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25.novembre.201825.11.2018 // Les Crises

Interdit d’interdire : un an après l’affaire Weinstein, la situation a-t-elle changé ?

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Source : Russia Today France, Interdit d’interdire, 08-10-2018

Source : Russia Today France, Interdit d’interdire, 08-10-2018

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Sandrine // 25.11.2018 à 11h44

Vous exposez très bien les données du problème : au centre de cette affaire, il y a l’argent : argent dont dispose Weinstein et argent que désirent celles qui décidèrent de lui céder. On pourra raconter tout ce qu’on veut sur les « zones grises » du consentement, sur l’inégalité du rapport de force entre actrices et producteurs (ce qui en soi est parfaitement vrai), il n’en demeure pas moins que si Weinstein a fait un usage pervers de son argent, ses victimes ont été d’abord et avant tout victimes de leur volonté de réussite sociale et financière.

Comme l’évoque @Kilsan Aitous, elles auraient tout à fait pu faire le choix de s’éloigner dans une obscure retraite monastique (ou autre) plutôt que de se laisser consommer par ce producteur lubrique…
Oui mais voilà, on nous serine en permanence qu’en dehors de la réussite matérielle et financière, il n’y a point de salut (parce que c’est la raison d’être du capitalisme)… On pousse des cris d’offraie sur l’ignominie de Weinstein, mais on se garde bien de toucher au système dont il est l’émanation. «Cach(ons) ce sein que (nous) ne saur(ions) voir… »

34 réactions et commentaires

  • Maxhno // 25.11.2018 à 07h38

    Une des raisons évidente de la réussite du capital, c’est sa capacité a crée un monde détaché de toute réalité pour le plus petit nombre grâce la servilité matérielle du plus grand nombres, un monde ou les vieux riches avariés ont plus la cote avec les gamines qu’un ouvrier en pleine possession de ses moyens.

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    • kiva // 25.11.2018 à 11h31

      Ce tropisme anti-capitaliste vous fait fantasmer un monde qui n’a jamais existé. Pas besoin du capitalisme pour comprendre qu’une position sociale plus élevée (“vieux riches avariés”) à davantage d’attrait pour les femmes qu’un jeune de plus bas statut social. C’est une constante à travers l’Histoire.

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      • Sandrine // 25.11.2018 à 12h19

        De même pour les « vieilles riches avariées »… on l’oublie trop souvent

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      • Philippe, le belge // 25.11.2018 à 12h45

        J’ose espérer qu’il reste encore des femmes pour qui ce ne soit pas le cas…

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  • gracques // 25.11.2018 à 08h18

    Heu attribuer cette tendance au capitalisme est ridicule !
    C’est sur qu’au moyen âge les faveurs d’un seigneur vieillissant étaient dédaignees face à celle d’un serf vigoureu (et pas Cerf!).
    Avant de dire des âneries …..

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    • Kilsan Aïtous // 25.11.2018 à 08h46

      Au Moyen Age, il restait bien vu de se retirer du monde pour se consacrer à dieu. Et les gens savaient encore reconnaitre le bien du mal.

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    • Sandrine // 25.11.2018 à 09h07

      La différence c’est qu’au moyen-age, les hommes étaient considérés comme statutairement inégaux, alors qu’a l’age du libéralisme, tous sont sensés être libres et égaux en droits et en dignité. Weinstein justement se présentait publiquement comme un défenseur du féminisme et de l’emancipation de tous et de toutes… et en privé se comportait comme on sait

      Pour rappel : émancipation fait référence étymologiquement au fait d’etre libéré du pouvoir absolu du père de famille dans la Rome antique

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      • kiva // 25.11.2018 à 12h21

        Emanciper n’a jamais eu comme référence étymologique le fait d’être libéré du pouvoir absolu du père de famille dans la Rome antique…. Tout simplement parce que ce fameux pouvoir absolu est un mythe construit de toute pièce postérieurement. Emanciper vient de “emancipare” soit le -e privatif et manucapare (prendre par la main)… Lorsqu’on achetait un esclave on le prenait par la main donc faire le contraire c’est donc l’affranchir.

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        • Sandrine // 25.11.2018 à 13h21

          Ben c’est exactement ce qui ce passait lors du mariage « cum manu » de « manus, la main, terme latin que l’on retrouve dans le mot français «émanciper « 
          Il y avait aussi un mariage dit « sin Manu » où la femme restait « dans la main de son père (comme du reste les garçons jusqu’à ce que leur père soit mort ce qui pouvait durer très longtemps pour certains)

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Mariage_(Rome_antique)

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          • kiva // 25.11.2018 à 14h46

            Non ce n’est pas la même chose, le vitae necisque potestas (parce que c’est cela qu’on sous entend) n’est pas un pouvoir absolu et il y avait bien une différence énorme entre la possession d’esclaves et le statut des enfants. Yvan Thomas dans “Vitae necisque Potestas, le Père, la Cité, l Mort” montre bien cela. De même que la communauté des biens est une particularité inconnue du régime dotal des Romains, de même, avoir droit de vie et de mort sur sa femme comme sur ses enfants est une étrangeté, une monstruosité, même.” (p.502) et la page d’après il montre bien les énormes différences avec la condition des esclaves.

            De même jamais il ne fallait attendre la mort du père pour que les enfants ne soient plus sous la tutelle parentale. Evitez les sites internet qui colportent ces aberrations. Je rappelle que le mariage par consentement mutuel est la norme dès le milieu de la République… ce qui est la négation d’une quelconque tutelle parentale.

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            • Sandrine // 25.11.2018 à 15h05

              Merci pour l’etalage de votre érudition, mais l’emancipation, contrairement à ce que vous dites, est bien liée à la cessation de l’autorité parentale. Et c’est une notion issue du droit romain.
              https://www.universalis.fr/encyclopedie/emancipation/

              Il est à cet égard tout à fait significatif que l’on parle d’ »émancipation » des femmes.

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            • Sandrine // 25.11.2018 à 16h43

              D’autre part, si le pouvoir du père de famille n’etait pas absolu comme vous le rappelez et qu’il dépendait en réalité du consensus de l’enssemble de la communauté, il est tout à fait significatif que l’on utilisait la notion d’ »avoir la main sur » a propos des mariages alors même que cette notion était utilisée dans le cadre de l’esclavage.
              Le parallèle me paraît quant à moi saisissant !!

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    • Geof’ // 25.11.2018 à 10h51

      ridicule ? à ridicule, ridicule et demi…
      pour qqn qui prend un tel pseudo’, c’est pas mal ridicule, précisément…

      on vit dans une période dominée par le capitalisme, et pas au Moyen-Age ni à Rome.

      weinstein est l’homme capitalise par excellence : riche, il use de son pouvoir économique (au mépris des lois, mais comment s’enrichir en respectant les lois ?) pour exiger des faveurs sexuelles, ce qui est un – voire LE – moteur du capitalisme masculin (pq être riche si ce n’est pas pour en profiter ?) ; pauvre, on n’en aurait pas entendu parler…

      quid de la femme fatale qui monnaye ses charmes pour “monter” dans la hiérarchie…

      Geof’, anti-capitaliste belge

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      • Sandrine // 25.11.2018 à 11h44

        Vous exposez très bien les données du problème : au centre de cette affaire, il y a l’argent : argent dont dispose Weinstein et argent que désirent celles qui décidèrent de lui céder. On pourra raconter tout ce qu’on veut sur les « zones grises » du consentement, sur l’inégalité du rapport de force entre actrices et producteurs (ce qui en soi est parfaitement vrai), il n’en demeure pas moins que si Weinstein a fait un usage pervers de son argent, ses victimes ont été d’abord et avant tout victimes de leur volonté de réussite sociale et financière.

        Comme l’évoque @Kilsan Aitous, elles auraient tout à fait pu faire le choix de s’éloigner dans une obscure retraite monastique (ou autre) plutôt que de se laisser consommer par ce producteur lubrique…
        Oui mais voilà, on nous serine en permanence qu’en dehors de la réussite matérielle et financière, il n’y a point de salut (parce que c’est la raison d’être du capitalisme)… On pousse des cris d’offraie sur l’ignominie de Weinstein, mais on se garde bien de toucher au système dont il est l’émanation. «Cach(ons) ce sein que (nous) ne saur(ions) voir… »

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        • Basile // 26.11.2018 à 05h11

          je partage votre point de vue, que je découvre, et n’ayant réfléchi à l’affaire Weinstein que 24 H auparavant, sans vous avoir lue. C’est quoi, un Weinstein ? C’est à mon avis, un Vadim qui n’a pas réussi.

          comment m’est venue cette révélation ? En découvrant hier une vidéo de Brigitte Bardot jeune, souriante, insouciante, virevoltant sur la plage, pilotant un canot à moteur à grande vitesse, etc. Bref, sur le coup, je pense : jeunesse dorée. Puis je me ravise, et je pense Vadim.

          et en effet, à voir la tronche de Weinstein, il n’a rien d’un Vadim. Alors, peut-être que pour Weinstein, pour certaines ça a marché. Pour d’autres, non, et pour d’autres encore, ça a marché pour raison alimentaire, puis 10 ans après, elles se ravisent.

          en tous cas pour Vadim, ça semblait marcher à tous les coups (sans arrière pensée) : Bardot : 15 ans. Deneuve, 17 ans. Bizarrement, aucune pour crier au viol. Et personne dans le public admiratif, pour dénoncer une relation (toujours sans arrière pensée) pas très naturelle.

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          • Sandrine // 26.11.2018 à 10h04

            Le parallèle que vous faites est intéressant, et montre bien que nous avons vraiment changé d’époque. Je ne connais pas bien la biographie de Roger Vadim, mais il semble qu’à chaque fois, il s’est marié et il a parfois eu des enfants avec ces actrices. La différence d’age (avec BB notamment) n’était pas non plus considérable. Avec Weinstein (à ma connaissance) il n’était jamais question de mariage, mais plutot de “coup d’un soir”. En plus, d’après ce que j’ai compris, apparemment, il s’arrangeait toujours pour faire sentir à ses conquêtes la victoire qui était la sienne de pouvoir ainsi les tenir à sa merci.
            C’est l’appétit de domination et d’humiliation qui semblait être le mobile principal de son désir. C’était peut-etre le cas aussi de Roger Vadim, je ne sais pas, mais en tout cas les apparences montrent qu’il a quand même chaque fois cherché à nouer des relations affectives avec les actrices qu’il a rencontré.
            Pour moi cette différente est tout à fait emblématique de notre époque et des effets pervers de la soi-disant libération sexuelle des femmes depuis les années 70. On a “libéralisé” l’accès au corps des femmes, en faisant sauter les verrous des tabous psychologiques et des contraintes biologiques (grossesses non désirées), mais on s’est bien gardé de toucher aux structures profondes qui rendent possible l’asservissement sexuel des femmes, et qui sont d’ordre économiques.
            Certaines femmes ont su bien mener leur barque dans cette jungle et profiter de cette libéralisation pour se hisser dans la caste des dominants (encore largement masculine pour l’instant), mais l’immense majorité s’est retrouvée encore plus démunie et précarisée qu’avant, du fait des nouvelles normes libérales (et utilitariste) de rapport entre les hommes et les femmes.

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            • Basile // 26.11.2018 à 11h31

              ce serait intéressant de voir la tronche de Weinstein à l’âge qu’avait Vadim du temps de Bardot. Peut-être n’avait-il pas une tête à b******, comme on dit vulgairement, ou pas le savoir faire d’un play boy, ou pas le baratin cynique du grand amour. Et au fil d’échecs, il s’est spécialisé dans d’autres formes de rapports-vengeurs.

              Difficile de comprendre les choix féminins, qui les font tomber dans des bras et pas dans d’autres.

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            • Sandrine // 26.11.2018 à 14h12

              “Difficile de comprendre les choix féminins qui les font tomber dans ds bras et pas dans d’autres”… C’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité vous ne trouvez pas, non?! Depuis quand les hommes privilégient chez les femmes la beauté de l’âme au lieu de celle du corps ?…
              Pourtant quelque chose me dit que les femmes se spécialisent moins souvent que les hommes dans ce que vous appelez pudiquement “d’autres formes de rapports vengeurs”. – l’emballement du phénomène “MeToo” représentant il est vrai une évolution significative de état de fait.

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  • Geof’ // 25.11.2018 à 11h19

    jouir..vagin…bite…

    …sont des mots tabous car l’eros a pour “meilleur copain” thanatos : la sexualité est qqch de très grave et de très sérieux.

    la sexualité n’est pas qqch de léger, comme choisir un dessert sur une carte au resto’ ; il s’agit d’atteindre l’éternité par sa descendance…(ce qui n’est quant même pas rien). Malheur aux exclus (voir “Extension du domaine de la lutte”, Houellebecq)

    les femmes ne sont pas des objets de désir mais leurs corps, si..

    et les femmes ne seront jamais “hors sol” car elles sont les seules à pouvoir faire des enfants (il faut être 2 mais vous avez compris),

    ne pas avoir de femmes, c’est comme ne pas avoir à manger : c’est la promesse d’une guerre civile entre les hommes.

    le communisme prône la famille tradi’ (contrairement au gauchisme) car c’est la condition de l’ordre sexuel (il prône aussi le partage des terres, condition de l’ordre économique mais ce n’est pas le sujet)

    Geof’, communiste totale

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    • Sandrine // 25.11.2018 à 12h00

      Non non, le communisme ne prône pas la famille » tradi », c’est le stalinisme qui prône la famille » tradi » afin de pouvoir mieux organiser et encadrer l’effort de production national (un peu comme l’église en fait…)

      Et puis non, non et non, le but de la sexualité n’est pas la reproduction. Il y a quantité d’especes vivantes qui se reproduisent par clonage et qui n’ont nullement de soin de rapport sexuel pour se perpétuer. Éros est désir d’immortalité comme dit Platon – mais la recherche de l’immortalité par le biais de la reproduction biologique est la forme la plus basse et la plus imparfaite de ce désir.

      Et puis franchement Geoff, vous ne croyez tout de même pas que Weinstein cherchait à se reproduire avec toutes ces femmes…

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    • Sandrine // 25.11.2018 à 12h08

      Quand au couple Éros/thanatos (théorie freudienne qui ne fait pas l’unanimité parmi les psychanalystes), à mon humble avis, il n’est, ni inhérent à la sexualité en général, ni à la sexualité humaine en particulier. Il est totalement consubstantiel au rapports de domination qui existent dans la société et qui sont particulièrement exacerbés dans la société capitaliste neo-liberale (ce que reflète de manière outrancière et parfois apocalyptique la pornographie contemporaine)

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      • Geof’ // 25.11.2018 à 14h57

        Sandrine,

        tu peux me tutoyer, tu sais ?

        MA version du communisme, c’est un schéma tradi’ – jusqu’à preuve du contraire, seules les femmes allaitent, donc…

        une famille, c’est une équipe de 2, dont le but est d’élever des enfants, chacun son rôle : y a une gardienne et y a un attaquant…. ; à-côté, on peut s’amuser aussi (la troisième mi-temps)

        il y a 2 mystères dans l’existence – la naissance d’un bébé et la mort d’un vieux.

        la force vitale de la vie – l’eros – doit pouvoir s’exprimer, ou alors c’est thanatos qui gagne – il gagne à la fin mais avant on doit passer le relais…

        la sexualité libre des femmes, c’est la théorie du marché appliqué à la sexualité – rappel, dans un patriarcat, les victimes, ce sont les hommes bêtas, les femmes sont entre-deux (le “vieux” patriarche est seul dominant, cfr les gorilles ou les mormons). Eeet ça n’autorise pas les hommes à aller à gauche et à droite, à “faire la vie”…

        je ne suis pas un chantre de la chasteté, je suis un épicurien qui sait mesurer le danger de pratiques sexuelles débridées. Oui à l’érotisme, non à la porno-cratie (même si c’est moins “fun”).

        Geof’, gilet rouge

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        • Sandrine // 25.11.2018 à 17h17

          Geof,
          Je vous autorise à me tutoyer mais souffrez que je vous traite de la même façon que les autres commentateurs – je vais donc rester sur le vous.
          Je ne suis pas opposée à la conception de la vie de famille que vous décrivez , même si le côté darwinien de la façon dont vous le justifiez me gêne un peu. Je suis pour ma part spiritualiste, donc je n’adhère pas trop non plus à la théorie philosophico-matérialiste de Freud qui conçoit la pulsion de vie comme la vérité ultime de l’individu. Je pense que ce genre de théorie a fait le lit de l’hédonisme narcissique qui gangrène nos sociétés actuelles. Je lui préfère de loin la vision de Jung, beaucoup moins scientiste (et beaucoup moins misogyne aussi !)
          Concernant le communisme, je vous invite à relire l’oeuvre(et la biographie) d’Engels ainsi que de Klara Zetkin ou d’Alexandra Kollontai; il ne me semble pas que ces auteurs fassent l’apologie de la famille patriarcale type « horde de gorilles »…

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          • Le Minotaure // 25.11.2018 à 20h20

            Engels sur cette question est assez clair :

            “Donc, ce que nous pouvons conjecturer aujourd’hui de la manière dont s’ordonneront les rapports sexuels après l’imminent coup de balai à la production capitaliste est surtout de caractère négatif, et se borne principalement à ce qui disparaîtra. Mais quels éléments nouveaux viendront s’y agréger ? Cela se décidera quand aura grandi une génération nouvelle: génération d’hommes qui, jamais de leur vie, n’auront été à même d’acheter par de l’argent ou par d’autres moyens de puissance sociale l’abandon d’une femme; génération de femmes qui jamais n’auront été à même de se donner à un homme pour quelque autre motif que l’amour véritable, ou de se refuser à celui qu’elles aiment par crainte des suites économiques de cet abandon. Quand ces gens-là existeront, du diable s’ils se soucieront de ce qu’on pense aujourd’hui qu’ils devraient faire; ils se forgeront à eux-mêmes leur propre pratique et créeront l’opinion publique adéquate selon laquelle ils jugeront le comportement de chacun – un point, c’est tout.”

            Engels, L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat

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          • Dredger // 25.11.2018 à 20h25

            Une bonne partie de ce que Freud a écrit peut être mis à la poubelle, c’est une conception basée sur sa nature déviante, ou mieux dit, pathologique. Il a vu les relations selon ce prisme déformé. Mais c’est lui qui a été porté en avant, à cause juste de ça. Dans notre monde de mensonge, ce n’est qu’un de plus, ou plutot ici, une déformation qui a mis toute la science de la psychologie sur une mauvaise piste, et cela a été voulu. Les travaux de Jung eux ont un réel intérêt. [modéré]

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    • tepavac // 25.11.2018 à 12h24

      “les femmes ne sont pas des objets de désir mais leurs corps, si..”

      Oui mais un corps jeune, et si possible vierge,
      Heu avec une ceinture de chasteté en option…

      Épiloguer sur un sujet vieux comme le monde en se basant sur la foire aux délires outre-Atlantique et ce au moment où notre attention devrait se fixer sur l’évolution de notre destin, ou plutôt sur le destin de nos nouvelles générations à de quoi surprendre.

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      • Maxhno // 26.11.2018 à 08h18

        La soumission individuel est une chose mais éduquer les nouvelles générations a reconnaître cette servilité comme nécessaire en est une autre, au moyen-age les seigneurs se procuraient de jeunes vierges au sein du peuple sous la contrainte de l’épée dans la torpeur de parents choqués, maintenant avec le capital moderne les riches peuvent se les acheter directement sur internet.
        Alors toi le pauvre quand tu n’aura même plus de quoi rouler a 80km/h et bien tu pourra te consoler en pensant a ta fille ou a ton fils qui ont réussi dans la société.

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  • DocteurGrodois // 25.11.2018 à 11h59

    Idéologie très commode que celle qui permet au milieu le plus corrompu de donner des leçons de morale au monde entier, à Hillary Clinton de se dire victime du plafond de verre, ou à Michelle Obama de se dire opprimée.

    Je ne suis pas marxiste, mais pourtant ça saute aux yeux: le sociologue abscons et sa voisine l’automate à clichés ne défendent pas les femmes mais leur classe. Parler de dynamique de pouvoir en excluant le statut socio-économique c’est en réalité ne rien vouloir changer.

    En gros un peu d’indépendance financière donne concrètement le pouvoir de dire m. et de claquer la porte, tandis qu’une loi sur les regards de travers ne change rien.

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  • Jean // 25.11.2018 à 15h18

    Un an depuis le début du mouvement #MeToo par David Walsh le 27 octobre 2018 sur WSWS :

    L’objectif manifeste de ce mouvement en cours est de lutter contre le harcèlement et les agressions sexuelles, c’est-à-dire d’apporter une certaine mesure de progrès social. Cependant, les moyens répressifs et régressifs – y compris les dénonciations non fondées et souvent anonymes et les attaques soutenues contre la présomption d’innocence et l’équité procédurale – viennent démentir les revendications «progressistes» de la campagne. De telles méthodes sont la marque d’un mouvement antidémocratique et autoritaire qui, de plus, cherche délibérément à détourner l’attention des inégalités sociales, des attaques contre la classe ouvrière, de la menace de guerre et des autres grandes questions sociales et politiques du jour.

    Source : https://www.wsws.org/fr/articles/2018/10/27/meto-o27.html

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  • ellilou // 25.11.2018 à 16h10

    Je me permettrai juste de dire que les choses changeront quand on ne parlera plus seulement des femmes “puissantes” (actrices, politiciennes, sportives, haut cadres, journalistes, etc…) mais également de celles qui ne “sont rien” (dans les ateliers, les entrepôts, les bureaux, les usines, les magasins, à la maison, etc…) et qui subissent les violences sexuelles de petits chefaillons ou de leurs compagnons. Je suis toujours atterrée de voir le peu de solidarité et de soutien dont les premières (à de très rares exceptions) font preuve envers les secondes 🙁

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  • Marie (Pan Pan) // 25.11.2018 à 16h51

    Qu’est-ce qui a changé…?
    et bien
    ce néopuritanisme et sa domination du pénal fait que les hommes deviennent des femmes comme les autres.
    La femme que je suis, fière de sa féminité, de son altérité, ne lui dit pas merci (à ce néopuritanisme).

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    • Sandrine // 25.11.2018 à 17h30

      Il ne deviendront pas des femmes comme les autres, par contre avec tout le battage médiatique que l’on fait autour de ça,
      la misogynie risque de grimper en flèche
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Célibat_involontaire

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      • Marie (Pan Pan) // 25.11.2018 à 18h52

        Oh moi vous savez la moraline des campus US (qu’illustre votre lien)
        et dont à présent se repait le “parti de la parole libérée” en Europe,
        m’est totalement étrangère.
        Je compatis sincèrement avec la gente masculine, qui face à la forêt planétaire de doigts accusateurs est sommée de repentance.
        Surtout (exclusivement) l’homme occidental qui finit par croire à sa propre culpabilité, et à défaut de gestes indécents pour certains, se rend coupable du refus de dénoncer.
        Rassurez-vous il me reste de la “pitié” pour CES femmes et leur déballage obscène de leurs micro-récits futiles ou anodins
        à côté de ceux réels, écoeurants et sordides de vraies victimes qui, hélas, sont noyés, une seconde fois occultés par la masse et le tapage médiatiques des nombrilistes du “Moi Aussi ! Moi Aussi !”.

        L’une des organisatrices de la marche des femmes contre les violences sexuelles ce samedi 24 novembre a répondu à propos d’une possible concurrence avec les Gilets Jaunes: ” non, nos combats sont trés éloignés!”
        Ah?…les femmes GJ, précarisées, mères célibataires ne l’intéressent pas visiblement.
        Trop vulgaire la question d’argent pour ces féministes.

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