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31.juillet.201831.7.2018 // Les Crises

Macron : Une erreur de casting ? Par Régis de Castelnau

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Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 27-07-2018

Emmanuel Macron semble avoir décidé de traiter ce que l’on appelle « le Benallagate » avec sa désinvolture habituelle. Cet homme trop sûr de lui ne semble pas comprendre grand-chose à la politique. Pour s’être frotté à quelques oligarques, il s’imagine que le président de la République n’est qu’une sorte de PDG aux pouvoirs de potentat. Ses dernières saillies de cour de récré, d’abord en forme de bras d’honneur avec la phrase « qu’ils viennent me chercher ! », et ensuite avec la bravade sur sa fierté d’avoir embauché son gorille, outre qu’elles sont objectivement consternantes, constituent autant d’erreurs tactiques.

Ne jamais négliger les signaux faibles

Qu’on le veuille ou non, la première a provoqué la réponse du juge d’instruction, le lendemain, avec la perquisition dans les bureaux de l’Élysée. Hérésie juridique à laquelle il était dans l’incapacité politique de s’opposer. Encore bravo ! Et ce comportement, fruit d’un mélange de narcissisme puéril et de mépris social a nourri depuis quelques semaines l’hypothèse de l’erreur de casting. Les interventions de certains de ses parrains, à commencer par le premier des oligarques français, François Pinault, suivi par les gardes flancs que sont Jacques Attali et Alain Minc, témoignent de leur perplexité, face, non pas à ce que le jeune roi ferait, mais à la façon dont il le ferait. Le choix du terme « insurrection » par Minc n’est sûrement pas dû au hasard. Emmanuel Macron fit répondre à Pinault par Ferrand de manière insultante. Il a eu tort, oubliant qu’il ne faut jamais négliger les signaux faibles.

C’est pourquoi il faut essayer de comprendre le pourquoi de la volte-face du journal Le Monde, jusque-là soutien assidu d’Emmanuel Macron, qui a envoyé un sacré missile avec la révélation de l’existence et du comportement du chouchou du président. Ne nous laissons pas impressionner par les éléments de langage des godillots, et la risible invocation de l’article 73 du code de procédure pénale. Il faut quand même rappeler la brochette de graves infractions manifestement commises à cette occasion. De façon inattendue, quelques heures après la victoire en Coupe du Monde de football, en pleine période de congés d’été, l’étincelle lancée a embrasé la plaine. Que s’est-il passé ? La première interrogation c’est la raison du missile du Monde, ceux d’Ariane Chemin ne sont jamais gratuits. Les rafales de révélations qui ont suivi dans les deux jours montrent bien que le dossier était prêt. Et ne pouvait être seulement le fruit d’un travail de journaliste d’investigation. Règlement de comptes au sein de la sphère policière ou opération de plus grande envergure visant à affaiblir durablement le chef de l’État ? Impossible de répondre aujourd’hui, mais il est clair que quelqu’un a appuyé sur un bouton. Et qu’à la surprise générale de nombreuses forces par effet d’aubaine se sont mises en mouvement et ont convergé pour en faire une affaire d’État.

Parce que c’était leur projet

On rappellera à ce stade que la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2017 est le fruit d’un ensemble d’éléments dont quelques-uns relèvent de l’opération concertée. Il y a le choix d’Emmanuel Macron par la caste de la haute fonction publique de l’inspection des finances – incarnée par Jean-Pierre Jouyet -, l’appui de l’oligarchie, l’incroyable soutien médiatique, et des moyens financiers considérables. Mais surtout le raid judiciaire organisé par le couple infernal Parquet national financier (PNF) et Pôle d’instruction du même nom contre la candidature de François Fillon. Lancé par Le Canard enchaîné, il a vu une partie de l’appareil judiciaire conduire une procédure à une vitesse sans précédent pour ce type d’affaires. En liaison, de façon grossière, avec la presse destinataire en urgence de pièces tronquées. Que Fillon ait été un mauvais candidat choisi par la primaire, et qu’il se soit défendu comme un manche n’est pas contestable. Cela ne change rien et s’il se trouve des gens ignorants ou de mauvaise foi pour le contester, tous les professionnels sérieux du monde judiciaire savent à quoi s’en tenir : le comportement du PNF et du Pôle financier était destiné à détruire le candidat de la droite républicaine. La seule question qui reste posée aujourd’hui est de savoir si la volonté des acteurs était de détruire Fillon présenté quasiment comme de droite extrême, ou de créer les conditions pour faire élire Emmanuel Macron. L’étonnante complaisance affichée par les mêmes instances par la suite vis-à-vis de l’entourage politique de celui-ci pourrait amener à retenir la deuxième hypothèse. En l’état, personnellement je ne choisis pas.

Macron en mode Jeff Tuche

Le résultat a été de fausser le premier tour de l’élection présidentielle et de permettre à Macron de devenir président de la République grâce à moins de 18% des inscrits au premier tour qui était le seul qui comptait. Cette opération, qui a amené à l’Élysée un candidat inconnu et improbable au CV politique particulièrement léger, et à l’Assemblée une cohorte de parlementaires incompétents, a bien sûr particulièrement brutalisé les mondes politique et administratif existants. Emmanuel Macron est comme quelqu’un qui a gagné une fortune au Loto. Il est persuadé que ce sont ses qualités et non un concours de circonstances qui l’ont amené là. Ce concours de circonstances qui a imposé la fusion des deux composantes du bloc bourgeois, la nationale et la mondialiste. Comme l’avait fait à sa façon Valéry Giscard d’Estaing en 1974 quand il s’était débarrassé de Jacques Chaban-Delmas pour accéder à la présidence. Et comme rêvait de le faire Alain Juppé. Contraints et forcés, les loden-barbours qui avaient choisi Fillon à la primaire LR avaient dû se rallier, sans enthousiasme, voire avec résignation.

Narcissisme, ego boursouflé, autoritarisme et absence de véritable culture politique, Emmanuel Macron a adopté des comportements et des attitudes qui ont transformé, pour les battus, les humiliations en exaspération. Notamment devant le comportement incroyable de suffisance de la petite caste de ses amis, verrouillés dans le bunker de Bercy. Plus récemment, la gay pride pornographique dans la cour de l’Élysée, l’exhibitionnisme gênant de la célébration de la victoire en Coupe du Monde de football, le retour au galop d’un sociétalisme que les bourgeois de province exècrent, et quelques autres incidents ont sérieusement fissuré ce bloc bourgeois dont il ne faut pas oublier que le ralliement de la partie nationale fut contraint et forcé. En son sein, beaucoup des perdants de l’année dernière, battus aux législatives par des chèvres, sont avides de revanche. Il ne fallait pas croire non plus que cette façon de gouverner en solitaire entouré d’une petite poignée d’affidés et de favoris peu recommandables n’allait pas heurter l’administration française. Un État est aussi un monstre administratif, il ne se réduit pas à trois bureaux à l’Élysée et quelques petits marquis répartis entre la rue du Faubourg Saint-Honoré et Bercy.

La facture de la mystification de 2017 ?

Finalement, la révélation du journal de Matthieu Pigasse est entrée en résonance avec une sorte de climat insurrectionnel. Non pas au sein des couches populaires, qui en général détestent Macron mais pour l’instant comptent les coups, mais plutôt dans des secteurs divers de la bourgeoisie, des couches moyennes et de l’administration. Personne n’a envie de prendre les armes évidemment, mais on sent la rage et l’envie de régler des comptes. Et ce d’autant que, pour l’instant, le bloc populaire est divisé et les partageux silencieux. Le jeune roi se verrait-il présenter la facture de la mystification de 2017 et de son comportement ?

Que peut-il se passer maintenant ? Il est impossible de le prévoir. Mais l’on peut déjà constater que l’autorité de cette Assemblée nationale est anéantie et qu’il sera difficile pour le pouvoir de poursuivre sa destruction de la Constitution et son programme d’atteintes aux libertés. C’est déjà une bonne nouvelle. L’une des clés de la suite réside aussi dans l’attitude de la justice. Car la diversion de l’Élysée qui tend à focaliser sur la « faute » commise par Benalla ne devrait normalement déboucher que sur une impasse. Le problème ne réside pas dans les violences exercées par celui-ci, mais dans le fait qu’il fut présent en violation de toutes les règles, et en commettant avec d’autres plusieurs infractions invraisemblables. Et ça, c’est la responsabilité d’Emmanuel Macron. Qu’ensuite ce favori au comportement douteux ait pu bénéficier, ce qui est le problème essentiel, de tout un tas d’avantages, dont certains loufoques, et en tout cas illégaux et inacceptables, par la seule volonté du prince, sans qu’aucun fonctionnaire d’autorité ne fasse son devoir en s’y opposant… Mais qui sont ces gens ?

La justice peut retrouver son honneur

Et que, de la même façon, les infractions commises par Benalla aient été couvertes par l’Élysée… Pas de dénonciation au parquet, absence évidente de sanction au contraire de ce qui nous est dit, poursuites des agissements du gorille. De tout ceci, les personnes concernées devront en répondre. Devant la justice, si celle-ci fait son devoir. Je considère pour ma part qu’avec le raid Fillon et le soutien apporté par la hiérarchie et les syndicats de magistrats à l’opération, l’institution judiciaire s’est lourdement déconsidérée l’année dernière. Elle ne s’est pas reprise avec les complaisances dont ont bénéficié les amis d’Emmanuel Macron.

Avec l’affaire Benalla, qui n’est en fait qu’une affaire Macron, et l’intérêt enfin porté par les juges d’instruction au comportement de Madame Pénicaud à la tête de France business, il semble tout de même qu’il soit possible de faire preuve d’un peu d’optimisme…

Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 27-07-2018


Macrongate : Le petit roi et son mépris du droit, par Régis de Castelnau

Source :Vu du Droit, Régis de Castelnau, 23-07-2018

La presse nous rapporte ce qu’aurait déclaré, en garde à vue, celui que beaucoup appellent désormais « le gorille à Manu ». La première chose qui frappe, c’est l’étonnant culot dont il fait preuve. La seconde, c’est qu’il est clair qu’il a été dûment chapitré et que la stratégie de la Macronie sera de semer la confusion en espérant continuer à profiter de la complaisance dont elle a bénéficié d’une partie du haut appareil judiciaire. C’est la raison pour laquelle il est utile sinon indispensable de revenir sur un certain nombre d’aspects essentiels de la partie qui se joue aujourd’hui. D’autant plus essentiels qu’ils constitueront les enjeux du débat judiciaire. Or, avec un exécutif aujourd’hui plaqué au sol et un législatif transformé en cirque, la justice est le seul des trois pouvoirs dont on puisse espérer qu’il sera capable de rester à peu près debout.

Gare au « gorille »

Le jour du déclenchement du scandale, après avoir vu la vidéo des faits, nous avions établi la nature des infractions qui devaient être reprochées à Alexandre Benalla et le caractère inadmissible de la protection dont il avait bénéficié après ses exactions. Le feuilleton qui se déroule désormais nous apporte une révélation toutes les heures sur le statut et les avantages délirants, et manifestement indus, dont bénéficiait le « gorille ». Chacun de ces faits doit faire l’objet d’une analyse juridique qui permette d’en caractériser l’aspect pénalement répréhensible, et d’en identifier les auteurs.

Dans la mesure où les événements que nous allons étudier ont fait l’objet de décisions prises par des fonctionnaires dans le cadre de structures hiérarchiques, rappelons les principes de responsabilité qui gouvernent cette matière.

Tout d’abord, en application de l’article 28 de la loi sur le statut de la fonction publique, le fonctionnaire est tenu à un devoir d’obéissance. Assorti d’un devoir de désobéissance si l’ordre qui lui est donné est manifestement illégal. L’article 122–4 du Code pénal exonère le fonctionnaire auteur d’une infraction accomplie sur ordre à la condition qu’il n’en ait pas connu le caractère illégal. Apparemment accordés à la demande d’Emmanuel Macron, les avantages dont a bénéficié Monsieur Benalla ont fait l’objet pour chacun de décisions administratives. Tous les fonctionnaires impliqués sont donc responsables et il est indispensable qu’ils en répondent.

Viens chez moi, j’habite chez un copain

Premier exemple, la rémunération exorbitante (environ 10 000 euros par mois) perçue par l’homme de main, selon Le Parisien. S’agissant de fonds publics, il est clair qu’il ne peut y avoir d’arbitraire dans la fixation de la rémunération des collaborateurs de l’Élysée. De ce que l’on comprend aujourd’hui, le montant était directement lié, non pas à l’utilité de la mission, mais à la faveur du prince. Celle-ci ne saurait servir de support à une décision régulière. Les chiffres qui circulent dans la presse sont effectivement complètement excessifs, et peuvent encourir les foudres de l’application de l’article 432–15 Code pénal relatif au détournement de fonds publics. Le président de la République et ses collaborateurs, et notamment son chef de cabinet, sont responsables du maniement des fonds publics dont ils sont dépositaires. Les engagements de dépenses doivent être conformes à l’intérêt public et non pas le fruit de faveurs voulues et dispensées par le chef de l’État. Emmanuel Macron sera protégé par son immunité présidentielle. Ce n’est pas le cas de son directeur de cabinet qui a dû signer le « contrat de travail » et saisir le comptable public de l’engagement des dépenses correspondant à la rémunération. Il est indispensable qu’il en réponde dans le cadre d’une procédure judiciaire. Ceci n’a rien de fantaisiste, on apprend par un télescopage du calendrier, que Maryse Joyssains, maire d’Aix-en-Provence, vient d’être condamnée pour avoir promu indûment son chauffeur et fourni à ses proches des emplois de complaisance !

Deuxième exemple, le logement de fonction. Accordé, rappelons le, le 8 juillet dernier, alors même que les communicants de l’Élysée, empêtrés dans leurs mensonges, nous affirment que le « gorille à Manu » était puni. Dans la fonction publique, concernant les logements de fonction, en application du décret du 9 mai 2012, il existe deux régimes de « concession de logement ». D’une part, celle par « nécessité absolue de service » qui impose au fonctionnaire une disponibilité totale, et ne donne pas lieu à perception d’une contrepartie, c’est-à-dire d’un loyer. D’autre part, une concession avec paiement d’un loyer, pour les fonctionnaires qui sans être assujettis à la nécessité absolue sont tenus d’accomplir un service d’astreinte. Il est clair que Monsieur Benalla, au statut complètement flou, ne rentre dans aucune des catégories. Et que l’on ne nous parle pas de sécurité, celle-ci est assurée dans le cadre de la loi républicaine par le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), composé de fonctionnaires formés. Qui a pris la décision d’attribuer ce logement ? Quelle modalité a été choisie ? Quelle est la justification de cet avantage en nature ? Monsieur Benalla est-il assujetti au versement d’un loyer en application des stipulations du décret du 9 mai 2012 ? Si cette attribution, ce qui est fort probable, est contraire à la réglementation, l’article 432–15 du Code pénal trouvera encore à s’appliquer. Même motif, même punition pour celui qui a signé sur ordre le contrat de bail.

Aux armes, etcaetera

Parlons maintenant de la pseudo-sanction infligée au faux policier après ses exploits place de la Contrescarpe. Il apparaît d’ores et déjà que les soi-disant mise à pied et rétrogradation sans salaire n’ont jamais été appliquées. Qu’en est-il de la rémunération? Le bruit court qu’elle aurait quand même été versée, contrairement à ce qui a été dit. Et pourquoi donc ? À la demande de qui ? Encore le 432–15 ? Cela devient une habitude. Il serait bien de s’en expliquer devant un juge d’instruction.

Il y a également l’attribution au « gorille » d’un permis de port d’armes. Autorisation invraisemblable, mais manifestement sur ordre du château après un premier refus circonstancié de la préfecture de police. Tout simplement parce que les conditions juridiques n’étaient probablement pas réunies. Qu’à cela ne tienne, le prince cède à son homme qui rêve depuis longtemps d’être « enfouraillé ». Comme le démontre la lecture des «Macronleaks », il en avait formé la demande pendant la campagne présidentielle. La valeur juridique de cette nouvelle autorisation mériterait d’être regardée de près. Son grand ami Vincent Crase, le salarié du parti LREM, s’est quant à lui passé de l’autorisation légale puisqu’il parade, place de la Contrescarpe, avec un flingue bien visible sur les photos et les vidéos. Sous les yeux des policiers vrais et faux mélangés que ça n’a pas l’air de gêner. Port d’arme prohibé, et de première catégorie, excusez du peu. Là aussi, il serait intéressant de savoir pourquoi et comment des civils aussi douteux que nos duettistes peuvent se promener ainsi armés jusqu’aux dents. Cela relève des investigations d’un juge d’instruction.

Et ça continue encore et encore…

Nous avons ensuite l’hérésie d’attribuer un pass d’entrée donnant accès à tous les locaux de l’Assemblée nationale et notamment à l’hémicycle (!) à notre homme de main qui ne pouvait bien sûr y avoir droit… Il serait intéressant que François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale, vienne s’expliquer sur ce manquement gravissime, qui serait de nature à éclairer sur le dispositif qu’Emmanuel Macron commençait à mettre en place pour privatiser à son profit les services de sécurité de l’Élysée.

On parlera aussi de la fulgurante montée en grade d’Alexandre Benalla (il était réserviste) dans la gendarmerie. Plusieurs fonctionnaires de police ont déjà été mis en garde à vue et mis en examen. Trois d’entre eux, aux grades conséquents, ont trouvé tout à fait normal de trahir leur secret professionnel et de mettre à la disposition d’une personne visée par la justice des éléments strictement confidentiels. Encore bravo !

La liste devrait normalement s’allonger. Alors à ce stade, à tous ceux qui, par cupidité, arrivisme ou lâcheté, ont prêté la main aux dérives voulues par le chef de l’État, on rappellera l’existence d’un autre article du Code qui les concerne tous. L’article 433-1 du Code pénal, celui qui réprime tous ceux qui ont pris des mesures pour faire échec à l’exécution de la loi. Tous les faits, toutes les manœuvres, tous les ordres qui viennent d’être décrits ci-dessus en relèvent.

Mais que fait la justice ?

Depuis déjà un moment, la justice s’est laissée déshonorer par les agissements de la juridiction d’exception du Pôle financier flanquée du Parquet national financier (PNF). Outil politique acharné à fausser l’élection présidentielle, d’abord contre Nicolas Sarkozy puis contre François Fillon. Outil dirigé plus récemment contre le Rassemblement national. Il semble symétriquement avoir servi d’étouffoir dès lors que des choses très gênantes pouvaient être reprochées aux amis du Parti socialiste ou à la Macronie. Que sont devenus Kader Arif, Bruno Leroux, Faouzi Lamdaoui ? Où en sont les affaires Ferrand, Collomb, Las Vegas, les irrégularités financières grossières de la campagne électorale du candidat Macron ?

En allant au fond des choses, le parquet de Paris et les juges d’instruction du même tribunal ont l’occasion de commencer à reconstruire une crédibilité et une légitimité lourdement entamées auprès de l’opinion. Il serait vraiment opportun de la saisir. Pas sûr que l’histoire repasse les plats.

Quant au président de la République, il pourrait apparaître comme l’auteur initial, et par conséquent le responsable, de tout ce que le scandale vient de mettre au jour. Sachant que ce n’est probablement pas fini. À l’abri de son immunité, il va peut-être enfin faire un peu l’expérience du fait que la politique est d’abord et avant tout un rapport de force.

Son inconséquence l’a singulièrement isolé et il pourrait faire l’expérience de l’ingratitude des hommes, et de leur capacité à rapidement chercher des passerelles pour quitter le navire.

Source :Vu du Droit, Régis de Castelnau, 23-07-2018


 

Affaire Benalla : Le Code Pénal ? Pour quoi faire ?

Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 19-07-2018

Le comportement d’Emmanuel Macron est désarmant de sincérité. Le président de la République affiche un narcissisme permanent et infantile auquel vient s’ajouter un étonnant sentiment d’impunité. Et avec lui, aucune relâche, nous avons droit tous les jours à un épisode destiné à nourrir notre stupéfaction devant l’absence de limites du personnage. Il y a eu l’épisode qui a suivi la victoire française en Coupe du Monde de football, occasion à laquelle Emmanuel Macron a été incapable de se maîtriser, en a fait des tonnes de façon gênante, avant de signifier son égoïsme méprisant avec la confiscation de la descente du bus sur les Champs-Élysées. « Moi d’abord, les autres ne sont rien. »

Une sanction ridicule

Il y a maintenant l’incroyable affaire qui concerne une espèce de « garde-du-corps-porte-flingue-conseiller » à l’Élysée auprès du chef et dont on apprend qu’il joue les nervis en allant casser du passant dans les rues de Paris. Une vidéo nous montre Monsieur Alexandre Benalla profitant d’un temps libre pour revêtir les signes liés à la fonction de policier et passer à tabac les gens qu’il soupçonne d’être des opposants à son patron. Au plan juridique, judiciaire et administratif, cette affaire est d’une gravité exceptionnelle. Elle s’est déroulée il y a plus de deux mois et demi et jusqu’à présent, la seule conséquence avait été une mise à pied de 15 jours de l’apprenti milicien !

Ce simple petit exposé suffit à provoquer une forme de sidération à la fois devant le comportement du « collaborateur », mais aussi devant celle de son patron administratif, le Secrétaire général de l’Élysée qui a pris cette sanction absolument ridicule. Et s’est surtout bien gardé d’accomplir les actes que lui impose l’article 40 du code de procédure pénale, c’est-à-dire de transmettre au procureur de Paris les informations dont il disposait. C’est presque pour moi la partie la plus importante du scandale en ce qu’elle caractérise l’incroyable et arrogant sentiment d’impunité de la petite caste qui entoure le chef de l’État.

Quand Benalla se déguise

Parce qu’à la vision de la vidéo, la commission d’un certain nombre d’infractions, semble-t-il, très graves saute aux yeux. Il apparaît tout d’abord que Monsieur Benalla a revêtu et porté des insignes (casque et brassard) tendant à le faire passer pour un policier dans l’exercice de ses fonctions. Premier délit prévu et réprimé par l’article 433-5 du Code Pénal. Imparable.

Ensuite, le même Monsieur Benalla, affublé de son déguisement, a exercé des violences contre des personnes visant à les faire passer pour des interventions des forces de l’ordre elles-mêmes. Il a donc lourdement violé les articles 433-12 et 433-13 du Code Pénal qui interdisent de s’immiscer dans une fonction publique réservée à son titulaire, et de le faire en introduisant une confusion dans l’esprit du public, et notamment par le port de cet uniforme. Cela s’appelle en bon français une « usurpation de fonctions ». C’est une infraction très grave.

Il suffit par ailleurs de regarder la vidéo pour constater que l’énergique collaborateur du président a exercé des violences illégitimes sur la personne de ces deux passants. Dont il semble bien qu’ils ne participaient même pas à la petite manifestation sur cette place de la Contrescarpe. Application de l’article 222–13 du Code Pénal, le « policier » de circonstance a, semble-t-il, bien commis les coups et blessures volontaires interdits par la loi. Le palmarès de notre paramilitaire 2.0 commence à sérieusement s’étoffer. Mais ce n’est pas fini.

L’auteur de la vidéo semble dire qu’Alexandre Benalla l’aurait menacé s’il s’avisait de la diffuser. De façon à la fois retenue et nuancée, il lui aurait lancé : « Si tu la diffuses, je te crame ! » Bien, bien, bien, comment interpréter cette menace ? Celui qui l’a lancé a fait la démonstration que la violence physique ne lui faisait pas peur et qu’il en avait même un certain goût. C’est que la loi fait une distinction entre les menaces de violence et les menaces de mort. Le tarif du Code pénal pour les menaces de mort, c’est plus cher. Alors « cramer » ?

Et la justice dans tout ça ?

Chacun ici connaît mon attachement au principe de la présomption d’innocence. Alexandre Benalla y a droit, comme tout le monde. Encore faudrait-il que la justice soit saisie. Et c’est là que se pose à mon avis le problème le plus grave dans ce qui vient de se produire. L’inertie dont a fait preuve le Secrétariat général de l’Élysée à cette occasion constitue le cœur du scandale. Qu’Emmanuel Macron ait besoin d’un garde du corps n’est pas anormal, même si la qualité du recrutement renvoie à la légèreté du chef de l’État. Mais que l’administration ayant connaissance des faits et de leur extrême gravité ait jugé pouvoir s’en tirer, avec cette sanction administrative, caractérise un mépris de la loi et des règles inacceptable de la part de fonctionnaires de ce niveau.

Car, en effet, au-delà du caractère ridicule de ladite sanction administrative, il y avait l’obligation de transmettre au procureur la connaissance des faits de nature à constituer les graves infractions pénales que j’ai relevées. L’inobservation par un fonctionnaire de l’obligation qui lui incombe prévue par l’article 40 du Code de Procédure pénale n’est pas assortie de sanctions pénales dans le texte. Pour une bonne raison c’est que c’est une obligation administrative. Qui engage la responsabilité professionnelle du fonctionnaire et par conséquent celui qui ne la respecte pas encourt une sanction disciplinaire.

Le Secrétaire général de l’Élysée n’a plus rien à faire à son poste. Nous sommes bien sûrs que le prince lui demandera d’y rester. Sentiment d’impunité quand tu nous tiens.

Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 19-07-2018

 

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Commentaire recommandé

Henry René // 31.07.2018 à 07h42

MACRON est l’anagramme de MONARC :
Monarc est le nom d’un appât pour la pêche aux poissons, un spinnerbait (dans le jargon) spécialement conçu pour les pêches finesse.
Macron était donc un leurre servant à attraper les poissons-électeurs… Et cela a bien fonctionné puisqu’il est installé à l’Élysée !

55 réactions et commentaires

  • zx8118 // 31.07.2018 à 06h39

    “Emmanuel Macron est comme quelqu’un qui a gagné une fortune au Loto. Il est persuadé que ce sont ses qualités et non un concours de circonstances qui l’ont amené là.”
    Tout est dit sur le personnage.

    Quant à sa manière de gouverner, les propos de celle qui a révélé l’affaire, Ariane Chemin :
    “Mais derrière cette agression de la place de la Contrescarpe, il y a aussi une autre affaire intéressante : les chargés de mission à l’Elysée. Tout d’un coup, nous nous rendons compte qu’Emmanuel Macron dirige la France de manière assez opaque. On ne connaît pas exactement ces collaborateurs et pourtant, ils s’occupent de sujets aussi importants que la sécurité ou le terrorisme. Il y a un évident problème de transparence. On savait qu’Emmanuel Macron avait pris le pouvoir, avec succès d’ailleurs, avec une toute petite équipe, comme un aventurier. On s’aperçoit qu’il dirige aujourd’hui le pays avec la même petite équipe et de façon assez opaque. Cela, c’est inquiétant.”
    https://www.franceculture.fr/politique/ariane-chemin-tout-d-un-coup-nous-nous-rendons-compte-qu-emmanuel-macron-dirige-la-france-de-maniere-assez-opaque

      +11

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  • Henry René // 31.07.2018 à 07h42

    MACRON est l’anagramme de MONARC :
    Monarc est le nom d’un appât pour la pêche aux poissons, un spinnerbait (dans le jargon) spécialement conçu pour les pêches finesse.
    Macron était donc un leurre servant à attraper les poissons-électeurs… Et cela a bien fonctionné puisqu’il est installé à l’Élysée !

      +60

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    • Pierre D // 31.07.2018 à 08h45

      Macron c’est aussi le patronyme d’un romain d’origine incertaine nommé préfet du prétoire après avoir assassiné sur l’ordre de Tibère son prédécesseur Séjan.

      On le soupçonne aussi de l’assassinat de Tibère, et d’avoir prostitué sa femme à Caius qui une fois devenu Caligula le fit suicider à Alexandrie non sans l’avoir nommé au paravent gouverneur d”Egypte.

      … selon Tacite
      _____________________________________
      https://www.programme-tv.net/news/tv/211634-vous-avez-envie-de-voir-du-sang-et-des-larmes-emmanuel-macron-critique-les-medias-et-leur-traitement-de-laffaire-benalla-video/

        +15

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      • wuwei // 31.07.2018 à 12h26

        Macron c’est aussi Olybrius un empereur romain de l’époque de la décadence dont le parcours semble assez bien collé au paltoquet arrogant qui prétend régenter nos vies au prétexte qu’il est le commis du CAC40.

          +14

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        • Pierre D // 31.07.2018 à 13h34

          Macron c’est aussi un peuple de Perse qui apparaît dans l’Anabase de Xénophon (musique étrangère?):

          «Les Macrons armés de boucliers à la perse, de lances, et revêtus de tuniques tissues de crin, s’étaient mis en bataille sur l’autre rive du fleuve ; ils s’exhortaient mutuellement à bien combattre, et jetaient des pierres qui retombaient dans l’eau ; car ils ne purent atteindre les Grecs, ni en blesser aucun. […] “Demandez‑leur, ajouta Xénophon, pourquoi ils se sont rangés en bataille contre nous, et veulent être nos ennemis. ‑ C’est, répondirent les Macrons, parce que vous venez envahir notre pays »

          Les Macrons restent prudents quand des immigrés se pointent… quitte à pisser dans des violons.

          http://remacle.org/bloodwolf/historiens/xenophon/anabase4.htm

            +3

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    • ledufakademy // 01.08.2018 à 00h36

      Tu as aussi le projet Monarc …
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_MK-Ultra
      C’est déjà beaucoup moins drôle car non fictif … et inspire toujours les fêlons !

        +2

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  • Pierre D // 31.07.2018 à 07h54

    R.I.P.

    Le crime de ces hommes c’est l’opportunisme… qui peut leur reprocher, tant qu’on n’a pas commencé à appliquer la Constitution.

    60 ans déjà quelle est morte en enterrée la Ve… In memoriam.

      +11

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  • Emmanuel // 31.07.2018 à 07h57

    Le premier article tendrait à montrer une sorte de règlement de compte et une manipulation encore largement soutenue par les médias et une partie de l’oligarchie, las des excès d’aise de Macron ; une sorte de rappel à l’ordre. Tant mieux si cela peux stopper cette mauvaise pente vers un affaiblissement démocratique et ce tropisme “jupitérien”, mais il ne faudrait pas oublier la très très grande hypocrisie d’un certain milieu prompte à se renvoyer l’ascenseur, au copinage de haut vol et à un partage des privilèges….On a trouvé le bon lampiste avec Benalla (loin de moi de vouloir le défendre, sauf que le gars est juste un micro-rouage de la mécanique), pour rabaisser le caquet à Macron, et “lui tirer la laisse” (qui tire la laisse ?). Feuilleton de l’été avant une rentrée, où la partie s’annonce autrement plus difficile….

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    • V_Parlier // 02.08.2018 à 16h12

      Je le vois plutôt comme vous. Benalla travaillait déjà (lui aussi) pour le gouvernement Hollande, et comme on dit: Pas vu pas pris. Et comme par hasard, c’est aujourd’hui qu’il se fait coincer.

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  • Aladin0248 // 31.07.2018 à 08h01

    Voila une excellente affaire qui nous permettra une fois de plus de savoir si nous pouvons faire confiance à la justice de notre pays. Les choses ne sont pas en noir et blanc … nous devons nous satisfaire d’un argument statistique, n’est ce pas ?

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    • Fritz // 31.07.2018 à 10h53

      « si nous pouvons faire confiance à la justice de notre pays », votre humour est un peu fort.

      M. de Castelnau a raison de parler d’une juridiction d’exception (et politisée) pour le pôle financier et le parquet national financier, qui ont éliminé Fillon pour offrir à Macron l’adversaire qu’il voulait : Marine Le Pen.

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    • Eric83 // 31.07.2018 à 19h02

      En tout cas, Me de Castelnau attend avec impatience de voir comment la Justice va traiter cette affaire, dans laquelle d’après lui, une bonne vingtaine d’infractions pénales auraient été commises par l’ensemble des protagonistes.

      https://francais.rt.com/entretiens/53091-regis-castelnau-grosse-vingtaine-infractions-penales-affaire-benalla

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  • Manu // 31.07.2018 à 08h53

    Cet article pourrait être intéressant, mais le ton méprisant, et la facilité avec laquelle l’auteur donne ses opinions :”mais il est clair que quelqu’un a appuyé sur un bouton.” decrédibilise la totalité des idées avancées.

    J’ai lu 3 paragraphes avant que mon esprit critique disent :” il y a trop à critiquer !”.

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    • R.C. // 31.07.2018 à 11h43

      Un très bon article, délicieusement acidulé, de Régis de Castelnau qui pointe méthodiquement les failles et les pustules du système Macron. Failles qui avaient longtemps été “pudiquement” recouvertes par des médias complaisants.

      Mais c’est évident que “quelqu’un a appuyé sur le bouton” !
      Que croyez-vous ? Que le Monde et les médias d’infos en boucle ont soudain été saisis par la grâce sanctifiante qui les ferait se sacrifier sur l’autel de la vérité et de la vertu journalistique ?

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      • tepavac // 01.08.2018 à 00h17

        “Nos médias” sont de façon très activement pro UE, ils ne s’en cachent pas, alors il est un peu naturel qu’ils se sentent trahie par la nouvel approche du président avec l’ennemi juré .
        Soit dit en passant que suite à son entretien avec D. Trump, notre amusant Junker à annoncer une série supplémentaire de sanctions contre la Russie . Pour les motifs, et bien la CE semble être à court de motif….
        Le télescopage entre la rancœur des médias et le vrais pouvoir qui se manifeste par le biais d’Ariane Chemin(chemin d’Ariane)…L’auteur en conclus;

        “La première interrogation c’est la raison du missile du Monde, ceux d’Ariane Chemin ne sont jamais gratuits. Les rafales de révélations qui ont suivi dans les deux jours montrent bien que le dossier était prêt. Et ne pouvait être seulement le fruit d’un travail de journaliste d’investigation.”

        D’où la formule, ” quelqu’un à appuyé sur un bouton”

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      • Manu // 01.08.2018 à 02h16

        Commentaire classique d’un commentateur de les-crises.

        Ça sert à quoi de dire que quelqu’un a appuyé sur le bouton si ce n’est pas pour dire qui ?? Ce n’est pas un épisode de X-Files. Si on a des noms, on les balance, sinon on se tait et on n’invente pas des puissances supérieures !!

        Et le bouton de quoi ?

        Quel intérêt de déstabiliser Macron en ce moment en pleine réforme du parlement? Cela conforterait encore plus les réformes européennes.

        Mais cette histoire affaiblit les LREM, seul groupe clairement pro-europeen.

        Non, je ne vois pas la logique, sauf de renforcer les autres groupes, qui sont pour une réforme de l’Europe.

        Selon votre idée, le seul effet serait se tirer une balle dans le pied…

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    • V_Parlier // 02.08.2018 à 16h17

      “quelqu’un a appuyé sur le bouton”, je la trouve très bien cette expression! Quand on voit avec quel zèle les médias avaient masqué l’affaire des gendarmes interdits d’intervention pendant 2 heures durant le massacre du Bataclan (en nous ressortant Beltrame qui est revenu à ce moment là comme un cheveu sur la soupe), on se dit que si le même type d’ordre avait été donné ces jours-ci personne n’aurait entendu parler de Benalla, excepté sur internet (comme ça a été le cas pour Makao). Là où on voit “des trucs qui ne sont pas dans les vrais journaux”…

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  • Macarel // 31.07.2018 à 09h05

    Une erreur de casting ? Pas vraiment, Macron est bien le fondé de pouvoir du capital qui l’a porté au pouvoir.

    Ce qui pose problème : c’est que son penchant pour la provocation. Ses commanditaires, ne voudraient pas que ce comportement de matamore, ne permette à leur fondé de pouvoir de mener à bien toutes les “réformes” pour lesquelles il a été placé au sommet de l’Etat.
    Réformes qui consistent à “adapter” le “site France” à l’économie mondialisée, à le rendre “plus compétitif” pour les investisseurs capitalistes.
    La promesse faite à l’électeur “marcheur” étant que par “ruissellement” l’ensemble des français en bénéficieront. Mais l’on sait que parmi les animaux de la fable, certains sont plus égaux que d’autres…
    C’est ce qu’a mis en évidence “l’affaire Benalla”.

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    • Julien // 31.07.2018 à 13h41

      J’ai vraiment l’impression que ce n’est pas le personnage provocateur ou ses méthodes qui posent problème à l’oligarchie.

      Ça va faire complotiste mais comme pour DSK, j’ai plutôt le sentiment qu’il y a un contre-pouvoir qui agit.

      Est-ce la vieille droite catho ? En tous cas oui quelqu’un appuie sur le bouton comme le dit l’auteur.

        +2

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      • V_Parlier // 02.08.2018 à 16h19

        Moi je ne vois pas du tout la “droite catho” à l’oeuvre, elle n’a aucun pouvoir. Sinon Hollande en aurait déjà fait les frais! Moi je vois plutôt les euro-atlantistes (pas si catholiques que ça, sans mauvais jeu de mots). Observez les petits changements de cap de politique internationale de Macron, ils ne vont pas dans leur sens.

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    • Tepavac // 02.08.2018 à 11h38

      C’est ce qu’a mis en évidence “l’affaire Benalla”.

      Cette lamentable histoire à surtout le grand mérite de faire apparaître enfin au grand jour les benêts pro-UE, noyautés par les sanguinaires pro-atlantistes.

      Les Anglais étant les plus désapointés leurs médias s’en donnent à coeur joie en insultes de tout genre contre la nouvelle politique de la France.
      D’après le Guardian Macron aurait vendu son âme à Vlad le diable…
      Il serait temps de virer les traître youg-leader inféodé à la secte des chicago-boys.

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  • Weilan // 31.07.2018 à 09h06

    Pour comprendre l’arrivée de Macron au poste suprême il faut d’abord en connaître les rouages, les financements occultes, les sponsors, etc :
    https://www.egaliteetreconciliation.fr/De-la-Fondation-Saint-Simon-a-Emmanuel-Macron-45192.html

    Il se pourrait que sa prestation ridicule (bisous, jeux de mains, pellicules sur le veston, etc) face à D.Trump à Washington ait commencé à dégriser certains sponsors. Par la suite, ses moult démonstrations d’égotisme puéril peuvent avoir énervé certains personnages clefs qui auraient décidé d’un petit rappel à l’ordre. Seul l’avenir nous éclairera les suites de ce coup de semonce.

      +6

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    • valerie // 31.07.2018 à 23h41

      Et le revirement en faveur de la Russie?… les aides humanitaires apportées en soutien en Syrie par la France à la coalition IRAN-Russie pour sa reconstruction avec le maintien d’Assad qui donne la plus grande claque historique après le vietnam à la politique impérialiste US?…
      Peut-être des retournements de veste un peu trop prompt de la part de Jupiter qui pourrait bien être lâché par ses soutiens?

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  • Paul // 31.07.2018 à 09h12

    Le chef d’orchestre de la cacophonique dernière
    représentation de la 5em Symphonie doit être restreint , baillonné
    et médicalisé…pour sa propre sécurité et celle de sont ensemble très musical .

      +14

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  • Kokoba // 31.07.2018 à 09h12

    Personnellement, je suis vraiment curieux de comprendre le retournement des médias.

    On ne peut pas imaginer que cette affaire sorte par hasard. C’est impossible. Cela a été préparé ou au moins autorisé au plus haut niveau.

    La question, c’est pourquoi diable Pigasse et Niels ont-ils décidé de se lancer dans une guerre ouverte avec Macron ?
    Parce qu’il y aura un retour de baton. Macron n’est pas du genre à laisser passer quoi que ce soit.

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    • Mamimytch // 31.07.2018 à 10h46

      Un élément de réponse parmi d’autres

      https://reseauinternational.net/comment-macron-ma-seduit-puis-trahi/

      Macron a cru la faire à l’envers au Monde suite à ses difficultés financières de 2010, le retour de baton reviens toujours tôt ou tard. Les autres ont suivi.

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    • DocteurGrodois // 31.07.2018 à 11h06

      Effectivement, surtout que certaines infos sont raccord avec les macronleaks qui furent rejetés unanimement comme un montage de faussaire au moment des élections. Or, Benalla y apparaît plusieurs fois, et ce double effet kiss-coule n’a pas le goût de la coïncidence.

      On pourrait donc se demander si toutes les infos des macronleaks sont correctes (y compris par exemple les commandes de drogues sur le darkweb), ou si seules quelques vraies infos ont été parsemées sur un tas de fabrications. Dans le premier cas ça serait le hasard, mais dans deuxième cas Benalla aurait été dans le collimateur depuis un bon moment.

      Certains accusent Trump, Bannon et la CIA qui voudraient entre autres démanteler l’UE, mais ça ne me parait pas très clair. Les Russes? Pourquoi pas, mais Le Monde n’est franchement pas russophile. J’y verrait plutôt une cabale franco-française au sommet façon Clearstream.

        +6

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      • learch // 31.07.2018 à 13h24

        Un début d’explication ?
        https://lemonde.fr/europe/article/2018/05/25/en-russie-macron-veut-avancer-avec-poutine-malgre-les-incomprehensions_5304165_3214.html

        Macron en reprenant la méthode “J’assume et j’attaque” de Trump donne peut-être un indice.

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      • Julien // 31.07.2018 à 20h07

        Absolument ! Façon clearstream ou DSK. J’ai vraiment la même impression de « l’affaire » dont tout le monde est au courant mais qui sort subitement d’un chapeau dans les médias.

        Mais il est vrai que le retournement des médias est difficile à expliquer pour le moment. Je vois mal un écartement de la ligne anti-russe ou pro UE. Macron fait le job même s’il est assez provocateur et maladroit.

          +4

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    • un citoyen // 31.07.2018 à 11h09

      On ne voit que la partie de l’iceberg émergé. Les doutes de A.Minc, J.Attali et (je le découvre par cet article) F.Pinault, ont été surprenants. F. Pinault détient -majoritairement- le journal Le Point (*).
      Resterait à connaître les relations qu’ont ces trois personnalités (et sans doute d’autres) avec M.Pigasse et X.Niels qui détiennent -majoritairement- lemonde et l’obs (*). Et on peut s’interroger aussi sur les autres journaux qui ont suivi.
      Une hypothèse : peut-être pour brouiller la source (qui serait à déterminer, on ne sait pas tout) de la fronde lancée ?

      Cet article montre sinon une vision très intéressante des choses, ce serait donc à priori une fronde portée par une partie de ceux qui ont soutenu E.Macron à la présidence puis qui ont été déçus.
      To be continued …

      (*) https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA

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      • Julien // 31.07.2018 à 20h00

        Ou sinon l’idée c’est peut-être juste de vendre du papier, de recrédibiliser lesdits médias (et les corrompus style Minc / Attali) et au passage dégrader un peu plus la fonction présidentielle ?

          +3

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    • doudoute // 31.07.2018 à 12h59

      “La distribution conjointe d’aide humanitaire par la France et la Russie, malgré les couacs qui l’accompagnent, est un signe supplémentaire de l’inflexion diplomatique qu’est en train d’opérer Paris sur le dossier syrien. C’est l’avis du journaliste et spécialiste du Moyen-Orient Christian Chesnot.”

      https://fr.sputniknews.com/international/201807251037364418-emmanuel-macron/

      peut-être que les néo-cons d’ici et d’ailleurs n’ont pas apprécié?

        +7

      Alerter
  • René Fabri // 31.07.2018 à 09h27

    Cette affaire en contient plusieurs :

    – Les actes en paroles et en gestes inappropriés d’Alexandre Benalla
    – La sanction qui n’aurait pas eu lieu, puisque a) Strzoda a été obligé de reconnaitre qu’il n’y a pas eu de retenue sur salaire, juste avant que les sénateurs n’obtiennent les feuilles de paye ; b) on ne lui a pas retiré ses fonctions publiques puisqu’il a été vu au Panthéon, dans le bus des footballeurs, et aux cérémonies du 14 juillet ; c) on l’a récompensé avec un appartement obtenu le 9 juillet (une sénatrice a dit : “Je ne savais pas, jusque là, que la sanction appelait une récompense.”).
    – Les mensonges sur sa fonction évidente de sécurité. Pour Macron, Alexis Kohler et les autres, sauf les syndicalistes, Benalla n’aurait eu que des fonctions de “liaison” et de “coordination”. Pourtant il avait un port d’armes et on le voit partout dans une attitude de garde du corps.
    – Le projet d’une milice présidentielle. Benalla a déclaré : “Deux entités concourent à la même mission : le commandement militaire, la gendarmerie, et de l’autre, le GSPR. Il y a des incohérences qui, pour moi, sont complètement incroyables. Si demain il y a une cohabitation, vous avez la sécurité qui est sous la main du ministre de l’Intérieur.” Alexis Kohler va dans le même sens : “il y a deux services qui assurent la protection et la sécurité du président de la république, deux services distincts, et ce qui n’apparait pas nécessairement comme le dispositif le plus efficace possible, c’est une question qu’on est en train de regarder, au regard des enjeux de sécurité.”
    – Macron qui ose dire “qu’ils viennent me chercher” comment un défi de cour d’école.

      +7

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  • Ardéchoix // 31.07.2018 à 10h06

    L’affaire est “simple”, une milice parallèle qui arrête des opposants politiques. financée par de joyeux donateurs, NOUS.

      +22

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  • Rond // 31.07.2018 à 10h19

    Belle synthèse. J’ai vérifié quelques liens : ça semble bien et suffisant.
    Le dixième des frasques énoncées aurait du faire descendre quelques millions de Français dans la rue. Ils en sont pourtant capables puisqu’ils l’ont fait pour la coupe du monde de foute.
    C’est désormais prendre le risque de rencontrer des milices d’un autre temps.
    Je doute que la fable dévoilée ait été planifiée, ou alors mal ficelée. En pleine période estivale, quand les gens ont la tête ailleurs ? Pour une fois, n’est-ce pas le hasard ?
    Qu’est-ce que le hasard ?
    A quoi avons-nous échappé ? Y avons-nous échappé ?
    A quels rebondissements, croustillants ou démocratiques, peut-on s’attendre ?
    Risque pour notre roi : Zéro, rien, nada, que dalle, flop magistral. Cet être est imperméable.
    Risque pour les lampistes fusibles : Maximum. Ils vont “manger grave”; peut-être.
    “Circulez, ya rien à voir !” disait Coluche.
    Ainsi va notre pays.
    Soupir …

      +5

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    • Loxosceles // 31.07.2018 à 14h30

      Il faut battre le fer tant qu’il est chaud. Les faits reprochés se déroulent essentiellement en mai et en juillet. C’est en juillet qu’ils font parler d’eux. Une part de hasard sans doute, mais il fallait attendre le bon moment pour “appuyer sur le bouton”. Attendez septembre et le public ne comprendrait pas… pas autant de chances de faire monter la mayonnaise médiatique. Le risque étant que l’affaire s’essoufle avant l rentrée, pour ceux qui auraient des visées politiques dans cette histoire, il faut alors faire monter la mayonnaise au maximum pour qu’elle mette le plus de temps possible pour redescendre. Gagner du temps aussi, lancer des enquêtes, et tout le tintouin, pour que ça dure et qu’on en parle sans relâche. Si le public peut s’intéresser au tour de France pendant 3 semaines et à la coupe du monde pendant 5, il peut peut-être tenir jusqu’à la rentrée sur cette affaire ô combien croustillante, avec Macron en maillot jaune de l’hypocrisie, de l’évitement et du déni, se ridiculisant chaque jour un peu plus, lui et sa majorité. Non, le risque pour Macron n’est pas nul, un gros coup lui a été porté. Lui est peut-être inconséquent, inconscient, en surface ou en apparence, mais il a déjà perdu en légitimité, pourtant. Mais ce n’est pas encore assez à mon goût. Si cette affaire ne débouche pas sur une explosion de la majorité, alors il pourrait même être considéré comme “gagnant”.

        +5

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      • Chris // 31.07.2018 à 16h17

        Une autre piste. Les élections européennes de 2019 où il y aura une première : une liste “européenne” promue par Macron. Et si on avait déjà un effet “Bannon” où chacun compte les siens ?
        Trump attaque le procureur Mueller en charge du Russiagate depuis 18 mois.
        https://www.24heures.ch/monde/Trump-attaque-le-procureur-Mueller/story/16681166
        Alors que Poutine fait remonter l’affaire Browder-Magnitsky Act-dossier Steele (aussi liée à Skripal) à Helsinki.
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10197
        Mueller n’est pas seul en cause : ajoutons John Brennan, James Clapper, James Comey, Susan Rice , Michael Hayden et Andrew McCabe, Obama, Hilary Clinton, etc… Se rappeler les propos du Général Clark : “un coup, un coup d’état politique. Des types impitoyables ont pris le contrôle de notre politique étrangère sans se donner la peine de nous informer”

          +3

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  • Ubu // 31.07.2018 à 11h50

    “Macron est personne”, un grand merci aux hilarantes analyses du “Docteur Al West” !
    C’est juste histoire d’en rire un bon coup…
    https://www.youtube.com/watch?v=CzyWECoYQnQ

      +9

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  • Nanker // 31.07.2018 à 12h03

    “Régis de Curières de Castelnau dit Régis de Castelnau né le 7 mars 1950 à Rabat est un avocat français”

    Quel dommage… Il aurait fait un EXCELLENT journaliste! Des formules comme “il s’imagine que le président de la République n’est qu’une sorte de PDG aux pouvoirs de potentat” ou “mélange de narcissisme puéril et de mépris social” frappent fort et juste.

      +5

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  • Louis Robert // 31.07.2018 à 12h08

    À n’en pas douter, au sein de l’Empire le régime « démocratique » du juvénile Macron, connu à juste titre comme celui « du 18% », laisse beaucoup à désirer. Le maître de l’Élysée en marche peine en effet à incarner la grandeur d’une France dont certains se firent jadis en premier lieu et à tout le moins, « une certaine idée ». À l’époque du « fake » tout, on s’attriste tout de même de constater et de devoir affirmer que ledit régime est si fidèlement de son temps.

      +1

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  • Galien // 31.07.2018 à 12h49

    J’ai observé avec consternation la montée de M. Macron et son élection et j’ai toujours estimé que son “programme” était la pire plaisanterie de notre Vème république. C’est pourquoi je vous propose de regarder cette vidéo de 2011 (oui oui 2011) qui démontre l’absurdité du programme. J’espère que vous vous détendrez un peu en la visionnant. Voir à partir de la 36ème minute la chronique de Paul HOUDE. Ne pas louper la 41ème minute. https://www.youtube.com/watch?v=2WnGvR9pFGA&t=35m56s

      +1

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  • Toff de Aix // 31.07.2018 à 12h50

    CRAMON
    MONARC
    MACRON

    je précise que je ne suis pas l’auteur de cet anagramme, mais que je le trouve néanmoins particulièrement bon…alors tant qu’à faire, tant que nous avons encore droit à la liberté d’expression et de caricature (non ?)…

    Blague à part, la majorité godillote a l’assemblée va faire le job et continuer à tout valider sans broncher. L’affaire d’état (car c’en est une) sera enterrée.

    Le monarque et ses séides attendent impatiemment la fin de la semaine, quand tout le monde, assemblée, gouvernement, partira en congés… Ils ont l’habitude, ils jouent le pourrissement dans tout ce qui les gêne…

    Les articles abordent la colère de la bourgeoisie, mais le désespoir des “partageux” (quel mépris d’ailleurs, dans les termes employés), on en parle ?

    Tout ceci sent très mauvais, le pays est très clivé et en se baladant dans la rue, on a du mal à se dire qu’il y a quinze jours, la France entière (ou presque) fêtait soi disant un championnat du monde de foute…

    La rentrée sera bientôt là et avec elle, son cortège d’annonces de nature à faire retomber l’optimisme du plus fan des supporters : au menu il y aura CAP2022, ou la destruction programmée des Services Publics qui assurent encore la cohésion du pays. Sécurité sociale, assurance chômage, retraite, hôpitaux, allocations familiales… 30 milliards d’économies supplémentaires sur le dos de services déjà en flux tendu… Gageons qu’ils n’y survivront pas, mais bon, le moloch européen mérite bien cela non ?

    Pendant ce temps là les fraudeurs multimilliardaires planquent leur fortune loin de nos impôts avec la bénédiction renouvelée de Bercy, et les étudiants, ces gros fénéants incapables d’intégrer une école de commerce prestigieuse, auront intérêt à accepter de vivre avec cinq euro de moins sur leurs APL (pour commencer), au risque de mal finir entre les mains des barbouzes d’état… Cherchez l’erreur…

    Il y aurait encore tellement, tellement à dire. Mais l’essentiel est là : ils sont responsables de ce qui va se passer, tôt ou tard, dans ce pays.

      +29

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    • un citoyen // 31.07.2018 à 14h17

      “Les articles abordent la colère de la bourgeoisie, mais le désespoir des “partageux” (quel mépris d’ailleurs, dans les termes employés), on en parle ? ”
      => Vous avez mis le doigt dans le mille car il ne semble pas que ce soit ceux qui se soucie de ce désespoir qui soient à l’origine de la divulgation de cette affaire.
      Si tout ceci est juste, que cela plaise ou non, cela peut expliquer pourquoi deux motions de censure ont été déposées (LR d’un côté et LFI+PS+PCF de l’autre) et non simplement une seule.

      “Tout ceci sent très mauvais, le pays est très clivé et en se baladant dans la rue, on a du mal à se dire qu’il y a quinze jours, la France entière (ou presque) fêtait soi disant un championnat du monde de foute… ”
      => Tout comme les fêtes dédiées au culte de Dionysos (ou Bacchus), jadis. Que le vin coule à flots … le peuple va bien …

        +4

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  • Frexit // 31.07.2018 à 14h30

    C’est bien une erreur de casting.
    On nous a présenté un jeune énarque “hyperintelligent”; un banquier n’a pas hésité à dire que son QI était hors normes (160). Bref, toutes les techniques de marketing ont été utilisées par les ploutocrates pour le vendre. Et ça a marché, bien marché.
    Mais voila; comme en marketing, à la longue, le produit n’a de succès que s’il est bon. La liste des bévues, des erreurs diplomatiques, des réactions enfantines montrent que le produit “E. Macron” n’est pas à la hauteur et n’a pas sa place sur l’étagère du supermarché de la présidence. Ceux qui l’ont vendu sont en train de s’en rendre compte.
    L’affaire Benalla? Combien de morts? C’est une tempête dans un verre d’eau, même si des faits graves ont été commis. C’est une “boule puante” comme aurait dit De Gaulle. Nos gouvernants, dont E. Macron, ont pris des décisions aux conséquences beaucoup plus dramatiques : guerres illégales (Serbie, Libye, Syrie) qui ont causé des centaines de milliers de morts, vente d’armes à un pays belligérant (guerre menée par l’Arabie Saoudite contre le Yémen), vente d’alstom à des puissances étrangères (que devient notre force de dissuasion nucléaire?), politique de destruction de l’Etat-Nation et, la demande a été faite par l’Allemagne, cession éventuelle de notre siège de membre permanent au conseil de sécurité de l’ONU à l’UE.
    Mais peut-être que l’affaire Benalla aura l’immense avantage de déciller les yeux des français sur la véritable personnalité de celui qui nous dirige…

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    • Yanka // 01.08.2018 à 20h25

      L’affaire Benalla ne peut pas être une boule puante, en ce sens que Benalla n’est pas une taupe, mais un produit de l’écurie Macron. Je ne sais pas s’il y a un complot (ou un contre-complot si l’on considère que l’élection de Macron est le fruit d’un complot), mais quand un loustic se prétend exceptionnel, pur, etc., et qu’il annonce l’avènement de la vertu, il se met à dos de ce simple fait tout un tas d’enquêteurs de l’ombre qui vont guetter le moindre pas, et ne pas le louper quand il commettra l’inévitable bourde, la nature humaine étant ce qu’elle est. Est-ce que Le Monde est à l’origine du coup, ou bien un enquêteur de l’ombre qui n’est pas un agent médiatique a envoyé au Monde un petit dossier bien ficelé, sur quoi Le Monde a décidé d’enquêter, parce que le premier métier du Monde, avant propagandiste, demeure le journalisme, l’investigation (ce journal fait partie d’une association internationale de médias travaillant sur les document de Wikileaks et autres lanceurs d’alerte). Le ridicule Décodex n’est pas tout Le Monde.

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  • Ando // 31.07.2018 à 16h00

    Le pouvoir est toujours un équilibre. Il faut donc un véritable enjeu pour mettre celui-ci en peril. Le problème n’est bien sûr pas les violences attribuées au sieur Benallat mais au fait que les ayant su le président n’ait pas immédiatement sanctionné ce comportement comme l’exigeait absolument sa fonction. Ce faisant il s’est conduit comme un chef de bande souhaitant complaire a ses subordonnés au mépris de ce qu’il est censé représenté. On pourrait comprendre cette prise de risque si ce faisant il rendait service d’une manière ou d’une autre à son pays. A priori rien de tel ici, juste le ‘moi je’. C’est un comportement infantile dangereux car la fonction présidentielle est structurante en France comme ailleurs et la mettre en danger sans nécessité si peu de temps après avoir été elu par hasard presage des suites qui risquent d’être croquignolesques. Qui plus est, ce président s’il a été légalement élu n’incarne aucune légitimité particulière.

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  • Wonamax // 31.07.2018 à 18h22

    “la justice est le seul des trois pouvoirs dont on puisse espérer qu’il sera capable de rester à peu près debout”
    Avec un parquet aux ordres ça semble délicat…
    Rappelons nous du jugement de Hollande concernant l’actuel et nouveau chef du parquet dans “Un Président ne devrait pas dire ça”. Tout ceci est savamment orchestré, on place aux postes clefs des fonctionnaires qui ont le courage d’une huître à l’aune des postes qu’ils espèrent…
    Seule la société civile peut nous sortir de ce mauvais pas! Auncune institution ne le fera!

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  • RGT // 31.07.2018 à 19h01

    Toutes ces histoires sordides nous rappellent que nous vivons dans une “démocratie exemplaire”.

    A mon avis, cette “cabale” est organisée par quelques ploutocrates afin de clamer leur poulain qui commence à devenir un peu “encombrant”.

    S’il revient dans le rang ce ne sera qu’un simple “fait divers” parmi les autres de cet été, dont la mémoire sera ensuite effacée suite à quelques séances de bronzette sur les plages surpeuplées.

    S’il persiste à “décevoir” ses maîtres ça risque de s’amplifier et il passera à la trappe.

    Mais bon, comme toutes les petites frappes de banlieue, notre petit loubard national roule des mécaniques jusqu’à ce que les “grands frères” viennent lui tirer les oreilles et il rentre alors dans le rang sans faire de vagues.

    Bref, pour l’instant c’est juste un non-événement qui ne changera pas grand chose à la destruction planifiée de tous les “horribles privilèges” dont jouissent les “ratés-tarés qui n’ont pas de Roleix”.

    N’oubliez surtout pas qu’il ne faut surtout pas trop secouer le cocotier.
    Si d’aventure les “gueux” s’aperçoivent qu’il est pourri des racines jusqu’au faîte ils pourraient avoir l’idée incongrue de vouloir changer de système et de virer tous les profiteurs de “l’ancien régime”…

    Donc pas de vagues, même à tous les niveaux de l’institution judiciaire car ils pourraient assurément être éclaboussés par des décisions “équitables” qu’ils ont appliquées sans remord.
    Un type vole un paquet de nouilles pour se nourrir et il a droit à deux mois d’embastillement tandis qu’un autre détourne quelques “petits” millions d’argent public et se contente de se faire tirer l’oreille… “C’est vilain, il ne faut pas recommencer !!!”.

    Même si Macron est franchement nauséabond dans ses magouilles glauques il n’est que la partie émergée de l’iceberg.

    Venant de Bercy, il a été à bonne école… Surtout en ayant fait l’ENA et la FAF… Il cumule…
    Recherchez des infos sur le “verrou de Bercy” qui permet à de nombreux délinquants fiscaux de passer en toute légalité au travers des mailles du filet, même avec un dossier accablant qui devrait directement les conduire dans un cul de basse-fosse au fin fond du bagne de Cayenne.

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  • jules vallés // 31.07.2018 à 19h03

    “sans qu’aucun fonctionnaire d’autorité ne fasse son devoir en s’y opposant… ”
    La voilà la grande tradition française , les innombrables trahisons des “”élites”” envers la nation et le peuple:

    -Le choix de la défaite, Annie Lacroix-Riz (Auteur) Les élites françaises dans les années 1930

    -Prestation de serment obligatoire en la personne de Philippe Pétain Maréchal de France sur 6434 Commissaires de Police et 7234 Magistrats de toute la France et son empire seuls 1 commissaire de Police et 1 magistrat refuseront de prêter allégeance , au motif que leur loyauté et fidélité allaient prioritairement envers la France, et non pas envers la personne, de Philippe Pétain

    -Adolphe (!) Thiers et le Kaiser: Les royalistes préfèrent laisser des “républicains” négocier avec le Kaiser pour ne pas renouveler le mauvais effet de 1815 ( la royauté revient dans les fourgons de l’étranger vainqueur). Ils préfèrent aussi laisser des “républicains” assumer l’écrasement sanglant des Parisiens.
    Par pur masochisme, je vous propose d’étendre la liste!!!

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  • Sam // 31.07.2018 à 20h57

    « S’ils veulent un responsable, qu’ils viennent le chercher. Ce responsable répond au peuple français, et au peuple souverain, et à personne d’autre. »

    Vouloir contourner l’assemblée nationale, les institutions, les lois, pour s’adresser directement au « peuple souverain », voilà une claire définition du populisme.

    Et comment on s’adresse au peuple souverain ?
    Via Closer, TF1, BFM et quelques autres.

    Macron, c’est le coup d’État de la tribune médiatique, en passe de remplacer la tribune républicaine.

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  • Brigitte // 01.08.2018 à 09h59

    L’assemblée nationale fait relâche au mois d’août. Seuls les médias vont pouvoir continuer à alimenter l’affaire Benalla jusqu’à plus soif. Alors, un coup d’épée dans l’eau?
    Gardons encore un peu d’espoir, comme nous y invite De Castelnau , pour croire que l’opposition dégaine à nouveau à la rentrée. Quant aux français, dans leur grande majorité, ils seront passés à autre chose.
    Ceci m’amène à proposer une autre hypothèse pour comprendre qui a appuyé sur le bouton. Les rivalités politiques et personnelles sont plausibles ne serait qu’entre Macron et Pigasse, mais j’ai du mal à croire que la droite traditionnelle soit à l’origine de l’affaire. Qu’elle en profite à titre de revanche, oui, mais elle n’a pas pu être le facteur déclenchant. Elle est moribonde. Je crois que le bouton est plutôt d’ordre stratégique. Soit pour détourner l’attention des vrais problèmes mais ce serait jouer avec le feu, soit c’est pour rappeler Macron à l’ordre sur des sujets cruciaux là où il voudrait faire cavalier seul et s’écarter du droit chemin tracé par Washington.
    La banque Lazard est bien placée pour indiquer la direction non?

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    • Yanka // 01.08.2018 à 20h40

      Il ne faut rien attendre de l’Assemblée nationale, sous la coupe et aux ordres de Macron. La commission d’enquête de l’AN était prévue pour un mois seulement, et elle est morte avant. Celle du Sénat est prévue pour 6 mois. Elle reprendra donc en septembre, sans pression. Il n’y a pas forcément quelqu’un qui appuie un bouton pour activer à sa guise une machine infernale. L’affaire Benalla prouve de nombreux dysfonctionnements au plus haut niveau, et une dérive autoritaire, sinon sectaire. Ceux qui ont vendu et promu Macron ne pouvaient par exemple pas prévoir qu’il allait quelques semaines après son élection, imbu de sa puissance, se permettre le luxe de virer comme un malpropre le chef d’État-Major des armées, coupable d’avoir critiqué devants les élus de la nation le budget à la baisse des armées. Ce genre de choses apparemment insignifiantes, mais qui tapent sur le système, font détester le petit dictateur en courtes culottes, le font mettre dans le collimateur, ou dans le viseur…

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  • Alain // 01.08.2018 à 13h45

    Attali, lors de son annonce de la future présidence Macron, avait aussi annoncé son successeur, Macron n’étant qu’une étape pour aller encore plus à droite. Et on pouvait décoder que cela serait bien Marion Maréchal Le Pen; Quand on voit la façon donc Wauquier et Le Pen font des LR et FN des fruits murs pour être ramassés par une nouvelle personnalité “providentielle” comme les Français les aiment et les signaux de son retour en politique, gardons bien cette prédiction en tête pour ne pas être cocufiés une deuxième fois.

    Ce qui se passe actuellement est peut-être effectivement le fait que les élites se rendent compte que leur poulain saccage l’image des réformes et qu’il faut accélérer pour passer à l’étape suivante.

    Maintenant le conflit mondialistes sponsorisés par Soros – souiverainistes (populistes) sponsorisés par Bannon pourrait mettre un peu de piment dans ce scénario écrit par les élites

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  • Serge RADER // 01.08.2018 à 16h53

    Après la grandeur, il va connaître la décadence… c’est en cours. Le retour de bâton va être violent !

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  • Michel Bergès // 07.08.2018 à 07h59

    Il y a le Droit (bien ramassé par Régis De Castelnau), aujourd’hui secoué, voire violé ou bafoué, avec une partie complice ou aveugle de certains juges politisés, et il y a l’histoire politique en tant que telle, plus complexe et surprenante.
    Là, le boomerang va revenir une première fois aux élections “européennes”. Puis aux municipales.
    Mais les références judicieuses proposées par des commentateurs à l’Empire Romain (qui valorisa, lui, Jupiter, en y croyant !), peuvent laisser penser que Macron (là encore c’est le nom d’un douteux préfet du Prétoire à Rome !) ne finira même pas son mandat.
    L’affaire “du gorille” (“Gare aux gorilles” !), parmi d’autres, semble être “un signe du ciel” effectivement, les oiseaux s’étant envolé à gauche… envolé… à l’instar du parti d’Internet, “En Marche”, fantomatique comme le Hollandais volant…

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