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25.octobre.201825.10.2018 // Les Crises

Le Discours tronqué de Wess Mitchell devant les Sénateurs américains. Par Edouard Vuiart

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Edouard Vuiart (@EVuiart) est analyste Géopolitique et Essayiste, diplômé de l’IRIS et auteur d’ “Après Daech, la guerre idéologique continue”

Les aspects procéduriers des institutions américaines peuvent parfois jouer des tours. Et la Commission sénatoriale des Affaires étrangères en a récemment fait les frais avec l’audition du Sous-secrétaire d’État américain aux affaires européennes et eurasiennes, A. Wess Mitchell, à propos des relations américano-russes…

Pour mieux comprendre toute la portée historique de ce fait d’actualité, revenons un court instant sur les fondements de la doctrine géopolitique anglo-américaine.

Qui contrôle l’Heartland domine l’Eurasie

Il est tout d’abord essentiel d’évoquer la vision du monde du père de la discipline géopolitique, le géographe britannique Sir Halford J. Mackinder (1861-1947), dont les analyses influencèrent la politique étrangère anglo-américaine pendant de longues décennies. En 1904, dans son discours intitulé « Le pivot géographique de l’histoire » présenté devant la Royal Geographical Society de Londres, Mackinder divisa le monde en deux types de puissances : maritimes et terrestres. Selon lui, « l’anneau de bases » des puissances maritimes (Grande-Bretagne, États-Unis, Canada, Afrique du Sud, Australie et Japon) ne pouvait être sérieusement menacé par les puissances terrestres du continent eurasien. Réfléchissant à ce qui aurait pu permettre une telle menace, Mackinder déclara que si l’Empire russe parvenait à s’étendre davantage en Eurasie pour accéder aux mers et aux vastes ressources, et que « si l’Allemagne s’alliait à la Russie », alors un « empire mondial pourrait être en vue » [Source]. L’influence de la Russie sur le continent eurasien et sa proximité avec l’Allemagne constituaient alors selon lui les plus grands dangers pour la suprématie de l’Empire britannique.

Reprenant et poursuivant les analyses de Mackinder, l’ancien conseiller à la sécurité nationale du Président Carter, Zbigniew Brzezinski (1928-2017), publia en 1997 Le Grand Échiquier, dans lequel il développa également sa vision géostratégique et détermina les objectifs américains pour les décennies à venir. Il distinguait les pivots géographiques (soit les États dont la localisation produisent leur valeur) des acteurs géostratégiques (soit les puissances étatiques susceptibles de jouer un rôle majeur sur l’échiquier mondial). La première catégorie comprenait la Turquie, l’Azerbaïdjan, l’Ukraine, l’Iran et la Corée du Sud ; et la seconde regroupait la Russie, la Chine, l’Inde, la France et l’Allemagne. Brzezinski qualifiait les États-Unis de « première puissance globale » et affirmait que pour maintenir ce rôle dominant, il leur fallait – comme l’avait dit avant lui Mackinder – s’assurer du contrôle du continent eurasien. Pour cela, la priorité devait être selon lui « d’empêcher l’émergence d’une puissance sur le continent eurasien capable de rivaliser avec les États-Unis ». Reprenant une citation de Mackinder, il rappelait ainsi que « qui contrôle l’Europe de l’Est domine l’Heartland, qui contrôle l’Heartland domine l’île-monde, et qui contrôle l’île-monde domine le monde ». L’indispensable domination de l’Heartland justifiait ainsi que « l’Amérique contre toute tentative de restauration impériale au centre de l’Eurasie » :

« Les États-Unis s’emploient à détacher de l’empire russe ce qu’on dénomme aujourd’hui à Moscou « l’étranger proche », c’est-à-dire les États qui autour de la Fédération de Russie constituaient l’Union soviétique. A cet égard, l’effort américain porte vers […] l’Ukraine, […] dont le renforcement de l’indépendance rejette la Russie à l’extrême Est de l’Europe et la condamne à n’être plus, dans l’avenir, qu’une puissance régionale. » [Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier, 1997]

Enfin, dans son discours devant le Chicago Council du 4 février 2015, le fondateur de Stratfor et ancien étudiant de Mackinder, Georges Friedman réaffirma la pleine opérationnalité des visions géostratégiques de Mackinder et Brzezinski au sein de l’administration américaine. Il indiqua ainsi que le gouvernement américain considérait comme but stratégique suprême la remise en cause d’une alliance russo-allemande, puisqu’un tel bloc serait, en tant que puissance mondiale alternative, le seul en mesure de contester la domination des États-Unis :

« […] l’alliance potentielle la plus dangereuse, considérée du point de vue des États-Unis, est l’alliance entre la Russie et l’Allemagne. Ce serait une alliance de la technologie et du capital allemands avec les ressources naturelles et humaines russes. » [Georges Friedman, Discours devant le Chicago Council, 04/02/2015]

Transcription complète disponible ici

En résumé :
1 – Seule une union Allemagne-Russie pourrait menacer les États-Unis
2 – L’objectif des États-Unis est d’installer un cordon sanitaire autour de la Russie
3 – Les États-Unis sont un empire car ils dominent les océans et les terres
5 – L’Otan doit occuper tout l’espace terrestre entre la mer Baltique et la mer Noire
6 – Le gouvernement américain ne veut pas d’une coopération entre le capital financier et technologique allemand et les matières premières russes ; il essaie d’empêcher cela depuis plus d’un siècle.

Venons-en maintenant à notre fait d’actualité.

Un discours tronqué qui en dit long

Le 21 août 2018, le Sous-secrétaire d’État américain aux Affaires européennes et eurasiennes, A. Wess Mitchell (le successeur de Victoria Nuland) a été auditionné par la Commission sénatoriale des Affaires étrangères. Constituée en 1816, cette commission a eu pour objectif « d’élaborer et d’influencer la politique étrangère des États-Unis ». Depuis les années 1960, elle est désormais chargée de « limiter l’expansion considérable du pouvoir présidentiel en matière de politique étrangère » ; un déséquilibre engendré par « l’état de crise quasi-constant depuis la Guerre Froide » [Source]. Le 21 août dernier, celle-ci réalisait deux auditions autour des relations américano-russes.

Le site du Département d’État américain « state.gov » a également publié la transcription mot pour mot des paroles prononcées à cette occasion par le Sous-Secrétaire d’État.

Enfin, puisqu’il s’agissait d’une déclaration formelle présentée au Sénat, le site de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères a publié en amont, la version originale du texte prévu à la lecture par Wess Mitchell pour son audition [disponible ici].

Cependant, après une lecture approfondie, il s’avère que la version du texte prévu à la lecture comprend un certain nombre de passages que Mitchell n’a finalement pas prononcés devant la Commission sénatoriale.

Devant la Commission, Wess Mitchell a commencé son discours en déclarant que :

« Le point de départ de la Stratégie de sécurité nationale est la reconnaissance du fait que l’Amérique est entrée dans une période de concurrence entre grandes puissances et que les politiques passées des États-Unis n’ont ni suffisamment saisi l’ampleur de cette tendance émergente, ni suffisamment équipé notre nation pour y parvenir. L’objectif central de la politique étrangère de l’administration est de préparer notre nation à relever ce défi en renforçant systématiquement les fondements militaires, économiques et politiques de la puissance américaine. » [Wess Mitchell, Audition devant la Commission sénatoriale, 21/08/2018]

Dans cette version, nous comprenons donc que le gouvernement américain a sous-estimé l’émergence de nouvelles grandes puissances concurrentes dans le contexte de mondialisation, et que le maintien du leadership américain (militaire, économique et politique) devient le prochain défi à relever pour les États-Unis.

Mais le texte publié sur le site de la Commission révèle que Wess Mitchell avait prévu de détailler davantage un propos qui, relu dans sa version originale, ne signifie pas du tout la même chose. Voici donc le premier paragraphe du texte de Mitchell qui finalement, ne sera pas prononcé en intégralité devant la Commission :

« Le point de départ de la Stratégie de sécurité nationale est la reconnaissance du fait que l’Amérique est entrée dans une période de concurrence entre grandes puissances et que les politiques passées des États-Unis n’ont ni suffisamment saisi l’ampleur de cette tendance émergente, ni suffisamment équipé notre nation pour y parvenir. Contrairement aux hypothèses optimistes des gouvernements précédents, la Russie et la Chine sont des concurrents sérieux qui se donnent les moyens matériels et idéologiques de contester la primauté et le leadership des États-Unis au XXIe siècle. Il est toujours de l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis d’empêcher la domination de la masse continentale eurasienne par des puissances hostiles. L’objectif central de la politique étrangère de l’administration est de préparer notre nation à relever ce défi en renforçant systématiquement les fondements militaires, économiques et politiques de la puissance américaine. » [Wess Mitchell, Discours publié sur le site de la Commission sénatoriale, 21/08/2018]

Prenons le temps de réfléchir au sens des propos de Wess Mitchell. On voit bien qu’en réalité, ce « défi » à relever ne fait pas référence à la concurrence internationale des grandes puissances, mais bien à la vision géostratégique du Département d’État concernant l’avenir du continent eurasien : Et cette nécessité « d’empêcher la domination de la masse continentale eurasienne par des puissances hostiles » (la Russie et la Chine citées plus tôt) est présentée (encore en 2018) comme « l’objectif central de la politique étrangère de l’administration [américaine] ».

Ainsi, le Sous-secrétaire d’État américain inscrit la politique étrangère américaine dans la stricte continuité des analyses du géographe britannique Sir Halford Mackinder, reprises et poursuivies ensuite par Zbigniew Brzezinski, et confirmées plus récemment par George Friedman. Les relations internationales du gouvernement américain sont bien moins guidées par un esprit de partenariat et de principes que par une vision géostratégique développée il y a plus d’un siècle, et fondée sur des questions de puissance et de domination. Cette réalité fut d’ailleurs parfaitement illustrée lorsque la prédécesseur de Mitchell, Victoria Nuland, déclara à son ambassadeur à Kiev au début 2014 : « Fuck the EU ! » [Source].

Une question reste cependant en suspens : pour quelles raisons le Sous-secrétaire d’État américain Wess Mitchell n’a-t-il pas lu l’intégralité du discours qu’il avait préparé en amont ?

Edouard Vuiart, pour les-crises.fr, 25/10/2018

 

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Commentaire recommandé

RGT // 25.10.2018 à 08h14

“pour quelles raisons le Sous-secrétaire d’État américain Wess Mitchell n’a-t-il pas lu l’intégralité du discours qu’il avait préparé en amont ?”

Pour éviter que le roi ne soit totalement nu et que la “communauté internationale” comprenne finalement OFFICIELLEMENT (sans avoir la possibilité de dire qu’elle ne “savait pas”) que les USA n’ont pour seul objectif que la domination planétaire.

En supprimant ces paragraphes, la “nation la plus exemplaire de tous les temps” peut encore se permettre d’aller guerroyer contre les “vilaines dictatures opposées à la Liberté individuelle (de dépouiller ses voisins)”.

27 réactions et commentaires

  • RGT // 25.10.2018 à 08h14

    “pour quelles raisons le Sous-secrétaire d’État américain Wess Mitchell n’a-t-il pas lu l’intégralité du discours qu’il avait préparé en amont ?”

    Pour éviter que le roi ne soit totalement nu et que la “communauté internationale” comprenne finalement OFFICIELLEMENT (sans avoir la possibilité de dire qu’elle ne “savait pas”) que les USA n’ont pour seul objectif que la domination planétaire.

    En supprimant ces paragraphes, la “nation la plus exemplaire de tous les temps” peut encore se permettre d’aller guerroyer contre les “vilaines dictatures opposées à la Liberté individuelle (de dépouiller ses voisins)”.

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  • Spartel // 25.10.2018 à 09h09

    Tout cela est de ” bonne guerre” ; en relisant ZB, on saisit bien la vision géostratégique des USA pour le XXI ème ; cette analyse est “tordue” par beaucoup de commentateurs car elle critique la politique US au PO et particulièrement le blanc seing donné à Israël et à l’Arabie Saoudite. Le reste est littérature.

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  • DocteurGrodois // 25.10.2018 à 10h05

    “Empêcher la domination de la masse continentale eurasienne par des puissances hostiles”. En 1995, sous la plume de Brzezinski c’était un but stratégique. En 2018 c’est un fait accompli. Les États Unis sont parvenus à une situation de domination planétaire quasi absolue depuis un moment.

    Les dépenses militaires de la Chine représentent moins de la moitié et la Russie à peine 10% des budgets d’armement US. Et ni l’une ni l’autre ne dispose des 600 bases US qui ceinturent le globe, ni de son jeu d’alliances qui les entourent d’encore plus près. Et au niveau économique, malgré certaines interdépendances, les US les dépassent de la tête et des épaules.

    Donc dire que “la Chine et la Russie sont des concurrent sérieux” ce n’est pas tout à fait de la rigolade, mais pas loin.
    En fait c’est plutôt du domaine de l’invocation ou de la prophétie autoréalisatrice. Par exemple, les diverses sanctions ont quasiment jeté la Russie dans les bras de la Chine. Or, ne serait-ce pas le début d’une alliance entre des puissances hostiles qui visent la domination de la masse continentale eurasienne? Nous devons préparer la nation à relever ce défi! Veuillez signer nos budgets, merci.

    On sait depuis longtemps que pour justifier son existence l’appareil de l’Empire US a besoin de menaces, quitte à les créer au besoin.

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    • Nikopol // 25.10.2018 à 11h33

      @DocteurGrodois
      “”En 2018 c’est un fait accompli. Les États Unis sont parvenus à une situation de domination planétaire quasi absolue depuis un moment.”””
      Ne pensez-vous pas que d’affirmer cela est aller un peu trop loin et un peu trop vite?
      Le budget militaire US est, certes, démesuré mais la gabegie et la corruption en mangent une bonne part.
      Quant aux bases militaires US à travers le monde, outre le coût exorbitant que cela suppose, il s’agit de plus en plus de cibles désignées en priorité en cas de conflit majeur.
      D’ailleurs, Trump ne menace-t’il pas les pays “alliés” qui n’achètent pas la quincaillerie militaire US? C’est un signe !
      Ce que vous affirmez a été possible, effectivement durant la les années 90, cela n’est plus tout à fait vrai aujourd’hui.
      Dans n’importe quelle guerre conventionnelle contre l’union Chine-Russie, les US seraient battus.
      Reste le nucléaire… d’où les gesticulations des néocons à ce sujet… menaces, retrait des traités etc… Voilà où en est réduit l’Empire.

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      • DocteurGrodois // 25.10.2018 à 13h44

        @Nikopol
        Ce que j’affirme est la dure réalité stratégique: les US dominent le monde. Tout comme Microsoft domine le domaine des systèmes d’exploitation avec ses 88% des parts de marché. Ça ne veut pas dire qu’ils soient invincibles ou qu’ils n’aient pas de concurrents, mais pour le moment il n’y a pas photo.

        Pour ce qui est des menaces de Trump, des gesticulations des néocons, etc. Personne n’a moufté, tout le monde a gentiment augmenté ses contributions à l’OTAN, et tout le continue d’accumuler les sanctions contre l’Iran ou la Russie contre leurs propres intérêts. Le contraire aurait été un signe.

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        • Kapimo // 25.10.2018 à 16h38

          Si les US dominaient tant que cela le Monde, ils n’auraient pas pris la claque qu’ils ont pris en Syrie.
          A force de suivre une politique qui n’est pas la leur mais celle d’Israel, les US ont fini par faire n’importe-quoi et par etre humiliés sous les yeux ravis des peuples dominés.
          “les politiques passées des États-Unis n’ont ni suffisamment saisi l’ampleur de cette tendance émergente, ni suffisamment équipé notre nation pour y parvenir”. Euphémisme pour dire qu’ils ont fait n’importe quoi.

          Quand la bulle financière éclatera, toutes les cartes seront redistribuées, et il n’est pas certain que l’animosité généré par les US aux quatre coins du monde soit un atout très intéressant pour la continuation de leur domination…

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          • DocteurGrodois // 25.10.2018 à 23h15

            @Nikopol & Subotai

            Les US ne sont pas omnipotents bien sur, mais stratégiquement parlant à ce jour ils dominent le monde.

            La preuve qu’ils le dominent tellement est que les US sont les seuls au monde à pouvoir au minimum semer la m, pardon, le trouble partout où ils le veulent et à tout moment, et ce dans l’impunité la plus totale. Les autres puissances n’ont pas d’espace, elles ont de la marge.

            Pour ce qui est de l’effondrement, ou au moins l’enrayement, à priori logique de cet empire, on nous le prédit tous les ans depuis 2001 (ex.”Après L’Empire” de Todd). Or, les échecs, les crises, et les désastres qu’au final les US s’infligent à eux-mêmes ne font qu’alimenter la machine à empire, puisque ces crises et ces désastres justifient la continuation voire l’intensification de politiques qui elles-mêmes mèneront inévitablement à des crise et à des désastres, etc. Ça vous parait insoutenable? Certainement, mais ça peut durer très très longtemps encore…

            Au passage, +1 à Subotai pour la référence à Xénophon. Mais pour lui les ruines de Niveneh étaient comme celles de la statue de la liberté dans la planète des singes. Les Assyriens ne sont pas tombés en un jour.

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            • Subotai // 26.10.2018 à 19h25

              “”La preuve qu’ils le dominent tellement est que les US sont les seuls au monde à pouvoir au minimum semer la m, pardon, le trouble partout où ils le veulent et à tout moment, et ce dans l’impunité la plus totale. “‘”
              ————–
              Essayez de passer la nuit avec un moustique sous la moustiquaire. 🙂

              Le fait que leur soubresauts (d’agonie) foutent la merde sur la planète est précisément le signe de leur affaiblissement. Quand on est le plus fort, nul besoin de vouloir le démontrer à tout bout champ par la violence.
              D’autre part c’est quoi “très longtemps” à l’échelle de la vie des groupes sociaux Nation ou État?
              Combien de temps dure une Dynastie?

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            • lvzor // 29.10.2018 à 15h32

              @ dr grosdoigt

              N’avez-vous pas l’impression que vos arguments ont déjà été utilisés en France, il y a quelque sept ou huit décennies?

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        • Subotai // 25.10.2018 à 19h49

          Disons que ça a été vrai jusque dans la fin des années 80. Si, si 🙂 Une domination est réelle quand personne ne la remarque mais s’y conforme.
          Dans les années 90 entrainé par son élan, sa démesure est devenu évidente. Bref l’Empire a commencé à ce casser la gueule – On appelle ça l’emballement pour un cheval. 🙂
          Dans les années 2000, les trébuchements se sont succédé.
          Dans les années 2010 la régression EST effective ET surtout CONSTATÉE ET INTÉGRÉE par la plupart des gouvernants mondiaux.
          Actuellement TOUS les Gouvernements de la planète sont dans des postures de réduction des dégâts pouvant être causé par les soubresauts d’agonie des USA. Toutes manières, postures et méthodes sont utilisées.
          Les “incohérences” diplomatiques, politique, relationnelles, qu’on semble observer chez les acteurs, y compris Trump (parfaitement conscient de la situation des USA. Son boulot consistant à réaliser pour les USA, ce que Xenophon à fait avec les Dix Milles) ne relève que d’une seule chose:
          Comment retirer mon épingle du jeu, sans dégât au pire, en retirant un minimum d’avantage au mieux.
          Les différences proviennent de l’idéologie et du modèle culturel de chacun des acteurs.
          La où un Macron (Bobo 30% – Pharisien) pense essentiellement à la survie de son Groupe Social – les Éduqués mondialistes, mieux à même de savoir ce qui est bon pour le peuple ( ce qui n’empêche pas un sentiment de compassion pour les autres moins favorisés mais toujours suivant l’angle de vision du Pharisien – Ex: sa sortie sur les aides qui coûtent un pognon fou, sans succès pour sortir les gens de la misère), un Xi Jiping ou un Poutine et d’autres vont penser en “communautaire clanique” suivant leurs modèles culturels.
          Lire Todd est un bienfait… 🙂

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    • faxmax // 25.10.2018 à 15h31

      l’économie et la force armée ne sont pas les deux seuls composantes de la puissance, le soft power américain est dans une phase descendante, intellectuellement ils perdent beaucoup d’influence (ils l’achètent à prix d’or mais la concentre, l’enclave forcement (l’intelligence s’enclave souvent et naturellement), et donc elle n’est plus le reflet solide d’une culture intrinsèque, d’une différence avancé, générale et remarquable), culturellement ils sont presque ringards sur bien des points, ce qui n’était pas du tout le cas il y a 20 ans.
      Aussi ils ne sont plus le centre des intérêts, ou un modèle salvateur, mais juste une idée parmi d’autres. Pour finir, la guerre directe entre grandes puissances n’est plus possible (nucléaire oblige) la seule arme de destruction massive plausible qui existe passe par le contrôle de la culture, de l’intellect des masses instruites (peu promptes a la baston), et les usa sont perdant sur ce terrain pour des tas de raisons (la logique affective surtout)

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      • faxmax // 25.10.2018 à 15h55

        ce que j’appelle la “logique affective” c’est la propension humaine à préférer l’avis du plus faible (ou considéré comme tel) ou à s’intéresser, plus, à ce qui ne fait pas consensus.

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        • faxmax // 25.10.2018 à 16h32

          après réflexion je crois que ce que j’appelle “logique affective” c’est en grande partie ma logique personnelle, je dois avouer que je ne sais rien ou presque de la sociologie post internet mondialisé, de la macro sociologie.

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    • Serge WASTERLAIN // 26.10.2018 à 14h23

      ‘’…les diverses sanctions ont quasiment jeté la Russie dans les bras de la Chine…’’
      Le présenter comme étant un succès est contradictoire avec la théorie de Mackinder reprise par Brzezinski :
      Mackinder a préconisé d’empêcher le Haertland d’accéder aux mers chaudes. Et s’il n’a évoqué que l’Allemagne comme alliance avec la Russie à empêcher, c’est tout simplement qu’à son époque, une alliance avec la Chine était totalement impossible du fait de la situation politico-économique de celle-ci.
      Brzezinski qui a connu l’évolution de la Chine de 1949 à nos jours, reprend totalement la théorie de Mackinder dans ‘’Le Grand Échiquier’’, mais en ajoutant que dans le même dessein éviter un rapprochement Chine/Russie doit être une priorité pour les USA.
      Nous verrons l’évolution de ce rapprochement, mais pour le moment et sur ce point, la politique de le Departement of State dirigé par l’état profond a d’autant plus échoué que l’on conste aussi un rapprochement de la Russie et de l’Iran (qui communique avec l’Océan indien via la mer d’Arabie), ainsi qu’un net réchauffement avec l’Irak qui a une frontière commune avec la Syrie, donc avec la Méditerranée grâce à la base navale de Tartous.

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  • Nerouiev // 25.10.2018 à 10h13

    Ceci explique cela, la longévité de Merkel et sa mise sur écoute, ainsi que l’avantage de l’UE pour l’Allemagne.

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  • René Fabri // 25.10.2018 à 11h41

    “l’alliance potentielle la plus dangereuse, considérée du point de vue des États-Unis, est l’alliance entre la Russie et l’Allemagne” Les Etats-Unis réussissent à empêcher cette alliance.

    Mais Les Etats-Unis sont en train de constater qu’ils ont oublié le danger pour leur suprématie, d’une alliance entre la Russie et la Chine.

    En tous cas, pour l’Europe, et en particulier la France, nous ne sommes que des zones périphériques mineures des Etats-Unis comme l’Amérique du Sud. C’est dommage car il vaudrait mieux se rattacher au bloc asiatique qui monte.

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    • moshedayan // 25.10.2018 à 12h47

      Se rattacher au bloc asiatique, vous dites ! Pour les élites françaises c’est un non sens; leur histoire et l’histoire de la France qu’elles pensent est tournée vers l’Atlantique, depuis le XVIIe (avec même le commerce triangulaire). La noblesse et la bourgeoisie françaises ignorent tout de la Baltique, des plaines et steppes russes jusqu’à l’Asie centrale, la Sibérie et la Mandchourie. Il y a une incapacité congénitale française à penser l’Asie, les seuls intellectuels français spécialistes de l’Asie sont vus comme des originaux “illuminés” et pour la Russie, que dire ! Ils ont droit au chapitre pour des travaux de propagande russophobe depuis 1917 au fond (à croire que la bourgeoisie n’a jamais digéré les “emprunts russes”).
      Ainsi si la Russie, le Japon et la Chine s’entendaient contre les Etats-Unis, les élites françaises seraient totalement paniquées et se précipiteraient pour déclencher une frappe préventive pour empêcher une telle évolution.

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    • Kapimo // 25.10.2018 à 16h53

      Nus ne sommes une zone périphérique que parce que nous avons accepté d’etre dominés. Si l’Europe de l’Ouest (je ne parle pas de l’UE qui est vouée à disparaitre) basculait dans une alliance avec la Russie dans une allaince gagnant-gagnant, elle retrouverait voie au chapitre.

      Nous en sommes très loin, nos classes politiques étant aujourd’hui vendues à l’atlantisme sous toutes ses formes (OTAN, UE, Shoa etc…).

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      • Subotai // 25.10.2018 à 20h05

        Ne pas prendre pour argent comptant la vision US de zone périphérique.
        Si l’Europe de l’Ouest a été dominante depuis la fin des Ages Sombres (c’est elle qui a conquis le monde – ou presque 🙂 ), ça n’est du qu’à un ensemble de circonstances climatiques favorables au développement humains pour la zone (allié à un modèle culturel prédateur, mais ça c’est un autre sujet).
        Mais ça change.
        Il n’est pas dit que l’évolution rapide actuelle du climat global de planète maintienne des circonstances favorables à un développement humain florissant sur l’Europe de l’Ouest. Si elle se prend un air de Saskatchewan ou de Mandchourie ça change sérieusement la donne.

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        • Jérôme // 25.10.2018 à 22h57

          Il n’y a rien de spécifiquement européen dans cette conquête d’une part considérable du monde par les puissances européennes au cours de la Renaissance puis de la révolution industrielle.

          C’est le schéma on ne peut plus classique de la conquête impérialiste et de la colonisation depuis les débuts de la civilisation humaine. Le principe en est d’aller contrôler de nouveaux territoires et de nouvelles populations pour que l’élite impérialiste en retire un surcroît de ressources et de puissances tout en en faisant bénéficier le peuple impérial pour conserver son soutien et sa participation à la conquête.

          Les égyptiens, les assyriens, les chinois, les princes indiens, les rois africains, les incas et les aztèques, les mongols, même les désormais pacifistes tibétains, les arabes, les turcs, … etc, ont fait cela tout autant que les grecs, les romains, et les européens depuis 5 siècles.

          La spécificité de l’impérialisme colonisateur européen, c’est son caractère polycentrique et donc compétitif. Les spécificités culturelles n’expliquent pas seules, puisque d’autres civilisations ont agi comparablement. Mais les puissances européennes ont pu, de manière assez improbable, trouver une voie plus rapide pour développer leurs capacités de projection de puissance et de conquête lointaine grâce à leurs divisions et à leurs rivalités et guerres intra-européennes incessantes qui ont conduit à des innovations techniques et à u e pression pour aller chercher ailleurs le surcroît de ressources qu’ils ne parvenaient pas à prendre à côté de chez eux.

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          • Subotai // 26.10.2018 à 19h45

            “”Les égyptiens, les assyriens, les chinois, les princes indiens, les rois africains, les incas et les aztèques, les mongols, même les désormais pacifistes tibétains, les arabes, les turcs, … etc, ont fait cela tout autant que les grecs, les romains, et les européens depuis 5 siècles.””
            —————
            Vraiment?
            Je pense qu’une petite remise à niveau à la fois démographique, historique et sociologique est nécessaire. C’est du boulot… 🙂
            Par exemple à étudier l’histoire de l’Empire Romain d’Orient (Byzance) on comprend comment les “Turcs” ont (naturellement) sédentarisé* sur le continent Européen et surtout pourquoi, légitimement, (et aussi pourquoi les Gouvernement Européen ne poussent pas des cris d’orfraie à cette idée) ils veulent (voulaient?) faire partie de l’UE.
            Moi aussi j’ai cru longtemps que c’était une aberration, et puis en étudiant Byzance j’ai compris.
            * C’est pas “les Hordes barbares” qui envahissent “Cheux nous”. 🙂
            Bref, du boulot… 🙂

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            • Jérôme // 27.10.2018 à 10h07

              J’ai lu, cher Subotaï, et je continue.

              Je faisais référence au comportement des États établis, pas à l’étape de sédentarisation de peuples précédemment nomades.

              Il me semble que nous ne parlons pas de la même chose. Et dans le cas contraire on n’est pas forcé d’avoir le même avis.

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    • Yves.JM // 26.10.2018 à 01h21

      @René Fabri En guise de zones périphériques mineures, je dirais plutôt que nous sommes, l’ Europe, le prochain champ de bataille sur lequel les grandes puissances vont venir mesurer lequel ” l’a plus longue que l’autre ” !

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  • Jérôme // 25.10.2018 à 17h31

    Article très intéressant.

    Pour répondre à la question posée à la fin, le passage écrit du discours de Mitchell qui n’a finalement pas été prononcé lors de son audition ne faisait que reprendre les nouveaux axes posés, publiés, officiellement estampillés, énoncés ensuite oralement et commentés de la nouvelle National Security Strategy des USA adoptée par l’Administration Trump fin 2017/début 2018.

    https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2017/12/NSS-Final-12-18-2017-0905.pdf

    https://www.csis.org/analysis/president-trumps-new-national-security-strategy

    Il est tout ce qu’il y a de plus classique et logique qu’une audition parlementaire ne reprenne pas exhaustivement ni exclusivement tout le détail des informations qu’il a été prévu d’aborder à l’appui des points à l’ordre du jour de l’audition.

    Sur le fond qui est néanmoins l’essentiel, cette audition de Mitchell montre que le soft power des USA, c’est terminé.

    Le masque est tombé. Ne reste plus que la réalité des USA depuis le début des 13 colonies : la haine, la rage, la menace et le recours à la force brute.

    L’exceptionnalisme, la main sur le cœur, sur la Bible, l’invocation si permanente qu’elle en est écoeurante de Dieu quand on sait à quel point la réalité ultra-matérialiste, ultra-individualiste, violente et immorale de la vie aux USA est l’antithèse du message évangélique, en sont en réalité l’indispensable complément.

    Les USA et leurs ressortissants ont besoin de telles simagrées pour occulter leur réalité, besoin d’accuser les autres d’actes mimétiques aux leurs pour légitimer leur violence et leur tyrannie. Personne n’aime endosser ni assumer le rôle de méchant de l’Histoire.

    Les USA se sont hissés au sommet du monde voici un siècle et, même s’ils ont tout seuls sabordé les fondements de leur domination mondiale, ils déclarent officiellement qu’ils ne reculeront devant aucun moyen pour empêcher quiconque de menacer leur trône impérial vermoulu.

    Quelque pays que ce soit qui a l’outrecuidance de devenir économiquement plus performant qu’eux (la Chine) ou de ne pas se plier à leurs exigences et de ne pas se laisser encercler, désarmer, démembrer et piller par eux (la Russie) est une menace, une « puissance révisionniste ». Autrement dit un ennemi : car pour ceux qui l’auraient oublié, les derniers pays qualifiés de puissances révisionnistes, c’étaient les pays de l’axe pendant la seconde guerre mondiale. Le dévoiement de la psychologie US et la malhonnêteté US vont jusqu’à comparer la meilleure performance de l’économie chinoise et la simple indépendance stratégique de la Russie à des agressions menaçant leurs intérêts stratégiques et leurs valeurs.

    C’est une telle évidence pour un exceptionnel états-unien qu’il peut désormais le dire haut et fort. Ce pays est né par la guerre, le vol et le génocide des amérindiens. Qu’une proportion désormais importante de gens de ce pays parlent sans retenue de prendre le pétrole des arabes ou de lancer des frappes nucléaires préventives contre l’Iran, la Chine (sur les réserves d’eau pour anéantir la masse démographique chinoise) et la Russie devrait tout être sauf une surprise ou une incohérence.

    C’est logique. Tellement logique que maintenant ils ne voient plus pourquoi ils se retiendraient de le dire et de l’écrire.

    Comme ils n’arrivent plus à trouver de solution pour améliorer dans l’absolu leur situation, les USA ne peuvent plus que dégrader la situation des autres pour pouvoir améliorer relativement la leur. Ce sont les malheurs de l’Europe entre 1914 et 1945 qui ont fait l’Amérique « so great ». Pourquoi ne pas appliquer à nouveau une recette qui a déjà 2 fois fait ses preuves ?
    Voilà pourquoi les agressions militaires commises par les USA ou leurs proxies se sont multipliées depuis précisément la fin de la guerre froide (revoir les déclarations du général Wesley Clark il y a plus de 10 ans).

    Autrement dit nous vivons l’époque la plus dangereuse de l’Histoire de l’humanité parce que le pays le plus puissant du monde, depuis que la chute de l’URSS lui a permis de connaître pendant une génération une situation unipolaire, se comporte comme un psychopathe paranoïaque pour qui les autres pays non soumis sont des ennemis aliens à anéantir par tous les moyens, y compris nucléaires.

    PS : petite erreur factuelle ou de traduction de l’auteur à propos de George Friedman qui n’a pas plus été étudiant de Mackinder que de Sun Tzu. Il est né après leur mort à tous les deux et n’a pu étudier que leurs écrits.

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  • Yves.JM // 26.10.2018 à 02h01

    @Jerome
    “Les USA se sont hissés au sommet du monde voici un siècle ”
    Je dirais que cette domination date plutôt de la WWII en gardant leur territoire à l’abri des méfaits de la guerre, même si certaines des îles du Pacifique ont eu à en souffrir. Ils étaient un nain industriel et sont devenus un géant face à des nations exsangues (Japon, Russie, Europe etc.) criblées de dettes qu’il a bien fallu rembourser à l’Oncle Sam en lui disant merci de nous avoir fourni les matériels militaires dont nous avions besoin. Son industrie d’armement, arrivée à un niveau d’ efficacité inimaginable avant le conflit, s’est rapidement transformée en machine économique performante grâce à des ouvriers et ouvrières qualifiés et habitués à travailler durement.
    N’oublions pas que le plan Marschall n’était pas un cadeau…

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    • Jérôme // 26.10.2018 à 10h12

      Je l’ai formulé rapidement. Vous avez bien sûr raison sur le fait que 1945 est le trompe des USa, le sommet absolu de leur puissance par rapport au reste du monde.

      Mais c’est bien depuis 1918 que les USA sont la 1ère puissance mondiale. C’est pour cela que la France de 1918-1919 se tourne désespérément vers eux en essayant d’obtenir de leur part un traité de réassurance. Ce sont eux qui fixent les conditions du règlement des réparations de guerre, avec leurs plans de rééchelonnement de la dette allemande financée par Wall Street.

      C’est juste que l’opinion publique US restait alors massivement isolationniste. Mais pour les cercles dirigeants et le gouvernement US, je vous invite à lancer une petite recherche sur les plans de guerre colorés de l’entre deux guerres. Tout y était envisagé, le Japon bien sûr, mais aussi et surtout, bien que ce fait soit très peu connu, l’empire britannique.

      Mais comme ils étaient entravés par une opinion publique isolationiste n’aimant pas les impôts, il leur fallait des agressions false flag ou délibérément provoquées : le cuirassé Maine, le Lusitania, Pearl Harbor, le golfe du Tonkin, les attaques chimiques.

      PS : les USA étaient devenus la 1ère puissance industrielle et économique mondiale dès le tournant des années 1890. La Grande-Bretagne ne dominait plus que par son rôle de centre de la finance mondiale et et du commerce mondial.

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  • Célavy // 28.10.2018 à 21h35

    Ce qui est terrible, c’est que notre pays de la Liberté s’est laissé dépouiller de toutes les valeurs qui faisaient l’admiration des peuples, la fierté des citoyens et la diversité de sa nature. Mais, récemment, abusés par le mirage d’une France Européenne, sous la gouverne US et d’une clique de gouvernants abusifs qui ont violé le référendum opposé au contrat de Maestrich-Lisbonne, nous voici réduits à fournir des armes au criminel le plus offrant = bref, des destructeurs. Une honte ! Le siècle des Lumières, le temps du partage, de l’indépendance et de l’hospitalité est enterré.

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