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12.août.202012.8.2020 // Les Crises

Huawei, Hong Kong et la Chine vont-ils entraver les rêves britanniques de libre-échange ?

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Source : SCMP, Stuart Lau
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

L' »âge d’or » des relations entre Pékin et Londres est révolu, les politiciens britanniques de tous bords appelant à un rétablissement des liens

Les lignes se sont brouillées autour de Huawei, Hong Kong et l’énergie nucléaire, le Premier ministre Boris Johnson précédemment pro-Chine ayant averti que « ce n’est pas de la Chine dont il est tombé amoureux »

Le commerce bilatéral entre la Grande-Bretagne et la Chine a dépassé 102,5 milliards de dollars l’année dernière. Illustration : Lau Ka-kuen

Lorsque le grand chef d’entreprise Gerry Grimstone a été nommé ministre britannique des investissements en mars, les diplomates chinois étaient convaincus qu’il contribuerait à orienter les liens économiques vers la ligne souhaitée.

Trois mois plus tôt, Grimstone, l’ancien président de la Barclays Bank et de Heng An Standard Life, avait été l’invité vedette d’un événement organisé par l’ambassade de Chine à Londres pour célébrer le 20e anniversaire de la rétrocession de Macao par le Portugal.

Grimstone a profité de l’événement pour critiquer les Hongkongais qui protestaient contre le projet de loi du gouvernement sur l’extradition, qui aurait pu voir des suspects être envoyés en Chine continentale pour y être poursuivis.

La Grande-Bretagne suspend le traité d’extradition de Hong Kong pour des raisons de sécurité nationale

« Les problèmes sociaux auxquels Hong Kong a été confronté au cours des six derniers mois détruisent la crédibilité de Hong Kong. Leurs habitants devraient se poser une question : Que serait Hong Kong sans la Chine? « , a-t-il déclaré.

« Certaines personnes extérieures ne comprennent pas que leurs interventions ne font qu’empirer les choses », a poursuivi Grimstone, qui ne pouvait pas avoir la moindre idée de ce que les mois à venir lui réservaient.

Le 30 juin, Pékin a imposé à Hong Kong une loi draconienne sur la sécurité nationale, qui a remplacé le projet de loi sur l’extradition et qui a été critiquée par les gouvernements occidentaux comme étant contraire au modèle de gouvernance « un pays, deux systèmes ».

Grimstone, qui était sur point de servir le gouvernement britannique, était de ceux qui par leurs interventions inédites, ont transformé un « âge d’or » des relations britanniques et chinoises en la période de plus grande incertitude depuis des décennies.

En quelques semaines, le gouvernement du Premier ministre Boris Johnson a annoncé un plan qui pourrait voir des millions de Hongkongais se réinstaller en Grande-Bretagne ; condamné les actions de la Chine sur Hong Kong et le Xinjiang aux Nations unies ; suspendu un traité d’extradition avec Hong Kong ; étendu l’embargo sur les armes applicable à la Chine à son ancienne colonie ; et, le plus dommageable pour Pékin, annoncé des plans pour retirer Huawei du réseau 5G britannique d’ici 2027.

Le projet post-Brexit de Johnson pour une « Grande-Bretagne mondiale » semblait déjà fragile, les discussions sur un accord commercial avec les États-Unis ayant été officiellement reportées et les négociations commerciales avec l’Union européenne ayant été difficiles. Aujourd’hui, les espoirs de la Grande-Bretagne de conclure un accord de libre-échange avec la Chine semblent également être sur un terrain glissant.

Un porte-parole du gouvernement britannique, interrogé sur les précédents commentaires sur Hong Kong du ministre des investissements Grimstone, a déclaré : « L’approche du gouvernement à l’égard de la Chine reste claire et ancrée sur nos valeurs et nos intérêts. Nous avons une relation forte et constructive avec la Chine… mais cette relation ne se fait pas à n’importe quel prix.

« Cela à toujours été le cas : lorsque nous avons des inquiétudes, nous les soulevons et lorsque nous devons intervenir, nous le faisons.

Le Royaume-Uni interdit à Huawei de faire partie du réseau 5G après les sanctions américaines

D’autres mesures pourraient intervenir. De plus en plus hostiles à l’affirmation politique de la Chine, les députés conservateurs et travaillistes font pression sur le gouvernement de Johnson pour qu’il accélère le retrait progressif des équipements Huawei du réseau 5G.

Ils sont également tournés vers un autre champ de bataille : l’énergie nucléaire. L’entreprise d’État China General Nuclear (CGN) participe à trois projets nucléaires britanniques, tous financés conjointement avec des investissements français.

Les députés demandent à Westminster de bloquer le projet considéré comme le plus controversé : la centrale nucléaire de Bradwell, où l’actionnaire majoritaire CGN prévoit d’exploiter des réacteurs nucléaires de fabrication chinoise à seulement 60 km à l’est de Londres. Selon Zheng Dongshan, le dirigeant de la CGN en Grande-Bretagne, le projet est une vitrine pour la Nouvelle route de la soie chinoise, son plan pour développer le commerce mondial.

« Si nous ne voulons pas que le contribuable britannique participe à la puissance de l’armée chinoise, ou que la technologie basée au Royaume-Uni finisse mystérieusement à Pékin, nous devons agir rapidement et de manière décisive », a écrit ce mois-ci le député conservateur Bernard Jenkin, exhortant le gouvernement britannique à avoir une participation majoritaire dans les projets d’infrastructures critiques.

L’approche du gouvernement concernant la présence de l’énergie nucléaire chinoise pourrait refléter sa stratégie avec Huawei. Au lieu de procéder à un réalignement complet de sa stratégie à l’égard de la Chine, le gouvernement de Johnson a cité les décrets américains contre Huawei pour interdire le géant chinois des télécommunications.

L’année dernière, le ministère américain du commerce a interdit aux entreprises américaines de vendre des produits à la CGN, alors que les responsables américains avaient auparavant recommandé à la Grande-Bretagne de se débarrasser de l’entreprise, en invoquant des preuves qu’elle avait transféré des technologies civiles à des applications militaires.

Mais Westminster doit également évaluer la menace de représailles contre les entreprises britanniques, les responsables chinois ayant émis cette suggestion peu après la confirmation de la décision à propos de Huawei.

« Nous voulons être votre ami. Nous voulons être votre partenaire. Mais si vous voulez faire de la Chine un pays hostile, vous devrez en assumer les conséquences », a déclaré l’ambassadeur de Chine à Londres, Liu Xiaoming, après l’annonce.

Les parties vulnérables pourraient inclure les distillateurs de whisky écossais, un secteur en pleine croissance en Chine, et les constructeurs automobiles comme Jaguar Land Rover, qui réalise un cinquième de son chiffre d’affaires mondial en Chine.

Les médias d’État chinois ont également pris pour cible HSBC, la banque dont le siège est au Royaume-Uni, qui fait la une des journaux chinois ces jours-ci et qui réalise les deux tiers de ses bénéfices en Chine et à Hong Kong.

Le week-end dernier, HSBC a publié une note sur son compte WeChat, niant avoir « tendu un piège » au dirigeant de Huawei, Meng Wanzhou, actuellement détenu à Vancouver, en attente d’extradition vers les États-Unis pour violation de sanctions.

Les entreprises britanniques en Chine connaissent déjà les mêmes difficultés que leurs homologues américaines et continentales, qui ont fait état d’une « lassitude des promesses » au rythme glacial auquel l’économie chinoise s’ouvre. Dans son document de position de 2020, la Chambre de commerce britannique en Chine a déclaré que si « des réformes de haut niveau ont été annoncées par le gouvernement central, de nombreuses entreprises déclarent ne pas voir de changements importants dans leurs activités ».

« La présence dominante des entreprises d’État dans l’ensemble de l’économie chinoise étouffe la concurrence et décourage les investissements étrangers, limitant ainsi la mesure dans laquelle les entreprises apporteront leur technologie et leurs capacités en Chine », poursuit le document, dans un langage qui fait écho à celui des autres groupes de pression occidentaux en Chine.

La Chine condamne le Royaume-Uni pour avoir offert la citoyenneté aux détenteurs de passeports BN(O) à Hong Kong [le passeport BN(O), pour British National (Overseas), donné par Londres, donne l’accès aux services consulaires britanniques à l’étranger, ainsi qu’un accès sans visa à la Grande-Bretagne pour un séjour allant jusqu’à six mois, NdT]

Malgré cela, les entreprises britanniques espéraient toujours que le gouvernement tenterait de lancer des négociations de libre-échange avec son deuxième plus grand partenaire commercial non européen, avec lequel les échanges bilatéraux ont dépassé 102,5 milliards de dollars l’année dernière.

Will Miller, analyste politique à la Chambre britannique en Chine, a reconnu que « c’est certainement une période difficile dans les relations entre le Royaume-Uni et la Chine », mais a déclaré qu’un accord de libre-échange « permettrait de relever un grand nombre des défis auxquels les entreprises britanniques sont confrontées en Chine, tels que le mauvais alignement des normes, le manque de reconnaissance des licences et des qualifications et les droits de douane et procédures difficiles ».

Mais à travers l’Occident, le manque de progression vers de telles cibles commerciales a fait du lobby des entreprises – auparavant ardents défenseurs de liens forts avec la Chine – des alliés moins fiables pour Pékin.

Sam Armstrong, porte-parole de la Henry Jackson Society, un groupe de réflexion britannique qui a organisé une réunion avec le secrétaire d’État américain Mike Pompeo ce mois-ci, a déclaré que « le découplage stratégique se produira, que les gouvernements britannique et chinois le souhaitent ou non ».

« Est-ce le prix à payer ? Eh bien, oui, c’est un prix qui vaut la peine d’être payé car il s’agit de la survie à long terme de la démocratie et des valeurs occidentales », a déclaré M. Armstrong.

Le président chinois Xi Jinping avec la reine britannique Elizabeth II en octobre 2015. Photo : AP

On est loin de l’accord entre le ministre britannique du commerce international de l’époque, Liam Fox, et le ministre chinois du commerce, Zhong Shan, pour « explorer activement la possibilité de discuter d’un accord de libre-échange de premier ordre entre les deux parties après le Brexit », en 2018.

On se sent également à des années-lumière de 2015, lorsque le président chinois Xi Jinping a partagé une voiture à cheval avec la reine à Londres et a bu une bière avec le premier ministre de l’époque, David Cameron, dans un pub du Buckinghamshire, donnant ainsi le coup d’envoi de ce qu’on appelle « l’âge d’or » sous les auspices du chancelier de l’époque, George Osborne.

« La pensée d’Osborne était basée sur le changement géopolitique. Il voyait le XXIe siècle comme le siècle de l’Asie – c’est-à-dire, dans une certaine mesure, le siècle de la Chine. Le plan était d’essayer de faire de la Grande-Bretagne le meilleur ami de la Chine en Occident », a déclaré Nick Timothy, qui était le chef de cabinet du successeur de Cameron au poste de Premier ministre, Theresa May.

Osborne et Cameron se sont retirés après le vote pour quitter l’Union européenne en 2016, et Timothy dit que May s’est immédiatement méfié de la politique britannique à l’égard de la Chine. « Theresa a longtemps été sceptique à l’égard de la Chine lorsqu’elle était ministre de l’Intérieur », a déclaré Timothy au South China Morning Post, citant son refus initial d’approuver la centrale nucléaire de Hinkley Point, financée en partie par la CGN – avant que le gouvernement ne réalise qu’il était trop tard pour revenir en arrière.

Le revirement du gouvernement Johnson a peut-être surpris les diplomates chinois qui étaient convaincus de l’approche commerciale du Parti conservateur en matière de diplomatie, mais Timothy considère le coronavirus comme un tournant.

« La pandémie a tout changé, non seulement le fait que le virus ait commencé en Chine, mais aussi la façon dont la Chine se comporte depuis – partage de l’information, manipulation de l’Organisation mondiale de la santé, désinformation en Occident, crash de Hong Kong », a déclaré l’ancien assistant.

Même Johnson lui-même, qui a tenté de rassurer Pékin sur son amour durable pour la Chine dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes, a été appelé à agir avec fermeté à l’égard de la Chine lors des récentes réunions publiques sur Zoom, selon une source de Whitehall.

« Ce que le premier ministre doit comprendre, c’est que la Chine d’aujourd’hui n’est plus la Chine dont il est tombé amoureux », a ajouté M. Armstrong.

Source : SCMP, Stuart Lau
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RGT // 12.08.2020 à 08h57

De toutes façons, le jour (béni) ou vous verrez la perfide Albion ne pas appliquer strictement à la lettre les instructions de son mentor d’outre-Atlantique je mangerai mon casque de vélo.

Certes les chinois ne jouent pas vraiment le jeu de la « concurrence libre et non faussée » mais ils auraient tort de s’en priver car ce sont bien les occidentaux et leur cupidité sans limites qui ont permis ce fait.

N’oublions jamais que ce sont les entreprises occidentales et leurs actionnaires qui se sont précipitées en Chine vers le « nouvel Eldorado » des profits court-termistes illimités pour ensuite commercialiser au prix « normal » des produits qui coûtaient une misère à produire…

Et les gouvernant chinois, en échange de ces profits immenses, se sont contentés de demander qu’ils puissent protéger leur pays contre les importations étrangères (ce qui est une réaction normale d’un état qui souhaite préserver sa population d’une concurrence étrangère déloyale).

Ensuite, les chinois se sont contentés de maîtriser les technologies qui leur étaient offertes et désormais les améliorent avec du personnel compétent et bien formé (car l’éducation est une priorité en Chine, contrairement à l’occident), ce qui se traduit par le simple fait que les chinois sont en train de dépasser leurs « maîtres ».

Il fallait réfléchir un peu (sur le long terme bien sûr) avant de se précipiter pour profiter des bienfaits de la « corne d’abondance »…
Rien n’est vraiment gratuit et il faut toujours payer l’addition à la fin de la fête.

Quant à l’espionnage industriel et celui des populations, les chinois ont aussi trouvé des sources d’inspirations illimitées du côté des « grandes démocraties ».

45 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 12.08.2020 à 07h17

    Hong Kong est le résultat du pillage de la Chine par l’impérialisme britannique. Il,est plus que temps de mettre fin à ce reliquat du colonialisme. Sous domination britannique Hong Kong n’a jamais été une « démocratie ». Demandez donc aux Tasmaniens ce qu’ils pensent des Britanniques.

    Ah, on me dit que c’est trop tard, ils ont été exterminés jusqu’au dernier.Un génocide pour lequel personne n’a jamais été condamné, même moralement. Et après on vient nous parler des Tibétains… que les Britanniques ont aussi massacré.

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    • Fabrice // 12.08.2020 à 07h28

      Quel les tibétains aient été massacrés par les britanniques, ne justifie pas que l’on continue à détruire ce peuple et sa culture.

      La Chine a souvent été victime mais cela aurait dû la vacciner de reproduire l’impérialisme occidental or ce n’est pas le cas j’ai été en Chine et j’ai clairement ressenti l’esprit de revanche ce qui peut se comprendre mais surtout et là beaucoup moins son envie d’expansion sur les territoires qu’elles considère comme chinois parce que des comptoirs marchands historiques y ont été trouvés, de mémoire lors de la discussion même Singapour avait été évoquée.

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      • LibEgaFra // 12.08.2020 à 07h48

        Vous avez certainement été en Chine, mais pas au Xizang. Car en discutant avec les Tibétains vous auriez su qu’une très large majorité d’entre eux sont très contents du développement de leur région. Merci de ne pas relayer les mensonges de la propagande anglo-saxonne. Manquent plus que les mensonges sur le Xinjiang.

        « on continue à détruire ce peuple et sa culture. »: seconde preuve que vous n’avez pas été au Xizang ou même au Sikang.

        Car non, les Tibétains n’ont pas été déportés et parqués dans une réserve comme de vulgaires sous-hommes (cf. les Amérindiens). Et comme toutes les minorités ethniques, ils n’ont pas été concernés par la politique de l’enfant unique. Alors parler dans ce cas de la destruction d’un peuple, c’est du psittacisme.

        Ce que les Chinois ont détruit, c’est la structure féodale.

        ABE

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        • Fabrice // 12.08.2020 à 08h02

          Le tibétains ou les pionnier chinois ? j’aime bien ce genre de réduction un peu dupe.

          vous oubliez un peu vite la partie de l’expansionnisme car évidemment cela gêne un peu plus le fait de considérer les pays environnant comme intégrable de gré ou de force à terme dans une grande Chine.

          La Chine est un grand pays qui mérite d’avoir son rôle à jouer mais pas au prix de reproduire les horreurs qui ont été le lots de la colonisation occidentale, être amis d’un pays c’est pas boire jusqu’à la lie son aveuglement dogmatique et sa réthorique, mais lui rappeler les risques qu’il encourt (et pour cela nous avons une triste expérience).

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          • RGT // 12.08.2020 à 08h41

            « La Chine est un grand pays qui mérite d’avoir son rôle à jouer mais pas au prix de reproduire les horreurs qui ont été le lots de la colonisation occidentale… ».
            J’aurais plutôt écrit : « …qui ont été et sont toujours le lot de la colonisation occidentale… »

            Les exemples ne manquent pas, particulièrement en Amérique du sud en ce moment même où les USA ne pratiquent pas l’extension de leur territoire mais une politique coloniale brutale afin de piller sans vergogne les ressources de ce continent sans offrir aux populations la moindre possibilité d’améliorer leur vie.

            Et la France fait de même en Afrique avec le pillage de ses anciennes colonies qui profite entre autres au « divin » Vincent Bolloré et à quelques ploutocrates héritiers des magouilles de leurs ancêtres.

            Sans compter les « actions bienveillantes » de la « nation du peuple élu » qui fait crever à petit feu les habitants des zones qu’ils ont conquis par la force comme l’ont fait leurs « mentors » au XIXè siècle avec les amérindiens…
            La seule différence, c’est qu’actuellement, ils n’utilisent pas la variole pour exterminer la population mais le Covid-19 en interdisant aux populations de bénéficier de soins adaptés.

            La Chine est loin d’être un « agneau qui vient de naître » (comme tout état sur cette planète) mais un peu d’autocritique serait la bienvenue parmi « nos » élites qui sont largement pires que les gouvernants chinois.

            La principale différence se situe surtout au niveau de la population : Pendant que les populations occidentales sombrent lentement dans la déchéance les populations chinoises (russes et des autres « pays voyous ») voient leur statut s’améliorer.

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          • LibEgaFra // 12.08.2020 à 19h12

            « Le tibétains ou les pionnier chinois ?  »

            Les Tibétains. Merci d’arrêter de régurgiter la propagande yankee. Si vous croyez que les Hans vont aller habiter dans les vallées isolées du Xizang et du Sikang à des altitudes jamais inférieures à 2000 voire 3000 m c’est que vous n’êtes jamais allé dans ces régions. Le développement des infrastructures y est totalement impressionnant, révolutionnant les modes de vie. Bien sûr, c’est inacceptable pour les propagandistes anti-chinois.

            @ RGT

            Merci pour votre mise au point!

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            • iMike // 12.08.2020 à 20h36

              Apparemment, vous n’y êtes pas allé non plus car je peux vous certifier que les populations Han habitent à 2000 voire 3000 m et même au dessus. Souvent même, elles sont plus nombreuses que les autochtones.

                +4

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        • Mickey Sournois // 12.08.2020 à 10h02

          Ils ont detruit la stucture feodale…en demolissant des temples en assassinant les moines, en eradiquant en fait la culture du Tibet. Bien sur que cette culture avait ses cotes discutables, mais laquelle n’en a pas? Ils font la meme chose maintenant avec les musulmans ouighours,en dtrusisant les mosquees, et en parquant les gens dans des camps de « reeducation ». Parler de propagande anglo-saxonne est risible. La Chine est un etat totalitaire qui n’est meme plus communiste, mais est devenue un monstre gouverne par un parti qui a un oeil partout. Tout doit etre decide avec son aval, et il ne reculera pas devant les brimades, l’emprisonnement , l’assassinat pour la grosse poignee du comite central garde le pays dans sa poigne de fer. Meme si Hong Kong est le produit de l’imperialisme d’un autre epoque, ca ne justifie pas les mesures qui sont ,ises en place actuellement. Si le Tibety etait aussi libre. la Chine n’y aurait pas envoye l’armee…

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          • Pierre Darras // 12.08.2020 à 11h01

            Si la Chine n’avait pas envoyé son armée au Tibet, l’Inde l’aurait fait, ou l’URSS ou les USA en aurait fait un protectorat. Dans tous les cas les choses auraient été identiques. Vous imaginez un seul instant les grandes puissances d’après guerre laisser à la merci d’adversaires voire d’ennemis une terre aussi énorme, stratégique et peu peuplée que le Tibet dirigée qui plus est par une dictature religieuse d’un autre âge ?. Le réalisme. Le réalisme.

              +21

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          • LibEgaFra // 12.08.2020 à 19h25

            La culture tibétaine se porte très bien. Ce qui est non seulement risible, mais aussi mensonger, c’est le psittacisme de personnes qui n’y connaissent rien et qui ne sont allés ni au Xizang, ni au Xinjiang. C’est particulièrement sournois de prendre la défense des terroristes ouïghours qui ne représentent qu’une petite minorité des musulmans de cette province. Les mosquées ne sont pas détruites. Et oui, les islamistes radicaux ne sont pas massacrés, mais sont obligés de subir un programme de rééducation. Tout le contraire de ce qu’ont toujours fait les occidentaux.

            « Tout doit etre decide avec son aval, et il ne reculera pas devant les brimades, l’emprisonnement , l’assassinat  »

            Excellente description de la politique intérieure et extérieure des USA. Au hasard: Soleimani. On ne prête aux autres que ses propres tares.

            NB: en France on parle de déradicalisation pour rééducation. C’est parfaitement admis.

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        • iMike // 12.08.2020 à 19h19

          J’ai causé avec pas mal de tibétains, et le terme « Xizang » ne leur convenait pas vraiment… Quand au « Sikang », il n’existe plus depuis bien longtemps, mais Kangding reste une joile petite ville…

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          • LibEgaFra // 12.08.2020 à 19h29

            Exact, comme le terme Tibet ne convient pas aux Chinois. L’ancien Sikang définit très bien la partie tibétaine du Sichuan.

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            • iMike // 12.08.2020 à 19h52

              Je n’ai pas employé le terme « Tibet » il me semble, et je ne parlais pas des chinois non plus. Le « Sikang » est la région orientale du « Kham » annexée par la République de Chine. « la partie tibétaine du Sichuan », merci j’ai bien rit.

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      • LibEgaFra // 12.08.2020 à 07h57

        « les territoires qu’elles considère comme chinois parce que des comptoirs marchands historiques y ont été trouvés, »

        L’Arunachal Pradesh est le Sud Tibet. Son intégration à l’Inde résulte directement du colonialisme britannique et de la ligne McMahon. Que la Chine veuille sa réintégration au Tibet est parfaitement légitime face à ce crime contre l’humanité qu’a constitué le colonialisme.

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        • Fabrice // 12.08.2020 à 08h05

          Tiens bonne idée on va demander la réintégration de la Belgique, voir des pays-bas, je me rappelle que sous Bonaparte la France possédait les 3/4 de l’Europe on va se baser sur le même principe.

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          • LibEgaFra // 12.08.2020 à 09h57

            Je ne savais pas que la France avait été colonisée. Ni que ses frontières étaient la conséquence de cette colonisation. Merci de me l’apprendre.

            Ah, oui c’est vrai, la France avait colonisé/conquis toute l’Europe et donc j’en déduis que les frontières issues d’une colonisation deviennent légitimes? Dites-moi si je me trompe, je ne voudrais pas commettre un sophisme.

            La « France possédait »… dans vos rêves!

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            • Fabrice // 12.08.2020 à 10h37

              Amusez vous à tordre mes propos et à ne pas comprendre que cette idée de « légitime » n’es qu’une source de guerre et d’asservissement de peuples, le fait qu’une région ait fait partie ou supposement fait partie d’un pays, ne justifie pas un reannexion ultérieure, seuls ses habitants actuels peuvent le demander sûrement pas par la seule volonté du pays réclamant sa possession, la légitimité n’est pas lié a une tradition, une histoire, pire un mythe national qui arrange toujours les visées expansionnistes.

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            • Az // 12.08.2020 à 10h37

              Le territoire français a été colonisé à de multiples reprises, par les celtes, par les romains (oui oui on peut remonter jusque là, à cette époque la Chine était aussi en pleine expension colonisatrice d’ailleurs) et d’autres. On peut aussi citer les Francs qui nous ont légué leur nom après avoir mis l’essentiel des paysans en servage et dont les descendants ont petit à petit modelé les frontières de ladite France, en concurrence permanente avec leurs cousins anglo-saxons. La France moderne a été d’ailleurs occupée partiellement ou nom par de multiples armées étrangères à de très nombreuses reprises. Russes, Anglais , Allemands … les derniers en date sont les américains ; je brûle de savoir qui seront les prochains mais j’espère ne pas l’apprendre trop vite quand meme.

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        • Az // 12.08.2020 à 09h55

          « Ce crime contre l’humanité qu’est le colonialisme »… Dans ce cas, l’ensemble des descendants des premiers homo-sapiens qui sortirent d’Afrique ( 6 ou 7 milliards d’individus au bas mot) devraient être tenu comptables de ce crime imprescriptible et rétroactif… Ça va faire beaucoup de monde en prison 😊
          Le collectif « décoloniser les arts » va-t-il devoir prochainement s’intéresser à la grotte de Lascaux ?

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          • LibEgaFra // 12.08.2020 à 11h42

            Vous rendez-vous compte de la stupidité de vos propos? Si les « premiers » Homo sapiens sont sortis d’Afrique les territoires qu’il découvraient étaient vierges de toute présence humaine et n’étaient en aucune façon une invasion de territoires déjà occupés ce qui est le propre du colonialisme.

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            • Az // 12.08.2020 à 12h44

              Désolée en Europe, quand Homo sapiens est arrivé, il y avait depuis très longtemps d’autres hommes, en particulier les néandertaliens, qui se sont éteint peu de temps après l’arrivée des nouveaux venus.

              Je ne fais pas le parallèle avec les tasmaniens car l’échelle de temps n’est pas la même, mais que savez-vous des causes qui ont conduit à la disparition des néandertaliens ? Les néandertaliens pour vous n’étaient pas des hommes ?

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              Alerter
            • LibEgaFra // 12.08.2020 à 19h45

               » que savez-vous des causes qui ont conduit à la disparition des néandertaliens ? »

              Rien et vous non plus.

              « Les néandertaliens pour vous n’étaient pas des hommes ? »

              Pour moi, des hommes, mais nous n’avons jamais été présentés.

              « Désolée en Europe, quand Homo sapiens est arrivé, il y avait depuis très longtemps d’autres hommes, en particulier les néandertaliens, qui se sont éteint peu de temps après l’arrivée des nouveaux venus. »

              Quand Homo sapiens sapiens est arrivé en Europe, il y avait déjà longtemps qu’Homo sapiens était sorti d’Afrique.

              Il n’es pas exclu qu’Homo sapiens sapiens ait trouvé un territoire vide, vu que nous ne savons rien de la disparition d’Homo sapiens neandertalensis.

              Bref vous avez de bien pauvres arguments pour justifier le colonialisme.

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            • Az // 12.08.2020 à 23h39

              L’homme de Neandertal n’est plus appelé Homo sapiens neandertalensis depuis longtemps mais Homo neandertalensis,
              Le métissage de sapiens et de neandertal, qui a eu lieu probablement au Proche-Orient, montre bien qu’à sa sortie d’Afrique, sapiens n’a pas trouvé les territoires vierges de toute présence humaine que vous invoquez.

              Je ne prétend pas « justifier » le colonialisme. Je distingue la «colonisation » inhérente à l’humanité de « l’impérialisme européen« .
              Dire que la colonisation est un crime contre l’humanité, comme vous le faites et surtout comme l’a fait le candidat Macron, c’est non seulement une stupidité sans nom, mais c’est aussi une faute politique grave et très dangereuse.

              Ps: j’ai bien lu que vous avez écrit « colonialisme » et non pas « colonisation », mais la différence est tenue car les deux termes sont souvent utilisés de manière interchangeable. En tout cas, Macron, lui, a bien dit « colonisation »

                +1

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        • iMike // 12.08.2020 à 21h06

          Noble entreprise, et tant qu’ils y sont, ils pourraient également réintégrer au བོད le Qinghai (Amdo), qui lui n’a pas été détaché par le colonialisme anglais…

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      • Jeremia // 13.08.2020 à 14h57

        Contrairement aux sornettes habituelles made in CIA de « génocide culturel » (une imbécilité dans les termes), les Tibétains ne se sont jamais mieux portés qu’aujourd’hui. Ce que la Chine a éradiqué au Tibet, c’est la siphilis! Et l’escavage monastique a lui aussi été relégués dans les poubelles de l’histoire, bien qu’il tente de revenir par la petite porte (via le dalaï-lama).
        Les Tibétains (et les Ouighours) ne sont pas non plus soumis à la loi de l’enfant unique, contrairement aux hans, alors au temps pour le « génocide » en cours!

          +4

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    • Az // 12.08.2020 à 08h10

      En même temps, exterminer 5000 personne, avec l’aide en plus du choc bactérien, ce n’est pas très difficile…

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      • LibEgaFra // 12.08.2020 à 19h33

        Ma réponse est passée à la trappe, et pourtant le lien fourni montrait très bien que la population tasmanienne (plusieurs dizaines de milliers) a été massacrée et les derniers survivants déportés sur une île inhospitalière. Rien à voir avec des « bactéries ».

          +3

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        • Az // 12.08.2020 à 19h49

          Et moi je vous répondais que ce qui était écrit dans votre lien ne concordait pas du tout avec ce qu’on trouve dans Wikipedia.
          Qu’est-ce qui vous a permis de conclure à la fiabilité des informations contenues dans ce lien?

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  • RGT // 12.08.2020 à 08h57

    De toutes façons, le jour (béni) ou vous verrez la perfide Albion ne pas appliquer strictement à la lettre les instructions de son mentor d’outre-Atlantique je mangerai mon casque de vélo.

    Certes les chinois ne jouent pas vraiment le jeu de la « concurrence libre et non faussée » mais ils auraient tort de s’en priver car ce sont bien les occidentaux et leur cupidité sans limites qui ont permis ce fait.

    N’oublions jamais que ce sont les entreprises occidentales et leurs actionnaires qui se sont précipitées en Chine vers le « nouvel Eldorado » des profits court-termistes illimités pour ensuite commercialiser au prix « normal » des produits qui coûtaient une misère à produire…

    Et les gouvernant chinois, en échange de ces profits immenses, se sont contentés de demander qu’ils puissent protéger leur pays contre les importations étrangères (ce qui est une réaction normale d’un état qui souhaite préserver sa population d’une concurrence étrangère déloyale).

    Ensuite, les chinois se sont contentés de maîtriser les technologies qui leur étaient offertes et désormais les améliorent avec du personnel compétent et bien formé (car l’éducation est une priorité en Chine, contrairement à l’occident), ce qui se traduit par le simple fait que les chinois sont en train de dépasser leurs « maîtres ».

    Il fallait réfléchir un peu (sur le long terme bien sûr) avant de se précipiter pour profiter des bienfaits de la « corne d’abondance »…
    Rien n’est vraiment gratuit et il faut toujours payer l’addition à la fin de la fête.

    Quant à l’espionnage industriel et celui des populations, les chinois ont aussi trouvé des sources d’inspirations illimitées du côté des « grandes démocraties ».

      +48

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    • Pierre Darras // 12.08.2020 à 13h11

      Ben voui, comme l’avait prophétisé Lénine, les capitalistes occidentaux ont acheté aux Chinois la corde avec laquelle ceux ci les pendent. Ils se débattent, pour sortir du nœud coulant. Est il encore temps? L’avenir le dira.
      La trappe sous leur pied peut s’ouvrir à tout moment: l’effondrement du dollar comme monnaie de réserve.
      On est tout à fait fondé à lancer une guerre quand on est dans une telle situation.
      Vous savez, le genre de guerre qui sera finie victorieuse facile pour Noël….

        +7

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  • Urko // 12.08.2020 à 09h14

    La perfide Albion a parfois bien du courage. Là où l’UE se couche pour ne pas perturber les intérêts allemands en Chine, le Royaume Uni refuse de ramper, du moins pas dans la boue, comme les compromissions sordides. Les méthodes chinoises – espionnage industriel de masse, tracasseries administratives pour les entreprises occidentales en Chine, chantage… – ont détruit des emplois dans nos pays. Le reste, notamment les commentaires invoquant on ne sait quelle revanche qui justifierait ces rapines, semble bien suspect et dérisoire : la Chine a une politique de développement très agressive et le choix consiste à la laisser faire ou à s’y opposer, pas à faire de la morale. Les Britanniques font leur choix, souverainement. Les pays européens ne le pourront pas : l’UE obéit à l’Allemagne, dont l’allié objectif reste la Chine, et non ses partenaires européens qu’elle sacrifie à ladite Chine

      +4

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    • LibEgaFra // 12.08.2020 à 11h24

      « le Royaume Uni refuse de ramper »

      Il rampe déjà devant son maître, à qui il va livrer hôpitaux et malbouffe. Il sera interdit de mentionner l’origine des produits alimentaires.

      « la Chine a une politique de développement très agressive »

      Ah oui? Combien la Chine a-t-elle renversé de gouvernements légitimes pour pouvoir laisser le champ libre à ses entreprises? Combien la Chine a-t-elle agressé militairement de pays souverains?

        +22

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      • Urko // 12.08.2020 à 19h45

        Et l’agression du Vietnam en 78, c’était une balade touristique qui a mal tourné ? La Chine, dont vous défendez le régime autoritaire – ce qui rend votre pseudo, déjà prétentieux, désormais déplacé et salement hypocrite – a un long passé d’agressions envers ses voisins, interrompu au XIXeme parce qu’elle avait perdu les moyens de le faire, pas parce qu’elle ne le voulait plus. La stratégie d’expansion Han par l’émigration puis la démographie ne semble pas démériter non plus du terme « agressif », et beaucoup de nations asiatiques la perçoivent d’ailleurs ainsi. La Chine pique nos technologies, corrompt, triche : des emplois furent détruits partout en occident ; je sais bien que vous vous en fichez mais les Britanniques et les Américains ont le droit de le prendre en considération. Ils sifflent la fin de ce marché de dupes. Les états unis pensaient que la Chine s’ouvrant au commerce s’ouvrirait à la démocratie – doux rêve consternant d’ignorance – et se rendent compte, fort tardivement que les dirigeants chinois n’ont jamais eu l’intention de jouer ce jeu. Logique que les termes de l’échange se voient redéfinis. Quant au mercantilisme mis en œuvre par la Chine et son allié allemand, les dégâts qu’il cause sur les travailleurs doivent avoir une fin, du moins pour tous ceux qui s’attachent sincèrement au sort des classes moyennes et populaires ; certes pas pour les Tartuffe se baptisant libegafra mais défendant le régime totalitaire le plus puissant et rigide de la planète. Prenez dictacontrolcamp pour pseudo : il vous convient.

          +4

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        • bili // 12.08.2020 à 20h44

          La « democratie » verssion US = pouvoir au mains d une oligarchie financière/politique…
          Avec des pseudo élection qui donne l illusion d avoir le choix, lisez Chomsky.
          Et si jamais on refuse cette « démocratie » avec le package des droit de l homme on devient des ennemis de l occident…
          Comme vision ouverte et tolérante j ai connus mieux. Le Bhoutan petit pays ni démocratique ni droit de l hommiste est le pays ou ces habitants sont le plus heureux il paraît.
          Ouvrez votre esprit le modèle occidental, n est pas l alpha et l omega du système politique, ni la vérité absolue.
          Un peu d humilité ne ferais de mal à personne.

            +14

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        • Gisele // 12.08.2020 à 21h51

          Ce n’est pas la Chine qui détruit les emplois en France. Ce sont les salauds qui se disent élus depuis une cinquantaine d’années. Ils bradent les industries nationales, privatisent à tour de bras, délocalisent, et quand un autre pays en profite à son avantage ( et qui n’est pas leur « ami » ou maître ), ils crient « au loup ».
          Pour ma part ce qui se passe en Chine m’en touche une sans faire bouger l’autre, mais je comprends que des gens essaient de « défendre » ( encore qu’il essaie plutôt d’apporter un avis objectif ) ce pays, contre la propagande avec laquelle on nous lave le cerveau sur tous les sujets en permanence.
          Cependant, la référence au passé expansionniste de la Chine n’est en aucun cas similaire avec celui des occidentaux, ayez l’honnêteté de l’admettre. Ils sont expansionnistes certes ( quel pays dirigé par une poignée de ( ou un seul ) trous du cul ne l’est pas ? ), mais cet expansionnisme ne vise que des zones proches de chez eux.
          Sur le vol de technologies, [modéré] On les leur a offert. Gratuitement. Ils les prennent et on les traite de voleurs ? Allons un peu de sérieux.
          Quand au pseudonyme de notre ami, faites preuve d’ouverture d’esprit. On peut apprécier des choses mêmes chez les gens que l’on déteste.

            +16

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          • gracques // 13.08.2020 à 07h37

            Bah , a ce compte , les USA ont ,on temps été très sages et se sont contentes de leur près carré aux Amériques , pas de politique expansionniste donc jusqu’au XX siècle ….
            Sans déc , nous sommes à la veille d’une guerre froide monde anglo-saxon contre chine …. et De gaulle dans tout ça ? Jouer l’un contre l’autre pour desserrer le ‘noeud coulant’ que chacune des puissances veut mettre au cou de ce qui reste …

              +1

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    • Az // 12.08.2020 à 11h36

      Il ne faut pas trop idéaliser non plus la GB qui est aussi la patrie de Carne Ross (fondateur de Independent diplomat), Tim Spicer (Fondateur de Sandline International), Jonathan Powell… et plus généralement la terre d’accueil d’entreprises comme la très sulfureuse Palantir…
      Le titre de l’article est bien trouvé « les reves britanniques de libre-échange ».

      Au début du XIXe siècle, l’Angleterre, comprenant que la traite négrière et l’esclavage industrialisé allait lui poser à l’avenir plus de problèmes qu’elle ne serait rentable, l’Angleterre a été le leader de l’abolitionisme, forçant tous ses concurrents à lui emboiter le pas, de gré ou de force. Au XXe siècle, elle a eu aussi été en avance sur ses concurrents dans le processus de décolonisation. Tout se passe comme si elle avait aussi un coup d’avance au XXIe siècle et anticipait l’organisation du monde à venir, entre processus d’éclatement des nations, montée en puissance des acteurs non-étatique dans les questions politiques et généralisation de la marchandisation du monde

        +3

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      • wildleech // 12.08.2020 à 12h45

        Quoi d’étonnant à ce qu’une nation dirigée par les marchands soit à la pointe du développement d’un monde dominé par les marchands ?

          +8

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  • roseceslamort // 12.08.2020 à 12h12

    le concours de teub entre l’angleterre et la France continue depuis la syrie, Macron avait repris « l’avantage » (façon de parler) ces dernieres années comme le caniche US le plus zélé, mais BoJo l’a surclassé de ce point de vue, les droits de l’homme, hong-kong, l’espionnage et tout ce cirque n’ont jamais été rien d’autre qu’un pretexte, c’est juste l’etape suiviante de la guerre Chine-US et ses valets, d’abord commerciale, puis on entre dans la phase technologique, et la militaire sera la derniere, comme d’hab…

      +13

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  • Savonarole // 12.08.2020 à 13h28

    Le libre échange est libre tant que cette liberté ne rentre pas en conflits avec les intérêts de la caste qui gouverne.
    Le bon exemple c’est TikTok ; petite entreprise libre d’aller faire des profits où ils veulent tant qu’ils ne concurrencent pas les oligopoles à Fessesbouc ou à Gogole. C’est pas possible de le vendre à FB à Mamazone ou à Alphabet à cause de l’antiTrust ? Pas grave , apporter sur un plateau d’argent un demi milliards d’utilisateur et une entreprise pour 10% de sa valorisation à MS devrait leur permettre de rattraper leur retard dans les rézosossio où ils ne possèdent que lindekine …
    Enfin faut pas en vouloir à Trump , il a pas réussi à acheter le Groenland ; il compense…

      +11

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  • bili // 12.08.2020 à 18h28

    Il faut voir la chose positif dans cette nouvelle guerre froide qui se met en place entre la Chine et l « Occident »(= les USA et les etats vassaux)
    En periode de guerre froide les états vassaux et leur peuples sont généralement mieux traité, Pour montrer au valet qu il à choisis le bon camp , comme quand un patron traite bien sont employé pour éviter qu il parte à la concurrence.
    Avec l effondrement de l URSS , l empire US c est mis à traiter avec mepris ces « partenaires » et les élites à mépriser encore plus leur peuples, la menace communiste ayant disparue.
    Je ne me fait pas d ilusion sur la soumission de l Angleterre ,de la France ect on le voix deja avec l affaire Huawei… face à l Empire, mais j espère que ca se fera pas à vile prix.
    Mais la meilleure des stratégies serais de trouvé un équilibre précaire entre les 2 , comme de Gaulle à essayer de le faire en sont temps, ou comme essaye de tenter la Turquie d Erdogan.

    PS: Merci à ceux qui ont commenté l article, vos commentaires sont de qualité et tres enrichissant.

      +3

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  • GL64 // 12.08.2020 à 20h09

    Moi je collabore avec des entreprises chinoises depuis 2009 dans l’industrie lourde et je suis en Chine 4 mois par an et autant dire que leurs innovations donnent le vertige. Les États-Unis ne supportent pas le fait d’être à la traîne d’où Huawei qui par son avance technologique à été déclaré ennemi juré et nous européens entre autres qui suivront idiotement les américains sans demander des preuves… qui n’existent pas. Pour le reste la Chine se venge de décennies d’humiliation et ce sont ses affaires internes. Nous ferions mieux de balayer devant notre porte c’est très encombré.

      +18

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    • Dominique65 // 12.08.2020 à 23h16

      La Chine a en effet déposé en 2019 plus de brevets que les USA. La première entreprise étant… Huawei.

        +7

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  • max // 13.08.2020 à 12h35

    Xi, c’est un peu Staline a la veille de l’opération Barbarossa,
    De plus, les pays ou les chinois s’installent le plus sont ceux des fives eyes.
    Madame Meng la fille du patron de Huawei avait une autorisation de résidence au Canada ses enfants y allaient a l’école et lors de son arrestation (en partance pour le Mexique) elle a heureusement pour elle été arrêté a Vancouver, sinon son avion aurait survolé les USA et elle serait dans une prison plutôt qu’en résidence surveillé.
    Les dirigeants chinois savent très bien ce qui est arrivé a Frédéric Pierucci : https://www.la-croix.com/Economie/Entreprises/Le-piege-americain-Frederic-Pierucci-dAlstom-prison-2019-01-28-1200998539 et ce genre de pratiques n’est pas un monopole des USA, la Grande-Bretagne fait de même.
    La Chine devait se douter que la situation d’aujourd’hui allait arriver et cela ne l’a pas empêché d’être négligeante;

      +0

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  • papi oviri // 15.08.2020 à 19h16

    Chiche !!!!…..Ne remontons pas la chronologie . Le retour de baton etait prévisible (cf:Quand la Chine s éveillera) . Le suivisme avec l Empire ne peut que nous amener vers le tombeau de la civilisation occidentale.

      +0

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