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4.mai.20204.5.2020 // Les Crises

« Nous entrons dans une nouvelle guerre froide qui pourrait marquer notre sortie de l’histoire »

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Source : Le Figaro

La pandémie révèle des évolutions profondes du système international que les Occidentaux ont souvent été tentés d’ignorer, analyse l’ancien maître de conférences en questions internationales Pierre-Henri d’Argenson. Seules une politique de puissance et une vision réaliste des enjeux mondiaux permettront selon lui à l’Europe d’éviter la marginalisation stratégique.

Il est rare que l’on puisse tirer les enseignements d’une crise lorsque l’on est au milieu de celle-ci. Les grands bouleversements intervenus depuis la fin de la guerre froide n’ont ainsi pas toujours été déchiffrables au moment où ils se sont produits, sans doute parce qu’ils appartenaient à une ère de transition accouchant d’un monde nouveau qui se présente aujourd’hui, avec la crise du coronavirus, sous une lumière crue. La pandémie, en effet, agit comme un révélateur de tendances certes perçues par notre intellect, mais qui n’avaient pas suffisamment frappé notre imagination pour modifier nos représentations du monde. Or désormais le monde est nu, et nous n’avons pas d’autre choix que d’abandonner nos coupables pudeurs pour regarder la vérité géopolitique qu’il nous donne à voir, et les conséquences que nous devrons rapidement en tirer pour y survivre en hommes libres.

Nous ne croirons plus à l’article de la doxa mondialiste qui prétend que tout le monde est chez soi partout.

Examinons les faits. Trois choses absolument frappantes se sont produites durant la crise. La première, c’est qu’aux premières alertes, chacun est rentré chez soi, dans son pays. Du jour au lendemain, les touristes sont passés du statut d’heureux voyageurs nomades à celui d’étrangers indésirables, parfois objets de comportements hostiles de la part des populations locales. La mondialisation heureuse venait de tomber le masque. Les citoyens du monde se sont évaporés. Le touriste, l’étudiant, l’homme d’affaires sont redevenus, chez les autres, ce qu’ils ont toujours été: des étrangers. Bien sûr, lorsque la crise sera passée, la circulation des biens et des personnes reprendra son cours, mais nous ne croirons plus, en particulier nous les Européens à qui l’on a enjoint de «s’ouvrir» toujours plus, à l’article fondateur de la doxa mondialiste qui prétendait que tout le monde est chez soi partout.

Le deuxième fait frappant est la quasi-absence de solidarité internationale dans la crise. Le virus, pas plus aujourd’hui que dans le passé, n’a été traité comme un ennemi commun de l’humanité. Chaque État a mis en œuvre sa stratégie propre, sans se coordonner avec les autres, sans faire appel aux organisations régionales et sans trêve des ambitions géopolitiques. Lorsque des aides ont été consenties, c’est avec des arrière-pensées si voyantes que leurs bénéfices pour l’amitié entre les peuples en ont été annulés. Cette compartimentation nationale de la lutte contre le virus oblige les élites européennes à admettre ce qu’elles récusent depuis des décennies: la nation reste la brique fondamentale de la société mondiale.

La Chine est le seul « challenger » ayant à la fois la capacité et la volonté de détrôner les États-Unis et l’Occident de leur place de leader mondial.

Le troisième fait marquant est la cristallisation des tensions géopolitiques entre la Chine et l’Occident, qui dessinent les contours d’une nouvelle guerre froide structurée par l’axe Chine-États-Unis. Privé de son antagonisme idéologique, le monde issu de la chute de l’URSS avait restauré les clivages civilisationnels dans un monde multipolaire dominé par les États-Unis. La nouveauté, mise en lumière par la crise actuelle, est l’émergence de la Chine comme seul «challenger» ayant à la fois la capacité et la volonté affichée de détrôner les États-Unis, et l’Occident au sens large, de leur place de leader mondial.

C’est donc autour de ce clivage que les relations internationales vont désormais s’organiser. La grande politique des alliances, tombée en désuétude avec la prolifération des organisations internationales et l’illusion d’un grand marché global post-national, est appelée à revenir au premier plan. L’Europe est la plus mal armée pour y prendre sa part compte tenu du déclin organisé de sa culture stratégique et de sa réticence à accepter que l’interconnexion croissante des sociétés humaines, envisagée seulement comme un facteur de paix, puisse aussi nourrir les guerres informationnelles, les clivages identitaires et les agressions commerciales. L’idée de «doux commerce» répandue par les courants libéraux depuis le XIXe siècle a vécu.

L’Europe est aujourd’hui devenue la zone tampon de l’affrontement entre la Chine et les États-Unis.

Dans l’affrontement titanesque qui s’annonce entre les États-Unis, puissance menacée, et la Chine, puissance ascendante, affrontement porteur d’un risque de guerre comme l’a montré Graham Allison dans son ouvrage Vers la guerre (Odile Jacob, 2019), l’Europe se trouve, comme elle l’a été durant la guerre froide, le centre des enjeux. Un coup d’œil à la carte des flux économiques mondiaux permet de comprendre que, loin d’être périphérique, l’Europe est aujourd’hui devenue la zone tampon de l’affrontement entre la Chine et les États-Unis. Cela peut expliquer que le «pivot» annoncé par Barack Obama vers la zone indo-pacifique n’ait pas eu l’envergure annoncée, contrairement au projet de «nouvelle route de la Soie» poursuivi par la Chine, avec pour but la domination du continent eurasiatique.

L’exposition médiatique des ambitions chinoises oblige les dirigeants occidentaux à affronter les réalités désagréables jusque-là repoussées sous le tapis. C’est notamment le cas de l’Europe: si elle poursuit sa trajectoire, sans révision de son modèle économique de transfert à l’Asie de son industrie, d’ouverture commerciale asymétrique et de financement à crédit de sa consommation par l’épargne chinoise, l’Européen de 2030 (plutôt celui du Sud, dont le Français) travaillera à bas coût pour un groupe chinois, sera surveillé par des technologies chinoises et des logiciels américains, consommera encore plus de sous-culture américaine, n’aura plus qu’un accès payant à la santé, et aura perdu sa liberté. La crise grecque de 2010, qui a vu ce pays traité comme un pays en développement, en donne un avant-goût. Le coronavirus arrache tous les masques.

L’Europe doit se recentrer sur son marché intérieur.

Dans cette nouvelle configuration, que peut, que doit faire l’Europe pour conserver la maîtrise de son destin? Trois actions me paraissent urgentes et déterminantes. La première est de recentrer l’Europe sur son marché intérieur. Cela concerne tout d’abord la demande, qui doit être orientée, par la voie dirigiste si besoin, vers les circuits courts et la production locale. Il serait aberrant que nos vastes plans de relance soient, comme après 2008, absorbés par des importations ne créant aucune valeur ajoutée sur le sol français et européen. Cela suppose de se doter de protections tarifaires et normatives actuellement vidées de leur portée par les accords de libre commerce peu réciprocitaires négociés par la Commission européenne et d’une politique de soutien à l’industrie impossible dans le cadre européen actuel, qui a au contraire montré, en ouvrant, en pleine pandémie, de nouveaux chapitres de l’élargissement à l’Albanie et à la Macédoine du Nord, en signant un traité de libre-échange avec le Vietnam, ou encore en sanctionnant les aides d’État, que sa vision des choses était diamétralement inverse.

Cette réorientation sera toutefois sans effet si la politique d’offre ne suit pas, et son principal frein, en France, est le niveau excessif des prélèvements obligatoires, qui pèsent sur une partie de plus en plus restreinte et asphyxiée de la population et du tissu productif. Il serait intéressant de demander aux paysans chinois ce qu’ils ont pensé de l’appel du ministre de l’agriculture français pour trouver 200 000 volontaires pour les travaux des champs, en remplacement des travailleurs saisonniers, dans un pays qui compte près de 2 millions de bénéficiaires du RSA.

La seconde action concerne la maîtrise des frontières physiques, et la crise a justement montré qu’elle était parfaitement réalisable. Il n’est nul besoin d’insister sur la déstabilisation des sociétés européennes induite par des décennies d’immigration incontrôlée et instrumentalisée par de nombreux États, la Turquie en dernier lieu. Si rien n’est fait, il faut s’attendre à l’installation d’un état de fracturation permanente au sein d’une Europe connaissant successivement le destin de l’Autriche-Hongrie, de la Yougoslavie puis du Liban, débouchant sur une partition politique croissante, notamment avec les pays de l’Est. Aucune politique de puissance n’est possible lorsque l’on est miné par des dissensions internes irréconciliables, l’histoire montrant que l’éclatement était invariablement au bout du chemin.

Si les États-Unis veulent conserver leur leadership, il leur faudra faire des concessions à l’Europe.

La troisième action consiste à ressouder le bloc de l’Ouest sur une base plus équilibrée avec les États-Unis, mais non tournée contre la Russie. La paix n’a jamais été possible sans une conscience claire des rapports de force sur la scène internationale et la volonté de les assumer. S’affaiblir, c’est inciter l’adversaire à frapper. Or l’Ouest apparaît plus divisé que jamais, ce qui est sa principale faiblesse. Il y a là un enjeu civilisationnel qui n’est pas correctement perçu par l’Europe et les États-Unis, alors qu’il l’est, grand paradoxe, de ses rivaux. La balle est bien sûr largement dans le camp des États-Unis, dont le traitement de l’Europe comme marche de l’Empire assignée à l’absorption des charges russes et moyen-orientales pouvait se justifier tant qu’ils étaient la seule superpuissance. Mais comme pour l’empire romain, la désagrégation des marches ne peut qu’annoncer la chute de l’empire lui-même.

Un effondrement européen laisserait en tout cas les États-Unis très exposés au géant chinois et à ses obligés. Passer d’une logique de protectorat à une stratégie d’alliance implique, il est vrai, une révolution de la pensée stratégique américaine, dont le renoncement avec ses alliés au privilège d’extraterritorialité de son droit, véritable tribut qui mine ses relations bilatérales (comment apprécier un allié ayant infligé aux entreprises françaises plus de 13 milliards de dollars d’amendes sur ce fondement depuis 2010?). Mais si les États-Unis veulent conserver leur leadership, il leur faudra faire des concessions à l’Europe. Autrement, cette dernière ira chercher son intérêt dans d’improbables compromissions tactiques avec ses pires concurrents.

Cette crise nous offre peut-être une occasion d’échapper à la décomposition poursuivie depuis quelques décennies.

La crise du coronavirus, en dépit des nombreux appels à l’émergence d’un «monde d’après», ne changera pas, dans l’immédiat, la physionomie des relations internationales et de nos modes de vie. En revanche, au-delà du drame humain dont elle est porteuse, elle offre peut-être une occasion à la France et à l’Europe, en abrogeant pour de bon le récit de la mondialisation heureuse et en les plaçant devant la brutalité du monde, d’échapper à la trajectoire de décomposition poursuivie avec assiduité depuis maintenant quelques décennies. Mais son enseignement le plus «disruptif», et certainement le plus subversif pour les dirigeants actuels, est d’avoir prouvé que la volonté politique pouvait, en quelques jours, rendre possible ce que l’on prétendait impossible, de la même manière qu’on jugeait inenvisageable il y a peu le départ d’un membre majeur de l’Union européenne. Le niveau de tolérance pour l’immobilisme risque donc, après le déconfinement, de dangereusement se réduire.

Source : Le Figaro

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Commentaire recommandé

Santerre // 04.05.2020 à 08h48

Ce qui est marrant c’est que l’auteur continue à sauter comme un cabri en criant Europe, Europe, Europe alors qu’il vient de démontrer, brillamment qui plus est, qu’elle n’existait pas.
Ça lui arracherait la g…. De parler de la France? Ça pue la France?
Ces petits esprits intellos incapables de sortir de leurs schéma faisandés. Il est là et pas ailleurs le vrai mal FRANÇAIS.

55 réactions et commentaires

  • gracques // 04.05.2020 à 08h34

    Bon début…..
    Mais la droite est toujours là droite…..
    Foutez moi ces feignants de RSA au boulot à la campagne au prix du saisonnier marocain ! Ben tien ….
    Et si les prélèvements obligatoires en France reposent sur une parts de moins en moins importante de la population n’est ce pas surtout grâce aux paradis fiscaux et à la ‘liberte’ d’établissement ….surtout en Hollande et !uxembourg.
    Au fait les prélèvements obligatoires se sont surtout nos salaires , y compris les retraites et tous les risques ‘socialises’ de type assurance….c’est juste que le paiement est géré collectivement (pas forcément par l’etat) et non individuellement comme pour une assurance privée….. et on voit ce que cela donne aux states….

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    • Urko // 04.05.2020 à 09h11

      Il ne parle nulle part de « fainéants » : il note le paradoxe d’un état endetté, en récession historique, qui cherche de la main d’œuvre tout en continuant à dépenser des budgets non négligeables à assurer la subsistance de personnes non employées. Les gens au RSA seraient ils trop bien pour des tâches indignes, tout juste bonnes pour les cul terreux franchouillards et les saisonniers marocains ? Vous savez fort bien que non.

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      • Lbl29 // 04.05.2020 à 18h36

        Ce serait quand même bien de dire que les « personnes non employées » dont nos cotisations assurent la subsistance sont avant tout des retraités, des malades et des enfants : ces trois postes (vieillesse, santé, familles) absorbent 90% des budgets sociaux. Le reste est de la petite bière : moins de 7% pour l’emploi, y compris les aides aux entreprises et le budget de fonctionnement de Pôle Emploi ; moins de 2% pour l’ensemble des minima sociaux. Bien sûr on peut avoir des discussions de principe sur l’opportunité de faire appel à de la main-d’oeuvre étrangère ou bénévole alors que le niveau de chômage est élevé, mais espérer dégager des marges de manœuvre budgétaires non négligeables en rognant sur les RSA, il faut oublier.

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    • EuropeOuEncore // 04.05.2020 à 15h31

      Je vous signal que chaque etablissement individuel ou de societe au luxembourg ou en hollande est documente et accessible par les autorites luxembourgeoise et Francaise.

      Pour une personne physique ou morale europenne, si evasion elle est transparente dans ces pays et tient plus d’un manque de volonte politique.
      Vivant au Luxembourg, je peux vous dire que les audit et declaration d’impots se sont tres largement fortement ressere ces 15 dernieres annees.

      Quand au cas GAFA, c’est bien la faiblesse de la commission qui est en jeu.
      En l’absence de politique fiscale europeenne vous ne pouvez pas empecher les etats de se faire concurrence, mais a posteriori vous pouvez tout a fait recuperer le manque a gagner si il y a fraude par la voie judiciaire.

      Et l’Europe et le seul, je dis bien le seul, ensemble supra national au monde a avoir montre une volonte proactive dans ce domaine.

      Je reprendrais votre propos, en France, la gauche est toujours la gauche…

      (desole je n’ai pas d’accent sur mon clavier)

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      • calal // 04.05.2020 à 22h20

        « Et l’Europe et le seul, je dis bien le seul, ensemble supra national au monde a avoir montre une volonte proactive dans ce domaine. »
        lol,le vil politique dont la veracite de la phrase de 25 mots tient dans en 2 mots,les qualificatifs « supra national »

        Les us mettent au pas beaucoup des banques qui fraudent ou blanchissent le fisc us.Mais ce n’est pas un ensemble supra national…quoique…

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        • Narm // 05.05.2020 à 09h09

          euuhh, c’est à géométrie variable, non ?
          et c’est où le delaware ?

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  • Santerre // 04.05.2020 à 08h48

    Ce qui est marrant c’est que l’auteur continue à sauter comme un cabri en criant Europe, Europe, Europe alors qu’il vient de démontrer, brillamment qui plus est, qu’elle n’existait pas.
    Ça lui arracherait la g…. De parler de la France? Ça pue la France?
    Ces petits esprits intellos incapables de sortir de leurs schéma faisandés. Il est là et pas ailleurs le vrai mal FRANÇAIS.

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    • Urko // 04.05.2020 à 09h20

      Relisez le bien : il distingue sans équivoque l’Europe de l’UE, et l’Europe du Sud du reste de l’Europe. Il évoque aussi le fait que l’UE n’est pas la bonne structure de réaction à ce qui advient. Mais oui, l’auteur suggère tout cela plutôt qu’il ne le martèle, quitte à laisser incompris ce qu’au fond il propose (ce que je reproche un peu à ce texte, parfois sibylin, dans un autre post de 08h49). En clair, il fustige l’organisation de Bruxelles, dont il prétend qu’elle mène l’Europe à l’abattoir. Peut-être faut il ruser pour voir de tels messages publiés dans le Figaro ?

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      • Santerre // 04.05.2020 à 10h38

        Oui, mais il reste accroché à sa bouée européenne comme un naufragé paniqué qui a oublié qu’il sait parfaitement nager et qu’un effort déterminé le ramènera sans problème à la plage toute proche. Donc j’insiste, nos intellos ont un tel mépris pour la France qu’ils refusent de passer intellectuellement le Rubicon et en finir avec cette UE et rebâtir notre nation. Nous avons bien trop sacrifié à cette Europe puissance que nous sommes seuls à vouloir. Les Britanniques ont leur anglosphere de 500 millions de personnes, les autres Européens sont soit des nations vaincues et ou sans beaucoup d’histoire en tant que telles( Allemagne, Italie, Roumanie, Bulgarie, Roumanie, Tchèques, Slovaquie, Grèce), d’autres sont sorties de l’histoire il y a longtemps, (Espagne, Pays Bas, Portugal, Danemark, Suède). Toutes n’ont aucun problème, absolument aucun soucis avec une vassalité voire une servitude vis à vis des USA .
        Nous sommes au centre de l’Europe, notre démographie est dynamique. Arrêtons de l’étouffer avec la chimère européenne. Liberons notre énergie et notre créativité. Après, on verra avec les autres Européens s’ils se satisfont de leur servitude . Jouons l’équilibre, ce qui est la vocation de la France. Ne subissons ni Chinois ni USA, equilibrons. Comme avait su le faire de Gaulle. Aux armes intellos, réveillez vous.

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        • Gilles // 04.05.2020 à 11h24

          “Il faut se libérer de l’emprise américaine et se rapprocher de Moscou”, clament des hauts gradés de l’armée

          Extrêmement rare pour être souligné.

          https://www.capital.fr/economie-politique/il-faut-se-liberer-de-lemprise-americaine-et-se-rapprocher-de-moscou-clament-plusieurs-hauts-grades-de-larmee-1368939

          (petit détail amusant: Un des signataires fut mon chef de section dans les PPEOR en 1974)

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        • EuropeOuEncore // 04.05.2020 à 15h38

          Plus candide que votre commentaire sur la France c’est dur de trouver…

          Neanmoins je vous rejoins sur une chose, certains pays et petits ensembles de cooperation marchent bien sans l’UE.

          Mais qui veut travailler avec la France ?
          Y a t’il le debut de commencement d’une union economique integree entre la France, et le sud par exemple ?

          Nous sommes bien seul dans les faits.
          Et ce n’est pas l’Espagne ou l’Italie qui voudront creer un ersatz du Benelux avec nous…

          Un pays qui ne reforme pas, change de discours comme de chemise et ne respecte pas ses engagements politiques au dela de 3 ans

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          • Keiser // 05.05.2020 à 18h01

            « Pays qui ne reforme pas » mais qui passe son temps à réformer tout et n’importz quoi à tour de bras.
            Réformes très appréciées par les Français par ailleurs.
            Vous vouliez quoi d’autre ? Ah je sais ! Ne me dites rien ! Vous viuliez les reformes Hartz c’est ça ?
            C’est Allemand ça ne peut être que bien remarquez.

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    • Brigitte // 04.05.2020 à 09h47

      D’accord avec vous Santerre, il est là le vrai mal français: la technocratie hors sol qui a inoculé le virus du désamour de la patrie à la population.
      La métaphore virale s’impose. Pour éradiquer le mal, il faut en connaître la cause, comment il se propage et avoir un remède.
      L’origine est difficile à identifier et vient sans doute de la fin du 19ème siècle. Les causes sont multiples. Ensuite le mal s’est propagé durant tout le 20ème siècle, par vagues successives. Le foyer actuel de l’épidémie est l’UE. Au passage je note que depuis le covid, ce terme français est délaissé au profit de l’anglais « cluster ». Les médias, les internautes rabâchent en coeur les mots « cluster » et « tracing » traçage en français. Ben voyons, il faut être moderne.
      Un remède? la triple sortie « UE, Euro, Otan » mais quand on dit ça, on a l’impression de proposer de la chloroquine… le remède plus mauvais que le mal….
      Je ne cherche pas à réhabiliter Raoult, loin de là, mais je pense que l’enthousiasme qu’il a suscité vient du fait qu’il a cassé les codes de la technocratie. A mon avis, il a joué avec, mais ça montre bien que l’aspiration des gens est là. C’est peut-être un élément de réponse. Il n’y a pas encore de remède, mais le peuple français n’est-il pas en train de développer une immunité de groupe contre la technocratie?
      A suivre…

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      • Pegaz // 04.05.2020 à 12h55

        Cassé les codes de la technocratie et mis des bâtons dans ses roues.
        Et la taille de l’engin est énorme.

        L’IHU ce grain de sable dans les rouages des réseaux Aviesan, Inserm, Reacting, GloPID-R, WHO R&D Blueprint et de nombreux autres partenaires.

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  • Urko // 04.05.2020 à 08h49

    L’auteur a visiblement dû densifier son texte pour l’abréger tant il ouvre de pistes qu’il ne développe pas ensuite, notamment sur le rôle économique et géopolitique dévolu aux migrations dans la mondialisation sous domination états unienne, sur les raisons pour lesquelles l’organisation de Bruxelles paraît jouer systématiquement contre son propre camp, sur l’influence que l’industrie allemande aurait dans un choix d’alliance avec la Chine, sur les mécanismes menant les Européens du Sud à perdre leur liberté… Résultat, ceux qui comprennent à quoi fait implicitement référence ce texte s’en trouveront convaincus, mais l’étaient déjà, et les autres n’y verront qu’une enfilade de provocations non étayées. Dommage car ces lignes résument bien l’enjeu : en bref, comment se désinscrire d’une mondialisation dont le centre reste l’Europe, comme le centre d’une attaque de lionnes reste le troupeau de gnous.

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    • Santerre // 04.05.2020 à 12h35

      C’est là que vous faites erreur. D’une part il n’y a pas un troupeau de lionnes, mais, quelques lionnes et aussi un tigre, un léopard, des hyènes, des chacals, des vautours tournoyants et même des crocodiles dans le marigo derrière, et tout ça chacun pour soi. Et d’autre part, il n’y as un troupeau de gnous, il y a des gnous, des buffles, des zèbres, des impalas, des phacochères, mais aussi et surtout des chèvres des veaux et des moutons. Et tout ça lutte aussi chacun pour soi. Il n’y a que les crétins veaux intello politiques bleu blanc rouge pour, à tout prix, vouloir voir là un troupeau de gnous. Et pour maintenir cet aveuglement, ils sont prêts à sacrifier le reste du troupeau qu’ils maintiennent judicieusement en première ligne face aux prédateurs de toutes sortes. En fait, les cochons de la ferme d’Orwell.

        +5

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    • Pat Mar // 05.05.2020 à 10h23

      « comment se désinscrire d’une mondialisation dont le centre reste l’Europe? »:
      Résister à ceux qui ne sont que des chiens de garde terrorisant un troupeau de moutons apeurés.
      Il faut contrer l’ euro-fascisme en reprenant notre souveraineté nationale !

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  • pseudo // 04.05.2020 à 09h00

    wishfull thinking sans conséquence. du yakafokon. L’europe ceci l’europe cela, il saute sur sa chaise comme un cabri, mais il refuse de voir la réalité de 30 ans d’européisme acharné, il est improbable que ces pays là s’accordent ensemble sur un plan de relance satisfaisant. Si ils s’accordent sur quelque chose ce sera au plus petit dénominateur commun, ils accoucheront d’une souris incapable de faire face. c’est mécanique, depuis le temps qu’un certain nombre de politiciens l’ont compris et expliqué il m’afflige de voir des journalistes ignorer ce fait. Autrement, je me révulse à lire qu’il existe un axe USA-Chine. Pour les Chinois, j’entends le peuple chinois, les habitants, les ouvriers, les sans dents, les rien que moins ou moins que rien, eux sont chinois, nous, aux dernières nouvelles, nous passons, sans convulsions, sous domination totalitaire communiste, grâce aux miracles du capitalisme (c’est pas beau ça ?), dit autrement, si il existe un axe c’est deepstate-CCP…. gardez moi éloignez de vos débats de clochers, communisme, capitalisme, les deux faces d’une même pièce.de toutes façons ce Mr, peut dire ce qu’il veut, j’ai bien l’impression que son problème n’est pas les fin de mois… https://www.atlantico.fr/fiche/pierre-henri-argenson-1500936 je m’interroge même à savoir d’où il tient son droit à publier dans le figaro, il est journaleux ? Ou c’est encore un passe droit….

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  • Jean Paul B. // 04.05.2020 à 09h09

    Le 4 mai et rien sur le Professeur Raoult? Je m’inquiète.

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    • Michel BEYER // 04.05.2020 à 09h37

      C’est que vous n’avez pas lu l’article sur la Pandémie.

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    • moshedayan // 04.05.2020 à 09h38

      Merci Jean Paul B, Effectivement c’est inquiétant.
      Quant à cet article il révèle soit la sclérose de la pensée occidentale soit son mensonge permanent dans sa ploutocratie… Rien n’est dit sur la Russie – l’Eurasie inquiètante selon l’OTAN. Or tout le projet occidental dans la compétition est justement de détruire toute forme de développement coopératif – ce fut la Yougoslavie par anticommunisme viscéral et surtout la Russie pour l’emporter sur la Chine. Et les Européens occidentaux ont montré qu’ils étaient prêts presque à tout, y compris à taire les ignominies – pour preuves la tragédie d’Odessa du 2 mai 2014 et les milliers de morts du Donbass.
      En clair, l’UE n’est pas un beau projet mais une arme idéologique de la ploutocratie et l’axe de l’agression contre l’Eurasie. Il faut donc tout faire pour abattre l’UE de l’intérieur, afin que la Grande Europe voit le jour, sans les Américains.

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  • François // 04.05.2020 à 09h10

    l’Europe ne fera jamais le poids, nous serons entre le marteau et l’enclume.

    Nos politiques français ont trop une démarche de soumission, et travaillent pour des lobbies essentiellement étrangers. L’affaire est plié de ce côté là.

    En revanche, le peuple français doit être uni et arrêter de se diviser. Il doit trouver des actions ciblées, efficaces pour se protéger et canaliser ses gouvernants. Nous le voyons bien dans l’affaire COVID19.

    Personnellement, je me suis inscrit sur noublionsrien qui est un collectif juridique demandant le droit d’être soignée. Allez faire un tour et faites votre opinion. Plus nous sommes nombreux, plus vous garderez vos droits de bases. Passez a l’action.

      +8

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  • Pegaz // 04.05.2020 à 09h14

    Quel contraste avec l’article d’hier, l’itw de l’ambassadeur.

    L’Europe doit se défaire de la tutelle USA et de sa paranoïa.

    La Chine préconise la communauté de destin partagé de l’humanité. Ce n’est pas un slogan. C’est notre vision. Nous pensons que c’est la seule solution pour que le monde soit meilleur qu’avant.

    Nous défendons la coopération, le respect mutuel, le développement vert, le développement partagé, le multilatéralisme. Il s’agit de valeurs très précieuses pour l’humanité.

      +10

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  • sergeat // 04.05.2020 à 09h16

    Résumé:améliorons l’UE.
    On continue la propagande macroniste en voulant de façon cosmétique faire croire que l’UE est l’alpha et l’oméga de la résurgence de notre puissance,alors qu’elle n’a été que la destruction de notre souveraineté (lois bruxelloise mais néo-libérales,monnaie allemande et liberté des flux financiers vers les paradis fiscaux,destruction des frontières qui ira jusqu’à: »nos border » et une immigration non contrôlable,protectorat otanesque nous obligeant à suivre les US contre « l’empire du mal »,disparition de notre culture et pourquoi pas de notre langue …..profit irriguant les 1 pour 1 000 et appauvrissant les 999 pour mille…enrichissement des politiques par le privé contre l’intérêt des peuples….)

      +19

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  • DVA // 04.05.2020 à 09h17

    Beaucoup d’hypothèses ouvertes en effets dans cette approche…Une autre serait que les USA se désintégreraient autant que l’Europe..l’avenir nous le dira…

      +0

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  • Calvez // 04.05.2020 à 09h33

    Je ne vois pas comment les « élites » européennes et particulièrement françaises pourraient d’un coup changer le logiciel qui leur tient lieu de cerveau depuis des décennies.La doctrine libérale est élevée au rang de religion. C’est l’horizon indépassable de tous les gens qui comptent (dans tous les sens du terme).
    Un type comme Macron est le plus rigide et le plus insipide d’entre eux, autrement dit, il est absolument incapable de « penser » autre chose que la doctrine.
    Continuons : s’il a été élu, c’est que la majorité des Français « pensent » comme lui. Il n’a pas usurpé le pouvoir. Il est bien là suite à un vote.
    Dans un premier temps, le monde va continuer comme avant. Je ne vois pas les USA changer de stratégie, ni de logiciel d’ailleurs. Leur empire va s’effondrer (les marches de l’empire sont déjà bien dégradées). Pour la suite, il est très possible que l’on ait un monde à la Mad Max.

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    • Dominique65 // 04.05.2020 à 11h42

      Je ne pense pas que Macron ait été élu parce que la majorité des Français pense comme lui. Je pense qu’il a été parce que le système s’est débrouillé pour qu’il soit opposé à la Le Pen au second tour. Il ne passait contre un autre candidat. Mais ce jeu risque de ne pas fonctionner une fois de plus.

        +6

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  • Thierry Balet // 04.05.2020 à 09h39

    Très bon article en terme généraux. Mais une fois de plus le prisme de la construction Européenne reste prégnant…….
    Comme quoi après plus de trente ans de lavage de cerveaux il est pour certains difficile d’en sortir.
    Plus on parle Europe en réalité, plus elle est faible. Ce qui a toujours fait la force de l’Europe dans sa globalité c’est justement sa complexité de part ses multiples nations. Les frontières ne divisent pas, elles protègent. Ce n’est pas une bande de technocrates à Bruxelles qui rendra l’Europe plus forte.

      +7

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  • Volodia // 04.05.2020 à 09h45

    Figaro cherche Europe désespérément.
    Dassault va sans doute mettre au pot dans le crowdfounding des milliardaires, faut bien fourguer ses Rafales.

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  • fox23 // 04.05.2020 à 10h16

    Très, très à droite le monsieur.
    Les événements à venir ne sont imaginés que sous la forme d’affrontement, de guerre froide – parce qu’on ose pas la guerre tout court – la domination étasunienne…
    Bref, à partir de maintenant, tout doit être comme avant.
    Avec de pareils maîtres de conférence, nous sommes bien lotis et que dire de l’éducation d nos futures élites ?

      +6

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    • Cornelius // 04.05.2020 à 13h38

      Vous avez raison. Les relations internationales s’exercent dans la dentelle. Une après-midi au salon de thé à parler des petits-enfants en buvant du thé et en mangeant des gâteaux.

      Les Etats sont les plus froids des monstres froids, ne vous en déplaise. Le monde est brutal, féroce est injuste. Fantasmer le monde tel que vous aimeriez qu’il soit est votre droit le plus strict, mais ne venez pas faire de reproches à ceux qui l’envisagent d’abord tel qu’il est.

      Pour le reste, cet article vient s’ajouter à la pile d’articles, et autres prises de positions stériles. La France est vassalisée dans tous les domaines, militaire, économique, juridique, politique, monétaire. Comment, dans ce cadre, envisager sérieusement de commencer à évoquer la possibilité d’un projet de politique de puissance ?

      On en est encore à sculpter les nuages. Désespérant.

        +8

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  • Bientôt 78 ans // 04.05.2020 à 10h44

    « L’Europe doit se recentrer sur son marché intérieur. »?

    ***

    Dans un monde de plus en plus interconnecté, devenu interdépendant, voire bientôt universalisé (de tous, par tous, pour tous) — voir « Connectography: Mapping the Future of Global Civilization » by Parag Khanna — le repli sur soi ne sauvera ni l’UErope ni la vieille Europe réactionnaire, moins encore l’Empire en déclin. Fixer son regard sur son passé, déjà loin derrière, ne saurait les mener à quelque «politique de puissance» que ce soit. Bien au contraire. C’est devant et tout autour qu’il leur faudrait regarder, vers l’avenir qui se construit déjà à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine. Or c’est précisément cette vision qui leur manque le plus… d’où cette nostalgie du « bon vieux temps » à jamais révolu. Ainsi donc, comme il a été montré et proclamé, inexorablement, dès maintenant « L’avenir EST asiatique »!…

      +2

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  • Pegaz // 04.05.2020 à 10h52

    Non exhaustif – Le Figaro – Mois d’avril, titres:

    – France Chine: les liaisons dangereuses
    – L’OMS est-elle vendue à la Chine
    – La Chine fermement résolue à demeurer l’usine du monde
    – Xi Jinping, champion d’une Chine « rouge vif »
    – Coronavirus, le grand mensonge chinois
    – La propagande chinoise irrite le reste du monde
    – Nous devrons exiger de la Chine une réparation
    – Comment la Chine tire les ficelles de l’OMS
    – Coronavirus la Chine devant un tribunal international

    Propagande ou pas ? De guerre ou pas ?

      +19

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    • gotoul // 04.05.2020 à 13h25

      J’ai lu quelque part que les députés Républicains US sont priés de faire le maximum de « China bashing », et bien le Figaro s’est mis au diapason, le petit doigt sur la couture du pantalon, comme beaucoup d’autres grands médias d’ailleurs.

        +7

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  • lon // 04.05.2020 à 11h46

    Ah, l’Europe, un beau rêve manqué . Faut dire qu’avec des pères fondateurs comme Monnet et Schuman c’était déjà mal barré . La politique des petits pas …Napoléon et Hitler doivent hurler de rire dans leurs tombes . Là où ça doit gamberger sec en ce moment c’est chez les allemands , vu l’intensité de leurs liens avec la Chine , et leur relation ambigüe avec les US . Il est remarquable comme certaines données géopolitiques ne changent guère : à savoir pour l’Allemagne comme en 1930 l’intégration dans le marché mondial ou alors le repli continental évoqué par ce billet qui ne pourra se faire que de 2 façons : l’acceptation d’une Europe fédérale avec les responsabilités qui s’y attachent, par exemple la mutualisation des dettes et la mise en place d’une planification économique, soit le largage de l’Europe et l’alliance avec la Russie, un vieux tropisme teuton toujours actuel .

      +3

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  • Denis // 04.05.2020 à 12h09

    « Nous entrons dans une nouvelle guerre froide qui pourrait marquer notre sortie de l’histoire »
    C’est une pensée que peut avoir un vassal des USA.
    En effet, les USA ne connaissent que le rapport de force, jamais ce pays n’envisage une collaboration. C’est normal, ils sont exceptionnels!
    Comme ils sont en perte de puissance et qu’ils occupent militairement l’Europe
    depuis 75 ans, ils envisagent de faire porter l’effort de guerre à la population de cette région du monde.
    Où est notre intérêt ?
    Plutôt dans la collaboration que dans la confrontation.
    C’est pourquoi, il devient urgent de mettre fin à cette domination
    qui s’exprime par l’ U.E. , qui n’est qu’une émanation des intérêts américains.
    C’est pas gagné!
    Surtout avec les dirigeants que l’on se donne!

      +6

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  • RGT // 04.05.2020 à 12h13

    « des importations ne créant aucune valeur ajoutée sur le sol français et européen »…

    Totalement faux : La valeur ajoutée est entièrement captée par les importateurs et les dirigeants qui délocalisent et qui profitent abondamment des écarts de prix de revient pour accumuler des profits totalement indécents.

    Le seul vrai problème, c’est que les profits sont privés et que les pertes sont socialisées.
    Et comme, en absence de contrôle des changes et avec la « divine » libre circulation des capitaux il est tout à fait possible pour « n’importe qui » (sauf les gueux) de baser son siège social dans un paradis fiscal sans avoir de comptes à rendre à quiconque pour que les profits « ruissellent » ainsi directement dans les poches des dirigeants et des actionnaires sans avoir à subir l’infamie de devoir être ignominieusement taxés pour être utiles à la population spoliée de ses ressources (boulot, rémunérations, etc…).

    Et si on proteste contre les paradis fiscaux étrangers, n’oublions JAMAIS que la France elle-même en abrite un…

    Saint Martin, ça ne vous dit rien ???
    Encore mieux que Monaco, le Luxembourg ou Jersey…

    Il est bien là le véritable scandale.
    Il suffit juste d’avoir au départ les moyens de se rendre sur ce territoire FRANÇAIS des Antilles ou d’avoir de quoi rémunérer un « correspondant » pour échapper à l’impôt.

    Même pas besoin de s’expatrier au Panama ou dans un pays « à risque », le statut de Saint Martin est gravé dans le marbre des institutions franco-hollandaises.

      +10

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    • Catalina // 04.05.2020 à 13h17

      je pense qu’il faut interdire le frêt et les aéroports à ces voyous qui optimisent, ils reviendront vite fait en chialant ! Interdire de m^me la vente de leur production ailleurs que là où les ouvriers créent la richesse que ces salopards volent, , ils devront vendre là où ils optimisent !! lol, ils sont déjà ruinés !

        +1

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  • Koui // 04.05.2020 à 13h04

    Que les USA s’allient à l’Europe pour contrer la Chine, c’est la géopolitique façon Risk, le jeu de l’équilibre des puissances. Il est intolérable de subir la concurrence déloyale de la Chine avec pour conséquences la désindustrialisation et un déséquilibre toujours plus grand de la balance commerciale. Il serait tout à fait possible de négocier un rééquilibrage avec la Chine, à condition de faire bloc et d’être réalistes. Malheureusement, les dirigeants étasuniens sont trop orgueilleux et désaxés pour envisager une alliance d’égal à égal avec quiconque : ils s’attaquent à tout le monde en même temps, certains de leur destin exceptionnel de leader irremplaçable. Quand aux européens, ils sont désunis et soumis avec des velléités de révolte envers les USA, inconscients des risques de desindustrialisation en ce qui concerne la Chine. Au final, la Chine va se retrouver puissance dominante sans avoir de projet pour le monde.

      +2

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    • Catalina // 04.05.2020 à 13h18

      « Que les USA s’allient à l’Europe pour contrer la Chine » euh, vous parlez de quoi au juste, de l’ue ou de l’Europe ? parce que pour l’Europe, une bonne partie est déjà alliée avec la Chine
      La Chine est dejà puissance prédominante, je dis ça, hein….
      « Quand aux européens, ils sont désunis  » ah ben ça, monsieur lapalisse, vu qu’il n’existe pas de peuple européen…..

      « la Chine va se retrouver puissance dominante sans avoir de projet pour le monde. » ah bon, parce que c’est indispensable peut-être ?, excusez la Chine qui ne veut pas être le clone des usa

        +7

      Alerter
    • Galvan // 04.05.2020 à 17h40

      La concurrence déloyale n’est possible que parce que les lois de l’UE (et le dogme néolibéral) empêchent de placer des droits de douane adaptés. La théorie fumeuse du « libre échange » est un dogme indépassable pour l’oligarchie Européiste …

        +6

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  • Alain // 04.05.2020 à 14h45

    Pour la sortie de l’histoire, c’est déjà beaucoup trop tard. Les Européens en ont été viré en 1956 lors de la crise de Suez quand les Américains et les Russes se sont mis d’accord pour renvoyer à la niche Français et Anglais. Depuis lors, ils sont devenus les vassaux des USA et les vassaux ne font pas l’Histoire.

    Il ne fut pas non plus juger du futur sur le seul présent, il n’est pas impossible que dans quelques décennies l’Inde ait aussi son mot à dire dans la course au leadership

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  • moshedayan // 04.05.2020 à 15h45

    Au passage , merci à Santerre ! qui a écrit ce passage :
    «[…] les autres Européens sont soit des nations vaincues et ou sans beaucoup d’histoire en tant que telles( Allemagne, Italie, Roumanie, Bulgarie, Roumanie, Tchèques, Slovaquie, Grèce)[…] » La Roumanie, Bulgarie…. la Tchécoslovaquie nous apprécions de ne pas avoir beaucoup d’Histoire…. ça me fait penser à un discours sur les Africains et leur Histoire… d’un de vos Présidents… L’arrogance française un mal chez certains visiblement bien ancrée…
    En attendant… votre Ploutocratie vous mène bien… et même très bien… et vous avez grâce à elle une nouvelle D…. à la 40…
    L’ami Fritz a raison, vous vous êtes chamaillés sur un médicament… tandis que les « abrutis » en Europe de l’Est… et jusqu’en Iran , en Inde et au Maroc… l’ont utilisé… Mais c’est vrai « ils sont trop c..  » Ils c’est nous, même nous les Slaves alcoolisés et les Grecs à l’uzo n’ont pas fait pire que vous…
    En clair… vous n’êtes pas sortis de l’auberge…
    et je comprends mes amis russes qui, maintenant, savent parfaitement qu’il faut s’attendre au pire avec l’Occident… Cette pandémie les a encore renforcé dans cette conviction….

      +1

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  • Rémi // 04.05.2020 à 16h04

    Je vais devoir être sévére avec cet article qui recéle à mon avis plusieurs fautes d’analyse:
    -Vous dites que: « Cela suppose de se doter de protections tarifaires et normatives actuellement vidées de leur portée par les accords de libre commerce peu réciprocitaires négociés par la Commission européenne  » C’est faus les réciprictées sont dans les domaines ou l’élite sociale européene a ses avantages: Banque, Assurances.. Si vous croyez qu’ils vont se laisser arracher le gateau sans rien faire vous vous trompez à mon avis lourdement.
    -Second aspect: « La troisième action consiste à ressouder le bloc de l’Ouest sur une base plus équilibrée avec les États-Unis, mais non tournée contre la Russie » L’europe est depuis 1945 occupée par les états-unis et en est tributaire. Vous imaginez vous qu’ils von lacher le tribut? Il remonte par la propriété des entreprises, les dividendes et la finance. Cela ne cessera pas. Jamais les EU n’admettrons que l’on les prive de leur poule aux oeufs d’or. Donc même si ce serait aussi dans leur intérêts ils ne lacherons pas car trop d’intérêts privés dans leur élite sociale auraient à y perdre.
    Donc là encore mur.
    Bonne chance pour la mise en oeuvre de votre programme malgré cela.

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    • step // 04.05.2020 à 16h31

      Il est surtout assez fréquent dans l’histoire qu’un empire sur le déclin pille ses marches, ne pouvant maintenir le coup du centre autrement et ne pouvant plus avancer. Or les marches de l’empire américain, c’est nous.

        +3

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  • Bachelerie // 04.05.2020 à 18h48

    Se recentrer sur le marché européen, est une excellente idée, mais penser que l’avenir de l’Union Européenne est possible avec une alliance revue et corrigée avec le Etats unis me semble relever d’un doux rêve, comme le doux commerce.
    La géopolitique commence par la définition de nos intérêts, de nos alliances et de comment cela peut être mis au service d’une indépendance affirmée.
    Le rapprochement avec La Russie est indispensable, ainsi qu’une neutralité intelligente à l’égard de la Chine.
    La Chine affronte les Eats Unis, que les Américains se débrouillent, nous n’avons pas à choir le camp occidental car c’est le camp américain et croire que nous pouvons redéfinir par la négociation une alliance équilibrée avec l’administration américaine relève d’une illusion démentie par les les faits, un peu plus chaque jour.
    L’avenir de notre pays et d’une Europe puissance c’est s’émanciper d’une alliance américaine , qui est en fait une colonisation américaine, notre choix c’est stopper l’américanisation de l’Union Européenne, ou de ceux qui qui sont d’accord, ou devenir une colonie américaine, devenir les supplétifs de administration américaine et les consommateurs abrutis de produits et d’idéologie néolibérale anglo-saxonne.

      +0

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    • Catalina // 04.05.2020 à 21h47

       » ou devenir une colonie américaine, devenir les supplétifs de administration américaine et les consommateurs abrutis de produits et d’idéologie néolibérale anglo-saxonne » trop tard, c’est déjà fait,même au niveau du droit, c’est le droit anglo-saxon qui prime dorénavant sur le droit continental
      CF V.Bugault
      La guerre du droit n’aura pas lieu

        +1

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  • Baybee // 04.05.2020 à 19h53

    l’Europe a toujours été le tampon entre les US et l’Est (Russie-Chine), c’est pas nouveau ^^

      +3

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  • Ernesto // 05.05.2020 à 02h00

    La construction européenne telle qu’elle s’est développée depuis ses origines est un échec patent. Elle n’est pas indépendante (inféodée aux USA), elle ne constitue pas un peuple, sa politique étrangère est inexistante, elle est dominée par l’Allemagne, puissance économique mais nain politique qui n’a pas de visée impériale, qui refuse d’assumer son rôle de leader hégémonique. Ses obsessions monétaires et budgétaires, sa rigueur ordolibérale, interdisent toute évolution vers une politique économique visant à harmoniser les performances des différents acteurs. L’Europe sociale, éternelle arlésienne, n’aura pas lieu. La monnaie unique, véritable cage de fer condamne sans rémission les pays du sud à l’austérité perpétuelle. La France, dévitalisée, en voie de marginalisation, à la remorque de son puissant voisin n’est plus qu’une Nation de seconde zone, qui n’a plus l’influence d’autrefois dans le monde. Le rêve d’une Europe autonome, forte d’un marché intérieur de 500 millions de consommateurs, paradis du plein emploi et du bonheur au zénith, faisant jeu égal avec les deux superpuissances a fait long feu.
    Il faut donc quitter ce « machin » qui n’a aucun avenir et retrouver la maîtrise de notre destin. La voix de la France peut à nouveau rencontrer un écho si, fidèle à ses valeurs de paix, coopération, intérêt mutuel, multilatéralisme dans la conduite des affaires du monde, elle appelle les autres peuples à relever ensemble les défis majeurs du XXIe siècle.

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    • Bernardo // 05.05.2020 à 10h39

      La voix de la France! Le destin de la France! La grandeur de la France! Les valeurs de la France! Ca fait tout de même nationalisme un peu vieux jeu! Quel est le poids actuel de la France dans le concert des nations?

        +0

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  • Bernardo // 05.05.2020 à 10h34

    De la logorrhée universitaire!!!!!!!! Des mots, encore des mots, qui répètent la doxa du Figaro archi-entendue! Parler en boucle ne fait guère avancer les choses!

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  • Albert André // 06.05.2020 à 12h26

    Source Futura-Santé du 7 mai 2013 : Extrait « …Certains spécialistes du domaine sont pourtant sceptiques et trouvent cet axe de recherche dangereux. Le virologue Simon Wain-Hobson, de l’institut Pasteur, rappelle que ce virus mutant aurait la capacité de provoquer entre 100.000 et 100 millions de décès. D’après lui, l’intérêt scientifique ne justifie pas les risques occasionnés par cette étude.
    Mais rassurons-nous, ce virus très virulent n’est pas encore dans la nature. Pour le moment, il est enfermé sous clé dans un congélateur… » Bref, faire un hôpital en 10 jours c’est aussi une démonstration de force et de puissance que le camp occidental ne se fissure pas… Attention…
    https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-virus-grippe-hybride-mortel-ete-fabrique-chine-46346/

      +1

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 09.05.2020 à 13h46

    Tout le monde chez soi, partout ? Il semblerait que personne ne soit plus chez soi, nulle part. L’évidence vient d’en éclater avec les mesures introduites sous le prétexte de la pandémie. C’est logique : Etat-nation et citoyenneté sont indissociables. Ils se fondent réciproquement. La forme politique du monde mondialisé sans frontières est une technocratie autoritaire et féodale. Inéluctablement. Nous sommes à l’aube d’un nouveau moyen-âge.

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