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26.août.201726.8.2017 // Les Crises

Vidéo de la conférence “Civilisation avec ou sans ‘s’?” Régis Debray, Michel Onfray et Jean-Pierre Chevènement

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Source : Fondation Res Publica, 29-05-2017

Dans quelle civilisation sommes-nous ? Et que signifie le mot ‘civilisation’ ? Doit-on parler d’une civilisation occidentale, américaine ? On disait européenne autrefois… Quand on se tourne vers Arnold J. Toynby, Oswald Spengler, ou Fernand Braudel, on voit que le nombre de civilisations répertoriées est à peu près le même, entre 8 et 10, est-ce vrai encore aujourd’hui ? Y’a-t-il plusieurs civilisations sur la Terre ou bien n’y a-t-il qu’une seule civilisation planétaire ? Quelle différence peut-on faire entre civilisation et culture ?”

Un débat entre :
– Régis Debray, écrivain, philosophe, fondateur et directeur de la revue “Médium”, auteur de “Civilisation. Comment nous sommes devenus américains” (Gallimard, mai 2017)
– Michel Onfray, écrivain, philosophe, auteur de “Décadence” (Flammarion, 2017)
– et Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica

Source : Fondation Res Publica, 29-05-2017

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Opps’ // 26.08.2017 à 13h23

Onfray est un beau parleur, une sorte de sophiste qui s’ignore , en ce sens qu’il est taillé pour défendre n’importe quel point de vue.
Son discours est un mélange baroque de tous les procédés de raisonnement (exemple torturé, contre-exemple bidon , accumulation de faits , généralisation hâtive, déduction foireuse, induction primitive, syllogisme boiteux, appel au ‘bon sens’ , intimidation culturelle, arguments d’autorité, déplacement du sujet traité, changement du contenu des concepts utilisé en cours de conversation ) que lui permet sa grande culture , et tout ceci mené bon train pour empêcher tout recul critique.

Bien sûr ses nombreuses escroqueries n’ont pas échappé aux vrais intellectuels rationalistes (dans le bon sens du terme) qui tâtonne à la recherche modeste de la Vérité , et je ne parle pas du microcosme des intello parisiens jaloux de sa ténacité et son succès

Bref , il est assez odieux mais ce qu’il est toujours intéressant et sa sincérité brouillonne nous le rend finalement très sympathique

45 réactions et commentaires

  • Kazhim // 26.08.2017 à 08h40

    je ne sais pas si on doit parler de “civilisation” occidentale pour englober cette dite civilisation. Pour ma part le “capitalisme” a toujours eu lieux partout et dans toute l’histoire humaine, il n’est pas que le phénomène occidentale;

    Par exemple on retrouve cette confrontation bourgeoisie et pouvoir politique tant au japon féodal, qu’en chine antique et probablement ailleurs dans le monde. Sous différentes forme mais on en est toujours au même point. L’état garanti l’intérêt du peuple, ainsi est légitimer le mandat céleste en chine, ou le rôle du Shogun au japon, car si ces gouvernement ne sont pas démocratique, leur premier intérêt est la cohésion du pays, et le calme, et donc pour cela la défense des intérêts du peule (plus ou moins intense) et on retrouvera autour de ce pouvoir les bourgeois, marchand, qui eux ne sont motiver que par leur intérêt propre et individuel.

    C’est comme ci l’histoire humaine n’avait tourné qu’autour de cette question, qui dans la guerre froide est devenu capitalisme vs communisme.

    Le capitalisme d’aujourd’hui est celui qui a été le plus aboutit par l’occident, mais cela ne veut pas dire que c’est propre à notre région.

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    • Kazhim // 26.08.2017 à 08h43

      Au final tout ne résultat que d’un choix politique. Des empereur chinois s’avérait bien socialiste dans leur politiques pourtant le socialisme n’existaient pas. Cela montre bien que capitalisme comme communisme sont deux concepts vieux comme le monde qui ont tour à tour changer de nom dans l’histoire.

      Les chinois ont toujours été très marchand, à ce titre il n’est pas étonnant que Xi Jinping poursuive cette voie.

      Je pense cependant que les différences civilisationnelles vont se manifester dans la manière de traiter le capitalisme et le rôle de l’état.

      Pour conclure je trouve assez triste qu’on résume la civilisation à la simple question de l’argent. L’humanité a plus de richesse que ca.

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      • olivier // 26.08.2017 à 12h35

        «  L’état garanti l’intérêt du peuple, ainsi est légitimer le mandat céleste en chine, »

        Votre logiciel de lecture possède des angles morts.
        Voici le principal : les idéogrammes Etat, pays, nation, patrie, maitre, patron, homme politique… sont tous composés du même idéogramme de base : jiā, la famille.

        Attention aux kaléidoscopes : ils déforment tout en structure géométrique familière plaisante à l’esprit.

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        • Kazhim // 26.08.2017 à 12h55

          C’était pour résumé grossièrement, dire que dans l’ensemble les gouvernement centralisé ou les empire,font la défense de l’intérêt du peuple ( plus ou moins) , dans le but de maintenir la paix civile.

          La conceptions chinoise est basé sur le confucianisme où effectivement chef de famille comme empereur, occupe la même fonction, d’où ce commun idéogramme à ces mots.

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          • olivier // 26.08.2017 à 15h01

            Je suis d‘accord avec votre précédente conclusion. Mais résumer le but de la gouvernance à la paix me semble trop réducteur pour être juste : jiā, la famille.

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      • Opps’ // 26.08.2017 à 13h30

        Non , ce qui s’oppose au communisme c’est le libéralisme.
        Le communisme chinois est capitalistique.

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        • Kazhim // 26.08.2017 à 17h27

          ce que je dis c’est que le conflit est séculaire entre les marchand et les gouvernement. Capitalisme et communisme ne sont que les nom donner à ce conflit. C’est toujours intérêt privée contre intérêt commun.

          je soulignais que la différence civilisationnel allait se situer dans la manière de traiter la question de l’état et de l’économie, en l’occurence la chine en est un exemple, puisque par bien des aspect ils gardent bon nombre d’élément du communisme, avec un état fort dans l’économie, tout en intégrant des normes libérale pour dynamiser cette même économie. C’est une différence civilisationnel d’avec les USA puisque pour eux il est impensable de voir un état s’ingérer autant dans l’économie.

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    • Opps’ // 26.08.2017 à 12h48

      Le capitalisme n’a pas toujours eu lieu.
      Ce qui a tjrs eu lieu c’est l’échange marchand, plus ou moins enserré dans une autre idéologie dominante, mais qui, a pu parfois donner un avantage à certains pays ayant su développer leur commerce avec d’autres pays lointains.
      Disons que généralement , et de tout temps , la concentration de richesse (qui n’est pas le capitalisme lui-même) , quand elle n’est pas assise sur la force, passe sur l’échange commercial.

      Le capitalisme c’est un palier supérieur très spécifique qui tient à la transformation de la nature de la monnaie avec le miracle du ‘crédit’ : la monnaie n’est plus un bien déjà constitué qui circule mais une promesse anticipatrice. Et cela commence au XVIe siècle. La sécurisation des échanges , la progression d’un état de droit et les mutations idéologiques (la contre-réforme et l’idéal du ‘progrès’ ) vont accentuer ce mouvement .

      Le capitalisme c’est avant tout la concentration facilitée du Capital permettant des investissements d’un ordre de grandeur sans commune mesure avec ceux possibles dans le système d’une monnaie basée sur une garantie intrinsèque (l’or étant la base la plus pratique et la plys forte symboliquement). Et c’est le mécanisme du crédit (à présent base de la monnaie) qui permet ce changement de nature et qui fait la spécificité de notre système actuel.

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    • Daniel // 26.08.2017 à 14h28

      “qui dans la guerre froide est devenu capitalisme vs communisme.”

      Rectification: capitalisme privé vs capitalisme d’Etat. Une lecture du manifeste du parti communiste devrait permettre de comprendre la différence. La dictature du prolétariat n’a rien à voir avec la dictature au nom du prolétariat. Actuellement nous vivons sous la dictature de la bourgeoisie, sauf que maintenant on parle de l'”élite”, éventuellement des oligarques, rarement des ploutocrates qui sont au pouvoir. Une élite corrompue. Un exemple:

      https://passeurdalertes.org/2016/04/25/francoise-nicolas/

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    • Daniel // 26.08.2017 à 14h33

      “Le capitalisme d’aujourd’hui est celui qui a été le plus abouti”…

      Vous voulez sans doute dire celui qui est le plus destructeur de notre milieu vital, le plus criminel par le pillage des ressources et le massacre des populations, le plus aliénant qui réussit à faire passer pour un homme neuf un quidam qui a été dans les rouages les plus intimes du pouvoir depuis cinq ans…

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      • Kazhim // 26.08.2017 à 17h31

        je ne voulais pas utiliser ces termes, mais oui , j’aurai dit le plus sauvage et incontrôlé, là où la royauté avant la révolution française gardait un contrôle sur l’économie, on en pense ce que l’on veut, mais ce contrôle évite les dérive que l’on connait de nos jours. Pas sur que si la bourgeoisie avait échoué à la prise de pouvoir, les grande colonisation n’aurait peut être pas eu lieux, puisque de l’aveux même de Ferry, la colonisation est la suite logique aux économie occidentale, et elle est nécessaire pour conserver ce modèle.

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    • Josephine // 26.08.2017 à 18h58

      Qui désignez vous par bourgeoisie en Chine? Il me semble que c’était une société paysanne et non à partir des ” bourgs” et villes. Mais je peux avoir une vision déformée. Par contre on pourrait voir du néolibéralisme chez le légiste han fei. Je crois.

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      • Kazhim // 27.08.2017 à 10h43

        il y avait une classe marchande importante tout comme au japon qui exerçait une influence auprès du pouvoir.

        Et probablement qu’il devait y avoir des propriétaire terriens et grands exploitant agricole. Bien sur que la chine était constitué de paysans, mais cela n’empêchait pas l’emergence d’une classe affairiste.

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        • Kazhim // 27.08.2017 à 10h45

          J’utilise le terme bourgeois pour qualifier la classe des marchand, des riches, qui ne sont pas issue de la noblesse ou du pouvoir.

          Après je ne suis pas spécialiste, je ne saurais dire si Han fei était libéral ou pas, mais je sais que la notion de collectivation des terres en chine est antérieur au communisme.

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    • Michel Martin // 28.08.2017 à 11h55

      La marque de notre époque me semble être le gigantesque développement de l’idéologie individualiste, ce qui donne au capitalisme sa forme actuelle.
      Pour en attester, comparer le nombre très grand de publications centrées sur l’illusion de la puissance individuelle (développement personnel, psychologisme…) et du peu de publications centrés sur les processus collectifs (Elinor Ostrom, la sociocratie, la culture pratique coopérative…).

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  • Surya // 26.08.2017 à 08h49

    Relisez Huntington :p Onfray doit certainement le citer (pas vu la vidéo du débat) puisqu’il l’a mentionné souvent en référence ces derniers temps

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  • keg // 26.08.2017 à 09h32

    La seule civilisation qui sera sera celle des extrêmes : eux et nous…. ! Nous sommes d’ailleurs de plus en plus en bonne voie.

    http://wp.me/p4Im0Q-25l

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  • Denis Griesmar // 26.08.2017 à 09h57

    Le son de la vidéo est très faible, ce qui rend son écoute pénible.

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    • Kazhim // 26.08.2017 à 17h34

      sinon mettre des écouteurs

      ca marche aussi

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  • Caliban // 26.08.2017 à 11h18

    Cela m’a donné l’impression de bavardages, je ne suis pas certain que le format à 3 participants soit réellement le plus efficace pour traiter la question.

    Par contre pour saisir la personnalité des intervenants, c’est plein d’information. M. Debray se révèle être le plus soucieux de parler du sujet, il tente à plusieurs reprises d’y ramener M. Onfray qui semble avoir décroché assez rapidement, aspiré par d’autres égo-soucis (je dis cela, mais en fait c’est méchant, si cela se trouve il est juste fatigué à force de courir les plateaux).

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    • Opps’ // 26.08.2017 à 13h23

      Onfray est un beau parleur, une sorte de sophiste qui s’ignore , en ce sens qu’il est taillé pour défendre n’importe quel point de vue.
      Son discours est un mélange baroque de tous les procédés de raisonnement (exemple torturé, contre-exemple bidon , accumulation de faits , généralisation hâtive, déduction foireuse, induction primitive, syllogisme boiteux, appel au ‘bon sens’ , intimidation culturelle, arguments d’autorité, déplacement du sujet traité, changement du contenu des concepts utilisé en cours de conversation ) que lui permet sa grande culture , et tout ceci mené bon train pour empêcher tout recul critique.

      Bien sûr ses nombreuses escroqueries n’ont pas échappé aux vrais intellectuels rationalistes (dans le bon sens du terme) qui tâtonne à la recherche modeste de la Vérité , et je ne parle pas du microcosme des intello parisiens jaloux de sa ténacité et son succès

      Bref , il est assez odieux mais ce qu’il est toujours intéressant et sa sincérité brouillonne nous le rend finalement très sympathique

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  • Nerouiev // 26.08.2017 à 11h43

    Ma culture ne peut pas rivaliser avec ces trois personnages. Alors voulant synthétiser au maximum, je me projette dans mille ans pour dire que notre époque actuelle est celle où on s’est mis en appétit de bouffer tout ce que notre Planète possédait, où la loi de la jungle a refait surface sans aucun discernement, aucun frein, tant mieux pour certains et tant pis pour les autres.

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    • Opps’ // 26.08.2017 à 13h00

      Non , car cet “appétit de bouffer tout ce que la planète connait ” et donc de détruire notre éco-système , est perpétuel . Depuis la nuit des temps l’homme , l’homme a tendance (il y a quelques exceptions mais ces civilisations ne survivent pas) , à saturer et détruire l’environnement qui permet sa subsistance (ça date de l’homo sapiens) , puis se déplace dans un nouveau territoire vierge ou bien va le voler à une civilisation voisine. Le problème est à présent juste que notre éco-système c’est la terre et qu’il n’y a plus de contrée vierge ou d’autres terres.

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  • Charles Michael // 26.08.2017 à 12h07

    Merci, aux crises pour m’avoir donner l’opportunité de suivre cette passionnante conférence. Conférence que j’avais repéré mais pas eut le temps de suivre.

    C’est vrai que JP Chevénement a la voix (ou le micro) un peu faible mais juste au début dans la présentation du débat.

    Note: j’ai l’impression à lire les commentaires précédents d’avoir été le seul à suivre ces 2 heures 30… d’où mes remerciements personnels

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  • DanielDijon // 26.08.2017 à 14h11

    Much ado for nothing. Avec le temps R. Debray manque singulièrement de vigilance dans ses références. Par exemple, vers 1.07 heure de la vidéo il évoque, pour illustrer la décadence phase de transition, la découverte du fétus d’une petite homo-sapiens comprenant beaucoup de gênes de néandertalien. C’est là un vrai gag car il évoque au premier degré le téléfilm poisson d’Avril d’Arte « Le fils de Neandertal » à voir sur youtube. Sa conclusion sur les gaulois qui ont bénéficié de l’eau chaude et des amphithéâtres suite à la conquête de César, il néglige, comme un détail lui aussi, les conséquences criminelle de cette conquête (massacre des populations, déportation de 1 à 1.5 million de gaulois réduits en esclavage, etc. R. Debray n’est pas prés lui d’inventer l’eau tiède. Quant au positionnement démagogique d’Onfray « there is no alternative » (ni Mélenchon ni Le Pen) attendons le déluge voilà qui devrait lui permettre de continuer à cachetonner à France Culture et au Figaro.

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    • Kazhim // 26.08.2017 à 17h36

      Oui mais Régis reste malgré tout un bon gars,puis il vieillit on peut lui accorder ces faiblesse. Quand à onfray, fidèle à lui même, s’il a des idées intéressante, il est maintenant dans l’auto persuasion en permanence, le trop de plateau tv favorise ca je pense.

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  • Daniel // 26.08.2017 à 14h22

    A propos d’Onfray: dans une de ses conférences diffusées cet été sur France Culture, il a remis une couche sur sa haine de Robespierre. Je veux bien, même si je n’éprouve pas le même sentiment. Là où ça dérape, c’est quand il ment: Robespierre est responsable de la loi sur les suspects, de l’exécution des enragés, etc. Or vérification faite, il n’en est rien.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Roux_(1752-1794)

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Varlet

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Th%C3%A9ophile_Leclerc

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Claire_Lacombe

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_des_suspects

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    • Scytales // 26.08.2017 à 16h45

      Wikipédia n’est pas une autorité permettant de trancher un débat d’opinions ou une polémique scientifique.

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    • fanfan // 29.08.2017 à 20h02

      Guillemin : les gens de droite s’appellent toujours « les libéraux »
      https://chouard.org/blog/tag/robespierre/

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  • Christian Gedeon // 26.08.2017 à 16h28

    Le capitalisme est vieux comme le monde….le néoconisme est une mutation récente et qui touche le monde entier aussi. Mais pendant qu’on débat du sexe des anges le feu islamique est en train de prendre partout dans le monde Chine,Philippines,Thaïlande,Birmanie….couteaux et véhicules,kalchnikov et rpg…et quand des musulmans sunnites massacrent des chiites dans leur mosquée par dizaines,la tour Effeil ne bouge pas. En France,les dernières attaques sont. Toutes psychiatrisées tant la vérité ne doit pas être entendue…c’est juste le début,qu’on se le dise…civilisation,vous avez dit civilisation…vous savez quoi? Elles peuvent être tuées,les civilisations,elles sont mortelles.

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  • Richard Bouillet // 26.08.2017 à 17h02

    Pour compléter les propos de Chevènement (6:10), et même l’ensemble du débat, voici la vision d’un allemand du début du XXème siècle.
    Les conceptions françaises et allemande de civilisation sont différenciées dès leurs racines. La différence des deux conceptions a fini par dresser l’une contre l’autre la notion de culture, et celle de civilisation.
    https://rvvaza.blogspot.fr/2012/02/culture-et-civilisation-selon-le-cote.html

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  • Leila // 26.08.2017 à 19h58

    .
    Brillant et dans le fond, très dogmatique. Dommage que le sujet de l’oeuvre soit l’athéisme. Est ce une oeuvre philosophique ?
    Franco-sino-marocaine, je ne suis pas une grande religieuse mais force est de constater que le religieux drive les peuples.
    les Africains se convertissent massivement au protestantisme, en réaction aussi au rapport du catholicisme à la sexualité.
    L’Islam est une religion qui rejette le consumérisme (en théorie)…le reste est affaire de démographie
    Depuis les débuts de la start-up du crime ” Al-Quaeda “, les musulmans s’interrogent. Ils ont fait comment ? Ils ont couru avec 2 jerricanes pour piquer le pétrole puis ont réussi à générer suffisamment d’argent pour acheter pick-up, armes..
    Onfrey semble ignorer les monstruosités des 4 siècles de colonisation en Afrique…par les chrétiens. . Le problème de Onfrey est son manque d’immersion dans d’autres cultures.Sait il qu’il vit sur la tête de peuples malheureusement depuis plus de 3 siècles. L’uranium au Niger… J’apprécie ses analyses mais à chaque fois, je pense ” ce type n’a jamais voyagé ” . Ne voit il pas que la violence est plus portée par les judéo-chrétiens que les musulmans ? Les musulmans manipulés sont dans une réaction violente et je crains que les africains chrétiens ou protestants suivent le mouvement. Onfrey est brillant mais peut il évoluer vers un peu plus de lucidité. Le terrorisme se bâtit sur la misère (qu’il ne connait pas…). Si il avait entendu le discours de certains de mes patients juifs…ils haïssent la France.

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    • theuric // 26.08.2017 à 23h44

      Il faut tout d’abord spécifier de quel juif il s’agit, du séfarade à l’ashkenaze, les différences culturelles, historiques, religieuses aussi, sont énormes, sans aborder une présence félasha largement minoritaire.
      Et encore, là ce n’est juste qu’une très rapide explication, les choses sont infiniment plus complexe que cela, seule l’histoire peut vous permettre de vous y retrouver un petit peu, je vous conseille, comme hors-d’œuvre, de lire Shlomo Sand, mais ce ne serait qu’un hors-d’œuvre.
      Moi-même, voyez-vous, suis juif (ashkenaze) de part la seule tradition, puisqu’on le serait par la mère mais ne le sens en rien.
      Or, tout mon travail repose sur une simple réflexion: le devoir de mémoire c’est bien, mais si aucune réflexion psychologique, sociologique et anthropologique n’est porté sur la question génocidaire, ou simplement sur les phénomènes de haine, alors çà ne servira à rien.
      Ceci juste pour vous montrer la complexité humaine, ce que vous connaissez fort bien.

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      • theuric // 27.08.2017 à 00h09

        Je ne peux m’étendre sur le sujet, vous-même comprenez pourquoi, sinon mon commentaire serait, avec raison, supprimé.
        Pour en saisir la trame, la psychanalyse, cher à Freud, de ses formulations structurantes, en sont les outils nécessaires, en considérant les groupes humains, les sociétés, les pays comme étant des entités agissantes à l’aune de l’histoire (encore elle) et, de plus, une façon de comprendre la trame des dynamismes historiques dans les phénomènes de déni dus à la confrontation entre les principes de plaisir et de réalité ainsi qu’aux bénéfices secondaires.
        Ceci dans une relation complexe (c’est toujours complexe) de ce que le futur veut dire entre la judéité sous toutes ses formes et le bouddhisme lamaïste (là, je vais très loin, mais seule, ma semble-t-il, cette réflexion fait sens).
        En effet, le futur peut se penser si et seulement si, nous comprenons autant les processus de rupture que ceux de continuité, trame vers quoi, pour ce dernier, nos réflexes humains nous portent.
        Je ne vous ai fourni que de ces outils les premiers, si j’émettais les conclusions que j’en ai portés, je serais illico presto envoyé sur le bûché.

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        • theuric // 27.08.2017 à 00h43

          Nous, de ce nous collectif, voyons des complexités là où il n’y a rien sans vouloir poser notre regard là où les réelles complexités sont.
          Nous confondons allègrement causes et effets sans oser regarder au-delà de la simplicité extrême que nous nous représentons comme réalité.
          Nous recherchons des solutions là où elles ne sont pas sans vouloir comprendre que la réalité de ces solutions sont à mille lieues de celles que nous recherchons en vain.
          Enfin, nous ne voulons pas évaluer la situation dans sa véracité, préférant poursuivre une fuite en avant qui ne pourra que nous mener qu’au bord du gouffre.
          Certes, au milieu de toutes ces certitudes inutiles, chacun d’entre-nous saisit en plein une miette ou un morceau, parfois imposant, de cette réalité, mais, collectivement, aucune détermination à vouloir appréhender l’entièreté de cette réalité qui, en vrai, se fait jour.
          C’est cette angoisse métaphysique que cela génère qui mène inéluctablement à une haine si bien partagée.
          Et nous n’en sommes qu’au tout début…

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  • Sébastien // 26.08.2017 à 22h10

    Pourquoi écrivez-vous sous chaque article “Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion.”?
    Il n’y a toujours que des gens de gauche qui parlent entre gens de gauche. Toujours cette fameuse “diversité” de gauche?

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    • Louis Robert // 26.08.2017 à 23h42

      Parlant de civilisation(s), remarquons au passage qu'”il n’y a toujours que des Occidentaux qui parlent entre Occidentaux”. Toujours cette fameuse “diversité” occidentale…

      Plus brutalement, il convient de faire remarquer que les participants, que j’apprécie et respecte véritablement, n’ont pas ce qu’il faut de connaissances, donc de vision en connaissance de cause, pour juger “des civilisations”, à commencer par leur nombre, à la grandeur de la planète.

      J’y reviendrai brièvement (demain?) après plus mûre réflexion.

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      • Sébastien // 27.08.2017 à 12h03

        Comparaison n’est pas raison.

        Edit: vous avez raison, on entend toujours parler les mêmes “occidentaux”, mot pudique que vous employez à place d’autres que je ne peux même pas citer ici.

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      • Louis Robert // 27.08.2017 à 14h06

        1. Verbosité mise à part, conférence passionnante par toutes les questions qu’elle soulève.
        2. Elle devrait malheureusement s’intituler: “Américanisation, décadence et l’Islam”.
        3. Pour parler civilisation(s) dans un monde multipolaire et multicivilisationnel, il faudrait inviter des représentants des civilisations aujourd’hui dominantes et représentatives de la grande majorité de l’humanité.
        4. Il est aujourd’hui impensable de débattre civilisation(s) sans la présence d’au moins un représentant asiatique qui fait autorité sur les civilisations asiatiques, à commencer par la civilisation chinoise.
        5. Au siècle du soi-disant “retour de la Chine”, cet état-civilisation bien avant et davantage qu’un état-nation, et qui fut toujours là… parler civilisation c’est en parler en priorité.

        Notre civilisation n’est aucunement LA civilisation universelle, encore moins la mesure de ce qu’est une civilisation. Notre complexe de supériorité et notre arrogance s’avèrent, ici encore, exécrables.

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        • Louis Robert // 27.08.2017 à 14h21

          ADDENDUM sur la civilisation chinoise contemporaine millénaire.

          1. Point de vue chinois.

          “Democracy is Failing” | Eric X Li | Oxford Union Society

          https://m.youtube.com/watch?v=9kqwMKyBvLc

          2. Point de vue occidental avisé sur la Chine et la civilisation chinoise “en marche”…

          “Quand la Chine dominera le monde” par Martin Jacques (Université de Cambridge), Allen Lane, non traduit en français.

          http://www.books.fr/quand-la-chine-dominera/

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  • XPT // 27.08.2017 à 11h23

    Assez déçu par les interventions des uns et des autres. Onfray est insupportable. Debray et Chevènement sont des gens de bonne compagnie qui tirent chacun la couverture à soi. On a quand même ici le tableau d’une élite intellectuelle fatiguée de travailler et déprimée.

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  • martin // 27.08.2017 à 14h27

    La discussion est loin d’être dénuée d’intérêt, mais Régis Debray refuse obstinément de voir que la “civilisation” étasunienne est subclaquante, car l’empire” (comme dimension de civilisation) a besoin de pouvoir s’imposer par la force à ses rivaux où et quand ils se présentent dans son espace d’hégémonie. Or les Usa évitent soigneusement de croiser la Russie et la Chine dans les couloirs obscurs de la guerre, signe évident qu’ils ont perdu confiance en eux-mêmes. Partant de là, ils ne peuvent plus faire “matrice”.

    Ca paraît si évident, comment peut-il ne pas le voir? Mystère.

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    • Louis Robert // 27.08.2017 à 14h44

      Je suis tout à fait d’accord avec vous, Martin.

      “Comment peut-il…?”

      Je crois qu’il le laisse entrevoir en réponse à la première question de l’auditoire. Devant la décadence de l’Empire (qu’il reconnaît), il ne voit pas de solution civilisationnelle d’une autre nature et qui lui agrée… et dit refuser par ailleurs de se soumettre à l’Empire. Alors quoi? Tout simplement se contenter de ce que l’Empire a encore à offrir: confort, technologie, sécurité… en espérant qu’il se relèvera…

      D’accord, on peut imaginer et préparer pour l’humanité un avenir plus passionnant… Mais pour cela, il faut s’adresser aux jeunes, qui l’ont devant eux/elles, et non derrière…🐥

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  • martin // 27.08.2017 à 15h08

    @ Louis Robert

    Vous avez raison. Cela ressemble à un effet de l’âge (historique et non physique). Pour lui, en effet, il ne peut rien y avoir au delà ou au dessus de l’empire, en particulier rien qui soit inter ou meta civilisationnel. Comme vous le dites très justement, c’est à notre jeunesse (planétaire!) d’inventer ces formes nouvelles.

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  • huetantpis // 28.08.2017 à 10h52

    Merci à l’équipe de rédaction de nous avoir proposé cette conférence éclairée sur l’état de notre civilisation et de son évolution. Les échanges entre Debray et Onfray se répondent et se complètent, s’opposent parfois pour nous offrir des champs de réflexion enrichis de leurs éruditions respectives. Un plaisir du débat policé et intelligent “à la française”.
    Mais ces très rares aujourd’hui, exigences intellectuelles et engagements de ces 2 philosophes joints à ceux de Chevenement portent encore l’empreinte de leurs maîtres anciens bien loin des conformismes “incultes” et “béats” de nos “intellectuels bobos” contemporains “hypermé-diatisés” et “satisfaits” détenteurs de la bien-pensance qui sait, qui juge de tout avec arrogance et suffisance sous la baguette de Ruquier et sa bande par exemple…
    Merci encore.

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