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18.novembre.202018.11.2020 // Les Crises

Interdit d’interdire – Covid-19 : comment ça se passe ailleurs ?

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Source : Russia Today France, Interdit d’interdire

Frédéric Taddeï reçoit :

– Lilith Verstrynge, conseillère politique, spécialiste des relations internationales et des relations européennes

– Gwenaëlle Bauvois, sociologue, chercheuse à l’université d’Helsinki

– Jérôme Texier, consultant senior et animateur du compte Twitter «Les Français en Slovaquie»

– Jean-François Donnard, consultant en santé publique et ancien médecin

Source : Russia Today France, Interdit d’interdire, 09-11-2020

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23 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 18.11.2020 à 07h18

    La France – à ma connaissance – est le seul pays à avoir institué des « autorisations dérogatoires de sortie » et personne n’a soulevé la question de sa constitutionnalité?!

    Après tout, chacun a les dirigeants qu’il mérite.

    • Mathias // 18.11.2020 à 08h58

      Ce n’est pas parce que vous ne l’avez pas entendu avec vos petites oreilles que ça n’a pas été discuté lors de la prise de cette décision.
      Je suis tout à fait d’accord avec vous : les français ont élu leurs dirigeants. S’ils ne sont pas contents, qu’ils fassent mieux aux prochaines élections 🙂

      • Alexandre Boureau // 18.11.2020 à 09h44

        C’est une variante de « vous n’avez qu’à vous présenter si vous n’êtes pas content? ».
        « Mieux voter » n’est pas vraiment un argument tant notre système ne permet pas du tout de traduire les préférences générales de la population (il suffit de voir les ravages du « vote utile ». Il suffirait de se mettre d’accord collectivement sur le candidat le plus utile préalablement?).

        • Véro // 18.11.2020 à 10h25

          Je suis en partie d’accord avec vous. Mais en partie seulement.
          Si on regarde les élections de 2017.
          Au premier tour des présidentielles, les français n’ont pas si mal voté que ça compte-tenu de ce qu’on peut attendre. Le deuxième tour effectivement, pas trop le choix.
          Mais au premier tour des législatives, ce n’est pas du tout pareil. Entre ceux qui ne sont pas allés voter et ceux qui ont voté pour donner une majorité au président parce qu’on leur a bourré le crâne à propos de la soi-disant paralysie que provoque une cohabitation, on ne peut pas dire que ce soit une réussite.

          • Anfer // 18.11.2020 à 19h51

            Il faudrait surtout en finir avec cette pseudo république bonapartiste.

            Tous nos voisins ont des régimes parlementaires, avec une représentation nationale à la proportionnelle (sauf les britanniques).

            Serions nous donc condamné à une personnalisation du pouvoir dans un « homme providentiel » d’opérette.

            Ce sont les 50 ans de la mort du Général, on devrait enterrer cet héritage pesant de la 5ème république…

            • Véro // 19.11.2020 à 01h30

              Je suis d’accord, mais en attendant il faut bien faire avec ce qu’on a.

          • alfred // 19.11.2020 à 12h21

            Au deuxième tour vous auriez très bien pu avoir un régime parlementaire sous forme de cohabitation. Il suffisait de voter pour l’épouvantail qui aurait été seul au pouvoir. Les cloches de pavlov médiatique ont eu raison de l’intelligence à ce moment là.

      • Wakizashi // 18.11.2020 à 11h23

        J’applaudis des deux mains comme dirait l’autre. Tant que les dirigeants des « grandes démocraties » seront guidés non pas par l’intérêt général, mais par des intérêts particuliers, les problèmes quels qu’ils soient ne seront pas résolus, que l’on parle d’une épidémie, de la protection de la nature, des retraites ou de ce que l’on veut. C’est un blocage structurel. Et l’élection est au cœur de ce blocage, mais il est tabou de la remettre en cause ce totem, donc on tourne en rond.

        Je m’étonne souvent de voir des gens, sur les plateaux télé, sur internet ou dans la rue, qui semblent partir du principe que les dirigeants politiques actuels voudraient réellement protéger la population face à l’épidémie. Exceptionnellement dans l’histoire récente, les dirigeants rouleraient donc pour l’intérêt général ? J’ai dû louper un épisode…

      • David D // 18.11.2020 à 13h50

        Pour le vote, il y a un problème. Les gens ne sont autorisés qu’à voter pour une liste de noms et pour penser à partir d’internet et de la télé il faut déjà évaluer à quel point le discours servi est préformaté par des gens de la CIA ou des ex de la CIA. En tout cas, comme l’état a peur du référendum, il a peur aussi d’élargir les candidatures à une présidentielle. Les gens trouvent normal d’empêcher que se présente à l’élection un gars farfelu qui ne ferait que des choix pour le confort de son chien, par exemple. Mais c’est un non-problème ! C’est partir de l’idée que le farfelu rallierait la majorité de dizaines de millions de gens à soi. Voter en France, c’est voter pour un parti unique sans le savoir. On a écrémé pour avoir deux partis qui rassemblent l’essentiel des voix, les candidats des deux partis principaux sont choisis par une élite transversale qui chapeaute les deux partis et on doit faire avec. Et dernièrement, on nous a fait le dépassement des deux partis en assumant clairement l’émergence du parti unique. Enfin, on vote bien pour une liste de noms, pas pour un programme, puisque après le vote le gouvernement fait ce qu’il veut, on lui délègue tout le pouvoir sans contrepartie. Bref ! Renoncer à voter, c’est accepter de mourir, mais voter c’est pas la base démocratique du pays, c’est faux !

    • X // 18.11.2020 à 09h38

      « Le droit d’aller et venir » est un des droits fondamentaux mentionné dans les déclarations des droits de l’homme.
      Peut-être la première des réactions citoyenne serait de refuser de payer l’amende pour non présentation de l’attestation dérogatoire et de lancer une procédure de justice ensuite (à plusieurs bien sur, car individuellement, c’est perdu d’avance).

      Par contre la France n’est pas le seul pays qui a utilisé ce principe d’attestation dérogatoire de sortie. Il y a même beaucoup plus « hard » que la France : la Russie. A Moscou en tout cas. Là-bas, pour sortir, vous devez envoyer un SMS à la police pour demander l’autorisation de sortir et vous n’avez pas le droit de sortir avant d’avoir reçu un SMS en retour confirmant l’autorisation de sortie (personnellement, je trouve ce système tout à fait glaçant et lourd de menace – je m’étonne cependant qu’il n’ait pas encore été proposé chez nous…)

      • LibEgaFra // 18.11.2020 à 12h26

         » Il y a même beaucoup plus « hard » que la France : la Russie. A Moscou en tout cas. Là-bas, pour sortir, vous devez envoyer un SMS à la police pour demander l’autorisation de sortir et vous n’avez pas le droit de sortir avant d’avoir reçu un SMS en retour confirmant l’autorisation de sortie (personnellement, je trouve ce système tout à fait glaçant et lourd de menace  »

        Il faut arrêter la désinformation anti-russe. Merci.

        https://francais.rt.com/international/79829-covid-19-moscou-codes-qr-sms-acceder-boites-nuit-bars

        Et donc les bars et boîtes de nuit de sont même pas fermés et pas de couvre-feu donc. Le but de la manœuvre est préventif, il est de pouvoir retrouver les éventuels cas-contacts. La seule « menace » est pour le virus.

        Pour les sorties la journée et LE SOIR, pas d’enregistrement.

        • X // 18.11.2020 à 13h08

          Vous m’accusez de désinformation avec article de journal à l’appui.
          Votre article mentionne-y-il que pendant le confinement du printemps, l’autorisation par sms n’était pas généralisée à tout type de déplacement ? Non, et pour cause! Il n’aborde pas la question car ce n’est pas son sujet.
          Évidemment que le but officiel, c’est la recherche des cas contacts ! N’empêche que voulu ou non, le résultat c’est le contrôle policer. Avec toutes les dérives que cela peut comporter ( qui peut garantir que la police n’abusera jamais de ce pouvoir gigantesque que représente la possibilité d’assigner à résidence sans aucune validation par un contre-pouvoir de type judiciaire ou autre)

          Ce type d’organisation publique porte un nom, il me semble? Rafraîchissez-moi la mémoire…

          • tachyon // 18.11.2020 à 16h36

            L’intitulé de RT est : « Covid-19: à Moscou, des codes QR et des SMS pour accéder aux boîtes de nuit et bars »
            Il s’agit donc du même type de contrôle (nom, téléphone et/ou courriel) que les français ont rempli dans les restaurants.
            De plus en France les boîtes de nuit et les bars (et les restaurants) sont inaccessibles puisque fermés…
            Bilan : la France est nettement plus oppressive sur sa population que ne l’est la Russie…

            • X // 18.11.2020 à 18h40

              Au minimum il y a une logique « sanitaire » (traçage). Pas comme notre « autorisation dérogatoire «  (dérogatoire !! Rien que ce mot devrait nous faire bondir) dont la logique est essentiellement sinon purement répressive.

    • Véro // 18.11.2020 à 10h29

      Mais est-ce qu’une attestation dérogatoire qui ne figure dans aucune loi ni aucun règlement peut faire l’objet d’un contrôle quelconque ?

      • Morne Butor // 18.11.2020 à 14h28

        voir décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 comme indiqué en tête d’attestation

        • X // 18.11.2020 à 14h43

          Ah! Le gouvernement par décrets… ça aussi ça rappelle des souvenirs…

        • Véro // 19.11.2020 à 09h05

          Mais justement, l’attestation dérogatoire n’y figure pas. Dans le décret il est question d’un « document » pour justifier du déplacement, sans aucune précision.
          Il y a eu un arrêt récemment à propos d’une attestation dérogatoire dans le cadre d’un couvre-feu. Il en ressort que l’attestation qu’on trouve sur le site du ministère est un simple modèle.

    • Leterrible // 18.11.2020 à 21h38

      La Grèce.
      Y compris pour les « branchés » le coup du SMS « please? – yes/no »
      Ceci écrit , dans les grandes villes on peut imaginer plein de gens « branchés » repérés par flicage positionnel..avec analyse de la « pléthore dans un quartier » et , donc , réponse argumentée par la limite instantanée de volume de foule (proba de contamination>>>)
      Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions..

    • Guise // 18.11.2020 à 23h26

      @LiEgaFra (message du 18 nov à 7h18) En toute cordialité (je précise, vu que je vais critiquer), je trouve que ce genre de formule (les dirigeants « qu’on mérite ») est dangereuse, parce que ça invisibilise la responsabilité des dirigeants (les financiers) et le degré de violence qu’ils font subir aux dominés, et qui leur permet de maintenir l’exploitation en place.
      En disant cela, vous utilisez l’argument de la morale.
      Pour le dire autrement, votre phrase revient à dire : « les gens c’est des veaux, donc ils méritent leur sort ». La conséquence logique, c’est : « si n’étaient pas des veaux, ça irait mieux pour eux ».

      Je ne crois pas qu’un problème collectif de domination trouve sa solution dans la moralité des dominés et dominées.
      Ça calme le nerfs, de s’en prendre à ceux et celles qu’on a sous le nez.. Mais en réalité c’est se tromper de responsable. Et ça, c’est ennuyant. Déjà parce que c’est pas les dominés les responsables, et ensuite parce que ça empêche de réfléchir aux causes du problème (les dominants sont responsables, comment les empêcher de nuire davantage).

      • Véro // 19.11.2020 à 10h02

        Il est vrai que quels que soient les dirigeants, ils doivent diriger pour le bien de la population, donc leur responsabilité est entière, quand bien même ils ont été élus. Et il est vrai aussi que tout reporter sur la responsabilité des électeurs exonère les dirigeants.

      • Wakizashi // 19.11.2020 à 11h08

        Je comprends ce que vous voulez dire Guise, mais d’un autre côté, exonérer de toute responsabilité les « dominés », c’est les infantiliser encore plus. Quand les « dominés » se ruent par millions aux urnes pour élire leurs maîtres, ils sont victimes consentantes. Rien ne les oblige à jouer le jeu du système qui les oppresse, or l’élection est la clé de voûte du système en question, l’outil cardinal qui légitime l’existence des gouvernants politiques.

        D’autre part, dans les faits, la société humaine est le produit de toutes ses composantes. Autrement dit, elle est l’exact reflet des humains qui la composent. On critique les dominants, à raison puisque leur responsabilité est démultipliés par le pouvoir qu’ils ont, mais comme chacun sait le pouvoir rend fou. La mesquinerie ordinaire, on la retrouve partout, chez quasiment tout le monde, et plus les gens ont de pouvoir (même à petite échelle), plus ils sont tentés d’en abuser. Il suffit de voir les petits chefs dans les entreprises, ou les flics, ou même les parents avec leurs enfants. Qui peut prétendre qu’ils ne feraient pas exactement la même chose que les dominants s’ils étaient à leur place ?

        Bref, un des principaux blocages à mes yeux, c’est justement l’inertie et l’apathie de la masse. Si en plus celle-ci s’estime irresponsable et donc victime impuissante au lieu de se comporter comme un peuple éclairé, on est mal barré…

  • ellilou // 19.11.2020 à 14h31

    Au Portugal, aucune attestation, aucune amende mais une interdiction de sortie du samedi 13h au dimanche 5h du matin et rebelotte le dimanche de 13h au lundi 5h du matin. Si les citoyens sortent quand même la police (ou la GNR, équivalent de la gendarmerie) se contente de leur rappeler la loi et de les raccompagner chez eux. Les restaurants, bars sont ouverts avec horaires réglementés. les commerces, petits et grands, sont ouverts. Les consignes (les mêmes qu’en France et partout ailleurs: lavage des mains, distance entre les personnes, masques, etc…) sont régulièrement répétées. Et je pense que proportionnellement le nombre d’infectés, de malades et de morts est bien moindre que dans de nombreux pays.

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