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12.mars.202012.3.2020 // Les Crises

« On est déjà dans une crise financière » – Par Paul Jorion

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Source : Le Média, Youtube, 10-03-2020

“On est déjà dans une grande crise financière”. Prophète de la crise des subprimes de 2008, qu’il avait prédit plusieurs années plus tôt, Paul Jorion, anthropologue et ex-trader, alerte sur la gravité de ce qui se déroule actuellement sur les principaux marchés boursiers mondiaux.

Si le coronavirus et le ralentissement de l’économie chinoise ont été les facteurs déclenchants, ils n’ont fait que révéler la fragilité d’une bulle financière dopée aux injections spectaculaires d’argent frais par les banques centrales. Au détriment des contribuables ordinaires, qui financent la gabegie et l’irresponsabilité des banques et des fonds d’investissement.

Source : Le Média, Youtube, 10-03-2020

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Commentaire recommandé

Berrio // 12.03.2020 à 07h39

Avant de prêter le moindre centime d’€ aux banques, Mme Lagarde doit demander la levée du secret bancaire afin que l’on puisse récupérer les fonds cachés dans les paradis fiscaux et s’assurer que l’argent prêté n’y parte pas.

32 réactions et commentaires

  • Berrio // 12.03.2020 à 07h39

    Avant de prêter le moindre centime d’€ aux banques, Mme Lagarde doit demander la levée du secret bancaire afin que l’on puisse récupérer les fonds cachés dans les paradis fiscaux et s’assurer que l’argent prêté n’y parte pas.

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    • bobforrester // 12.03.2020 à 08h05

      oui on peut tjrs rêver ça mange pas de pain et ça défoule !

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    • Bouddha Vert // 12.03.2020 à 18h33

      Vous avez 1000 fois raison, ainsi nous sauverons le monde de la corruption et nous volerons vers un avenir radieux!
      Quand on y pense, c’est tellement simple, en supprimant les inéquités plus de problèmes pour le monde.

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  • LBSSO // 12.03.2020 à 08h57

    Gaël Giraud : « nationaliser  » .

    « Les Etats sont beaucoup plus fragiles qu’en 2008, avec des finances publiques plus dégradées car ils ont déjà dû payer le prix du krach des surprimes. De sorte que, s’ils choisissent de voler au secours des actionnaires des banques comme en 2008, plutôt que de nationaliser celles qui sont en faillite, cela coûtera encore plus cher aux contribuables. Si le système financier s’effondre, ce sera une fois de plus à ces derniers d’éponger les dettes colossales des banques, comme en Irlande depuis 2010, car l’Union bancaire européenne ne nous protège pas. Les plus exposés, ce sont les ménages modestes ou appartenant aux classes moyennes de pays dont le secteur bancaire reste fragile, faute d’avoir purgé leurs bilans des actifs pourris de 2008. C’est le cas en Italie, en Allemagne et en France. »
    Il poursuit :
    « Pour que les marchés reprennent confiance, il faut d’abord limiter le risque sanitaire, en prenant des mesures drastiques de confinement. C’est très brutal mais il vaut mieux cela que risquer des milliers de morts et une crise financière majeure. »
    https://www.marianne.net/economie/risque-de-crise-financiere-liee-au-coronavirus-il-y-2-chances-sur-3-que-l-vive-une

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  • lemoine001 // 12.03.2020 à 09h41

    Moi aussi j’avais prédit la crise financière de 2008. Je me souviens très bien, alors que mon patron « cadre dirigeant » me vantait les résultats en hausse exponentielle, lui avoir demandé où il comptait aller comme çà. Je lui avais dit que nous foncions droit dans le mur.
    En fait, il y a eu des milliers de gens qui voyaient très bien que les indices boursiers ne peuvent pas augmenter tous les ans de 2 chiffres quand la production stagne.
    Nous en sommes aujourd’hui au même point : la masse monétaire a doublé quand la production stagne ou régresse. Il s’est accumulé un tas de capital fictif. Le trou d’air n’a pas loin et il est fatal.

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    • christian gedeon // 12.03.2020 à 10h38

      Il ne sera pas fatal. Il n’est jamais fatal,en fait.Du moins pour les happy few. Pour les autres,il y aura du pain et des jeux.

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    • Pinouille // 12.03.2020 à 11h50

      Je ne vous donne pas tort sur le fond, mais il faut tout de même noter que la crise actuelle ne trouve pas son origine dans l’augmentation de la masse monétaire. Son origine, c’est le virus qui induit un ralentissement, voire un gel, de la vraie économie: celle de la vraie vie. La masse monétaire démesurée ne fait qu’amplifier la chute des cours puisqu’il y a plus de monnaie à détruire.
      Ce qui m’interpelle, c’est que les autorités ne proposent pas d’autre solution que la création monétaire pour tenter de remédier au problème: re-re-baisse des taux directeurs, REPO, etc… Signe de leur impuissance, et peut être de leur incompréhension, que ne manqueront pas de souligner certains anti-systèmes.
      A la limite, ces mesures permettront peut-être de maintenir les banques en vie. C’est pas gagné.

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      • Michel LEMOINE // 12.03.2020 à 13h01

        Le virus est le fait déclencheur et non le moteur de la crise. Cela aurait pu être tout autre chose, comme l’écrasement d’une comète ou une guerre idiote provoquant une panique. La cause profonde est dans la logique du capitalisme analysée par Marx comme « baisse tendancielle du taux profit moyen » à laquelle la création monétaire se veut une réponse.
        Je ne peux pas en dire plus ici. Pour être compris cela demande un peu de travail.

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        • jc // 12.03.2020 à 14h29

          « Le marxisme, qui veut expliquer la structure et l’évolution des sociétés à l’aide des seuls facteurs économiques, est l’homologue de la théorie métabolique de Child en Embryologie et il souffre sans doute des mêmes simplifications. » (René Thom, Stabilité structurelle et morphogenèse, 2ème ed., p.322)

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          • lemoine001 // 12.03.2020 à 14h58

            Non le marxisme ne veut pas expliquer la structure et l’évolution des sociétés à l’aide des seuls facteurs économiques. Tout le monde sait que la géographie (la présence de la mer, la fertilité des sols etc.) le climat, la physiologie humaine (hommes et femmes !) et plein d’autres facteurs entrent en compte.
            La particularité du Marxisme c’est d’être un matérialisme dialectique. C’est à dire qu’il pense en termes de rapports, de devenir et de système. Mais je ne voudrais pas vous fatiguer le tête avec une chose aussi difficile !! ce sera pour une autre fois.

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        • Pinouille // 12.03.2020 à 15h08

          « Le virus est le fait déclencheur et non le moteur de la crise. »
          Pas d’accord.
          Un pays communiste qui aurait été touché par le virus aurait aussi vu sa production baisser parce que les travailleurs tomberaient malades ou devraient rester chez eux pour éviter/minimiser la propagation du virus.
          Cela ne se traduirait pas par les baisses des cours de bourse, puisqu’il n’y aurait pas de cours de bourse, mais cela provoquerait indubitablement une baisse de la création de richesse, voire un appauvrissement, tout comme dans un pays capitaliste.
          La baisse tendancielle du taux de profit n’est amha pas en jeu ici. Ou au mieux pour expliquer la création monétaire à tout crin pour maintenir une économie qui ne tourne pas assez vite.

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          • Michel LEMOINE // 12.03.2020 à 16h39

            Et alors ? En quoi le fait supposé qu’une épidémie dans un système communiste aurait eu d’autres effets invalide le fait réel qu’elle a des conséquences sur les bourses dans un système capitaliste. Venez-vous de découvrir que le monde n’est pas communiste ?

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            • Pinouille // 12.03.2020 à 17h03

              « En quoi le fait supposé qu’une épidémie dans un système communiste aurait eu d’autres effets »
              Mais les effets sont les mêmes. C’est l’objet de mon précédent propos.
              Entreprises en berne.
              Pierre Sabatier l’explique très bien ici: https://www.youtube.com/watch?v=F1h7cc6OTKo
              La chute des cours de bourse se contente de restituer cet état de fait, ajouté de comportements plus ou moins erratiques des acteurs du marché, et amplifié par l’abondance monétaire.

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    • Chris // 12.03.2020 à 13h08

      Les fonds de pension vont être décimés. Gare aux retraites.

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  • tepavac // 12.03.2020 à 11h42

    Intéressant ouvrage sur la monnaie, la spéculation et la mainmise de certaines banques sur l’exploitation humaine. extrait
    « Le cas de la ville de Wörgl, en Autriche, 1933, montre à quel point ces monnaies
    peuvent être, en cas de crise, de véritables bouées de sauvetage régionales. En 1931-
    32, du fait de la grande crise mondiale de 1929, cette ville de 4300 habitants comptait
    1500 chômeurs. Les impôts ne rentraient pas et la municipalité n’avait plus de
    ressources. Alors, le maire décida de mener des travaux d’aménagement qui
    emploieraient les sans travail. Mais comme il n’avait pas de ressources, il décida de les
    payer en « monnaie franche » émise par la municipalité après accord de la majorité des
    citoyens, de la caisse municipale d’épargne et avec la garantie formelle de la banque
    locale. Les employés municipaux, y compris le maire, touchaient la moitié de leur
    rémunération en monnaie franche, la totalité pour les nouveaux….

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    • jc // 12.03.2020 à 14h38

      Cf. http://francois-roddier.fr/Mines-2018/assets/player/KeynoteDHTMLPlayer.html#33 , vers la fin (extrait du billet 120 de son blog).
      Roddier parle des monnaies locales (à Wörgl, mais aussi en Suisse) dans un autre billet, mais j’ai oublié lequel.

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      • tepavac // 12.03.2020 à 19h11

        La plus part des gens ignorent la suite que voilà.

        La ville réussit à solder tous ses arriérés et put faire exécuter des travaux : sept routes
        neuves, 7 Km de recharge et d’asphaltages. On étendit le système de canalisation, on
        planta des arbres, on reboisa la forêt. Il y eut du travail pour tous. Sur le nouveau pont
        en ciment on inscrivit « construit avec de l’argent libre ». Des économistes étrangers,
        Irving Fischer notamment, vinrent constater ce miracle : la ville qui sortait de la crise par
        ses propres moyens. Voyant ces résultats, les communes voisines commençaient à
        émettre leur nouvelle monnaie. Innsbruck et plusieurs autres villes de Styrie se
        préparaient à introduire des « billets à timbre ».
        C’en était trop ; une plainte fut déposée à la cour suprême par la banque centrale de
        Vienne contre le maire de Wörgl. Les arguments de la ville étaient fondés sur l’efficacité
        de la démarche et l’absence de confusion avec une monnaie officielle ; ceux de la
        banque étaient que cette monnaie « hérétique » portait atteinte à son privilège
        d’émission. Et le jugement donna raison au « privilège » de la banque. Les monnaies
        complémentaires furent interdites.
        Voyant le succès de Wörgl, quelque 300 villes d’Autriche se préparaient à en faire
        autant. Le jugement les arrêta et l’opinion, constatant que la crise ne pouvait être
        surmontée localement (elle avait été déclenchée en Autriche, par la faillite de la
        Creditanstalt) se tourna vers l’Allemagne et accueillit l’Anschluss avec soulagement …

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        • jc // 13.03.2020 à 09h40

          « Et le jugement donna raison au « privilège » de la banque. Les monnaies complémentaires furent interdites. »

          Point barre. Point final./

          À la révolution de 1789 se sont opposés la plaine et la montagne, les girondins et les jacobins. Les jacobins top-down l’ont emporté et sont encore là. La probable Bérézina de l’organisation actuelle et top-down (Bâle siège de la BRI) de « notre » monde globalisé suggère de regarder par l’autre bout de la lorgnette, bottom-up.

          Ma conviction est que le jacobinisme est incompatible avec la véritable démocratie (gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple), car c’est structurellement au mieux une démocrature; selon moi -ce qui ne compte guère- mais aussi selon Michel Onfray, je crois- seule une organisation bottom-up est compatible avec une véritable démocratie.

          En France tous les partis politiques « de droite » ont le culte du chef (le centre-droit jupitérien bien entendu compris). À « gauche » c’est pareil malgré les apparences¹ (on dit premier secrétaire au lieu de président). Restent les écologistes (qui sont censés penser globalement et agir localement)…

          Je suis de plus en plus convaincu que l’actuel monde (ultra)libéral globalisé est en train de s’effondrer et que, par conséquent, il s’établira nécessairement dans le monde un girondinisme de fait.

          « Puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur » – Jean Cocteau

          ¹: Mélenchon…

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          • tepavac // 13.03.2020 à 12h15

            Bonjour JC,
            C’est malheureusement une pratique courante de poser face-à-face les deux principes de l’évolution alors que par nature elles sont intrinsèquement complémentaires, et qui aujourd’hui sont politiquement traduits par le communisme et le libéralisme.

            La vie, ce qui existe de façon animé, à depuis l’aube de sa naissance choisie sa voie, nous la percevons dans le décodage de l’ADN, qui montre à l’évidence ce développement d’un tronc central pré-réglé, aux ramifications de plus en plus étendu, divers, libre.

            Les Jacobins d’hier comme les Libéraux d’aujourd’hui, par paroxysme et inconscience, veulent anéantir cette colonne vertébrale sans se rendre compte qu’elle est la raison même de leur existence.
            Le politiques comme les économistes d’aujourd’hui, par le biais de l’organisation Européenne, mais pas seulement, ont supprimés tous les étages de cette colonne vertébrale dont les visées étaient de rendre la vie meilleure et pérenne.

            La vrais question est de savoir quelles sont les visées que doivent suivre les processus économiques et politiques pour que cet arbre de la vie sociale poursuive son développement de façon à satisfaire l’ensemble qui le constitue !
            Nous parlons là de Constitution, or il faut nous rendre à l’évidence, bien qu’elle existe sur le papier, elle n’existe plus dans la réalité, le Citoyen est mort, ne reste que la liberté…

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            • jc // 13.03.2020 à 15h34

              Bonjour tepavac,

              1. « communisme et libéralisme », « Les Jacobins d’hier comme les Libéraux d’aujourd’hui ».

              J’oppose top-down et bottom-up: analyse (diviser pour régner) contre synthèse (se réunir avec un objectif commun). Dans cet esprit je n’associe ni les jacobins aux communistes, ni les girondins aux libéraux. (La politique n’est pas du tout mon truc…)

              2. « La vie (…) nous la percevons dans le décodage de l’ADN, qui montre à l’évidence ce développement d’un tronc central pré-réglé »

              C’est plus mon dada car, matheux de formation dorénavant retraité, je m’intéresse à la biologie théorique, précisément à la tentative du mathématicien-métaphysicien René Thom de théoriser la biologie. Pour lui ce tronc central biologique préréglé dont vous parlez existe bel et bien et est lié à la formule de Taylor par l’analogie, pour moi génialissime -il faut l’oser!-, développement embryonnaire/développement de Taylor (Stabilité Structurelle et Morphogenèse, 2ème ed., p.32).

              Cette génialissime analogie est à la base de la théorie thomienne des catastrophes qui est -sans trop de surprise quand présentée comme ci-dessus- une théorie de l’analogie, la première (en Occident) depuis Eudoxe et Aristote.

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            • jc // 13.03.2020 à 15h36

              (fin)

              Ce qui permet à Thom d’écrire en conclusion de SSM:

              « Les situations dynamiques régissant les phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés. »

              et donc de faire -entre beaucoup d’autres- des analogies biologie/sociologie. Ce que fait également Roddier, qui fait des analogies physique/sociologie mais par une autre voie, la voie thermodynamique. Et ce que vous faites également ici (et moi aussi, bien entendu, dans l’ombre de Thom).

              « La vraie question…  »

              Pour une constitution embryologique de la VIème République top-down (ou de la Première Démocratie bottom-up) ?

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        • jc // 13.03.2020 à 10h43

          Je ne retrouve toujours pas le billet où Roddier fait allusion à l’expérience de monnaie locale de Wörgl. Mais ce qu’il dit de l’opposition sélection K/sélection r -je ne retrouve pas non plus les billets où il en parle-, selon moi en rapport direct avec l’opposition jacobin/girondin, préfigure peut-être ce qui nous pend au nez.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_%C3%A9volutif_r/K

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        • jc // 13.03.2020 à 17h39

          Encore une petite couche pour les écologistes (« Restent les écologistes (qui sont censés penser globalement et agir localement)… »); çà va peut-être en inspirer certains -et les inciter à lire Thom-.

          Thom: « Ce n’est pas faire preuve de vitalisme que de déclarer qu’un être vivant est
          une structure globale, c’est constater une évidence. Ce qui est inadmissible,
          en effet, et entaché de métaphysique vitaliste, c’est d’expliquer les
          phénomènes locaux par la structure globale ; le biologiste doit donc, au
          départ, postuler l’existence d’un déterminisme local pour rendre compte de
          tout microphénomène partiel intérieur à l’être vivant, et tenter par la suite
          d’intégrer tous ces déterminismes locaux en une structure globale cohérente
          et stable. De ce point de vue, le problème fondamental de la Biologie est un
          problème de Topologie, car la Topologie est précisément la discipline
          mathématique qui permet le passage du local au global… »

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          • jc // 13.03.2020 à 17h44

            (fin)

            Thom: « Le mathématicien dispose, pour aller du local au global, d’une notion sûre : l’analyticité. Un germe de fonction analytique détermine (par prolongement analytique) la fonction dans tout son domaine d’existence. Pour passer du global au local, le mathématicien dispose d’une autre notion, celle de singularité ; en effet, une singularité en un point n’est autre chose qu’une figure globale qu’on a concentrée en ce point (par exemple, si on concentre en un point O un cercle méridien G d’un cylindre, on obtient le sommet d’un cône). C’est par l’emploi alterné de ces deux techniques, comme en théorie des catastrophes, qu’on peut espérer aboutir à une synthèse dynamique de situations globales complexes. Et quelle discipline autre que la mathématique pourrait fournir de pareils outils ? Dans cette optique, le concept n’aurait plus qu’un rôle heuristique et devrait faire place, comme dans la combinatoire de Leibniz, à un pur jeu de formes… « 

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  • tepavac // 12.03.2020 à 12h38

    Rien de nouveau sur le sujet dont Les Crises a de multiples fois fait la vulgarisation. Nous prévenant depuis 10 ans qu’à la moindre crises majeure, l’Europe plus que tout autre continent sera reléguée à l’age pré-industriel, seulement avec ce facteur aggravant que nous avons été dépossédé d’une grande partie de notre industrie, dépossédé de la maîtrise de notre énergie(nucléaire), et le reste avec…
    Je n’ose même pas imaginer l’hécatombe des faillites des petits commerces, restaurants, petites et moyennes entreprises, ne pouvant plus payer leur charges, exsangues et à la merci des vautours qui attendent leur repas.

    Le dire est facile, mais comment penser et agir pour nous prémunir contre ce fléau. Doit-on attendre sagement le dépassement de cette calamité en s’approvisionnant à outrance, cloîtrés le dos vouté que l’orage passe ?
    Je veux dire, nous sommes sensés être des entités réfléchies, non seulement de simples lecteurs et spectateurs de nos propres malheurs, ne pouvons nous par la providence de ce site nous concerter pour tenter de trouver des solutions, ne sommes nous pas tous Adhérent et de ce fait partageant au moins de façon collective un bien commun, un bien des plus précieux, celui du partage de l’information.
    Chacun donne selon ses moyens, le plus petit apport est important. Je veux dire que souvent j’ai entendu ces dernières années le slogan; « nul n’est indispensable »
    je crois que face à ce défi de l’existence, c’est l’inverse, « nul est dispensable »

    Merci à Olivier, aux bénévoles sans qui ce site n’aurait pu être pérenne.et aux Adhérents

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  • mikatypa // 12.03.2020 à 14h35

    Comment les BlackRock et autre Vanguard, qui ont surfé sur la vague des FTE et autres trackers en plaçant des milliers de milliards $ sur les entreprises participant aux indices, vont-ils réussir à faire face à la fuite de clients ? On le saura très vite…

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  • RV // 13.03.2020 à 14h44

    Paul Jorion toujours aussi radical !

    – Interdire les paris sur les prix des titres financiers, autrement dit la spéculation
    – ordre monétaire mondial de type Bancor, une seule monnaie, avec des zones économiques « équilibrées » c’est à dire balance équilibrée des exportations et des importations avec remise à niveau une fois par an en pénalisant les contrevenants
    – augmentation des salaires sans augmentation des prix, pour éviter une inflation qui reprendrait d’une main ce qui a été obtenu de l’autre.

    Je suis preneur.

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  • spajnoc // 13.03.2020 à 17h49

    Faux, les US ont moins de 2000 contaminés et l´Europe qui a approximativement le même nombre d´habitants en a 30000 cas. Quelle est la zone la plus sensible ? Pourquoi Trump souhaite isoler son pays ? On peut le comprendre en regardant les chiffres. Nous sommes sur le radeau de la méduse et faisons du Trump bashing….

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  • martin // 14.03.2020 à 11h11

    D’accord avec Paul Jorion, sauf sur un point. La Russie n’est plus un pays faible. Son économie en PPA pèse autant que l’Allemagne de même que ses exportations. Son budget est à l’équilibre et son ratio Dette/Pib est de 15/100 quand la france est à 100/100. Quant à la menace militaire, la Russie est désormais à l’abri. Il faut donc envisager sérieusement que le duo Chine-Russie ait décidé de frapper les pétroliers américains (Frackers) en vue de casser le Dollar. Après cela, il deviendra possible de promouvoir une monnaie-or internationale, type Bancor, sur la base des réserves d’or métal de la Chine et de la Russie.

    Je pense que cette hypothèse doit être sérieusement envisagée.

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  • martin // 14.03.2020 à 12h08

    Imaginons une situation dans laquelle la production de pétrole de shiste US s’effondre. La Russie devient ipso facto le premier producteur mondial, tandis que la Chine demeure le premier consommateur. A eux deux, Moscou et Pékin exigent la fin du pétrodollar et l’obtiennent. Les saoudiens eux-même acceptent alors d’être payés en Yuan-Or (ou Rouble-or, c’est la même chose). L’un des piliers de l’hégémonie du Dollar s’effondre. Affaibli, Washington est alors contraint de se rendre humblement à la table de négociation et de retourner sa carte Or-métal. Combien de tonnes alors dans les caisses du Trésor? Nul ne le sait, sauf peut-être le renseignement Sino-Russe.
    Encore faut-il dégager le très décevant Donald Trump, qui n’a pas, contre ses promesses de campagne, effectué le Rollback des troupes Us à l’échelle mondiale. Du point de vue Sino-Russe, il doit maintenant sauter. Ca tombe bien, l’attaque sur le pétrole de shiste tombe pile-poil en plein milieu de sa campagne electorale. Requiem.

    Comme dit le proverbe de Go: « un coup doit avoir plusieurs objectifs. »

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  • martin // 14.03.2020 à 12h29

    J’ai passé sous silence une médiation importante qui, bien qu’évidente, doit cependant être explicitée. Lorsque le Dollar commencera à faiblir, la valeur des réserves en Or bondira vers le ciel. Les 2000 tonnes de la Russie valent aujourd’hui 400 à 500 milliards de Dollars. Combien vaudront-elles « le jour d’après »? Quatre, cinq Trillions, plus encore? Que dire alors du stock chinois, bien supérieur à ce qu’annonce Pékin? Sur une telle base de valeur, la monnaie-or sera de fait largement garantie.

    On dirait bien que la « relique barbare » bouge encore, n’est-ce pas?

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  • martin // 14.03.2020 à 15h23

    Alaistair Crook a remarqué, dans un article récent, ce que personne n’avait vu jusqu’alors. Les deux crises, financière et sanitaire, appellent des processus de résolution qui sont contradictoires entre eux, d’où la dimension inédite de la crise. Pour résoudre la crise financière, il faut déverser de la liquidité dans l’économie réelle afin qu’elle redémarre, ce qui implique un accroissement mondial des échanges compte-tenu de l’allongement des chaînes de valeur. Mais le Covid exige le confinement et la séparation, qui vont exactement en sens contraire. Il y a une impasse, un dilemme insoluble. C’est là que se noue la tragédie des banques centrales et peut-être le début de leur fin, tout au moins sous leur forme actuelle de réseau privé piloté par la BRI. Ca va secouer fort!

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