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15.décembre.201915.12.2019 // Les Crises

Revue de presse du 15/12/2019

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DÉMOCRATIE

Interviews à géométrie variable sur les retraites : tiens, voilà du Bourdin !

"L’interview réalisée par Jean Jacques Bourdin entre 8h35 et 8h55 sur RMC et BFM-TV a vu se succéder en plateau Thierry Breton le lundi 2 décembre, Marine Le Pen le mardi, Christophe Castaner le mercredi, Philippe Martinez le jeudi, suivi le vendredi, de Jean-Michel Blanquer. Un casting marqué par des choix majoritairement conservateurs, alors que le pays entrait le 5 décembre dans le mouvement social contre la réforme des retraites. Mais ce n’est pas là le cœur du problème. Disons tout de suite que si la pratique des relances et de l’interview musclée peuvent s’entendre, tous les invités ne sont pas logés à la même enseigne. A fortiori en temps de conflit social. En l’occurrence, l’hostilité de l’entretien mené par Jean-Jacques Bourdin face à Philippe Martinez n’a d’équivalent que sa complaisance à l’égard de Jean-Michel Blanquer. Une complaisance aux allures delahoussiennes ! Ou pour le dire autrement, les longs tunnels de publicité qui irriguent toute la tranche 6h-9h de RMC sont jumelés à un autre genre de publicité lorsque le ministre de l’Éducation nationale est invité à s’exprimer."

Source : Acrimed

La justice saborde les poursuites contre Lafarge pour financement de Daech

"La cour d’appel de Paris a anulé les poursuites pour complicité de crime contre l’humanité visant Lafarge, peu avant le quatrième anniversaire des attentats du 13 novembre 2015 et la conclusion d’une enquête par le parquet anti-terroriste. Les attentats meurtriers perpétrés par l’EI avaient coûté la vie à 130 personnes et fait 413 blessés. Le financement de l’EI à hauteur d’au moins 13 millions de dollars par Lafarge a coïncidé avec une vague d’attentat terroristes qui ont ensanglanté l’Europe de 2014 à 2016, se poursuivant de façon avérée jusqu’après l’attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015. La décision donne satisfaction aux avocats de Lafarge. En mars 2019, on avait levé la mise en examen de l’ex-directeur de LafargeHolcim, Eric Olsen, ce qui selon L’Express «amorçait la contre-offensive des avocats de la défense». On a réduit les accusations contre une figure centrale dans l’affaire, le responsable sécurité de Lafarge Jean-Claude Veillard, et annulé la garde à vue de Frédéric Jolibois, le directeur de l’usine syrienne à partir de 2014. Selon Le Monde, ceci allait «mécaniquement provoquer de nombreux ‘trous’ dans ce dossier judiciaire complexe»."

Source : WORLD SOCIALIST WEB SITE

ENVIRONNEMENT

Lubrizol : le préfet va signer la réouverture du site malgré une mise en demeure non satisfaite

"« Je ne suis pas dans la disposition d'esprit d'examiner un redémarrage », déclarait Pierre-André Durand devant la mission d'information de l'Assemblée nationale sur l'accident Lubrizol, le 30 octobre dernier. Un peu plus d'un mois après, le préfet de Seine-Maritime s'apprête à signer un arrêté de réouverture du site après avoir obtenu, mardi 10 décembre, un avis favorable du conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst). Cette réouverture va intervenir alors que l'exploitant ne s'est pas encore conformé à l'arrêté de mise en demeure signé par le même préfet, le 8 novembre dernier, et alors que les causes du sinistre restent toujours inconnues."

Source : Actu-environnement

EUROPE

De Bruxelles, Thierry Breton demande à Emmanuel Macron de tenir bon sur les retraites

"On ne saurait trop remercier nos confrères d’Europe 1. Ceux-ci ont eu l’idée lumineuse, ce lundi 9 décembre, d’inviter le tout frais Commissaire européen chargé du marché unique, de la politique industrielle, du numérique, et de quelques autres dossiers. Thierry Breton allait donc pouvoir nous donner le point de vue de Bruxelles sur la réforme des retraites prévue par le gouvernement français. On attendait le verdict avec angoisse. Le suspense était total. Dès les premiers mots du Commissaire, cependant, le maître de l’Elysée – qui l’a proposé pour le poste, il est vrai en second choix après les malheurs de Sylvie Goulard – a dû pousser un immense soupir de soulagement : celui qui était, il y a quelques semaines encore le patron de la grande firme de services informatiques Atos, après avoir dirigé Bull, Thomson puis France Télécom, sans compter un détour ministériel par Bercy, n’a pas apporté son soutien aux grévistes."

Source : Ruptures

FRANCE

Sous pression, Amazon va donner ses invendus au lieu de les détruire

"Fini les trois millions d'invendus détruits l'année dernière ? Amazon, le géant du e-commerce, a annoncé automatiser le don des invendus stockés en France dès 2020. Une décision qui survient alors que l'entreprise est mise sous pression par les ONG et les pouvoirs publics. L'interdiction de destruction des invendus est en effet prévue dans la loi anti-gaspillage, bientôt débattue à l'Assemblée nationale."

Source : Novethic

Dossier : ces chiffres que le gouvernement ne nous donne pas sur la réforme des retraites

"En juillet dernier, notre collectif Nos retraites dénonçait l’entourloupe du rapport Delevoye sur la réforme des retraites et demandait la communication de l’ensemble des chiffres de la réforme, notamment les simulations réalisées par le Gouvernement pour en prévoir les effets. Mais plus encore, c’est un pan entier de l’analyse qui est absent du rapport rendu au Premier ministre : à aucun moment il ne compare la situation projetée, dans le cadre de la réforme prévue par le gouvernement, avec la situation des actuels retraités."

Source : Réforme des retraites

Les promesses jamais tenues de Delevoye et du gouvernement en faveur de la retraite des agriculteurs

"Alors qu’il était ministre en 2003, Jean-Paul Delevoye avait déjà promis une retraite minimale égale à 85 % du SMIC. Et l’année dernière, le gouvernement a encore bloqué une proposition de loi revalorisant les faibles retraites agricoles. La réforme des retraites envisagée par le gouvernement est-elle favorable aux agriculteurs ? C’est ce qu’a laissé entendre Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, le principal syndicat agricole. « Si demain, 1 euro cotisé donne les mêmes droits à tout le monde, ça ne peut être que mieux pour les agriculteurs », a-t-elle déclaré à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre, le 3 décembre. Cela fait écho aux propos d’Emmanuel Macron, le 25 avril dernier, suite au mouvement des gilets jaunes : « Quiconque aura cotisé toute sa vie et aura ses points ne pourra pas avoir moins de 1000 euros à la retraite », avait-il affirmé. Qu’en est-il dans les faits ?"

Source : Bastamag

Aux origines de la Sécurité sociale

"Alors que des citoyens, nombreux et déterminés, s’insurgent contre la « retraite à points », il importe de rappeler pourquoi et comment fut conçu, au sortir de la guerre, le plan français de sécurité sociale. En avril 1942, la Déclaration aux mouvements de Résistance rédigée par le général de Gaulle affirme que « la sécurité nationale et la sécurité sociale sont, pour nous, des buts impératifs et conjugués ». Tel est le principe. Il s’inscrit, chez les Français et leurs alliés britanniques et américains, dans un vaste courant de pensée démocratique et socialiste au sens originel du terme – la protection du travail et des travailleurs. Ce courant veut empêcher la répétition de la crise de 1929 et des ravages inouïs qu’elle avait provoqués. Le Front populaire en France et le New Deal aux Etats-Unis tracent un chemin que la social-démocratie suédoise vient préciser et Keynes publie en 1936 la « Théorie générale… » qui sera la référence fondamentale des politiques économiques et sociales mises en œuvre après la Libération."

Source : Le blog de Bertrand Renouvin

INEGALITES

Miracle économique anglais… 135 000 enfants SDF

"Selon l’association Shelter [ndlr : "Abri"], cette année plus de 135 000 enfants britanniques dormiront dans la rue à Noël ou dans des abris d’urgence. En Angleterre, comme aux Etats-Unis et comme en France bien que cela soit un peu moins marqué en raison de ce qu’il nous reste « d’amortisseurs sociaux », la misère atteint des sommets. Cette évolution est la conséquence parfaitement logique des politiques de dérégulation, de mondialisation, de délocalisation."

Source : Insolentiae

LIBERTÉS

Reconnaissance faciale : le bal des irresponsables

"Nous le répétons depuis plusieurs semaines : la reconnaissance faciale continue à se déployer en France sous la pression combinée du gouvernement, d’élus et d’industriels. Elle est encouragée par des nombreux rapports d’administrations qui multiplient les préconisations pour faciliter son acceptation par la population. Le dernier en date, rendu par l’INHESJ et que nous publions ici, a profité de la participation d’une des directrices de la CNIL – Florence Fourets. Le fantasme d’une technologie régulée, juridiquement bordée, ne tient pas. L’histoire récente de la surveillance d’État le démontre amplement. C’est pourquoi il est urgent d’interdire la reconnaissance faciale. Avant de s’intéresser aux éléments de langage utilisés par les promoteurs de la reconnaissance faciale et à la stratégie qu’ils souhaiteraient nous imposer, revenons rapidement sur les dispositifs déjà déployés en France."

Source : LA QUADRATURE DU NET

RÉFLEXION

La violence des frontières

"Seuls 10 % des enfants grandissent dans un pays riche. Une inégalité à la naissance qui devrait nous conduire collectivement à défendre la liberté de circulation comme le proclame l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Au lieu de ça, les états ne cessent d’ériger des barrières entre les humains : murs, camps, barbelés, etc. Un régime global et mortifère des frontières."

Source : Cartographe Encarté

Mes élèves de terminale, les gilets jaunes et la police

"Il y a un an, jour pour jour, débutait le mouvement des Gilets Jaunes avec l'acte I d'une pièce qui devait en comporter de nombreux autres. L'occasion d'évoquer une séance d'EMC menée avec une classe de terminale L au mois de décembre de l'année dernière." [EMC : éducation morale et civique, j'adore]

Source : Blog de Petrus Borel

ÉCONOMIE

Documentaire : Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock

"En dehors de Wall Street, qui connaît BlackRock, le plus puissant gestionnaire d’actifs de la planète ? Enquête sur un acteur discret mais influent de la vie économique et politique mondiale. Si l’argent ne fait pas le bonheur, il ouvre sans nul doute les portes du pouvoir. Une maxime que le groupe de gestion d'actifs BlackRock, avec ses 6 000 milliards de dollars américains passés, soit plus de deux fois le PIB de la France, connaît bien. Sociétés, gouvernements et banques centrales : l'entreprise tentaculaire ne cesse d'étendre son influence dans toutes les directions, depuis sa création, en 1988, par Larry Fink. La force de ce géant américain de la gestion réside dans les milliards de dollars que lui confient ses clients, pour la plupart des gros poissons de la finance : multinationales, institutions financières et fonds d’investissement ou de pension. Grâce à cette manne financière, le groupe a mis le grappin sur de nombreuses multinationales." [NB : BlackRock est dans la boucle Macron concernant la réforme des retraites]

Source : Arte

NON, digitalisation et robotisation ne détruisent pas l'emploi, MAIS...

"Quel est le vrai bilan de la digitalisation sur l’emploi à ce jour ? Il y a quelques années, face aux avancées de la robotisation, de l’intelligence artificielle, la thématique de la fin du travail est revenue sur le devant de la scène. Faisant écho à cette nouvelle vague de pessimisme technologique, une étude de Frey et Osborne de 2013 avait défrayé la chronique en signalant le fait que 47% des métiers américains étaient hautement exposés à un risque de digitalisation à horizon de 10 à 20 ans. L’accélération digitale annonçait un tsunami sur l’emploi. Force est de constater que face à ces prophéties, l’emploi est étonnamment résilient, et même plus que résilient. Les données les plus récentes montrent que la population en âge de travailler n’a jamais été aussi intensément mobilisée dans l’emploi qu’au cours des dernières années dans la majeure partie des économies avancées, à l’exception des États-Unis qui n’ont pas totalement retrouvé leurs sommets des années 90."

Source : XERFI CANAL

ÉTATS-UNIS

Les dépenses militaires américaines devraient atteindre 738 milliards de dollars en 2020

"L’an passé, le National Defense Authorization Act [NDAA], c’est à dire la loi qui fixe le niveau des dépenses militaires américaines, avait été adoptée dès le mois d’août par le Congrès, dont les deux chambres étaient alors dominées par le Parti républicain. Ce qui avait facilité les débats. Or, la donne politique ayant depuis changé, avec désormais une majorité démocrate à la Chambre des représentants, les discussions sur le niveau du budget du Pentagone pour la prochaine année fiscale ont été plus âpres. Cela étant, le 10 décembre, les élus démocrates et républicains ont annoncé qu’ils venaient de se mettre d’accord sur un texte, lequel devrait être adopté d’ici la trève des confiseurs. Il reviendra ensuite au président Trump de le promulguer [ou non, s’il exerce son droit de veto]. Le projet de NDAA 2020, qui compte pas moins de 3.488 pages, prévoit ainsi de porter les dépenses militaires des États-Unis à 738 milliards de dollars. Soit 22 milliards de plus par rapport à 2019, ce qui permettra, notamment, de revoir la hausse la solde des militaires américains, ces dernières devant augmenter de 3,1%."

Source : Opex 360

Commentaire recommandé

Kiwixar // 15.12.2019 à 09h50

« Seuls 10 % des enfants grandissent dans un pays riche. Une inégalité à la naissance qui devrait nous conduire collectivement à défendre la liberté de circulation. »

L’oligarchie rêve d’un monde no-border où l’oligarque aurait un fief, des sujets, des serfs, des esclaves… et aucun citoyen « local » pour venir l’embêter avec des revendications ou des droits supérieurs à ceux d’une couseuse du Bangladesh. On a vu ce que donne le no-borders de l’UE : un nivellement par le bas des pays riches (France, Italie), une oligarchie contrôlant des technocrates, des ponts qui s’écroulent en France pendant que les Français paient pour des ponts en Roumanie ou des F16 pour les Polonais.

La nation est le seul patrimoine d’un pauvre Français, avec notre langue. La nation et la solidarité nationale protègent les plus faibles de la rapacité et de la volonté d’accaparement maladif des 1% du haut. L’abolition des frontières, les migrations incontrôlées, c’est la mort des nations, le rêve des oligarques.

62 réactions et commentaires

  • Jean // 15.12.2019 à 07h29

    Imaginaires des futurs possibles : Les effondrements

    https://www.youtube.com/watch?v=_Gfbl0xiOc4

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    • M.Smith // 15.12.2019 à 07h50

      Merci pour le lien, intéressante intervention de Dominique Bourg.

        +0

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  • M.Smith // 15.12.2019 à 07h43

    135 000 enfants SDF britanniques, « seulement » 700 à Paris :
    https://www.20minutes.fr/societe/2655683-20191120-precarite-700-enfants-famille-rue-chaque-soir-paris-alarment-associations
    Mais rassurez-vous, Macron et son gouvernement font tout pour rattraper le retard !
    https://m.youtube.com/watch?v=FKiobeFH9lw
    Une civilisation se mesure à la manière dont elle prend soin des plus faibles et des plus petits.

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  • astap66 // 15.12.2019 à 09h10

    Sur la promesse du gouvernement d’une « retraite minimale » de 1000 €:

    D’abord une précision que ne donnent jamais les députés LREM sur les plateaux télé: il s’agit du montant de retraite minimale pour ceux qui ont cotisé 43 ans à temps complet.

    Ça ne concerne ni les temps partiels, ni les carrières à trou de ceux qui se sont arrêtés de travailler pendant des périodes de chômage ou d’invalidité.

    En soi, c’est déjà un scandale de proposer ce montant de retraite à quelqu’un qui a travaillé toute sa carrière à temps complet.

    Mais surtout, c’est une promesse qui avait déjà été faite dans la loi n°2003-775 portant réforme des retraites et dont l’article 4 dispose:

    « La Nation se fixe pour objectif d’assurer en 2008 à un salarié ayant travaillé à temps complet et disposant de la durée d’assurance nécessaire pour bénéficier du taux plein un montant total de pension lors de la liquidation au moins égal à 85 % du salaire minimum de croissance net lorsqu’il a cotisé pendant cette durée sur la base du salaire minimum de croissance ».

    Sachant que le SMIC brut pour un temps complet est de 1521,25 €, et le SMIC net à 1204 €, ont devrait déjà avoir dépassé les 1000 € depuis un certain temps (2017 d’après mes calculs)…

    Forts de cette expérience, faut-il encore les croire ?

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    • Patrick // 15.12.2019 à 10h31

      Personne n’ose dire qu’il n’y a plus de pognon et qu’à moyen terme il n’y aura plus de retraites alors les promesses !!! ils auraient pu promettre 2000 €.

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      • astap66 // 15.12.2019 à 11h39

        Allons ! Nous produisons chaque année 2200 milliards d’€.
        Ça fait 33000 € par habitant, nourrissons et vieillards compris.
        Et je ne parle là que de la production transformée en marchandise.
        Tout comme la planète produit suffisamment pour nourrir 12 milliards d’êtres humains, alors que des millions d’enfants meurent de faim.
        Nous avons absolument toutes les capacités productives qu’il faut pour permettre à chacun de vivre dignement.
        C’est parce que la classe dominante parasite le système en prélevant son « profit » que nous en sommes là.
        Mais attention: comme l’avaient vu Hegel, puis Marx après lui, lorsqu’un mode de production n’est plus en mesure d’assurer le développement des forces productives, s’ouvre une période critique.

        « A un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n’en est que l’expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s’étaient mues jusqu’alors. De formes de développement des forces productives qu’ils étaient ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale ».
        (Marx, Préface à la Critique de l’économie politique)

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      • delor // 15.12.2019 à 11h52

        S’il n’y a « plus de pognon », comme vous dites, c’est parce que les gouvernements Hollande et Micron ont tout donné aux grandes entreprise via le CISE : 100 milliards d’euros en 4 ans pour « créer » … 130000 emplois. Faites le calcul et vous serez peut être surpris par le coût d’un emploi « créé ». Combien de milliards déjà « dévorés » également, depuis Sarkozy, au titre de la recherche, payés par les contribuables Français ! Si le régime de retraite actuel est déficitaire de 10 ou 15 milliards, il suffisait de ne donner que 80 milliards aux grandes entreprises pour que ce déficit n’existât plus ! Alors, arrêtez de fantasmer inutilement sur la propagande antiretraite par répartition …

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        • Patrick // 15.12.2019 à 12h54

          Rapport de la cour des comptes : les entreprises acquittent 233 cotisations et impôts divers pour un total de 775 milliards d’euros .. c’est donc largement suffisant.
          Les principales bénéficiaires du CICE sont : la SNCF , La Poste .. EDF .. qui effectivement ont créé beaucoup d’emplois productifs 🙂
          Pour ma boite , ça représente 3000€ par an, très loin de tout ce que je paie.

          Arrêtez de fantasmer sur tout le fric que vous pourriez voler pour faire fonctionner votre système de Ponzi. :-))

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      • gelmad // 15.12.2019 à 13h41

        Du « pognon » il y en a ! Il n’y en a même jamais eu autant !!!
        PIB 2018, le dernier paru : 2 350 000 000 000 (milliards) D’€.
        https://www.insee.fr/fr/statistiques/4161181

        Population au 1er Janvier 2019: env. 67 000 000 d’hab.
        https://www.insee.fr/fr/statistiques/1892086?sommaire=1912926

        Faites vous même la division pour avoir le PIB/hab !!! Je sais bien que c’est du brut !
        Voyez vous-même où est-ce que ça cloche

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        • Patrick // 15.12.2019 à 13h57

          Le PIB n’est pas ce que l’on gagne , c’est ce qui est échangé. Ne jamais confondre le chiffre d’affaire et le bénéfice.
          Ensuite , 57% du PIB est constitué par des dépenses publiques. Ces dépenses étant alimentées par 46% de prélèvements + les dividendes touchés par l’état actionnaire + l’endettement.
          Donc , nous dépensons plus que nous produisons , et ça depuis des décennies ce qui explique l’état des dettes.
          Dettes totales : plus de 2200 milliards dans les comptes + 4.000 milliards planqués dans le hors bilan ( source : cour des comptes).
          Le hors bilan étant constitué par les engagement de l’état , ce que les divers gouvernements s sont engagés à payer dans le futur en laissant le soin aux suivants de payer.
          Et tout ça alors que nous nous dirigeons gaillardement vers une nouvelle crise financière qui s’annonce sanglante !!

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          • miguel31 // 15.12.2019 à 15h43

            Vous êtes dans l’erreur, cher monsieur ! Tout étudiant en économie sait que le PIB additionne toutes les valeurs ajoutées des unités de production résident en France : or la VA, ce n’est certainement pas le chiffre d’affaires (et ce n’est pas non plus d’ailleurs le bénéfice !). Le CA correspond à la production vendue, tandis que la VA se calcule en soustrayant les consommations intermédiaires à l’ENSEMBLE de la production (vendue + stockée +immobilisée).

            La VA (tout comme le PIB au niveau macro-économique) mesure la production de biens et services marchands et non marchands, elle est répartie entre tous les agents économiques qui ont participé à sa création (et l’Etat en fait partie !).
            Elle équivaut donc à une somme de revenus distribués dans l’économie, qui rémunère l’ensemble des facteurs de production.

            Par ailleurs, si les dépenses publiques représentent 57 % du PIB en France, c’est simplement parce que certaines dépenses ont été socialisées (par le biais de la sécurité sociale) alors que ces mêmes dépenses sont largement privées dans d’autres pays.

            Toutefois, cela ne signifie pas que dans ces pays (où tout est privatisé ou presque), l’on dépense moins pour la santé ou les retraites (en % du PIB) et surtout que le modèle est économiquement plus efficace !

            Ainsi, les USA consacrent 17 % de leur PIB à un système de santé beaucoup plus inégalitaire et beaucoup moins efficace (si l’on s’en tient par exemple à l’espérance de vie moyenne) que le nôtre, tandis que nous lui consacrons 11 % du PIB (chiffre en hausse car le système est en voie de privatisation, CQFD…)

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            • Patrick // 15.12.2019 à 17h14

              c’est bien ce que j’écrit . C’est la production , pas le bénéfice.
              Je ne consteste pas l’utilité des dépenses de santé ou autres ( même si un grosse optimisation est à faire ) , toutefois ça reste des dépenses qu’il faut financer. Et quand les dépenses dépassent la production marchande , on est mal.
              ça fait 50 ans que l’on met au point le système qui nous mène à la faillite , on va y arriver.

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            • miguel31 // 15.12.2019 à 20h11

              Cher Patrick, je pense que vous avez une vision erronée de l’économie. Je m’en explique : les dépenses publiques (de santé, d’éducation, de retraite…), ce n’est pas de l’argent qui tombe dans un puits sans fond…

              Par exemple, que font les retraités français avec les retraites perçues grâce à la redistribution (taux de remplacement moyen de 74 % en France, contre par exemple 53 % en Suède) ? Cet argent tombe-t-il dans un puits sans fond ?

              Non, bien entendu ! Cet argent est dépensé (surtout par les plus modestes, qui n’ont pas les moyens d’épargner !) pour consommer et cela offre des débouchés à la production marchande !

              Les deux sont simplement indissociables car l’économie est un circuit complexe. Abaissez le pouvoir d’achat des retraités les plus modestes, cessez de soigner correctement une population, d’investir dans des infrastructures, etc… et vous obtiendrez quoi ? Une société inégalitaire et moins humaine, certes, mais aussi une baisse conséquente de la production marchande !

              Les 57 % de dépenses publiques sur le PIB, cela traduit simplement des choix de société (ceux d’une société plus solidaire). Mais en régime de libre-circulation des capitaux (garantie par les Traités de l’UE), les riches (et je pense tout particulièrement aux sociétés multinationales qui dégagent d’énormes bénéfices, mais pour l’essentiel dans les paradis fiscaux) refusent de jouer le jeu de cette solidarité nationale, ils ont organisé le monde de telle sorte qu’ils puissent s’en affranchir…

              L’optimisation fiscale en France, ce sont près de 120 milliards d’euros…

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            • Patrick // 16.12.2019 à 09h08

              57% du PIB en dépenses publiques ne signifie pas forcément une société plus solidaire , ça signifie surtout un état obèse qui consomme plus que les citoyens ne produisent, ça signifie de vastes gaspillages à s les étages de la bureaucratie et ça signifie que le système n’est pas viable.
              Le jour où ça part en vrille , ça signifie plus du tout de solidarité et plus du tout d’état qui ne pourra même plus assuré ces fonctions de base ( police, justice, sécurité ).

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            • EnfantDeDonQuichotte // 16.12.2019 à 23h31

              Cher patrick pour faire simple en URSS l’état obèse c’était 100%
              les citoyens produisait exactement 100% du PIB (comme ici)
              Ce système a été abandonné, dans l’indifférence quasi totale de la population
              Le dernier sondage révèle que 92% des russes préfèreraient vivre en URSS que chez Poutine (plus haut score historique) 80% il y a 5 ans (stat cité lors de la cérémonie d’ouverture des JO)
              Preuve que ceux qui disent que ça pourrait être pire ont toujours raison.
              C’est douloureusement vrai pour khadafi, sadam, etc…

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        • Pinouille // 15.12.2019 à 19h43

          « Faites vous même la division pour avoir le PIB/hab !!! »
          Ce graphique répond un peu plus précisément à votre affirmation:
          https://pbs.twimg.com/media/BqZZG-0CUAAH3CQ.jpg
          On y voit que la France / les français ne s’enrichissent pas depuis la crise de 2008.
          Si on couple ce constat avec celui que la dette française grossit de 3% par an, je suis tenté d’en conclure que la France s’appauvrit d’années en années.
          Le problème, c’est qu’il n’existe pas (à ma connaissance tout du moins) d’indicateur clair, précis et univoque pour traduire cet état de fait. Du coup, chacun y va de l’interprétation qui l’arrange.

          « Du “pognon” il y en a ! »
          Du coup… de moins en moins

          Tant que personne n’arrivera à se mettre d’accord sur le constat, personne n’arrivera à se mettre d’accord sur les solutions.

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          • Anouchka // 15.12.2019 à 21h29

            Désolée, mais moi, sur votre graphique, je ne vois pas de baisse flagrante. Tout au plus une stagnation, mais qui ne concerne pas que la France. Seule l’Allemagne semble aller mieux que les autres.
            Conclusion : le problème de la France semble donc être bien plus l’Euro que la dette. Mais j’enfonce une porte ouverte.

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      • jp // 15.12.2019 à 14h00

        « ce que coûte l’immigration aux français chaque année »
        vous pouvez préciser ?
        ça rapporte aux petits malins qui créent des boites de service à la personne : que des femmes et 9/10 étrangères ou d’origine étrangère, payées à l’heure, horaires non compatibles avec une vie de mère de famille, heures supp non payées, etc.

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        • Patrick // 15.12.2019 à 14h07

          eh oui, les bobos de grandes agglomérations ont besoin de leurs esclaves ( chauffeurs Uber , nounous , livreur de pizzas … ). Et tant pis si les bas salaires obligent à payer beaucoup de prestations sociales financées par les impôts payés par les gueux de la France périphérique et de la cambrousse.
          La France est de plus en plus divisée en 3 zones qui n’ont plus grand chose en commun.

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      • Marie // 15.12.2019 à 15h40

        Il y a du pognon pour le CICE… non ?
        Il a du pognon pour la flat taxe … non.?
        Il y a du pognon pour supprimer l’impôt sur la fortune … non ?

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        • Patrick // 15.12.2019 à 20h46

          tiens, j’ai fait une recherche sur l’évolution des budgets de l’état.
          Dépenses affectées aux missions
          2019 468 milliards
          2017 427 milliards
          2014 : 407 milliards
          2012 : 376 milliards

          on voit bien la tempête d’austérité qui s’est abattue sur l’état et les sévices publics.
          Le pognon ne manque pas , on se demande juste où il va.

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          • Juju77 // 17.12.2019 à 08h15

            (grosso modo .. j’espère ne pas écrire de grosses bétises chiffrés)
            TVA 173 Milliards/an
            IR 35 Milliards / an
            TIPP ?
            ISF disparu ..
            CICE 40 milliards d’exemption d’impots ..
            combien d’autres systèmes d’exemptions ou remboursements d’impôts ?
            combien de dettes financés par la vente de bien communs ?
            combien de PPP qui spollient le pays et ses habitants au bénéfice de quelques actionnaires et dirigeants de multinationales ?
            les riches sont déjà sortis d’un quelconque système de « solidarité » ou de « répartition »
            en fait quand seuls les pauvres financent l’état est obliger de s’endetter parcequ’il a accepter de ne plus rien faire payer a ceux qui en ont les moyens et qui profitent des routes,

            l’argent il y en a .. c’est aussi pour ca que la BCE imprime chaque mois 100 milliards d’€ pour le distribuer aux banques qui le réinvestissent intégralement dans le casino financier…
            l’argent il y en a .. et même si il n’y en avait pas assez on pourrait le créer et le distribuer directement aux populations dans le besoin …

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          • Subotai // 17.12.2019 à 17h58

            Si on ne trouve pas le pognon, c’est qu’il n’y en a pas *<:o)
            Jesseplike
            C'est quoi le pognon? un intermédiaire d'échange de biens.
            La valeur du pognon est celle des biens échangés, normalement.
            Quand la quantité de biens à échanger diminue, la "valeur" du pognon nécessaire à l'échange augmente – un œuf coûte 1000 €.
            Pour éviter ça et continuer à permettre à leur pognon de garder SA "valeur" pour LEURS échanges, les "Pouvoirs", disons les "Riches" ont fait et continuent de faire en sorte de réduire les capacités d'échange des pas "Riches" en réduisant la part de pognon qui leur est attribué et font tourner en boucle le pognon en excès dans des jeux financiers dans lequel le pognon est lui même l'intermédiaire d'échange ET le bien échangé.
            Ce qui signifie qu'en réalité le pognon qui joue avec lui même en boucle n'a AUCUNE valeur d'échange.
            Ce qui signifie qu'il n'existe pas, n'ayant aucune part dans l'échange de biens, qui eux sont en diminution pour cause de limites d'exploitation des ressources atteintes dans le modèle économique et social actuel.
            Donc,
            Pas assez de biens à échanger.
            Pas "assez" de pognon pour l'échange, puisque non nécessaire.
            Pour s'en convaincre, imaginez cette masse de pognon, soit disant existante dans les circuits financiers, lâché dans le monde des pas "Riches" pour satisfaire leurs indispensable, nécessaire, confortable, sans même atteindre leur superflu. Que croyez qu'il se passe?
            Un œuf vaut 1000€, parce qu'il n'y a pas assez d’œufs pour tout le monde.
            Bienvenu dans la Déglingue d'un monde fini – Dans tous les sens du terme.

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            • Patrick // 17.12.2019 à 21h12

              au Zimbabwe , avec un billet de 100 milliards de dollars zimbabwéen on pouvait acheter 3 oeufs , pas parce que les oeufs était rares mais parce que le gouvernement était parti dans ses délires de planche à billers.

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              Alerter
  • Eric83 // 15.12.2019 à 09h20

    Alors que nos MSM se gargarisent de la tentative d’impeachement – totalement absurde et qui se retourne déjà contre leurs auteurs – à l’encontre de Trump, le rapport Horowitz concernant l’enquête par le MJ sur le prétendu Russia-gate a été rendu public le 9/12.

    Ce rapport est factuellement accablant pour le FBI comme le rapporte Glenn Greenwald dans son article ci-dessous. Ce que de nombreux observateurs – traînés de c… – clamaient depuis plus de 2 ans est maintenant incontestable. Les 4 demandes successives FISA de mise sur écoute de membres de l’équipe de campagne de Trump ont été fabriquées afin de ne pas être rejetées par la Cour qui les délivre. ( Falsification de documents, rétention d’informations,approximations…).

    Suite au prochain épisode quand le Procureur Durham, dont les prérogatives sont plus étendues que celles d’Horowitz, rendra son rapport. Et là, c’est l’agence alors dirigée par Brennan qui va se retrouver sur la sellette.

    https://theintercept.com/2019/12/12/the-inspector-generals-report-on-2016-fb-i-spying-reveals-a-scandal-of-historic-magnitude-not-only-for-the-fbi-but-also-the-u-s-media/

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/12/14/donald-trump-en-route-vers-un-proces-historique-en-destitution_6022870_3210.html

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  • Yuri G. // 15.12.2019 à 09h42

    Merci de relayer cet article de Bastamag qui explique bien le fond du problème de la retraite des agriculteurs.
    Les faibles revenus générés ne permettent pas de cotiser comme dans les autres secteurs d’activités.
    Pour vous donner une idée, je verse dans les 6000€ de cotisations annuelles à la MSA (que j’ai déjà du mal à payer) pour moi même et mon épouse conjoint-collaboratrice. Normal donc qu’on se retrouve avec des retraites à 700€, dans un système à 3 retraités pour 1 cotisant.
    Si on veut corriger le problème sans avoir recours à la solidarité nationale, il faut que les prix de vente des denrées agricoles reflètent réellement les coûts de production mais pas sûr que la population soit prête à payer le double de ce qu’elle paye actuellement pour se nourrir.
    Nous sommes de toute manière en train d’assister à la lente disparition du système « ferme familiale » à la française pour basculer vers un système intégré hyper spécialisé bénéficiant des économies d’échelle et où tout travailleur est un salarié de la coopérative qui exploite directement les terres.
    Ce n’est pas dit que ça aille dans le sens de l’autonomie alimentaire, de la neutralité carbone, de la biodiversité et des pratiques vertueuses.

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    • RémyB // 15.12.2019 à 10h40

      bonjour,
      « doubler » la valeur des denrées produites par les paysans ne signifie en aucun cas
      la double dépense pour le consommateur car les frais d’emballage, de colisage,
      de transport de marges et publicité peuvent (et doivent) rester constants.

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      • Patrick // 15.12.2019 à 13h39

        De toute façon , l’ensemble de la population n’ira pas acheter directement à la ferme , donc tout le circuit de distribution restera le même avec tous ses coûts.
        Les marges finales ( nettes ) restant très faibles pour tout le monde.

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        • Anouchka // 15.12.2019 à 16h27

          En effet. Acheter à la ferme n’est pas actuellement toujours possible, même quand on habite juste côté. Et si des problèmes d’approvisionnement des villes se font jour, je crains que ce soit de moins en moins possible.
          Le fermier d’à côté de chez moi ne veut pas me vendre son lait en direct, sous prétexte qu’il n’a pas le droit et qu’il est régulièrement contrôlé.
          Je ne sais pas dans quelle mesure il ne me « baratine » pas. En tout cas, le fait est qu’il ne semble pas avoir intérêt à vendre son lait en « circuit court ».

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          • Yuri G. // 15.12.2019 à 16h53

            « Le fermier d’à côté de chez moi ne veut pas me vendre son lait en direct »
            Il est possible qu’il soit soumis à une clause d’exclusivité dans son contrat avec Lactalis ou autre (même si certains écoulent quand même quelques litres en vente directe sans que ce soit visible).
            Mettre en place un système en vente directe, surtout pour du lait, ne se fait pas du jour au lendemain et certains agriculteurs estiment que la commercialisation ne fait pas foncièrement partie de leur métier.

              +3

            Alerter
    • astap66 // 15.12.2019 à 11h56

      En fait de cotisations, vous faites l’objet de ponctions en amont et en aval de la part des multinationales capitalistes:
      – en amont avec les emprunts (crédit agricole…) et les achats d’engrais (Bayer…) ou de semences
      -en aval avec les prix imposés par la grande distribution ou les grandes centrales d’achat.
      La valeur que vous produisez vous a en fait été enlevée.
      Grâce aux subventions, on vous laisse tout juste de quoi retourner au boulot le lendemain.
      Si l’on regarde bien, une bonne partie des agriculteurs français ont été ainsi prolétarisés.
      Bernard Friot propose une sécurité sociale de l’alimentation
      https://www.youtube.com/watch?v=SIbneF4w-v0&feature=emb_logo

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      • Yuri G. // 15.12.2019 à 12h39

        Les ponctions en amont ne sont pas réparties comme vous le décrivez dans mon cas (et j’imagine également sur d’autres fermes).
        – Le crédit agricole. Ce n’est pas les taux à 1% de la banque qui grèvent mon budget. Si l’investissement est amorti sur le court terme, il n’y a pas de réel problème. Je suis même très content de pouvoir m’équiper avec du matériel adapté à mes pratiques à un taux aussi bas. Il suffit juste de ne pas acheter un tracteur inutile à 300 000€ et tout va bien.
        – Engrais, phytos, semences certifiées : Je suis en bio et travaille uniquement avec des semences fermières (donc reproductibles) ainsi que des traitements organiques que je produis sur la ferme – ça ne représente donc pas une grosse part des charges.
        Ce sont les charges opérationnelles qui pèsent vraiment en amont : mécanisation, main d’oeuvre, transport, gasoil, électricité, irrigation, etc.. car nous nous retrouvons en compétition avec des pays dont les charges sont bien plus faibles. On se retrouve dans une situation où les gens ne comprennent plus qu’il faut payer les haricots verts minimum 5€/kg alors qu’ils sont à 2€/kg chez LIDL.
        Je le dis et le répète, le problème majeur c’est la déconnexion des prix de vente des produits agricoles de la réalité économique du pays. A part mettre en pratique une vraie politique agricole nationale visant à contraindre les collectivités et grandes surfaces à s’approvisionner de manière locale sur des produits sains à prix juste, je ne vois pas beaucoup de leviers.

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        • Patrick // 15.12.2019 à 13h34

          Les producteurs Allemands sont moins chers que les français grâce à l’Euro ( 20% de « taux de change » en leur faveur ) , et à toutes les lois Hartz , sans compter la main d’oeuvre moins chère venue del’Est.
          Les Espagnols font du « bio » sous serre avec de la main d’oeuvre pas chère qui vient du Maroc.
          Et les haricots en bocaux de LIDL ou autre viennent du Kenya et de Madagascar ( là, je suis complice ).

          Donc effectivement , la réalité économique de la France dans tout ça ….

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          • Yuri G. // 15.12.2019 à 14h23

            « Les Espagnols font du “bio” sous serre »
            Et alors? Là n’est pas le problème. Moi aussi je fais du « bio sous serre ».
            Ne pas confondre serres chauffées en hydroponie pour faire de la tomate en décembre et tendre une bâche plastique sur quelques arceaux en métal pour avoir des légumes qui ressemblent à quelque chose l’hiver (surtout vu la météo qu’on se paye).
            Quant aux prix des haricots verts, je parlais de produits frais récoltés à la main. Les haricots verts en boite sont en général issus de variétés à récolte mécanique, c’est différent (mais je ne sais pas comment ils récoltent au Kenya).

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            • Patrick // 15.12.2019 à 14h52

              Les haricots de Madagascar sont complètement bio et récoltés à la main.
              et même si l’usine est toute récente avec du matos moderne , il y a beaucoup de choses faites à la main. Je suppose qu’au Kenya c’est la même chose.
              Vu le coût de la main d’oeuvre , ça ne vaut pas la peine de tout mécaniser.

              En ce qui concerne le bio espagnol , c’était de l’ironie.
              En ce qui me concerne , j’ai aussi une grande serre ( juste pour la production perso )

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              Alerter
            • Yuri G. // 15.12.2019 à 15h17

              « Les haricots de Madagascar sont complètement bio et récoltés à la main. »
              C’est bien ce que je me disais. C’est toute l’absurdité du système. Ces produits, j’en suis sûr d’excellente qualité au départ (mais probablement cultivés par des esclaves), sont mis en boite afin de traverser la moitié de la planète pour venir nourrir les européens en quête de bio et qui visiblement ne parviennent pas à s’approvisionner localement.
              Il y a quand même deux, trois trucs à changer…

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              Alerter
            • lole // 15.12.2019 à 19h52

              Mada bio…
              Pourquoi ca me parait comment dire…
              Ils traitent encore au DDT à Madagascar, aller chercher du bio la bas me semble pour le moins risqué…

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              Alerter
            • Patrick // 15.12.2019 à 20h12

              Pour Mada , la production est faite par des petits producteurs maraîchers qui ont l’occasion d’augmenter leurs revenus avec cette récolte supplémentaire. A ce que j’ai vu , ils ne traitent pas , c’est trop cher.
              Mais bon, il n’y a pas de certification bio non plus , trop cher aussi pour l’instant.

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              Alerter
        • astap66 // 15.12.2019 à 20h57

          Alors, il serait possible de conventionner les fermes bio, comme la votre, en créant une sécurité sociale de l’alimentation qui amènerait les gens à se tourner vers vos produits.
          Ne seraient conventionnés que les agriculteurs qui respectent un certain nombre de critères, (écologiques, environmentaux…) ou des groupements à but non lucratifs selon les mêmes principes.
          Encore une fois, on l’a fait en 46 avec le régime général de sécurité sociale.

            +2

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          • Patrick // 16.12.2019 à 09h10

            conventionné, bureaucratisé !! comme le système de santé qui est en train de s’effondrer ? pour lutter contre le problème , on crée encore plus de problèmes ?

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          • K // 17.12.2019 à 01h26

            Et vous financez ainsi l’agriculture non plus par les consommateurs mais par une cotisation sociale. Cotisation sociale alimentaire obligatoire?
            Si ce n’est pas le consommateur qui paye mais le cotisant qui cotise forfaitairement indépendament de sa consommation, alors on risque d’avoir une pénurie de caviar et des « invendus » de pommes de terre… A moins de distribuer des tickets de rationnements…
            Bref, du Bernard Friot tout craché.

              +0

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      • Yuri G. // 15.12.2019 à 13h34

        @astap66
        Je ne connaissais pas Bernard Friot ; très intéressant cette idée de sécurité sociale de l’alimentation.
        C’est essentiel que l’alimentation devienne une priorité au même titre que la santé et les deux sont évidemment éminemment liés. Quand je vois ce qu’on donne à manger à ma fille à l’école, je me pose effectivement beaucoup de questions .
        Je n’ai pas encore regardé l’entretien complet mais quand même quelques éléments de réflexion sur l’extrait proposé.
        On peut commercialiser des produits en Bio à partir de la 3ème année de conversion en légumes et grandes cultures. (d’avoir un système qui tourne peut prendre en effet un peu plus longtemps). C’est un peu plus long pour les vignes et l’arboriculture à cause des importantes rémanences de produits.
        Le label Bio ne devrait pas être l’unique marqueur pour juger de la qualité (certains bio sont vraiment très proches de la méthode conventionnelle classique ; il est tout à fait possible de produire des denrées toxiques sans aucun recours à la chimie de synthèse). A l’opposé, certains systèmes en polyculture-élevage avec recours minime à la chimie présentent de biens meilleurs bilans nutritionnels, énergétiques et environnentaux (biodiversité, autonomie, etc..)
        On peut imaginer un système plus inclusif où on mesure précisément les qualités nutritionnelles et organoleptiques des produits (sucres, vitamines, métabolites secondaires, etc) et les éventuelles toxicités afin de rémunérer les agriculteurs sur cette base.
        D’accord avec lui en tout cas qu’il faut en parallèle mettre en place un plan massif d’investissements pour inciter les agriculteurs à évoluer vers des systèmes plus vertueux (outils de non travail du sol, agro-foresterie, autonomie en intrants, réintroduction de l’élevage dans les grandes cultures, etc.) En termes de coûts, le bilan économique sera de toute manière positif pour la société (meilleure résilience des systèmes faces aux aléas climatiques, diminution des dépenses de sécurité sociale, de frais de dépollution des eaux, etc..)

          +4

        Alerter
  • Kiwixar // 15.12.2019 à 09h50

    « Seuls 10 % des enfants grandissent dans un pays riche. Une inégalité à la naissance qui devrait nous conduire collectivement à défendre la liberté de circulation. »

    L’oligarchie rêve d’un monde no-border où l’oligarque aurait un fief, des sujets, des serfs, des esclaves… et aucun citoyen « local » pour venir l’embêter avec des revendications ou des droits supérieurs à ceux d’une couseuse du Bangladesh. On a vu ce que donne le no-borders de l’UE : un nivellement par le bas des pays riches (France, Italie), une oligarchie contrôlant des technocrates, des ponts qui s’écroulent en France pendant que les Français paient pour des ponts en Roumanie ou des F16 pour les Polonais.

    La nation est le seul patrimoine d’un pauvre Français, avec notre langue. La nation et la solidarité nationale protègent les plus faibles de la rapacité et de la volonté d’accaparement maladif des 1% du haut. L’abolition des frontières, les migrations incontrôlées, c’est la mort des nations, le rêve des oligarques.

      +61

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    • Patrick // 15.12.2019 à 10h36

      Du point de vue de la démocratie et des systèmes de solidarité, la nation semble bien être le plus grand ensemble gérable et auquel un citoyen puisse d’identifier.
      En détruisant les nations , il est clair que l’on détruit tous les repères et la notion de « citoyen du monde » n’a aucune réalité.

        +25

      Alerter
    • Yuri G. // 15.12.2019 à 11h15

       » Prenons l’exemple des réfugiés syriens qui ont fuit la guerre et Daech. […] on se rend aussitôt compte que ce sont les pays limitrophes de la Syrie qui ont réellement accueilli. Turquie, Liban, Jordanie, Arabie Saoudite. Et si on ajoute à cela les déplacés internes (c’est à dire ceux qui ont migrent à l’intérieur de la Syrie, sans franchir une frontière), on se rend aussitôt compte que l’Europe n’a pas été du tout à la hauteur des enjeux. Et cela est une règle générale, dans l’urgence, les réfugiées se mettent à l’abri au premier endroit où cela est possible et non vers un riche pays lointain.  »

      Ils ne sont pas une contradiction près dans cet article. L’Europe aurait donc du faire plus de forcing pour vider la Syrie de sa population pendant la guerre menée contre son gouvernement.
      Le tout sans à aucun moment évoquer notre responsabilité et celle de l’OTAN dans les causes à l’origine du conflit.

        +10

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    • Anouchka // 15.12.2019 à 14h16

      Il n’y a pas que l’oligarchie qui se projette dans un monde où le souvenir même de l’idée de nation aura disparu.
      Dans la vidéo conseillée par @Jean en tout début de ce fil, qui parle des solutions à l’effondrement écologique, on nous vante les mérites de la seule communauté qui ait une taille viable : la ville, ou encore mieux, le quartier. Toute idée de communauté plus grande (la nation par exemple…) est qualifiée d’ »usine à gaz » dont il faut absolument se défier…

        +2

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  • Patrick // 15.12.2019 à 10h22

    Le procès contre Lafarge !!
    il semblerait que l’état français n’ait pas forcément intérêt à ce que l’on déballe trop de choses sur le sujet 🙂
    ça me fait penser à Bob Denard , il devait être jugé mais quand il a dit qu’il dirait tout et répondrait à toutes les questions … plus de jugement 🙂

      +11

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  • Jean // 15.12.2019 à 10h32

    Comment faire accepter la retraite par points ?

    Macron : Nous voulons la retraites par points et la mise en place de l’age pivot.

    CFDT : C’est inacceptable, nous appelons à la grève !

    Macron : Vous avez gagné, nous supprimons l’age pivot.

    CFDT : Victoire ! Reprenons le travail en chantant !

      +16

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    • Narm // 15.12.2019 à 11h08

      c’est ce que je me suis dit aussi.
      un peu de remou et quand la cfdt dira oui, ben ça sera « les syndicats ont dit oui » , pourquoi ces sal… de la C.. continuent de faire grève alors qu’ils ont eu gain de cause …..

        +10

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  • Anouchka // 15.12.2019 à 11h42

    Par rapport au texte extrait du blog de B. Renouvin: la formulation n’est pas très claire et laisse penser que la généralisation du système de retraite par répartition en France est liée à la mise en place de la sécurité sociale à la libération. En réalité, la retraite par répartition était une innovation de Vichy (sous le vocable « la retraite des vieux »).
    Comme Pour la sécu, la gestation du projet remontait à l’entre-deux-guerres.
    On peut donc dire que sur ce thème : CNR/ Vichy : un point partout.
    Dommage que l’extrême-droite d’aujourd’hui ait changé son fusil d’épaule sur cette question et fasse maintenant cause commune avec les no-border ultra-neo-liberaux.

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    • Patrick // 15.12.2019 à 13h05

      tout à fait , mais ça fait désordre de dire que tout ça a été une création de Vichy , ça entame le mythe du CNR.
      Quoique , le gouvenement de Vichy était constitué essentiellement de gens de gauche ( SFIO, radicaux , PCF … ) , donc pas vraiment d’extrème-droite.

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      • Anouchka // 15.12.2019 à 14h34

        Malgré la présence importante (et active) de la gauche réformiste, l’inspiration générale de la révolution nationale vichyste peut être qualifiée de réactionnaire en ce sens qu’elle revenait sur de nombreux acquis politiques issus de la révolution française. En ce sens on peut la qualifier d’extrême-droite.

        Pour autant, malgré les discours sur le « retour à la terre », la politique vichyste s’inscrivait dans la continuité de la révolution industrialiste du XIXe siècle, qui impliquait une organisation scientifique très poussée de la vie des entreprises et des travailleurs ; la retraite par répartition (qui de plus sacralisait la notion de communauté nationale et de solidarité intergenerationnelle, ce qui était bien dans l’esprit de Vichy) peut être analysée comme faisant partie de ce processus.

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  • chris // 15.12.2019 à 12h03

    LUBRIZOL : Sur le sujet de l’environnement et des CODERST, ces comités sont depuis des années des commissions « sympathiques » (simplement consultatives) et le dernier mot reste au Préfet.
    De plus, à partir de début 2019, l’état a inventé des lois pour s’affranchir tout simplement dans de nombreux cas, d’un passage au CODERST, c’est sympathique mais au moins ces commissions pouvaient soulever des points d’éclairages particulier (santé, risque, ….).
    C’est cela la consultation dans le système en marche.

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  • Logique // 15.12.2019 à 13h25

    J’apprends par un ami que le blog d’Hélène Richard-Favre qui est partie prenante au côté d’Olivier dans le procès en diffamation contre C.V. fait l’objet d’une forme de censure sur la plateforme des blogs de la Tribune de Genève où son blog n’apparaît plus, pas plus que n’apparaissent les commentaires liés à ses billets. Le blog est cependant toujours actif, mais seulement par accès direct:

    http://voix.blog.tdg.ch/

    Les sujets y sont très divers, mais apparemment certaines informations ou prises de position dérangent.

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  • Eric83 // 15.12.2019 à 13h50

    Dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, le trio France-UK-US bombardaient des sites en Syrie – sans mandat de l’ONU – en représailles d’une prétendue attaque chimique du gouvernement syrien sur la Douma le 7 avril 2018 et ayant causé la mort d’une quarantaine de civils.

    Seulement après les bombardements des FUKUS, une enquête de l’OIAC a été réalisée sur place pour faire des prélèvements dans la Douma afin de déterminer si des agents chimiques avaient causé la mort de ces civils.

    Le rapport définitif de l’OIAC, publié un an après les faits, induit que le gouvernement syrien serait responsable d’une attaque chimique « au chlore », perpétrée prétendument via les airs, par hélicoptères.

    De nombreux témoignages, depuis le 7 avril 2018, contredisaient cette prétendue attaque chimique.

    Depuis quelques semaines, des « lanceurs d’alerte » au sein même de l’OIAC, ont fait savoir que le rapport définitif de l’OIAC ne reflétaient pas la réalité des résultats des investigations dans la Douma et que les US avaient exercé de lourdes pressions sur l’OIAC afin d’orienter les conclusions du rapport.

    Hier, de nouvelles révélations de Wikileaks témoignent du parti pris politique du rapport de l’OIAC au détriment des résultats des investigations et des conclusions des agents de l’OIAC.

    Bien entendu, cette information ne risque pas de faire la Une des médias MSM.

    https://www.zerohedge.com/geopolitical/new-wikileaks-bombshell-20-inspectors-dissent-syria-chemical-attack-narrative

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    • Eric83 // 15.12.2019 à 16h14

      Le 25/11, Le Point, bon chien garde atlantiste, rapportait des propos du directeur de l’OIAC :

      « Il est dans la nature de toute enquête approfondie des membres d’une équipe d’exprimer des points de vue subjectifs », a déclaré lundi le directeur général de l’OIAC, Fernando Arias, dans un discours prononcé en ouverture d’une réunion annuelle des Etats membres de l’organisation, basée à La Haye. « Certains de ces points de vue divers continuent de circuler dans certains espaces de discussion publique, mais je tiens à réaffirmer que je maintiens la conclusion indépendante et professionnelle » de l’enquête, a-t-il ajouté. Face à ces nouvelles révélations, quels sont vos commentaires, Mr Arias ?…notamment au sujet de l’équipe qui a rédigé le rapport définitif, équipe qui n’est pas celle qui est allée investiguer en Syrie !

      https://www.lepoint.fr/monde/syrie-l-oiac-defend-un-rapport-controverse-sur-une-attaque-chimique-25-11-2019-2349400_24.php
      Les médias MSM occidentaux aux abonnés absents sur les révélations de WK, pas RT.
      https://francais.rt.com/international/69146-attaque-chimique-douma-fuite-d-une-version-preliminaire-du-rapport-oiac

        +7

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  • Louis Robert // 15.12.2019 à 13h55

    Retraites, Lafarge, Lubrizol, sécurité sociale, reconnaissance faciale, violence des frontières, BlackRock, robotisation, dépenses militaires… bref, le Pouvoir n’en fait qu’à sa tête. Vive la démocratie! À exporter à tout prix…

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  • Incognitototo // 15.12.2019 à 14h09

    Le préfet Pierre-André Durand a une conception bien à lui de l’intérêt général et de la protection des populations, où l’intérêt des industriels aura toujours le dernier mot. Il l’a déjà démontré quand il était en poste dans le 93 avec les affaires Wipelec (à Romainville) et la SNEM (à Montreuil) où il préférait envoyer les CRS face aux populations inquiètes qui manifestaient plutôt que de les protéger ; il n’y a donc aucune raison pour qu’il change d’attitude pour Lubrizol.

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  • Narm // 15.12.2019 à 15h05

    démocracie, comme on nous aime, un autre article d’Acrimed

    https://www.acrimed.org/Bientot-Noel-les-superstars-de-BFM-TV-jouent-aux

    « Haro sur les syndicats qui poursuivent la grève (2)
    « Les syndicats vont-ils trop loin ? Répondez par « oui » ou par « oui et en plus » ! »

      +4

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  • Nicolas // 15.12.2019 à 16h36

    Personne n’a commenté l article de xerfi alors que c est plus important.
    L’emploi est soit disant résilient face au digital …
    Quand on lit cet article c’est plutôt l’inverse qu’on comprend.
    L’emploi se recompose … En emplois de merde ( oui oui c’est le mot et il n’y en a pas d’autres désolé … )
    Il se recompose en sous emplois , en petits boulots précaires mal payés et éphémères.
    Donc moi je ne vois pas où elle est la recomposition là dedans.
    Je vois plutôt une décomposition de l’emploi et une division sociale toujours plus radicale in fine.
    Avec d’un côté la grande masse de personnes avec des emplois sous payés et précaires , corvéables à merci et remplaçables à souhait, et de l’autre une infime minorité de personne qui profitent de l’expansion du digital.
    Cela donne à la fin nos sociétés actuelles des hypercentres urbains peuplés de gens qui vivent plus que bien encerclés par des millions de gens en galère permanente et qui s’énervent de plus en plus plus le temps passe.
    Elle est donc belle la recomposition de l’emploi …
    Moi je ne comprends pas pourquoi , comment ça se fait que tous les commentateurs dont xerfi , n’arrivent pas à voir le danger de ce phénomène en cours dans le monde et en particulier dans nos sociétés dites développées ?
    Ils sont aveugles ou quoi ?
    Et en plus ils le disent : les seuls emplois crées sont des emplois de services , d’aides à la personne etc …
    Que des emplois de galère : des uber eats , des juicers de trottinettes , des employés de maison de retraite …
    Non mais allo ? C’est ça l’Eden du numérique ???

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  • Gaby // 16.12.2019 à 08h55

    Le concept « d’invendus » pour des produits non périssables ne devrait même pas exister. Quel gaspillage de ressources faramineux aura été cette (més)aventure capitaliste.

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