ne se gêne plus. »

Pourtant, la France n’a jamais été aussi riche qu’à l’heure actuelle. Le problème n’est-il pas plutôt le creusement des inégalités entre une élite, de plus en plus riche, et un appauvrissement de la population, des classes populaires aux classes moyennes ?

C’est vrai, je suis d’accord. Les inégalités ont largement augmenté. C’est incontestable. Et pourquoi ? Quand on regarde le début du siècle dernier, les inégalités étaient terribles. Quand a-t-on écrasé ces inégalités ? En gros, à partir de 1936 avec le Front populaire et, puis, bien sûr, avec la menace soviétique. Avec 25 % de communistes en Italie, 25 % en France, le patronat était obligé de faire des concessions en s’achetant la classe ouvrière pour ne pas qu’elle bouge. Maintenant que tout ça a disparu, le patronat ne se gêne plus. La clé de l’explication, elle est là.

Les États-Unis sont dans une inégalité encore plus grande. Le mythe américain, selon lequel vous bossez beaucoup pour y arriver, c’est terminé.

Quelles sont les raisons qui font que Daech est condamné à perdre ?

Premièrement, parce que ce sont des perturbateurs. Ils ne sont au pouvoir nulle part. Deuxièmement, quand ils ont été au pouvoir, au Soudan ou en Afghanistan, à part la longueur de la barbe, du voile ou l’interdiction d’écouter de la musique, qu’ont-ils fait ? Rien. Avec eux, je n’ai jamais entendu le mot “travail”. C’est un mot qui ne s’emploie pas. À part creuser des trous pour se protéger des bombes… C’est nul. Ce sont des moralistes, au sens le plus étriqué du terme, qui n’ont aucun programme économique. On ne vit pas d’idéologie. Les seuls qui pouvaient paraître un peu différents étaient les Turcs, avec la montée d’un islamisme soi-disant démocratique. Mais on se rend enfin compte aujourd’hui qui est Erdoğan, c’est-à-dire ce qu’il a toujours été : un sunnite militant, frère musulman. Il a gagné avec 51,4 % des suffrages parce qu’il a confisqué 80 % de la télévision. Dans un vote régulier, il aurait eu 48 %.

« Quand on a vu les islamistes au pouvoir, au Soudan ou en Afghanistan, à part la longueur de la barbe, du voile ou l’interdiction d’écouter de la musique, qu’ont-ils fait ? Rien. »

Daech et ses partisans croient en une oumma, qui est devenu largement fictive. Il y a des gens qui se sentent musulmans entre le Maroc et l’Indonésie. Mais qui se sent uniquement musulman et pas marocain ou indonésien ? L’idée nationale a fait son chemin depuis un siècle. C’est comme ça.

En 2014, il y a eu un appel d’air quand on a eu le sentiment, après la chute de Mossoul, que le pouvoir de l’État islamique était au bout du fusil. Maintenant, le nombre d’hommes qui s’enrôle au sein de Daech a largement réduit. C’est normal : les difficultés découragent.

Je ne crois pas du tout à leur victoire. Ils vendent du vent qui porte. Qui peut dire que ce qu’ils vendent n’existe pas ? C’est comme discuter si Dieu existe ou non. Je n’en sais rien. On ne peut pas discuter là-dessus : c’est une question de foi. Si un homme a la foi, ça ne sert à rien de le convaincre. C’est pour ça que la “déradicalisation”, je n’y crois absolument pas. La seule déradicalisation à laquelle je peux penser, c’est celle du type qui, vingt ans plus tard, avec une femme et deux gamins, se dit « J’ai été bête quand j’étais jeune ». Il y a un “déradicalisé” très célèbre : il avait fait Guantanamo, il en est sorti, il est arrivé en Arabie saoudite où ils l’ont déradicalisé, et maintenant… Il est le patron d’Al-Qaida au Yémen. Nasser Al-Wahishi, il s’appelle, la “brute”. Voilà, c’est ça la déradicalisation.

Vous dites que l’Afrique subsaharienne constituera dans l’avenir un foyer d’instabilité propice à l’idéologie islamiste. Pouvez-vous expliquer ?

Les zones propices sont celles qui se développent mal, qui sont très peuplées. Un exemple : le Bangladesh. On n’en parle jamais dans les journaux et, pourtant, l’islamisme grimpe dans ce pays. L’Afrique, du point de vue démographique, va doubler dans les quinze prochaines années. Mais les problèmes sont nombreux : premièrement, il n’y a pas de travail ; deuxièmement, l’instruction y est médiocre ; troisièmement, les bénéfices de la fameuse croissance vont dans certaines poches et sont, de suite, envoyés dans des paradis fiscaux. Quand on aura le double de la population, c’est-à-dire bientôt, il y aura des affrontements entre les musulmans – majoritaires en Afrique de l’Ouest et orientale – et les non-musulmans.

Quand la France est intervenue en République centrafricaine pour canaliser un affrontement de ce genre, c’était faisable. Mais imaginons que ça éclate dans six ou sept pays à la fois… Les moyens de la France sont limités. On est déjà dans l’extension maximale de nos forces ; on n’aura pas les moyens. L’avenir, de ce côté-là, paraît difficile. Et qui voudra 200 millions d’immigrants en provenance d’Afrique ? Personne.

« On a vécu une longue période de paix – j’en suis très content – mais ça ramollit. »

Dans un entretien pour la revue Ballast, vous aviez déclaré « L’autre jour, je suis passé à la pharmacie et la pharmacienne me disait que les clients défilent, depuis le 13 novembre, pour prendre des calmants. Les gens se demandent ce qui va se passer ; ils ont peur. Les médias nous pourrissent la vie avec leur audimat. Ils rendent service à Daech ; ils font leur propagande : si je relaie six fois un crime de guerre de l’ennemi, je lui rends cinq fois service. C’est la société du spectacle. C’est minable. Mais, non, contrairement à ce que raconte Hollande, nous ne sommes pas en guerre : une guerre, ce serait comme ça tous les jours ; on est dans une situation conflictuelle. » Plus loin, vous rajoutez : « En l’espace de trente ans, les gens se sont ramollis. Ils ont peur. Mes compatriotes, dans l’ensemble, ont peur de tout. »Comment expliquez-vous ce manque de recul de la part du système médiatique vis-à-vis de Daech ?

D’abord, les journalistes en vivent. Ils vendent de l’angoisse et ça se vend bien. Alors, ils en rajoutent parce qu’on reste, finalement, dans une société du spectacle. Pour nous, la tragédie, ça se passe, finalement, ailleurs. De temps en temps, de façon collatérale, nous sommes frappés. Il y a eu des statistiques très intéressantes, publiées l’année dernière : 97,5 % des attentats ont eu lieu en dehors des pays occidentaux. En somme, pour nous, c’est un spectacle. Quand on est frappés, on a l’impression que c’est l’apocalypse. Shakespeare avait dit que la prospérité et la paix produisent des couards. Autrement dit, des trouillards. On a vécu une longue période de paix – très bien, j’en suis très content – mais ça ramollit.

« Les sociétés européennes sont d’une sensiblerie quasi-maladive ».

Pourquoi une telle peur de tout en Occident, et notamment en France ?

Comme je l’ai dit, c’est le prix de la paix et de la prospérité. C’est aussi le vieillissement de la population qui engendre le conservatisme. L’espèce humaine cherche la sécurité, hélas, à tout prix. Je l’ai fui car c’est le début de la mort.

J’ai été souvent en Russie. Les gars regrettent la période soviétique. Pourquoi ? Parce que si vous ne vous occupiez pas de politique, vous étiez sûr de vivoter. Vous n’étiez pas très bien logé, mais on vous laissait tranquille ; vous ne travailliez pas trop et vous étiez sûr de garder votre boulot. À condition d’être d’accord pour être dans une médiocrité relative, c’était vraiment la sécurité totale. Quand le système s’est effondré, ça a été très brutal. J’ai vu la chute du rouble, j’ai vu les petites vieilles, veuves, en train de vendre la bibliothèque de leur mari défunt : c’était poignant. Tout ça parce que Eltsine était nul. Je comprends tout à fait que, lorsque Poutine a commencé à redresser la situation, il a été bien vu. Enfin, un homme politique qui disait : « On a perdu la veste, la chemise et maintenant vous vous voulez retirer le pantalon… Ça fait beaucoup ! » Cela ne l’a pas empêché d’avoir perdu en Ukraine. Encore, une chose qui n’est pas signalée.

« Les assassins sont peut-être ailleurs, mais les hypocrites, ce sont nous ».

Nous sommes les seuls à être soi-disant objectifs, alors que ce sont les autres qui nous manipulent. Nous sommes aussi des manipulateurs : nos droits de l’Homme sont à géométrie variable ; les assassins sont peut-être ailleurs, mais les hypocrites, c’est nous. Quand on a tué Kadhafi, on n’était pas mandatés pour le faire : on était mandatés pour défendre Benghazi. On a assassiné ce dirigeant. Si les Chinois ou les Russes l’avaient fait, ça aurait fait un bruit épouvantable. On aurait dit : « C’est intolérable ! C’est ignoble ! » Si on veut se débarrasser de dictateurs, j’ai une longue liste dans la poche. Il faut être lucide, se voir dans le miroir.

Est-ce que cette fascination pour la violence de Daech, démontrée par son traitement médiatique, ne renvoie pas au refoulement de la violence que nous avons opéré ces dernières décennies dans les sociétés européennes ?

Il y a de ça, certainement. Mais les sociétés européennes sont d’une sensiblerie quasi-maladive : on ne peut plus rien supporter. À la campagne, jadis, égorger un poulet, c’était aussi normal qu’aller faucher le blé. Aujourd’hui, vous dîtes à un type de n’importe quelle université, « On va manger un poulet mais il faut l’égorger ». Il vous répondra « Ah non ! Pas moi ! » Inutile de dire que si vous aimez la tauromachie, on vous soupçonne d’être “facho”. Je le reconnais : j’aime la tauromachie. Et alors ?

J’ai vécu pendant trois mois dans la forêt amazonienne. Toutes les nuits, vous entendez le cri des bêtes qui se mangent entre elles. Toutes les nuits, les carnivores chassent et tuent. La nature répond au même rapport de force que nous. Le monde, ce n’est pas Bambi, mais on a fini par vendre du Bambi partout. Il y a des individus pour qui la violence est un concept. Mais la violence, ce n’est pas un concept. Vous parlez avec des types qui sont passés des bancs de l’école au fauteuil du bureau, et qui n’ont jamais reçu une claque de leur vie. Vous pensez qu’ils vont prendre des décisions politiques courageuses ? Je ne le crois pas.

Pour moi, le courage, c’est la vertu majeure : il y a le courage physique, mais ça ne suffit pas. Il y a le courage intellectuel aussi et, dans le tiers-monde, il n’y en a pas forcément beaucoup. Toujours la tradition… Chez les islamistes, vous apprenez la tradition et vous répétez, vous répétez… La fonction critique, c’est où ? Et puis, il y a le courage moral : il est très inégalement répandu. Encore que… En gros, sur les principes moraux de base, l’humanité se retrouve à peu près : le bien, le mal, on sait à peu près ce que ça veut dire, du fait de l’influence des religions monothéistes. Même s’il y a des différences, sur le droit au suicide par exemple. Chez les Grecs et les latins, ça faisait partie de votre dernière liberté ; chez les juifs, les chrétiens et les musulmans, vous n’avez pas le droit, en principe, de vous suicider. Pour moi, le droit au suicide est important. Qu’est-ce que je risque en demandant le droit au suicide dans mon pays ? La peine de mort ?

Vous avez mené une carrière de professeur invité dans de très nombreuses universités étrangères, sans aucun rattachement en France. Quel regard portez-vous sur ce parcours atypique ?

Je n’ai pas fait une carrière, j’ai fait une vie. Au coup par coup. Je n’ai eu aucune espèce de garantie. Au total, j’ai été salarié deux ans comme directeur d’un centre européen d’étude des conflits. C’est tout. Autrement, sur les 55 dernières années, j’ai été un libre aventurier. J’ai fait une trentaine de métiers différents entre 18 et 35 ans. J’ai commencé à être invité parce que j’avais un bagage que les autres n’avaient pas. J’avais été en Guinée-Bissau, j’avais été avec les Palestiniens, avec les Vietnamiens. Quand vous arrivez aux États-Unis avec ça, vous êtes le seul. Et les militaires n’avaient jamais été du côté insurrectionnel alors que j’ai toujours été, à une ou deux exceptions près, avec les insurgés.

Les pays qui sont devenus indépendants des puissances colonisatrices ces cinquante dernières années ont pu le faire, vous l’écrivez, grâce à des idéologies mobilisatrices comme le nationalisme et le communisme. Tous ces pays sont dorénavant imbriqués dans la globalisation économique. Si le communisme est marginalisé, que reste-il d’une idéologie comme le nationalisme pour contester cette globalisation économique ? Voyez-vous également d’autres idéologies de contestation à gauche de l’échiquier politique émerger dans ces pays en voie de développement ?

Les deux nations les plus puissantes à l’heure actuelle – les États-Unis et la Chine – sont d’un nationalisme délirant. Les Viêts, qui constituent une petite nation de 80 millions d’habitants, sont nationalistes, avec une élite de despotes éclairés. Ils ont battu les Français ; ensuite, ils ont battu les Américains ; ils ont tenu tête aux Chinois. Ils ne font aucun reproche aux Français, contrairement aux Algériens, qui sont en train de pleurnicher. Et ils se sont mis avec les Américains, qui les ont bombardés comme jamais, parce qu’ils ont compris que l’ennemi était au nord : la Chine. Et ils font 7 %, par an, de croissance économique. Je tire mon chapeau. Je dis « Voilà une élite de despotes éclairés, qui savent où ils vont ». À côté de ça, les types de l’État islamique, ce sont des charlots.

Pour les idéologies, à gauche, je vois surtout un creux. On a beaucoup consommé. Il y a un moment de fatigue entre l’illusion lyrique et la décrue. On vit de rêve, autant qu’on vit de réalité. Ça va revenir…

Je vois également des petits pays, qui ont un développement économique et démocratique intéressant, comme l’Uruguay. C’est un pays, qui mise notamment sur l’éducation de la jeunesse. Le Chili est également intéressant. L’Argentine, c’est plus contrasté.

De tous les conflits autour du monde que vous avez rejoint en tant qu’observateur-participant, celui du Viêt Nam vous a le plus marqué. Vous reprenez, dans vos mémoires La Pointe du couteau, un slogan que vous aviez entendu à cette époque : « Quand on est préparé au pire, on garde toujours l’initiative ». Pouvez-vous développer ?

Ce sont des phrases qui ne s’oublient pas. Jamais. Mais cette phrase est particulière à une époque. Ce sont comme les Anglais lors du Blitz… On ne peut pas leur demander ça tout le temps. À ce moment-là, les Viêts se retrouvent dos au mur. Ils disent « Non », quel que soit le prix et ils s’organisent en fonction avec une détermination absolue. Je trouvais qu’ils étaient merveilleusement organisés. J’ai assisté à des cours dans les écoles où, au moment où les avions arrivaient, les gamins descendaient dans une tranchée. Dès que l’alerte était terminée, ils remontaient et reprenaient le cours ! Il y a des pays où, lorsqu’il y a la guerre, on supprime carrément les cours. Là, non. Ils arrêtaient le temps nécessaire. Je me rappelais de cratères de bombes où les types y mettaient de l’eau et élevaient des poissons. Ils s’adaptaient. Les hommes étaient au boulot, les femmes produisaient, la mobilisation de la population était constante. On avait une société très coriace avec des gens habitués à lutter contre le fleuve, qui faisait des digues chaque année pour le domestiquer.

Exécution de Nguyen Vam Lem à Saigon, 1968

C’est un peuple qui a l’habitude de la cohésion, de lutter ensemble contre la nature. Rien à avoir avec le Nil et les Égyptiens, par exemple : le fleuve sort, il irrigue et rentre, tout seul… Vous n’avez rien à faire. Ça donne une mentalité différente… Les Égyptiens l’ont compris quand Nasser les a envoyés combattre contre les Yémenites, des coriaces qui aiment se battre car ce sont montagnards. Les Viêts n’étaient pas uniquement marxiste-léninistes, ils étaient aussi nationalistes : ils trouvaient que les Américains n’avaient rien à faire sur leur sol et qu’ils tiendraient. Ça m’a plu. Je me sentais chez moi. Refuser de céder. Je les ai quand même vus reconstruire des ponts avec des bateaux sur lesquels ils posaient des poutres… Pour ensuite les enlever, de façon à ce qu’ils ne soient pas photographiés par les Américains. Il fallait tenir, tenir, tenir. On a fait un petit livre aux éditions du Seuil et où on est plusieurs, avec Sylvain Tesson notamment, à raconter notre expérience de voyage la plus formidable. J’ai bien sûr parlé du Viêt Nam. Je me suis aperçu que ça collait avec mon tempérament : ça m’a rappelé l’oncle, celui qui est mort les armes à la main, ou encore, la statue dont je parle dans les mémoires, qui se trouve à Carthagène en Colombie. Le gouverneur local, Blas de Lezo, avait fait tomber la moitié de l’escale britannique. Les gens lui ont fait une statue, qui ressemble à ce qu’il était à la fin de sa vie – il lui restait un œil, un bras et une jambe – et ils ont inscrit ce qu’il avait dit à l’amiral anglais : « Ici, on ne se rend pas ».

« Le pire, en termes de cruauté, c’est celle des guerres civiles. »

Votre écrivez : « Le fait que les victimes d’hier puissent devenir des bourreaux rend optimiste quand à la capacité d’adaptation de l’espèce humaine. » Cette leçon de réalisme politique, avez-vous pu la vérifier dans la plupart des conflits que vous avez rejoint en tant qu’observateur-participant ?

C’est de l’humour noir. Je le pratique, parce que c’est la seule chose qui permet de tenir face à la tragédie. Autrement, c’est atroce. L’espèce humaine, qu’est-ce que c’est ? Les gens sont prêts à tous les compromis pour sauver leur sécurité. Et avec la cupidité, il n’y a plus de limite : ils en veulent toujours plus. Si on vous dit, voilà un flingue et l’autre, il est rien, il y aura peut-être cinq individus qui vont se poser des questions avant d’y aller et puis, vous en aurez toujours quinze autres qui vont dire « Allez, je vais me l’envoyer ! »

Le pire, en termes de cruauté, c’est celle des guerres civiles. Le type connaît le voisin et, en plus, il peut maintenant violer sa femme, qu’il n’a jamais pu approcher parce que les hommes de l’autre communauté sont très endogames. Il l’a regardée à la fontaine l’autre jour et puis, d’un coup, on lui dit : « Quartier libre ! » Le gars se dit « J’étais rien avant, j’étais un minable, on me donnait une claque et je m’écrasais ». Et, d’un seul coup, on lui dit « Vas-y, plus t’en fais, plus tu es un héros ». Quand ils en parlent entre eux, des années plus tard, ils se le remémorent comme si c’étaient les plus “belles” années de leur vie. C’est comme ça.

Lors des guerres en ex-Yougoslavie, on m’avait demandé de former des militaires français – j’étais à l’École de guerre – qui me disaient « On ne peut pas supporter ça, en Europe ». Je leur disais : « Mais vous n’êtes plus en Europe, culturellement parlant ». Quand vous franchissez la frontière yougoslave, vous tombez dans les Balkans. C’est une zone où le vaincu, on lui coupe tout ce qui dépasse. Il n’y a qu’à lire ce qui s’est passé en 1912-13 durant les guerres balkaniques. J’ai vu des officiers français revenir, et me dire « C’est atroce : j’ai vu des Croates, au moment où ils faisaient l’offensive contre les Serbes, énucléer des mecs encore vivants avec une cuillère limée. »

La poésie ne vous permet-elle pas de tenir face à l’horreur ?

La poésie est incontestablement une part magique qui permet de sortir de cette atrocité. Au final, tout ça est tragique. Je suis habitué aux difficultés, mais ce que je vois, au fond, c’est de l’atroce : entre les rapports de force et la cruauté déchaîné ou tranquille, selon les circonstances, ce n’est pas joli du tout. Il y a quelque chose de merveilleusement tragique dans la poésie. Et c’est avant tout le plus bel usage possible des mots. Le recueil que j’ai fait m’a fait profondément plaisir. Ce qui reste, c’est la part magique : la poésie, la littérature. Vous allez continuer à lire Shakespeare, mais vous ne lirez plus un auteur qui a écrit un livre d’histoire au XIXe siècle. Ou alors vous faites un chef d’oeuvre comme Tocqueville. C’est rare. Ses analyses sur l’Amérique tiennent encore la route. Stanley Hoffmann était en admiration absolue devant celles-ci. En comparaison, c’est comme si vous lisez Thucydide pour comprendre le phénomène de la guerre.

Finalement, les vers suivants, tirés de votre recueil Feu nomade et autres poèmes, ne sont-ils pas ceux qui vous définissent le mieux ? « Précaire a toujours été la vie. / J’ai marché droit au vent du risque. / Tout se gagne en consentant à perdre. »

Oui. Et puis, il y a les quelques vers que j’ai mis en exergue du recueil : « Je n’ai pas misé ma vie à demi / j’ai tout jeté dans la balance / j’ai bu à toutes les fontaines du chemin / plus que mon dû et j’ai couvert plus de chemins. / J’irai jusqu’à tomber d’un seul coup / feu nomade, de la nuit, à la nuit. »

Source : Le Comptoir, Adrien Mideau, 24-05-2017

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110 réponses à Gérard Chaliand : « Pour les pays occidentaux, les attentats, c’est du spectacle »

Commentaires recommandés

tchoo Le 19 août 2017 à 07h32

Énorme gloubi boulga. Tout et son contraire. Peut être que le monsieur à énormément d’expériences mais il a quelque peu oublier l’analyse. J’ai le sentiment qu’il nous livre ses impressions teintée d’émotions brutes sans aucun recul

  1. Fritz Le 19 août 2017 à 06h52
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    “Je donne une interprétation : quand le dirigeant syrien tue 70 à 80 personnes, il fait fuir X milliers de sunnites, de façon à ne plus les revoir. Il va alors les remplacer par du chiite. Et qui va l’aider dans cet objectif ? L’Iran.”

    Voilà qui est pensé. Eh, Rohani ! Passe-moi du chiite s’il te plaît ! Je viens de gazer du sunnite.

    Heureusement, tout l’entretien n’est pas de cet acabit. Je retiens en particulier les remarques de Chaliand sur la sensiblerie des Occidentaux, cultivée par des médias anxiogènes, et aussi ses souvenirs du Vietnam, ce pays coriace qui a battu les Français, puis les Américains, et qui a tenu tête aux Chinois.

    Les médias français n’ont rien dit ou presque lorsque Giap est mort centenaire en 2013.


    • Kazhim Le 19 août 2017 à 18h28
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      Je ne sais pas ce que l’on a a fantasmé le nettoyage ethnique surtout de nos jours, c’est pour ma part ridicule. Le dirigeant syriens, s’il souhaite maintenir l’union de son pays a 0 intérêt à tuer une population à coup de gaz, surtout si ce coup est ponctuel (donc efficacité moindre) Il ne s’agit pas d’angeliser, mais d’arrêter de voir des intentions malsaine partout. Bien sûr qu’il y a des tension entre chiite et sunnite, toutefois je pense que les musulman en général sont capable de dépasser ces clivages pour comprendre où se trouve leurs intérêt.

      On disait à Omar Kahhyam qu’il ne devait pas trop dire son prénom, car Omar est le nom du fondateur des chiite, et il est mal perçut dans la région de samarcand.

      Mais bon cela n’a pas empêché Omar Kahyam d’être pote avec le Vizir de Malikshah.

      Bref je crois qu’on a trop tendance en occident à calqué nos propres intentions sur les autres peuples. Faudrait peut être admettre qu’ailleurs ils apprennent aussi à vivre en intelligence.


      • J Le 19 août 2017 à 20h05
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        Pour Khayyâm, ça doit être le contraire ! Omar est carrément une insulte pour les chiites, le calife du même nom étant pour eux un imposteur. Le fondateur des chiites, c’est Ali, premier calife légitime à leurs yeux.


      • clauzip12 Le 19 août 2017 à 21h36
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        Je ne connais pas une grand nombre de praticans de l’islam.
        Le conflit que l’on veut voir entre sunnite et chiite est totalement surfait.
        Il s’agit de diviser les praticans de l’islam,pas autre chose pour en faire et développer un conflit qui n’est que de pouvoir et de territoire .
        Les gens que j’ai interrogé à ce sujet et praticans sont pour le plus grand nombre ,respectueux les uns des autres.


        • J Le 19 août 2017 à 21h41
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          Sur le contentieux sunnites-chiites, presque aussi vieux que l’Islam et ponctué de massacres depuis le début : http://bouquinsblog.blog4ever.com/sunnites-chiites-pourquoi-ils-s-entretuent-martine-gozlan (Martine Gozlan est journaliste à Marianne).


          • Kazhim Le 19 août 2017 à 23h27
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            Je ne me rappel plus, mais il me semblait que c’était omar le fondateur du chiisme.

            Oui ce contentieux existe depuis le début et c’est tant mieux, aucune religion ne doit être hermétique, bon aprèes les massacre, y en a toujours eu, la religions est plus un prétexte à détruire autrui qu’une véritable conviction dans ces cas de figure. Regardez les croisée.


          • Lysbeth Levy Le 21 août 2017 à 16h23
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            Elle n’est pas que “ça” votre “Martine Gozlan, trop drôle, la source une pro-israelienne, néocon, proche d’un certain Rudy, et islamophobe a mort : http://www.alterinfo.net/Avec-son-dossier-sur-les-theories-du-complot-le-journal-Marianne-confirme-sa-derive-islamophobe_a111415.html la prochaine fois, mettez nous du Taguieff qu’on rigole un peu ou de la Caroline Fourest c’est du pareil au même.


            • J Le 21 août 2017 à 18h30
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              Elle sait au moins de quoi elle parle, elle s’est documentée. NB, je trouve son bouquin très didactique mais il ne m’a rien appris de fondamental. Il suffit de se pencher un peu sérieusement sur l’histoire de l’Islam vue par les musulmans.


      • Surya Le 20 août 2017 à 12h54
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        jamais aucun chiite n’appellerait son enfant “omar”, comme dit plus haut cela fait référence à omar ibn al katthab, second calife rachidun (bien guidé).


  2. Fyfre Le 19 août 2017 à 07h09
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    Cette exaltation du courage, version masculine, me semble juste … traditionaliste et facile. Or le courage est, essentiellement, difficile. Se résigner à l’existant jusqu’au désespoir, accepter la cruauté comme une évidence, ne pas être aux prises avec la nécessité de renoncer à ce qui est parce que ça a toujours été, et devoir errer entre cynisme et poésie pour tenir le coup hors des affres de la pensée complexe, est-ce encore cela, le courage ? Analyser le monde comme une évidence stagnante et non comme un dynamisme où devoir décider de chaque instant sans croire à aucun dessein préalable, aucun système de référence imposé par quelque fatalité humaine, est-ce cela l’aventure humaine ? Au secours !


  3. tchoo Le 19 août 2017 à 07h32
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    Énorme gloubi boulga. Tout et son contraire. Peut être que le monsieur à énormément d’expériences mais il a quelque peu oublier l’analyse. J’ai le sentiment qu’il nous livre ses impressions teintée d’émotions brutes sans aucun recul


    • LaKanaye Le 19 août 2017 à 08h47
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      Formidable tableau épique. Et oui la nature humaine est complexe, bien loin de la simplification consternante des spécialistes télévisuels. L’analyse ne consiste pas à séparer les bons des méchants, mais à éclairer autant que possible avec ses moyens humains, sans porter de jugement prétentieux, ni tenter de plaquer une quelconque doxa préfabriquée.
      Aussi imparfaite soit la prose (quoi que ce serait plutôt agréable à lire) la vision globale est rafraîchissante (dans tous les sens du terme) et aide à réfléchir soi-même sur le flot continu du spectacle “tragique” du monde qui nous est asséné à longueur de temps.


    • gracques Le 19 août 2017 à 09h14
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      Entièrement d’accord , expérience , riche et sans analyse …. mais expérience , à nous d’analyser et réfléchir sur les faits évoqués.
      Très intéressant témoignage d’un….. dinosaure….. ou pas.


      • Chris Le 19 août 2017 à 13h54
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        Dinosaure ? Non, un libre-penseur, un réfractaire aux idéologies dominantes bobos-impérialistes, qui est allé vérifier sur le terrain pour forger ses opinions.
        Les autres se vautrent déjà dans le moule du Meilleur des Mondes-1984…
        “la prospérité et la paix produisent des couards”… et des inadaptés à la survie dès qu’ils ne se trouvent plus dans un monde hyper codifié et protégé. L’inadaptation structurelle de la jeunesse ne cesse de m’interpeler : une destinée de poulets de batterie. Les émigrés qui débarquent en Europe n’en feront qu’une bouchée !
        Je rejoins le commentaire de Gédéon.


    • J Le 19 août 2017 à 10h31
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      En effet il mélange bien des choses. Historiquement, tout peut se discuter. Mais la remarque sur Che Guevara est intéressante. Cet homme a échoué en Bolivie après avoir échoué en Afrique, en raisons de préjugés simplistes. Pour lui, le régime Barrientos était forcément l’ennemi de classe, de tous les exploités. Ce régime n’était pas particulièrement humaniste mais il venait quand même d’améliorer la condition paysanne par des réformes conséquentes (par contre, les ouvriers et les mineurs trinquaient). Alors vouloir lancer une guérilla rurale dans ce contexte…

      A noter que si Mao s’est montré, en effet, plus réaliste et plus conséquent dans la conquête du pouvoir, c’est quand même par la suite un irréalisme crasse qui lui a fait provoquer un des pires désastres humains http://bouquinsblog.blog4ever.com/la-grande-famine-de-mao-jasper-becker

      Rien n’est simple…


      • Lysbeth Levy Le 19 août 2017 à 16h15
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        En effet “rien n’est simple” mais la propagande a une fin, car la récurrente “famine qui tue son propre peuple” le tyran rouge” le buveur de sang”, le “monstre”, qui ose sortir son pays de la colonisation, par la révolution, ça finit par les méthodes de Goebbels, Hearst, Robert Service, Jasper, etc. journalistes à gage, et autres “prétendus spécialistes” qui pigent a la “Voix de l’Amérique”. Le mythe de la famine ukrainienne, fait des émules et pour punir la Chine, et ces chefs tout est permis surtout le mensonge :http://www.knowckers.org/2006/09/le-theme-du-maoisme-et-la-manipulation-de-l-information/ On rappelle que c’est parce qu’il y avait des famines constantes que la Chine a décidé de la révolution, face a des super-puissances anglo-saxonnes, européenne qui ont pratiquée la famine, comme au Afrique, Inde, Iran, Irlande, au choix et accuse des mêmes maux qu’ils avaient laisser perdurer eux-mêmes. Mais trop tard la Chine dépasse déjà ces anciens colonisateurs et pourrait demain les supplanter totalement. d’où il faut accréditer l’idée de la “grande peur rouge” avec des famines, tortures, gazages, assassin de son propre peuple, répétés ad nauséam…


        • J Le 20 août 2017 à 09h12
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          Désolé, si ennuyeux que ce soit pour vos œillères idéologiques, la famine de Mao a été aussi bien reconnue par les autorités chinoise que le Goulag soviétique en son temps par les autorités russes (qui ne renient pourtant pas tout l’héritage soviétique, et non sans raisons). Et ce dès que Deng Xiaping a réhabilité Liu Shaoqi qui avait mis fin à cette même famine en imposant des mesures de bon sens, et été ensuite liquidé par Mao Zedong.


          • Lysbeth Levy Le 21 août 2017 à 16h17
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            A part des auteurs de pseudo-spécialistes, toujours les mêmes ou sont vos sources ? non la Chine n’a pas reconnu des crimes présumés qui lui ont été imputés comme les Occidentaux l’ont fait pour pas mal de méchants dictateurs qui tuent leur propre peuple; les gazent, les affament, les mettent par millions en prison, les torturent etc…quand on veux tuer son chien, on dit qu’il a la rage, et oui les chinois, russes, viet-namiens, Honduras, Vénézuéliens, etc…avaient la rage donc …Désolée de bousculer votre idéologie, et vos vielles histoires mais il faut beaucoup lire il est vrai et suivre l’actualité historique. A part ça que pensez vous du “goulag américain” ?http://laniel.free.fr/INDEXES/PapersIndex/AMERICANGULAG/AMERICAN%20GULAG.htm Ou de Guantanamo ? . https://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/HALIMI/8029 des blocus, boycott qui ont assassinés des peuples entiers ? pas de nouvelles ?


            • J Le 21 août 2017 à 18h38
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              Déjà, si vous parlez de “crime” à propos de la famine de Mao, c’est à côté de la plaque. Il ne s’agit pas d’intention délibérée mais d’accumulation de décisions aberrantes (du genre, en caricaturant à peine, on va labourer dix fois plus profond parce qu’en labourant un poil plus profond quelque part on a amélioré le rendement) et de refus de les remettre en cause jusqu’à ce que Liu Shaoqi impose le retour à des pratiques normales. Ce sont des statistiques chinoises officielles qui ont révélé qu’à la suite de cette famine il y a eu déficit de filles, parce qu’on faisait vivre en priorité les garçons.

              Vous devriez vous faire une raison, le mal humain peut sortir de partout. Le Diable ne met pas tous ses œufs dans le même panier (façon de parler, hein !).


        • christian gedeon Le 21 août 2017 à 12h33
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          Etonnant…surprenant,et pour ce qui me concerne carrément écœurant. Donc pas de famine en Ukraine,pas de massacre des koulaks,pas de déportations en Sibérie,que des gentils les maoistes,et avec un peu de chance ,peut être allez vous nous expliquer qu’il n’y a pas eu de Katyn,et peut-être même pas de Shoah…çà fait peur ,hein? On sent bien là dessous le “bon vieux” stalino maoïsme” bien incrusté…ben franchement,je vous plains… et franchement aussi,je me demande comment vous avez passé le “modérateur”.


          • Lysbeth Levy Le 21 août 2017 à 16h07
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            Vous avez oublié que des mensonges 1 million de fois répétés n’en font pas des vérités et que je sache sur ce site, on traque les mensonges de guerre, la propagande de paix ou de guerre et ces histoires de famines, génocides, prisons pour tous répétés ad nauséum ont été débunké depuis longtemps, mais il faut suivre Mr Gédéon. Oui tout est faux c’est la même histoire qui se répète de peur que les peuples osent faire autre chose qu’un révolution de couleur” type Soros. Non désolé le “maoisme”, ou autre “isme” n’est pas ma tasse de thé le” progrès social” que peux amener une juste révolte populaire, une révolution naturelle, me suffit et encore une fois ce sont des bons gauchistes (trotskystes) ou pseudo-socialistes mais vrais libéraux qui martèlent ces mensonges. On croirait lire du BHL ou Glucksmann, dans le texte du réchauffé https://fr.wikipedia.org/wiki/Principes_%C3%A9l%C3%A9mentaires_de_propagande_de_guerre ..
            l’holodomor est un mythe datant de la première guerre mondiale par Hearst, Service, agents occidentaux. Idem, pour la Chine par des agents de la Voix de l’Amérique mais ça marche bien on dirait..Heureusement que vous ns avez dit défendre le bon Capitalisme…


    • robur Le 19 août 2017 à 17h53
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      Où l’on constate que l’état colonial espagnol est moins au point que l’état colonial français en matière d’organisation d’attentats sous-faux drapeaux…

      Mais les Charlie’s de part et d’autre des Pyrénées, quant à eux, continuent toujours à n’y voir que du feu, alors…


      • J Le 20 août 2017 à 09h13
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        Et la Finlande, qui a subi dans la foulée un attentat, elle a colonisé qui ?


        • jessim Le 21 août 2017 à 13h50
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          l’attentat dont vous parlez, il a été revendiqué ? Il me semble que non ?


          • J Le 21 août 2017 à 15h50
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            Peu importe, on ne peut pas réduire le djihad à une réaction à la malignité vraie ou supposée des Occidentaux. Le Kenya par exemple, sévèrement visé à plusieurs reprises, il a colonisé qui ? Et d’ailleurs l’Espagne n’a plus aucune action militaire en pays islamique, sauf erreur. Zapatero a retiré les troupes d’Afghanistan suite à des attentats, ce qui est plutôt encourager à en commettre d’autres puisque ça marche et qu’on obtient des concessions.


        • V_Parlier Le 21 août 2017 à 14h40
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          J’en conviens, ces litanies sur le “colonialisme” sentent le réchauffé. En revanche c’est bien à cause des gouvernements sarkhollande et de leurs maîtres US que les européens sont aujourd’hui exposés: Interventions déstabilisatrices à l’extérieur (=> création de viviers de terroristes) + laxisme judiciaire depuis 20-30 ans sur notre territoire (ces “radicalisés” qui apparaitraient soudain aujourd’hui comme des champignons après la pluie) + politique migratoire de plus en plus incohérente (du style: Venez tous mais ne restez pas, ou repartez un peu mais restez là quand même, mais qu’on ne vous voie pas trop, et puis tant pis après tout on ne vous voit pas si vous vous cachez bien…).
          Bref, on n’en est plus à des histoires de colonisation “ordonnée” mais à la propagation d’un chaos généralisé.


  4. anatole27 Le 19 août 2017 à 08h02
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    La photo montrant le soldat vietnamien tirant à bout portant sur un prisonnier a une histoire

    https://cherrieswriter.wordpress.com/2015/08/03/the-story-behind-the-famous-saigon-execution-photo/


    • Fritz Le 19 août 2017 à 08h57
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      Non pas “le soldat vietnamien”, mais le chef de la police de Saigon. Nguyen Ngoc Loan, qui a perdu une jambe dans la suite du conflit, a réussi à se réfugier aux États-Unis, non sans mal tant cette photo avait choqué l’opinion américaine et internationale. Jusqu’à sa mort en 1998, il tenait une pizzeria en Virginie, “Les Trois continents” (en français).

      Maintenant, le photographe Eddie Adams se sentait “très très très coupable” d’avoir pris cette photo, et pour défendre Nguyen Ngoc Loan, il en a rajouté sur les “crimes” attribués à sa victime.

      “The general killed the Viet Cong ; I killed the general with my camera.”


      • Larousse Le 19 août 2017 à 14h56
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        Photographie et aussi une vidéo, puisque l’image a été portée dans la série de documentaires de Daniel Costelle “Vietnam, images inconnues” en trois volets. Quelques vidéos chocs à ne pas montrer à des personnes sensibles ( dans cette scène, … sang qui jaillit après le coup de feu de l’exécuteur…) Merci pour l’information référencée.


    • clauzip12 Le 19 août 2017 à 21h45
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      Cette photo montre la justice expéditive appliquée par les éxécutans du camp du BIEN.
      Par ailleurs,les viets en faisant autant.
      Le Vietnam(et le Cambodge) a recu de la part des USA une quantité de bombes et de produit chimiques supérieur de beaucoup à l’addition de celles des deux guerres mondiales!
      Dans un tel contexte ,où peut etre l’humanité?


  5. juni palacio Le 19 août 2017 à 08h43
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    “Nous, Français, on s’est révélé d’un conservatisme fabuleux. Nous sommes des imposteurs de la révolte.”
    Tout est dit …..
    Je retiendrai cette formule malheureusement trop juste


    • Kilsan Aïtous Le 19 août 2017 à 10h03
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      Ah ben oui hein, c’est pas comme les Allemands qui ont su faire les réformes qu’il fallait, d’après ce monsieur…. Heureusement que Macron va remédier à tout ça par ordonnance.


    • Kilsan Aïtous Le 19 août 2017 à 10h11
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      On comprend de quel côté il se range, ce n’est pas lui qui formera la guérilla antiSystème. Ce qu’il aime c’est l’adrénaline et être financé par la Système en même temps, faut bien vivre. C’est un homme sans combat.


      • SARTON Bernard Le 19 août 2017 à 14h44
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        Cet homme est intéressant dans son analyse des conflits de la planète . En tant qu’ancien trotskiste par contre il oublie un peu la lutte de classes fondamentale pour comprendre les guerres de toutes sortes . Le Vietnam est bien sûr un exemple alors que le monde arabe oublie que le travail est la base de tout développement économique . Sa critique des français est un peu exagérée car ce peuple dans son essence populaire a démontré dans l’histoire son courage et sa ténacité au contraire des élites nobles et bourgeoises . Alors soyons optimistes , car le confort bourgeois des classes moyennes comme nous commence à de désagréger et risque comme toujours de développer la colère qui alors devient révolutionnaire . le communisme n’est pas mort , il est simplement suspendu sur un plan de travail historique .


  6. Christian Gedeon Le 19 août 2017 à 08h47
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    Formidable Chaliand….m.etonne pas qu’il “énerve”. Il ne devrait pas dire autant de vérités en même temps,la tolérance à la vérité étant très limitée de nos jours.


  7. isidor ducasse Le 19 août 2017 à 08h47
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    Alors , j’ai arrêté à partir du moment ou il dénigre la France et cite en exemple l’Allemagne.
    C’est un argument que nous servent les euros-atlantistes pour que nous détruisions notre code du travail, nos protections sociales, le SMIC.
    A propos du SMIC:
    https://www.upr.fr/actualite/non-soumise-aux-contraintes-de-lue-de-leuro-suisse-autorise-creation-smic-plus-eleve-monde
    A part cela je suis d’accord avec tchoo.
    Surtout il ne faut pas penser que les américains cherchent à envahir un pays, comme la colonisation du 19 ème siècle, ce qu’ils veulent c’est le chaos et se concentrer sur les richesses du pays détruit.


    • christian gedeon Le 19 août 2017 à 10h23
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      je ne suis ^pas un fan des allemands,loin de là et la formulation de Chaliand est brute de décoffrage.je crois qu’il a voulu souligner la fossilisation du système(sic!) français,dans ce qu’elle a de plus régressif.Et en cela,je suis bien d’accord avec lui. Evidemment,çà ne nous fait pas plaisir de lire une comparaison avec les allemands,et j’ai eu comme vous un recul. Mais sur le fond,il a bien sûr raison.


      • Chris Le 19 août 2017 à 14h02
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        Dommage qu’il ait zappé l’épisode de la guerre yougoslave opérée au bénéfice de l’Allemagne. Car c’est l’arrière-cour ex-soviétique éduquée et sous payée qui fait la fortune de l’économie allemande… outre un Euro faible.


  8. Sylphe Le 19 août 2017 à 09h55
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    J’en conclu que la civilisation et la paix ne sont pas bonnes, ça produit des lavettes, vive la loi de la jungle, il faut manger ou être mangé, c’est le sens de la vie pour cet auteur.
    Pas pour moi.


    • christian gedeon Le 19 août 2017 à 10h26
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      C’est la réalité des choses,en fait…c’est dommage,pénible,mais c’est bien comme çà.dans les années trente,nous ne nous sommes pas préparés,nous avons pris une branlée,et la guerre a fait des dizaines de millions de morts,n’est ce pas? Si vis pace,para bellum. Ce n’est pas d’aujourd’hui.


      • Fritz Le 19 août 2017 à 11h03
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        L’ennui, @christian, c’est que vous n’êtes pas le seul à raisonner ainsi. Quand chacun se dit “Si vis pacem, para bellum” (Si tu veux la paix, prépare la guerre), cela donne la loi de la jungle dénoncée par @Sylphe.

        Rappelez-vous ce grand humaniste des années trente qui clamait son désir de paix et se vantait de son réalisme : il a bien suivi la maxime latine que vous citez. En ajoutant ce commentaire : “La nature est cruelle, nous avons donc le droit de l’être aussi”.


        • christian gedeon Le 19 août 2017 à 11h50
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          J’ai du respect pour les “pacifistes”…hélas la vie m’a gravement appris que si je l’avais été,je ne serais plus de ce monde…c’est regrettable,triste,et tout ce qu’on veut.Et croyez bien que je le déplore. Si vious avez la recette,n’hésitez pas à me la donner,depuis le temps que je la cherche.


          • Fritz Le 19 août 2017 à 21h39
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            Notre état naturel est la violence, la loi de la jungle, et en ce sens la guerre est déjà un grand progrès. Mais il n’y a pas de recettes pour la paix. La paix est une espérance, quand on est croyant, mais ce n’est pas une “œuvre”.

            Il y eut un grand mouvement à partir de 994, la Paix de Dieu (“sanctifiée” puis “organisée”, selon le médiéviste américain Thomas Bisson), aux résultats certains, mais dont la suite fut ambiguë.


            • Catalina Le 19 août 2017 à 21h54
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              je ne partage pas votre avis, la violence est l’état naturel de certains mais pas de la majorité, enfin, c’est ma pensée.


            • Sparks Le 20 août 2017 à 15h27
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              @Catalina La violence est l’état naturel de toutes les structures humaines. Les structures tribales, en Amazonie, en Nouvelle-Guinée ou en Afrique, avant l’influence de la culture occidentale, étaient constamment en guerre, et il y avait proportionnellement plus de morts (par rapport à la taille des populations impliquées) dans ces conflits que pendant la Seconde Guerre mondiale (oui oui ! Lisez Jard Diamond, “Le Monde d’Hier”).

              La paix, on la trouve surtout dans les cimetières.


          • Chris Le 20 août 2017 à 06h50
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            Le pacifisme est le luxe des tablées fraternelles de ventres bien remplis.


    • Genevieve B 30 Le 19 août 2017 à 15h37
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      Complètement d’accord. De plus, “les français veulent la sécurité et défendent leurs avantages acquis” ((au passage avantages jamais obtenus gratuitement mais bien par des luttes). Eh bien oui! cela me rassure, cela prouve leur bon sens! Qui a envie de perdre? (les patrons du CAC 40?) Si tous les êtres humains pratiquaient la recherche de la sécurité, il y aurait moins de guerres! On ne peut pas à la fois déplorer que “les victimes deviennent bourreaux” et critiquer les “lavettes”.
      C’est avec des raisonnements tordus comme cela que l’on entretient la violence.


    • Porcinet Le 19 août 2017 à 16h16
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      La civilisation, c’est la guerre. La civilisation, c’est sensé être quoi ? Nous et nos “valeurs” : Massacrer pour des ressources en prétendant le faire pour la justice ?
      Mettre en esclavage, coloniser ? Polluer, eradiquer pour notre petit confort ?

      En quoi la civilisation amène la paix ?
      La civilisation, ce sont des masses abruties qui croient être les “gentils” mais ce qu’ils font est pire.
      Ils consomment sans se soucier de quoi ou de qui que ce soit et en retour ils voudraient être aimés.
      Alors, oui, nous sommes des lavettes mais pas dans le sens ou ne sommes pas des brutes mais plutôt de gros hypocrites qui veulent le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière.
      Enfin, la plupart ne sont même pas hypocrites, ils sont totalement inconscients.
      Et c’est bien le résultat de la sécurité et du confort.
      C’est une réalité et non un jugement de valeur, cela n’empêche en rien d’aspirer à autre chose.
      Au contraire, c’est en acceptant et comprenant nos mauvais penchants que nous pourrons changer et non pas avec ce roman à l’eau de rose (pleine de sang) qu’est l’histoire de notre “civilisation”.


  9. Ovni de Mars Le 19 août 2017 à 10h01
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    Trop systématiquement donneur de leçons et provocateur pour être un analyste géostratégique crédible.

    “je suis un baroudeur et je viens vous expliquer la vie. Regarder les Vietnamiens / Yemenites / Urugayens que j’ai bien connus et prenez-en de la graine”.

    Ça passe sûrement bien à la télé mais je reste sceptique

    Je n’ai pas vu du tout les Français paniquer après les attentats mais cette constatation à l’emporte-pièce (étayée par le témoignage d’une pharmacienne !) rentre bien dans le cadre de la rhétorique classique reprochant tout et son contraire à ses interlocuteurs (les Français) afin de les provoquer.


    • Opps' Le 19 août 2017 à 15h06
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      Comment nier cette diffusion de la peur , soigneusement entretenue par les médias ?

      (Et plus globalement d’ailleurs de la peur comme mécanisme : peur de la méchante droite, de la gauche incompétente, des étrangers, du front national, de la concurrence, de la protection, des initiatives du privé, de l’Etat centralisateur , peur de Zemmour mais aussi de Mélenchon. On fonctionne à la peur)

      Bien sûr elle reste à une échelle modérée puisque , en même temps , le système médiatique nous “rassure” en nous offrant une image des multiples mesures de protections.
      Et même la peur de ses propres peurs est aussi instrumentalisée : N’ayez pas trop peur mais il n’y a pas de honte à avoir peur , et surtout continuez comme avant à “boire des bières” car c’est ça la liberté, et le courage c’est surtout de continuer à consommer.

      En ce qui concerne la consommations de calmants, il n’y a pas que la pharmacienne de Chaliand qui a noté leur augmentation , même si ça se tasse au bout de 6 à 8 mois. Mais vu qu’il y a au moins un attentat tous les 6 mois dans le monde occidental …
      On peut noter aussi que les occidentaux présents aux attentats offrent des troubles supérieurs à ceux que présentent , par expl, les Israéliens dans des cas semblables.

      Notons aussi que Chaliand n’a jamais dit que les français avaient ‘paniqué’.
      Il leur ‘reproche’ simplement d’être “ramollis” : au-delà du côté “morale vieille France réac”, un peu gênant , ce n’est , objectivement, peut-être pas un constat si faux que cela


    • clauzip12 Le 19 août 2017 à 22h24
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      La complexité du monde en augmentation constante,la complexité de l’homme n’ont pas eu raison de son penchant pour les “jugements” hatifs et définitifs.
      Bien qu’ayant vécu des expériences tant en nombre qu’ en spécificité pour le moins exceptionnelles,ses “analyses me semblent ,pas étrangement mais naturellement,empreintes du passage à une école que l’on appelle ENA!


  10. Ardéchoix Le 19 août 2017 à 10h13
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    Avec les actus qui font le buzz “Les gens se demandent ce qui va se passer ; ils ont peur. ”
    l’info -Plusieurs cas de rougeole en Ardèche : quatre personnes hospitalisées.
    L’oubli -Yémen: la Croix-Rouge prévoit 600 000 cas de choléra en 2017.


  11. Mat Le 19 août 2017 à 10h38
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    A la fois il met en évidence la diminution des inégalités après la 2ème guerre mondiale, et à la fois il regrette que la France n’ait pas fait les réformes comme l’Allemagne… source de croissance, et surtout d’inégalités.

    Mais le sage devrait commencer à comprendre que la croissance n’est pas un objectif important. L’indicateur PIB étant tout sauf pertinent comme indicateur principal pour guider nos choix, entre autres parce que le bonheur n’est pas lié au PIB à partir d’un certain seuil que la France atteint aisément.

    La croissance n’est pas importante, mais surtout elle est nuisible, car c’est cette croissance qui nous mène dans toutes ces guerres dont le but à la fois évident et inavouable pour nos dirigeants (ce qui montre l’hypocrisie de nos démocraties) est l’accès à des ressources en quantité, et pas cher.

    Et ce sont nos guerres extérieures, et les inégalités sur nos territoires qui sont les sources des attentats terroristes.


  12. Fougnard Le 19 août 2017 à 10h41
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    Incohérence totale ! D’un côté, il vante le libéralisme en disant tout le bien qu’il pense des lois Harz en Allemagne, de l’autre ils regrettent les inégalités engendrées par ce même système.
    Il en va de même avec le passage sur le nationalisme. Ce dernier est forcément anti-libéral puisqu’il détourne une grande partie de l’énergie des gens vers autre chose que la consommation. Il empêche les êtres humains de se comporter seulement en atome isolé, simple jouet de l’industrie du divertissement et de la propagande publicitaire.
    Pour finir, on peut dire que Chaliand fait déjà sienne la prédiction que l’on ne sortira du libéralisme que pour tomber dans un monde à la Mad Max. Non seulement il le prédit mais il a tout fait et fait tout pour qu’il en soit ainsi.


  13. olivier Le 19 août 2017 à 12h20
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    “Puis, 1940, ça a été une torchée fabuleuse et je trouve qu’on ne l’a pas bien assumée. […] Mais on s’est effondrés comme des minables. […] C’est un truc qu’il faut rappeler aux Français. »

    Bataille de France : 10/05/40 au 22/06/40 = 43jrs = 58 829 tués = 1368 morts par jour.
    Bataille de Verdun : 21/02/16 au 19/12/16 = 302 jrs = 163 000 tués = 539 Morts par jour.
    Bataille de la Somme : 01/07/16 au 18/11/16 = 140 jrs = 67 000 tués = 478 morts par jour.

    En effet, ça serait bien de le rappeler aux Français.
    Propos de comptoir aviné.

    Les minables vous saluent.


    • Fritz Le 19 août 2017 à 21h45
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      Bravo, bien dit. Et encore, les 58 829 morts de mai-juin 1940 ne comprennent ni les marins, ni les soldats morts des suites de leurs blessures : uniquement les soldats et aviateurs morts au combat.


    • Garibaldi2 Le 20 août 2017 à 02h04
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      100 000 morts oubliés
      La bataille de France 10 mai-25 juin 1940
      Jean Pierre RICHARDOT

      La bataille de France comme vous ne l’avez jamais lue.

      Editions du Cherche-Midi


    • calal Le 20 août 2017 à 08h56
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      excusez moi mais vos chiffres me font penser a la guerre d’irak. un nombre de tues dans une guerre se met en relation avec le resultats de ces sacrifices.
      vous mettez en regard des pertes francaises sans mettre en face les pertes ennemis.
      bataille de france 1368 morts francais par jour / combien de morts allemands?
      bataille de verdun 539 morts francais mais combien de pertes allemandes?
      guerre en irak un massacre parmi l’armee irakienne ( et les civils) et quoi 1000 morts us a tout casser?
      ps: 2500 morts par attentat en europe depuis 2001 alors que ya 3000 morts par an sur les routes rien qu’en france, les suicides c’est 10000 par an en france…


      • SARTON Bernard Le 20 août 2017 à 16h06
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        Il faut comptabiliser tous les morts dans un pays et leur cause . Un mort de vieillesse est différent d’un mort par accident-maladie-suicide-crime . Nos journalistes médiatiques ne recherchent que le sensationnel pour vendre leurs médias de M…. Chaque habitant d’un pays est une richesse et il est malheureux qu’on accepte le chômage qui appauvrit et abrutit l’homme . L’inégalité suscite toujours les conflits d’où la nécessité de gouvernement attentif à ce problème pour en empêcher les dérives par l’impôt et le contrôle – distribution des profits . La vertu et la morale sont à réhabiliter en permanence par un combat sans fin contre la corruption , le clientélisme et la parasitisme . L’humanité mérite d’être réhabilitée malgré des siècles de guerre et de massacres . Mr Chaliand devrait comprendre que la mort n’est pas le but de l’être humain , au contraire vivre le plus longtemps possible c’est aimer voir progresser la paix entre tous les peuples malgré leurs différences de développement ….


    • christian gedeon Le 21 août 2017 à 12h27
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      Monsieur nul ne meconnait les terribles pertes en quelques semaines de l’armée française,trahie par ses chefs et même par son commandement intermédiaire,mais surtout par la représentation nationale et le gouvernement. Beaucoup ont été massacrés sans même se battre lors de retraites inorganisées.Beaucoup se sont aussi battus “tous seuls ” en des combats héroïques,solitaires et restés sans écho.Mais beaucoup et vous le savez bien n’ont pas tiré un coup de fusil…tous ceux cantonnés sur la ligne Maginot et ses arrières qui se sont rendus sur ordre du gouvernement sans aucun combat. Les militaires du rang ne sont responsables en rien,et ont payé un lourd tribut…un lourd tribut aux salauds de 1936 qui ont désarmé la France…Blum n’aurait jamais du sortir de prison…bien avant Pétain il a été responsable et coupable,j’ai dit et j’assume.


      • olivier Le 21 août 2017 à 23h16
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        N’exagérons rien.
        «  La moitié des prisonniers français ont été faits après le 17 juin. »
        «  Mai-juin 1940, ce sont des régiments entiers sacrifiés dans les Ardennes puis sur la Somme. Mai-juin 1940, ce sont les villages de Stonne et de Rethel pris et repris près de vingt fois. Mai-juin 1940, c’est également l’armée des Alpes invaincue face aux Italiens épaulés par des unités allemandes. Mai-juin 1940, c’est la plupart des ouvrages de la ligne Maginot qui résistent toujours à la date de l’armistice et ne se rendront que plusieurs jours après. »
        http://secretdefense.blogs.liberation.fr/2010/05/08/il-est-temps-de-rehabiliter-le-soldat-de-1940-par-le-chef-de-bataillon-huiban/
        Pour l’aspect politique, cela vous regarde. Pourquoi pas.


  14. Charles Le 19 août 2017 à 12h28
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    C’est toujours enthousiasmant de lire Chaliand, ce n’est pas un homme de système (d’où certaines déclarations qui peuvent paraître paradoxales), mais un homme d’expériences qui nourrit la réflexion.


  15. bluetonga Le 19 août 2017 à 12h42
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    En lisant l’article, je me suis bien dit qu’il allait rebrousser quelques poils et heurter quelques sensibilités.

    Gérard Chaliand – que je ne connaissais pas – livre son témoignage et ses analyses, et n’a probablement cure des réactions des lecteurs. Il a beaucoup bourlingué, beaucoup vu, beaucoup entendu, beaucoup senti. Il ne quémande pas d’approbation, dit des choses qui plaisent et qui déplaisent, indifféremment.

    Pour ceux qui ont souvent côtoyé la violence, nos sociétés en paix semblent souvent vaines et irréelles. Il y a une touche d’amertume dans ses propos. Il doit ruminer les paroles de l’Ecclésiaste : “car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur”.


  16. yann35 Le 19 août 2017 à 12h49
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    gloubi boulga sans recul, peut-être, mais isis est aussi un gloubi boulga “religieux” sans recul. A tout prendre, je préférerais que nos instances prennent plus en compte l’expérience de cet homme, ça éviterait sans doute l’allumage des bougies et l’exposition de nounours sur les artères de nos villes, qui sont très nécessaires pour l’audimat de bfm mais n’empêchent en rien les attaques. Quand je veux honorer la mémoire d’un proche, j’allume un cierge à l’église ou me recueille sur sa tombe, pas à l’endroit de son décès.


    • Chris Le 19 août 2017 à 14h16
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      Tout se résume en un mot : spectacle, spectacle, spectacle, spectacle !
      Nous sommes une société de spectacles : tout dans la com, visuelle comme écrite, selon une codification bien précise.
      Qui n’a pas vu le spectacle “Charlie, on se tient les coudes”, “Alep, mort de l’humanité”, “Saïgon et les valeureux US évacués”, “Tian’anmen et sa répression fictive”, “Charlottesville et ses statues”, etc, etc… Un événement chasse l’autre.
      Tiens, j’y pense, rien sur la libération de Mossoul ? Chut !


    • Kilsan Aïtous Le 19 août 2017 à 23h16
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      Mais cet homme a fait des conférences et est écouté dans nos plus hautes instances, afin que tout mouvement de révolte, de résistance organisée de façon efficace ne voie le jour. Voilà à quoi sert ses expéreinces.

      Un ancien trotskiste, parait-il… ? comme Cohn Bendit, Barrozo, Jospin, et beaucoup de néocons….


  17. Sylvain Le 19 août 2017 à 14h00
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    Quelques réflexions, intéressantes pour certaines, de la part d’un vieux romantique. L’homme a sans doute trop lu Nietzsche et aime se considérer comme un “surhomme” par delà le bien et le mal. La philosophie ne s’arrête heureusement pas à Nietzsche et ses gargarisations sur le tragique de la vie. Du pur romantisme idéologiquement très daté (on pourrait même remonter à l’héritage Cathare) mais si pratique pour justifier de ne rien faire pour viser au bonheur du plus grand nombre. “L’homme est un loup pour l’homme” parait-il, alors pourquoi lutter contre la concurrence et la violence généralisée? Il faut être un dur, un aventurier, un homme, un vrai… Cela implique du courage, c’est certain et c’est respectable, mais désolé, du point de vue de la pensée et de la réflexion, c’est très enfantin.


    • Porcinet Le 19 août 2017 à 16h23
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      Quelle recherche du bonheur pour tous ????
      Qui, quand, où comment ?
      Il y a eu des essais, on a vu le résultat, le bonheur total pour un très grand nombre !
      Constater que l’homme est un loup pour l’homme ne veut pas dire qu’on s’en contente, le nier si.


    • Christian Gedeon Le 19 août 2017 à 23h14
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      Pauvre Nietzche…par delà le bien et le mal hein? S’il lit ça,il se retourne dans sa tombe.


  18. Arcousan09 Le 19 août 2017 à 14h01
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    Ce qui me gêne beaucoup c’est que ces attentats servent, à nos politiques, à justifier la continuation de guerres iniques …
    Les attentats sont la réponse du faible agressé par nous (forces OTAN/US)
    La preuve: il y a eu des attentats en 2004 en Espagne implication dans le conflit afghan. Depuis plus rien … Nouvelle implication espagnole en Syrie/Irak = nouveaux attentats …
    Vous me direz que c’est pour lutter contre talibans, Al Qaïda ou E.I. mais qui a créé, financé, armé et soutenu en sous marin ces organisations qui se retournent contre leurs instigateurs …
    Et si “ON” laissait ces pays avec leurs dictateurs présentés comme sanguinaires évoluer sans intervention des défenseurs du ” BIEN” …. Qu’est-ce que le BIEN, qu”est ce que le MAL ????
    Cela varie suivant l’interprétation et le niveau des intérêts financiers de ces “justes autoproclamés”


  19. Nanker Le 19 août 2017 à 14h02
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    Bizarre cette interview : on dirait qu’en son milieu Pierre Gattaz a volé le micro à Chaliand pour hurler sa rhétorique “réformiste” ultra-libérale.

    Berlin capitale de la culture? Si on fait “plonk-plonk” sur un synthé vintage en tortillant du cul peut-être, sinon je ne crois pas… Passez un hiver dans cette ville avec des moyennes de -20° et vos velléités créatrices s’en trouveront passablement amoindries.

    En plus associer la réussite économique allemande au fait que Berlin soit une “capitale de la culture” me semble discutable : Berlin était un authentique aimant à artistes dans les années 20-30… quand l’Allemagne traversait une crise redoutable.
    Idem pour NY : c’était un vivier d’artistes dans les années 70… quand la ville frôlait chaque semaine la faillite.

    Gégé un conseil : reste sur la géoplitique et les rapports Nord-Sud et abandonne la pensée culturelle; c’est pas ton truc!


    • Opps' Le 19 août 2017 à 15h44
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      Quelques précisions :
      – La température moyenne en hiver à Berlin est de 0 et pas de -20
      – Dans les années 20-30′ il faisait à Berlin, encore plus froid qu’aujourd’hui … .
      – Personne n’a produit de thèse sur le lien entre culture et température
      – Dans les années 20 , Berlin est une ville en pleine expansion et donc très active culturellement mais c’était Paris quand même l’aimant des artistes
      – Le statut de capitale culturelle de N.Y. est posé sur la période 1945/1965
      – Dans les années 70 , N.Y. ne fait que frôler une faillite financière mais reste tout de même une ville dans le pays le plus riche et le plus puissant du monde.

      Mais je suis bien d’accord que Berlin n’est pas pour l’instant la capitale culturelle dominante de l’Europe : Chaliand va un peu vite, bien qu’il n’ait pas entièrement tort puisque Berlin est qualifié parfois de capitale mondiale de la culture “alternative”


  20. Opps' Le 19 août 2017 à 14h11
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    Chalian n’est pas un penseur.
    Il a donc du mal à coordonner son ensemble d’impressions , un peu disparates. Portant à chaque paragraphe il offre un point de vue assez hétérodoxe plutôt stimulant , invitant à une certaine réflexion.
    On voit bien qu’une majorité de commentateurs est heurté par son souci de coller au réel sans se soucier du catéchisme occidental des anti-systèmes ‘bonne conscience’ , alors on ergote sur ses supposées contradictions (il a dit ceci et puis cela , ho! / il dit du bien des allemands, ho! / il nous a traité de ‘lavettes’ en oubliant la guerre de 14/18, ho! / il parle de croissance pour les pays non occidentaux , ho!)


    • DocteurGroDois Le 19 août 2017 à 17h33
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      Dans une interview qui saute du coq à l’âne, Chaliand s’en sort fatalement moins bien qu’en 1h de conférence ou 400 pages sur un sujet précis.

      C’est en fait un penseur profond et un observateur très froid, mais qui exprime ses constats de manière simple, franche, et directe. Et surtout il n’appartient à aucun clan.

      Sinon oui, il n’hésite pas à sortir la boite à claques et ça peut faire tout drôle à certains…

      Regardez ses conférences sur youtoube, ça vaut son jus. Niveau bouquins, “Voyage dans le demi-siècle” est un bon début si vous voulez cerner le personnage (https://goo.gl/f8KcyT).


  21. Lysbeth Levy Le 19 août 2017 à 15h27
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    Oui Mr Challiand jour les “prophètes auto-réalisateurs” car il sait bien ce que va donner cet énorme massacre dans des territoires riches en “matière premières” de toutes sortes et il connaît la méthode néocolonisatrice qui va laisser sur le carreau une bonne partie de l’Humanité suivant le plan de Washington et de Thomas Barnett en particulier avec le Pentagone New Map : https://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_P._M._Barnett et ce dès le 11 septembre 2001 : http://www.esquire.com/news-politics/a1546/thomas-barnett-iraq-war-primer/ Et a mon avis ces attentats tombent à pic, justifier l’injustifiable soit la mise en faillite de centaines d’états qui permettra aux anglo-saxons et leurs vassaux (Europe) a piller la planète en toute tranquillité. Le terrorisme est bien pratique pour ces gens dont thomas Barnett et les Bush père et fils, Brzezinski Clinton qui mènent la danse depuis le début. De cela Mr Challiand ne parlera pas, préférant se polariser sur l’aspect “du spectacle” ou “show” du terrorisme et dénigrer ces effets oubliant les “causes réelles” soit les décisions lourdes de John Negroponte et des faucons Us, pour installer leur grand marché mondiale sous le doux nom de “Globalization.” https://en.wikipedia.org/wiki/The_Pentagon%27s_New_Map


  22. Nanker Le 19 août 2017 à 15h50
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    “« la guerre irrégulière ne se gagne pas sur un plan strictement militaire. Elle se gagne surtout par un contrôle administratif des populations. Là réside l’échec occidental des cinquante dernières années, du Viêt Nam »

    En plus c’est faux. Les Ricains ont perdu le Viet-Nam parce qu’ils n’arrivaient pas à contrôler les FRONTIERES de ce pays. La frontière avec le Nord était poreuse (malgré la fameuse DMZ “zone démilitarisée”). Quant à celle avec le Laos et le Cambodge c’est là que se situait la piste Ho-Chi-Minh autrement l’autoroute à armement chinois venu de Hanoï.
    Les Français avaient eux compris que les frontières sont dans une guerre asymétrique une donnée stratégique : en Algérie ils ont érigé les lignes Morice et Challe coupant


  23. Nanker Le 19 août 2017 à 15h53
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    (suite)

    … en Algérie ils ont érigé les lignes Morice et Challe coupant ainsi les lignes d’approvisionnement du FLN venant de Tunisie. Ce fut un réel succès pour les Français. Dommage que les livres d’histoire et les manuels scolaires français n’en parlent pas. On préfère insister lourdement sur l’épiphénomène de la torture…

    Le “contrôle administratif des populations” ne sert donc à rien tant que les frontiéres du pays que l’on veut “pacifier” sont ouvertes à tous les vents. D’ailleurs les Américains avaient tenté de le mettre en place avec les “hameaux sytatégiques”… sans succès.


  24. Owen Le 19 août 2017 à 17h08
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    Les jugements de Chaliand sont hâtifs dans cette interview, mais il soulève des questions qui dépassent les formats usuels de pensées capitalisme versus socialisme.
    Les populations du Nord ne profitent pas, démographiquement, des progrès scientifiques et technologiques qu’elles ont libérés. A l’inverse, ces progrès ont déclenché l’explosion démographique mondiale (le cas de l’Afghanistan, en dépit du conflit, est intéressant). Et ce ne sont ni le modèle politique (démocratie), ni ceux économiques qui ont réponse à cette bombe humaine.

    Chaliand est, à l’évidence, de tempérament guerrier. Il y en a de moins en moins chez nous (France), mais l’histoire montre qu’une société a toujours eu ses soldats (côté US, ça va…). Lui entrevoie l’avenir pour les populations qui ont la “gniaque”.
    Même sans aller jusque là, on peut s’interroger sur les cultures humaines, régulatrices des groupes/sociétés/états, qui ont été emportées par la conso de masse. Il a pointé le Bengladesh: les faits divers sordides augmentent dans l’explosion démographique qui déstructure les régulateurs sociaux traditionnels.

    La culture, à part pour qques ethnologues, n’a jamais été prise aussi au sérieux que l’éco ou la politique.
    Cela n’a rien d’idiot d’imaginer une évolution vers un monde dual entre barbares (à cravates comme au couteau) et passifs/résignés.


  25. David D Le 19 août 2017 à 17h40
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    Dans un grand commerce, j’ai acheté 2 livres de Chaliand sur 4 disponibles et il est aussi le préfacier de l’édition du Grand échiquier que je possède, et à l’heure où on oppose la vision Kissinger à la vision Brzezinski, Chaliand m’a semblé plutôt Brzezinski. Je constate que sur l’attaque au gaz en 2017 en Syrie il dit sur des vidéos que c’est probablement Assad et ci-dessus il affirme que c’est Assad. Il propose aussi une thèse, qu’il avoue ne sortir que de ses réflexions, selon laquelle Assad gaze des sunnites pour les remplacer par des chiites d’Iran. Assad ou Poutine raisonnent-ils comme des américains, et suffit-il d’appliquer une symétrie inversée pour penser les intentions russes ou syriennes ? Chaliand affirme ici et sur des vidos que Poutine a perdu l’Ukraine. Mais c’est mal posé le problème. 1) il laisse croire que Poutine a été à l’initiative, 2) il escamote la réflexion sur une partition à venir qui ne fera pas le jeu de l’occident, non? Bref, pas confiance.


  26. Un_passant Le 19 août 2017 à 18h53
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    Un phénomène notable, c’est le rejet de plus en plus net de toute forme de cynisme ou d’humour noir, ce qui transparaît dans le politiquement correct.
    Alors ça ne m’étonne pas que les gens consomment de plus en plus de tranquillisants ou d’antidépresseurs, ils ne veulent, pour un partie d’entre eux, ni voir, ni admettre, ni reconnaître la noirceurs du monde et quand elle advient, ils ne savent pas comment penser, comment réagir.

    L’idéalisme moderne échoue parce qu’il n’est plus une réponse à la noirceur du monde, comme c’était le cas à des époques troubles et plus difficiles. Il n’est plus que l’expression d’une déception face aux petits malheurs individuels. Le terrorisme est l’autre réponse face au même phénomène, les frustrations ne sont plus tolérées.

    La disparition de la transcendance, c’est elle qui occasionne tout cela. Bien sur il y a les inepties dans les choix politiques de nos gouvernements, mais… nous les avons élus.


    • Porcinet Le 20 août 2017 à 03h46
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      “Vous” les avez élus.
      En l’état actuel, voter, c’est consentir.
      Mais les moralistes se pointent et nous explique notre égoïsme, et que ne pas voter, c’est donner le pouvoir de décision à quelqu’un d’autre !
      Alors que la définition du vote, c’est donner le pouvoir de décision à quelqu’un d’autre !


      • Un_passant Le 20 août 2017 à 09h02
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        J’entends que nous les avons élus, que ce soit activement ou passivement. C’est triste à dire mais qu’on le veuille ou non, sauf à être candidat ou adhérer à un parti et devenir militant, soit on participe activement en votant, soit on laisse faire, en ne votant pas, mais c’est difficile de se dédouaner totalement.

        Qui est allé manifester contre l’intervention en Libye? On laisse faire, même un certain nombre de c******s monumentales. Nous sommes clairement trop passifs. Comme si des interventions en commentaire, où que ce soit, amenait un quelconque résultat…

        Les bougies suite à un attentat, ça ne va pas changer le contexte, ça ne va pas changer l’avenir.

        Ai-je une solution? Non. Si 15% d’électeurs peuvent amener Macron à la présidence, c’est assez désespéré.


  27. Spartel Le 19 août 2017 à 19h24
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    En termes d’analyse, je crois que les lecteurs comme les curieux sont fatigués par les textes des chercheurs de TT aux travaux surfacturés et indigents, et surtout quand ces dernièrs n’ont qu’un souci, la guerre perpétuelle au profit des systèmes militaroindustriels, leurs oligarques, l’illiberalisme et la perpétuation des inégalités économiques.
    M Chaliand nous sort et nous aére par ses propos, ses réflexions et ses images de la vie. Il le dit quelque part en disant qu’il a toujours vécu dans l’insécurité. Je pense qu’il nous avertit que les guerres sont dures et odieuses et qu’il nous appartient de savoir les traiter avec sérieux. Me vient ce propos de Camus cité de mémoire qui disait qu’il appartient à notre génération de préserver les choses et d’y faire face.


    • clauzip12 Le 19 août 2017 à 22h37
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      S’agissant de l’insécurité qui semble être le point commun à toutes ses expériences,rien ne nous donne à relativiser ses avoirs matériels et financiers.
      Par contre,il ne dit ,ses titres universitaire ou comparables,ont été pour lui une clef majeure et efficace.
      J’en retiens qu’une vie d’aventurier telle que la sienne a été possible qu’ avec des connaissances assurées tel un capital.
      Néanmoins,sa personnalité y a contribué très certainement!


  28. s Le 19 août 2017 à 19h36
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    Chaliand, le grand rebelle, électeur de Macron :
    « L’Allemagne a progressé. Pourquoi ? Parce qu’ils ont fait les réformes indispensables pour relancer la dynamique interne. Nous, on n’a rien fait. Nous, Français, on s’est révélé d’un conservatisme fabuleux. Nous sommes des imposteurs de la révolte. Les gens qui descendent dans la rue, c’est uniquement pour défendre les droits acquis. La réforme du droit du travail, ils auraient dû la faire en début de mandat, quand François Hollande a fait le mariage dit pour tous.»
    Lamentable et révoltant pour le coup !


    • Pinouille Le 21 août 2017 à 16h59
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      “L’Allemagne a progressé.”: vrai. Cf croissance + excédents commerciaux factuels.
      “Parce qu’ils ont fait les réformes indispensables pour relancer la dynamique interne.”: vrai. Cf lois Hartz. On peut mégoter sur le terme “indispensable”… Mais le point précédent a tendance à le légitimer.
      “Nous, on n’a rien fait.”: vrai. Quelqu’un peut-il dire le contraire?

      La suite (conservatisme, imposteurs de la révolte, défense des droits acquis, réforme du droit du travail) est un avis que je peux comprendre sans forcément le partager.

      Pourquoi qualifier de lamentable et de révoltant toute réflexion qui ne va pas dans votre sens?
      Il est plus éclairé de reconnaître chez certains l’honnête espoir dans ces réformes de sortir la France de son impasse. Qu’on le partage ou pas. Sans ce préalable, pas d’échange possible.


  29. Catalina Le 19 août 2017 à 21h57
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    et pour soulever le voile bien noir que les médiasmensonges ont posé sur la Syrie : Pierre le Corf de retour de Syrie.
    Ce qui vaudrait, à mon avis, bien un billet.
    https://www.youtube.com/watch?v=x1R4psyTgE4


  30. Nanker Le 19 août 2017 à 23h07
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    “On navigue dans des eaux complexes”

    Belle manière d’excuser les “stratèges” du Quai qui ont vendu la France aux islamo-fascistes d’Arabie Saoudite. Et pour quoi au fait?
    Comme le rappelle utilement Pierre Conesa, avec les Saoudiens les contrats mirifiques sont toujours **à venir** et naturellement ils ne viennent jamais (sauf pour les Américains). Il n’y avait que ce crétin de Valls pour aller se vanter sur Twitter de la singature de gros contrats… inexistants.


  31. Bernard GRAPPERON Le 20 août 2017 à 13h31
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    Avant de lire cet article, je n’avais jamais entendu parler de Gérard Chaliand. Comme l’article est intéressant et mérite un examen plus approfondi, j’ai voulu en savoir plus sur l’auteur, et me suis tourné vers l’incontournable Wikipédia :
    Gérard Chaliand, né en 1934 dans la commune d’Etterbeek, région de Bruxelles-Capitale1, est un géostratège et homme de lettres français. Il est diplômé de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et soutient en 1975 une thèse de doctorat de 3e cycle en sociologie politique (Y a-t-il plusieurs cycles de doctorat? ;-< ).


  32. Bernard GRAPPERON Le 20 août 2017 à 13h32
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    Né en 1934, il a 20 ans en 1954, l’age d’être appelé sous les drapeaux et faire son service militaire à moins d’être sursitaire ce qu’il a probablement été afin de poursuivre ses études.
    1954, le 1 novembre c’est le début des « évènements » d’Algérie qui ont duré assez longtemps pour qu’un jeune Français y participe. C’était l’époque des classes creuses où l’armée avait les plus grandes difficultés pour compléter ses effectifs : on en engageait (même des Français SNA (souche nord-africaine)), on en rengageait, on en appelait, on en rappelait, on en maintenait, on racolait même des harkis et tout ça pour maintenir les départements algériens au sein de la France, le pays des droits de l’homme. ;-<


  33. Bernard GRAPPERON Le 20 août 2017 à 13h32
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    Sur cette période, la biographie de Gérard Chaliand est muette alors que ça aurait pu être le sujet d’une première étude, idéale au vu de sa formation. Il y a là un trou. On pourrait croire que Gérard Chaliand a quelque chose à cacher. Ses premiers ouvrages sont :
    L’Algérie est-elle socialiste ?, Paris, Maspéro, 1964. Lutte armée en Afrique, Paris, Maspéro, 1967.
    J’aimerais connaître, par l’intermédiaire du Blog « les crises » les justifications de l’intéressé. À l’avance merci.


    • Fritz Le 20 août 2017 à 14h12
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      Si M. Chaliand était invité par le blog, il pourrait répondre aux questions que vous posez.

      Quant à la thèse de 3e cycle, c’était une thèse différente de la thèse de doctorat d’État, moins longue à élaborer, certains diraient moins aboutie que la thèse d’État.


  34. Christian Gedeon Le 20 août 2017 à 15h31
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    Dommage qu’on ne veuille pas comprendre qu’à la fin c’est le plus fort et le plus décidé qui gagne…ça nous épargnerait toute une littérature repentante et auto flagellatrice


    • Lysbeth Levy Le 20 août 2017 à 19h42
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      “Repentante”, “flagellante”, le “droit” du plus fort, le plus armé jusqu’aux dents qui doit décider de la vie ou la mort ?, vous y allez dans la défense du Capitalisme et ces crimes, je suppose que vous vous confortez dans le “bon camp” et surtout “celui du plus fort”. en plus vous n’aimez pas assumer les nombreux crimes commis au nom de la colonisation, passée et présente je me trompe ? Que vient faire l’idée du “plus décidé” qui est censé gagner quand les armes, défense ne sont pas égales ? Les américains sont les plus décidés avec un bombe H ils ont pulvérisé deux villes japonaises, ou est la mesure juste là ?. Les nazis aussi étaient décidés on a vu le résultat, face aux nombreux désarmés, faibles, femmes, enfants vielliards. Gardez votre morale du plus fort à deux balles SVP.


      • christian gedeon Le 21 août 2017 à 12h41
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        Pffff…j’ai dit le plus fort et le plus décidé…je n’ai pas parlé de capitalisme,ni de communisme,ni même d’islam(isme)…juste le plus fort et le plus décidé.C’est la loi de l’Histoire. On peut le déplorer. Mais c’est comme çà.rappelez vous vos cours de récré…il y avait toujours deux ou trois fiers à bras qui faisaient la loi…le monde,c’est pareil. je vous conseille de relire”L’agression” de Lorenz…il a tout dit sur la question.


      • Pinouille Le 21 août 2017 à 17h35
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        Le billet ainsi que ses commentaires mettent l’accent sur 2 attitudes bien distinctes face au constat de la dureté des rapports humains, qui peuvent générer tensions, guerres, atrocités:
        1 – Cette loi de la jungle est profondément ancrée dans la nature humaine. L’histoire témoigne de la répétition en boucle des mêmes atrocités et confirme l’inamovibilité de notre nature profonde.
        2 – L’homme est bon par nature. C’est le système (capitalisme, islamisme, … ce que vous voulez) qui le corrompt. Cette violence peut et doit être dépassée. La paix peut être maintenue durablement par l’éducation, la loi, la morale.

        Ces 2 positions sont bien entendu antagonistes. Mais quelque soit celle dans laquelle vous vous situez, de grâce, considérez l’autre.

        Personnellement, j’ai choisi mon camp et vous conseille ce film/documentaire:
        http://www.telerama.fr/cinema/films/the-act-of-killing-l-acte-de-tuer,438334.php


  35. Jerrick Le 20 août 2017 à 16h25
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    À chacun sa méthode de combat contre l’EI ou DAESH. À chacun son hommage…
    https://francais.rt.com/international/42274-soldats-libanais-brandissent-drapeau-espagnol-position-reprise-daesh
    Eux ne restent pas à pleurer leur sort, ils combattent “pour de vrai” le moyen-âge… nous changerions “d’amis”, nous aurions dans doute moins de souffrances à subir…


    • christian gedeon Le 21 août 2017 à 10h50
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      L’Armée Libanaise,socle du pays et dont je suis tellement fier.Tiens,parlons un peu du Liban…pays voué à la disparition selon tant “d’experts”,qui a traversé des guerres épouvantables,combat une corruption omniprésente,a vécu un désastre écologique à cause de la guerre…qui accueille avec les palestiniens et les syriens et autres indeterminés pratiquement deux millions de réfugiés sur une population libanaise de quatre millions…(équivalent France 22 millions de réfugiés)…et nous sommes toujours là,dis donc!
      Comme dirait Desproges,étonnant non? Vive le Liban,vive l’Armée libanaise!


      • Lysbeth Levy Le 21 août 2017 à 14h43
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        Ah ça y est vous faites semblant d’ignorer qu’Israel a rendu “votre beau pays, peuple courageux” à “l’âge de Pierre” en 1982 : (sabra et Chatillah) https://fr.wikipedia.org/wiki/Intervention_militaire_isra%C3%A9lienne_au_Liban_de_1982 et en 2006 ! Tantôt vous la jouez “français de souche” tantôt le “fier paladin” libanais, oubliant que c’est bien Israel qui a détruit ce pays dont on disait qu’il était la Suisse du moyen-orient, et de blâmer les “méchants musulmans” qui habitent ce pays en majorité : https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Sabra_et_Chatila.
        Au fait j’espère que vous êtes au courant de ce que deviendra le Liban dans un futur très proche parce que les israéliens ont des projets différents de ceux que vous croyez et l’armée libanaise peux dire merci à Bachar Al Assad ET son armée ainsi qu’aux russes. .


    • christian gedeon Le 21 août 2017 à 10h53
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      J’oubliais.Merci Jerrick. Le sort de l’occident se joue au Liban,que çà se sache…un petit pays,mais un si grand peuple.


  36. LAD Le 20 août 2017 à 23h00
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    Très bon ce Gérard. C’est direct, brut et simple à comprendre. C’est une vision qui botte les fesses 😉


  37. Sclavus Le 21 août 2017 à 11h11
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    Je me suis arrêté à: ” Bachar el-Assad s’est servi d’armes chimiques et il a tué 70 à 80 personnes”
    Car cette phrase est une preuve infaillible que Gérard Chaliand est une de ces …. habituelle qui peuple la sphère médiatique des médias occidentaux, utilisant le mensonge éhonté et permanent sans ciller, sans rougir ; comme un gamin morveux lâchant des pets – naturellement et sans insouciance.


    • christian gedeon Le 21 août 2017 à 12h44
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      Vous n’avez rien compris…il est possible,ou pas,que Assad se soit servi de “l’arme chimique “…et alors?! Où est le problème? 1000 morts égorgés ou mille morts gazés,je ne vois pas bien la différence…Chalian a simplement dit une possibilité…i faut arrêter de faire tout un foin de l’arme “chimique “…elle tue,comme les bombes,comme les obus,comme les balles,comme le couteau,etc…basta cosi!


      • Sclavus Le 21 août 2017 à 14h32
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        J’ai tout compris surtout vos méthodes merveilleusement rodées qui consiste à déshumaniser votre adversaire – ou plutôt l’objet de vos convoitises ; vos proies: 1e vous le diabolisez en l’accusant de tous les maux ; 2e: vous l’affaiblissez en organisant sa mise au ban des nations ; 3e: vous le pillez consciencieusement. Vous êtes des hyènes ; Chaliand en fait partie de cette meute.


        • Christian Gedeon Le 22 août 2017 à 08h46
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          Je crains que vous n’ayez compris exactement le contraire de ce que j’ai dit…


  38. BrunO Le 21 août 2017 à 19h21
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    Affligeants propos de cow boy de café du commerce. Texte indigne de ce site, incohérent et écrit dans un français merdique (“les hypocrites, ce sont nous “).


  39. Filouthai Le 22 août 2017 à 06h03
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    Témoignage intéressant de quelqu’un qui a vécu, et pas par procuration.
    Sans nul doute, cela va irriter les socialo-bobo islamophiles pétris de certitudes,
    et de thé vert (pour bien digérer les leçons de morale qu’ils dispensent sans véritablement y croire).
    Un autre humain avait écrit la même chose simplement : ” l’homme est un loup pour l’homme”.


  40. some Le 24 août 2017 à 10h07
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    très bonne publication. Peut être publierez vous une suite ?


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