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22.janvier.201922.1.2019 // Les Crises

[URGENT] Texte intégral et analyse du Traité franco-allemand d’Aix-La-Chapelle qui sera signé le 22 janvier

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Le Traité franco-allemand d’Aix-La-Chapelle va être signé le 22 janvier par Emmanuel Macron et Angela Merkel.

Il s’appuiera sur le traité de l’Elysée, signé à Paris en 1963 par Charles de Gaulle (qui doit se retourner dans sa tombe…) et Konrad Adenauer. On notera le symbole, passant de l’Elysée à la ville de l’empereur Charlemagne.

Comme il y a beaucoup de fantasmes et de fake news délirantes autour de celui-ci, en voici le texte intégral pour que vous puissiez vous faire votre avis.

Il est cependant frappant de voir comme beaucoup de grands médias mettent en avant les quelques petits points positifs (« simplifications pour les frontaliers »), sans parler des gros points négatifs… (voir les articles de presse ici ou par exemple)

Nous avons mis en gras ou fluo les points qui posent question.

Enfin soulignons à quel point il est choquant de découvrir de telles choses une semaine à peine avant leur signature…

Traité entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération et l’intégration franco-allemandes

La République française et la République fédérale d’Allemagne,

Reconnaissant le succès historique de la réconciliation entre les peuples français et allemand à laquelle le Traité du 22 janvier 1963 entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération franco-allemande a apporté une contribution exceptionnelle et dont est né un réseau sans précédent de relations bilatérales entre leurs sociétés civiles et leurs pouvoirs publics à tous les niveaux,

Convaincues que le temps est venu d’élever leurs relations bilatérales à un niveau supérieur et de se préparer aux défis auxquels les deux États et l’Europe sont confrontés au XXIe siècle, et souhaitant faire converger leurs économies et leurs modèles sociaux, favoriser la diversité culturelle et rapprocher leurs sociétés et leurs citoyens,

Convaincues que l’amitié étroite entre la France et l’Allemagne a été déterminante et demeure un élément indispensable d’une Union européenne unie, efficace, souveraine et forte,

Attachées à approfondir leur coopération en matière de politique européenne afin de favoriser l’unité, l’efficacité et la cohésion de l’Europe, tout en maintenant cette coopération ouverte à tous les États membres de l’Union européenne,

Attachées aux principes fondateurs, droits, libertés et valeurs de l’Union européenne, qui défendent l’État de droit partout dans l’Union européenne et le promeuvent à l’extérieur,

Attachées à œuvrer en vue d’une convergence sociale et économique ascendante au sein de l’Union européenne, à renforcer la solidarité mutuelle et à favoriser l’amélioration constante des conditions de vie et de travail conformément aux principes du socle européen des droits sociaux, notamment en accordant une attention particulière à l’autonomisation des femmes et à l’égalité des sexes,

Réaffirmant l’engagement de l’Union européenne en faveur d’un marché mondial ouvert, équitable et fondé sur des règles, dont l’accès repose sur la réciprocité et la non discrimination et qui est régi par des normes environnementales et sociales élevées,

Conscientes de leurs droits et obligations en vertu de la Charte des Nations Unies,

Fermement attachées à un ordre international fondé sur des règles et sur le multilatéralisme, dont les Nations Unies constituent l’élément central,

Convaincues que la prospérité et la sécurité ne pourront être assurées qu’en agissant d’urgence afin de protéger le climat et de préserver la biodiversité et les écosystèmes,

Agissant conformément à leurs règles constitutionnelles et juridiques nationales respectives et dans le cadre juridique de l’Union européenne,

Reconnaissant le rôle fondamental de la coopération décentralisée des communes, des départements, des régions, des Länder, du Sénat et du Bundesrat, ainsi que celui de la coopération entre le Plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne chargé des Affaires culturelles dans le cadre du Traité sur la coopération franco-allemande et les ministres français compétents,

Reconnaissant le rôle essentiel de la coopération entre l’Assemblée nationale et le Deutscher Bundestag, en particulier dans le cadre de leur accord interparlementaire du 22 janvier 2019, qui constitue une dimension importante des liens étroits entre les deux pays, Sont convenues de ce qui suit :

Chapitre premier : Affaires européennes

Article 1er

Les deux États approfondissent leur coopération en matière de politique européenne. Ils agissent en faveur d’une politique étrangère et de sécurité commune efficace et forte, et renforcent et approfondissent l’Union économique et monétaire. Ils s’efforcent de mener à bien l’achèvement du Marché unique et s’emploient à bâtir une Union compétitive, reposant sur une base industrielle forte, qui serve de base à la prospérité, promouvant la convergence économique, fiscale et sociale ainsi que la durabilité dans toutes ses dimensions.

Note OB : mais au nom de quoi faudrait-il converger avec les normes allemandes, et pas italiennes par exemple ?

Article 2

Les deux États se consultent régulièrement à tous les niveaux avant les grandes échéances européennes, en cherchant à établir des positions communes et à convenir de prises de parole coordonnées de leurs ministres. Ils se coordonnent sur la transposition du droit européen dans leur droit national.

Chapitre 2 : Paix, sécurité et développement

Article 3

Les deux États approfondissent leur coopération en matière de politique étrangère, de défense, de sécurité extérieure et intérieure et de développement tout en s’efforçant de renforcer la capacité d’action autonome de l’Europe. Ils se consultent afin de définir des positions communes sur toute décision importante touchant leurs intérêts communs et d’agir conjointement dans tous les cas où ce sera possible.

Note OB : mais au nom de quoi faudrait-il converger avec les visions et besoins allemands, et pas espagnols par exemple ? Il y a des pays de seconde zone dans l’Union ?

Article 4

(1) Du fait des engagements qui les lient en vertu de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord du 4 avril 1949 et de l’article 42, paragraphe 7, du Traité sur l’Union européenne du 7 février 1992, modifié par le Traité de Lisbonne du 13 décembre 2007 modifiant le Traité sur l’Union européenne et le Traité instituant la Communauté européenne, les deux États, convaincus du caractère indissociable de leurs intérêts de sécurité, font converger de plus en plus leurs objectifs et politiques de sécurité et de défense, renforçant par là-même les systèmes de sécurité collective dont ils font partie. Ils se prêtent aide et assistance par tous les moyens dont ils disposent, y compris la force armée, en cas d’agression armée contre leurs territoires. Le champ d’application territorial de la deuxième phrase du présent paragraphe correspond à celui de l’article 42, paragraphe 7, du Traité sur l’Union européenne.

(2) Les deux États agissent conjointement dans tous les cas où ce sera possible, conformément à leurs règles nationales respectives, en vue de maintenir la paix et la sécurité. Ils continuent de développer l’efficacité, la cohérence et la crédibilité de l’Europe dans le domaine militaire. Ce faisant, ils s’engagent à renforcer la capacité d’action de l’Europe et à investir conjointement pour combler ses lacunes capacitaires, renforçant ainsi l’Union européenne et l’Alliance nord-atlantique.

Note OB : Rappelons que les députés allemands ont torpillé le Traité de l’Elysée lors de la ratification en rajoutant en préambule une référence à l’Otan qui n’y figurait pas…

(3) Les deux États s’engagent à renforcer encore la coopération entre leurs forces armées en vue d’instaurer une culture commune et d’opérer des déploiements conjoints. Ils intensifient l’élaboration de programmes de défense communs et leur élargissement à des partenaires. Ce faisant, ils entendent favoriser la compétitivité et la consolidation de la base industrielle et technologique de défense européenne. Ils sont en faveur de la coopération la plus étroite possible entre leurs industries de défense, sur la base de leur confiance mutuelle. Les deux États élaboreront une approche commune en matière d’exportation d’armements en ce qui concerne les projets conjoints.

Note OB : exporter des armes, une priorité…

(4) Les deux États instituent le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité comme organe politique de pilotage de ces engagements réciproques. Ce Conseil se réunira au plus haut niveau à intervalles réguliers.

Article 5

Les deux États étendent la coopération entre leurs ministères des affaires étrangères, y compris leurs missions diplomatiques et consulaires. Ils procéderont à des échanges de personnels de haut rang. Ils établiront des échanges au sein de leurs représentations permanentes auprès des Nations Unies à New York, en particulier entre leurs équipes du Conseil de sécurité, leurs représentations permanentes auprès de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et leurs représentations permanentes auprès de l’Union européenne, ainsi qu’entre les organismes des deux États chargés de coordonner l’action européenne.

Note OB : mais au nom de quoi faudrait-il converger avec les visions et besoins allemands, et pas anglais par exemple ?

Article 6

Dans le domaine de la sécurité intérieure, les gouvernements des deux États renforcent encore leur coopération bilatérale en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, ainsi que leur coopération dans le domaine judiciaire et en matière de renseignement et de police. Ils mettent en œuvre des mesures communes de formation et de déploiement et créent une unité commune en vue d’opérations de stabilisation dans des pays tiers.

Note OB : pouvoir aller faire la guerre donc. Pourquoi n’est il pas indiqué « après accord du Conseil de Sécurité des Nations Unies » ?

Article 7

Les deux États s’engagent à établir un partenariat de plus en plus étroit entre l’Europe et l’Afrique en renforçant leur coopération en matière de développement du secteur privé, d’intégration régionale, d’enseignement et de formation professionnelle, d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes, dans le but d’améliorer les perspectives socio-économiques, la viabilité, la bonne gouvernance ainsi que la prévention des conflits, la résolution des crises, notamment dans le cadre du maintien de la paix, et la gestion des situations d’après-conflit. Les deux États instituent un dialogue annuel au niveau politique en matière de politique internationale de développement afin d’intensifier la coordination de la planification et de la mise en œuvre de leurs politiques.

Article 8

(1) Dans le cadre de la Charte des Nations Unies, les deux États coopéreront étroitement au sein de tous les organes de l’Organisation des Nations Unies. Ils coordonneront étroitement leurs positions, dans le cadre d’un effort plus large de concertation entre les États membres de l’Union européenne siégeant au Conseil de sécurité des Nations Unies et dans le respect des positions et des intérêts de l’Union européenne. Ils agiront de concert afin de promouvoir aux Nations Unies les positions et les engagements de l’Union européenne face aux défis et menaces de portée mondiale. Ils mettront tout en œuvre pour aboutir à une position unifiée de l’Union européenne au sein des organes appropriés des Nations Unies.

(2) Les deux États s’engagent à poursuivre leurs efforts pour mener à terme des négociations intergouvernementales concernant la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. L’admission de la République fédérale de l’Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies est une priorité de la diplomatie franco-allemande.

Note OB : Non. La priorité c’est de faire entrer l’Inde, le Nigéria ou l’Afrique du Sud et le Brésil ou l’Argentine, pour que leur continent soient représentés…

Chapitre 3 Culture, enseignement, recherche et mobilité

Article 9

Les deux États reconnaissent le rôle décisif que jouent la culture et les médias dans le renforcement de l’amitié franco-allemande. En conséquence, ils sont résolus à créer pour leurs peuples un espace partagé de liberté et de possibilités, ainsi qu’un espace culturel et médiatique commun. Ils développent la mobilité et les programmes d’échanges entre leurs pays, en particulier à l’intention des jeunes dans le cadre de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, et définissent des objectifs chiffrés dans ces domaines. Afin de favoriser des liens toujours plus étroits dans tous les domaines de l’expression culturelle, notamment au moyen d’instituts culturels intégrés, ils mettent en place des programmes spécifiques et une plate-forme numérique destinés en particulier aux jeunes.

Article 10

Les deux États rapprochent leurs systèmes éducatifs grâce au développement de l’apprentissage mutuel de la langue de l’autre, à l’adoption, conformément à leur organisation constitutionnelle, de stratégies visant à accroître le nombre d’élèves étudiant la langue du partenaire, à une action en faveur de la reconnaissance mutuelle des diplômes et à la mise en place d’outils d’excellence franco-allemands pour la recherche, la formation et l’enseignement professionnels, ainsi que de doubles programmes franco-allemands intégrés relevant de l’enseignement supérieur.

Note OB : L’allemand, évidemment LA langue stratégique du XXIe siècle… Pour mémoire, les six langues officielles de l’ONU : l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol, le français et le russe.

Article 11

Les deux États favorisent la mise en réseau de leurs systèmes d’enseignement et de recherche ainsi que de leurs structures de financement. Ils poursuivent le développement de l’Université franco-allemande et encouragent les universités françaises et allemandes à participer à des réseaux d’universités européennes.

Article 12

Les deux États instituent un Fonds citoyen commun destiné à encourager et à soutenir les initiatives de citoyens et les jumelages entre villes dans le but de rapprocher encore leurs deux peuples.

Chapitre 4 Coopération régionale et transfrontalière

Article 13

(1) Les deux États reconnaissent l’importance que revêt la coopération transfrontalière entre la République française et la République fédérale d’Allemagne pour resserrer les liens entre les citoyens et les entreprises de part et d’autre de la frontière, notamment le rôle essentiel des collectivités territoriales et autres acteurs locaux à cet égard. Ils entendent faciliter l’élimination des obstacles dans les territoires frontaliers afin de mettre en œuvre des projets transfrontaliers et de faciliter la vie quotidienne des habitants de ces territoires.

(2) À cet effet, dans le respect des règles constitutionnelles respectives des deux États et dans les limites du droit de l’Union européenne, les deux États dotent les collectivités territoriales des territoires frontaliers et les entités transfrontalières comme les eurodistricts de compétences appropriées, de ressources dédiées et de procédures accélérées permettant de surmonter les obstacles à la réalisation de projets transfrontaliers, en particulier dans les domaines économique, social, environnemental, sanitaire, énergétique et des transports. Si aucun autre moyen ne leur permet de surmonter ces obstacles, des dispositions juridiques et administratives adaptées, notamment des dérogations, peuvent également être accordées. Dans ce cas, il revient aux deux États d’adopter la législation appropriée.

Note OB : Mais il est donc question d’avoir des régions de première et de seconde zone en France ?

(3) Les deux États demeurent attachés à la préservation de normes strictes dans les domaines du droit du travail, de la protection sociale, de la santé et de la sécurité, ainsi que de la protection de l’environnement.

Article 14

Les deux États instituent un comité de coopération transfrontalière comprenant des parties prenantes telles que l’État et les collectivités territoriales, les parlements et les entités transfrontalières comme les euro-districts et, en cas de nécessité, les eurorégions intéressées. Ce comité est chargé de coordonner tous les aspects de l’observation territoriale transfrontalière entre la République française et la République fédérale d’Allemagne, de définir une stratégie commune de choix de projets prioritaires, d’assurer le suivi des difficultés rencontrées dans les territoires frontaliers et d’émettre des propositions en vue d’y remédier, ainsi que d’analyser l’incidence de la législation nouvelle sur les territoires frontaliers.

Article 15

Les deux États sont attachés à l’objectif du bilinguisme dans les territoires frontaliers et accordent leur soutien aux collectivités frontalières afin d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies appropriées.

Note OB : L’allemand, évidemment LA langue stratégique du XXIe siècle… Cela veut dire que dans ces zones les parents n’auront plus le choix des langues pour leur enfant ? Ce sera forcément allemand en LV1 (« bilinguisme ») et anglais en LV2 ?

Article 16

Les deux États faciliteront la mobilité transfrontalière en améliorant l’interconnexion des réseaux numériques et physiques entre elles, notamment les liaisons ferroviaires et routières. Ils agiront en étroite collaboration dans le domaine de la mobilité innovante, durable et accessible à tous afin d’élaborer des approches ou des normes communes aux deux États.

Article 17

Les deux États encouragent la coopération décentralisée entre les collectivités des territoires non frontaliers. Ils s’engagent à soutenir les initiatives lancées par ces collectivités qui sont mises en œuvre dans ces territoires.

Chapitre 5 Développement durable, climat, environnement et affaires économiques

Article 18

Les deux États s’emploient à renforcer le processus de mise en œuvre des instruments multilatéraux relatifs au développement durable, à la santé mondiale et à la protection de l’environnement et du climat, en particulier l’Accord de Paris du 12 décembre 2015 et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. À cet effet, ils agissent en rapport étroit afin de formuler des approches et des politiques communes, notamment en mettant en place des dispositifs en vue de la transformation de leurs économies et en favorisant des actions ambitieuses de lutte contre les changements climatiques. Ils garantissent l’intégration de la protection du climat dans toutes les politiques, notamment par des échanges transversaux réguliers entre les gouvernements dans des secteurs clés.

Article 19

Les deux États feront progresser la transition énergétique dans tous les secteurs appropriés et, à cet effet, développent leur coopération et renforcent le cadre institutionnel de financement, d’élaboration et de mise en œuvre de projets conjoints, en particulier dans les domaines des infrastructures, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Article 20

(1) Les deux États approfondissent l’intégration de leurs économies afin d’instituer une zone économique franco-allemande dotée de règles communes. Le Conseil économique et financier franco-allemand favorise l’harmonisation bilatérale de leurs législations, notamment dans le domaine du droit des affaires, et coordonne de façon régulière les politiques économiques entre la République française et la République fédérale d’Allemagne afin de favoriser la convergence entre les deux États et d’améliorer la compétitivité de leurs économies.

Note OB : Incroyable. C’est vrai qu’on n’était pas encore assez ligotés par l’UE, remettons-en une couche avec l’Allemagne…

(2) Les deux États instituent un « Conseil franco-allemand d’experts économiques » composé de dix experts indépendants afin de présenter aux deux gouvernements des recommandations sur leur action économique.

Note OB : ah, le retour des experts économiques « indépendants » non élus…

Article 21

Les deux États intensifient leur coopération dans le domaine de la recherche et de la transformation numérique, notamment en matière d’intelligence artificielle et d’innovations de rupture. Ils promouvront à l’échelle internationale des directives sur l’éthique des technologies nouvelles. Ils mettent en place, afin de promouvoir l’innovation, des initiatives franco-allemandes qui sont ouvertes à la coopération au niveau européen. Les deux États mettront en place un processus de coordination et un financement commun afin de soutenir des programmes conjoints de recherche et d’innovation.

Article 22

Les parties prenantes et les acteurs intéressés des deux États sont réunis au sein d’un Forum pour l’avenir franco-allemand afin de travailler sur les processus de transformation de leurs sociétés.

Chapitre 6 Organisation

Article 23

Des réunions entre les gouvernements des deux États ont lieu au moins une fois par an, alternativement en République française et en République fédérale d’Allemagne. Après l’entrée en vigueur du présent Traité, le Conseil des ministres franco-allemand adopte un programme pluriannuel de projets de coopération franco-allemande. Les secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande chargés de préparer ces réunions assurent le suivi de la mise en œuvre de ce programme et en font rapport au Conseil des ministres.

Article 24

Un membre du gouvernement d’un des deux États prend part, une fois par trimestre au moins et en alternance, au conseil des ministres de l’autre État.

Note OB : Ben voyons… Et sinon, les Espagnols, les Italiens, les Polonais, ils sentent le pétrole ?

La perspective d’avoir un tel mastodonte en face d’eux va surement plaire à tous les autres États de l’UE moyens et petits… Encore une affaire rondement menée. #DesGénies

Article 25

Les conseils, structures et instruments de la coopération franco-allemande font l’objet d’un examen périodique et sont, en cas de nécessité, adaptés sans retard aux objectifs fixés d’un commun accord. Le premier de ces examens devrait avoir lieu dans les six mois suivant l’entrée en vigueur du présent Traité et proposer les adaptations nécessaires. Les secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande évaluent régulièrement les progrès accomplis. Ils informent les parlements et le Conseil des ministres franco-allemand de l’état général d’avancement de la coopération franco-allemande.

Article 26

Des représentants des régions et des Länder, ainsi que du comité de coopération transfrontalière, peuvent être invités à participer au Conseil des ministres franco-allemands.

Chapitre 7 Dispositions finales

Article 27

Le présent Traité complète le Traité du 22 janvier 1963 entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération franco-allemande au sens du paragraphe 4 des Dispositions finales de ce Traité.

Article 28

Les deux États s’informent mutuellement, par la voie diplomatique, de l’accomplissement des procédures nationales requises pour l’entrée en vigueur du présent Traité. Le présent Traité entre en vigueur à la date de réception de la dernière notification.

Source : Scoop Contexte.com, (site qu’on peut remercier chaleureusement) repris par La Tribune, 16/01/2019

Gras, surlignage et commentaires d’Olivier Berruyer.


Article publié le 16/01. Edité 17/01 – 2 remarques :

La première est que je souligne qu’il a été difficile de trouver ce texte. Mention spéciale à l’Élysée, qui a rédigé ce communiqué pontifiant sur ce traité – sans joindre le traité !

Par ailleurs, voici la présentation qu’en a fait la presse (après avoir longuement expliqué que les délires complotistes étaient des délires complotistes… Nous vous recommandons d’ailleurs de lire ces articles) :

On comprend donc qu’a priori, la source disponible de ce texte en français est une TRADUCTION de la version allemande !

(Source : JDD ; source : VDN)

(Sourced : franceinfo, 20minutes)

Oui, en effet, il ÉTAIT introuvable sur Internet à ce moment – le journaliste ne l’a donc pas trouvé…

Comme on le voir, la presse parle depuis 2 jours de ce traité en raison des fake news. Mais l’information a été rapidement traitée le 8 janvier par la presse (exemple ici, ou ) – qui a donc parlé de la très proche signature du traité, sans avoir le traité !

Commentaire recommandé

Louis Robert // 16.01.2019 à 17h16

« Enfin soulignons à quel point il est choquant de découvrir de telles choses une semaine à peine avant leur signature.»

*

Non seulement il n’y a pas en pareil cas de démocratie directe ou encore participative, on ne peut même pas parler légitimement de démocratie représentative. Des matières aussi essentielles pour la population française ne font même pas l’objet d’un large débat national le temps qu’il faut pour que les citoyens soient informés, jugent, débattent et concluent en connaissance de cause.

Quel mépris du peuple français, tout de même! — Et qui, démocrate, s’en accommode, s’en dit satisfait?

266 réactions et commentaires - Page 2

  • Lau de Montreal // 17.01.2019 à 03h15

    Je serai curieuse de voir les réactions côté Allemand … Quels sont les avantages pour eux de s’associer avec la France, quels sont les avantages pour nous de s’associer avec eux (selon les analystes ou les allemands en général …)

      +0

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  • Vercoquin // 17.01.2019 à 03h24

    Merci à Olivier de nous informer des évènements importants qui concernent notre peuple.
    Car on ne peut plus compter sur les médias de la pensée unique.
    (Quoique, ils commencent à en parler. Mais pas très fort).

    Plus on lit ce texte, plus on se rend compte qu’on va tranquillement mais sûrement vers:
    Moins de souveraineté,
    Plus d’Europe (UE),
    Plus de mondialisation,
    Plus d’Atlantisme,
    Moins de démocratie,
    Plus de soumission de la nation,
    Etc…

    Alors que la crise des GJ a révélé une crise de la démocratie, je ne comprend pas que Micron aille signer délibérément ce traité décidé par autre chose que par le peuple et dans son dos.

    Si le président avait des c…lles, il organiserait vite fait un référendum sur le sujet, histoire de valoriser le « Grand débat national ».

    UN RIC pour ou contre le TALC* viiiiiiiiiiiite !

    *(TALC: Traité d’Aix La Chapelle)

      +7

    Alerter
    • Antoine // 17.01.2019 à 03h37

      Pensiez-vous vivre ce moment historique dans votre vie? moi non.
      Ce qui me guide, c’est la lucidité. Et je ne vois pas comment on se sortira de ce coup de force de l’extrême-centre.
      Il y a 2 ans, je disais que le pire de tout, c’est l’extrême-centre… Les gens de « gauche » hurlaient quand je leur disais qu’on avait un déficit de démocratie.. J’étais encore trop naïf avec mon petit « déficit ».

      Et nous parlons encore de sauver la paix.
      Pour info, les grands prédateurs ne reculeront pas.

        +6

      Alerter
  • Defrance // 17.01.2019 à 03h39

    Dehors Dalladier et sa clique !
    Et la consultation du peuple ?
    Ils veulent encore une guerre ?

      +3

    Alerter
  • tchoo // 17.01.2019 à 06h21

    Outre la longueur des commentaires sur l’opportunité de la langue qui oublié le principal de ce traité, il est à remarquer que si nous en prenons connaissance si tard, le parlement français, nos représentants donc sont logés à la même enseugne. Or seul l’assemblée Nationale devrait pouvoir donner l’autorisation à un président de signer un traité international après bien sûr débat au sein de l’assemblée. Un déni de démocratie et une preuve de plus que le parlement français n’est qu’un croupion ne servent pas à grand chose

      +8

    Alerter
    • calal // 17.01.2019 à 09h01

      Or seul l’assemblée Nationale devrait pouvoir donner l’autorisation à un président de signer un traité international après bien sûr débat au sein de l’assemblée.

      Les élections législatives auront été marquées par un taux d’abstention record : 51,3% au 1er tour et 57.36% au second tour.
      rem+modem=60% assemblee.De quoi voulez vous discuter?

        +3

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  • calal // 17.01.2019 à 08h54

    On peut faire deux comparaison pour juger ce traite.
    – Si l’ue foire,parallele avec le brexit (si l’angleterre sort,l’irelande veut rester, donc hesitation de l’angleterre),ce traite prepare la cessession de l’alsace avec l’allemagne en cas de « frexit ».L’allemagne prend l’alsace comme collateral des soldes target 2 en cas de frexit.Les alsaciens n’ont pas voulu se lier avec le reste de la lorraine parce qu’ils estiment que ce sont des « boulets ».Peut etre accepteront ils la moselle avec eux (lien concordataire).
    -Si l’ue continue d’avancer:parallele avec le « mariage pour tous « : on fait le mariage pour tous mais promis pas de pma pour homos.Apres on fait pma mais promis pas de gpa…donc un pas vers la dissolution des etats nations et la formation de « grosses euroregions » transfrontalieres.

      +3

    Alerter
  • Ded // 17.01.2019 à 09h00

    Mon grand père est mort en déportation.
    Il doit se retourner dans sa tombe.
    Les allemands ont bien eu raison de nous envahir, nous sommes des crétins, indignes d’un état indépendant.
    D’ailleurs, on est même pas capable d’installer une vraie démocratie en France !

      +6

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    • Larousse // 17.01.2019 à 22h08

      Vous avez raison mais ne vous inquiétez pas trop pour l’Alsace, majoritairement pour l’instant elle ne veut pas de l’Allemagne et pas de la France de Macron, cela s’est bien senti dans son électorat. Les Alsaciens ont compris qu’ils avaient su garder une situation avantageuse ; ce sont encore des provinciaux « intelligents ». C’est d’ailleurs peut-être dans cette province que les Gilets jaunes sauront organiser le mieux la stratégie de contournement et d’asphyxie du régime Macron-Philippe avec la Bourgogne un peu plus au Sud. Si la France de l’Est de Strasbourg à Nice s’enflamme, la France des « catholiques zombis » d’Emmanuel Todd et des bobos implosera.avec son régime… Il faut l’espérer

        +3

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      • calal // 18.01.2019 à 08h27

        Si vous etes contre le centralisme parisianiste,voir pour une subsidiarite a la suisse,un gouvernement a bruxelles pour la defense et la politique exterieure et tout le reste decide a l’echelle d’une grosse region ca peut etre pas mal.
        Maintenant faut voir le pouvoir de corruption et d’influence des multinationales et le respect du regne de la loi. PArce que le modele bruxellois demontre l’influence du lobbyisme et le developpement du « pay for play ». Je pourrai adherer a la fin,mais les moyens et le chemin deja parcouru ne plaide pas en faveur de ces gens.
        Des types competents voudraient instrumentaliser l’ue pour se debarrasser de la tutelle mortifere des incapables de Paris? N’est ce pas plutot des despotes bruxellois stipendies qui utilisent les regionalistes de chaque pays pour affaiblir les nations et augmenter leur pouvoir?

          +0

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  • Albert Charles // 17.01.2019 à 09h16

    Je ne sais pas si mon texte précédemment écrit est passé. Donc je me résume: les critiques de ce futur accord ne se valorisent pas en brandissant le mépris à l’égard de la langue allemande et en glorifiant l’utilité de la langue anglaise, démarche qui revient, par ce biais, à mépriser le polonais, le hongrois, etc, et forcément toutes les langues du monde qui apparaissent moins utiles aux échanges, humains et …commerciaux ! C’est par le biais de discours utilitaristes relatifs à la langue anglaise comme celui-là que l’impérialisme américain assoit sa domination économique et sa conception des rapports sociaux dans le monde entier. Donc: argument critique mal venu et contre-productif…

      +4

    Alerter
  • nodrygo // 17.01.2019 à 09h44

    il deviendrait urgent de lancer une procédure de destitution pour trahison
    mais nos députés sont des lâches qu’ils soient de gauche ou de droite

      +10

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    • lvzor // 17.01.2019 à 23h31

      Le système implique qu’il faille abdiquer toute autonomie simplement pour être candidat en position éligible. Ils sont sous contrôle bien avant d’être élus!

        +4

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  • Kokoba // 17.01.2019 à 09h47

    Honnêtement, 99% du traité c’est juste du blabla sans intérêt.
    Et d’ailleurs c’est peut-être çà qui est inquiétant.

    Il faut être très prudent avec ces traités internationaux.
    Même s’ils ont l’air très innocents, ils peuvent servir de base ensuite pour de belles monstruosités.
    Le fait qu’ils fassent çà en catimini sans en parler est un indice inquiétant.

    Il nous faudrait un spécialiste des traités et du droit international pour décrypter.
    Par exemple, est-ce que quelqu’un sait si les termes « eurodistricts » et « eurorégions » ont une valeur juridique ?
    C’est la 1ère fois que j’entends ces termes.
    Il y a visiblement quelque chose de prévu derrière tout çà mais on n’en voit qu’une partie.

      +7

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  • Catalina // 17.01.2019 à 09h53

    ahahaha, il y a quand même une bonne nouvelle, la France va s’aligner sur l’Allemagne et nous allons faire de groSSes groSSes économies : « Savez-vous que dans les autres pays européens, dont l’Allemagne semblant vous fasciner, les ministres ont simplement une prime de logement et non pas des appartements somptueux avec la domesticité allant bien avec et qu’ils utilisent les transports en commun pour se rendre à leur travail et non pas des berlines d’État forcément haut de gamme et personnel qui convient ? »
    ;o)
    ;o)

    Ah ? nan ? là, ils vont se veauter une loi pour pas s’aligner sur l’Allemagne parce que blalblalblalblal ( discours macroniste creux, un cas d’école ! )

      +4

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  • LaurentL // 17.01.2019 à 10h06

    Il en aura fallu du temps ….
    La grande Allemagne se décide enfin à étendre son lebensraum vers l’ouest.

      +3

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  • Caliban // 17.01.2019 à 10h21

    Et le caractère anti-démocratique de la ratification de ce document n’interroge pas ces hérauts de la Vérité vraie que sont nos plumitifs pourfendeurs de faikeniouzes ? Est-ce que le Bundestag aussi est zappé ?

    Je n’ai rien trouvé sur le site du parlement allemand, sinon cet article qui date d’un an et qui laisse à penser qu’un Traité n’était pas prévu (https://www.bundestag.de/fr/documents/textarchiv/kw20-2018-elysee/554970). Et évidemment rien sur le site de notre Glorieuse Assemblée croupion …

    Cela sent la précipitation de deux oligarques, les M & M qui ne sont d’accord sur rien sauf le fait d’enfumer leur peuple … écœurement.

    Si on veut des explications, va encore falloir demander à Asselineau 😉

      +9

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  • Pampero // 17.01.2019 à 10h24

    A l’heure d’un rapprochement franco-allemand, la Deutch Bank cherche toujours un partenaire pour « propager » ou « diffuser la douleur », comme l’analyse zerohedge :
    https://www.zerohedge.com/news/2019-01-16/regulators-urge-deutsche-bank-merge-european-rival-spread-pain-around

    Avec la source chez Bloomberg :
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-01-16/deutsche-bank-watchdogs-said-to-favor-europe-deal-to-commerzbank

    Second article au milieu duquel apparaît un belle pub pour BNP Paribas.

    Prémonitoire ?

      +2

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  • Michel Bergès // 17.01.2019 à 10h52

    Je viens de lire l’ensemble des 125 premiers commentaires. Certains ont compris, d’autres, plus « littéraires », s’enferment dans la question de « la langue »… ou sur les limites de « réalités frontalières ».
    La seule solution « démocratique » immédiate permise par la Loi actuelle ?
    – La saisine aux modalités connues du Conseil constitutionnel, pour non-constitutionnalité d’un « Traité », non soumis au Parlement, ou bien sûr au Peuple par référendum. (C »est pour cela que la Presse n’en parle pas).
    – La saisine de l’Onu pour non respect de l’accord de 1948 concernant la structure du Conseil de Sécurité des Nations Unies (accord unanime des cinq membres du Conseil… (Chine, Russie, USA, Angleterre, France).
    Pas de « Quatrième Reich » ni de « Heil Merkel ! »…

      +12

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  • Le chat de L’asile // 17.01.2019 à 10h53

    C’est maintenant une tradition européenne assumée que de négocier les traités en catimini avant de les sortir du chapeau à la dernière minute. Tout le monde l’avait vu pour le TAFTA, qui avait carrément mis en oeuvre des procédures de verrouillage de la consultation du texte préalable uniquement par les députés, in situ dans une salle de consultation, dédiée, en anglais, et sans copie ni note possible.

    Mais historiquement, on a observé le même phénomène en 1979 sous Giscard et 1995 avec l’AMI, avortée car rendue publique, justement.

      +9

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  • Ermisse // 17.01.2019 à 11h26

    L’Angleterre a toujours combattu tout bloc hégémonique continental – Napoléon en a fait l’expérience, et d’autres avant lui et après lui. Grâce au Brexit, elle pourra déclarer la guerre à cet empire néocarolingien sans états d’âme !

      +4

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    • Le chat de L’asile // 17.01.2019 à 12h04

      Très bien vu. Je suis de ceux aussi qui pensent qu’une partie de l’aristocratie anglaise voulait le Brexit, et qu’il aura lieu quoi qu’il arrive pour cette même raison.

      Toutefois le spectacle affligeant d’amateurisme qu’ils nous donnent avec leur Brienne de Tarth donne l’avantage aux néo-carolingiens qu’on a eu tort de sous-estimer…

        +3

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  • rolland // 17.01.2019 à 11h29
    • Le chat de L’asile // 17.01.2019 à 12h11

      Merci pour cette trouvaille.
      Ils n’ont pas chômé. Le problème de présenter le traité à l’AN n’était toutefois qu’un argument sur la forme.
      Sur le fond, c’est l’absence d’assentiment populaire et même d’information à son endroit qui constitue la forfaiture.
      Sur le fond du fond, c’est la défiance des principes constitutionnels de souveraineté et indivisibilité qui constitue une haute trahison.

        +3

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    • Mouise // 22.01.2019 à 11h35

      Le texte en question (janvier 2018) n’est pas le traité mais une invitation à écrire un traité en tenant compte des points mentionnés par l’assemblée nationale : « considérant que » etc… :
      « 1. Invite les gouvernements français et allemand à travailler au cours de l’année 2018 à un nouveau Traité de l’Élysée où pourraient figurer les éléments ci-dessous ; »

        +0

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  • Ando // 17.01.2019 à 12h36

    Ainsi qu’on le pratiquait dans toute l’Europe après la chute de l’empire romain il ne reste qu’a sceller cette alliance par une belle et grande noce au cours de laquelle Emmanuel prendra Angela pour femme et épouse légitime. Sonnez trompettes.

      +5

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  • Volodia // 17.01.2019 à 12h40

    Le message est clair. Les élites franco-allemandes oeuvrent à la formation d’un Bloc Continental Néo-Libéral pour mieux se barricader dans leurs châteaux de papier contre les soulèvements populaires (eux disent: populistes) qui ne font que commencer.
    Le symbôle d’Aix-La-Chapelle est grotesque, donc parfaitement conforme à la démesure ridicule de ces gens.
    Leur prétention est sans limites, leur voracité jamais assouvie.
    Ils sont prêts à toutes les guerres, à condition bien sûr que l’ennemi soit sans armes et sans défense: leur peuple en Gilet Jaune par exemple.

      +13

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  • VVR // 17.01.2019 à 13h05

    Suis je le seul a voir que ce traité comme un de ces innombrables trucs sans substances que l’on signe a longueur d’année juste pour dire qu’on a remporté une grande victoire diplomatique ? Un peu comme le pacte de Marrakech ou la cop 21.

    Il n’y pas l’ébauche d’un calendrier, pas une date, pas un chiffre, absolument rien de concret. On s’engage tout au plus a ‘faire son possible’ et a mettre en oeuvre « quelque chose ».

    Tout est tellement vague qu’on peut a tout moment dire qu’on a respecté les termes du traité en créant un bureau avec 2 employés chargés de « faciliter » tel ou tel truc, et tant qu’a faire on envois la facture au conseil regional du grand-est au nom du transfert de compétence. Et si on réussit a rentrer en contradiction avec le traiter, il n’y a aucune conséquence (et a part fermer carrément la frontière a l’Allemagne, je ne vois pas comment ça pourrait arriver).

      +0

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    • Kokoba // 17.01.2019 à 15h47

      Oui et non.
      Si le but était ce que vous dites, le traité serait présenté à grande publicité sur les médias.
      Cà serait juste de la comm habituelle.
      (comme fait Trump quand il signe un traité avec la Corée du Nord)

      Hors, ici, le traité est préparé et signé en secret.
      Il y a donc bien un loup quelque part.

      On voit bien se dessiner un but : une europe des régions et la création de structures supra-nationales qui permettront de contourner la démocratie : conseil franco-allemand, eurodistricts, eurorégions.

      Vu l’ambiance actuelle, il est possible qu’ils essayent de diviser cette évolution en plusieurs petits traités.
      Dans 6 mois, ils pourront signer un autre traité qui commencera par « Vu le traité d’Aix-La-Chapelle… »

        +6

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      • VVR // 17.01.2019 à 16h58

        Alors, ce traité est juste une actualisation du traité de 1963 à l’occasion du 55ieme anniversaire.

        C’est annoncé publiquement par le parlement Français et le Bundestag depuis un an.
        Et le but était de signer le traité a la date anniversaire, un an plus tard.
        Et avec un document que tout le monde peut comprendre et lire sans que ça prenne trop de temps.

        Comme secret, c’est un peu raté, des erreurs de débutant: déjà il faut faire signer ça en Juillet, a 5h du matin, quand les braves gens sont en vacances, et surtout il faut que le document fasse 300 pages minimum (avec beaucoup de redondance sur des trucs inutiles), avec des annexes pleines de références croisées.

        Aprés il y a une volonté manifeste des instances européennes de détruire les états en découpant tout ça en regions facilement contrôlables, mais ça n’a aucun rapport avec ce traité en particulier. On y a parle au plus d’Eurodistrict, ce qui n’est même pas reconnu par l’UE.

          +2

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  • calal // 17.01.2019 à 13h46

    Les alsaciens vont se barrer.Pour ne pas avoir a payer les conneries du reste de la region grand est…Les alsacos ont la culture germanique, ils paient le ramassage des ordures au poids collecte et ca se passe nickel.Dans les vosges,plus au sud et a l’ouest, c’est deja les « gaulois refractaires »,c’est a peine s’ils trient en deux tas et quand le prix de la collecte augmente,ils foutent tout dans la meme poubelle ou tout dans la rue.

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    • gege // 17.01.2019 à 15h20

      C’est pareil dans le Sud de la France. Et je suis toujours étonné de ne pas « voir » de recommandations « conseillées » de leur Service de TRI locale ou départementale voire Régionale.

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  • Black Sabbath // 17.01.2019 à 14h15

    Bonjour, il ne faut pas l unanimité de tous les pays pour signer un accord comme celui ci ? Merkel et McRon créent une zone « Allemance » à l intérieur de l UE. comment va réagir le couple Salvini Orban.? très inquietant aussi pour nous français (Est-on encore français avec un tel accord ? ), sur le social, on va bosser pour 400 balles nous aussi si j ai bien compris. qu est-ce qu il s en passe des choses pendant les gj. Après Marrakech, Aix les bains…. Tout cela sans notre accord et le relais des médias…consternant. Merci à vous

      +2

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  • Nanoudenfer74 // 17.01.2019 à 14h20

    Bonjour, ils ne nous ont pas eu en 14/18 et en 39/45 par les armes mais ils vont finir par nous avoir par le fric. Nous sommes en train de nous faire asservir par ce traité et ça passe tout à fait inaperçu.

      +6

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  • Black Sabbath // 17.01.2019 à 14h28

    Je suis pas expert en droit mais quand j écoute cette femme, je me pose des questions. Fantasme, pas si sur. https://youtu.be/LBH6Lz_gYRM

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    • VVR // 17.01.2019 à 16h13

      Quand on parle d’Eurodistrict « d’alsace-lorraine » créé par le traité d’Aix la chapelle, on est clairement dans le fantasme.
      Les eurodistricts existent, de-facto, depuis la fin des années 90, et de juré, ce n’est rien du tout. Il existe des association entre des communes transfrontaliéres que l’on nomme Eurodistrict, mais formellement, les Eurodistricts n’existent pas, ça ne correspond a rien au niveau légal: Si Grenoble et Valence décident de faire un ‘Eurodistict du vercors’, rien ne les en empéche, sauf peut être le ridicule.

      Donc dans ce traité, la france et l’allemagne déclarent soutenir par tous les moyens possibles des communautés de communes qui n’ont pas de veritable poids légal… c’est du vent, une autre demonstration de l’amitiée franco-allemande inébranlable, pillié de l’europe, blablabla… et comme les jumelage on commence a avoir fait le tour, on refait le coup avec des communautés de commune.

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  • J Grassin // 17.01.2019 à 14h44

    Après avoir perdu 2 guerres contre la France l’Allemagne est en passe de vaincre et dominer la France sans même avoir besoin de mener la troisième, le travail d’abaissement et d’appauvrissement ayant été mené par UE sous domination allemande
    Aux armes citoyens giketsjaunes ou pas levez vous pour empêcher cette ignominie ourdie par nos « dirigeants « qui ont passé allégeance avec nos ennemis qui veulent notre peau
    La finance mondialisée prédatrice nous a fait les poches et l’Allemagne va nous coloniser en commençant par l’alsace et la Lorraine
    Debout !!

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  • Chris // 17.01.2019 à 15h04

    Oulla mais il n’y a que des français de l' »interieur » ici ???? Nous les alsaciens on ne demande que ca , une vraie coopération inter états . L’Allemagne fait vivre l’Alsace grâce à ses emplois et nous sommes preneur de tout ce qui peut nous faciliter la vie . Des trains , des extensions de trams des ponts qui vont nous éviter de faire des kilomètres en voiture . Des mutualisations de projets transfrontaliers , de meilleures possibilités d’implantation d’entreprises de part et d’autres du Rhin . Et croyez moi , malgré sa mauvaise réputation de presque allemand , l’Alsacien jeune ou vieux se sent aussi voire plus français que beaucoup de breton ou de corses . Alors vos grands principes de la nation une et indivisible , nous les comprenons fort bien mais sommes prêts à en céder une petite part pour améliorer notre vie quotidienne . De part notre passé , nous avons pu apprécier à leur juste valeur les qualités et défauts des deux pays . Ce qui fait que l’alsacien adore la France et aime ( Un peu ) l’Allemagne .

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    • Claire // 17.01.2019 à 22h22

      Oui des français de l’intérieur comme vous dites. Descendants de ceux qui, solidaires, sont venus à chaque fois que vous étiez sous la botte allemande pour payer de leur vie votre libération…Aujourd’hui vous ne demandez que ça les avantages de l’Allemagne. Espérons que vous n’aurez pas à déchanter, et surtout que la France de l’intérieur ne verra pas cet espace frontalier se pervertir contre l’intérêt général : en joug pour elle…

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      • Hans // 18.01.2019 à 05h40

        Dans un même temps, l’Alsace -sous tutelle française depuis le règne de Louis XIV- constitue un des pivots des relations franco-allemandes et les Français eux-mêmes devraient cesser de nier les racines germaniques de ce territoire sous prétexte de maintenir une « unité nationale » en état de décomposition avancée. Le commentaire pragmatique de Chris n’est donc en rien scandaleux et permet de rappeler les spécificités historiques, socio-économiques et fonctionnelles de l’Alsace.

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        • Claire // 18.01.2019 à 11h41

          Vous avez pris une machine à remonter le temps Hans ? Faudrait-il revoir toute l’Europe à l’époque de Louis XIV ? A quelle époque vivez vous ? Et c’est quoi cette mentalité de Teuton moquant la déliquescence de la France ? Qu’ils s’occupent du chaos qu’ils ont introduits en Allemagne avec leur million de barbares qui se répandent aujourd’hui partout en Europe les Allemands… Et aussi des Turcs avec lesquels ils n’ont pas fini de fricoter depuis l’assistance féroce qu’ils leur offrirent en 14-18 au point de les voir commettre le génocide arménien sans rien dire, favoriser le désastre des Dardanelles, et d’alimenter encore leur nouveau rêve de pouvoir sur l’Europe…Ils n’ont pas tant de leçon à donner à la France ni au monde européen les Allemands…

            +3

          Alerter
  • Rond // 17.01.2019 à 17h35

    Annotations de OB pertinentes.
    Traité de Rethondes à l’envers !
    La vision d’une europe unie et solidaire assez singulière.
    Ils sont en train de nous brader aux allemands dont on sait quelle empathie ils ont envers leurs voisins européens ; voir le cas de la Grèce. Ce n’est pas dit comme ça dans le texte mais bientôt on leur aura refilé notre siège aux nations « unies » pour des queues de cerises. Quel est le prochain bijou de famille à disparaître ? Quand on est pété de tunes, on achète tout ce qui permet de se faire encore plus de tunes et moins d’ombre. Quand on est couvert de dettes, on ferme sa g…. sauf si on pratique la technique du bras d’honneur. Nos zélites ont encore le bras … armé d’un flash-ball. Pour le reste … Alors on a encore toutes nos chances de pouvoir creuser encore plus profondément.
    Ils ne m’ont pas demandé mon avis dans cette affaire. Très étonnant. Et « en même temps », vous y croyez, vous, au « grand » débat national ?
    Tenez bon, ne lâchez rien et soyez créatifs !

      +5

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  • nulnestpropheteensonpays // 17.01.2019 à 17h54

    il faut soumettre ce traité a referendum en france

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  • Serge RADER // 17.01.2019 à 19h05

    Encore du vent. Il suffit d’aller à Strasbourg et de traverser le RHIN pour prendre un café au 1er bar allemand venu: ils ne savent même pas dire bonjour en français. 2 peuples qui se côtoient de part et d’autre du Rhin mais qui ne se parlent pas. Personnellement j’aurais préféré un axe Paris-Rome où on mange beaucoup mieux !

      +3

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  • JULES // 17.01.2019 à 19h24

    Et les autres Pays de l’Union Européenne, ils en pensent quoi de cette collaboration Franco-Germanique dont ils sont exclus ? ça sent une Europe « Bis » qu’avec les Grands; Kolossale Finesse.

      +3

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  • Nans // 17.01.2019 à 21h23

    Entre autres dénonciations très intéressantes, je relève entre autres aberrations en debut d’aticle: …et à favoriser l’amélioration constante des conditions de vie et de travail conformément aux principes du socle européen des droits sociaux, notamment en accordant une attention particulière à l’autonomisation des femmes et à l’égalité des sexes…
    On est sidéré par le mutisme de mme schiappa secrétaire à l’égalité des sexes face aux matraquages des femmes par la police macronienne dont benalla…
    Cruelle conception ironique de la cause qu’elle prétend vouloir défendre… Les femmes apprécieront cette solidarité féminine…

      +3

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  • Claire // 17.01.2019 à 21h58

    Face aux inquiétudes actuelles qui laissent peu d’espoir à M. Macron d’aller jusqu’au bout du quinquennat, il ne semble pas anormal de se demander s’il ne se dépêche pas de poser des jalons pour verrouiller des plans européens dont on ne mesure pas encore toute la perversité…En pleine crise il n’a pas hésité à faire signer le pacte de Marrakech dont « ses médias » ont fait savoir qu’il ne présentait pas de problèmes pour la France (on se demande pourquoi tant de pays qui n’ont même pas les hordes potentielles en face de leurs côtes, ont refusé de le signer). Aujourd’hui un nouveau traité sera signé, encore avec des prétentions flatteuses, sans que les français puissent exprimer leur souveraineté. Il s’essuie toujours les pieds sur le respect de la France et des principes démocratiques…Enfin: y aurait-il encore des français assez bornés pour croire encore un instant que ce dangereux dépravé narcissique mettrait en place le moindre projet pour favoriser la France et les français ???

      +6

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  • Dunamis // 17.01.2019 à 23h46

    Moi ce qui me choque, c’est la possibilité de distribuer des dérogations économiques chapeauté par un conseil économique franco-allemand non élu.
    Ça ressemble fortement à la création d’un bon paradis fiscal franco-allemand qui va être complètement en dehors des lois françaises. C’est bien on va pouvoir organiser l’exil fiscal mais directement sur notre territoire. Au top !

      +1

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  • pam // 17.01.2019 à 23h47

    A noter sur le chapitre 5 l’absence de toute référence à la contradiction des politiques énergétiques opposées
    et à l’énorme avance de la France sur le climat, un français émet deux fois moins de carbone qu’un allemand…

    mais dans quel sens faut-il organiser la convergence…?
    ;-o)

    pam

      +1

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  • Nanker // 17.01.2019 à 23h51

    Bon quand est-ce qu’on abandonne notre programme de dissuasion nucléaire et qu’en plus on refile notre siège au Conseil de Sécurité de l’ONU à Merkel? Comme ça on deviendra un pays de l’importance de l’Espagne ou la Pologne.

    Puis comme les Espagnols, on intégrera le trafic de drogue et la prostitution à notre PIB pour bien le gonfler… ainsi Macron pourra dire à la fin de son mandat « vous voyez ma réussite est ECLATANTE. Les chiffres sont là pour le prouver et la relation franco-allemande est au beau fixe!!! »

    Je pense vraiment que Jupiter a un grain…

      +4

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  • NemoPlusJuris // 18.01.2019 à 00h27

    Moi j’aime bien « la durabilité dans toutes ses dimensions ». Le mec qui a trouvé ça, chapeau. J’irai jeter un coup d’œil sur la version allemande, rien que pour le plaisir. C’est bien beau que, par la grâce d’un traité, la durabilité acquière des dimensions. Ça lui manquait, aussi bien en droit qu’en fait.

      +2

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  • Pierre D // 18.01.2019 à 06h01

    Je mets au défi quiconque de survivre à une traversée de l’Allemagne sans la connaissance de l’anglais

      +4

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  • phychi // 18.01.2019 à 06h59

    Pour le developpement de l’enseignement de l’allemand, il est frappant de constater’une fois encore’ le double language de Macron alors que son ministre de l’education vient de tuer les sections européennes en les integrant dans des cours normaux en classe entiere seulement, ce qui favorisera l’anglais.
    Dans mon lycée, pourtant frontalier avec l’allemagne, la proviseur s’est empressée d’annoncer que les sections euro « coutent trop cher » et qu’elle ne mettra pas de moyens pour maintenir la section européenne allemand l’an prochain…alors même que plusieurs élèves la suivent depuis deux ans et voulaient passer le bac avec menton européenne allemand au bac l’an prochain !

      +1

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  • Hervé // 18.01.2019 à 07h22

    Hallucinant de lire cet article juste après celui de « Barnum-Trump » un peu plus haut ! Il n’est peut être pas aussi « burlesque » que le premier, mais il relève du même type de duperie!
    Allez, les pauvres, retournez voir TF1, on s’occupe de tout!

      +2

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  • Cathy // 18.01.2019 à 09h25

    Nous venons de fêter le centenaire de nos poilus.Ils sont mort pour quoi! Je ne suis pas pour une guerre mais là devenir Franco Allemand alors qu ils vivent encore avec l or ,les tableaux qui nous ont volés pendant la dernière guerre.Je suis allée en vacances ils n y a aucun commerces , camping, qui on fait l effort de parler français.Et on demandera à nos enfants de mettre leur langue en lv1 .C est une blague!!

      +2

    Alerter
  • FW // 18.01.2019 à 09h30

    Je ne vois pas en quoi il y aurait dans ce traité des violations de la charte de l’Onu, une possibilité d’intervenir dans un pays tiers hors accord du conseil de sécurité, etc., dans la mesure où dans le préambule, la France et l’Allemagne se déclarent « conscientes de leurs droits et obligations » vis-à-vis de la Charte. Tout ce qui est écrit après s’inscrit donc dans ce cadre.

      +0

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  • JPN // 18.01.2019 à 11h07

    Quand on pense qu’un seul homme va engager tous les Français en signant ce texte on se demande ce qu’est la démocratie. Que les Français, demandent et exigent un référendum sur « rester ou sortir » de cette Europe dont ils ne voulaient pas et pour laquelle nos politiques les ont viiolés. ( députés et président en tête ) Encore une interrogation sur le démocratie?

      +2

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  • naif // 18.01.2019 à 12h21

    j’ai laissé tomber la lecture des commentaires à la moitié: à croire que le seul problème que ça pose c’est la langue.
    Je ne sais pas, mais le fait que ce traité ne soit pas discuté ni même évoqué dans les médias, en dit long sur l’état de décrépitude de la démocratie française.
    Et puis tant qu’à conclure une alliance renforcée avec un pays voisin, pour quoi l’allemagne (dont on finira satellite (un de plus)). Pourquoi pas l’espagne, l’italie, le portugal ??? Je me sens vraiment plus proche de ces pays.

      +5

    Alerter
  • Marino // 18.01.2019 à 13h51

    Peut-être la fin de l’Europe d’aujourd’hui et la création de l’Europe à deux, que vont dire les autres états européens?
    Il est vrai que notre force de frappe dont on parle très peu doit intéresser l’Allemagne.

      +0

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  • Renaud // 18.01.2019 à 15h23

    Juste pour réagir à ce « traité », ce – mauvais traitement – qu’inflige une fois de plus les « élites » françaises contre leur pays, et ce, depuis 1870.
    Vouloir marier de force l’Allemagne et la France revient à diminuer et faire disparaître, par degré, la France.
    Nous forcer à boire une mixture infecte de bière et de vin, non merci !!
    Les pays européens, donc la France, pourraient parfaitement rester libres dans le respect mutuel et élaborer des coopérations fécondes selon les affinités avec tous autres pays ou entités politiques et économiques du monde entier. Il y a des pays et des peuples qui ont des affinités, d’autres non. La reconnaissance mutuelle et le respect étant le dénominateur commun de tous.
    Sans faire l’apologie de personne. l’Empire d’Autriche-Hongrie (qui disparut en 1918) était une pépinière où d’innombrables talents scientifiques extraordinaires et variés, et aussi d’innombrables artistes de toutes sortes, musiciens, écrivains, architectes, etc, etc, ont contribué à enrichir les cultures et l’esprit en ce monde, même l’économie. Les historiens sont tous à peu près d’accord en reconnaissant que la disparition de l’Autriche-Hongrie fut funeste pour tout l’Occident et le monde.
    Le président de la Tchécoslovaquie Edvard Bénès déclara en son temps ceci : « plutôt Hitler que les Habsbourg! »
    Bien sûr, il y eut le même type d’attitude délirante (c’est « normal ») chez ceux qui, à la même époque, encensèrent le petit père des peuples Staline… on connaît la suite

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  • PS // 18.01.2019 à 16h29

    Vu d’Alsace-Lorraine cela ressemble à un manifeste du soft power allemand…

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  • Jpp // 18.01.2019 à 19h37

    A Gerber. Je ne vois rien d autre a ajouter !! Si ce n est que mon grand père comme beaucoup d autres français doit se retourner dans sa tombe lui qui se battit et fut fait prisonnier en camps de travail lors de la 2nde guerre mondiale !!!???

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  • abcd // 18.01.2019 à 22h45

    Il faut se débarrasser de Bruxelles, et repartir de zéro …ou de deux . Tout n’est pas parfait dans ce traité,en effet presque secret, mais c’est peut être une façon de sortir de l’ornière dans laquelle nous sommes enlisés et agréger quelques nations voisines.

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  • Regine // 19.01.2019 à 12h29

    Quelqu’un sait il si ce traité sera soumis à approbation du parlement esc si cela a déjà été évoqué

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    • Claire // 19.01.2019 à 22h29

      Malheureusement c’est parti pour être signé comme le pacte de Marrakech sans consultation de personne ! C’est scandaleux ! D’ailleurs il semble que Marine le Pen vient de lancer une vidéo où elle exprime le fait qu’elle demande un référendum ! On a vraiment l’impression que cet anti-démocrate joue la carte de la rapidité discrète. Merkel n’en a
      plus que pour quelques mois et lui est sur la sellette…Alors pourquoi ne pas tenter de placer quelques bombes à retardement avant la sortie ?

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  • Subotai // 19.01.2019 à 18h16

    Quand je parle du Nouveau Saint Empire Romain Germanique, c’est dans la plus totale indifférence.
    Vous pensez que le choix d’Aix la Chapelle est un hasard?
    Vont ils réussir enfin à réunifier l’Empire de Charles le Grand, démembré entre ses trois fils bicoze la Loi Salique, après plusieurs siècles d’effort et la résistance de TOUS les Rois et Dirigeants de France sans compter les grands Ministres qui ont voué leur vie à « Réduire la Maison d’Autriche ».
    Grands Dieux! On vit une époque formidable..!

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