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23.octobre.201823.10.2018 // Les Crises

La diplomatie du froc baissé…

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Source : Proche & Moyen-Orient, Ali Baba, 22-10-2018

« La honte, ce poison de l’âme »1. Il ait des moments où la honte d’être français saisit tout citoyen attaché à certaines valeurs surannées. Les principales sont contenues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par les 58 membres de l’Assemblée générale de l’ONU le 10 décembre 1948. Une sorte de bible du vivre-ensemble international2. La bande dessinée Spirou vient de lui consacrer un numéro spécial qui pourrait intéresser les lecteurs rebutés par un texte peu ludique3.

Nous en retiendrons seulement trois : le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne (article 3) ; le rejet de la torture, des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (article 5) et le refus de l’arrestation, de la détention ou de l’exil arbitraire (article 9). Il paraît à tout le moins curieux que la patrie autoproclamée des droits de l’homme, la « Grande Nation » qu’est la France s’essuie récemment les pieds sur de tels principes universels et intangibles auxquels elle semble attachée, du moins dans la théorie.

Et cela d’autant plus lorsque cette France est celle de Jupiter qui va faire le paon devant la Cour européenne des droits de l’homme à l’automne 20174. Sa diplomatie du « en même temps » se transforme en duplicité flagrante, en diplomatie à Canossa. Elle met à nu la lâcheté insupportable de certains hauts fonctionnaires français.

LA DUPLICITÉ FLAGRANTE DE JUPITER DROIT DE L’HOMMISTE

En même temps que la réaction de Jupiter marquée au sceau d’une prudence de gazelle, nous assistons à une comédie américaine faite de rodomontades et de coups de menton.

Les prudences de gazelle de Jupiter et de l’homme au chouchen : courage fuyons !

Sauf à être aveugle et sourd, c’est bien de ce dont il s’agit dans ce qu’il est convenu de qualifier d’affaire Jamal Kasogghi qui empoisonne le climat des affaires (remise en question du « Davos saoudien » ou FII pour Future Investment Initiative, Riyad, 24-26 octobre 2018)5 ainsi que la vie politique dans le pays6. Le moins que l’on puisse dire est que notre quadragénaire jupitérien et « jupiterne » n’a pas fait preuve d’un authentique courage vis-à-vis de son grand ami saoudien, MBS, le prince libéral et réformateur7. Celui à qui il baisait il y a peu la babouche, diplomatie économique oblige8. Quelques bons contrats d’armements juteux vous font subitement perdre la mémoire relative à l’attachement aux droits de l’homme et autres plaisanteries du même acabit qui ne s’appliquent qu’aux damnés de la terre qui n’ont ni pétrole, ni argent !9

Bien qu’il soit troublé et qu’il dispose d’éléments inquiétants, Emmanuel Macron réclame des preuves de l’implication de l’Arabie saoudite dans ce mauvais polar, présomption d’innocence oblige. Tout ceci n’est pas très glorieux10. Les opposants saoudiens craignent pour leur vie. Ils doivent être stressés et se faire soigner11. Quand il s’agit de Mouamar Khadafi ou de Bachar al Assad, on condamne et on exécute sans preuve, présomption de culpabilité oblige12. Les esprits chagrins qualifient ce procédé de deux poids, deux mesures. Le moins que l’on puisse dire est que tout cela n’est pas très glorieux pour la France éternelle, mère des arts, des armes et des lois.

Pour faire bonne figure, Jean-Yves Le Drian (l’homme qui a tendance à forcer sur le chouchen) et ses compères allemand et britannique publient une déclaration commune « virile » ainsi libellée :

« A cet égard, toute la lumière doit être faite sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, dont les proches sont sans nouvelles depuis le 2 octobre. L’Allemagne, le Royaume-Uni et la France partagent les graves préoccupations exprimées par certains, notamment par la Haute Représentante de l’Union européenne Mme Federica Mogherini et le Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres, et prennent cette affaire très au sérieux. Une enquête crédible est nécessaire pour établir la vérité au sujet de ce qui s’est passé et, le cas échéant, pour identifier les responsables de la disparition de Jamal Khashoggi et leur demander des comptes. Nous encourageons les efforts conjoints turco-saoudiens en cette direction et attendons du gouvernement saoudien qu’il fournisse des réponses complètes et détaillées. Nous avons fait passer ce message directement aux autorités saoudiennes »13. C’est le moins que l’on puisse faire pour échapper au ridicule !

N.B. Nous apprenons qu’au Quai d’Orsay, il se passe des choses importantes que nos perroquets à carte de presse nous cachent. Les diplomates français auraient reçu une instruction impérative des hautes sphères : il leur est désormais proscrit d’utiliser le concept de « droit de l’homme », trop sexiste et discriminatoire. Ils doivent désormais employer le concept jugé plus neutre et plus politiquement correct de « droits humains ». Si nous comprenons bien, le pouilleux de Jamal Kashoggi doit vraisemblablement ne pas entrer dans la catégorie labellisée des « droits humains ». Pour faire bonne mesure, nous apprenons dans le même temps que la haute hiérarchie de la fine fleur de la diplomatie française serait courroucée par la désignation de la candidate rwandaise à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Connaissant le courage légendaire de nos diplomuches, on imagine que cela doit secouer sur les bords de Seine. Du grabuge au Quai !

Les rodomontades de l’oncle Sam : un pas en avant et deux pas en arrière

Donald Trump promet des réactions adaptées si l’opération Monsieur Bricolage des barbouzes saoudiennes au Consulat général d’Arabie saoudite à Istanbul était démontrée. Il bande ses muscles et nous promet que l’on va voir ce que l’on va voir14. Toutefois, il dépêche à Riyad son secrétaire d’État, Mike Pompeo pour obtenir une sorte de mea culpa version sunnite afin de désamorcer la bombe à fragmentation, modèle Kasshogi. Le président des États-Unis Donald Trump, après s’être entretenu au téléphone avec MBS qui nie être au courant, envisage la possibilité de « tueurs voyous » qui n’en auraient fait qu’à leur tête15. Dans la foulée, une « personne familière avec les plans des dirigeants saoudiens » entreprend une tournée des médias américains afin de vendre l’idée que la responsabilité du meurtre de Khashoggi incombe à un officier des services de renseignement saoudiens qui aurait outrepassé les ordres du prince héritier Mohammed ben Salmane. Censé interroger le journaliste saoudien critique du pouvoir, voire le ramener par la force à Riyad, l’espion dévoué aurait dérapé puis cherché à camoufler sa bavure.

Cette explication bien commode du subordonné trop zélé est probablement aussi vraie que les démentis apportés pendant quinze jours par le régime saoudien, durant lesquels ses porte-parole assurent que Jamal Khashoggi était sorti vivant du poste diplomatique et qu’ils priaient pour sa réapparition saine et sauve. Mais ce nouveau mensonge a l’avantage d’être plus crédible que le précédent et il a déjà trouvé un promoteur en la personne du président américain. Gageons qu’il saura convaincre de nombreux autres dirigeants, à commencer par les Turcs eux-mêmes, qui ont révélé les indices du meurtre initiant l’affaire16.

Il fallait y penser. De qui se moque-t-on sérieusement ? C’est le bal des faux-culs dans toute sa splendeur17. Aujourd’hui, tout le monde sait que Jamal Kashoggi aurait été torturé, puis décapité dans des conditions épouvantables. Toutes choses – ce MBS, faux messie de l’Arabie18 – qui ne semblent pas émouvoir nos bonnes âmes habituellement si promptes à défendre la veuve et l’orphelin.

Il est vrai que tant sur la disparition du président chinois d’Interpol, organisation basée en France19 que sur les ventes d’armes à l’Égypte servant à la répression de l’opposition20 sans parler des ventes d’armes à l’Arabie saoudite pour mener sa guerre horrible au Yémen21, Paris est aux abonnés absents. Silence radio assourdissant des dirigeants politiques français que complète la lâcheté de certains hauts fonctionnaires de la République.

LA LÂCHETÉ INSUPPORTABLE DES HAUTS FONCTIONNAIRES

Côté courage et clause de conscience de la fine fleur de la haute fonction publique française, vous repasserez.

La pleutrerie de la porte-parole du Quai d’Orsay : pas vu, pas pris

Grâce à prochetmoyen-orient.ch, nos lecteurs sont déjà au fait du parcours diplomatique sans faute du perroquet de Jean-Yves Le Drian, l’imposante franco-suissesse, Agnès von der Mühll22. Cette âme de gauche à la fibre droit de l’hommiste sait, à l’occasion, avoir l’échine souple. Elle en a déjà été récompensée et le sera encore à l’avenir. Dans l’affaire Kasshogi, le ministère des Affaires étrangères a reçu des consignes très strictes du style pas de zèle cher à Talleyrand. « C’est la chape de plomb qui explique l’absence de toute remarque critique qui serait une mise en cause du président » ! C’est le règne du circulez, il n’y a rien à voir au pays de Kim Jong-macron. Tous les fonctionnaires sont le petit doigt sur la couture du pantalon. Pour en revenir à Agnès von der Mühl, certains de ses collègues s’étonnent de son subit embonpoint…

D’autres, moins charitables, l’attribuent à toutes les couleuvres, pour ne pas dire tous les énormes boas qu’elle avale quotidiennement avec une abnégation qui mérite louange. Mais, soyez rassurés, la digestion de sœur Agnès est facilitée par l’absorption de quelques verres d’eau de Vichy ! Cette directrice gagnerait à lire ou à relire l’ouvrage de l’un de nos ex-ambassadeur à Riyad (arabisant distingué passé par le service de presse comme on l’appelait au siècle dernier), Jean Bressot écrit en 1995 (sous le pseudonyme de Jean-Marie Foulquier), publié aux éditions Albin Michel, qui a pour titre éloquent : « Arabie séoudite. La dictature protégée ». Il y dénonçait, en s’inspirant largement de sa correspondance diplomatique, toutes les graves dérives de ce pouvoir à qui l’Occident laissait tout passer. Rien n’a donc changé depuis. Il fut un temps, pas très éloigné, où les diplomates écrivaient ce qu’ils voyaient et non ce que l’on pensait à Paris dans les bureaux et au château pour plaire au prince. Vive la servitude volontaire.

La fourberie de la secrétaire générale de la défense et de la sécurité nationale : la réflexion sur « l’inflexion »

Grâce à prochetmoyen-orient.ch, nos lecteurs sont parfaitement au fait du parcours administrativo-juridique parfait de la conseillère d’État, Claire Landais, aujourd’hui secrétaire générale de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN)23. Alors que la France est de plus en plus mise en cause par quelques ONG sérieuses pour ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite, qui se livre à de véritables crimes de guerre et de crimes contre l’humanité contre la population civile au Yémen (vraisemblablement passibles un jour de la Cour pénale internationale), Claire Landais dit des choses intéressantes. Auditionnée le 3 octobre 2018 par la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, elle confirme qu’elle est chargée d’une réflexion sur une « inflexion » de la politique des ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis qui incombe au SGDSN en qualité de responsable de la commission interministérielle pour les importations et exportations de matériels de guerre (CIEMG).

Cela ne manque pas de sel si un jour ce membre éminent du Conseil d’État (cette juridiction administrative qui n’est ni indépendante, ni impartiale), qui a sévi à plusieurs reprises au sein de la section du contentieux, devait rendre des comptes à La Haye devant la Cour pénale internationale !

Elle apprendrait à ses dépens ce qu’il en coûte d’oublier de penser et d’ignorer le devoir de désobéissance des fonctionnaires. Les fonctionnaires doivent se conformer aux instructions de leurs supérieurs hiérarchiques en application des dispositions de l’article 28, alinéa 1er de la loi n° 83-634, 13 juillet 1983 (Titre premier du statut des fonctionnaires). Une réserve doit cependant être faite lorsque les ordres sont manifestement illégaux et de nature à compromettre gravement un intérêt public24. Cette représentante brillante de La Caste gagnerait à lire ou à relire l’ouvrage de Philippe Fabre, Le Conseil d’État et Vichy : le contentieux de l’antisémitisme, Travaux de l’école doctorale de droit public et de droit fiscal. Université de Paris I (Panthéon Sorbonne), Publications de la Sorbonne, 2001. Elle y trouverait matière à réflexion sur le passé peu glorieux de l’institution qu’elle a choisie à la sortie de l’ENA en raison de son classement dans les premiers de sa promotion. Ce que l’on qualifie de privilège de sortir dans la botte, c’est-à-dire dans les grands corps de l’État. Il est vrai que depuis plusieurs années, elle est absente des locaux du Palais Royal…

RETOUR AUX FONDAMENTAUX DU QUAI DES BRUMES

Notre transgresseur réformateur de plus jeune président de la Ve République n’a pas perdu de temps depuis qu’il a pris possession d’un palais sis au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré. Vous ne pouvez pas vous tromper même si vous êtes un provincial peu dégourdi. Il suffit de traverser la rue et vous trouvez aussitôt un boulot plus rapidement qu’en allant faire la queue chez Pôle Emploi. Emmanuel Macron met à bas les fondamentaux de la politique et de la diplomatie, rompant avec les traditions dépassées de ses rois fainéants de prédécesseurs. La diplomatie fait l’objet d’un sacré coup de jeune, d’un superbe ravalement de façade.

Désormais, la diplomatie jupitérienne présente un visage nouveau aux mille facettes : diplomatie du « en même temps », diplomatie de l’essuie glaces, diplomatie du coup de com’ permanent, diplomatie du verbe, diplomatie du ventriloque, diplomatie du perroquet, diplomatie du gadget, diplomatie des faux pas, diplomatie de Paris Match, diplomatie de l’intelligence artificielle, diplomatie des sommets, diplomatie de l’esbrouffe, diplomatie du coup de menton, diplomatie de l’exclusion, diplomatie de la pipolisation25, diplomatie des mains vides, diplomatie du boomerang, diplomatie de la contradiction, diplomatie du tweet, diplomatie théâtrale, diplomatie du narcissisme…. et plus récemment encore, diplomatie du câlin, diplomatie du déshonneur26.

Mais, force est de constater que l’un des volets de sa diplomatie moins médiatisé que les précédents, se situe dans le droit fil d’une longue et grande tradition du Quai d’Orsay. Elle a été immortalisée par une tirade de Jean-Paul Belmondo dans le film Le marginal (1983) : « C’est une vieille tradition du Quai d’Orsay de baisser son froc ». Ce que l’on peut qualifier trivialement de diplomatie du froc baissé !

Ali Baba
22 octobre 2018

1 Boris Cyrulnik, Mourir de dire. La honte, Odile Jacob, 2010.
2 http://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/
3 Un numéro humaniste, Spirou défenseur des droits de l’homme #Spirou4rights, en partenariat Nations Unies Droits de l’homme, Haut-Commissariat, n° 4200, 10 octobre 2018, 81ème année, www.spirou.com
4 Guillaume Berlat, Jupiter fait la cour à Strasbourg, www.prochetmoyen-orient.ch , 13 novembre 2017.
5 Benjamin Barthe/Véronique Chocron/Guy Dutheil/Nabil Wakim, L’affaire Khashoggi affaiblit le « Davos saoudien », Le Monde, Économie & Entreprise, 18 octobre 2018, p. 8
6 Georges Malbrunot, Crise en Arabie : Les Saoud en conclave, Le Figaro, 18 octobre 2018, p. 7.
7 Claude Angeli, Macron sans aucun courage face aux Saoudiens, Le Canard enchaîné, 17 octobre 2018, p. 3.
8 Guillaume Berlat, Jupiter baise la babouche de MBS, www.prochetmoyen-orient.ch , 16 avril 2018.
9 Hedy Belhasine, La fin de Ben Salman pour un mort de trop, www.prochetmoyen-orient.ch , 15 octobre 2018, https://hybel.blogspot.com/2018/10/la-fin-de-ben-salman-pour-un-mort-de.html
10 Natacha Polony, Une piètre idée de la France, Marianne, 19-25 octobre 2018, p. 3.
11 Georges Malbrunot, La peur des opposants saoudiens après la disparition de Jamal Khashoggi, Le Figaro, 16 octobre 2018, p. 8.
12 La rédaction/Jean-Paul Pancracio, Du sang au consulat !, www.prochetmoyen-orient.ch , 15 octobre 2018.
13 https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/arabie-saoudite/evenements/article/disparition-de-jamal-khashoggi-declaration-conjointe-des-ministres-des-affaires
14 Sylvie Kaufmann, Pourquoi Khashoggi ?, Le Monde, 18 octobre 2018, p. 24.
15 Gilles Paris, La diplomatie du cynisme de Donald Trump, Le Monde, 19 octobre 2018, p. 3.
16 Thomas Cantaloube, Affaire Kashoggi : la nouvelle stratégie de la faute avouée à moitié pardonnée, www.mediapart.fr , 16 octobre 2018.
17 Benjamin Barthe, Le jeu ambigu de Trump et Erdogan dans l’affaire Kashoggi, Le Monde, 17 octobre 2018, p. 4.
18 Martine Gozlan, Affaire Kashoggi. Mohamed Ben Salmane, faux messie de l’Arabie, Marianne, 19-25 octobre 2018, pp. 32-33.
19 Les invités de LLC- Serge Sur : Un homme disparait : mais que fait Interpol ?, www.libertescheries.blogspot.com , 9 octobre 2018.
20 Hélène Sallon, L’Égypte réprime avec des blindés français, Le Monde, 18 octobre 2018, p. 5.
21 F.P., MBS est tombé sur un os, Le Canard enchaîné, 17 octobre 2018, p. 8.
22 Ali Baba, Agnès von der Mühll : la voix du Quai d’Orsay, www.prochetmoyen-orient.ch , 5 février 2018.
23 Ali Baba, Claire Landais, SGDSN ou la triple tyrannie, www.prochetmoyen-orient.ch , 12 mars 2018.
24 https://blog.andreicard.fr/a-propos-du-devoir-de-desobeissance-des-fonctionnaires/
25 J.-M. Th., Mimi-m’a-dit, la marchande de Macron, Le Canard enchaîné, 17 octobre 2018, p. 8.
26 Pierre Péan, Secrétariat général de la francophonie. Déshonneur français et bras d’honneur français, Marianne, 19-25 octobre 2018, p. 34.

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Source : Proche & Moyen-Orient, Ali Baba, 22-10-2018

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RGT // 23.10.2018 à 08h30

Cette triste affaire me rappelle étrangement l’affaire Anna Politkovskaïa, assassinée à Moscou, ainsi que celle d’autres “journalistes dissidents russes” dans des circonstances assez obscures.

Toute la “communauté internationale” s’était alors unanimement levée pour dénoncer immédiatement, sans délai et sans apporter le moindre argument “Vlad l’empaleur”® qui était formellement à l’origine de ces assassinats barbares.

Il en va de même pour l’utilisation d’armes chimiques contre des civils innocents par “Bachar le Boucher”®.

Dans le cas de Jamal Kasogghi, il faut attendre le résultat d’une enquête impartiale de l’Arabie Saoudite elle-même avant de faire la moindre déclaration.

Étonnant non ?

Nota : Je ne suis ni pro-Poutine, ni pro-Bachar, ni anti-MBS ni quoi que ce soit.

Je me pose juste quelques questions.

43 réactions et commentaires

  • RGT // 23.10.2018 à 08h30

    Cette triste affaire me rappelle étrangement l’affaire Anna Politkovskaïa, assassinée à Moscou, ainsi que celle d’autres “journalistes dissidents russes” dans des circonstances assez obscures.

    Toute la “communauté internationale” s’était alors unanimement levée pour dénoncer immédiatement, sans délai et sans apporter le moindre argument “Vlad l’empaleur”® qui était formellement à l’origine de ces assassinats barbares.

    Il en va de même pour l’utilisation d’armes chimiques contre des civils innocents par “Bachar le Boucher”®.

    Dans le cas de Jamal Kasogghi, il faut attendre le résultat d’une enquête impartiale de l’Arabie Saoudite elle-même avant de faire la moindre déclaration.

    Étonnant non ?

    Nota : Je ne suis ni pro-Poutine, ni pro-Bachar, ni anti-MBS ni quoi que ce soit.

    Je me pose juste quelques questions.

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    • Inox // 23.10.2018 à 16h29

      Trump l’a dit lui même, il ne faut pas trop se fâcher avec l’Arabie saoudite pour ne pas compromettre les dizaines de milliards de dollars de contrats avec eux. Et que la thèse de l’accident lui convenait donc très bien. (entendu à la radio il y a quelques jours… Hallucinant)
      Idem pour la France, qui va encore plus loin, en offrant même la légion d’honneur parfois.
      Le pouvoir de l’argent.
      C’est juste intéressant de voir le deux poids deux mesures concernant les sanctions, les unes de la presse, etc…
      De voir la manipulation d’opinion flagrante.
      Mais bon… Rien de nouveaux en même temps.
      On est juste un peu plus blasé de jour en jour.

        +6

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      • Fritz // 23.10.2018 à 17h10

        Non justement, il ne faut pas être blasé, car le Système veut une population blasée.
        Ou bien nous haïssons ces gens, et nous préparons leur perte ; ou bien nous les ignorons, nous les laissons à leur monde intégralement pourri.

          +6

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      • scc // 23.10.2018 à 18h56

        MBS est un salopard, mais c’est notre salopard.
        Ce n’est pas le cas de Vlad et de Bashar.
        La différence elle ne tient qu’à cela.

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        • Fritz // 24.10.2018 à 10h02

          Il y a peut-être une autre différence : Vlad et Bachar pourraient ne pas être des salopards, malgré tout ce qu’on nous raconte.

            +9

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    • g // 24.10.2018 à 11h14

      Ça rappelle aussi un peu l’affaire Ben Barka, non ?

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  • Joe Chip // 23.10.2018 à 08h53

    Une question me turlupine :
    Quand l’Arabie Saoudite tue PLEIN DE PERSONNES (femmes et enfants aussi) avec les armes qu’on leur vend, on ne suspend pas les ventes.
    Quand l’Arabie Saoudite tue UNE personne sans utiliser les armes qu’on leur vend, on suspend ou menace de suspendre les ventes.
    Les logiques humaines m’échapperaient-elles ?

      +58

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    • Patrick // 23.10.2018 à 09h53

      c’est vrai que dans le cas de Kashogghi , ils n’ont pas utilisé les armes que nous leur vendons , ça pourrait être considéré comme un manquement de leur part.
      quoique , la scie a peut-être été achetée chez Mr Bricolage ? cela mériterait une enquête.

        +21

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      • step // 23.10.2018 à 11h11

        c’est tout le problème ! si ils redécouvrent qu’on a pas besoin d’un drone et d’un missile au dessus du million d’euro pour dégommer de l’agitateur, nos marges vont fondre !

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    • Micmac // 23.10.2018 à 12h13

      C’est que les Saouds ont commis un crime inqualifiable : tuer un journaliste, qui écrivait dans le New York Times en plus!

      C’est pas comme tuer quelques dizaines de milliers de civils Yéménites, qui ne sont même pas premiers de cordée, ou financer des djihadistes dans le monde entier. Non, c’est pas pareil, parce que là, c’est vraiment abject. Sans compter que le “journaliste” en question était un ancien combattant barbu en Afghanistan (contre les méchant soviétiques), qui appuyait fidèlement les points de vu néocon dans ses papiers du NYT. S’il s’était agit d’un simple blogueur, 1000 coups de fouet et on en parlait plus…

      Je pense que si les Turcs n’avaient pas tout balancer, tout le monde aurait fermé les yeux. Les Turcs remontent dans mon estime sur ce coup là. Erdogan en veut toujours à l’Oncle Sam, et déteste les Saouds, il n’est donc pas si mauvais. Quiconque déteste ces barbares, le pire régime politique de la planète sans contestation possible, ne peut pas être entièrement mauvais. S’agit-il d’ailleurs vraiment d’un régime politique, cette pétaudière médiévale?

        +29

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  • LG // 23.10.2018 à 09h07

    Lorsque le quidam moyen, tel que je suis, se demande pourquoi nous n’envoyons pas bouler les Saoudiens (mise au ban international, sanctions financières, changement de régime, etc…) , on nous oppose systématiquement l’importance de ces sacro-saints contrats d’armes juteux qui participent au PIB et à la croissance de la France.
    Mais qu’en est-il vraiment? Quelqu’un a t-il enquêté? Quel est la part effective annuelle de ces ‘mirifiques’ contrats dans notre PIB, qui justifient que l’on s’assoit copieusement sur nos propres ‘valeurs’ au profit d’une bande de bédouins attardés. Il serait intéressant de répondre à cette question.
    Se pourrait-il que ces contrats ne soient que la partie émergé de l’iceberg, et qu’a travers eux l’AS soit plus pragmatiquement le fournisseur officieux de valises de billets destinées à financer les partis politiques de tous bords…?

      +39

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    • Pepin Lecourt // 23.10.2018 à 10h08

      Donner une explication purement économique me semble réducteur, ainsi la France et l’Europe ont accepté de très gros sacrifices économiques sur ordre des USA en votant les embargos avec la Russie puis en se soumettant à celui contre l’Iran.
      Il s’agit en fait de la volonté de puissance égémonique des USA qui exige l’encerclement, voire du démantellement de la Russie, de l’encerclement de la Chine et pour cela l’Arabie est un pion essentiel par sa situation, son influence sur les sunnites et son pétrole, il faut donc à la tête de ce régime des marionnettes sous contrôle , leurs dérapages anti droits de l’homme ne sont que peccadilles à côté de ces considérations.

        +24

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    • bobo1414 // 23.10.2018 à 11h53

      il est peut etre là le problème nous parlons toujours de valeurs (donc implicitement de choses que l on peut monnayer)il serait peut etre temps de revenir a des principes

        +7

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      • Chris // 23.10.2018 à 14h17

        Dites-vous bien que lorsque nos élus et hauts fonctionnaires parlent de “valeurs”, ils pensent aux valeurs boursières de leurs commanditaires.
        Sans eux, point de salut… ni de carrière !
        Les principes, c’est pour les sans-dents.

          +10

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    • Arnaud // 23.10.2018 à 14h05

      @LG, non, personne n’a enquêté et personne n’enquêtera.
      Secret défense et Droit des magouilles/affaires.
      Au choix.

        +6

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    • Casimir Ioulianov // 23.10.2018 à 16h33

      Le mot est le bon ; contrat “mirifiques”. De loin c’est beau mais de près il y a rien. Vu le climat local , ils en connaissent un rayon en mirages les Saouds …
      Le contrat est simple ; si vous fermez vos gueules sur ce qu’il se passe dans nos pays , vous aurez “peut être” quelques petro-dollars. Au final ça fait souvent plouf mais les commissions sont versées quand même.
      Parfois quand il y a pas mieux pour faire le job , ils achètent du matos Européen … mais c’est vraiment quand il y a besoin.

        +3

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    • bigglop // 24.10.2018 à 00h50

      Il y a un mot qui est devenu “tabou” : Rétrocommission”
      Il a vraiment disparu de la circulation, même avec toutes ces ventes de matériel matériel létal ou non (comme on dit) et tous nos élus, hommes d’affaires sont brusquement devenus vertueux et éthiques.
      C’est rassurant…

        +7

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    • charabia // 26.10.2018 à 23h58

      “on nous oppose systématiquement l’importance de ces sacro-saints contrats d’armes juteux qui participent au PIB »
      Pas systématiquement. Hollande n’a eu aucun remord à rembourser les russes pour les frégates. Faut dire aussi que les russes s’apprêtaient à faire avec des millions de morts avec en Crimée.”
      Ce charabia aurait-il un sens, si oui lequel?

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  • Patrick // 23.10.2018 à 09h17

    Le cas est complexe ..

    – vu le CV de Kassogghi , sa mort ne m’arrache pas des larmes . Ce gars a quand même soutenu les barbares qui égorgent tout le monde. Disons que le fait que les islamistes s’entretuent ne me gène pas outre mesure.
    – je suis naturellement non-interventionniste donc raison de plus pour ne pas me mêler de ce règlement de comptes entre barbares.
    – le soutien aux barbares et le fait de leur vendre des armes me gène beaucoup plus , mais ça fait un bon moment que ça dure , nos chers politiciens ont l’art de l’indignation sélective en fonction de leurs propres intérêts. Mais c’est vrai que l’Arabie Saoudite a des arguments solides en terme de barils de pétrole et de milliards de pétro-dollars.

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    • Chris // 23.10.2018 à 14h20

      A propos des pétro-dollars. Un regard sur les considérations distinguées :
      22 oct. 2018 – Arabie saoudite : le conte de 2 despotes (Justin Raimondo)
      https://original.antiwar.com/justin/2018/10/21/a-tale-of-two-despots/
      Kushner s’est vu confier le portefeuille saoudien – nous n’avons même pas d’ambassadeur à Riyad grâce à l’obstructionnisme démocratique – et il a tout gâché.
      Kushner a exhorté le président à défendre MbS, mais cela ne suffira pas. Surtout depuis que les Saoudiens ont ouvertement menacé de hausse des prix du pétrole.

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  • Bordron Georges // 23.10.2018 à 09h30

    Ce qui m’étonne le plus c’est qu’on s’étonne! Tout était couru d’avance: le cinéma de Trump qui exprimait sa réprobation en demandant que toute la vérité soit faite, les termes diplomatiques des petits valets français, britanniques et allemands. Chacun exécute son rôle dans la part du théâtre qui lui est confiée. Ce qui compte au Moyen-Orient: le combat d’Israël et le pétrole et ses pétrodollars. Reste à savoir quel est le metteur en scène.
    Quant à Macron, son attitude est dans sa nature et ses discours sont des impostures (qui, comme pour tous les derniers présidents, ne sont pas de lui). Je ne l’ai jamais écouté ça m’aurait fait vomir

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  • Kiwixar // 23.10.2018 à 10h12

    Le Quai Dorcel : froc baissé et avec vaseline.

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  • Pepin Lecourt // 23.10.2018 à 10h17

    Pour Skrippal le coupable fut immédiatement trouvé malgré des preuves plus que douteuses et une floppée de diplomates Russes expulsés par l’occident.
    Pour Kassogghi alors que la responsabilité du régime saoudien apparait plus que probante, quelles précautions, quelle danse du ventre, on demande une enquête rigoureuse….à l’Arabie, on n’a pas pris toutes ces précautions avec Moscou pour Skrippal et on ne lui a pas demandé de conduire l’enquête, on le lui a même refusé d’y participer quand au diplomates saoudiens en occident personne ne les dérange.

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  • Patrick // 23.10.2018 à 10h19

    Nous avons l’habitude de voir nos dirigeants et nos diplomates en train de baisser leur froc.
    Le problème est de savoir si en plus ils baissent leur froc à bon escient.

    Ca commence à chauffer pour le pouvoir en place en Arabie Saoudite et si le bien-aimé MBS ( loué soit son nom !! ) va sauver ses miches au milieu de tout cet imbroglio ou si il va être mis à l’écart par sa multitude de frangins, cousins, tontons flingueurs … ( mise à l’écart à la scie circulaire ? )

    On pouvait penser que les USA essayaient de le couvrir mais Trump semble changer de discours.
    https://www.youtube.com/watch?v=A75c9kImXGM&feature=youtu.be

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    • step // 23.10.2018 à 11h15

      oui, d’autant plus que si j’en crois mes informations, il serait très judicieux de se pencher sur l’ordre de succession de MBS, car en toute logique, il n’est pas le premier sur la liste.
      Avec ce genre de scandales, il pourrait bien que cette information refasse surface…

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  • Macarel // 23.10.2018 à 10h37

    Le monde politique est un monde violent. Le monde de la géopolitique est encore plus violent.
    Violent, car toute lutte pour le pouvoir est violente. La démocratie a été inventée pour rendre cette lutte moins violente, plus policée : substituer la joute oratoire, le débat d’idées, et la sanction par un vote, aux lettres de cachet, à la dague des spadassins, aux dragonnades d’un pouvoir central absolu.
    Pour ce qui est de l’Arabie Saoudite, Etat féodal non démocratique, les moeurs en terme de violence, y sont
    équivalentes à ce qui se pratiquait chez nous au temps de Louis XI par exemple.
    Ceci dit, il serait plus juste de parler de différentes formes de démocraties, plus ou moins dégénérées.
    Les nôtres sont tiraillées entre les valeurs universelles “droit de l’hommiste” qu’elles proclament, et leurs intérêts économiques bien compris. Et vis à vis de l’Arabie saoudite, c’est le second aspect des choses qui prévaut : approvisionnement en or noir et contrat en pétrodollars obligent. Trump est au moins très clair à ce propos.

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  • christian gedeon // 23.10.2018 à 11h02

    Les états sont des monstres froids. Et tiens,je ne lis personne critiquer Erdogan qui s’érige en défenseur tous azimuts des droits “humains “… sans rire. Ni d’ailleurs se demander ce qui est arrivé à l’ancien(on peut dire çà comme çà maintenant je crois) directeur chinois d’Interpol,disparu corps et biens…ni poser la question du suicide de l’opposant vénézuélien qui s’est “suicidé ” en sautant du neuvième étage…etc… à chacun ses d”droits humains “,décidément. Vérité en déçà,erreur au delà,hein?

      +3

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    • Patrick // 23.10.2018 à 11h34

      il semblerait que le commando saoudien qui a un peu bousculé Kashogghi soit aussi victime de quelques accidents d’avion et de voiture. pas de bol quand même !!

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  • Dimitri // 23.10.2018 à 11h26

    Sans attendre les complets résultats de l’enquête, les USA, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et la plupart des pays membres de l’UE ont décidé de renvoyer de 2 à 60 diplomates Saoudiens.

    Ah non, ce n’est pas (et ne sera pas) le cas? Je me demande bien pourquoi.

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  • jules vallés // 23.10.2018 à 12h04

    “C’est une vieille tradition du Quai d’Orsay de baisser son froc »
    “Pour en revenir à Agnès von der Mühl, certains de ses collègues s’étonnent de son subit embonpoint…”
    Relation de cause à effet?
    Plaisanterie mise à part, je cherche à sourire pour m’empêcher de vomir.. beurk!
    Dans quel monde vit-on ?

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  • Fritz // 23.10.2018 à 14h33

    Oh oui, Salman, mets-moi bien profond, je suis du Quai d’Orsay et j’aime me faire enfiler.

    Désolé pour ce commentaire obscène, mais il me semble approprié à cette situation abjecte.

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    • Marie // 23.10.2018 à 21h15

      Décidément la lettre d’Onfray aura mis le doigt oû il faut
      et inspirer un style qui pourrait rester dans les annales…oui je sais ce n’est pas bien élevé
      mais c’est bien là oû se situe cette affaire,
      sur laquelle on tira la chasse d’eau, aprés quelques remous hop terminée.

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  • JS // 23.10.2018 à 15h26

    C’est le moment de recommander la lecture de “The rise, corruption and coming fall of the Saudi house” de Said Aburish, ouvrage beaucoup plus complet que celui de Bressot qui raconte tous les incroyables méfaits de cette famille, du moins jusqu’en 1994.

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  • chr bernard // 23.10.2018 à 19h34

    D’un autre côté — je vais me faire hurler dessus, c’est sûr — est-on prêt à une crise économique monstre liée à une flambée du prix du pétrole, entraînant une crise financière etc ?

    Le plus scandaleux ne serait-il pas qu’on passe son temps à faire semblant que le monde est régi par la morale, alors qu’il l’est (pour notre plus grand confort, voire pour notre survie) par la ‘real politik” ?

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  • Jérôme // 23.10.2018 à 22h22

    Je trouve surréaliste et indécent de faire un tel fromage pour l’assassinat suivi de la mise en pièces certes barbare d’une personne qui était tout de même un agent triple et une belle ordure cautionnant la guerre d’agression contre le malheureux Yémen qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts et menace des millions de famine.

    Quand à côté c’est quasiment silence radio sur le malheureux Yémen.

    Khashoggi était un agent d’une autre faction saoudienne, celle du prince Turki ben Faïçal, précédent prince héritier du trône évincé au profit de MBS. Turki a été pendant 22 ans à la tête des services secrets saoudiens. Et il était le favori des USA, quand MBS incarne une ligne saoudienne plus indépendante.

    Khashoggi était aussi un partisan des frères musulmans, appuyé à ce titre par le prince Al Walid, par Erdogan et par le Qatar.

    Khashoggi était aussi le neveu d’un des plus gros marchands d’armes du Miyen-Orient.

    Khashoggi avait, aussi, été un proche et un soutien de Ben Laden dans toutes les années 1980 et 1990.

    En résumé, Khashoggi était un pion, un intermédiaire et un porte-voix de diverses factions. Et à force de manger à tous les râteliers et à trop l’ouvrir, il a fini par être liquidé par une faction.

    Cela arrive quand on décide de jouer à ce jeu-là.

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    • christian gedeon // 24.10.2018 à 10h13

      Bravo monsieur…je m’appretais à dire qui était ce “journaliste indépendant”” qui soulève une telle indignation. En fait,c’était un ,pardonnez et que Dieu ou Allah ou qui on voudra ,ait son âme,un enfoiré. Alors çà suffit comme çà les pleurnicheries. Un washingtonpostien. Un de ceux qui veulent foutre à tout prix le merde en Arabie,quel qu’en soit le prix. Il a été du sérail et en a plus que largement profité. Son assassinat,en Turquie,est n’en doutez pas une seconde,un message clair adressé à Erdogan…pas par MBS à mon avis,qui a bien assez de soucis comme çà avec son aventure yéménite. Mais par “les familles” princières. Comme d’habitude “l’émotion ” a précédé la réflexion…sur cet assassinat précis,les loups se sont mangés entre eux…

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  • AH-M // 24.10.2018 à 02h17

    Mais que voulez-vous, on est au “Pays des Centimards” et non pas de l’Euro.

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  • moshedayan // 24.10.2018 à 14h59

    RGT , je vous dis seulement ce détail : l’affaire A. Politkovskaya s’inscrit dans la période “eltsinienne” (ou post-eltsinienne), à ce jour personne -si elle est honnête, n’a de preuves précises pour amender ou impliquer le président V. Poutine dans cette affaire. On saura un jour la vérité, je le crois quand “l’enjeu Poutine” sera dépassé (et plutôt selon moi si la Russie a la chance de poursuivre avec un successeur encore plus inflexible – donc quand le camp “Eltsin” aura été définitivement chassé des affaires publiques à Moscou)

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  • Tityre // 25.10.2018 à 07h54

    Combien de fois ai-je eu honte en voyant la lâcheté de la diplomatie française? Cela a commencé lorsque j’ai découvert dans quelles conditions mon pays s’est désengagé de la protection des populations chrétiennes de l’est de la Turquie après la première guerre mondiale dans le but de faire des affaires avec le nouveau pouvoir en place. Aujourd’hui, et depuis plusieurs années le même écœurement me prend. Dommage que l’article ait été repris avec la grossière faute de grammaire dès la première ligne.

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    • christian gedeon // 25.10.2018 à 17h14

      Monsieur…c’est depuis François er,le roi félon et sans parole,que nos relations avec l’Ottomanie sont des plus suspectes…l’or ottoman,puis turc a fait merveilles. je rappelle que le sandjak d’Alexandrette a été littéralement vendu aux turcs par nos héros de la première guerre mondiale,au premier rang desquels ce héros national de Clémenceau. Le même qui a empêché l’armée française d’envahir le reich une bonne fois pour toutes,et de redécouper le territoire germanique en en séparant la Bavière…Clémenceau? le monsieur qui nous a valu la deuxième guerre mondiale! j’assume complètement ce que je dis…et quelque part,même si je ne suis pas fan,il est bon que Zemmour ait repris cette vérité longtemps cachée,et que je connais depuis longtemps.

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  • christian gedeon // 25.10.2018 à 17h22

    J’ai tout lu,et je suis partagé entre l’envie de rire et un certain énervement quant au deux poids ,deux mesures. Disparition du directeur d’Interpol en Chine….normal. Disparition de Kashoggi,quel scandale! Arrêtez un peu les gars!Arrêtez un peu! je vais être totalement cynique,au sens moderne du terme. Ce sont des affaires intérieures chinoises et saoudiennes. Point Barre.

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