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27.juillet.202127.7.2021 // Les Crises

Les Autoritaires : L’échelle du fascisme – Horizon Gull – Partie 2

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Source : Horizon Gull – YouTube

0:00 Introduction
3:51 Construction de l’échelle F
18:36 Quelques résultats
25:10 Les entretiens cliniques
41:31 Critiques et limites
52:15 A l’épreuve du fascisme
1:04:29 Crédits de fin
1:05:42 Prochainement, dans la 3e partie

Première partie : https://youtu.be/2__Dd_KXuuU

Dans la première partie des Autoritaires, nous avons présenté les premiers travaux d’Adorno et de ses collègues, travaux visant à saisir et à comprendre la personnalité autoritaire potentiellement fasciste. Pour cela, les chercheurs ont mis au point trois échelles de mesure : l’échelle de l’antisémitisme, l’échelle de l’ethnocentrisme et l’échelle de conservatisme politico-économique.

Ces trois échelles vont ainsi leur permettre de construire une quatrième échelle : l’échelle F. Cette deuxième partie se consacre à cette échelle du fascisme, échelle qui permettra aux chercheurs de sélectionner des hauts scores afin de s’entretenir avec eux, comprendre comment ils pensent et de quelles manières ils en sont venus à soutenir des opinions autoritaires.

L’échelle F sera par la suite mise à l’épreuve, notamment auprès de partisans fascistes, tels que les soutiens au politicien britannique Oswald Mosley, ou encore auprès d’anciens SS et membres de la Wehrmacht. Dans cet épisode, nous expliquerons les critiques et limites de ces travaux préliminaires, afin de saisir les raisons qui amèneront les chercheurs à proposer des théories et échelles alternatives, jusqu’à la redynamisation des recherches sur l’autoritarisme avec les travaux de Bob Altemeyer.

Source : Horizon Gull – YouTube – 04-07-2021

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Commentaire recommandé

antoniob // 27.07.2021 à 08h15

Mmmh, à la base, au sujet de régimes «autoritaires» on peut commencer par examiner ce qu’il en est des implémentations réelles du concept de démocratie ….
Ostrogorski dans ‘ La democratie et l’organisation des partis politiques.’ détallait de visu (séjours en GB et aux EEUU) comment les partis deviennent des clans autonomes sans rapport à l’électorat. Un état n’a pas besoin d’exercer un autoritarisme policier de terrain fort pour être une tyrannie, il suffit que des clans accaparent les structures du pouvoir avec des spectacles électoraux plus ou moins contrôlables pour donner le change. La presse système est là dans le rôle du clergé dans l’Ancien Régime pour distillet au bon peuple un discours religieux où ‘démocratie’ remplace ‘Paradis’ pour tenir les gens en ordre béat.

15 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 27.07.2021 à 07h45

    USA 1939: déjà c’était la faute à Moscou!

    Si j’ai tout suivi, le régime français est autoritaire (« l’obéissance et le respect de l’autorité », « soumission à l’autorité », « la tendance à vouloir surveiller, condamner, refuser, punir », etc.) et donc fasciste!

    Encore bravo!

      +8

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  • antoniob // 27.07.2021 à 08h15

    Mmmh, à la base, au sujet de régimes «autoritaires» on peut commencer par examiner ce qu’il en est des implémentations réelles du concept de démocratie ….
    Ostrogorski dans ‘ La democratie et l’organisation des partis politiques.’ détallait de visu (séjours en GB et aux EEUU) comment les partis deviennent des clans autonomes sans rapport à l’électorat. Un état n’a pas besoin d’exercer un autoritarisme policier de terrain fort pour être une tyrannie, il suffit que des clans accaparent les structures du pouvoir avec des spectacles électoraux plus ou moins contrôlables pour donner le change. La presse système est là dans le rôle du clergé dans l’Ancien Régime pour distillet au bon peuple un discours religieux où ‘démocratie’ remplace ‘Paradis’ pour tenir les gens en ordre béat.

      +19

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  • Christian Gedeon // 27.07.2021 à 09h21

    Assommant ! Ce qui est extraordinaire avec les «  penseurs » de la fin du XIX ieme et du XX ieme c’est qu’ils croient dur comme fer avoir inventé l’eau chaude. Le tout dans un langage alambiqué ( comment dire en dix phrases ce qui peut être exprimé clairement en quelques mots) . En mélangeant allègrement couscous cassoulet et choucroute et en invoquant le mantra «  fasciste » en continue. L’analyse historique? On s’en fout! La succession des événements? On s’en fout! C’est pathétique. Et alors ces tableaux et ces graphiques ! Encore des fatigues du cerveau qui veulent mettre l’être d’humain en équation. En vérité moi je vous dis que l’être humain n’a pas fini de vous étonner. Charlatans!

      +12

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    • gracques // 27.07.2021 à 10h15

      Sans être en désaccord avec vous , je dirais que’l’absence de dimension historique ou événementielle dans l’analyse ne disqualifié pas automatiquement une tentative de découverte de schémas sinon anhistoriques du moins persistants.
      Mais bon, le choix meme des auteurs de la série est de montrer une histoire des recherches et par la démontrent même sans’le vouloir que le glissement vers un régime autoritaire n’est pas un’problème psychologique ,.mais de processus historique.

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      • Christian Gedeon // 27.07.2021 à 13h51

        Mais ces schémas n’ont rien de persistants. Seule la violence dans les rapports humains est une constante depuis la nuit des temps et les méthodes innombrables de domination qui vont avec. Le compteur mental de ces logorrhéiques commence et s’arrête avec le fascisme. Dont manifestement ils n’ont qu’une connaissance d’une atterrante superficialité. Donc je maintiens,des charlatans.

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        • Incognitototo // 27.07.2021 à 15h40

          À la lecture de votre premier commentaire, je me demandais à quelles « brillantes lumières » vous pouviez faire référence pour rejeter en bloc les analyses proposées dans ces vidéos… qui en plus ont le mérite d’exposer en quoi, les théories présentées ont des limites et des biais.

          Mais votre second commentaire apporte peut-être une réponse… Le refus de la complexité (par exemple en réduisant tous les problèmes humains à la violence) est assurément un critère pour déterminer que sur l’échelle proposée vous seriez probablement dans les « hauts scores »… mais je peux évidemment me tromper comme tous les « charlatans » que vous refusez d’entendre puisque vous détenez seul la vérité.

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          • Christian Gedeon // 28.07.2021 à 09h58

            Ah… nous y voilà. Le refus de la complexité. Complexité le mot magique de notre époque depuis un demi siècle. La justification ultime du logos ininterrompu. On se croirait dans un de ces nombreux feuilletons us dans lesquels les héros et moins héros sortent toutes les cinq minutes it is very complicated…en l’espèce ça va jusqu’à une classification de l’être humain à sa sensibilité au fascisme! Ben voyons! O tempora ô mores. Vous comptez mettre en place un pass sanitaro politique?

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            • Incognitototo // 28.07.2021 à 14h03

              À défaut d’un pass politique anti-fasciste, une Constitution modifiée pour qu’elle puisse se défendre par elle-même de tous les fascismes devrait suffire ; tandis que des cours pour apprendre à vivre ensemble pour les plus jeunes ne seraient pas inutiles.

              Pour les plus vieux, il est inutile d’essayer de soigner des gens qui ne le veulent pas : les malades mentaux (que nous sommes tous) les plus difficiles et les plus atteints pensent toujours que ce sont les autres qui ont des problèmes, et ce n’est pas une légende.

              Quant à savoir ce que vous proposez et pensez vraiment à part votre mépris pour les « logos », à l’évidence on ne le saura pas… Juste un rappel : pas de logos, pas d’humanité. Mais peut-être confondez-vous logos et logorrhée, dans ce cas il faut consulter, car trouver tout inintelligible est un des signes d’une possible atteinte neuronale…

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  • un citoyen // 27.07.2021 à 14h51

    Il y a un truc auquel je ne suis pas d’accord avec cette échelle F : L’interprétation de la volonté.
    Lire un livre jusqu’au bout, peindre un mur complètement, arriver à monter sur un sommet en montagne, … sont-ils nécessairement des signes que l’on souhaite s’élever dans la hiérarchie sociale et/ou vouloir entrer dans le cheminement de la posture autoritaire ? La volonté ne peut-elle pas avoir une vocation simplement émancipatrice ou pratique, indépendamment du regard des autres (ex : si je ne termine pas la peinture de mon mur dans la semaine, je vais être embêté pour la suite ou si je ne travaille pas suffisamment mes leçons de piano, je ne pourrais pas bien en jouer) ?

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  • Incognitototo // 27.07.2021 à 15h13

    Soyons indulgents sur la forme, ainsi que sur le ton sentencieux, pompeux et fatigant qui donnent envie de zapper…

    Oui, certains positionnements et/ou opinions politiques (fascisme, racisme, et cetera) ne sont que des symptômes de problèmes mentaux, la plupart issus de l’éducation reçue ; tous ceux qui ont un peu travaillé sur eux ont éprouvé ce fait et le savent.

    Alors un grand merci à « les Crises », c’est vraiment bien de proposer ces connaissances-là à tous. Et comme dirait l’autre, « on mourra moins bête, mais on mourra quand même ».

    Je suis pourtant étonné que dans cette somme de connaissances proposées et expliquées, ne figure pas l’analyse systémique. C’est pourtant une grille d’analyse essentielle pour comprendre, entre bien d’autres, pourquoi on préfère continuer à faire toujours plus de la même chose (nos conditionnements et réponses stéréotypées, ou homéostasie) plutôt que d’innover en apportant de nouvelles réponses (morphogénie).

    Je suggère pour une prochaine série les approches de Vincent de Gaulejac qui avec de nombreux autres systémistes (Bateson, Watzlawick, Palazzoli, et cetera, et cetera) ont révolutionné ma vie, ainsi que ma vision des organisations et des problèmes humains.

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  • Calal // 27.07.2021 à 16h53

    Cette série me fout personnellement les jetons.je ne peux m’empêcher de penser que si j’étais un dominant,je ferai l’échelle des rebelles avec des questionnaires qui me permettrait de déterminer qui est susceptible de me désobéir. Après j’utiliserai cette échelle en douce sur les réseaux sociaux par exemple pour identifier tous ces mauvais sujets. Puis je purgerai ces gens de tous les emplois sous divers prétextes ….

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  • Cévéyanh // 27.07.2021 à 19h41

    Pour compléter cette vidéo, voici une autre du résumé, de l’analyse et critique de Michel Drac (blogueur et essayiste) du livre d’Andrew Lobaczewski (psychiatre polonais qui a connu les régimes communiste et nazisme) : « la ponérologie politique » (étude de la genèse du mal appliqué à des fins politiques). https://www.youtube.com/watch?v=uFDS84er2K8

    Lobaczewskil a analysé la société polonaise et a formé une théorie : toute société fonctionnerait selon un cycle de 4 phases (« temps heureux », constitution des associations ponérogéniques, constition de la pathocratie, constitution du contre-pôle anti-pathocratique). Pour lui, toute société passerait par la pathocratie : « système qui est assuré par le pouvoir de gens psychiquement malade et qui vont répondre des pathologies pour régner à travers elle ».

    L’autoritarisme amène à la pathocratie. Cela viendrait d’abord de la réalité qui vient percuter pendant le « temps heureux ». Au lieu de l’admettre et s’y affronter et chercher des solutions, une partie de la politique la cache. Cela entraîne des effets sur la société petit à petit et à tout niveaux (relations entre les gens, dans des associations, dans des entreprises…). Des personnes psychiquement malade arrive alors à intérresser des gens qui cherche la réalité, puis seraient trompés par leur mensonges. Certaines personnes commenceront à avoir des pathologies car elles sont en relation (seront « affectées ») avec ces personnes psychiquement malade.
    (1/3)

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    • Cévéyanh // 28.07.2021 à 19h30

      J’ai écrit : »puis seraient trompés par leur mensonges », c’est-à-dire des gens qui cherchent la réalité seraient trompés par les mensonges des personnes psychiquement malade.
      Tout le monde ne serait pas « affecté ». Certaines personnes ne le seraient pas car elles ont une expérience avec ce genre de personnes ou comprennent le mécanisme « d’affectation » des pathologies.
      —————
      Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis,
      Ce que vous avez envie d’entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, ce que vous comprenez,
      Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
      Mais essayons quand même… (Bernard Weber)

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  • Cévéyanh // 27.07.2021 à 19h53

    Michel Drac essaye de faire une analyse contemporaine sur la France et pense que la société se trouve dans les quatre cycles en même temps sur différents aspects et se demandent comment cela se fait que le quatrième cycle arrive pour en contrer certains alors que tout n’est pas constitué en pathocratie. Peut-être que l’apparition d’internet y joue un rôle ?

    Il y a un autre « biais » qui est « la morale des hooligans ». D’après le psychologue Jonathan Haidt, « nous avons tous en nous un altruisme envers nos semblables » (« considérant qu’Homos Sapiens a avant tout subie une sélection de groupe ») et « notre morale instinctive inclut aussi un rejet de ceux qui ne sont pas nos semblables. » Lê (Sciences4all) l’explique sur cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=ki26tUbxpnU

    Benjamin Cohadon rappelle, dans cette deuxième partie de sa conférence gesticulée (sur l’idéologie médicale), le programme du Conseil National de la Résistance (CNR), en France, qui est « une réflexion sur ce qui doit être fait pour que le facisme, pour tout ceux qui se sont battus contre le facisme, ne l’ai pas fait pour rien ». « Le facisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-même se nourrissent de l’injustice social. » C’est contre cela qu’est créée la Sécurité Sociale en France. https://www.youtube.com/watch?v=_6bQtHafQ74
    (2/3)

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  • Cévéyanh // 27.07.2021 à 20h04

    C’est une vidéo datant de 2012 et est encore d’actualité en cette période.

    Des mots qui doivent nous faire prendre conscience et le faire prendre aussi aux autres pour ne pas tomber dans ces travers négatifs humaines. Nous, tous et toutes, sommes susceptibles d’y tomber ou d’y être entraînées par des gens, petit à petit, si nous ne prenions pas garde. La colère est certainement justifiée. Pour autant, ne devons-nous pas essayer ne pas se faire envahir par cette émotion pour ne pas devenir intolérants et intolérantes (puis violent ou justifiant la violence) ? Ne devons-nous pas choisir un chemin pour faire prendre conscience aux autres de la cause de notre colère (rendre les autres empathiques et non antipathiques) ? Essayer de comprendre la vision des autres pour être plus empathiques et bienveillant/bienveillantes ?
    (3/3)

      +1

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