J’ai commencé il y a un an tout juste cette chronique trimestrielle du chômage aux États-Unis après avoir lu cette dépêche :

 « Le taux de chômage aux États-Unis a reculé à 9,4% en décembre, son plus bas niveau en 19 mois, avec 103.000 créations d’emploi, selon les chiffres publiés vendredi par le département américain du Travail. En 2010, le pays a au total créé 1,1 million d’emplois, soit 94.000 par mois en moyenne. [...]  Le nombre de demandeurs d’emploi a reculé de plus de 500 000 le mois dernier, pour descendre en dessous de 14,5 millions, son plus bas niveau depuis avril 2009.  [...] Le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke s’est voulu optimiste vendredi, lors d’une audition devant la commission budgétaire du Sénat. Il a ainsi estimé que la croissance économique devrait être “modérément plus forte” en 2011, par rapport à 2010. Il a toutefois noté qu’il faudra encore patienter quatre à cinq ans pour voir le taux de chômage redescendre autour de 6 %. » [Associated Press, 7 janvier 2011]

Les choses ne changent décidemment guère dans l’interprétation faussée du chômage américain, comme nous allons le voir :

 « Le chômage américain tombe à son plus bas niveau depuis près de trois ans : le taux de chômage aux Etats-Unis s’est établi, pour le mois de décembre 2011 à 8,5 % de la population active. Le signe d’une embellie de l’emploi, la preuve d’une éventuelle accélération de la reprise économique et surtout une réserve de campagne pour Barack Obama, à dix mois de l’élection présidentielle. […]Sur le front des embauches, les chiffres sont tout aussi encourageants. […] Les bases de données du département du travail montrent ainsi qu’en moyenne sur l’année, l’emploi a progressé pour la première fois en quatre ans. […]Sans surprise, la Maison Blanche s’est félicitée de ces chiffres, soulignant que “l’économie continue à se remettre” des effets de la récession. Selon le gouvernement, ces données sont une validation de la politique de Barack Obama. » [Le Monde, 6 janvier 2012]

Ce billet met donc à jour pour ce trimestre l’analyse du chômage américain que nous avons précédemment effectuée, et qui montrait que la baisse du taux de chômage observée masquait en fait une importante hausse des américains découragés qui abandonnaient l’idée de trouver du travail. Voici où nous en sommes.

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

On constate que le taux de chômage a repris sa décrue, entamée en juillet 2010. Le nombre de chômeurs se dirige vers les 12 millions.

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

Si on s’intéresse à la variation du taux d’emploi (qui est le complément du taux de chômage, à savoir le nombre de personnes ayant un emploi, ramené à la population active = personnes pouvant et voulant travailler), on note que le rétablissement se poursuit, et semble en ligne avec les reprises de 1975 et 1983.

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

En fait, l’amélioration constatée depuis plus deux ans n’est pas aussi florissante qu’il n’y parait. Comme nous l’avons exposé, si le calcul du nombre de personnes employées est facile, celui du nombre de chômeurs l’est moins, car cette notion peut être extensive.

Rappelons que les statistiques officielles américaines partent de la Population Totale (313,5 millions fin mars 2012), et définissent la Population Civile hors Institutions (Civilian Noninstitutional Population) comme étant celle des 16 ans et plus, qui ne sont pas pensionnaires d’établissements (prisons, hôpitaux psychiatriques, maisons de retraite). Elle est égale à 242,6 millions de personnes, qui pourraient donc potentiellement travailler. Un certain nombre ne le veulent pas (essentiellement les retraités – puisqu’il n’y a pas de limite d’âge dans la définition, beaucoup de personnes âgées travaillant aux États-Unis).

Cette population se scinde en 154,7 millions d’américains désirant travailler, qui constituent la Population Active Civile (Civilian Labor Force) et 87,9 millions qui ne veulent pas, la Population Non Active (Not In Labor Force). Sur les 154,7 millions, 12,7 sont au chômage, soit 8,2 %. En mai 2010, on comptait 15,5 millions de chômeurs pour 154,5 millions d’actifs, soit 10,1 % de chômage : le taux de chômage a bel et bien nettement baissé.

Mais à la lecture de ces chiffres, on voit vite le problème : la population active a stagné durant deux années ! Or, on oublie fréquemment un point majeur : la population des États-Unis est une des plus dynamiques des pays les plus développés. La population américaine croît de 1 million tous les 5 mois. Observons l’évolution de la population sur les 40 dernières années.

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

Et depuis 5 ans :

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

On constate que la population totale a une croissance très régulière, un peu supérieure au cours des vingt dernières années par rapport aux vingt précédentes. On observe la chute historique de la population employée et la hausse consécutive du chômage en 2008. Mais ce qui est plus intéressant est la quasi-stabilité de la population active depuis deux ans, alors que la Population totale ainsi que la Population hors Institutions ne connaissent aucune rupture dans leur évolution tendancielle. Zoomons.

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

On observe la chute énorme de la Population employée, qui est toujours sous son niveau de 2005 – ceci était attendu. Évidemment, la crise n’a eu aucun effet sur la Population totale, qui continue d’augmenter linéairement. Il en est de même pour la Population civile hors institutions.

Le point saillant est que la population active a cessé de croitre depuis l’automne 2008. Et qu’elle a même diminué depuis lors. Un tel phénomène n’est tout simplement jamais arrivé aux États-Unis depuis 40 ans, même au pire de la crise des années 1970. En conséquence, c’est la population non active qui a très fortement augmenté depuis 2009. Nous n’avons pas de statistiques détaillées sur ces travailleurs découragés, mais ce sont probablement en bonne partie des sexagénaires et des septuagénaires qui ont cessé de travailler, alors qu’ils auraient continué avant la crise. Et au vu des retraites misérables américaines, on comprend que cette population se retrouve en situation difficile.

Grossièrement, le bilan entre le 1/5/2007 et le 31/12/2011 est de : 12,0 millions d’Américains en plus, dont 0,9 million dans des institutions (y compris écoles dans ce sens) et 11,1 millions hors institutions. Ce sont 9,1 millions d’Américains en plus dans la population non active, et à peine 2 millions en plus dans la population active. Ce sont 3,9 millions d’employés en moins, et 5,9 millions de chômeurs en plus.

Depuis 2007, si on prolonge la population active par sa tendance moyenne des 15 dernières années (elle a toujours été très linéaire), ce sont en fait 11 millions d’emplois qui manquent toujours à l’appel – bien qu’il n’y ait « que » 6 millions de chômeurs en plus. Le taux de chômage « officiel » sur cette base ne devrait donc pas être de 8,2 %, mais de 11,6 %. En fait, l’impact total de la crise affecte sans doute plus de 20 % de la population active, directement ou non (travail à temps partiel non choisi…).

Notre raisonnement est cohérent avec l’explosion de la population bénéficiant de bons d’aide alimentaire : + 20 millions en 4 ans. Il semble que la situation commence à peine à se stabiliser, mais il faudra plusieurs mois pour confirmer ceci. Ceci serait une bonne indication de la stabilisation de la situation de l’emploi (mais serait bien loin encore d’une franche « reprise »).

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

En raison de la croissance de la population, il est intéressant de ramener ceci à un taux pour 100 habitants :

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

Analyse détaillée du chômage américain Etats-unis USA

On constate bien une croissance continue, passant de 9 Américains sur 100 aidés, à 15 sur 100… La tendance actuelle de « baisse de l’augmentation » est toutefois encourageante.

 

Par ailleurs, comme on l’observe, près de 47 millions d’américains (15 % de la population, soit 1 américain sur 7) sont dans la détresse alimentaire. Les États les plus touchés par cette détresse alimentaire sont le Texas (4,0 millions de personnes), la Californie (3,7 millions), New-York (3,0 millions) et la Floride (3,1 millions). Il semble que la situation commence à peine à se stabiliser, mais il faudra plusieurs mois pour confirmer ceci. Ceci serait une bonne indication de la stabilisation de la situation de l’emploi (mais serait bien loin encore d’une franche « reprise »).

Sécurité alimentaires aux États-Unis

Rappelons ainsi que 14,5 % des américains ne mangent pas suffisamment, dont 17 millions sont en danger, dont 500 000 enfants.

Suite dans le prochain billet…


Cartoon chômage

Cartoon alimentation

Cartoon pauvres

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24 commentaires on 0764 Analyse détaillée du chômage américain (1/3)

  1. Marcel dit :

    Mouais,
    En France on est guère mieux lotis.
    Un gouvernement qui croit enfumer tout le monde  en segmentant le nombre de chômeurs par catégorie. Ils essaient sans succès de masquer les chômeurs de longue durée.
     

  2. Savoiroupas dit :

    Merci pour ces données, elles viennent étayer des discours que je peux entendre et lire ailleurs.
    Cette situation pourrait rendre l’environnement social et politique “explosif” même si la mentalité américaine est éloignée de l’état providence, les mentalités évoluant …

  3. “définissent la Population Civile hors Institutions (Civilian Noninstitutional Population) comme étant celle des 16 ans et plus, qui ne sont pas pensionnaires d’établissements (prisons, hôpitaux psychiatriques, maisons de retraite)”
    Comment sont comptabilisés les lycéens et étudiants?
    Merci d’avance.

    • step dit :

      a priori “en institution”.

      • step dit :

        ah et merci olivier, je pense cependant qu’il n’y aura pas de décru.Nous sommes certes sur un point d’inflexion, dont l’évolution dépendra de la situation économique à venir. Tant que les shoots morphineux de la BCE/FED agiront, cette situation de coma soufreteux risque d’être “stable” (sans décru donc). Quand viendra les incontournables défaux en chaine, la hausse reprendra probablement. Je pense que nous allons vers un scénario avec une croissance du chomage en W. (forte/faible/forte).

      • chris06 dit :

        Non, les lycéens et étudiants sont comptabilisés dans la population civile hors institutions, (c’est à dire parmi les 240,6 millions) mais pas dans la population active civile (153,9 millions). Ils font donc partie de la population non active (240,6 – 153,9 = 86,7 millions).

        • step dit :

          Chris a raison pour les étudiants, pour les lycéens comme la limite d’age est à 16 ans, il est probable qu’ils soient ventilés entre “en institution” si <16 ans et “non actif” au delà.

          (olivier: je ne peux plus éditer mes posts, je me prend une erreur, et quand le capcha reset pendant que je saisie, je perd mon texte… c’est l’horreur).  

          • Goldfinger dit :

            Effectivement je viens de rencontrer le même problème

            ERREUR: Could not read CAPTCHA token file.

  4. Armand dit :

    Merci pour ce travail. ce qui serait intéressant et très important serait de mener ce même type d’analyse sur le chômage, le non-emploi, le sous-emploi, dans d’autres pays et tout particulièrement la France.
    Les chiffres mensuels du chômage sont régulièrement taclés par Pat49, notamment sur Agoravox mais il semble évident qu’une analyse plus en profondeur viendrait très efficacement relayer son analyse.

  5. yoananda dit :

    Pour ceux qui veulent une série longue sur les food stamps :
    http://doughenwood.files.wordp.....pation.jpg

    ca montre bien a quel point la situation actuelle est sans précédent !!!!

    • Marcus dit :

      Et pendant ce temps les USA continuent d’avoir un budget militaire supérieur à l’ensemble de tous les budgets militaires mondiaux et continuent à vouloir dominer le monde !
      L’alliance du complexe militaro-industriel et de Wall Street débouchera sur un monstre dont on n’a encore rien vu…
      A++
      Marc

      • yoananda dit :

        En même temps le complexe militaro industriel ne date pas d’hier !!!
        C’est quel président qui avait prévenu ? c’était avant Nixon je crois, mais j’ai oublié son nom.

        • Popeye dit :

          C’est Eisenhower qui en a parlé le premier dans son discours de départ, après huit ans de présidence, en 1961 sauf erreur de ma part. Il est à noter que c’est un “vrai” militaire qui parle du danger du CMI. Par “vrai”, j’entends un chef qui a mené ses hommes au combat et à la victoire.

      • Marcel dit :

        A lire : Les protocoles de Sion.
        Ce document de stratégie et de propagande était un justificatif pour les Bolchevics pour s’approprier les biens de la population juive fort riche à l’époque.
        Or ce document présente, sur le plan de la stratégie pure, un exemple à suivre pour concentrer les pouvoirs dans les mains de quelques personnes qui travailleraient de manière coordonnée.
        Si le CMI est évident, il faut prendre en compte qu’il y a d’autres composants indispensables à sa survie. Ainsi, en contrôlant indirectement la justice, l’éducation, et l’infrastructure politique, ils sont maîtres des U.S.A.
        La différence majeure est qu’à présent il est beaucoup plus difficile d’éliminer cette hydre.

        On a eu le même problème en France en 1307.

        Je suis surpris que cela soit Eisenhower. Je pensais plus à Kennedy qui lors d’ un discours indiquait qu’il y avait des puissances internes au pays particulièrement dangereuses pour l’Etat. Sans la citée expressement, il parlait de la CIA et de la planification de ses opérations sur Cuba. Le fait de ne pas suivre les ordres lui a couté la vie.

  6. Marcus dit :

    Merci Olivier pour tout ce travail !
    Bonne soirée à toutes et à tous.
    Marc

  7. un toubib dit :

    une question probablement stupide (mais c’est fort loin de mon domaine) :
    pourquoi la référence absolue n’est-elle pas tout simplement “nombre de gens ayant un emploi” / “population totale” ?
    merci de vos explications éclairées -)

    • chris06 dit :

      P (population totale) = N1 (nombre de gens ayant un emploi) + N2 (nombre de gens à la recherche d’un emploi)  + N3 (nombre de gens qui ne sont pas à la recherche d’un emploi eg enfants, étudiants, retraités)

      N1/P = 1 – N2/P – N3/P

      Pour des raisons démographiques N3/P n’est pas constante avec le temps (nombre de naissances varie année après année, accroissement de la durée de vie, nombre d’actifs par retraité diminue, etc…) donc si on ne mesure que N1/P  (“nombre de gens ayant un emploi” / “population totale”) on ne saura pas si son évolution est liée à des facteurs démographiques ou a des facteurs liés au marché de l’emploi.

      N1/P est important mais on ne pas pas uniquement se fier à cela pour analyser l’évolution du chômage. 

      Ce qu’il faut surtout c’est éviter de se fier à une seule “référence absolue” (quelle qu’elle soit, le chiffre “officiel du chômage” ou N1/P) et faire, comme le fait Olivier, une analyse plus fine sur de multiples facteurs. 

      Vouloir à tout prix faire simple pour analyser un phénomène complexe dû a de nombreux facteurs c’est généralement se condamner à une analyse erronée.

  8. prb dit :

    Merci Olivier pour ce travail très éclairant. Mais je ne comorends pas la notion de “popuilation en établissement” (ou institutions) et de population “non active hors établissement”. 

    Et ces dopnnées portent-elles sur la population totale ou uniquement sur la popuation en âge de travailler. Parceque s’il s’agit de la population totale on peut penser que le’augmentation de la proportion des personnes âgées et/ou des enfants peut faire baisser son taux d’emploi.    

  9. Goldfinger dit :

    Humeur du jour : tout cela me donne un cafard monstre !!!

    Les Américains ne sont évidemment pas mieux lotis que nous. Mais cela ne suffit pas à me rassurer (et cela ne me console en rien) !
    Malgré la crise de la dette (qui va devenir plus ingérable de jour en jour) nous sommes encore provisoirement bien lotis en Europe.
    Mais combien de temps notre système de sécurité sociale pourra-t-il encore être financé à crédit par des pays où un tel système n’existe pas ?

    Non seulement il faut que nous changions de paradigme au niveau européen et occidental (et cela ne se fera pas sans casse … plus ou moins violente !) mais aussi au niveau mondial (dans certains cas cela se passera mieux qu’ici car socialement ces régions sont en développement et changer de paradigme pour vivre mieux est plus facilement acceptable).

    Non vraiment les “30 (ou 50 ?) Dangereuses” à venir sont probablement nécessaires (voire indispensables) mais il y a de nombreux murs qui forment des chicanes sur cette route parsemée de nombreux nids de poules: çà passe ou çà casse … L

    Seul point positif : a priori personne de sensé n’a intérêt à ce que tout explose. Mais il se trouvera toujours quelques fous (cupides, tyrans, violents, écervelés …. ou une combinaison de ces 4 tares !)  pour essayer de raser au maximum les chicanes afin de passer avant les autres au lieu de choisir un chemin optimal défini dans l’intérêt de tous.

    • Fabrice dit :

      “Seul point positif : a priori personne de sensé n’a intérêt à ce que tout explose. Mais il se trouvera toujours quelques fous (cupides, tyrans, violents, écervelés …. ou une combinaison de ces 4 tares !)  pour essayer de raser au maximum les chicanes afin de passer avant les autres au lieu de choisir un chemin optimal défini dans l’intérêt de tous.”

      le problème c’est que personne n’a assez de courage pour vraiment réformer le système pour éviter la casse et retrouver une économie plus saine, il y aura toujours cette tentation du ça passera vu  que la dernière fois c’est passé mais bon c’est toujours ignorer la loi incontournable celle de Murphy http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Murphy 

  10. Patrick Luder dit :

    YAKA bien choisir sa voie …
    certaines choses ont une perspactive radieuse,
    prenez ce blog par exemple ;o)

  11. Damien dit :

    Je n’ai pas trouvé quels sont les critères pour avoir les Food Stamps, mais d’après Wikipedia: “The average gross monthly income per food stamp household is $731; The average net income is $336.”
    “Le revenu brut mensuel moyen par foyer bénéficiant des Food Stamps est de 731$. Le revenu mensuel net est 336$” On parle donc de vivre avec 10$ par foyer et par jour (avant Food Stamps) pour des dizaines de millions de personnes…
    Ceci dans sois-disant le pays le plus riche du monde. C’est bien triste mais ce qui m’étonne le plus est l’absence de protestation civile, manifs etc. de la part des populations les plus défavorisées…
     
     
    Source: http://en.wikipedia.org/wiki/S.....rticipants

  12. Boucaud dit :

    Bonjour,
    Belle analyse critique de la situation et des chiffres avec lesquels nos gouvernements nous manipules.
    Je souhaite juste rappeler le cas de général motors. Cette entreprise a pu relancer sa production à la condition que ses employés divise par 2 leur salaire. 
    En Europe aujourd’hui et demain en France, la flexi-sécurité arrive. On nous vends déjà que si nous voulons que nos PME gardent puissent embaucher, nous devons revoir nos prétentions salariales, nos statuts ect….
    Bienvenu dans la dernière partis de la stratégie d’un gouvernement mondiale. Cette étape consiste à aligner les salaires, les prestations sociales au mini, de détruire la sécurité de l’emploi. A terme tous ne sera plus que charge variable.
    Les employés de ce monde n’ayant plus aucune caution (type CDI), nous perdrons la totalité de nos libertés. Nous serons sous la domination complète du bon vouloir de ceux qui auront les moyens financiers…. 
    En France nous sommes à un moment charnière.
    A vos libertés !!

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