Nicolas Doze m’a invité à son émission Les Experts le 14 septembre à 9h00, sur BFM Business (la radio filmée, pas BFM TV).

Voici la vidéo :


Comme à chaque fois, je me suis dit : “Olivier, reste calme, articule, n’emploie pas d’expression à la Nadine Morano…”

Comme souvent, un invité m’a fait perdre mes bonnes résolutions. Cette fois bien plus que d’habitude. C’est tombé sur Jean-Michel Steg, “banquier historien“, conseiller de BlackStone, banque d’investissement fondée par 2 anciens de Lehman Brothers…

Il a commencé à me chauffer quand il a “salué la maturité démocratique” des hollandais qui ont réélu le gouvernement de centre-droit, qui a mis en place l’austérité. La maturité démocratique c’est donc quand un peuple ré-élit quand un gouvernement applique une politique qui lui fait mal et qui, surtout, ne marche pas. Mais j’imagine que le Monsieur votera pour la réélection d’Hollande, qui va appliquer une politique d’austérité de centre gauche (pardon “de financiarisme” plutôt)…

L’échange a été courtois mais viril quand il s’est mis à parler de la Grèce…
Lu sur le blog du journaliste Olivier Demeulenaere 

Olivier Berruyer s’est fâché…

Le 14 septembre, le débat des Experts a pris un tour plus vif qu’à l’accoutumée. C’est la Grèce qui a tout déclenché. Olivier Berruyer n’a guère apprécié que le représentant de Blackstone traite les Grecs d’escrocs et qualifie leur situation de confortable, alors qu’ils sont sacrifiés sur l’autel de l’euro [et quand on sait dans quelles conditions on les a fait entrer dans la zone euro !]. On en est venu à la responsabilité des banques. Un peu perdu, l’autre l’a accusé de conspirationnisme et de voir la main des banques partout ! Dommage qu’on n’ait pas droit plus souvent à ce genre de passes d’armes, elles mettent en valeur les vrais clivages…

Ceci étant, et pour être fair play, il est remarquable que même les excès financiers justement dénoncés par M. Steg ne sont pas corrigés – ce qui serait un énorme début…

============================

N’hésitez pas à réagir en direct par mail sur cette émission via ce lien – Nicolas Doze consulte bien les mails en direct, et est très demandeur ;) :

http://www.bfmbusiness.com/programmes-replay/emission/les-experts

(cliquez sur Contacter l’émission sous le logo)

131 réponses à [Intervention média] BFM Business, Les Experts – 14 septembre (Hé oui, je m’énerve à force…)

  1. bruno Le 19 septembre 2012 à 06h24
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    Olivier, sur les plateaux vous me faîtes pensez à un guerrier du bon sens. Vous êtes un maître de kenjustsu dialectique, efficacité de la transmission, transmission de l’efficacité.
    Vous pratiquez aussi l’art du iaidō, d’un seul coup vous anéantissez l’argumentaire de l’adversaire.
    Vous êtes l’un de nos sept samouraïs, vous êtes précieux, merci.


  2. Gérard Le 19 septembre 2012 à 07h03
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    La Classe Olivier, merci beaucoup pour la qualité de vos interventions.
    Connaissez-vous Étienne Chouard? (Cela n’engage à rien, sinon à des débats potentiellement passionnants)
    En tout cas Merci.


  3. Surya Le 19 septembre 2012 à 07h07
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    Attention, le lien de contact n’est plus bon; (il y a une redirection vers bfmtv.com/economie), le bon lien est ici désormais :

    link to bfmtv.com
    .
    .


  4. SnoiD Le 19 septembre 2012 à 07h14
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    J’ai beaucoup apprécié cette intervention média notament parce qu’on a commencé a voir/dire que le problème n’était pas forcémentbles banques/finance mais la capacité/volonté du politique a mettre en place/corrigé les règles du jeu.

    La colère d’Olivier est d’autant plus justifiée vu le ridicule des arguments et la stratégie d’évitemment par la peur de votre opposant avec le chiffon de la peur d’invasion turque…


  5. Centre d'appel Le 19 septembre 2012 à 07h17
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    je souscris à tout ce que Bruno a dit
    Manon


  6. Waza Le 19 septembre 2012 à 07h45
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    Bonjour Olivier
    Joli le nouveau blog et le sommaire c’est vraiment pratique!

    A mon sens, la plus grosse erreur de raisonnement que commet ce Monsieur (qui très révélatrice du fonctionnement de nos élites), c’est lorsqu’il déclare:
    “Les Grecs (les citoyens) sont responsable de leur dettes (20’50″).
    Vous lui répondez que dans ce cas les Français, dont lui, sont responsables des 1800Mds de dette Française.
    Il vous répond, “non, c’est pas moi qui gérait”

    Donc quand c’est les autres, on met en avant la faute collective, dès que l’on risque d’être touché, on n’y est pour rien…


    • Patsux Le 19 septembre 2012 à 08h01
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      C’est assez frappant effectivement !

      J’aime bien aussi quand il parle de recherche dans les « énergies nouvelles », « le gaz ». C’est marrant, je n’aurais pas instinctivement collé le mot « gaz » après « énergies nouvelles ».


      • jonsnow Le 19 septembre 2012 à 19h57
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        Mauvais acteur en plus, il a pas pu controler un sourire révélateur apres avoir dit ça.
        Il doit avoir des clients qu’aimeraient bien que ce secteur se développe.


    • chris06 Le 19 septembre 2012 à 09h52
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      @waza,

      “lorsqu’il déclare:
      “Les Grecs (les citoyens) sont responsable de leur dettes (20’50″).”

      Il me semble que quand il parle de responsabilité collective des Grecs, c’est à propos du défaut qui a déjà eu lieu. Le fait est que plus personne (à part la BCE et les Etats de l’eurozone) ne veut prêter de l’argent à la Grèce qui est dans l’incapacité de rouler sa dette. La France a beau avoir 1800 milliards de dettes, pour le moment elle n’a aucun mal a trouver des prêteurs pour rouler sa dette.

      Olivier demande à voir si la France va être capable de rembourser ses 1800 milliards de dettes, mais il n’en a jamais été question, aucun pays ne rembourse jamais ses dettes publiques puisqu’il les roule. La question devrait donc être, la France va elle être capable de continuer à rouler ses dettes (ce que la Grèce, et c’est un fait avéré, ne peut plus faire)?


      • Christophe Vieren Le 19 septembre 2012 à 16h50
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        On va donc payer ad vitam eternam les intérêts, c’est bien cela ? Jusqu’à avoir rembourser la dette plus de 10 fois comme ce fût le cas poru nombre de pays du “tiers- monde” et malgré les P.A.S. imposés par le F.M.I.!


        • xfiles Le 19 septembre 2012 à 22h41
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          Oui car le but du système est de nous endetter toujours plus. Sans dettes et sans intérêts de la dette, il n’y a plus de système… Voir l’Argent dette de Paul Grignon. C’est le grand casino mondial, tout a été dérégulé :
          link to agoravox.fr

          Par exemple, la directive européenne MIF a officialisée les Dark pools et le trading à très haute fréquence :
          link to lemonde.fr


      • Christophe Vieren Le 19 septembre 2012 à 19h00
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        @Chris : et à partir de quand un pays ne peut plus rouler sa dette ? N’est-ce pas plus une décision politique (sou la pression de la rue souvent ou/et des urnes).

        Car a priori, tant que ses recettes sont supérieures au service de la dette, il n’y a pas de problème. Bon d’accord ca ne va jamais jusqu’à ce niveau car si 100% des recettes sont affectées au service de la dette, y a longtemps que c’est le chaos puisque plus d’armée, de police, de justice, de routes, et donc d’activité économiques, … J’ai forcé le trait volontairement !


        • chris06 Le 20 septembre 2012 à 08h11
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          @christophe,

          “et à partir de quand un pays ne peut plus rouler sa dette ?”

          très bonne question! Mais tout d’abord, ce qu’il faut bien comprendre c’est la différence fondamentale qu’il y a entre un pays comme la France, dont la dette est émise dans sa propre monnaie, qui de surcroît est monnaie de réserve, et un pays qui doit rembourser une dette dans une monnaie étrangère (par exemple le dollar ou l’euro dans le cas des pays du tiers monde dont tu parles plus haut).

          Ensuite, supposons que ce pays n’ait pas de déficit primaire (ces recettes sont égales à ses dépenses, hormis le service de la dette) et que sa banque centrale monétise chaque année une somme équivallente au montant des intérêts payés (pour la France on est à peu près à 2,5% du pib et vu la tendance ce pourcentage pourra même baisser dans les années qui viennent) : à priori ce pays n’aura aucun problème pour rouler sa dette.

          “N’est-ce pas plus une décision politique (sou la pression de la rue souvent ou/et des urnes).”

          quand un pays ne peut plus rouler sa dette, c’est à dire qu’il ne trouve plus de prêteurs qui aient confiance en lui, il n’aura pas d’autre choix que de faire défaut, c’est évident, non?


  7. Lutopick Le 19 septembre 2012 à 08h07
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    Excellent Olivier! Merci de jouer la mouche du coche, de vous investir ainsi en éclaircissant le débat face à ces langues de bois!


    • prb Le 19 septembre 2012 à 10h48
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      Bravo Olivier, c’était une sain(t)e colère, d’ailleurs fort modérée. il faut faire tomber les masques.

      @ Lutopick: l’expression “mouche du coche” (péjorative) ne me parait pas appropriée..
      Relisez La Fontaine ; ) ..


    • prb Le 19 septembre 2012 à 11h31
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      Bravo Olivier, c’était une sain(t)e colère, d’ailleurs fort modérée. il faut faire tomber les masques.

      @ Lutopick: l’expression “mouche du coche” (péjorative) ne me parait pas appropriée..
      Relisez La Fontaine ; ) ..

      Le couplet de Steg sur l’immigration clandestine est antologique. Les immigrés clandestins ne restent pas en Grèce pour la plupart. C’est juste la porte d’entrée, le ventre mou de la zone Schengen. Il n’a pas l’air de le savoir. Ni non plus que l’insécurité générée par l’incapacité de la Grèce à gérer ses frontières (en raison non pas de l’incapacité de ses policiers mais de sa géographie, des règles Schengen et de la jurisprudence de la CEDH) , couplée au saccage social, fait le lit du parti Aube Dorée. Ces mecs sont des fous furieux, qui vont mettre l’Europe à feu et à sang. Et dire qu’il explique qu’il ne faut pas réduire le budget militaire pour que la Grèce ne devienne pas la Somalie! Madre mia!


      • Christophe Vieren Le 19 septembre 2012 à 16h54
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        D’autant que si la Grèce constitue un enjeu géopolitique pour l’UE ou l’Eurozone alors c’est à ces entités de prendre en charge les dépenses militaires induites par la position géographique de la Grèce. Et non pas de permettre à Dassault, E.A.D.S. ou je ne sais quel complexe militaroindustriel de s’en foutre plein les poches sur le dos des contribuables grecs !


  8. Michel Le 19 septembre 2012 à 08h22
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    Bonjour Olivier
    C’est comme cela qu’on va vous aimer, il y tellement de faux cul qui passent chez Doze, on va vite vous remarquer, mais surtout les idées que vous défendez.


  9. Biloutte Le 19 septembre 2012 à 08h22
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    Mais que cette colère est bonne et juste !

    Et l’autre qui parle de “pédagogie” serait-il d’accord que l’on puisse entendre vos arguments répétés dans les journaux télévisés ?

    Ou pense-t-il plutôt à une forme de propagande en faveur de l’austérité ?

    Hasta la victoria siempre !


  10. Gribouille Le 19 septembre 2012 à 08h51
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    Olivier Delamarche je t’en conjure sors du corps d’Olivier Berruyer.

    (Sérieusement, j’ai bu du petit lait quand vous avez affirmé que le plan d’aide à la Grèce était en réalité un plan d’aide aux créanciers de la Grèce. Ça me rappelle les positions de Stiglitz lors de la crise financière asiatique de 1997, qui affirmait que la priorité à l’époque était d’éviter la contagion à l’ensemble du système financier anglo-saxon et occidental, et pas de secourir les économies de ces pays. Comme quoi, il faut toujours se méfier des sauveteurs quand ils agissent au nom des marchés financiers, ils ont pas forcément les meilleures intentions du monde)


    • HuguesL Le 20 septembre 2012 à 09h51
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      @Gribouille

      >Comme quoi, il faut toujours se méfier des sauveteurs

      Ce qui va dans le sens de l’histoire du petit oiseau perdu que raconte Terence Hill dans le film “Mon nom est personne” :-)


  11. wagrez Le 19 septembre 2012 à 09h11
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    Pour moi le meilleur intervenant de ce débat était sans conteste Alexandre Saurot, ne serait-ce que par son calme et ses propos mesurés. Je conseille à tout le monde de réécouter soigneusement ses interventions.

    Jean Michel Steg a effectivement accumulé un certain nombre de maladresses, et Olivier a eu raison de réagir. Par contre, il a eu du mal à se maîtriser (ce que je peux comprendre par rapport à certains propos de Jean Michel Steg), mais cela diminue l’efficacité de ses messages. C’est dommage car il a dit nombre de choses très justes (et Jean Michel Steg aussi parfois), mais elles sont masquées par le ton. Mais puisque cela a réjoui les laudateurs ci-dessus, qu’il continue.

    Une remarque sur la maturité démocratique. Ce serait effectivement faire preuve de maturité démocratique de la part du peuple souverain que de réélire François Hollande dans cinq ans s’il a appliqué ce qui était prévisible (pas forcément promis). J’ai dit dans un précédent commentaire que l’alternance que nous avons connue dans le passé était surtout preuve d’une grande immaturité démocratique, c’est-à-dire l’incapacité du peuple souverain à assumer ses choix. François Hollande ne peut pas redresser la France – en supposant que cela soit possible- en cinq ans.

    Et maintenant les retraités-rentiers. Je suis retraité et donc rentier maintenant puisque je n’ai comme revenus que ma retraite et quelques revenus immobiliers. Cette retraite et ces revenus sont le résultat de mon travail et de mon épargne tout au long de ma vie professionnelle. Les actifs d’aujourd’hui disent: nous ne voulons pas payer pour les rentiers, alors taxons-les! Qu’est-ce qui m’a pris d’épargner? J’aurais dû tout dépenser et on ne pourrait plus rien me prendre maintenant. Donc, je dis aux actifs d’aujourd’hui: n’épargnez pas, car lorsque vous serez retraité, les actifs de demain viendront vous taxez en vous traitant de rentier. Le problème de la fiscalité ne doit pas être limité à taxer telle ou telle catégorie de contribuables. J’ai du mal à comprendre d’ailleurs pourquoi François Hollande n’a pas repris les résultats du travail d’analyse de Thomas Piketty. Je veux bien payer plus d’impôts mais je veux la justice et l’équité. Je ne veux pas que la catégorie des retraités soit stigmatisée et je veux aussi que l’État fasse le meilleur usage des impôts.


    • Salva Le 19 septembre 2012 à 10h31
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      Un retraité via le système de retraite par répartition n’est pas un rentier, par contre un retraité via le système de capitalisation en est un.


      • wagrez Le 19 septembre 2012 à 10h39
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        Un épargnant est un affreux rentier, donc supprimons les épargnants. C’est simple.


        • Leveau Le 19 septembre 2012 à 10h53
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          vous faites l’idiot! salva a parfaitemement raison. Placez votre epargne dans les mains de votre banquier revient a faire de vous un irresponsable et donner quitus a un système que l’on caricature à peine en disant qu’il est sans foi ni lois!


          • chris06 Le 19 septembre 2012 à 14h56
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            vous suggérez de la placer où, votre épargne? Si en banque c’est être irresponsable, je suppose qu’en assurance-vie, c’est pas mieux. Reste le matelas ou le coffre-fort, en cash ou en or, c’est ce que vous appelez un comportement responsable?

            C’est sûr que tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes si tout le monde tente d’agir de la manière “responsable” que vous suggérez… plus de banques, plus de crédit, tout pète et vive le paradis terrestre, en fait cela ne fera que nous conduire directement à la tyrannie, la vraie, celle d’Orwell, pas celle d’Huxley.


          • Christophe Vieren Le 19 septembre 2012 à 20h52
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            Et les banques de finance solidaire telles la NeF ? Ah oui bien sûr, faut pas en attendre des taux d’intérêts. On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre.


          • chris06 Le 20 septembre 2012 à 08h16
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            @christophe,

            ce sont toujours des banques et ce n’est pas parce qu’elle sont “solidaires” ou “éthiques” qu’elles ne peuvent pas faire des mauvais investissements avec l’argent qui leur est confié par les épargnants (genre faire des crédits immobiliers en pensant que les prix ne pourront pas baisser…).


          • Christophe Vieren Le 20 septembre 2012 à 15h30
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            Donc le mot banque est synonyme de banksters ?
            Bien sûr elle peuvent faire de mauvais investissements (c’est quoi ?). Tout est possible !
            Mais faudrait peut-être étayer ton assertion. Ce n’est pas l’avis des Amis de la Terre et d’Attac qui ont fait un rapport sur les banques françaises qui place la NeF largement en tête sur bien des critères (sociaux, environnementaux, transparence, ).

            Et quand bien même feraient-elles faillites, au moins leurs placements me semblent socialement et écologiquement utiles. Et dans ce cas je ne regrette pas d’avoir perdu mon épargne (de confort).


          • Christophe Vieren Le 20 septembre 2012 à 15h35
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            Un résumé du Rapport des Amis de la Terre sur les banques cité dans mon précédent commentaire C’est ICI/


      • campaspe Le 19 septembre 2012 à 11h32
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        J’aimerais aller dans le sens de Wagrez :

        Il me semble que celui qui a travaillé toute sa vie et qui a fait le choix d’épargner pour assurer sa retraite – ce qui semble un choix responsable surtout en ce moment où on se rend bien compte que la retraite par répartition ne permettra sans doute plus d’avoir un revenu décent pour beaucoup de retraités – n’a pas à être taxé en tant que “rentier”.

        De la même façon, j’entends beaucoup de jeunes se plaindre qu’ils n’ont plus de possibilité d’accession à la propriété. Mais ils seraient bien inspirés de se demander dans quelles conditions et à quel âge leurs parents y ont accédé – sauf peut-être pour ceux qui ont profité de la période inflationniste des années 70. Contrairement aux images d’Epinal qui traînent dans la mémoire collective, leur vie n’était pas si facile que cela non plus et beaucoup d’entre eux ont du faire des sacrifices importants pour acheter leur toit. Au nom de quoi seraient-ils taxés maintenant ?


        • WhereIsMyMind Le 19 septembre 2012 à 13h57
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          @campaspe
          rentier = vivre de ses intérêts. Personne ne critique qu’une personne économise de l’argent pour vivre bien à la pension. Personnellement, ce qui m’énerve sont ceux qui sont rentiers de génération en génération. Néanmoins la réponse ici est une taxe sur l’héritage, ce qui est un autre débat.

          En soit, il faut que la taxe soit juste, càd qu’elle se fasse sur l’ensemble des bénéfices de chacun. Avec inclus dans ce bénéfices, les plus values (actions ou immobilières… attention les moins values doivent être déductibles alors !), les revenus du travail ou du capital. Avec en plus une politique fiscale encourageant à réinvestissement long terme et profitable à la communauté.

          Maintenant l’accès à l’immobilié est difficile voir impossible dans certaines zones et on ne pourra pas comparer cela avec la situation du passé. Jamais je n’arriverai à payer la maison de ma tante (2 salaires de base) malgré mon salaire et celui de ma copine (haute qualification). Et ma tante n’aurait pas su payer la maison de mon grand père qui était le seul travailleur de la maison avec 4 gosses et un grand parents à charge….
          La cause n’est à mon avis pas qu’économique loin de là, elle est également liée à la densité de population du territoire, ainsi qu’à l’exode vers les villes (où se trouve les jobs).


        • Christophe Vieren Le 19 septembre 2012 à 21h00
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          Si “la retraite par répartition ne permettra sans doute plus d’avoir un revenu décent ” alors la retraite par capitalisation non plus : à un instant donné, on ne peut partager des richesses qui ne sont plus produites, que ce soit parce qu’il n’y a plus suffisamment d’actifs ou que ce soit parce qu’il n’y a plus de gains de productivité (donc de croissance). Même l’épargne est investie dans le logement à des fins de location, si il y a plus de logement à louer que d’actifs à caser, les loyers vont s’effondrer. Souvenons nous d’Enron, Préfon et autre système par capitalisation qui n’ont pas été à la hauteur des attentes de leurs cotisants.

          Le seul moyen de s’assurer des moyens de subsistance pour sa retraite est d’acheter un terrain suffisamment grand pour vivre en quasi autarcie et y travailler la terre pour manger, cultiver des arbres pour se chauffer ! Caricature ? Pas sûr !


        • Franck Le 20 septembre 2012 à 17h09
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          Je suis (toujours, ;-) ) ces temps-ci sur l’idée que pour qu’une épargne soit possible dans la masse des revenus d’une économie, il faut qu’il y ait autant de décisions d’investissements en contre-partie (cf. la critique de la loi de Say par Keynes et l’égalité E=I en économie fermée), et là, autant pour l’immobilier, en mettant de côté l’aspect bulle que l’on vit, que les ménages choisissent d’épargner pour investir dans un logement se tient car en contre-partie d’autres ménages font effectivement l’investissement en achetant un logement, mais pour la retraite par capitalisation, alors que l’on ne cesse de nous répéter que l’investissement des entreprises est en berne, je ne vois pas comment cela pourrait fonctionner dans des économies comme les nôtres.

          Il faut rappeler que l’argument qu’une trop forte propension à épargner amène une décroissance existe.

          (si vous connaissez des contre-arguments à l’idée que pour qu’existe une épargne, il faut qu’il existe des investissements, je suis preneur de références ;-) )


    • timotte Le 19 septembre 2012 à 10h50
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      Tout a fait d’accord sur Alexandre Saurot. Il a apporté une vrai valeur ajoutée au débat. J’espère qu’il sera à nouveau invité.


      • Delphin Le 23 septembre 2012 à 11h27
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        Le discours de M. Pinguely Haulotte peut sembler au premier abord séduisant dans sa rationnalité apparente. Mais cette rationnalité provient simplement de l’idéologie simpliste bien connue “les décisions prises par les individus sont le fruit de choix objectifs”.

        Il est amusant de l’entendre condamner la stigmatisation des rentiers, mais rester silencieux devant celle de la population grecque prononcée juste avant par son voisin.

        Et lorsqu’il évoque la nécessité de communication, gage de bonne démocratie, on sait que communiquer veut dire expliquer aux gens ce qui est bon pour eux.

        M. Berruyer, votre escarmouche sur la Grèce et le monde bancaire était enthousiasmante, comme semble le montrer le nombre et l’intensité des réactions qu’elle suscite. Nous n’avons pas l’habitude de cette brise d’air frais qui envahit soudain un plateau média d’air conditionné comme tous les autres.

        Ce qui est remarquable, c’est que vous ayez réussi à déjouer tous les pièges qui étaient déroulés, comme toujours dans ce genre de situation, pour vous faire taire :
        - Interruptions intempestives de l’animateur pour faire perdre le fil.
        - Simplisme de contradiction avec un argument guillotine (“d’accord, mais ici il s’agit, pour la BCE de donner du temps, ce qui est vital…”) Sous entendu “vos arguties elles ne pèsent pas lourd en face”.
        - Tentatives de l’animateur de vous stopper sous prétexte de déviation du sujet, alors qu’il s’agit de mise en perspective (ce qui vous oblige à élever la voix)
        - Le plus pernicieux : recherche de disqualification de la part de M. Steg, lorsque ses arguments ont échoué, ” vous êtes un dangereux révolutionnaire qui veut couper la tête aux banquiers…”

        Ce qui est peu commun dans ce genre d’accrochage, c’est qu’à chaque fois vous ayez pu répondre point par point à des stratégies d’étouffement habituellement efficaces, car nécessitant normalement des réponses longues pour des sujets complexes, réponses qui supportent pas l’escarmouche verbale.

        Ca signifie, un que vous possédez votre sujet sur le bout des doigts, deux que vous apprenez des nombreuses confrontations précédentes, trois que vous élaborez une stratégie de joute verbale à nécessité de réponses brèves très pénalisantes pour qui est justement dans la complexité du réel.

        De la difficulté de l’efficacité de l’image à donner, entre fermeté et ouverture d’esprit.

        Delphin


    • MBO CH Le 19 septembre 2012 à 20h34
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      ————–
      Wagrez à écrit
      “Jean Michel Steg a effectivement accumulé un certain nombre de maladresses, et Olivier a eu raison de réagir. Par contre, il a eu du mal à se maîtriser (ce que je peux comprendre par rapport à certains propos de Jean Michel Steg), mais cela diminue l’efficacité de ses messages. C’est dommage car il a dit nombre de choses très justes (et Jean Michel Steg aussi parfois), mais elles sont masquées par le ton. Mais puisque cela a réjoui les laudateurs ci-dessus, qu’il continue.”
      —————

      Sur le fond je suis totalement en accord avec Wagrez.

      Jean Michel Steg a été maladroit plusieures fois mais il a aussi admit beaucoup de choses à la différence d’autres invités habituels que je ne citerais pas … oh et puis si : Madelin par exemple, quelle plaie celui là !

      Peut-être que Steg ne méritait-il pas un tel courroux ;-)

      Par ailleurs il faut saluer BFM et Nicolas Doze de donner très régulièrement la parole à Olivier, ainsi qu’à d’autres comme Olivier Delamarche et Philippe Bechade.

      D’accord ou pas avec les uns ou les autres ils ne méritent pas le procès d’intention que certains, ici, leur font.

      Bon courage pour la suite Olivier ;-)


  12. jules Le 19 septembre 2012 à 09h25
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    Les idées circulent. Certaines, excellentes.

    Reste le problème de fond (d’ailleurs évoqué vers la fin du débat) : agir seul dans son coin ne permet pas de faire avancer le schmilblick. Concurrence acharnée entre les gros blocs (USA, UE, Chine, etc.) ; concurrence acharnée entre pays appartenant au même bloc (l’UE est assez représentative de ce phénomène) ; concurrence entre région d’un même pays (Italie, Belgique, Espagne, etc…) Sans rien dire, ici, du court-termisme systématique si particulier de nos a-politiciens modernes.

    S’il n’y a pas une volonté politique, sinon globale, à tout le moins partagée par plusieurs blocs significatifs, pour oser prétendre : « Nous nous mettons autour d’une table et nous modifions d’une façon significative les règles du jeu en tenant compte des facteurs qui nous précipitent au fond du trou », ce sera peine perdue.

    Si quelqu’un entrevoit cette détermination politique là, ou si quelqu’un a une idée pour la provoquer (nous nous contenterions d’ailleurs volontiers d’une simple initialisation du processus) avant qu’il ne soit trop tard…


    • WhereIsMyMind Le 19 septembre 2012 à 14h03
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      Ce qui est amusant, c’est que notre problème principale n’est pas la concurrence, mais notre dépendance énergétique.
      La balance commerciale de l’UE est déficitaire de 110 milliards/an (surtout vers la chine et la russie), et nous importons 250 milliards/an de pétrole/gaz/…

      Ma vision personnelle est que l’énergie étant la cause des causes de la crise mondiale et européenne. Donc la solution est de mettre en oeuvre une politique de pérennisation de l’énergie en UE via une diminution de la demande et une augmentation de la production locale. Retarder ces investissements est l’erreur que nous faisons depuis 15-20ans (début de la prise de conscience des élites).


      • Christophe Vieren Le 19 septembre 2012 à 21h02
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        Tout à fait : sobriété, efficacité et énergie renouvelable ! est-il encore temps ? J’espère mais le doute m’habite !


        • Delphin Le 23 septembre 2012 à 11h31
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          … et CO2 amoindri.

          Delphin


  13. wagrez Le 19 septembre 2012 à 09h52
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    La détermination politique ne peut venir que des peuples. Les peuples aujourd’hui ne sont pas très partageurs, tout au moins c’est ce qui semble ressortir des sondages.
    Les politiques … sont des politiques et adoptent donc leur position en fonction des opinions publiques … jusqu’au moment où ce n’est plus tenable. Peut-être attendent-ils le moment où tout va péter et où les décisions impopulaires (union fiscale et budgétaire en ce qui concerne l’UE par exemple) deviendront indispensables?


    • Leveau Le 19 septembre 2012 à 11h02
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      j’aurais pensè que ce sont plus les politiques qui ne sont pas très partageur! dèfaut professionel sans doute!


    • Casquette Le 19 septembre 2012 à 12h18
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      Je comprends pas,vous rechignez a être taxé d’avantage en tant que retraité détenteur de capital, mais vous demandez plus de “solidarité” au niveau européen ?


    • Thomas Le 19 septembre 2012 à 16h29
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      Personnellement, je suis plutôt enclin à croire que les politiques n’ont absolument rien à secouer de l’opinion publique et de l’intérêt général. La preuve ? Les causes et une partie des solutions à la crise actuelle sont connues, documentées, répandues pas seulement dans des cercles restreints, et pourtant, ils ne les appliquent pas. Ce n’est pas un problème d’opinion publique, ils sont juste inféodés au système financier international, tout comme les médias qui se chargent de modeler la volaille qui fait l’opinion. Comme dit notre hôte : qui veut du high frequency trading ? Qui veut des banques de dépôt ne spéculant pas avec l’argent qu’on lui confie ?

      Donc arrêtons avec les prescriptions des imbéciles responsables de la crise, que l’on appelle benoîtement “décisions impopulaires” qui deviendraient par là le summum du courage, c’est tout aussi ridicule qu’un retraité qui irait encore croire au Père Noël.


  14. DAN Le 19 septembre 2012 à 09h53
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    Mr Berruyer , je vous mes compliments pour votre intervention et rétablir certaines vérités . Il serait intéressant que vous expliquez à tout le monde comment fonctionne le système bancaire actuel par la création monétaire virtuelle à partir d’une demande de crédit qui devient une dette qui gonfle d’une façon exponentielle avec le temps . Le système bancaire actuel est la plus grande arnaque de toute l’histoire de l’humanité ! le choix se situe entre argent dette ou argent valeur , pour le moment l’argent dette est la ruine de l’humanité !


    • chris06 Le 19 septembre 2012 à 15h09
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      “le choix se situe entre argent dette ou argent valeur ”

      que veut dire “argent valeur” par opposition à “argent dette”?

      “Il serait intéressant que vous expliquez à tout le monde comment fonctionne le système bancaire actuel par la création monétaire virtuelle à partir d’une demande de crédit qui devient une dette qui gonfle d’une façon exponentielle avec le temps .”

      Il serait intéressant que vous expliquiez ce que vous voulez dire…


  15. Adri Le 19 septembre 2012 à 10h25
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    Vers la 14e minute : “Mais enfin Olivier, vous ne faites pas partie de ces gens qui pensent que le travail est un gâteau qui se partage!” LOL! Sur un plateau TV, c’est le journaliste qui dit ça sincèrement, alors que les deux autres invités sont un PDG et un Financier (qui ne pense qu’aux ajustements structurels)… C’est presque une caricature. Vous êtes un peu esseulés du coup. Ah les médias en France, c’est quelque chose… Il restait un siège vide. Pourquoi ne pas avoir invité un Grec, ou un syndicaliste? Même si c’était pendant le week end de la fête de l’huma, ça se trouve, BFM n’a pas du en chercher beaucoup… J’espère que vous avez donné l’adresse du blog Okeanews à Steg!


  16. Jean-Baptiste B Le 19 septembre 2012 à 10h26
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    Relier les points. Voici quelques citations de cette vidéo, qui, mises bout à bout, indiquent la solution.

    8:38 On a dépensé collectivement trop d’argent, et donc on n’est pas en situation de le rembourser. Donc il faudra à un moment donné que quelqu’un assume le coût de ce niveau de dépense. […] C’est ce qu’on a appelé le défaut du pays, […] c’est aussi ce qui s’est passé en partie en Grèce sur le plan de restructuration, alors il y a eu un petit effet amusant si j’ai bien compris, c’est qu’on a allégé la dette de la Grèce, mais comme l’essentiel de la dette concernée par l’allégement est in fine dans le bilan des banques grecques, l’essentiel de cet argent s’est traduit par une recapitalisation des banques grecques pour éviter une faillite

    13:50 Donc on augmente la population active ? Il y a déjà 3 millions de chômeurs. Donc on ne peut pas augmenter la population active.

    14:35 Le coût unitaire, le seul qui ait à peu près baissé c’est l’Allemagne qui ont fait la folie de baisser leurs salaires, comme heureusement les autres ne l’ont pas fait, ça n’a pas mis toute l’Europe en dépression

    2à:20 La Grèce est dans l’incapacité de rembourser ce qu’on lui a prêté. La Grèce nous doit 200 milliards […] ils nous tiennent maintenant, quand le gouvernement grec va nous dire « Écoutez je ne peux pas payer, donc ou vous me donnez un délai, ou vous passez tout cela en perte et je fais sauter le système », évidemment que les gouvernements vont faire croire qu’ils sont très gentils et vont accorder le délai, et s’il n’accorde pas le délai, la banque centrale est en faillite.

    27:34 Il est certain que pour l’instant on essaye de régler une crise de la dette par de nouvelles dettes.

    Puisque la banque centrale n’accepte de créer de la monnaie qu’à condition de la prêter à intérêt, il faut bien quelqu’un accepte d’entrer dans ce financement Ponzi pour faire tourner le système. Les banques optimisent autant qu’elles le peuvent le nombre de transactions payées avec la monnaie ainsi injectée, mais cette optimisation elle-même a des limites, et celui qui se retrouve à faire tourner le Ponzi pour tous est l’État lui-même, via son trésor cette fois, en embauchant, directement ou indirectement, la population active qui n’a pas pu être employée par le privé avec la précédente quantité de monnaie. Et le système est pérenne parce que le Trésor est encore plus trop gros pour faire faillite que les banques et peut donc forcer tout le monde à ne jamais déclencher la faillite générale induite par l’arrêt du Ponzi initial.

    C’est ce qu’avait prévu Michal Kalecki dès 1943. link to frappermonnaie.wordpress.com

    Pour que le tout-crédit puisse fonctionner, il faudrait un Marché parfait, anticipant parfaitement ses revenus et ne s’endettant qu’en conséquence. Les aléas de la vraie vie font qu’on a besoin d’un stock d’épargne (et non de dette) pour opérer décemment le marché. Le système monétaire actuel exige que quelq’un se charge de faire du Ponzi pour créer un flux financier sur lequel épargner. C’est l’État qui met en place ce système tordu, et c’est encore lui qui doit prendre sur lui ce paradoxe initial.

    J’espère qu’on prendra le temps de méditer ces quelques paragraphes…

    Chaleureusement

    JBB


    • Billbis Le 19 septembre 2012 à 14h45
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      Ne t’inquiète pas Jean-Baptiste, j’ai bien médité tes paragraphes et ton blog, et je t’en remercie.
      En effet, si pour être content, chacun veux être plus riche à la fin de l’année qu’au début, il faut bien que quelqu’un perde (ou crée) de l’argent. Et seul l’état accepte de jouer ce rôle.


      • Jean-Baptiste B Le 19 septembre 2012 à 20h46
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        Merci Billbis de tes encouragements :)

        J’espère qu’il y a beaucoup de personnes qui comprennent également, ou progressent, même si elles ne se signalent pas. Pour l’instant, je vois encore beaucoup de monde vouloir que tout le monde épargne sans que personne ne s’endette ni ne crée de monnaie, simplement parce que ça implique un choix politique quant au bien commun au moment de distribuer cette création monétaire (même déguisé en dette).

        Ça me fait penser à une phrase de Frédéric Bastiat qui m’avait plu du temps où je commençais à être libéral (que de chemin parcouru depuis) : « L’État est la fiction à travers laquelle tout le monde essaie de vivre aux dépens de tout le monde. ». C’est parfois vrai, mais comme on peut le constater actuellement : Le libéralisme est la fiction à travers laquelle tout le monde rejette la nécessité de faire société sur tout le monde. J’espère que cette absurdité idéologique trouvera vite sa fin. Ça fait beaucoup de misère sociale, de destins brisés, de crimes, de suicides, devraient trouver nos élites si elles étaient dignes de ce nom. (Et j’ajoute qu’il est aberrant que ce soit à moins de forcer les économistes à mettre le nez sur le fonctionnement réel de la monnaie, plutôt que l’inverse).

        PS : Cher Olivier Berruyer,

        Le nouveau site est bien dans son esthétique, mais des fonctionnalités autrefois bienvenues manquent dorénavant : pas de bouton pour mettre des liens hypertexte dans les commentaires, pas de lien direct vers chaque commentaire individuel, etc. C’est bien plus qu’une CSS qui a été changé dans ce site. On ne sait même pas si les balises html fonctionnent lorsqu’on rédige un commentaire…

        Merci beaucoup pour votre blog et vos interventions sur les médias, qui les tirent dans le bon sens (et qui sont d’une lourdeur phénoménale).

        Chaleureusement,

        JBB

        PPS test html en gras


      • Patrick Luder Le 19 septembre 2012 à 21h08
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        Ah sacrés capitalistes va … la monnaie n’est qu’un moyen et non pas le but !

        La création et destruction monétaire
        est le rôle des banques centrales, pas des Etats,
        et les banques centrales peuvent s’adapter à toute situation !

        Les déviances et les risques systémiques surviennent,
        dès que les banques centrales entrent dans le jeu de l’économie réelle.

        Tous les problèmes actuelles n’ont qu’une seule cause,
        des pans de sociétés entiers qui vivent en dessus de leurs moyens,
        habitués qu’ils étaient à fonctionner dans un système en croissance.


      • Delphin Le 23 septembre 2012 à 11h47
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        Encouragements à Jean-Baptiste B, dont les réflexions et mises en exergue complètent, à mon sens, judicieusement et humainement les efforts opiniâtres de l’auteur de ce blog.

        Je crois en particulier déceler des indices de lutte contre la coriace maladie sectarisme (cf. les deux citations) :

        Libéralisme éclairé, mais forcément partiel : “« L’État est la fiction à travers laquelle tout le monde essaie de vivre aux dépens de tout le monde. “, auquel répond “Socialisme” éclairé mais forcément partiel :” Le libéralisme est la fiction à travers laquelle tout le monde rejette la nécessité de faire société sur tout le monde. ”

        + une évocation discrète mais honnête d’une évolution de son soubassement idéologique.

        Delphin


  17. timotte Le 19 septembre 2012 à 10h34
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    Alexandre Saubot est très très bon je trouve


  18. CLAUDE Le 19 septembre 2012 à 10h41
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    Bravo pour votre intervention notamment au sujet de la Grèce, accusée d’escroc alors que nous l’ avons acceptée au sein de l’Euro à partir d’un bilan truquée par Goldman Sachs auquel la commission européenne n’aurait rien vu, trafic hautement rémunéré pour Goldman à 500 millions pour avoir escamoté 3 milliards dans le bilan.
    Aujourd’hui la BCE est dirigée par un homme de Goldman, M Mario Draghi.

    Et puis il faut arrêter avec cette logorrhée qui est de dire que pour s’en sortir il faut baisser les salaires, les retraites donc les revenus pour parvenir finalement à casser le peu de croissance et tomber dans la spirale infernale de la dépression sans parvenir à rembourser réellement un Euro.

    Les politiques de récession de Laval, Brüning avant guerre et leurs conséquences néfastes ça ne dit rien ?
    Les politiques récessionnistes actuelles de la Grèce, Portugal, Espagne ce n’est pas assez évident ?

    Baisser les coûts salariaux pour être compétitifs avec qui ? Avec la Chine ? Alors nous avons encore beaucoup de chemin à faire… Et pour vendre à qui alors que le monde entier est en récession , qui va acheter ?

    Tant de bêtises est affligeant.

    Nous ne voyons pas que nous allons vers le défaut de paiement généralisé et tout cela pour avoir voulu tenter de sauver le patrimoine des ultra riches et surtout le pactole des banques devenues les prédateurs incontrôlables car situées au-dessus des états tant par leur pouvoir financier corrupteur que par le risque systémique qu’elles font peser sur chaque état.
    Exemple en France, si nous prenons les 3 grandes banques qui pèsent en terme de bilan 3 x 2000 milliards d’Euros soit 3 fois notre PIB. Alors que les cours boursiers donnent de grandes inquiétudes, les cours étant descendus environ au dixième de leur sommet, personne ne contrôle effectivement les banques françaises ne serait-ce que du fait de la prolifération de leur filiales dans les paradis fiscaux : vous pouvez à la rigueur vérifier les actifs sur notre territoire mais non ce qui est aux îles Caïman, anglo-normandes etc..
    Et en guise de paradis fiscaux en France nous avons Monaco et Andorre.
    Qu’avons-nous fait à part des discours sur ce problème systémique et moral (argent de la drogue, arme, prostitution, mafia) ? Rien !

    Le problème fondamental est que le pouvoir politique est au main du pouvoir financier et ne défend pas l’intérêt de la population, ne respecte pas son mandat pour lequel il a été élu. Et non par innocence, incompétence ou maladresse car ils ont très bien compris ce que nous avons compris et agissent en connaissance de cause uniquement dans leur très grande majorité pour leur intérêt personnel et les bonnes places distribuées par le pouvoir. Heureusement quelques élus se distinguent de la cohorte mais ce n’est qu’une petite minorité qui est de toute façon inaudible par le brouhaha organisé par les médias conventionnels appartenant au pouvoir et aux puissances financières : là est la démocratie.

    Aujourd’hui nous sommes revenus au temps de la féodalité où le pouvoir politique est au main de la finance. Le roi dit : qui t’as fait duc ? Et le suzerain de répondre : qui t’as fait roi ?

    PS : le chômage réel en France avec les DOM-TOM toutes catégories, c’est plus de 5 millions et non 3 millions !


  19. LeTaulier Le 19 septembre 2012 à 10h45
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    Voilà un beau débat avec des avis contradictoires, des mecs qui ont des arguments et qui n’hésitent pas à se rentrer dans le lard.

    Par contre j’ai trouvé la fin de ton intervention un peu surréaliste. Franchement demander à ce que les actionnaires de moins d’un ans n’aient pas le droit de vote c’est n’importe quoi.


    • wagrez Le 19 septembre 2012 à 11h17
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      L’idée est peut-être surréaliste et inapplicable de la façon dont elle est exprimée, mais il faut aller au-delà. Ce qui est sous-entendu, c’est l’élimination de la financiarisation. Un actionnaire devrait être quelqu’un qui s’engage aux côtés d’une entreprise en comptant que la progression de celle-ci lui procurera une plus-value à moyen ou long terme, au contraire du papillonneur qui passe de placements en placements sans rien connaître des entreprises pour en retirer un gain à court terme. Le trading haute fréquence en est un exemple caricatural.
      C’est une des bonnes choses qu’Olivier ait dites.


      • LeTaulier Le 19 septembre 2012 à 11h27
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        Bienvenu au pays des bisounours.

        Je remarque un chose Peugeot est le centre des critiques (à tort ou à raison) et pourtant la famille Peugeot y est actionnaire depuis Napolén!


      • Fread Le 20 septembre 2012 à 09h35
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        L’idée est peut-être surréaliste et inapplicable ?? C’est une idée qui me semble très concrète et facile d’application au contraire, en quoi te semble t-elle inapplicable ?


    • JoeChip Le 19 septembre 2012 à 11h19
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      N’aient pas le droit de vote à l’assemblée générale de la société dont ils ont des actions, hein…


    • I. Letourneur Le 19 septembre 2012 à 23h23
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      Bizarre comme sentiment, c’est justement une des proposition concrète les plus claires et les plus évidentes dans leur efficacité que j’ai pu entendre dans ce débat.

      Cela aidera à faire adopter des décisions stratégiques de long terme, sans pour autant empêcher ceux qui le souhaitent de chercher un bénéfice à court terme sur la spéculation. En revanche cela empêchera ceux qui cherchent seulement à faire grimper rapidement les bénéfices par des mesures de low cost agressives et inutiles, particulièrement nocives pour la stabilité de l’entreprise quand cela n’est pas justifié par une urgence de restructuration (qui parfois est quand même légitime lorsque la boite est sur le point de creuver).

      On voit bien qu’au niveau macroéconomique d’ailleurs c’est ce comportement, cette recherche pure du profit sans considération pour le processus productif qui est désignée comme le cancer moderne de nos économies et qui a lancé en premier le processus déflationniste (bien avant la crise des subprimes).

      Au niveau de l’application il faudrait m’expliquer en quoi c’est surréaliste, la loi dispose, les acteurs s’y plient, voilà tout. Que peut-il arriver derrière ? J’ai du mal à identifier les dangers que vous sous-entendez pas ces remarques.


  20. JoeChip Le 19 septembre 2012 à 10h48
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    En plus, le monsieur confond “moyen-orient” et “proche orient”… Ou alors il considère que le proche orient c’est ce qui est Grèce et plus à l’ouest, l’Italie aussi, et la Suisse…? Bon, en même temps, quand on sait que le Japon fait partie de l’Occident…

    Ce que je trouve frappant, c’est ce mépris souriant de Steg, inconscient, ce paternalisme, vers 20:00 : [petit sourire entendu] “les grecs ont pris depuis plusieurs siècles l’habitude d’une indiscipline qui va prendre… qui prend du temps à corriger”. Vraiment la caricature du bourgeois en tant qu’ennemi de classe, quoi.


    • prb Le 19 septembre 2012 à 11h33
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      Le couplet de Steg sur l’immigration clandestine en Grèce (qui serait la preuve que ça ne va pas si mal que ça) est antologique. Les immigrés clandestins ne restent pas en Grèce pour la plupart. C’est juste la porte d’entrée, le ventre mou de la zone Schengen. Il n’a pas l’air de le savoir. Ni non plus que l’insécurité générée par l’incapacité de la Grèce à gérer ses frontières (en raison non pas de l’incapacité de ses policiers mais de sa géographie, des règles Schengen et de la jurisprudence de la CEDH) , couplée au saccage social, fait le lit du parti Aube Dorée. Ces mecs sont des fous furieux, qui vont mettre l’Europe à feu et à sang. Et dire qu’il explique qu’il ne faut pas réduire le budget militaire pour que la Grèce ne devienne pas la Somalie! Madre mia!


  21. Inc. Le 19 septembre 2012 à 11h29
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    Quand on sait que Blackstone et Lehman Brothers c’est la même chose on a tout compris…


  22. Leveau Le 19 septembre 2012 à 11h32
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    et c’est reparti pour un tour de dèbat stèrile entre les constructivistes et les conservateurs… tous s’entendant pour dire que le politique doit trancher!
    quand viendra le jour où le politique sera remit à la place qui est la sienne, a savoir un technicien qui est là pour poser des questions et èclairer les citoyens des consèquences de leurs choix… nous auront tout gagnè!
    d’où vient cette idèe folle que l’on puisse etre juge et parti!? que l’expression de la majoritè d’un parti politique puisse être le choix fait par 50%+1 des voix du peuple!
    la justice n’est elle pas faìte de citoyens qui dècident en dernier lieu de qui est coupable et comment cette culpabilitè doit être sanctionnèe? pourquoi ne pourrait il pas en être de même au sein de l’assemblèe; les dèputès èlus qui seraient ramenès au rang d’avocats ok pourquoi pas! mais exclure le jurè tirè au sort de cette assemblèe, qui in finè dècide en son âme et conscience, est une folie pure, un suicide collectif, une renonciation a la dèmocratie.
    Tous, les clans gènèrent des guerres qui ne servent que leurs chefs. Honte à nous de leur accorder ce droit.
    Lorsque je puni mes enfants, je n’ai jamais l’assurance d’avoir fait le bon choix mais je suis sur, au moins, de ne pas les laisser s’enliser dans leur ignorance … et le plus beau dans tout ca c’est que jamais au grand jamais, quelque soit la forme donnèe a l’interdit, il ne m’en ont tenu rigueur.
    Prière de ramemer cette “mètaphore” au sein d’une assemblèe europèenne et de me dèmontrer en quoi elle ne serait pas salutaire au vieux continent.


  23. prb Le 19 septembre 2012 à 11h45
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    Le débat a le mérite d’aborder de façon intelligente (chez les trois participants) le problème de la préférence pour le court terme , commune aux marchés, aux managers et au politique. C’est un sujet vraiment central.

    Merci Olivier, pour tous ces éclairages, et bravo pour la nouvelle présentaiton du blog.


    • Leveau Le 19 septembre 2012 à 12h03
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      Même, le père de famille ou la mènagère se projèteraient plus facilement sur la gènèration de ses enfants. Toujours personne pour leur faire confiance?


      • prb Le 19 septembre 2012 à 12h41
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        Eeeeeh…. + 10!


  24. reset Le 19 septembre 2012 à 12h22
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    superbe émission que je n’ai pas encore vue, juste la fin ^^

    Mr Nicolas Doze non surtout pas de miel, il y a des antibiotiques dans le miel c’est un coups qu’ils deviennent 100tenaires nos papy goinfre .


  25. prb Le 19 septembre 2012 à 12h43
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    Olivier, sur le contre-modèle allemand, je vous signale cet article excellent:

    link to lespoir.jimdo.com


    • prb Le 19 septembre 2012 à 18h25
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      …. Et sur l’Allemagne nouveau 3e au classement mondial des marchands de canons, …. et dont la Grèce est le premier acheteur d’armes:

      link to leblogalupus.com


  26. Sébastien Le 19 septembre 2012 à 12h47
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    Monsieur Berruyer, vous n’avez pas à justifier de votre comportement face à ces deux énergumènes assis sur un océan de mauvaise foi et de contradictions. On ne peut décemment pas rester calme face à eux et face à une situation aussi grave et ubuesque. D’ailleurs, eux n’ont pas à s’énerver et pour cause: ils n’ont rien à craindre puisqu’ils tiennent les rênes de l’économie (n’en déplaise à l’accusateur qui s’empresse d’avancer l’argument complotiste, tellement il a peur qu’on révèle certaines vérités).
    Félicitations donc, vous vous démarquez ainsi et permettez j’espère à certaines personnes de dessiner plus clairement les contours de notre situation.
    Plus la pression sera forte, par le nombre de “chevaliers” (Sapir, Delamarche, Berruyer… ne serait-ce qu’en France) qui ont la possibilité de parler au nom de la population réduite au silence, mieux nous pourrons faire face aux inquiétant nuages sombres qui soufflent de part et d’autre). Les Français vous remercieront.

    P.S. : il faudrait que Nicolas Doze cesse de couper les interventions déjà complexes à suivre et arrête de se prendre pour un des participants.


  27. Nejus Le 19 septembre 2012 à 12h50
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    Jean-Michel Steg me fatigue …


  28. blondasse Le 19 septembre 2012 à 12h54
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    Monsieur Berruyer, Je dois saluer en vous deux choses dans vos débats: la constance dans les propos que vous tenez et la richesse des argumentaires que vous proposez.

    Ce monsieur Steg est l’emblème de [modéré] : le gars qui arrive avec des idées toutes faîtes qui en fonction de l’avancement des débats/idées/projets/etc. se les appropries en formulant un discours creux identique au précédent mais simplement formulé par lui (il n’a pas arrêté durant le débat)

    Je dois dire par contre que maintenant que j’ai assisté à ce débat j’approuve la Troïka et je suis rassuré que la Grèce conserve son budget militaire pour lui permettre de repousser les invasions turco-mauro-perse (désolé pour les méchants que j’ai oublié).

    Non sérieusement comment peux-t-on inviter des gens comme ça sur un plateau télé, il a des arguments qui ne valent même pas les manchettes du 20 minutes.

    Je suis pour le débat d’idée, c’est ce qui fait avancer les choses, mais quand cela se fait en ignorant les conséquences sur la santé et la paix sociale des hommes et des femmes je pense que l’on ne mérite qu’un chose: c’est d’être ignoré.
    Salutations


  29. Lionel Le 19 septembre 2012 à 12h57
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    Bonjour,

    J’administre un blog récent sur le risque de perte de contrôle de l’inflation par les pouvoris publics et je souhaiterais mettre à disposition de mes abonnés un document gratuit sur les moyens de se protéger financièrement selon 50 experts.

    Quel est votre meilleur conseil pour une personne ayant peu de moyens financiers ?

    Le lien de votre blog sera bien-entendu ajouté à la fin de votre conseil.

    Merci beaucoup à vous !

    PS : Je suis de près votre blog depuis un certain temps et je tenais à vous féliciter pour votre travail collossal d’analyses.

    PS2 : Votre fiche contact ne fonctionne pas


    • Patrick Luder Le 19 septembre 2012 à 21h18
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      Meilleurs conseils pour personnes avec peu de moyens :
      ° Profiter de la vie à chaqeu instant.
      ° Soigner ses relations sociales.
      ° Ne jamais refuser une invitation.
      ° Faire bon coeur contre mauvaise fortune.
      ° Apprécier les petits riens qui manquent tant aux riches !


  30. Daniel Le 19 septembre 2012 à 13h35
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    M. Berruyer,
    Bravo tout d’abord pour votre prestation globale et votre honnêteté intellectuelle.
    Cependant une réactions après visionnage de l’émission me surprend vraiment:
    Lorsque sur le plateau (9’57″) et (12’05″) les deux autres intervenants ainsi que M. Doze sont d’accord pour parler de création monétaire due aux procédés de rachats de la BCE, vous ne pipez mots, tandis que sur votre blog vous martelez qu’il n’y aura pas de création monétaire car tout est stérilisé.
    Pourquoi??


  31. Epsilon Le 19 septembre 2012 à 13h41
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    Personnellement, devant mon écran, j’ai commencé à insulter vos interlocuteurs au bout de dix minutes…Je salue votre sang-froid.


    • Patrick Luder Le 19 septembre 2012 à 21h21
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      Sang-froid ???
      Olivier commence à tenir
      plus du chat que du serpent ;o)


  32. DAN Le 19 septembre 2012 à 13h41
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    En ce qui concerne l’implication des banques françaises dans la dette grecque , il faut se souvenir de la faillite du Credit Lyonnais dont les pertes cumulées en janvier 1995 s”élevaient à 50 milliards de francs qui ont coûté 2 000 francs à chaque contribuable. A l’époque Jean Maxime Lévêque, Jean Yves Haberer, Jean Peyrelevade ont été responsables de la plus grande aventure financière de l’époque. Douze années après nous avons le Crédit Agricole, la BNP , la Sociétè Générale qui sont impliqués dans les aventures grecques, portugaises , espagnoles , italiennes ……..à ce jour personne ne connaît pas la hauteur des dettes cumulées de ces trois banques sur ces pays. Par contre l’Etat nous demande de nous serrer la vis , de payer plus d’impôts , de diminuer notre niveau de vie , tout cela pour sauver des banques à statuts privés à la dérive….?


  33. jean-luc Le 19 septembre 2012 à 13h42
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    Bonjour Olivier,

    j’ai quand même l’impression, et ce n’est pas que chez BFM, que lorsque l’on débat sur la crise, on ne pose pas les bonnes questions. On ne se demande jamais si l’Europe est construite sur de bonnes bases, si le fonctionnement de la zone Euro est sain, si la monnaie commune a été bien pensée, si le modèle européen tel que celui qu’on nous impose de prendre pour argent comptant (!) est viable.
    On ne parle que de réformes des Etats (et surtout de la France, on finirait par croire que la crise est une conséquence du modèle économique Français, faisant fi des problèmes mondiaux) sans jamais oser pointer du doigt une éventuelle réforme du modèle européen.

    Bref, merci de remettre à leurs places certaines personnes qui, face à vos arguments, ne savent plus quoi répondre et merci de recentrer le débat sur les vraies questions.

    Merci aussi de rappeler que l’on ne “réforme” pas un(des) Etat(s) en trois mois, quoi qu’en pense vos interlocuteurs.

    J’ai l’impression que vous avez énervé N. Doze cette fois-ci …


  34. Patrick Luder Le 19 septembre 2012 à 14h05
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    Eh le boggeurs, les félicitations c’est bien, mais cela ne suffit pas :-)
    link to chezkiwi.c.h.pic.centerblog.net
    link to les-crises.fr


  35. Incognitototo Le 19 septembre 2012 à 14h13
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    Oui, il n’y a pas d’autre question qui vaille : “pourquoi, on ne le fait pas ?”…
    Peut-être que la réponse est dans le documentaire que tu as diffusé récemment sur Goldman et Sachs…
    Reste à savoir comment on inverse l’équilibre de la terreur et je pense personnellement, qu’on peut le faire sans attendre que tout le monde soit d’accord…

    P.-S. hors sujet : il va falloir nous donner les codes d’enrichissement des fenêtres de commentaires.


  36. Leveau Le 19 septembre 2012 à 14h14
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    Olivier n’a pas le profil du politique.
    s’il commence a promouvoir de l’idèe nouvelle à l’auditeur moyen, il va au mieux ènerver, au pire se faire sortir du dèbat pour manque de consensualisme.
    Sincèrement Olivier, le mieux reste de se borner à renvoyer dans les cordes comme vous le faites parfaitement et, le jour où on vous demandera votre avis… renvoyez aux politiques!
    Comment ils sont pas là pour ça?
    Il faut que les gens se posent des questions, c’est comme ça que le monde changera; pas en entrant dans le jeu de pattés dans le sable ou de la bouillie politicienne dèmagogique qu’affichent trop souvent les masse-média.


    • LeMarquis Le 19 septembre 2012 à 15h40
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      “[...] s’essouffler sur ce ton, pendant des décades et des siècles, ça fera pas naître un enthousiasme dans la masse française, avancer la question d’un poil. Le Français d’abord il s’en fout, il pense au charbon, au malheur, à son charbon, à son malheur personnel, à son petit charbon à lui, à rien d’autre, le reste il s’en fout, c’est des idées, il en veut pas.”

      (Céline)


  37. Philippe Le 19 septembre 2012 à 14h39
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    Il faut relire la stratégie du choc de Naomi Klein. On est en plein dedans.
    Tout est fait pour utiliser la crise actuelle pour déconstruire le système européen. Olivier est le seul à appeler l’exemple allemand par son vrai nom “une folie”.

    Ph


    • Yannix Le 19 septembre 2012 à 15h57
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      On est bien d’accord. :-)

      Et si on remétais en cause la propriété privé des moyens de productions ?

      X.


      • Surya Le 19 septembre 2012 à 16h50
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        La notion de propriété privée étant défendue dans la DDH de 1789; le code civil et la CDEH; je pense que ce n’est pas une bonne idée.

        Voir “la mentalité anticapitaliste” de Ludwig Von Mises, l’introduction de ce bouquin est très drôle !


        • Christophe Vieren Le 19 septembre 2012 à 21h28
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          Des codes, des constitutions, etc, Cela se change ou se contourne et heureusement !
          Par exemple : on peut autoriser quelqu’un à posséder une usine de bombe atomique, mais on peut lui interdire de s’en servir (de l’usine, pas de la bombe bien sûr) ! C’est pas contraire à la DDH, CEDH, la bible, et tout ce que vous voulez !


        • Tassin Le 20 septembre 2012 à 13h34
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          Von Mises est un libertarien.
          Textes à conserver pour ressortir dans 30 ans pour montrer d’aveuglément des économistes du XXème siècle ou à foutre au compost sinon.


          • Surya Le 20 septembre 2012 à 15h18
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            Désolé mais les dictatures dans lesquelles on a même pas le droit de posséder très peu pour moi; mais c’est peut-être votre truc hein.


      • Patrick Luder Le 19 septembre 2012 à 21h32
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        @Yannix …

        Ah ben si tu trouves des employés qui sont d’accord de casser leur tirelire pour acquérir un moyen de production et qui sont d’accord de partager les risques et les profits, je ne suis pas contre !

        Et si tu consultes la liste des entreprises en faillite, tu te rendra compte que d’être propriétaire d’un moyen de production est plus souvent source de problèmes que de fortunes.

        Y a des amateurs ?


        • Christophe Vieren Le 20 septembre 2012 à 15h44
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          Y a moyen de production et moyen de production. Ne pas faire l’amalgame entre secteurs stratégiques (énergie, communications dont autoroutes, crédit, épargne, eau, …) à aspect plutôt monopolistiques, de faits ou de situation, et la boulangerie du coin ! Ni même l’artisan qui fabrique des maisons avec quelques dizaines de salariés ;-)


    • Pregasviel Le 19 septembre 2012 à 16h00
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      C’est tout à fait ça, et quand on a lu le livre, les différentes manoeuvres impliquant cette fameuse stratégie du choc nous saute aux yeux. Quoiqu’il en soit, Naomi Klein va avoir matière pour faire une suite!

      Personnellement, ce que j’ai quand même du mal à comprendre, ce sont les types qui malgré un long passif, un expérience dans le domaine économique via les activités misent tout sur la sacrosainte croissance comme solution ultime, presque comme une finalité.

      Les usines sont en surcapacités, les sociétés occidentales sont gavées de biens et on se demande pourquoi elles n’achètent pas tout ce qui est produit.Quid de la croissance dans un siècle? Ouverture d’usines sur Mars car la place manquera sur Terre? Vers la conquête de nouveaux marchés extra planétaires? J’ai bien conscience d’extrapoler mais l’esprit de ma réflexion est là. En tout cas, l’objectif semble clair actuellement : Recouvrer la “croissance” en développant notre “compétitivité” via la “baisse du coût du travail” // En novlange, on dit “réforme structurel du marché du travail, comme on dit ” ajustements structurels” pour désigner la nécessité de désintégrer le secteur public au profit du privé.

      J’ai peut être tort mais à titre personnel, je trouve que la compétition, c’est bien sur les terrains de sport et guère plus. Bref, merci pour ce débat très intéressant bien que le zèle de Nicolas Doze est parfois un poil irritant.


      • Patrick Luder Le 19 septembre 2012 à 21h37
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        Combattre les vrais causes, hein ?
        ° Telles que la superproduction industrielle ?
        ° Telle que l’inondation des marchés de biens à prix subventionné ?
        ° Telles que promouvoir une consommation de qualité ou lieu d’une consommation de masse ?

        Chacun est responsable de l’état de notre monde :
        - par son mode de vie et ses liens sociaux
        - acheter un objet est un acte politique et économique


  38. bats0 Le 19 septembre 2012 à 16h14
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    Bonjour Olivier Berruyer, et bravo pour votre intervention.
    Par contre certains grecs doivent rirent jaune en ce moment, lorsqu’on sait qu’il y a quelques mois, ces mêmes grecs devaient avoir 24,2 milliards de francs suisse minimum dans les banques suisses, dont seulement 200 millions (1%) seraient déclarés, alors que beaucoup de monde estimait un montant de 200 milliards de francs (la fédération grecque des entreprises affirme quant à elle que le manque à gagner fiscal dépasse 22 milliards d’euros chaque année). De toute façon l’évasion fiscale n’est plus à démentir, et pendant ce temps des familles entières se retrouvent sans toit (les banquiers n’aiment pas les mauvais clients), et que le chef de cette famille ne sait plus comment faire pour finir les fins de mois et nourrir toute sa famille. Ça finira mal dans ce pays, si personne de la troïka ne prend en considération ces problèmes.
    Bien vu Olivier, l’augmentation de la population active, si les futurs retraités devraient repousser leur départ, alors qu’il y a 3 million de chômeur en France, et en tout, 8 million d’habitant sous le seuil de pauvreté dans ce pays.
    Excellente fin de semaine.


  39. Alain34 Le 19 septembre 2012 à 16h41
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    Bravo Olivier !
    Ca fait du bien d’entendre “le bon sens” s’exprimer.

    (j’ai mis des guillemets, parce qu’a une époque ‘le bon sens prés de chez vous’ était le slogan du CA :P )

    J’ai adoré le petit “tout le monde le sait” de Mr BlackStone après que N. Doze ait dit qu’a un moment ou un autre il y aurait défaut… (27:57)


  40. Pierre C. Le 19 septembre 2012 à 18h20
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    J’adore : “qui va manifester contre le trading haute-fréquence” :-) ?
    Ça fait du bien que des points de vue affirmés s’affrontent avec des arguments !
    Vive internet, vive ce blog !
    J’adhère et je donne !


  41. Alain Le 19 septembre 2012 à 19h29
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    “La question de fond est : la France n’est-elle pas est devenue un pays de rentiers..”. Cette phrase venue de l’animateur reflète bien la teneur du débat surréaliste qui s’est tenu, où Olivier a tenté de placer quelques miettes de raison sur la Grèce et la souffrance terrible qui n’affecte nullement les gestionnaires financiers présents sur le plateau avec lui.

    Je ne vois pas pourquoi Olivier devrait continuer à aller sur cette chaîne, où l’on prêche l’irresponsabilité pour les responsables – les banques, les entreprises qui licencient, les politiques UE complètement prêt à enfermer les peuples dans leur dogme qui nous mène à la catastrophe – et où l’on assène de si énorme âneries pour qui regarde un peu le nombre de chômeurs, et la quantité comme la qualité du travail que fournit l’ensemble de la population, pour s’appauvrir. Alors qu’une toute petite minorité de rentiers se gave.


    • Tassin Le 20 septembre 2012 à 13h36
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      Le pire c’est que ces gens là se classent dans la catégories des “entrepreneurs/forces vives de la nation” alors qu’ils font en réalité partie des rentiers!


    • Christophe Vieren Le 20 septembre 2012 à 16h32
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      Bien sûr qu’Olivier doit continuer à y aller, tant qu’il en a le courage : il marque des points. Et comme il commence à s’imposer, on l’interrompt moins et peut développer plus. Là en plus c’était un peu plus équilibré que d’habitude (effet de nos messages interpelant l’animateur sur le fait que c’estt toujours deux contre 1, l’un étant Olivier ?). J’espère que le nom de ce site est bien visible à l’antenne et sur le site de l’émission. Y a-t-il des retombées en terme de fréquentation après chaque passage ? Combien de primo lecteurs le(s) jour(s) qui suiv(en)t ?


  42. yoananda Le 19 septembre 2012 à 20h05
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    Je constate que jamais n’est abordé le problème : c’est le système démocratique qui est en faillite et non pas les banques ou les banques centrales !
    Le clientélisme, l’immobilisme, l’aveuglement, le nivellement par le bas, la couardise …


  43. jonsnow Le 19 septembre 2012 à 20h26
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    Chapeau pour l’intervention. Vous dites que vous vous etes faché mais moi je ne trouve pas.
    Au contraire, il y avait de la rigueur dans les propos, les flèches décochées avec précision. Comme rappelé tout le long de l’emission par l’auteur les solutions sont simples: museler la finance et les banques, entre autres.
    En fait votre position s’est cantonnée à bloquer l’argumentaire d’en face lorsqu’il sombrait dans le vague et l’idéologie en les ramenant aux faits ET …en posant les questions qui fâchent. Les réponses étant évidentes. Si bien qu’à la fin tout le monde est d’accord (à contrecoeur) il faut re-réguler! le robot pardon, l’animateur s’excuse meme de ses envolées de la veille.
    Nan vraiment, chapeau bas!


  44. Yoann Le 19 septembre 2012 à 21h29
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    Un seul mot : Bravo.
    Continuez comme ca.


  45. JT Le 19 septembre 2012 à 21h36
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    Bonjour,

    je souhaiterais intervenir sur la question des retraites. Nicolas Doze indique (comme tant d’autres avant lui) qu’il faut travailler plus longtemps dans la mesure où l’on vit plus longtemps. Si l’on prend en compte d’autres indicateurs économiques comme celui de la productivité, son argument ne tient pas : même si la hausse de la productivité est moins forte depuis quelques années, les gains de productivité ont été si importants après 1945 qu’ils suffiraient à financer les retraites, même si le nombre d’actifs est en baisse. On peut opérer une analogie avec l’agriculture pour illustrer cette thèse. En 1945, il y avait en France 10 millions d’actifs agricoles pour un peu plus d’un million à l’heure actuelle et nous ne sommes pas morts de faim pour autant. Ce miracle est bien entendu lié à la hausse de la productivité ; moins de travailleurs utilisant de meilleures machines ont produit beaucoup plus. Il en va de même pour les retraites ; il y a moins d’actifs mais ces actifs produisent beaucoup plus. Il suffirait de taxer une partie de ces nouveaux gains pour financer les retraites.
    Problème : nous sommes déjà un pays qui taxe trop ses entreprises et si nous agissions de la sorte, nous ne pourrions plus faire face à la compétition internationale. C’est alors le moment de prononcer le mot tabou : “protectionnisme”. L’UE est le seul espace économique qui se soit privé de droits de douane. La Chine, les USA y ont recours, mais pas nous. La réintroduction de ces droits de douane, abolis au nom d’un dogmatisme qui fait peur, nous permettrait d’envisager le problème des retraites différemment. Sauriez-vous, M. Berruryer, présenter ces arguments au cours d’une de vos prestations télévisuelles ?


    • Christophe Vieren Le 20 septembre 2012 à 17h35
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      @JT : oui en effet le coup des Trente glorieuses en matière de croissance n’est pas plus rejouable qu’en matière de rendement de l’agriculture qui stagne (et ce malgré la suberbe innovation des OGM, Objet Génial de Marketing !!!). Voir les 4 parties de l’article “La baisse tendancielle du taux de croissance” de J. Gadrey et d’autres articles sur ce blog (Dennis Meadows, …) à partir des liens de celui-ci La croissance, c’est ter-mi-né !

      On taxe trop les entreprises ? Admettons ! Mais rien n’empêche d’augmenter les cotisations retraite salariales. C’est un choix à débattre. et à la limite, à laisser éventuellement à l’appréciation de chacun (selon que l’on souhaite travailler plus longtemps en gagnant plus ou moins longtemps en gagnant moins)


  46. taurisson Le 19 septembre 2012 à 21h36
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    Il n’est pas encore trop tard pour vous féliciter Monsieur Berruyer ,1 pour le nouveau look de votre site!!! et 2 pour enfin vous écouter vous insurger contre les propos de ce Steg insipide …. et je reste poli!!!
    Poursuivons la lutte!!!


  47. DT911 Le 19 septembre 2012 à 21h47
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    Magistralement envoyé, Olivier !

    Il faudra quand même que tout ces beaux messieurs nous disent un jour en quoi consistent concrètement les réformes qu’ils appellent de leurs voeux. Parce que “refonder le système”, “remettre les choses à plat” ou “changer les règles”, ça ne veut rien dire.

    Une cotation par jour, un statut d’actionnaire différencié selon la durée de l’investissement… voilà des mesures concrètes !


  48. yusuf Le 19 septembre 2012 à 21h50
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    Et un Steg-frites… un !!!


  49. Maria A. Le 19 septembre 2012 à 23h53
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    Olivier,
    je vous félicite pour le nouveau blog et pour les réponses données a M. Steg.
    Il est vraiment de mauvaise foi.
    Les obligations des fonds de pension, qui valaient 18,7 milliards d’euros qui valaient avant le «haircut», aujourd’hui valent seulement… 4,7 milliards, s’ils decident de les vendre ! Le gouvernement a écourté 14 milliards, trois quarts, 75% de leurs réserves !
    Je me demande s’il considère les retraités qui ont cotisé pendant des années et qui seront bientôt avec une tres petite retraite et sans couverture médicale comme des escrocs.


  50. gloupi Le 20 septembre 2012 à 00h16
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    J’ai bon de voir 20 personnes adhérer chaque heure qui passe à votre association! Je veux vous voir au journal de 20h, ce jour là, nous serons en démocratie!



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