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2.novembre.20182.11.2018 // Les Crises

Les « bases » de l’ère à venir peuvent déjà être discernées, par Alastair Crooke

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Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 26-09-2018

Dans son autobiographie, Carl Jung parle d’« un moment d’une clarté inhabituelle », au cours duquel il a eu un étrange dialogue avec quelque chose en lui : Dans quel mythe l’homme vit-il aujourd’hui, s’est interrogé son moi intérieur ? « Dans le mythe chrétien : Tu vis dedans ? » (s’est demandé Jung. Et pour être honnête avec lui-même, la réponse qu’il a donnée était « non ») : « Pour moi, ce n’est pas ce que je vis ». Alors n’avons-nous plus aucun mythe, demanda son moi intérieur ? « Non », répondit Jung, « évidemment non ». Alors qu’est-ce que c’est, de quoi vis-tu demanda son moi intérieur ? « C’est à ce moment-là que le dialogue avec moi-même est devenu inconfortable. J’ai arrêté de penser. J’étais dans une impasse », conclut Jung.

Beaucoup aujourd’hui, ressentent la même chose. Ils ressentent un vide. L’ère de l’après-guerre – c’est peut-être le phénomène des Lumières européennes lui-même – qui a fait son temps, pensent les gens. Certains le regrettent ; beaucoup d’autres en sont troublés – et se demandent ce qu’il adviendra ensuite.

Nous vivons un moment de déclin de deux projets majeurs : le déclin de la religion révélée, et – simultanément – du discrédit de l’expérience de l’utopie laïque. Nous vivons dans un monde jonché de débris de projets utopiques qui – bien qu’ils aient été formulés en termes laïques, qui nient la vérité de la religion – étaient en fait les véhicules de mythes religieux.

Les révolutionnaires jacobins ont lancé la Terreur comme châtiment violent contre la répression de l’élite – inspirée par l’humanisme des Lumières de Rousseau ; les bolchéviks trotskystes ont tué des millions de personnes au nom de la rééducation de l’humanité par l’Empirisme scientifique ; les Nazis ont fait la même chose au nom du « racisme scientifique (Darwinien) ».

Le « mythe » millénaire américain d’hier et d’aujourd’hui était (et est toujours) enraciné dans la croyance fervente en la destinée manifeste des États-Unis et n’est, en dernier ressort, rien d’autre qu’un exemple particulier dans une longue série de tentatives visant à imposer une rupture destructrice dans l’histoire (à travers laquelle la société humaine serait ensuite reconstruite).

En d’autres termes, tous ces projets utopiques – tous ces successeurs du mythe judaïque et chrétien apocalyptique – ont vu une humanité collectivement poursuivre son chemin jusqu’à un point de convergence, et vers une sorte de Fin des Temps (ou Fin de l’Histoire).

Eh bien… nous ne vivons plus ces mythes maintenant : Même l’utopie laïque ne fera plus « l’affaire ». Elle ne comblera pas le vide. Les certitudes optimistes liées à l’idée de « progrès » linéaire ont été particulièrement discréditées. Alors, selon quoi vivrons-nous ? Ce n’est pas un débat ésotérique. Ce sont des questions d’histoire et de destin.

Les élites décrient tout ce qui est « alternatif » – comme « populisme » ou « illibéralisme ». Pourtant, ils refusent de voir ce qui se trouve devant eux : Certaines valeurs émergent. Qu’est-ce que c’est ? Et d’où viennent-elles ? Et comment pourraient-elles changer notre monde ?

La « valeur » la plus évidente est l’émergence du désir global de vivre dans et par sa propre culture – de vivre, pour ainsi dire, d’une manière culturelle différenciée. C’est une notion de cultures, autonomes et souveraines, qui cherchent à recréer une culture particulière – dans son cadre traditionnel d’histoire, de religiosité et de liens de sang, de terre et de langue. La question de l’immigration, qui divise l’Europe, en est l’exemple évident.

Ce que cette « valeur » laisse entendre, cependant, ce n’est pas seulement un simple tribalisme, mais aussi une autre façon d’envisager la souveraineté. Elle englobe l’idée que la souveraineté s’acquiert, par l’action et la pensée souveraine. Ce pouvoir souverain naît de la confiance d’un peuple qu’il possède sa propre histoire distincte et claire, son héritage intellectuel et son propre bagage spirituel sur lequel s’appuyer pour se différencier.

Nous parlons ici d’une culture « vivante » solide qui est le fondement de la souveraineté personnelle et communautaire. C’est un rejet clair de l’idée que le cosmopolitisme de « melting-pot » peut engendrer une véritable souveraineté.

C’est, bien sûr, l’inverse de la notion mondialiste d’une « humanité » convergeant vers des valeurs communes, convergeant vers une « manière d’être » unique, neutre et apolitique. Dans l’ancienne tradition européenne, l’« Homme » – en tant que concept – n’existait tout simplement pas. Il n’y avait que des hommes : Grecs, Romains, barbares, Syriens, etc. Cette notion s’oppose de toute évidence à l’« Homme » universel et cosmopolite. La reprise de ce type de pensée, par exemple, sous-tend la notion eurasienne de la Russie et de la Chine.

Une deuxième valeur émergente vient du désenchantement global par rapport au style occidental de pensée mécanique à voie unique qui ramène toutes choses à une unicité de sens (supposément empirique) qui, une fois imprimé dans le moi, donne un sentiment inébranlable quant à sa propre certitude et conviction (au moins pour celui qui pense en Européen occidental) : « Nous » exprimons une « vérité », alors que les autres, babillent et mentent.

Le revers – l’ancienne tradition européenne – est la pensée conjonctive [inter-disciplinaire : NdT]. La culpabilité, l’injustice, la contradiction et la souffrance existent-elles dans ce monde ? Oui, proclame Héraclite, mais seulement pour l’esprit limité qui voit les choses séparément (de manière disjonctive), et non liées entre elles, et non intuitivement interconnectées : un terme qui implique non pas une « saisie » du sens, mais plutôt une « appréhension » douce et puissante de ce dernier par son acception.

Qu’est-ce que cela a à voir avec le monde d’aujourd’hui ? Eh bien, c’est ce que pensent aujourd’hui les dirigeants néo-confucianistes et chinois. L’idée du Yin et du Yang, et leur pouvoir latent de créer et être en harmonie, sous-tend toujours les notions chinoises de politique et de résolution des conflits. Idem pour la philosophie chiite et l’eurasianisme russe. C’était aussi ce que pensaient les Européens : Pour Héraclite, tous les opposés polaires se constituent en interagissant les uns avec les autres et s’harmonisent d’une manière invisible à l’œil humain.

Cette perspective « autre » se trouve précisément derrière la valeur multilatérale de l’Ordre mondial. L’acceptation de la nature multi-aspects de toute personne, ou tout peuple, échappe à l’obsession dominante de réduire chaque nation à une unicité de valeur et à une unicité de « compréhension ». Le terrain de la collaboration et de la conversation s’élargit donc au-delà de « l’un ou l’autre » pour englober les différentes strates d’identités (et d’intérêts) complexes. C’est, en un mot, la tolérance.

Ensuite, il y a d’autres valeurs : la Poursuite de la justice, de la vérité (au sens métaphysique du terme), de l’intégrité, de la dignité, d’un comportement résolu et de la connaissance et de l’acceptation de ce que vous êtes. Ce sont toutes des valeurs éternelles.

Et voilà où je veux en venir : La disparition dans la modernité de toute norme extérieure ou « mythe », au-delà du conformisme civique, qui pourrait guider l’individu dans sa vie et ses actions ; et l’éviction forcée de l’individu de toute forme de structure (classes sociales, Église, famille, société et genre) a généré un « retour en arrière » vers ce qui était toujours latent, même si à demi-oublié, et d’une manière ou d’une autre inévitable.

L’aspiration à ces anciennes normes – même si elles sont mal comprises et mal articulées – représente « une plongée » dans ces anciennes « mémoires », qui persistent encore au plus profond de l’être humain – c’est un « retour » vers l’être à nouveau « dans et du » monde. C’est ce qui se passe de diverses manières, partout dans le monde.

Bien sûr, « l’Ancien » ne peut pas être un retour à l’identique. Il ne peut s’agir de la simple restauration de ce qui fut autrefois. Il faut le faire sortir de notre propre décomposition, du cœur de nos ruines, comme s’il s’agissait d’un « jeune » qui revient à la maison, c’est l’éternel retour.

C’est vrai, mais néanmoins, ces nouvelles idées anciennes vont envahir et défier le monde libéral existant. Notre cadre économique actuel a été largement hérité d’Adam Smith. Et qu’est-ce que c’était sinon rien d’autre qu’une transposition directe de la philosophie politique de John Locke et John Hume (ami proche de Smith) ? Et à quoi pensaient Locke et Hume, sinon à l’histoire, en termes politiques et économiques, de la victoire protestante sur l’idée catholique d’une communauté religieuse – dans le sillage des traités de Westphalie ? [Ces traités ont mis fin à la guerre de Trente Ans et sont à l’origine de l’ État moderne séculier : NdT]

Inévitablement donc, des valeurs différentes dictent des modèles différents : Quels types de modèles les valeurs émergentes préfigurent-elles alors ? Tout d’abord, on assiste à un glissement du monde non-occidental, loin du brouillage de l’« identité et du genre » , vers un retour à une compréhension nuancée de ces aspects, à la centralité de la famille, et à la nécessité d’accorder de l’estime à tous, quelle que soit leur place, dans la pyramide de l’existence. En matière de gouvernance, comme en économie, la « valeur » directrice est une interprétation différente du pouvoir. Le mythe chrétien latin de l’amour, de tendre l’autre joue, de l’humilité et de l’abandon de la puissance matérielle, est en contraste avec l’ancienne notion de conduite « virile » qui prêchait quelque chose de bien différent : Résistez à l’injustice et poursuivez votre « vérité ». Elle était donc naturellement politique et possédait une éthique dans laquelle le pouvoir était un attribut normal.

Cette ancienne expression du pouvoir est née aujourd’hui de l’idée qu’un peuple mentalement « actif » ayant réveillé sa vitalité et sa force culturelle peut l’emporter sur un État beaucoup plus riche et mieux armé – mais qui a plongé son peuple dans un paisible sommeil – et l’a privé de sa vitalité.

Ainsi, que ce soit en gouvernance ou en économie, les structures sont susceptibles de refléter les principes d’autonomie et de retour à la souveraineté de la nation et du peuple, et la notion que l’organisation de la société a toujours été destinée à être le champ naturel de l’épanouissement personnel d’un homme ou d’une femme – un Homme capable de trouver sa propre force et de se trouver – étant lui-même son propre projet.

Ce qui est frappant, c’est que nous voyons que ces derniers principes jumeaux (qui peuvent sembler apparemment en tension), se réalisent précisément dans la politique actuelle – bien que venant de milieux totalement différents : En Italie, le mouvement cinq étoiles (considéré comme gauchiste) est au gouvernement avec la Ligue (considérée comme de droite).

Bien sûr, beaucoup diront simplement TINA (il n’y a pas d’alternative). Mais il y en a une – et ce train arrive déjà dans notre gare.

Source : Strategic Culture, Alastair Crooke, 26-09-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

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Michel LEMOINE // 02.11.2018 à 09h14

Sous l’enveloppe d’une réflexion de haute portée philosophique, l’auteur nous sert là une resucée de la doxa dominante : mise dans le même sac du nazisme et du communisme (c’est le thème du totalitarisme). Fin des lumières, vide idéologique (thème de la fin de l’histoire). Au bout du compte décadentisme réactionnaire (c’était mieux avant).
Tout cela ne va pas bien loin. Faut-il rappeler que sans la Russie communiste, nous serions encore aujourd’hui sous la botte nazie, que c’est la puissance du bloc de l’est qui a permis la décolonisation et la fin de l’apartheid aux USA, les progrès sociaux des trente glorieuses et a donné tant d’importance aux droits de l’homme.
Le capitalisme qui se voyait triomphant est en crise. Est-ce vraiment une mauvaise nouvelle?

84 réactions et commentaires

  • la vieille gauloise // 02.11.2018 à 08h02

    La réflexion jungienne me séduit…. Mais l’ article se termine dans le flou ….j’ aurai aime un SENS, une Lumière plus affirmée…..

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    • LEFROD // 02.11.2018 à 08h58

      @la vieille gauloise
      Mais tout est dans ce texte!

      Le sens, c’est toi qui le donne. Tu le donnes par ta quête personnelle de la vérité, qui étrangement tu peux t’en rendre compte, converge vers le même point que beaucoup de tes contemporains. C’est ce qui permet de faire société.

      Tous les individus pas trop englués dans la novlangue et les anti-valeurs des forces du «progrès», on une compréhension et une aspiration «tripale» aux valeurs cardinales des anciens :le beaux, le bon, le vrai.

      C’est le logiciel profond que les mondialistes appellent «la haine», dans leur vaine tentative de créer l’Homme Nouveau, qui va à l’encontre de ce socle fondamental.

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      • Madudu // 04.11.2018 à 10h22

        Le sens n’est plus amené à être celui d’individus isolés, isolement qui rendrait possible la liberté individuelle, qui se rassemblent en fonction de leurs idées. Ça c’est la vision protestante de la politique.

        Le sens désormais veut émerger d’un collectif hétérogène rassemblé par la croyance que le collectif est plus grand, plus important, plus essentiel, plus réel, que ses composantes. Ça c’est la vision que les clergés organisés ont de la politique, qu’ils soient catholique, orthodoxe ou chiite.

        Désormais ce ne sont plus les aspirations individuelles qui devront guider le monde, c’est la communauté et le projet qu’elle porte qui devront guider les aspirations individuelles.

        Mais pour l’heure les communautés et leurs projets respectifs sont encore en gestation, nous somme au moment où le retournement est en train de se faire et où ce qui est nécessaire pour l’enjambée suivante n’existe pas encore, l’un de ces fameux clairs-obscurs où surgissent les monstres.

        Il s’agit du retournement des lumières, qui avaient retournées les communautés médiévales. Un contre-retournement qui ne débouchera pas sur le point de départ médiéval, où l’individu n’existait pas, mais qui débouchera sur l’articulation à la “catholique” “orthodoxe” “chiite” (rayez les mentions inutiles) de l’individu et de la communauté : la communauté est primitive, détruite par son fruit l’individu, qui se trouvera restaurée sous une forme qui articule individu et communauté plutôt que de les exclure.

        À ce titre l’analyse des origines de la modernité par Olivier Rey est très pertinente. Je vous conseille particulièrement “Quand le monde s’est fait nombre”, un livre facile à lire qui éclaire d’un jour clair et calme ces retournements apocalyptiques qui secouent les siècles précédents.

        Et qui secoueront encore un siècle ou deux, au moins !

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    • Océan de sagesse // 02.11.2018 à 08h59

      “.j’ aurai aime un SENS, une Lumière plus affirmée…..”
      C’est comme cela qu’on crée les religions , en courant après un sens qui n’existe pas ,la vie se suffit a elle meme ,elle est sa propre justification ,le reste n’est que vanité !

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      • Philvar // 03.11.2018 à 15h24

        Quand il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème !

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        • Marie (Pan Pan) // 04.11.2018 à 14h18

          ou lorsqu’il y a un problème il y a toujours deux solutions: la solution et pas de solution ( je crois que c’est de l’autre océan de sagesse, le tibétain qui ne doit pas connaître Les Crises)

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      • RGT // 03.11.2018 à 15h58

        Chercher un sens à la vie est aussi stupide que de chercher pourquoi l’univers existe…

        Comme cette question est stupide et qu’il est totalement impossible d’y répondre certains trouveront un réponse toute faite dans la “foi” religieuse ou politique.

        Manque de bol, ces réponses sont toutes des non-sens car il est impossible de répondre à une question qui n’a AUCUN sens.

        La vie est apparue suite à un concours de circonstances qui a permis à certains atomes de s’associer pour former des molécules qui avaient la possibilité de se répliquer.

        Juste de la chimie, qui s’est complexifiée au fil des milliards d’années et qui a fini par permettre l’apparition des bactéries, des archéobactéries, puis des eucaryotes dont nous sommes tous descendants.

        Tenter de se poser cette question est bien le summum de la vanité humaine anthropocentrique car en proposant une réponse “particulière” on ne fait qu’apporter une réponse auto-référencée qui satisfait notre besoin de nous sentir supérieurs aux autres constituants de l’univers…

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        • Philvar // 03.11.2018 à 23h41

          C’est vrai que l’on peut aussi vouloir vivre comme une paramécie. Ne pas vouloir se servir de son cerveau c’est fini en gardien de camp de concentration, sans état d’âme ni soucis ; le mieux c’est Alzheimer ! Ou bien élire ou laisser élire Macron.

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        • Marie (Pan Pan) // 04.11.2018 à 14h21

          et beh…merci pour ce moment de joie sans nom RGT.

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        • Enma // 04.11.2018 à 21h52

          C’est aussi comme ça que je vois les choses, et je trouve ça stimulant et même très beau. Nous, l’un des résultats d’une série de hasards qui ont permis la vie (!) sur notre planète, avons la capacité de nous extraire du vécu immédiat pour nous poser des questions et nous projeter. Rien n’est écrit, rien n’est attendu, personne ne viendra nous donner une note, c’est à nous de choisir. Tout est possible, qu’allons-nous faire ?

          (d’ailleurs il serait plus que temps qu’on arrête les c*nneries…)

          @ Philvar
          On peut estimer que la question “pour quelle raison existons-nous” est vaine sans pour autant avoir renoncé à se servir de son cerveau.

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        • Sam // 05.11.2018 à 16h17

          “Chercher un sens à la vie est aussi stupide que de chercher pourquoi l’univers existe… ”
          Peut être en 2018. Ça ne m’étonnerait pas même…

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    • jon dal // 02.11.2018 à 11h11

      ce sens ne peut nous être offert. c’est justement en partie de cela qu’il s’agit je crois : l’équilibre de notre individualité baignée dans ce monde ne peut être un travail qu’intime, une responsabilité intrinsèque. La lumière, c’est au fond de soi qu’on la retrouve, et un des drame de notre ère est certainement cette conviction, qui s’ignore, que tout se passe à l’extérieur de nous, ce qui ne peut nous mener qu’au conflit, à la guerre. Et c’est ce que l’on peut observer, il me semble.

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    • Philvar // 02.11.2018 à 12h18

      Jung n’a pas pu aller plus loin en raison du blocage culturel due à son éducation religieuse. Il a longtemps tourné autour du pot sans jamais vraiment oser mettre le doigt dedans. Mais il a décrit et bien défini le pot et ce qu’il a entrevu de son contenu ; c’est sa finalité qu’il n’a pas pu atteindre. L’auteur ici non plus. Déjà au lieu de Héraclite c’est dans le “mystère” Parménide que l’on peut trouver une piste. Mais pour cela quitter sa culture monothéiste…
      Ayant travaillé plus de trente ans sur ces sujets je sais avoir fait le saut quantique nécessaire pour entrevoir cette finalité.
      Peut-être vais avoir le temps et le courage d’en indiquer quelques voies ici plus loin.

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    • TINA2009 // 03.11.2018 à 19h49

      Bsr La vieille Gauloise !

      réflexion identique , pour ce qui concerne la fin de l’article au niveau de la pensée et du “Développement de cet Avènement” ou du Retour de cette Essence de L’individu au sein de sa tribu”.
      Alastair CROOKE me déçoit : Il n’est pas clair , car , de mon point de vue , certains paramètres lui sont inconnus …. Plus encore la connexion , la connexion des paramètres qui lui sont connus avec les paramètres qui lui sont inconnus!
      En revanche , J’adhère à son constat premier ! Mais bon , tellement prévisible…. Beaucoup ont déjà décrit , effectué ce constat , développé ce qui n’allait pas dans l’idéologie universaliste et globaliste au niveau humain…. Et le Dénouement de cette Voie …. Qui puis-je citer ????
      Voyons … Jack DONOVAN, par exemple ! Ses 2 derniers livres sont annonciateurs … Mais ce n’est pas le seul ! Arbuisson , lui – même , l’avait évoqué succinctement , à plusieurs reprises , il y a 30 ans déjà et 5 ans déjà!

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      • Marie (Pan Pan) // 04.11.2018 à 14h25

        Tina2009,
        Waouh! si je m’attendais à lire le nom de Jack Donovan ici, j’adhère complètement (vu mes antécédents sur ce site ça risque d’en faire fuir plus d’un!).

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  • Pierre9459 // 02.11.2018 à 08h25

    En général, quand un peuple se réveille (un peuple comme celui de France par exemple), ça ne se passe pas toujours très bien pour ceux qui l’ont endormi.
    Aujourd’hui, il y a comme une esquisse de réveil de pas mal de peuples (USA,Italie,France,Hongrie,Grande Bretagne etc…) face aux abus des classes dirigeantes et à la direction que ces dernières veulent faire prendre en terme sociaux économico culturel auxdits peuples.
    Il semble que nous ayons comme un gros “NON” qui commence à prendre forme et ce n’est qu’un des premiers soubresauts signifiant en effet que la blessure infligée à ces peuples pour aller en marche forcée vers ce destin que les élites leur ont tracé va entrainer pas mal de gros problèmes! Une chose me semble cependant quasi palpable : ce soubresaut présent va aller crescendo et ça risque de faire très mal.
    Comme disait un ancien : il va y avoir des pleurs et des grincements de dents !

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    • Bordron Georges // 02.11.2018 à 09h15

      Oui! On ressent depuis de nombreux mois une période en suspens. La décennie, depuis 2008, début de la crise financière, se termine. En 2018, malgré tous les trucages et les artifices, rien n’est résolu. La situation mondiale, financière, politique, militaire présente des tensions dont on connaît de manière assez précise l’origine; il suffit de voir et d’entendre de l’Occident, les personnages qui menacent.
      Ces derniers en 70 ans, avaient tressé une toile multiforme (y compris manipulations, mensonges et crimes), qu’ils croyaient suffisante pour leur assurer un pouvoir incontestable sur notre planète. Des résistances se manifestent partout. Les ”menaceurs” resserrent leur étreinte. S’ils constatent leur échec jusqu’où sont-ils prêts à aller?

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      • Philvar // 02.11.2018 à 12h22

        Ceci explique probablement le malaise de Macron qui n’est plus sur d’avoir raison mais pense plutôt avoir été manipulé pour soutenir ces “zélites”.

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        • olivier // 03.11.2018 à 11h14

          Annonce de Macron et de Hollande(surement à la demande) dénonçant un “retour aux années trente”, un danger pour la démocratie qui viendrait du populisme. On y est certain ont peur….

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          • Marie (Pan Pan) // 04.11.2018 à 14h37

            C’est pas la réplique d’un certain Roger Gicquel ça ?
            ” La France a peur ”
            quand je dis que Macron est aussi vieux qu’une bonne partie de son électorat (oui je sais Todd et d’autres parlent de sa politique obsolète…)
            Crooke parle du train déjà arrivé en gare et les dirigeants de la France sont scotchés au journal d’information d’Antenne 2 !

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    • Duracuir // 02.11.2018 à 09h20

      Désolé mais je ne le vois pas bien se réveillé le peuple de France. J’ai vécu 57 ans et je constate que depuis moins d’une dizaine d’années, mes compatriotes qui avaient pris l’habitude d’avoir peur de leur ombre se mettent en plus à avoir peur de leurs mots. Et les seuls qui ont le courage de parler haut et fort, de risquer leur vie sociale, de risquer la prison par des actions de résistance ou violentes, sont justement ceux qui militent activement pour un être humain(jamais dire “homme”, surtout pas) unique, mondial et asexué.
      Ou alors ce qui reste des baby-boomer entre déambulateur et jouissance sans entrave. 🙂

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      • jp // 02.11.2018 à 13h21

        on peut mener des actions de résistance invisibles, du type sape du moral et du commerce.
        Ex : je dis “je refuse” qd on me demande d’ouvrir mon sac à l’entrée d’un commerce ou de la poste, bon je rentre chez moi sans bouffe ni sous, c’est le seul risque.
        J’ai menacé 2 ou 3 fois ma banque d’aller voir ailleurs si on me faisait payer des frais de tenue de compte, à ce jour je n’en paie toujours pas.
        J’ai refusé de payer ma part de charge de parking au syndic vu que je n’ai jamais eu de voiture et j’encourage tous les autres locataires à faire de même.
        Et je hurle très fort de trouille (en fait j’ai vraiment peur ) qd je croise une sentinelle armée le fusil-mitrailleuse pointé moi.

        Bref sape et tous petits sabotages, à la portée de tout le monde…

        C’est ce qu’une vieille par encore en déambulateur peut faire, la liste n’est pas exhaustive (je ne dis pas ce que je fais aux caméras, c’est pas légal.)

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        • Marie (Pan Pan) // 04.11.2018 à 14h46

          et allumer des bougies, déposer des peluches, colorier des coeurs et résister en terrasses ??
          C’est la Résistance 2.0 qui va réveiller le peuple de France, pour sûr…

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      • traroh // 02.11.2018 à 15h38

        Je ne connais personne qui milite pour un monde asexué…

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        • Myrkur34 // 05.11.2018 à 10h24

          La preuve par l’exemple……….:o)
          Hier je regardais de manière distraite un reportage sur un parcours multi-sport en pleine nature d’une ancienne nageuse très connue en binôme sur l’émission antédiluvienne (pour les moins de 20 ans) Stade 2.
          Et bien, sur une des images, je me suis dit ” Elle a un beau popotin la poulette”
          Juste un constat de base d’un homme moyen. Bon après quand on met un short un peu court , forcément le popotin sort un peu et il attire l’oeil par réflexe inné, c’est scientifique.
          Sinon elle a quand même fini première dans son ancien sport, logique ….

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      • Marie (Pan Pan) // 04.11.2018 à 14h42

        et oui, il est plus pénible d’être courageux et plus facile d’être lâche.
        (je ne sais plus de qui est-ce)

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    • LEFROD // 02.11.2018 à 09h39

      D’ailleurs, nos oligarques ont pris le taureau par les cornes. Le parlement Européen aurait voté la création d’une police chargée de lutter contre «la haine»!
      Sachant que dans ce vocable fourre-tout, nos maîtres rangent tout ce qui les dérange ou s’oppose à eux…nous sommes aux prémisses d’une répression accrues de sites tels que celui-ci…

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    • Chalpitek // 02.11.2018 à 20h36

      Vous me faites vraiment rire. La France est un peuple de vieux. Les vieux ne se révoltent pas. Les jeunes qui ont du potentiel se sont tous tirés ailleurs. Les français qui restent ont élu l’autre petit merdeux comme président, c’est tout dire sur leur niveau intellectuel. Alors je pense sincèrement que ça va être dur.

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  • Michel LEMOINE // 02.11.2018 à 09h14

    Sous l’enveloppe d’une réflexion de haute portée philosophique, l’auteur nous sert là une resucée de la doxa dominante : mise dans le même sac du nazisme et du communisme (c’est le thème du totalitarisme). Fin des lumières, vide idéologique (thème de la fin de l’histoire). Au bout du compte décadentisme réactionnaire (c’était mieux avant).
    Tout cela ne va pas bien loin. Faut-il rappeler que sans la Russie communiste, nous serions encore aujourd’hui sous la botte nazie, que c’est la puissance du bloc de l’est qui a permis la décolonisation et la fin de l’apartheid aux USA, les progrès sociaux des trente glorieuses et a donné tant d’importance aux droits de l’homme.
    Le capitalisme qui se voyait triomphant est en crise. Est-ce vraiment une mauvaise nouvelle?

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    • Gilbert Gracile // 02.11.2018 à 21h24

      assez d’accord avec vous sur le fond et la forme… je trouve cet article assez médiocre… même si on veut être “réactionnaire”, il y a des penseurs beaucoup plus élevés intellectuellement… là c’est presque illisible au niveau linguistique…

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  • ARISTOMÉNIS // 02.11.2018 à 09h39

    Ce n’est pas John Hume mais David Hume. Cordialement, AK

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  • Michel LEMOINE // 02.11.2018 à 09h40

    Toute cette soupe “philosophique” aboutit à présenter le mouvement cinq étoiles comme ce qui annonce un avenir radieux !

    Un peu de bon sens SVP! Tout ces mouvements ne prospèrent que sur le vide laissé par le recul du communisme. Un recul de 30 ans c’est beaucoup à l’échelle d’une vie. Ce n’est rien à celle de l’histoire.

    Contrairement à ce que dit l’auteur, le Parti communiste chinois ne se réclame pas de Confucius mais du marxisme. Il a récemment organisé une conférence internationale sur ce thème où il ne manquait que les français.

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    • Gilbert Gracile // 02.11.2018 à 21h31

      la PCC se réclame du Marxisme (Xi Jin Ping l’a très bien rappelé)… mais il s’inspire aussi du confucianisme (thème de la société harmonieuse), et même des socialistes français ! Par contre, il est clair que les “intellectuels” occidentaux, et notamment les français, sont complètement LARGUÉS sur la Chine… à un tel degré de nullité, de mépris et d’ignorance c’est à se plier de rire ! Aussi bien sur le marxisme persévérant du PCC (que nos intellos ramollos ne comprennent pas), que sur le confucianisme que nous intellectuels IGNORENT totalement…
      En fait, comme nous vivons dans le “monde libre”, nous ne connaissons que Picsou, Donald et Hergé (Tintin est super à la mode chez les zélites)… mais Confucius et Lao-tseu… Pour des raisons purement idélogiques, la culture chinoise nous est inconnue depuis 1949… à peine compensé par la connaissance “autorisée et légale” de la culture japonnaise (ceux là sont dans le “camp du bien”). Bilan : on ne connait RIEN de la première puissance mondiale… amusant 🙂

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    • Patrick // 03.11.2018 à 19h03

      le communisme n’était qu’une illusion mais à la différence de la religion où on ne voit jamais le paradis , avec le communisme on a vu l’enfer.
      Alors oui , après la religion, il y a eu le communisme et le jihadisme. Mais les peuples se rendent compte qu’ils ont été floués et retrouvent leur valeurs propres , bâties au fil des siècles et pas imposées par des idéologues prếts à massacrer une moitié de la population pour obliger l’autre moitié à être heureuse.

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  • Sandrine // 02.11.2018 à 10h25

    Toujours cette vielle opposition entre le peuple et l’etat. Le mythe romantique de l’identité culturelle renaissante qui pourrait renouveler des croyances religieuses en voie d’essoufflement et permettre l’émancipation… une vieille antienne qui date au mieux du XIXe siècle.

    Il ne faut pas se bercer d’illusions, un peuple sans état ne peut pas grand chose. Même la survie de sa langue est dépendante de l’action de l’etat – surtout lorsqu’il n’y a plus d’institions religieuses crédibles comme dans notre monde contemporain.

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    • Elgringogo13 // 02.11.2018 à 11h18

      Inexact. Étant d origine Serbe ce peuple a vécu 5 siècles sans État sous domination à la fois turque et autrichienne et pourtant ce qui l a maintenu c’est son identité culturelle grâce à sa langue et religion, ainsi que ses traditions et ses histoires de héros individuels résistant à l occupant. Le peuple a précédé la formation de l État. Ceci est valable pour d autres peuples des pays de l Est qui ont su conserver une vitalité sans expression institutionnelle.

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      • Sandrine // 02.11.2018 à 19h22

        Toutes les nations ont leur « roman national » qui a, entre autres, pour rôle de souligner la permanence du peuple depuis la plus haute antiquité en dépit des viscissitudes etatiques.
        La réalité est, comme toujours, un peu plus complexe.

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        • Gilbert Gracile // 02.11.2018 à 21h40

          “Sandrine” et “Elgringogo13”, je crois que vous vous trompez tous les deux… pour la raison simple que la France et la Serbie ne répondent pas au même schéma anthropologique et historique. La Serbie est effectivement une nation “ethnique” alors que la France est historiquement une nation “politique”. A travers le monde on rencontre les deux schémas. La Serbie est d’ailleurs le pays des Serbes, alors que le Français est un habitant de la France… on ne parle plus des “Francs” depuis bien longtemps, qui ont soumis et aggloméré les diverses régions de l’hexagone. Les historiens, les linguistes, les géographes, les juristes ou les anthropologues, parlent très bien de cela, chacun dans leurs domaines.

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          • Sandrine // 02.11.2018 à 23h57

            Vous pensez sincèrement que les serbes sont une ethnie homogène arrivés sur une terre vierge au haut moyen-age?
            Pas moins que les Français, les Serbes sont un agrégats de peuples qui ont été fédérés par une élite aristocratique (Francs pour les français, Serbes « blancs » pour les Serbes).
            Ce qui est différent pour la Serbie, c’est l’intermède ottoman avec le système des millets – et donc à cette époque c’est la religion qui a pris le relais de l’etat pour assurer la cohésion du peuple qui avais pris le nom des envahisseurs serbes (comme les français avaient pris le nom de l’elite dirigeante franque).
            Les notions de « nation politique » ou « nation ethnique » sont des constructions idéologiques récentes (héritées du XIXe siècle).

            Mais mon propos de départ n’etait pas celui-là : je voulais souligner qu’à notre époque de grande fragmentation religieuse (le besoin de spiritualité n’a pas disparu, mais les grandes religions capables de structurer les communautés nationales sont largement discrédités), il ne reste que l’etat pour empêcher une implosion en multiples petites tribus, potentiellement en guerre les unes contre les autres.

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            • Gilbert Gracile // 03.11.2018 à 21h46

              la question, c’est que le Serbes se reconnaissent, eux, comme une ethnie… Dans le système soviétique (encore en cours dans de nombreux pays), le passeport contenait 2 mentions : la “citoyenneté”, et la “nationalité”. On était citoyen soviétique de nationalité kazakhe (par exemple). Aujourd’hui, on distingue au Kazakhstan la “citoyenneté kazakhstanaise” des “nationalités” kazakhe, russe, ukrainienne, coréenne ou autre.
              La Yougoslavie suivait la même logique, ce qui faisait dire fièrement à Tito : “nous sommes un pays de 5 nations, 4 langues, 3 religions et 2 alphabets”.
              Je vous rejoins sur votre conclusion : un état central fort, de type socialiste, est souvent la meilleure solution contre les conflits et les haines ethniques. Mais cela, c’est aux intellectuels et politiciens occidentaux qu’il faut le dire. Eux qui nous ont bassiné avec la destruction des grands ensembles socialistes au nom de la “liberté des minorités”, avant de pleurer sur les “conflits ethniques”…

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      • GardeCH // 04.11.2018 à 09h35

        Les polonais, par ex.

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      • Marie (Pan Pan) // 04.11.2018 à 15h03

        Les slovaques, les tchèques…

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    • Emmanuel // 02.11.2018 à 11h20

      Texte intéressant mais pour moi assez confus. S’il met en évidence un doute croissant actuel, et un sentiment de plus en plus partagé d’une fin de cycle, certains diront l’avènement d’un ancien monde, pour quelque chose d’autre que l’on ignore encore ; d’un système dans l’impasse (économique, politique, écologique), de la recherche de quelque chose de nouveau. Mais personnellement, je n’adhère pas à l’idée, nostalgique ou romantique, d’une sorte de retour à un passé idéalisé. Pour vous donner une idée, regardez par exemple des vieilles photos, mettons du début du 20ème siècle. Pensez-vous désirer vivre comme à cette époque ? Certes il pourrait y avoir pour certains le charme de la tradition, “des valeurs ancestrales”, etc…Mais c’est un parfait anachronisme, voire une illusion dangereuse, et une autre sorte d’impasse. Pour reprendre mon exemple de photos anciennes, penser simplement à la condition des femmes, et plein d’autres choses… Certes il faut défendre le pluralisme, la diversité culturelle (et naturelle), mais une chose est sûre (enfin pour moi ) : la planète est devenue de plus en plus petite pour une population mondiale, qui elle est de plus en plus importante, et, au passage, de plus en plus implantée en dehors de la sphère occidentale (même si la culture occidentale dominante a “colonisé” l’ensemble de la planète – une “victoire” pour une “défaite”). Les grands enjeux, pour la survie de l’espèce humaine, ne peuvent plus se résoudre au sein d’entités séparées, et j’ai la conviction que cela sera de moins en moins le cas….ou, suivant la formule bien connue, il faut “penser global et agir local”. Il n’empêche que, part des chemins variés, là où le progrès posait comme postulat, une absence absolue de limites, apparaissent de plus en plus de limites, ne serait-ce que celles des ressources de la biosphère….

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  • petitjean // 02.11.2018 à 10h33

    Encore une TRAHISON
    La Cour Européenne des Droits de l’Homme Adopte la Définition du Blasphème de la Charia
    La Cour européenne des droits de l’homme – compétente sur 47 pays européens et dont les décisions sont juridiquement contraignantes pour les 28 États membres de l’Union européenne -, a légitimé le code islamique du blasphème dans le souci de « préserver la paix religieuse » en Europe.

    Cette décision établit un dangereux précédent juridique qui autorise les États européens à restreindre la liberté d’expression si une parole est jugée offensante pour les musulmans et présente un risque pour la paix religieuse.
    « En d’autres termes, mon droit de parler librement est moins important que la protection accordée à la sensibilité religieuse d’autrui. »

    https://fr.gatestoneinstitute.org/13218/cour-europeenne-droits-homme-charia

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    • Philvar // 02.11.2018 à 12h27

      Recherchez donc qui est le patron actuel de la CEDH !

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    • gracques // 02.11.2018 à 17h02

      Site obsetionnel , ou est le’texte de la ‘decision’ à propos de quel litige et dans quel état ?

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    • david // 03.11.2018 à 09h25

      In fine, cela pourrait signifier qu’être Charlie est hors la loi, en effet caricaturer mahomet ou critiquer des éléments de sa vie deviendrait delictueux.
      Les frères Kouachi doivent bien se marrer depuis leur tombeau… pauvre europe, pauvre de nous…

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  • Louis Robert // 02.11.2018 à 11h00

    Le monde n’est pas une écrevisse. Il n’avance donc pas à reculons. C’est pourquoi il n’y aura pas de « retour en arrière » vers « le bon vieux temps » des nostalgiques du status quo ante. L’humanité n’en a que faire, trop occupée à créer un tout nouveau monde, celui de demain, érigé sur les ruines mêmes de celui d’hier.

    Tandis que 85% de l’humanité prend peu à peu, parfois péniblement et cruellement, souvent dans la joie libératrice, la place qui lui revient, un nouvel ordre mondial apparaît, celui d’un monde pour tous… et non plus pour le 15% dont nous sommes. “The West first”, “the Empire first”, etc. c’est terminé, bien terminé, au profit de valeurs nouvelles, humaines, véritablement égalitaires, qui seront celles de demain. Non pas fin de l’Histoire (Fukuyama) mais fin d’un épisode de celle-ci, de notre court épisode, une aberration. Nouvelles Lumières!

    C’est devant et non derrière que le monde évolue. C’est devant que se trouve le nouveau monde. Derrière s’effondre, se meurt, l’ancien régime. L’humanité a les yeux fixés devant. À marches forcées elle avance, cadence unique dans l’histoire de l’humanité, sans même se retourner.

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    • LEFROD // 02.11.2018 à 11h48

      Ah c’est sûr,il avance à marche forcée, ce monde nouveau, qui fait de l’être humain une entité indifférenciée, sans passé, sans racines.

      L’aboutissement du phantasme de SJW de l’égalité réelle et totale, c’est une sous humanité protoplasmisque, avec pour seul horizon LE MARCHÉ, et elle-même marchandise dans le marché.
      Nous serons tous égaux en effet. Tous esclaves de Mammon.

      Je ne sais pas si vous avez des enfants, mais ce n’est pas exactement l’avenir radieux que je leur souhaite.

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      • Téji // 02.11.2018 à 13h20

        Lefrod, ce n’est pas ce que je lis dans le livre d’Hervé Kempf au titre évocateur : “Fin de l’Occident, naissance du Monde” ! Un monde se meurt, le nôtre ; un autre naît, dont nous faisons partie… pour autant que nous acceptions l’idée de quitter le précédent. Malheureusement beaucoup de nos zélites s’y accrochent : il y va de leurs intérêts !

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        • LEFROD // 02.11.2018 à 20h53

          Oh, je suis sûr qu’il y avait des Romains au moment de la chute de l’Empire, pour se satisfaire aussi béatement de la fin de leur monde, pour que le nouveau puisse advenir. Tout du moins, tant qu’ils n’ont pas pris les vagues barbares du Progrès dans la figure!😵

          Je dis d’une part que se trouver au coeur d’un effondrement civilisationnel n’est jamais une sinécure. C’est juste une succession de drames personnels.

          D’autre part, ce changement civilisationnel n’est en réalisé voulu QUE par nos élites, non par les peuples, qui se révoltent, car beaucoup de personnes ne sont pas encore suffisamment empoisonnées par la novlangue mondialiste pour se laisser mourir au nom du progrès inéluctable selon vous ou les experts autoproclamés du mondialisme.

          Pour ma part, je n’enterrererais pas tout de suite le vieux monde. Le nombre de fois par exemple, ou la France aurait dû disparaître au cours de sa longue histoire…

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          • Téji // 03.11.2018 à 13h24

            Progrès inéluctable ? Je préfère futur inéluctable, autant que la mort peut l’être ^^
            Car progrès, tout dépend du regard que l’on porte… Selon François Roddier, il ne s’agit que de lois physiques, d’équilibre relatif, de cycles plus ou moins rapides et tumultueux. Que les élites maîtrisent ce futur, alors là par contre, j’en doute, compte tenu de la complexité des équations 😀

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      • Louis Robert // 02.11.2018 à 16h48

        « « E pur si muove ! » — « Et pourtant elle tourne! » (Galilée?)

        Et pourtant… par centaines de millions, ils contrôlent leur démographie, enfin ils se nourrissent selon leurs besoins, se logent convenablement, s’instruisent, ont un travail, jouissent de services de santé enviables; leurs enfants étudient dans les meilleures universités du monde et reviennent vivre dans leurs patries respectives, aux racines millénaires, pour y œuvrer en vue du bien-être collectif; ils vivent dans l’aisance, prospères ils voyagent partout dans le monde, souriants et confiants en leur avenir personnel et collectif. Nouvelle modernité, modèle de développement exemplaire, et qui fait école.

        Ironiquement, la guerre des opioïdes a migré au cœur de l’Empire, désormais «the sick man of the West »…

        Oui,  « E pur si muove ! » — « Et pourtant elle tourne! »

        Live: How does Asian wisdom affect global governance? 张维为对话马凯硕 探讨全球治理和亚洲智慧

        https://www.youtube.com/watch?v=-ZBXAcGbAUw

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        • Philvar // 03.11.2018 à 00h02

          张维为对话马凯硕 探讨全球治理和亚洲智慧 =
          Zhang Wei discute de la gouvernance mondiale et de la sagesse asiatique avec Ma Kaishuo.

          Bon et alors ?
          Tous les régimes totalitaires promettaient un monde meilleurs !

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    • Philvar // 02.11.2018 à 12h31

      Vous serez très étonné du résultat de votre rêve – s’il arrivait ! Ce ne pourrait être qu’un nivellement par la base et quelques privilégiés inaccessibles dans le genre Pacha ou Émir.

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      • Louis Robert // 02.11.2018 à 16h56

        Voyez ma réponse à lefrod et surtout… allez-y vivre un long temps.

        Celui qui rêve, l’insensé, comme le montre notamment Pablo Servigne, c’est le sujet de l’Empire qui croit en une croissance exponentielle à l’infini dans notre monde fini et qui nie notre effondrement, chaque jour davantage perceptible, et qui s’accélère.

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        • Philvar // 02.11.2018 à 17h47

          Le seul modèle que j’ai trouvé concernait l’Égypte pharaonique où un enfant était observé instruit jusqu’à son niveau maximum sans limite autre et les meilleurs finissaient dans les universités comme professeurs (et non des temples comme notre culture gréco-romaine nous l’a imposé) D’ailleurs leur civilisation a duré plus de 4000 ans (qui dit mieux ?) et à pu absorber les rares envahisseurs en nommant leur général pharaon !
          Il n’y a pas de dieux mais des “principes” et les hiéroglyphes écrits dans la pierre sont les connaissances , pas des prières. Mais la symbolique nous échappe sauf pour le code de la route.

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    • Philvar // 02.11.2018 à 18h00

      C’est peut-être un lièvre si l’on regarde les courbes des connaissances et de la population mondiale. Par contre les ressources mondiales divisées par le nombre d’humains ne peut que conduire à l’autodestruction. Mais vous devez être un mondialiste utopique, rêveur fonctionnaire qui ne voit pas plus loin que sa somptueuse fiche de paie et sa retraite dans la force de l’âge; Alors profitez-en bien et “pourvu que ça dure” comme disait la mère Lætitia qui avait bien les pieds sur terre.

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    • Philvar // 02.11.2018 à 18h02

      Veuillez voir plus après. Merci

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    • Pierre // 02.11.2018 à 18h13

      Quel incroyable fantasme que de voir un progrès dans la dictature mondialisée et sur informatisée qui nous tombe sur la gueule sans nous demander notre avis. Ce n’est plus de la naiveté dégoulinant d’optimisme à ce stade…
      J’imagine le même genre de discours en 32 en Allemagne, vers un monde nouveau et au delà….
      Tout y est : ‘L’humanité n’en a que faire, trop occupée à créer un tout nouveau monde, celui de demain’
      ‘L’humanité a les yeux fixés devant. À marches forcées elle avance’
      En marche! Nach l’avenir!

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      • Jac // 03.11.2018 à 10h36

        Oui. Le problème dans le constant “rêve” d’un monde nouveau, chacun, chaque individu, avec ses propres rêves ou ses propres besoins le voit – ou plutôt le rêve- à sa manière propre. Il n’y a donc pas “un monde nouveau” mais autant de mondes nouveaux que d’individus (ou petits groupes claniques d’individus). Celui qui pointe du doigt un monde nouveau – qui n’existe donc pas – en clamant haut et fort qu’il fera de tout homme un homme nouveau (qui n’en rêve pas ?) et que les foules acclament naïvement, ne montre en réalité que son “monde nouveau” à lui selon ses seuls fantasmes.
        Pour rejoindre Philvar et son évocation du “mystère” Parménide, cf ce lien de France Culture

        http://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/la-pensee-avant-socrate-14-parmenide

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        • Jac // 03.11.2018 à 10h50

          “Celui qui pointe du doigt un monde nouveau – qui n’existe donc pas – en clamant haut et fort qu’il fera de tout homme un homme nouveau (qui n’en rêve pas ?) et que les foules acclament naïvement, ne montre en réalité que son “monde nouveau” à lui selon ses seuls fantasmes.”

          Je complète :
          Et s’il parvient à créer ce monde qu’il laisse entrevoir avec de la poudre de Perlimpinpin grâce à tous ces naïfs qui le portent aux nues, il est le seul avec ses “complices” à en tirer profit :
          Soit, le pouvoir absolu si son monde nouveau est politique – ou religieux-,
          soit, beaucoup beaucoup de pognon si son “monde nouveau” est le progrès high-tech qui change la vie de chacun avec bonheur comme chacun sait…

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        • Philvar // 03.11.2018 à 16h01

          Je suis allé voir ce “france-culture” et ce qui me dérange dès le début ce sont les lectures et références indiquées:
          – Archive : portrait de Parménide (source Jean Rostand à la RTF, 29/11/1952)
          Lectures
          – Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes de l’Antiquité, Livre IX
          – Parménide, Peri Physeos (De la nature) ; fragments 6, 7 et 8
          – Parménide, De la nature, trad. L. Couloubaritsis
          Ce n’est ni sérieux, ni probant. C’est déjà du pré-digéré à l’aulne du monothéisme. cela fait donc partie de la saga historico-réajustée. Pour moi sans intérêt scientifique. Je la sais de l’homme qu’a vu l’homme qu’a vu l’homme qui a ouï-dire que…
          Les vers de Parménide lus par un aveugle (mental)
          Il faut aller chez Platon; mais là ça ne rigole plus car on ne peut arranger le texte pour lui faire dire cette stupidité primaire : ce qui est, est , et ce qui n’est pas, n’est pas !
          Donc voici le texte réel de la conclusion :
          “” Que l’Un soit ou ne soit pas, lui et les Autres, à ce qu’il semble, et dans leur rapport à eux-mêmes et dans leur rapport mutuel, à tous points de vue possibles sont tout et ne sont rien, paraissent tout et ne paraissent rien – C’est vérité absolue.””
          Ceci après études de toutes les possibilités de l’Un (neuf hypothèses) ; qui, à l’époque, n’a jamais été dieu.

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          • Philvar // 03.11.2018 à 16h23

            J’ajouterai que tout physicien quantique se reconnaîtrait dans ces mots et plus particulièrement Bernard d’Espagnat qui a plutôt bien défriché ce sujet du point de vue d’un physicien philosophe. Il n’existe malheureusement pas de philosophe capable de comprendre la portée de la théorie quantique. S’il reste à ce jour un seul philosophe ? Je n’en ai pas vu ! Que des historiens de la philosophie, découpeurs de cheveux en une infinité complexifiante.

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    • Marie (Pan Pan) // 04.11.2018 à 15h05

      non juste un “avancez vers l’arrière”!

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  • calal // 02.11.2018 à 11h21

    Mais il y en a une – et ce train arrive déjà dans notre gare.

    plus que 5 jours jusqu’aux midterms us:reprenez du pop corn,on va rigoler !!!

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  • LMBD // 02.11.2018 à 13h02

    Il faut quand même faire de sacrés sauts de cabri dans la critique des philosophies politiques pour affirmer que Darwin est l’inventeur du “racisme scientifique” et Rousseau le théoricien de la Terreur.
    Ou que les Jacobins de 93-94 sont du même tonneau que Trotski ou les Nazis.
    Il faut qu’il change l’herbe séchée qu’il met dans son eau chaude, ce diplomate anglais du MI6, parce que ce n’est pas du thé.

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  • rolland // 02.11.2018 à 13h45

    Oui, le principe du yin et du yang pré-cité est le bon !
    Quand la balance penche trop d’un côté, il lui faut de façon naturelle revenir à une forme d’équilibre.
    Malgré tout les précautions et autres politiques de tensions tout comme la main de fer constituée tant par la Justice que par la voix parlementaire, nous observons avec joie peut-être, l’équilibre de la pensée et l’équilibre des forces divergentes se mettrent en oeuvre pour un autre monde……un monde meilleur qui sait ?
    Espérons pour “une fois” donc, que cela ne finisse pas par une tentative de grande guerre sous un prétexte bidon qui viserait à faire disparaitre le plus grand nombre de la contestation actuelle en chair à canon sacrifiée. 🙌

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    • Subotai // 03.11.2018 à 16h35

      “Oui, le principe du yin et du yang pré-cité est le bon !
      Quand la balance penche trop d’un côté, il lui faut de façon naturelle revenir à une forme d’équilibre.”
      **************
      Heu.. le truc du yin et du yang, c’est pas ça…
      TOUT est mouvement et tout s’équilibre DANS le mouvement.
      Le Yin-Yan c’est une dynamique.
      On peut comparer ça à la situation des fluides sur la planète, eau et air, en permanence en agitation et et permanence en adaptation (recherche d’équilibre). Cyclones, inondations ET tremblements de terre (entre autres) ne sont que phénomènes d’adaptation à la situation. Et pour rebondir sur un autre article du site: les mouvements migratoires, c’est la même chose. 🙂

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  • Michel LEMOINE // 02.11.2018 à 14h16

    A lire les commentaires les plus appréciés, je vois qu’ils inversent le discours macronien pour en garder la logique. Macron oppose les “progressistes” aux “populistes”. Ils répliquent en opposant “Les peuples” et les “zélites”. Ce simplisme permet de se donner le beau rôle en se dispensant de toute analyse. Elle fait de la commission européenne tantôt une instance progressiste tantôt l’expression des “élites” honnies par “Le peuple”. Cette apposition d’étiquettes dispense d’analyser quels sont les intérêts qui s’affrontent et de se demander si les nouvelles variantes du fascisme censées représenter le peuple n’ont pas pour première vertu d’effacer les oppositions de classes qui le traversent et de conduire “Le peuple” loin de ses véritables intérêts en lui donnant pour cible l’autre : le migrant.

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    • gracques // 02.11.2018 à 17h13

      Pas mieux , ‘populiste’ ne doit plus être une insulte…….mais pas plus un passeport !

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    • Philvar // 03.11.2018 à 17h16

      Cher monsieur LEMOINE c’est de l’enfumage sous des dehors de savant analyste dont on ne voit d’ailleurs qu’une conclusion bien connue : traiter l’adversaire de fasciste est bien plus facile que de de constater, analyser puis chercher un remède à l’échec de 50 ans de pouvoir d’une gauche qui nous a conduit où nous en sommes. C’est une bonne dialectique gauchiste venant d’un homme cultivé mais avec œillères l’empêchant de voir la réalité. L’atterrissage n’en sera que plus rude : les mots n’ont jamais remplacé le pain sauf chez Staline aidé du goulag !

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      • vert-de-taire // 04.11.2018 à 15h07

        Politique de Gauche ?
        j’ai du mal à suivre,
        beaucoup ..
        Fabriquer des milliardaires et des FN …
        detruire les communs et les solidarités ..

        désolé pas de Gauche

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  • Christian Gedeon // 02.11.2018 à 16h41

    Pour faire beaucoup plus simple les gens ne veulent plus qu’on les emmerde. Qu’on viole leur terroir et leurs traditions,qu’on fasse passer la bourrée pour une danse de ploucs et les contorsions zoulou pour le summum de l’art. Fin des certitudes modernistes? Pour sûr mon ptit gars…fin de la world culture ( qui n est que l’absence de culture) on peut l’espérer et le souhaiter . Mais Grand vide des religions je n’y crois pas une seconde bien au contraire .

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  • Crapaud Rouge // 02.11.2018 à 17h48

    La seule vérité de cet article, c’est que l’on vit effectivement sans mythe. Mais c’est discutable. Les anti-avortements et les homophobes, (pour ne citer qu’eux), fondent leurs convictions sur un mythe judéo-chrétien, et le pape, dont l’audience se compte en milliards, vient de leur donner raison avec sa métaphore du “tueur à gages”. Lire : https://onfoncedanslemur.blog/2018/10/31/les-des-sont-pipes/

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    • Sandrine // 02.11.2018 à 19h27

      Tout comme les pro-avortement ou les pro-homosexualité, qui fondent eux aussi leurs convictions sur une hypothèse scientifique.
      La science est elle aussi génératrice de mythes et de croyances.

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      • JBB // 02.11.2018 à 22h54

        C’est quoi les hypothèses scientifiques concernant l’IVG et l’homosexualité ?

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        • Sandrine // 02.11.2018 à 23h19

          Le discours médical sur la question.

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  • vert-de-taire // 02.11.2018 à 18h12

    “Nous vivons un moment de déclin de deux projets majeurs : le déclin de la religion révélée, et – simultanément – du discrédit de l’expérience de l’utopie laïque. ”

    Déclin de la religion révélée qui date de deux siècles – il faudrait relire ses classiques !!!
    Discrédit de l’expérience de l’utopie laïque. Ah ? il a lu ça dans le journal de Mickey ?

    L’utopie laïque ? Pour qui ? La laïcité c’est détacher le pouvoir religieux du pouvoir démocratique ; il y a incompatibilité entre une hiérarchie dogmatique et les principes démocratiques (libre arbitre ..).

    Ce monsieur confond la faillite avérée du capitalisme avec la fin des utopies et autres formatages de cerveaux disponibles.

    Il ne voit pas comment le formatage des esprits (faut-il préciser en quoi ?) a permis de dévaster la planète (c’est mon chef qui m’a dit de le faire) et que cette impasse (trivialement prévue depuis pas loin de 100 ans) advient au grand jour (ne peu plus être dissimulée) aux esprits embrumés.

    Ce monsieur se réveille en même temps qu’une bonne partie de l’humanité alors que tout est clair pour les personnes qui ont eu le privilège de rester la tête hors de l’eau (oisifs, rentiers, ..) et de se faire taper dessus..
    Au lieu de remettre en cause un système politique juridique économique, il cherche des causes ésotériques.

    Fin des utopies : du n’importe-quoi.
    L’utopie est une construction de l’esprit destinée à être confrontée au réel dans l’action. C’est le moteur de l’esprit humain, permettant à chacun de trouver/construire du bonheur dans sa courte vie.
    Il confond peut-être utopie et idéologie : construction cohérente de principes, régissant certains rapports sociaux.

    Alors oui fin du capitalisme qui mercantilise tout afin d’en tirer de la richesse, la monétisation totalitaire, la rationalisation du monde pour optimiser la rente. Oui cette utopie totalitaire s’est transformée en une dévastation planétaire (avec en passant de fortes ressemblances avec le stakhanovisme soviétique).

    Question suivante et urgente et rémanente, on fait quoi pour construire un post-capitalisme ?

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  • jules vallés // 02.11.2018 à 21h34

    “les bolchéviks trotskystes ont tué des millions de personnes”
    A cronstadt Trotsky à fait massacrer les marins soldats et ouvriers qui voulaient ‘tout le pouvoir aux soviets”
    Des milliers de morts, – de 10000, on est loin des millions
    Il y a confusion entre trotskystes et staliniens !

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    • un citoyen // 03.11.2018 à 08h44

      Pas qu’à Krondast où il y eut une répression sauvage contre un soulèvement (1921), Trosky a été l’un des partisans les plus favorable de la Terreur rouge entre 1917 et l’arrivée -graduelle- de J.Staline au pouvoir (1922-1924). Et cette terreur a fait des millions de morts, à travers les répressions comme à Krondast, dans la guerre civile qui avait suivi la révolution et aussi par la création de camps de concentration.
      Ceci dit, je ne sais pas si le terme de ‘bolchevisme trotskiste’ dans l’article est pertinent, Lénine ayant lui aussi dirigé le mouvement bolchevique. Sans doute que pour l’auteur de l’article, Trosky a été plus violent que Lénine après la révolution d’Octobre.

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  • Renaud // 03.11.2018 à 00h51

    J’y reviendrai peut-être, mais avec cette approche, il me viens ces deux phrases (je les cites de mémoire, mais le sens y est) cette phrase de Jacques Lacan (1900-1980) — “si Descartes disait : je pense donc je suis, moi je dis que “je ne suis pas ce que je pense, mon centre est ailleurs” —.
    Et cette phrase de l’écrivain portugais du 20ème Miguel Torga (1907-1995) (pas mal traduit en français, on dit qu’il serait le Michel de Montaigne portugais) il dit ceci (là aussi, je cite de mémoire mais le sens y est) — “plus je suis portugais, plus j’ai l’impression de toucher à l’Universel” —.

    Aujourd’hui, je dis d’une manière volontairement un peu provocatrice : que la religion révélée n’est pas sortie de rien, comme tant d’autres choses, avec ou sans mythes, et qu’il faut faire très attention en ces domaines à nos propos comme à notre attitude. Mais attention, je ne cherche aucunement à dire que la science “prouverait” l’existence de Dieu comme si, sous-entendu, c’était son but affiché. Bien sûr que non. Mais la cosmologie nous fait toujours frôler des domaines qui, de proche en proche, nous attirent sans que nous cherchions à être attiré, tout comme un aimant attire du fer. C’est le cas de pas mal de physiciens versés dans la mécanique quantique et ses dérivés.
    Aussi, je cite aussi cette remarque malicieuse du très grand physicien Olivier Costa de Beauregard (1911-2007) qui a dit ceci:
    “il n’est pas interdit de penser en dehors des heures de bureau”.

    Toujours pour faire court, nous avons cru que plus l’échelle de pouvoir est grande plus elle est juste (!)… C’est le contraire qui est vrai.

    Enfin c’est le PRINCIPE DE SUBSIDIARITÉ que nous sommes en train de découvrir à tâton. Cela se passera sans doute quand le bandeau des idéologies qu’on a eu devant les yeux se défera pour le soulagement de tous !

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  • Charlus // 03.11.2018 à 12h40

    rendre les trotskistes responsables de millions de mort, n’est pas sérieux. Appeler David Hume John Hume n’est pas sérieux non plus. Qualifier le mouvement 5 étoiles de gauchiste est une blague.
    Et le fond est aussi imprécis et vague que la forme.

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  • vert-de-taire // 04.11.2018 à 15h31

    – 1 – “Beaucoup aujourd’hui, ressentent la même chose. Ils ressentent un vide. L’ère de l’après-guerre – c’est peut-être le phénomène des Lumières européennes lui-même – qui a fait son temps, pensent les gens.”

    – 2 – “Nous vivons dans un monde jonché de débris de projets utopiques”

    – 3 – “La « valeur » la plus évidente est l’émergence du désir global de vivre dans et par sa propre culture – de vivre, pour ainsi dire, d’une manière culturelle différenciée. C’est une notion de cultures, autonomes et souveraines, qui cherchent à recréer une culture particulière – dans son cadre traditionnel d’histoire, de religiosité et de liens de sang, de terre et de langue. La question de l’immigration, qui divise l’Europe, en est l’exemple évident.”

    De -1- dès lors que l’économie capitaliste ne redistribue plus la richesse comme avant (après guerre) s que cela dérange pas mal de gens .. Avec pour couronner le tout les effets des taux d’intérêts effondrés ..

    De -2- la mondialisation capitalo-financière incapable de résoudre les pb qu’elle génère donne à penser. Et la destruction sociale qu’elle a provoquée qui bloque toute initiative. L’espoir a fuit dans le ciel noir. Repli puisqu’il n’y a plus rien à proposer et que toute pensée est vaine, perte de toute maîtrise du possible.

    De -3- seule porte possible (cortex déstructuré dominé par le reptilien), prémisses triviales de basculement civilisationnel passant souvent (historiquement) par horreurs et fascismes.

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