Normal quoi…

Source : Le Parisien, 29-09-2016

Quel a été l’effet du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en 2014 sur l’emploi ? Selon nos informations, la réponse se situe entre « zéro » et « 80 000 emplois créés ou sauvegardés », d’après les travaux des deux laboratoires de recherche en économie qui ont remis mercredi leurs conclusions à France Stratégie, l’organisme dirigé par Jean Pisani-Ferry, rattaché à Matignon. Leur mission ? Evaluer l’impact de ce dispositif phare de la politique économique de François Hollande.

Mais, dans le rapport rendu public par Jean Pisany-Ferry ce jeudi matin, c’est toutefois une fourchette plus haute qui a été retenue : le CICE a probablement permis de créer ou de sauvegarder entre 50 000 et 100 000 emplois en 2013 et en 2014. Jean Pisani-Ferry estime par ailleurs que ce chiffre n’est « pas incompatible » avec les estimations données lors du lancement du dispositif par le gouvernement, qui tablait à terme sur la création de 200 000 emplois.

Par ailleurs le rapport note que le dispositif a conduit à « une amélioration sensible des marges des entreprises ». Mais, en ce qui concerne l’investissement des entreprises ainsi que les effets sur l’exportation et la recherche, le rapport reconnaît que le CICE n’a pas eu d’impact de court terme. « La grande surprise, c’est qu’après deux ans l’investissement n’a toujours pas redécollé grâce au CICE… » note, dépité, un fin connaisseur du dossier.

Le CICE — un crédit d’impôt représentant 6 % de la masse salariale pour les employés qui gagnent moins de 2,5 smic — coûte 20 Mds€ par an en regime de croisière, selon France Statégie.

Source : Le Parisien, 29-09-2016

Lire aussi :

Mais où sont passés les milliards du CICE ?

CICE : 45 milliards d’euros, pour quoi faire ?

On va donc retenir parce qu’on est TRÈS sympas ici 45 000 emplois sauvegardés, pour un coût de 45 000 000 000 € – ce qui fait bien 1 000 000 € par emploi…

Chômage sous Hollande de mai 2012 à août 2016

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55 réponses à Le bilan du CICE : un million d’euros de subvention par emploi sauvegardé

Commentaires recommandés

Spectre Le 05 octobre 2016 à 01h19

Robin des Bois est un héros archétypal du Moyen Âge anglais. Selon la légende (…) Robin des Bois était un brigand au grand cœur qui vivait caché dans la forêt de Sherwood (…). Habile braconnier, mais aussi défenseur avec ses nombreux compagnons des pauvres et des opprimés, il détroussait les riches au profit des pauvres ou rendait au peuple l’argent des impôts prélevés, selon les idéaux des auteurs.

Ça, c’était le bon vieux temps. Depuis, on a inventé le néolibéralisme, et le synopsis a un peu changé :

Fraise des Bois est un héros archétypal de la post-modernité française. Selon la légende, Fraise des Bois est un brigand au cœur froid qui vit à l’Élysée. Habile braqueur, mais aussi défenseur avec ses nombreux compagnons des riches et des puissants, il détrousse les sans-dents au profit des riches ou ponctionne le peuple pour rendre aux puissants l’argent des impôts prélevés.

À chaque époque ses grands personnages !…

  1. Spectre Le 05 octobre 2016 à 01h19
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    Robin des Bois est un héros archétypal du Moyen Âge anglais. Selon la légende (…) Robin des Bois était un brigand au grand cœur qui vivait caché dans la forêt de Sherwood (…). Habile braconnier, mais aussi défenseur avec ses nombreux compagnons des pauvres et des opprimés, il détroussait les riches au profit des pauvres ou rendait au peuple l’argent des impôts prélevés, selon les idéaux des auteurs.

    Ça, c’était le bon vieux temps. Depuis, on a inventé le néolibéralisme, et le synopsis a un peu changé :

    Fraise des Bois est un héros archétypal de la post-modernité française. Selon la légende, Fraise des Bois est un brigand au cœur froid qui vit à l’Élysée. Habile braqueur, mais aussi défenseur avec ses nombreux compagnons des riches et des puissants, il détrousse les sans-dents au profit des riches ou ponctionne le peuple pour rendre aux puissants l’argent des impôts prélevés.

    À chaque époque ses grands personnages !…


    • Jb²o Le 05 octobre 2016 à 10h48
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      Qu’y a- t’il de plus libéral que Robin des bois qui attaque la propension pernicieuse de l’état à ponctionner ses sujets et sape l’écrasante levée des impôts?

      Le tableau que vous dressez ressemble bien plus au socialisme ou au soviétisme.


      • Wilmotte Karim Le 05 octobre 2016 à 15h42
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        “L’État comprime et la loi triche,
        L’impôt saigne le malheureux ;
        Nul devoir ne s’impose au riche,
        Le droit du pauvre est un mot creux.”

        L’internationale, début du 3-em couplet.


      • Thomas Le 05 octobre 2016 à 17h22
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        Sauf q’il y a une collusion manifeste entre les responsables de l’état et les riches du pays et c’est le cas dans le système libéral


        • patrick Le 05 octobre 2016 à 20h10
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          Non, ce n’est pas un système libéral
          C’est un système etatiste qui pratique ce que l’on appelle du capitalisme de connivence. Tout le contraire d’un système libéral


      • AUSSEUR Robert Le 06 octobre 2016 à 00h30
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        C’est très libéral robin des bois que de ponctionner la totalité des petits revenus qui soumettent tout leurs faibles revenus à la TVA , (consommation, pas d’économie) et c’est encore + robin des bois libéral ,lorsque les candidats à la Présidence proposent de la majorer toujours plus , la France d’en bas de + en + taxés par la TVA = revenus et encore , encore plus robin des bois libéral que de vouloir financer les régions ? avec la TVA …….!


    • lvzor Le 05 octobre 2016 à 11h47
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      En France, depuis toujours, l’Etat a le droit de consacrer 1€ de l’argent des pauvres (contribuables non exonérés) à aider 100 000 pauvres chaque fois qu’il dépense 100 000 € de l’argent de ces mêmes pauvres pour soutenir 1 élément de l’élite financière.


    • AUSSEUR Robert Le 06 octobre 2016 à 00h15
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      L’encaissement des loyers des logements dits sociaux , amortis en une quinzaine d’années , collecté pendant une centaine d’années , pour les plus anciens = C’est bien du robin des bois libéral , le détournement , pardon , les transferts (pour reprendre le verbiage utilisé pour la présentation des compte : lorsqu’ils en produisent ) des cotises des ARRCO(s) aux profits des AGIRC ‘s) et AGFF (s) = c’est bien du robin des bois libéral ! Les rallonges de salaires décidées , signées par les partenaires sociaux = toujours distribuées en % = c’est bien du robin des bois libéral syndical ……..etc……. etc….


  2. silk Le 05 octobre 2016 à 01h20
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    Merci Olivier : je trouve ces sujets économiques les parents pauvres des billets publiés.
    Il faudrait aussi compter le crédit recherche qui a été utilisé par des grosses boites qui ne faisaient de recherche au sens où on l’entend (des banques qui affinaient leurs algorithmes ou la poste dont on se demande ce qu’elle pouvait chercher …) qui est monté à plus de 5.5 milliard par an profitant peu au PME/TPE mais clairement aux grands groupes. D’ailleurs Il en est dit :
    “De fait, le crédit d’impôt que représente le CIR est couvert par le secret fiscal. Il est tellement bien couvert que même la base de données Gecir, qui rassemble les chiffres du CIR entreprise par entreprise, n’y a pas accès.”
    “« Un simple chèque en blanc supposé éviter les délocalisations. » Un pari pas toujours gagnant puisque certaines entreprises bénéficiant d’aides publiques mettent en œuvre, de fait, des plans sociaux, comme dans le cas des multinationales Intel ou STMicroelectronics.”
    http://mobile.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/09/06/qui-profite-du-credit-d-impot-recherche_4993109_4355770.html?xtref=acc_dir

    Calculer le montant des cadeaux au grand patronat, les fraudes fiscales suivies de transaction diminuant l’impôt de 50%, le bouclier fiscal avec Bettencourt qui n’a rien payé sur l’ISF et de l’autre les classes moyennes toujours plus pressurées.


    • Daniel Menuet Le 05 octobre 2016 à 09h05
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      Ne parler que de la captation de l’argent par les les grandes entreprises fait oublier l’essentiel.
      Les entreprises ne pensent plus à produire en maintenant leur outil de travail (machine) et en faisant grandir leurs salariés. Elles ne pensent qu’au profit des actionnaires (http://www.atlantico.fr/decryptage/france-championne-europe-dividendes-verses-en-2015-pourquoi-voir-exces-capitalisme-fou-passe-cote-probleme-jean-paul-betbeze-2600197.html).
      Donc, tous les “cadeaux” que font l’Etat à ces entreprises est contre productif.

      Alors, qu’en proposant du travail aux petites entreprises lors des marchés public municipaux, communaux, départementaux, il y a création d’emplois localement.
      Avec la loi NOTRe, il n’y a plus d’argent qui irrigue l’économie : l’Etat ne remplit pas ses engagements vis à vis des collectivités locales : c’est bien là le problème.
      Au lieu de créer une dynamique de développement économique physique, il y a une dynamique de rente pour les entreprises aisées.


    • Raoul Le 05 octobre 2016 à 09h51
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      Le CIR ne représente pas le même montant global que le CICE, mais c’est aussi une manière bien hypocrite de donner de l’argent aux (grosses) entreprises. Dans l’informatique, les SSII se sont découvert subitement une vocation à faire de la recherche (défense de rire). Elles ont mis en place de petites structures pour construire les dossiers pour récupérer une part de la manne fournie par l’État. Je crois cependant que les principaux bénéficiaires du CIR sont les banques. C’est sûr qu’elles investissent durement pour trouver des moyens d’augmenter leurs profits !


      • gobelet Le 05 octobre 2016 à 11h47
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        je travaille ds une pme specialisee ds les telecoms et notre r&d vit en partie grace au CIR.
        je connais bien d’autres ingenieurs ds des grosses industries et pmes (telecom, securite, armement) qui me disent la meme chose. certains m’ont meme dit avoir soumis 3 fois le meme dossier sous differents noms.
        c’est un phenomene repandu partout ou il y a du developpement de produits.

        d’un cote je me “fonctionnarise”, je m’auto-paye (mes impots –> CIR), et de l’autre je reste “prive” le jour ou je serai licencie.
        et je ne parle meme pas du chantage a l’emploi en interne: “si vs ne faites pas les dossiers CIR, ns ne pourrons pas garder les emplois”.

        lorsque j’avance cela aupres de mes collegues, on me repond: “oui mais ns serions c… de ne pas le faire et puis tout le monde le fait”, c’est dire que c’est rentrer ds les tetes.

        ce n’est meme plus “on privatise les benefices et on mutualise les pertes”.


  3. Emmanuel Le 05 octobre 2016 à 02h41
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    Et en TGV/emploi, combien cela fait-il ? Suivez mon regard…


    • K Le 05 octobre 2016 à 10h49
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      Et oui, à Belfort, l’État va dépenser 500 millions pour sauver (du moins empêcher leur déménagement) 400 emplois soit plus d’un million par emploi. Tout ça pour que l’usine ne ferme qu’après la présidentielle. Ça fait cher la rustine électorale


      • Wilmotte Karim Le 05 octobre 2016 à 15h51
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        400 emplois directs.

        Je suppose qu’une partie de la production est faite par des sous-traitant.
        En ce compris sur le site ou dans les environs.


        • K Le 05 octobre 2016 à 19h12
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          Les 400 emplois ne seraient pas supprimés mais déplacés donc les sous-traitants continueront de travailler dans tous les cas.


  4. Jean Sur Le 05 octobre 2016 à 05h02
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    selon le ” Comité de Suivi des Aides publiques”
    ( rattaché à Matignon ) le montant total de ces aides est estimé à 135 Mds pour 2017 !
    Si on y ajoute les 50 Mds d’intérêts payés chaque année au titre de la dette publique, et – pourquoi pas ?- les 60 Mds de la fraude fiscale, on peut estimer que les crises ( attention : ne pas confondre avec le nom de ce blog) sont un non-sujet…


  5. Charles Le 05 octobre 2016 à 05h35
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    Le patronat promettait un million d’emploi. En fait il se promettait un million par emploi…
    De fait, les deux rapports commandés par le gouvernement concluent que le CICE n’a servi qu’à enrichir les actionnaires, sans effet sur l’investissement, donc sur l’emploi:
    http://wp.me/p5oNrG-rP1


    • patrick Le 05 octobre 2016 à 22h31
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      la promesse a été faite par le MEDEF
      en ce qui concerne les tpe/pme , le CICE ne change pas grand chose.
      Pour ma boite , j’ai 5000 € de CICE ( c’est du crédit d’impôt , pas un chèque ) pour environ 75.000 € de taxes et prélèvements directs ( hors TVA ), donc c’est pas ça qui va me faire embaucher.


  6. Crapounet Le 05 octobre 2016 à 06h27
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    1 million par emploi.

    Je m’en rendais pas compte jusqu’à maintenant, mais vue mon salaire et la somme cité au-dessus, les patrons ont donc raison, il y a trop de charge patronale.


  7. Jean Sur Le 05 octobre 2016 à 06h45
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    Selon ” le Comité de suivi des Aides publiques aux entreprises”, le montant total de ces aides s’élève à 135 Mds pour 2017.


  8. PatrickLuder Le 05 octobre 2016 à 06h53
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    Un pavé dans la marre : toute subvention est une preuve de déséquilibre et d’erreur de gestion politique. Les subventions sont accordées pour essayer de compenser des défauts politiques liés à la libre concurrence (= concurrence déloyale) ou pour essayer de compenser des déséquilibres liés au capitalisme ( = appropriation pyramidale de tous les biens et richesses) ou pour essayer de compenser des déséquilibres liés à la bourse ( = fixation inconscient des prix et grands jeux artificiels prêrmettant à quelques nantis d’amasser des richesses inconsidérées).


    • patrick Le 05 octobre 2016 à 22h33
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      ou pour compenser des prélèvements totalement aberrants … ça reste du bricolage

      principe de Reagan :
      si ça bouge , taxez
      si ça bouge encore , réglementez
      si ça bouge plus , subventionnez


  9. LA ROQUE Le 05 octobre 2016 à 06h53
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    Ils ont fait plus fort qu’avec Sarkozy et sa baisse de TVA sur la restauration à 5.5% :
    Entre 175000 et 262000 euros par emploi créé !
    Nous avons de sacrées vedettes qui nous gouvernent tout de même.


  10. ARDUS Le 05 octobre 2016 à 07h27
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    Il faut se résoudre à l’évidence : les politiques de sauvegarde ou de création d’emploi ne sont pas faites pour sauvegarder ou créer des emplois, mais pour enrichir les nantis.


  11. Homère d'Allore Le 05 octobre 2016 à 07h33
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    Et, dans le même temps, les aides de la BPI sont réservées aux entreprises ayant déjà 3 bilans à présenter, ce qui exclut toute “start-up”. Bref, totalement inconséquent et stupide, de l’aveu même d”un responsable de la BPI que j’ai rencontré (et qui m’a gentiment dit qu’il ne pouvait rien faire pour notre entreprise car trop jeune).

    Ou comment saupoudrer de l’argent public là où il n’y en a que peu besoin alors qu’il manque cruellement ailleurs…


  12. Gribouille Le 05 octobre 2016 à 08h00
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    Je ne vois pas pourquoi le grand patronat lutterait contre le chômage de masse. Avec le chômage de masse, il obtient tout ce qu’ils veut au nom de l’emploi.
    Je veux pouvoir licencier plus facilement, on me l’accorde car c’est bon pour l’emploi.
    Je veux pouvoir augmenter le temps de travail, baisser les salaires, on me l’accorde au nom de la création d’emploi.
    Je veux qu’on me restaure mes marges, on m’invente le CICE car c’est bon pour l’emploi.
    On pourrait multiplier les exemples à l’infini, au final tant pis si les raisonnements sont peu sérieux, à partir du moment où les français sont prêts à tout avaler sans se révolter.


    • RGT Le 05 octobre 2016 à 20h58
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      Jaurès aurait sans doute proposé un “crédit d’impôt pour la compétitivité et la civilisation”.

      Bref, un crédit d’impôt pour tous ceux qui partaient civiliser les “sauvages” dans les colonies…


      • Kaiel Le 05 octobre 2016 à 22h47
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        Le mot compétitivité est à banir tout comme la compétition, nous n’avons qu’une planète, il n’y a pas la place pour la compétition seulement pour la coopération.
        Je n’écoute plus des gens qui n’ont que ça à l’esprit, la guerre économique est un crime contre l’humanité portée par des élites déconnectés du monde réel.


  13. Eric83 Le 05 octobre 2016 à 08h40
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    Source : Insee
    En 2011, 3,14 millions d’entreprises marchandes non agricoles sont implantées en France : 243 grandes entreprises qui emploient à elles seules 30 % des salariés, 5 000 entreprises de taille intermédiaire (ETI), 138 000 petites et moyennes entreprises (PME) hors microentreprises, et 3 millions de microentreprises.

    En focalisant le CICE sur les micro, petites et moyennes entreprises – sans oublier celles du secteur agricole – le nombre d’emplois créés aurait été très supérieur car nombre d’artisans et de petites structures ne peuvent embaucher compte tenu des charges qui pèsent sur eux.


    • patrick Le 05 octobre 2016 à 22h46
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      vous connaissez les plus gros bénéficiaires du CICE ?

      1er – La Poste , 445 millions en 2014
      2èm – La SNCF 177 millions en 2014
      3èm PSA 120 millions ( tiens !! une boite privée )
      4ème – Orange 118 millions ( plus gros actionnaire : l’état français )
      5ème – EDF 102 millions

      donc là , il y a un actionnaire qui a récupéré plus de 700 millions d’euros , pour combien d’emplois créés ? 🙂


  14. Boris Le 05 octobre 2016 à 09h04
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    Bonjour,

    Article à mettre en parallèle avec le fait que la France est dans le top des pays versant le plus de dividendes…

    Il faut vraiment que les esprits soient lourdement anesthésiés pour accepter cela.


    • patrick Le 05 octobre 2016 à 22h48
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      il faut aussi dire que l’état français est un actionnaire important ( voire majoritaire ) d’une douzaine d’entreprises du Cac40 et de pas mal d’autres boites hors Cac40.
      L’état français exige des niveaux de dividendes bien supérieurs à ce que demandent les actionnaires privés.
      Ceci explique cela.


  15. LS Le 05 octobre 2016 à 10h32
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  16. RGT Le 05 octobre 2016 à 21h05
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    Le jour où vous verrez un machin pondu par un énarque ou un politicard qui est réellement utile pour tous et non pas seulement pour quelques membres de sa caste vous me ferez signe.

    Pour l’instant j’ai beau chercher je n’ai jamais rien trouvé.

    Capitalisme pour les pauvres et socialisme pour les riches, c’est la devise du sommet de l’état.

    Au P.S. ils sont réellement socialistes.
    Ils oublient juste de dire que ce socialisme n’est pas destiné aux pauvres.


  17. Nicolas D. Le 05 octobre 2016 à 22h20
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    Désolé mais cet article n’a pas de sens. C’est de l’enfumage en laissant entendre que le CICE coûte cher et ne sert à rien. Repartons du début. En France, l’emploi est taxé à 75%. Ces 75% sont le montant des cotisations sociales sur le salaire net. Quelle personne saine d’esprit peut penser que l’emploi va prospérer en France si on le taxe à mort (75% = 48% cotisations part employeur + 27% part salarié). Le CICE ramène ce niveau totalement insensé de taxation à 69% environ. C’est ça le libéralisme à tout crin ?

    La question de fond est la suivante. On est tous attaché à notre système de protection sociale (santé, chômage, retraite, prévoyance…) La France a décidé de faire porter le coût de ce système presque uniquement sur l’emploi. Est-ce intelligent ? Ou ne faudrait-il pas opter pour d’autres impôts et taxes (il y a un large choix) pour financer la protection sociale et préserver l’emploi ?


    • Luc Le 06 octobre 2016 à 10h05
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      @ Nicolas D.
      Vous mélangez tout cher Nicolas. Les cotisations sociales ne sont pas des taxes, mais la part de votre salaire qui est socialisé. Cet argent que vous gagnez par votre travail sert à payer le malade, le chômeur et le retraité.
      Personnellement je me réjouie de payer mes cotisations sociales qui financent la pension de retraite de ma vieille maman. Et quand j’ai du me mettre au chômage il y a quelques années, j’ai apprécié que d’autres paient leurs cotisations sociales afin que je puisse continuer de me loger de me nourrir et de me vêtir. Je les remercie en payant moi aussi mes cotisations sociales aujourd’hui.


      • Nicolas D. Le 06 octobre 2016 à 10h27
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        @Luc : vous n’avez pas lu mon deuxième paragraphe ?! Vous déformez totalement mon propos. Je sais très bien qu’il s’agit de cotisations et je sais à quoi elles servent. Mais le terme importe peu : cotisation ou taxe, c’est la même chose, c’est un prélèvement si vous préférez. Et il atteint 75% sur les salaires.

        Je suis aussi attaché que vous à notre système de protection sociale (santé, chômage, retraite, prévoyance…) et la retraite de votre mère comme de la mienne. La question, je le répète, n’est pas de mettre en cause le montant qu’exigent ces services publics, c’est de savoir sur quel impôt/taxe/cotisation (choisissez le terme que vous préférez) on fait porter ce financement ? Vous comprenez la différence ? Je trouve que ce n’est pas intelligent de le faire porter sur l’emploi et qu’il y a des bases fiscales qui seraient beaucoup plus efficaces car elles n’handicaperaient pas l’emploi tout en assurant la retraite de nos mamans (et toujours sur un modèle de répartition pour éviter un nouveau malentendu).


        • Luc Le 06 octobre 2016 à 11h36
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          @ Nicolas D.
          Si, si je l’ai lu, et j’ai parfaitement compris que vous êtes attaché à notre système de protection sociale.
          Mais ce qui me gène dans l’impôt, c’est qu’il légitime de fait les gains, y compris les gains anormaux ou immoraux. Taxer par exemple les dividendes pour financer le services publics (comme le réclame la CGT), parait une bonne chose, mais cela légitime de fait les dividendes (je préfère les interdire). Et que ferions nous le cas échéant si les dividendes se mettaient à baisser, mettant du coup en péril les services publics dont les ressources dépendent ? Est ce que nous irons manifester pour sauvez les dividendes des actionnaires afin de sauver nos services publics ?
          Non, je pense au contraire qu’il faut moins d’impôt (prélèvement après distribution) et plus de cotisations (prélèvement avant distribution), mais qu’il faut aussi réguler et limiter les gains et revenus, baisser énormément le temps de travail, remettre des barrières douanières, etc….
          Bonne journée


          • Nicolas D. Le 06 octobre 2016 à 11h49
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            Là, effectivement, nous avons une différence de fond dans l’approche. Je vois ce que vous voulez dire. C’est la notion même de bénéfice que vous questionnez. A vrai dire, c’est l’impôt sur les sociétés qui serait peut-être le prélèvement indiqué dans ce cas. Suis pas vraiment d’accord. Mais le débat serait long… (en passant, je n’ai rien contre les coopératives qui ont une approche alternative du partage de la valeur créée – suis même étonné qu’il n’y en ai pas plus -, même si ce n’est pas l’approche que j’ai choisie personnellement).
            Bonne journée


      • krokus Le 06 octobre 2016 à 19h45
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        Waw…çà n’ a rien à voir avec ce qu’a écrit Nicolas,en fait. Et tant que le niveau d prélèvement sera aussi élevé, et INEGALITAIRE, rien ne bougera… et fleuriront les travailleurs “détachés” et le travail au noir. Et ceux là ne financent en rien la retraite de votre vieille et sûrement très sympathique maman. Tiens,au hasard,renseignez vous sur un truc qui s’appelle le RSI…le RSI c’est comme un Dracula qui suce le sang avant même qu’il n’ait commencé à couler dans les veines d’une jeune entreprise…


  18. reneegate Le 05 octobre 2016 à 22h38
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    France stratégies ceux qui tablaient sur 22000 emplois avec la loi bus Macron ? Le quidam français sait lui, dès le lancement du CIC,E que cet argent personne ne le reverra. Le patron fonçeur ? quelle rigolade. Il faut absolument remettre les choses à leurs places. Quand vous dépendez d’un banquier, vous vous montrez intrépide ou sage? Et ce sont les banquiers qui font les patrons qui ne sont donc pas des foudres de guerre. Je me demande si le président de la république n’a pas été désigné par les banquiers avec son premier secrétaire de cabinet, Macron bien sur.


  19. Luc Le 06 octobre 2016 à 09h51
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    Bonjour,

    J’ai fait un rapide calcul, tout simple, pour savoir combien l’état aurait pu embaucher de personnes avec les aides qu’il a données aux entreprises :

    Le budget prévu pour 2016, par le gouvernement, pour les entreprises, c’est 33 milliards d’€
    CICE : 17,3 milliards d’€
    Pacte de responsabilité – Loi Fillon : 13,5 milliards d’€
    Aides diverses aux PME : 2,2 milliards d’€
    Total : 33 milliards pour un an.

    Admettons, qu’on supprime le CICE et le le Pacte, qui n’ont permis que 45 000 embauches/an, en concervant les 2,2 milliards d’€ d’aides aux PME, et on dispose donc une enveloppe de 30,8 milliards d’€ par an.

    Un SMIC c’est 1120 € net par mois. En supprimant la loi Fillon et le CICE pour que ce salaire paye toutes ses cotisations sociales, çà fait 990€/mois (cotisations salariales et patronales). 1 Emploi payé au SMIC c’est donc 2110€/mois = 25320€/an

    Avec 30,8 milliard d’euros, on peut embaucher directement 1 216 430 personnes !!! Salaires et cotisations comprises !!!

    Avec cet argent (le notre !) Le MEDEF et les entreprises ont embauché 45 000 personnes au lieu 1 200 000 !…. Efficace le secteur privé, non ?


    • Nicolas D. Le 06 octobre 2016 à 10h35
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      A mon tour de vous titiller :). Pourquoi appelez-vous “aides” ce qui est un moindre prélèvement ? Je sais que les journalistes répètent ce terme – mais ce site nous appris ce qu’il penser de la paresse intellectuelle des journalistes. Une aide financière c’est quelque chose que vous donnez à l’entreprise. Ici, c’est seulement faire passer de 75 % à 69% environ les prélèvements sur les salaires… C’est donc une réduction de charges, même si on ne l’appelle pas ainsi et qu’une sorte d’usine à gaz a été mise en place pour transformer cette réduction en crédit d’impôt.

      Après, le débat est ouvert : quel est le bon niveau de prélèvement/taxation des salaires ? 75 % précisément ? 100 % ? 250 % ? 50 % ? Et comment argumenter l’efficacité de tel taux vs tel autre taux ?…


      • patrick Le 06 octobre 2016 à 11h55
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        attention !! par principe français , tout euro qui n’est pas confisqué par l’état est considéré comme un cadeau ( ou une aide ).
        prenons le problème à l’envers , tout euro que je verse à l’état est une aide ( contribution ) que je lui apporte et il doit me prouver qu’il l’utilise judicieusement.

        les citoyens ne sont pas les serviteurs de l’état , c’est l’état qui doit apporter un service aux citoyens.


      • Luc Le 06 octobre 2016 à 12h13
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        Pour le CICE c’est un “Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi”. Cette aide devrait donc servir à la compétitivité et à l’emploi, mais elle ne sert en fait au mieux qu’à refaire un peu de trésorerie dans les entreprises, et au pire, à augmenter les dividendes. Mais pas à donner du boulot ni donc à créer des emplois.
        Je suis dans une petite entreprise (bâtiment), nous touchons depuis 2 ans le CICE, (de manière automatique, on ne le réclame pas). Est ce que nous avons embauché ? non. Car pour embaucher il faut des clients, du travail et non de l’argent.
        J’aurai préféré que l’état investisse cet argent dans des écoles, des salles de sports, des hôpitaux, etc, j’aurai du boulot et je pourrai garder mon emploi et peut être embaucher, mais il fait le contraire. Donc l’économie petit à petit s’arrête et dans 6 mois je mettrai probablement la clé sous la porte comme tant de petites entreprises en ce moment, et je serai au chômage…
        Mais tout va bien, pendant ce temps les entreprises du CAC40 distribuent des dividendes. Toujours en augmentation. Grâce au CICE ?


      • RiGeL Le 06 octobre 2016 à 14h19
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        Il faut arrêter de parler des charges concernant les salaires. Ces charges, comme vous les appelez, ne sont rien d’autre que l’achat par les salaries (et non par les patrons) de services que l’Etat propose (retraite, routes, hopitaux, etc…). Vous voulez faire baisser les charges ? Non, vous voulez faire baisser mon salaire, et ça, ca ne me va pas, à moi. Parce que si je baisse mon salaire, naturellement, les services que je paie moins cher me serviront moins bien. Savoir si les service sont rendus à hauteur de ce qu’on les paye, c’est un autre débat. Mais par pitié, arrêtez de parler de charges.
        C’est hallucinant de voir avec quelle efficacité ce terme a remplacé le terme d’origine, afin de faire croire à ceux qui bénéficient des services rendus par les cotisations sociales qu’en baissant ces cotisations leur vie pourrait en être améliorée.

        Pourquoi appeler aide ce qui est un moindre prélèvement ? Parce que ce n’est pas un prélèvement, voir plus haut. Donc ces aides sont bien des aides, des cadeaux, et on peut leur donner le nom qu’on veut, ça restera des cadeaux fait à des gens qui n’en ont besoin que pour augmenter un peu plus la masse d’argent qu’ils ne dépensent pas.


      • ty89 Le 06 octobre 2016 à 22h45
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        Les niveaux de prélèvements sont de plus en plus fort pour les entreprises et les ménages.
        Avec ces mécanismes détournés, ils compensent la hausse pour les (grande) entreprises.
        Au final la contribution des ménages est de plus en plus forte alors que la contribution des entreprises stagne ou baisse.
        Tout ceci contribue a la hausse des inégalités que l’on peu constater grâce a l’indice de Gini.
        http://www.insee.fr/fr/themes/series-longues.asp?indicateur=gini-niveaux-vie


  20. Luc Le 06 octobre 2016 à 09h57
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    @ aleksandar
    Par principe, une aide est provisoire. Si vous avez besoin d’une aide pour pérenniser un emploi, c’est que quelque chose cloche quelque part dans votre activité. Mais difficile de dire quoi, je ne sais pas quelle est votre activité.


  21. krokus Le 06 octobre 2016 à 10h48
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    calcul simple…trois millions de chômeurs, un million par chômeur,çà fait 3 000 000 000 000 d’euros pour en finir avec le chômage…mdr! Et vous savez quoi,je suis presque sûr qu’un candidat qui promettrait que c’est possible a toutes les chances d’être élu…Trois mille milliards après tout,ce n’est la fin du monde,à peine trois ans de budget de la France,non? J’écrivais çà en rigolant,mais les chiffres étant posés,je me demande si en définitive, ce ne serait pas réalisable,en quelque sorte. Qu’en pensez vous,chers lecteurs?


    • RiGeL Le 06 octobre 2016 à 14h22
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      J’en pense qu’il couterait moins cher d’embaucher un million de personnes au SMIC à ramasser des papiers dans les rues que de créer des usines à gaz et multiplier les subventions don’t bénéficient principalement les grandes entreprises.

      Et en Bonus, les rues des villes de France seraient propres.
      Je sais, c’est con comme reflexion, mais si on y réfléchis un peu, c’est vraiment si con ?


    • ty89 Le 06 octobre 2016 à 23h02
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      Pour ce millions, le chômeur touche même pas 0.5%
      2 000€/mois * 12 * 5 000 000 = 120Milliards
      Et la c’est bien plus jouable… Le problème c’est qu’il n’y a pas assez de boulot pour tout le monde !
      On leur fait faire quoi ? Surtout qu’il y en a une bonne partie qui sont inemployable a cause de l’automatisation et la rationalisation de la production. (les compétences demandées sont de plus en plus élevées)

      Il faudrait passer le temps de travail a 30h
      (30Millions d’actif * 35h)/35Millions d’actif et de chômeur = 30h
      Mais ça serai un énorme coup de poignard pour l’oligarchie car elle perdrai le contrôle qu’elle a sur les peuples avec la peur du déclassement et de la désocialisation…

      https://www.youtube.com/watch?v=4n2tWyIuA8g!


  22. Toff de Aix Le 06 octobre 2016 à 12h30
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    Si l’on ne donnait qu’un dixième de cette somme (soit 100 000 €) par tête de pipe/chômeur, la majorité n’aurait plus besoin d’enrichir les statistiques de pôle emploi, et pourrait monter son affaire / vivre dignement pendant un certain temps/autre option à cocher, au choix. Et ne me dites que pour cette somme on n’a plus rien, cent mille euro c’est combien d’années de smic, combien de décennies de rsa ?

    En fait il s’agit d’un véritable VOL opéré par ce gouvernement qui se dit “socialiste”, au détriment des finances publiques, de nos impôts, de nos services publics (hôpitaux qu’on laisse crever, sécu qu’on vide de ses prestations, éducation nationale détruite et j’en passe..).

    Une avanie de plus que le futur candidat (à la raclée) socialiste essaiera de passer sous le tapis ?


  23. Jam Le 06 octobre 2016 à 13h43
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    Le CICE ne crée pas d’emploi, il en détruit !
    Contrôleur Financier dans 2 grandes sociétés (dont un grand groupe français) le cash du CICE a, dans ces sociétés, non pas servi à investir mais surtout à payer les départs de nombreux salariés dans le cadre de ruptures conventionnelles.
    Pas d’investissements pour le futur, mais restauration des marges en diminuant la masse salariale pour un coût proche du nul car financé par l’état. Cherchez l’erreur ?
    Ou comment obtenir l’effet inverse à celui recherché !


    • krokus Le 06 octobre 2016 à 19h47
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      Mais cher Jam le but affiché du Cice était de restaurer les marges des entreprises…le million,c’était juste pour faire joli…mdr!


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