Index de la série “Pollution de l’air”

  1. La pollution de l’air cause 48 000 morts par an en France (+ présentation des polluants)
  2. La pollution aux particules fines
  3. Les graves effets des particules sur la santé
  4. La pollution de l’air dans le monde
  5. La pollution de l’air en Europe I (+ les morts du charbon)
  6. La pollution de l’air en Europe II
  7. La pollution de l’air en France
  8. Le très polluant chauffage au bois
  9. Le choix mortifère de la France pour le diesel (mais le diesel a changé…)
  10. La pollution de l’air en Île-de-France (hors particules)
  11. La pollution aux particules en Île-de-France
  12. L’origine des particules en Île-de-France
  13. Les épisodes de pollution aux particules en Île-de-France
  14. Qualité de l’air en Île-de-France et épisodes de pollution récents
  15. La pollution dans le métro
  16. La pollution de l’air à la maison
  17. Suivi en direct de la pollution
  18. Quelques suggestions…
  19. Documents
  20. Synthèse de la série Pollution de l’air

La série complète est consultable ici : http://www.les-crises.fr/tag/pollution-de-lair/

Je vous rappelle que les graphiques sont libres de droits pour une utilisation non commerciale – n’hésitez pas à les diffuser.

1/ Statistiques détaillées pour 2014

Voici la synthèse de la situation en 2014 en Europe :

pollution air metro rer

Je fais ici un aparté : s’il est important de traiter le problème des émissions du charbon, il faut tordre le coup à un mythe tenace : celui des “centrales à charbon allemandes” qui nous pollueraient aux particules ; on voit bien que ce n’est pas le cas. L’Allemagne émet plus de particules que nous pour son électricité, mais bien moins au final (en particulier à cause du moindre chauffage au bois). Après, il est vrai que, parfois, de la pollution vient sur Paris en provenance d’Allemagne ou de Pologne (mais les centrales à charbon y jouent un faible rôle) ; mais en retour, par vent d’Ouest, la France pollue régulièrement Belgique et Allemagne par exemple. Bref, il faut que chaque pays s’attaque fermement à ce problème chez lui.

pollution air metro rer

On obtient ceci par habitant :

et ceci pour les seuls pays les plus grands et avancés :

On note que la France est un très gros émetteur de particules, principalement en raison du chauffage au bois. La comparaison avec l’Allemagne est édifiante, ce pays étant souvent accusé d’être un gros pollueur à cause de ces centrales au charbon ; c’est un vrai problème quand on n’analyse que ce secteur, mais on voit que ramené à l’ensemble des émissions, l’Allemagne est assez exemplaire.

C’est le contraire pour la Pologne et la Roumanie, pays très pollueurs, surtout pondérés par leur population (38 et 20 millions).

Voici les différentes sources :

pollution air metro rer

Voici la répartition au global en Europe ds émissions totales :

pollution air metro rer

ici en pourcentage :

pollution air metro rer

On peut le comparer à la situation de la France :

pollution air metro rer

Notre pays est le plus gros émetteur de particules, mais le poids de ses sources est assez proche de la moyenne européenne (un peu plus d’agriculture, d’industrie et de diesel).

pollution air metro rer

pollution air metro rer

pollution air metro rer

pollution air metro rer

pollution air metro rer

pollution air metro rer

Voici une carte pour 2014 :

pollution air particules

Voici enfin une carte de la saisonnalité des émissions (l’hiver est en haut à gauche, l’été en haut à droite) :

pollution air particules

Et ici un historique pour les dernières années :

pollution air particules

2/ Statistiques détaillées depuis 1990

2-1/ Pour l’Europe

Voici l’évolution des émissions annuelles en Europe pour les particules fines PM2,5 :

pollution air europe

(Source des graphiques)

On constate donc une baisse marquée, en particulier pour l’industrie et le transport routier (mise en place de filtres à particules sur les voitures diesel). Voici pour les proportions :

pollution air europe

et pour la situation en 2014 :

pollution air europe

Les deux tiers de la pollution sont issus du chauffage et du diesel.

Voici la même chose pour les PM10 :

pollution air europe

Cliquez ici pour les proportions depuis 1990 et en 2014.

2-2/ Pour la France

pollution air france

On note une très forte baisse sur la plupart des secteurs.

pollution air france

pollution air france

Près des deux tiers de la pollution sont issus du chauffage et du diesel.

Voici la même chose pour les PM10 :

pollution air france

2-3/ Pour l’Italie

Cliquez ici pour les proportions depuis 1990 et en 2014.

pollution air italie

On note une étonnante remontée au moment de la crise économique, issue du chauffage.

pollution air italie

pollution air italie

80 % de la pollution sont issus du chauffage et du diesel.

Voici la même chose pour les PM10 :

pollution air italie

Cliquez ici pour les proportions depuis 1990 et en 2014.

2-4/ Pour la Pologne

pollution air pologne

La baisse est moins spectaculaire qu’ailleurs ; de gros efforts ont été faits sur les centrales à charbon.

pollution air pologne

pollution air pologne

70 % de la pollution sont issus du chauffage et du diesel ; on note le poids important des centrales électriques au charbon. Tout ceci aboutit au fait que 33 des 50 villes d’Europe les plus polluées sont polonaises :

pollution-air-62

Voici la même chose pour les PM10 :

pollution air pologne

Cliquez ici pour les proportions depuis 1990 et en 2014.

2-5/ Pour l’Allemagne

pollution air allemagne

La baisse a été très marquée, issue surtout des secteurs industriels et du transport routier.

pollution air allemagne

pollution air allemagne

La moitié de la pollution est issue du chauffage et du diesel. On note le fort poids de l’industrie, et les 10 % issus des centrales au charbon.

Voici la même chose pour les PM10 :

pollution air allemagne

Cliquez ici pour les proportions depuis 1990 et en 2014.

Le sujet semblant passionner, je mets quelques informations sur la production d’électricité en Allemagne (Source) :

Production par le charbon :

et la lignite :

On voit que la part de ces deux sources polluantes a baissé.

La chute de la production nucléaire :

a en fait été plus que compensée par les énergies renouvelables :

2-6/ Pour le Royaume-Uni

pollution air uk

Là encore, la baisse est spectaculaire, issue des secteurs industriels et du transport routier.

pollution air uk

pollution air uk

60 % de la pollution sont issus du chauffage et du diesel.

Voici la même chose pour les PM10 :

pollution air uk

Cliquez ici pour les proportions depuis 1990 et en 2014.

2-7/ Pour la Roumanie

pollution air roumanie

Cet état en plein développement est un des rares en croissance forte, surtout sur le secteur des ménages.

pollution air roumanie

pollution air roumanie

85 % de la pollution sont issus du chauffage au bois.

Voici la même chose pour les PM10 :

pollution air roumanie

Cliquez ici pour les proportions depuis 1990 et en 2014.

2-8/ Pour l’Espagne

pollution air espagne

On note une baisse à partir des années de crise.

pollution air espagne

pollution air espagne

Les deux-tiers de la pollution sont issus du chauffage au bois.

Voici la même chose pour les PM10 :

pollution air espagne
Cliquez ici pour les proportions depuis 1990 et en 2014.

3/ Les autres polluants de l’air en Europe

Voici, de façon plus synthétique la situation d’autres polluants.

3-1 Les Oxydes d’Azote NOx

pollution air nox

pollution air nox

pollution air nox

pollution air nox

On voit bien qu’ils sont surtout émis par le transport routier.

Voici enfin une carte d’Europe, pour les 4 saisons de 2015 (hiver en haut à gauche, été en haut à droite)

pollution air particules

3-2 Les Oxydes de Soufre SOx

pollution air sox

Le poids de la Pologne est stupéfiant…

pollution air sox

pollution air sox

pollution air sox

Ces composés, précurseurs de nombreuses particules, sont surtout émis par la combustion d’énergies fossiles, surtout le charbon.

3-3 L’ammoniac NH3

pollution air nh3

pollution air nh3

pollution air nh3

pollution air nh3

3-4 Les Composés Organiques Volatils non méthaniques (COV-nm)

pollution air cov-nm

pollution air cov-nm

pollution air cov-nm

pollution air cov-nm

3-5 L’Ozone

Voici pour terminer une carte de la pollution à l’Ozone

pollution air particules

4/ Synthèse globale

Voici pour conclure un panorama global des émissions de polluants de l’air pour l’Europe :

pollution air

et pour la France :

pollution air

Je remets aussi ces 3 graphiques importants, noyés dans la masse de cet article :

pollution air france

pollution air france

80 réponses à La pollution de l’air en Europe II

Commentaires recommandés

Arc Angelsk Le 30 janvier 2017 à 09h25

A quel prix ? Le bois chauffe 3 fois, une fois lorsque l’on le coupe, une fois lorsque l’on le déplace et une fois lorsque l’on le brûle. Enfin le bois de chauffage est en général une ressource locale (hors grande agglomération). La mise en place d’un système de chauffage au bois est bien moins coûteuse (hors grande agglomération) que les autres, et la ressource est présente sur tout le territoire. De plus on peut toujours lorsque l’on habite à la campagne, acheter un terrain de qqs hectares de bois pour se chauffer avec comme prix l’huile de coude et le temps passé.

La méthanisation est intéressante mais à échelle d’un ménage elle demande une éducation spécifique au tri des déchets et une infrastructure encore quasi inexistante en France. Et surtout lorsque l’on habite dans une grande ville ds un 15m² sans balcon ni jardin, on n’a pas forcément la place d’avoir 30 poubelles différentes.

La chaleur résiduelle des égouts est réservée au milieu ultra-urbain et la géothermie n’est possible que sur 10% du territoire(causes géophysiques, entre autres la valeur du flux de chaleur interne à la terre)

Le solaire peut être intéressant mais les lois de restriction liées à l’architecture limitent la possibilité de s’en équiper lorsque l’on habite pas très loin de “monuments et zones classés”.

Le problème du bois de chauffage est donc très bien résumé par Sébastien.

  1. bobob Le 30 janvier 2017 à 02h11
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    @OB

    Comment vous expliquez que le problème du chauffage au bois ne soit quasiment jamais évoqué, même par des partis se revendiquant de l’écologie ?


    • Sébastien Le 30 janvier 2017 à 03h20
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      C’est très simple, vous voulez que la population se chauffe avec quoi d’autre?


      • jp Le 30 janvier 2017 à 03h47
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        on peut se chauffer avec l’incinération de déchets, le biogaz produit par la méthanisation de déchet, la chaleur résiduelle des égouts, géothermie, etc…


        • Arc Angelsk Le 30 janvier 2017 à 09h25
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          A quel prix ? Le bois chauffe 3 fois, une fois lorsque l’on le coupe, une fois lorsque l’on le déplace et une fois lorsque l’on le brûle. Enfin le bois de chauffage est en général une ressource locale (hors grande agglomération). La mise en place d’un système de chauffage au bois est bien moins coûteuse (hors grande agglomération) que les autres, et la ressource est présente sur tout le territoire. De plus on peut toujours lorsque l’on habite à la campagne, acheter un terrain de qqs hectares de bois pour se chauffer avec comme prix l’huile de coude et le temps passé.

          La méthanisation est intéressante mais à échelle d’un ménage elle demande une éducation spécifique au tri des déchets et une infrastructure encore quasi inexistante en France. Et surtout lorsque l’on habite dans une grande ville ds un 15m² sans balcon ni jardin, on n’a pas forcément la place d’avoir 30 poubelles différentes.

          La chaleur résiduelle des égouts est réservée au milieu ultra-urbain et la géothermie n’est possible que sur 10% du territoire(causes géophysiques, entre autres la valeur du flux de chaleur interne à la terre)

          Le solaire peut être intéressant mais les lois de restriction liées à l’architecture limitent la possibilité de s’en équiper lorsque l’on habite pas très loin de “monuments et zones classés”.

          Le problème du bois de chauffage est donc très bien résumé par Sébastien.


          • Chris Le 30 janvier 2017 à 11h58
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            J’ai grandi dans une région productrice de bois où 80% de la population éparse chauffe au bois, après un détour vers le fuel entre 1970 à 2000 (introduction des pellets).
            Une question toute bête, si quelqu’un sait sur ce forum et a pratiqué : quid de l’installation de filtre à particules sur un chauffage au bois ? Un nettoyage annuel lors du passage du ramoneur est-il suffisant ?


        • Arc Angelsk Le 30 janvier 2017 à 09h27
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          …Suite:
          Une des solutions qui parait intéressante pour les surfaces inférieures à 80m² et concentrées autour d’une ou deux pièces sont les pompes à chaleur (ou clim réversible) dans la mesure ou la maison est bien isolée et relativement étanche au passage de l’air. Le triple vitrage dans les régions peu ensoleillées. Une bonne isolation et dans les zones à forte amplitude entre extérieur et intérieur des systèmes de chauffage passif. Cala permettrait de diminuer la quantité totale d’énergie nécessaire au chauffage et présente l’avantage de faire des économies substantielles


      • Pas expert Le 30 janvier 2017 à 08h35
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        Concernant les particules en suspension, visibles sur les cartes, dont certaines ne sont pas de la pollution (sel, sable…), simplement mesurer leur quantité et pas leur qualité pose question (y compris à ceux qui bosse dans le domaine). J’ai souvenir d’un trajet sur autoroute, par fort vent de sud, avec quelques goute de pluie, très chargé en sable. Les panneaux indiquaient : ” attention pollution aux particules fines, modérer votre vitesse”.

        En tout cas, vu la forte baisse de la pollution ces 20 dernières années, on peut dire que pas mal de monde bosse dessus et qu’ils ont des résultats. Il est possible que le déchainement médiatique autours des piques de pollution (qui sont moins problématiques que la pollution de fond) soit un chiffon rouge émotionnel.


      • Milou Le 30 janvier 2017 à 08h55
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        Magnifique billet !

        Je pense qu’il faudrait une donnée tout à fait importante :
        – en France, sur les foyers se chauffant au bois, quelle est la part de foyers ouverts ?
        – quelle serait la conséquence sur les émissions totales de particules d’une obligation réglementaire + aides de passer à des inserts performants ?

        Si mon produit en croix et mes approximations ne sont pas trop mauvais (insert performant produit 8 fois moins de particules qu’un foyer ouvert, 18 % de foyers ouverts sur le total chauffage bois, 100 % de particules du chauffage provenant du bois, et chauffage représente 47 % des émissions PM2,5), on arriverait à du – 7 % sur les émissions totales de PM2,5 (à la louche).

        C’est toujours bon à prendre.


        • Chris Le 30 janvier 2017 à 12h11
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          En termes de production calorifique, pollution atmosphérique (intérieure comme extérieure), confort (chaud devant, froid derrière) et déperdition importante (se rappeler que les escaliers intérieurs, mezzanines, sans fermeture fonctionnent comme des cheminées !), les cheminées ouvertes devraient être interdites pour privilégier les inserts, ou bien mieux, les poêles de masse, qui en usage hivernal, peuvent même servir pour cuisiner.


      • Josephine Le 30 janvier 2017 à 13h33
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        C’est une question que je me pose. On dit que la France a fait le choix du tout électrique pour le chauffage à cause du nucléaire. Comment se fait il que persiste la pollution au chauffage bois qui ne devrait donc représenter qu’une petite part dès mode de chauffage?


        • L'illustre inconnu Le 30 janvier 2017 à 15h10
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          Le chauffage électrique coute cher et se trouve souvent dans des maisons où loges une classe peu aisée.(l’installation de convecteurs est peu couteuse, surtout si c’est pour louer…)
          De fait ces foyers se chauffent souvent au bois pour raison économique.

          Ce ne sera surement pas eux qui pourront investir dans une rénovation énergétique.


          • s Le 30 janvier 2017 à 17h22
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            Et le prix de l’électricité ayant augmenté de 35% en quelques années.


        • TZYACK Le 30 janvier 2017 à 18h47
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          Chauffer au bois revient 4 fois moins cher qu’à l’électricité !


    • caliban Le 30 janvier 2017 à 08h46
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      La rénovation thermique des logements est régulièrement évoquée, à défaut d’être mise en oeuvre. Ce qui signifie qu’il faut faire feu de tout bois : diversifier les sources d’énergie et réduire la consommation.


      • Chris Le 30 janvier 2017 à 12h34
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        Quand je vois les petits chiffres de la Suisse, la politique fédérale paye.
        Aides cantonales importantes lors des constructions et rénovations de logements ASSORTIES de réels contrôles techniques sur la bien-facture des travaux lors de la délivrance du permis d’habiter.
        Et en amont, une formation technique rigoureuse des maitres d’état qui mettront en oeuvre les diverses techniques dans leurs spécialités.
        Ferroutage et une vraie politique des transports publics de proximité (train, bus, tram et trolley, parkings trains-autos en périphérie des centres urbains).
        Contrairement à la France, la campagne n’est pas désertée, les villages restent vivants et économiquement dynamiques du fait des politiques communales et cantonales qui ont le pouvoir législatif et financier de gouverner.
        Un tout autre monde ! Si la France pouvait s’inspirer de ce modèle décentralisé (macro et micro-économique), quelle merveille ce serait. J’en rêve depuis 50 ans !


    • KenTo Le 30 janvier 2017 à 08h59
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      Très simple: électoralisme. Les voitures, on les voit tous les jours, elles sont la cible facile pour les électeurs urbains


    • Dominique Le 30 janvier 2017 à 12h06
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      « Comment vous expliquez que le problème du chauffage au bois ne soit quasiment jamais évoqué »

      Faux : le chauffage par cheminée est interdit lors des pics de pollution et localement même à tout chauffage au bois.
      J’habite dans un petit village des Pyrénées. Mes voisins et moi-même se chauffent au moins en partie par le bois. Personne n’utilise plus de cheminée. Un de mes voisins a deux poêles très performants et utilise du bois bien sec. Un autre un bon insert mais du bois moins sec. Aucun des deux ne me dérange jamais. Mais si je vais chez le premier, aucune odeur ne se manifeste, ce qui n’est pas le cas chez le second. Parler du bois, sans préciser les conditions n’a pas de sens, une cheminée avec un bois moyen produisant pour la même chauffe au moins cent fois plus de particules qu’un bon poêle avec du bon bois. Les seules fois où je suis dérangé (très fortement) par la pollution (visible) chez moi, c’est par l’écobuage. Et de ça, on en parle ?


    • Alain Maton Le 31 janvier 2017 à 06h10
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      Pire, comment se fait-il que l’on présente le chauffage au bois comme une solution écologique (renouvelable) et que l’on pousse les gens à se reconvertir à ce type de chauffage, notamment avec les chaudière automatique aux pellets?


  2. moshedayan Le 30 janvier 2017 à 06h49
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    Oui, merci pour ces données. Le chauffage au bois : un problème c’est certain. Il existe une solution intermédiaire : les poêles performants -où le foyer a déjà une plus haute température, mais aussi il faut une qualité de bois très sec, les granules-bois aussi une solution ? Oui mais le prix augmente fortement en ce moment.
    jp a peut-être raison : le biogaz ou méthanisation (déchets organiques, végétaux…) Je vois surtout que chauffage-bois et voitures diesel : = la France a tout faux .
    Dans les années 80, les pétroliers parlaient d’une essence à 100 octanes voire jusqu’à 120 (comme les formules 1? ), cette piste a été abandonnée… et en France, on a misé sur le diesel… Pourquoi cette piste de l’octane a été abandonnée , expliquez-moi merci


  3. Toff de Aix Le 30 janvier 2017 à 07h58
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    Bravo pour cet énorme travail.

    Ce qui saute aux yeux en regardant ces graphiques, c’est que croissance et air sain ne font pas, et ne feront jamais bon ménage.

    Croissance aussi bien économique, que de la population-en général l’un allant avec l’autre.

    On a beau parler “transition écologique” et autre “conversion énergétique”, sans une réelle remise en question de notre propension à nous multiplier hors de tout contrôle, en tant qu’espèce, et à tout écraser sur notre passage, nous allons droit dans le mur. A ce titre, la responsabilité des politiques est écrasante.


  4. reneegate Le 30 janvier 2017 à 08h32
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    Encore un problème qui ne sera pas réglé. Décidément nos “décideurs” se répètent, dans l’art de légiférer à coté de la plaque. 50 milliards donnés au patronat pour combattre le chômage ont a peine permis d’inverser la courbe (rires), les vignettes à Paris ne donneront pas plus un air respirable aux parisiens. Par contre à Paris on aura noté cette volonté de taper à coter puisque un contrôle de pollution qui avait le mérite d’exister aurait permis d’être bien plus juste, même s’il n’aurait pas vraiment réglé le problème. Des lois imbéciles et injustes voilà ce qui aura caractérisé le pouvoir “libéral” en France durant les 30 dernières années. Et surtout des maux qui perdurent et des victimes de plus en plus nombreuses qui en pâtissent.


  5. christian gedeon Le 30 janvier 2017 à 10h26
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    Je ne suis pas chimiste,ni biologiste,et encore moins spécialiste des questions de pollution…mais peut-on mettre sur le même plan les effets des particules fines du diesel et autres carburants, ceux des centrales à charbon, et ceux du chauffage au bois…n’y a-t-il pas une différence de toxicité? Je dis çà,je ne dis rien. peut-être me trompè-je complètement…ou peut-être pas.Quelqu’un pour éclairer ma lanterne?


    • Toff de Aix Le 30 janvier 2017 à 13h36
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      Bonjour. Lisez le premier billet de la série, c’est très clairement expliqué. Au delà de la toxicité inhérente de la matière constitutive de la particule (en gros nous sommes d’accord qu’une particule d’uranium sera potentiellement plus dangereuse qu’une de charbon), il s’agit de la taille, et de la masse de celles-ci, qui fait leur capacité à se masser dans les grandes zones urbaines, à rester dans l’atmosphère plus ou moins longtemps et surtout, à pénétrer plus ou moins profondément dans l’organisme, donc à vous empoisonner.


  6. RémyB Le 30 janvier 2017 à 10h46
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    il me semble que Montréal interdit désormais les poêles basiques.
    les chaudières à bois modernes polluent nettement moins que
    les vieilles cheminées et autres inserts.
    les grosses chaudières à bois ont une obligation de filtres à particules.

    question:
    Grenoble, ville polluée en permanence ou presque (un peu comme Lyon)
    a t’elle effectué une enquête sur l’origine des pollutions dues aux particules?


    • Milou Le 30 janvier 2017 à 11h08
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      A Annecy, désormais au moins autant polluée par les particules fines que Grenoble ou Lyon, une étude de 2014 donnait plutôt (pour les particules PM10 et PM2,5) :
      40 % chauffage
      40 % transports
      20 % industrie


  7. oscar Le 30 janvier 2017 à 10h47
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    Bravo enfin une belle étude avec de beaux graphiques. Les commentaires simplistes de l’actu. mainstream soulignés en jaunâtre avaient largement fait baisser la qualité du site.

    Le chauffage au bois est un problème connu depuis longtemps mais il est considéré comme renouvelable avec bilan CO2 neutre. C’est pour cette raison principale qu’il est promu.
    En Suisse le chauffage au bois est autorisé à condition qu’il soit équipé de filtres. Il en existe de deux sortes. Pour un surcoût d’environ 1000 euros si mes souvenirs sont bons. Malheureusement il faut les changer à peu près tous les dix ans. Ce prix élevé est dû à une production confidentielle. D’ailleurs, en Europe il n’y a qu’une ou deux boites suisses qui en produisent.
    Au Canada ils utilisent beaucoup de PAC air/air fonctionnelles jusqu’à – 20 – 25°C en plus du fioul. Solution avantageuse pour un pays comme la France possédant une production électrique décarbonée.


  8. NPK Le 30 janvier 2017 à 12h22
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    Surprenant… Vous ne mentionnez à aucun moment le problème crucial des particules fines et ultrafines secondaires, qui se forment DERRIERE le véhicule par recombinaison chimique des NOx – principalement le NO² – et de l’ammoniac NH3… Ces particules sont directement inhalées par le piéton, vélo, poussette et ne font donc l’objet d’aucune mesure fine… Ces PM fines et ultrafines secondaires – allant jusqu’à la nanoparticule qui va directement remonter jusqu’au cerveau en suivant le nerf olfactif – sont responsables de l’augmentation des problèmes cardiaques observés pendant et après un pic, mais également de l’explosion des maladies neurodégénératives…

    Et c’est là que le bât blesse… La France est en effet leader des NOx, de par la très forte diésélisation de son parc, merci aux incitations fiscales… Mais c’est aussi le leader de l’épandage d’ammonitrate, culture intensive oblige, qui dégaze quantités d’ammoniac NH3 dans l’atmosphère à au moins trois reprises dans l’année, correspondant aux périodes de fertilisation des champs. L’ammoniac de la campagne, emporté par les masses d’air circulant majoritairement selon un flux sud-ouest / nord-est, finit par rencontrer le NOx de la ville, donnant naissance aux redoutables PM2.5 secondaires…


    • oscar Le 30 janvier 2017 à 17h13
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      Très intéressant. Avez-vous de bon liens à recommander ?


    • apero Le 30 janvier 2017 à 18h13
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      Le sujet des particules ultrafines (<1µm) est abordé dans les autres article de la série, par exemple celui là http://www.les-crises.fr/les-graves-effets-des-particules-sur-la-sante/ .

      Si l'article présent n'en parle pas c'est (de ce que j'ai compris) parce qu'on n'est pas (encore) capable de mesurer ces "nanoparticules" de façon fiable et généralisée dans toute l'Europe, et de faire des statistiques à grande échelle comme c'est le cas pour les PM2.5. C'est comme pour passer du microscope à balayage au microscope à effet tunnel, ces nouveaux appareils de mesure sont forcément beaucoup plus coûteux.


      • NPK Le 31 janvier 2017 à 05h39
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        Non, au contraire, et c’est d’ailleurs l’inquiétude majeure des pollueurs de tout poil : la technologie laser est dorénavant appliquée aux capteurs numériques de comptage de particules. Elle est infiniment plus abordable économiquement que les vieilles stations analogiques de pesage des particules, qui n’ont pas évolué en trente ans.

        Ces capteurs numériques sont une vraie rupture technologique, économique… et sociétale : coûtant 100 fois moins que les anciennes stations, ces capteurs vont se répandre partout et ringardiser nos vieux systèmes de mesure.

        Shanghai, consciente du danger des PM2.5 par rapport aux relativement bénignes PM10 – trop grosses pour pénétrer dans l’organisme – va installer des centaines de ces capteurs à travers la Ville. Paris se contente pour l’instant de trois stations PM2.5 intramuros, dont une en zone piétonne à Beaubourg… Mais ça devrait bientôt bouger…


        • L'illustre inconnu Le 31 janvier 2017 à 14h06
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          Tout à fait, un de ces capteurs fera partie de mon attirail. Je suis certain que comme d’autres “compteurs” devenue bon marché en leur temps, ça va faire bouger les choses.


  9. some Le 30 janvier 2017 à 12h23
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    Au vu des dernières nouvelles au sujet des pôles, de l’incapacité flagrante des instances décisionnelles et dirigeantes à évaluer l’ampleur du problème, de la volonté de tous à reproduire les même gestes destructeurs,
    dans ce graphique http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2017/02/emissions-particules-france-01.jpg
    je ne peux lire autre chose qu’un échec.


  10. NPK Le 30 janvier 2017 à 12h35
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    Enfin, ne négligez pas la différence fondamentale de toxicité entre une “bonne grosse PM10 bien ronde” qui sera arrêtée à l’étage supérieur de l’arbre pulmonaire par le mucus, et les PM2.5, PM1.0, voire PM0.1. Ces particules sont infiniment plus dangereuses, car elles pénètrent beaucoup plus profondément les alvéoles pulmonaires, voire le réseau sanguin et le cerveau…

    Les diesels récents ont tendance à casser les plus grosses particules en une infinité de plus petites, un phénomène déjà documenté par la Fondation du Souffle et de nombreux experts…


  11. Chris Le 30 janvier 2017 à 12h59
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    Justement, puisqu’on parle de la Pologne… Un article aujourd’hui chez actu-environnement :
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/pollution-air-pologne-chauffage-charbon-transport-28356.php4#video&xtor=EREC-107


  12. Jean-Louis Le 30 janvier 2017 à 13h25
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    Belle démonstration qu’on à tort d’inculper les centrales à charbon comme principales émettrices de pm2.5 et pm10, mais quid du soufre ? Le graphique est assez clair, mais que deviennent ces particules ? Quelle responsabilité dans les pics de pollution ?


    • NPK Le 31 janvier 2017 à 05h26
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      Dans des villes comme Londres ou Paris, les bateaux de tout poil – y compris les bateaux-mouches ou ceux qui emmènent dans de généreuses volutes noires les touristes à Greenwich – n’ont pas encore l’obligation de se restreindre au gasoil désulfuré – comme c’est pourtant déjà le cas dans nombre de villes asiatiques.

      Ce gasoil désulfuré est à peine plus cher que le bon vieux gasoil bien polluant généralement utilisé à Paris et Londres, mais que voulez-vous, être propre n’est pas une fonction naturelle chez l’homme, surtout si cela coûte un peu d’argent…

      Les docks le long de la Tamise ont un niveau de pollution juste inconcevable… Et l’on va bientôt connaître ce qu’il en est le long des berges.

      D’après la Mairie, cette décision d’imposer un gasoil propre revient aux Ports de Paris.

      A se demander si l’orthographe de “Ports” est correcte, les péniches ont même encore le droit de relarguer leurs effluents y compris organiques dans la Seine au lieu de les collecter et les faire traiter.

      Anne Hidalgo n’est pas prête de se baigner…


  13. Agroforesterie Le 30 janvier 2017 à 14h33
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    Merci pour cette série, et la compilation de ces données : des faits et rien qu’eux…
    Ca permet de mieux appréhender le problème.
    Une question me taraude : d’un côté l’historique des émissions européennes montre une baisse sensible de celles-ci, de l’autre, l’historique de la pollution sur les cartes depuis 2008 montre une forte augmentation de la pollution…
    Une explication au fait que la pollution ne semble pas directement liée aux émissions ?


    • Les-crises Le 30 janvier 2017 à 23h38
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      non, c’est juste un reflet des variations de la météo, qui ont deux impacts : 1/ former les polluants secondaires 2/ accessoirement, disperser plus ou moins vite les polluants.

      En tendance, la pollution baisse au global, vous verrez.


      • NPK Le 31 janvier 2017 à 05h16
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        Non, pas les PM2.5 et les PM1.0 secondaires, qui se forment DERRIERE le véhicule par recombinaison des NOx et de l’ammoniac (épandage, mictions “sauvages” urbaines…).

        Ces particules fines et ultrafines qui se forment à hauteur de respiration sont directement inhalées par le piéton, le cycliste, la poussette, le jogger, donc jamais mesurées, et pourtant ce sont les plus délétères…

        Les Mines de Douai travaillent sur un caisson à environnement d’ammoniac contrôlé, qui permettra d’évaluer l’importance du phénomène de recombinaison chimique entre l’ammoniac et les NOx pour chaque véhicule…

        Vous avez aimé le dieselgate, vous adorerez l’ ammoNOxgate… Le diesel urbain, c’est terminé…


        • Les-crises Le 31 janvier 2017 à 11h37
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          Oui, on en parlera dans les prochains billets… 🙂


  14. CHOLLEY Le 30 janvier 2017 à 14h59
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    Très intéressant … mais je me pose la question des 12 millions de tonnes de fioul que les Français brûlent pour se chauffer dans des chaudières qui, bien entendu, ne sont pas équipées de filtres ! à cela on peut ajouter l’équivalent en gaz (fourchette basse) …


    • Les-crises Le 30 janvier 2017 à 23h37
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      ça émet des saletés, mais bine peu de particules, vous verrez…


    • NPK Le 31 janvier 2017 à 05h09
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      Le gaz fait très peu de NOx et de PM. D’où l’intérêt d’y avoir recours pour les véhicules également, c’est la seule motorisation thermique à peu près propre.

      Le fait que la France soit la lanterne rouge du GPL et du GNV explique en partie notre situation de plus en plus catastrophique par rapport à nos voisins immédiats…


  15. L'illustre inconnu Le 30 janvier 2017 à 15h25
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    On pourra noter que le groupe Volkswagen devient cette année le 1er constructeur de voiture au monde devant Toyota, une 1ere…
    Après le VolkswagenGate, c’est une invitation aux constructeurs pour continuer à polluer. Beaucoup savent que tous les constructeurs trichent, mais de là à le promouvoir par de nombreux achats(+3.8% par rapport à 2015), je ne félicité pas les acheteurs. Drôle de Monde…


  16. Déplorable 21 Le 30 janvier 2017 à 15h58
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    Suite à la lecture de cet immense travail ( et les pages précédentes ) une question me gratouille.
    J’ai remarqué le caractère ” flottant” de l’adjectif “prématuré” dans “morts prématurées”. Il apparaît dans le corps des articles mais disparaît souvent des titres .Quelqu’un de pointu pourrait-il m-en donner la définition précise? il s’agit sans doute d’un concept statistique ! Comment a t’il été obtenu et comment a t on fait le tri dans toutes ces morts prématurées? Je savais que l’on pouvait prendre rdv pour naître et ainsi définir une éventuelle prématurité par contre pour mourir !! Donc si un ou une d’entre vous connaît la date de mon trépas, ça m’intéresse, je prendrais mes dispositions.
    pour finir un lien vers un article à ce sujet mais pas clair :
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/06/particules-fines-vraiment-42-000-morts-par-an-en-france_1842963_3244.htm


    • NPK Le 31 janvier 2017 à 05h06
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      C’est aussi un élément de langage mis en place par le lobby automobile – au même titre récemment que neige industrielle pour remplacer neige de pollution… – pour dédramatiser la situation…

      On parle aussi souvent de diminution d’espérance de vie, du coup, tout le monde s’imagine qu’en raison de la pollution, seuls les très vieux en fin de vie vivent six mois de moins, ce qui finalement n’est pas si grave que cela…

      C’est inacceptable… Un jogger urbain qui “meure prématurément” à 50 ans par exemple ne diminuera l’espérance de vie moyenne des Parisiens que de quelques secondes. Mais pour lui et sa famille, c’est 25 ans de perdus…


  17. Jacques F. Le 30 janvier 2017 à 16h42
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    Le jour où nos gouvernements arrêteront d’être aux ordres des lobbies, on va investir dans la recherche pour générer de l’électricité beaucoup plus propre / sûr, avec par exemple des réacteurs au Thorium.

    Alors oui, il a un sacré inconvénient le réacteur au Thorium : il ne génère pas de plutonium dont on a “besoin” pour nos bombes. Mais est-ce vraiment grave ?


    • NPK Le 31 janvier 2017 à 04h59
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      Oui, le nucléaire civil ne se justifie plus que par le nucléaire militaire.

      Les grandes centrales solaires permettent dorénavant de générer de l’électricité propre à 3 cts d’€ du kWh, un niveau historiquement bas inférieur même au charbon, alors que l’EPR va grimper au-delà de 15…

      Il n’y a donc plus débat, la filière – en dehors des centrales installées – ne fait plus aucun sens, même un X-Mines obtu – et ils sont encore nombreux dans l’administration et les grands groupes – peut le comprendre.

      Sauf, sauf… si derrière le civil se “cache” le militaire…


      • oscar Le 31 janvier 2017 à 09h54
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        Faux. Nucléaire civil et militaire sont aujourd’hui décorrélés. Hormis pour certaines expertises comme la propulsion nucléaire.

        Que faites vous du coût de l’intermittence (back-up gazier), du stockage électrique (barrages, batteries etc.) du renforcement du réseau engendré par cette surcapacité. Des rejets de Co2 ?
        Si vous voulez comparer des coûts ne le faites pas au 1/8 ième.


        • NPK Le 01 février 2017 à 04h52
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          Non, sur le plan R&D, les deux ne sont pas complètement compartimentés, c’est d’ailleurs comme cela que le militaire a pu poursuivre son développement discréto malgré les fortes restrictions budgétaires de la décennie écoulée.

          Qui plus est, je ne remets pas en cause la base installée de centrales, qui pourront fournir de l’électricité encore de très longues années. Mais je dis et redis et confirme que le nucléaire nouvelle génération ne fait absolument aucun sens : 15 cts++ du kWh pour l’EPR contre 3 pour les grandes centrales solaires au sol, la messe est dite…

          Même si vous doublez le prix du photovoltaïque en associant un système de stockage, ce PRI est bien en-deçà de l’EPR… Et démonter une centrale solaire, au bout de 40 ans+++ (durée de vie des panneaux avec moins de 5% de perte d’efficacité sur la période), ne coûtera que 10% du coût de l’installation initiale, avec un recyclage quasi complet… Alors que le démantèlement d’une centrale “nouvelle génération” sera juste faramineux… Avec stockage des déchets sur plusieurs millénaires…

          Le débat est vraiment clos, seuls nos crânes d’œuf X-Mines ne le comprennent pas encore. Ce sont les mêmes qui nous ont orientés vers puis installés dans le diesel…


          • NPK Le 01 février 2017 à 11h26
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            En parlant du coût de démantèlement…

            http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20170131.OBS4665/demanteler-les-centrales-nucleaires-un-cout-atomique.html

            Il y a pourtant une idée toute simple : une fois la Centrale arrêtée, sanctuariser le site, c’est certainement l’endroit le plus sûr et le plus sécurisé de la planète, au lieu d’aller enfouir ses déchets ailleurs…

            Et profiter des installations en lignes haute tension & co. et du foncier souvent considérable autour de chaque centrale (c’est curieux, les gens renâclent à s’installer à côté…) pour implanter une immense centrale à énergie renouvelable, regroupant solaire, éolien et stockage d’énergie renouvelable. Ces terrains sont foutus, autant les utiliser pour produire de l’énergie propre tout en sanctuarisant les déchets ainsi sous surveillance ad vitam. Simple, propre, beaucoup moins cher que tout… Mais comme le Business Plan de la quasi-défunte AREVA intégrait les revenus du démantèlement, va falloir attendre qu’une génération d’X-Mines partent enfin à la retraite pour que l’idée s’impose…


          • oscar Le 01 février 2017 à 19h18
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            Vraiment n’importe quoi. Aucun chiffrage. Du bla bla, arrogance (messe est dite) et insulte (tête d’œuf). Je n’ai jamais compris pourquoi les écologistes qui peuvent être intéressants par ailleurs, comme vous l’avez montré, peuvent devenir aussi irrationnels quand il est question du nucléaire. Heureusement tous ne sont pas comme ça, ont peut penser à James Lovelock (hypothèse Gaia) ou certains fondateurs de Greenpeace qui ont changé d’avis en cours de route sur le nucléaire.
            J’en arrive à soupçonner le « lobby » de l’UE plutôt opposé au nucléaire ou celui des gaziers, charbonniers et pétroliers. Ça nous change du « lobby nucléaire » que ces pseudo-écolos qui préfèrent turbiner au carbone nous assènent à longueur de temps.
            Sans rancune et bonne continuation


  18. apero Le 30 janvier 2017 à 18h29
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    Bonjour Olivier,

    Allez vous tirer les oreilles de N.Meilhan qui est parti en croisade depuis déjà des mois contre les centrales à charbon allemandes, accusées de polluer la France aux particules fines ( http://leseconoclastes.fr/2016/12/vent-desinformation-lemonde-franceinfo/ ) sur la base de cartes des vents sélectionnées avec soin, mais en mépris total de la composition des particules? L’article du monde ( http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/12/12/le-pic-de-pollution-n-est-pas-venu-des-centrales-a-charbon-allemandes_5047702_4355770.html ), citant Air Parif, faisait en effet remarquer que les particules sur Paris en décembre n’étaient pas soufrées, or comme vous le dites dans l’article, les centrales à charbon rejettent toujours des quantités détectables d’oxydes de soufre.

    On n’a jamais eu la réponse de Meilhan sur cet élément gênant…


    • Nicolas Meilhan Le 30 janvier 2017 à 18h42
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      Bonjour,

      J’ai eu l’occasion de publier un papier le 16 décembre à ce sujet:

      Plaidoyer d’un père de famille pour une Europe moins polluée
      http://leseconoclastes.fr/2016/12/30-ans-apres-tchernobyl/


    • apero Le 31 janvier 2017 à 17h43
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      Je ne sais pas qui a raison ou tort dans cette histoire de vague de pollution aux particules fines. L’article des Crises semble dédouaner les centrales à charbon qui ne polluent en fait pas tant que ça en termes de particules fines (probablement à cause des normes sévères qui imposent de filtrer les fumées), contrairement aux feux de bois à foyer ouvert qui ne font pas (encore) l’objet de réglementations très strictes (ils devaient être interdits en île de france mais Royal a fait sauter la mesure…)

      Donc si les Econoclastes pouvaient se mettre d’accord sur le sujet ça m’aiderait à y voir plus clair, merci.

      (PS 13 minutes chrono pour répondre au message, chapeau l’artiste.)


      • NPK Le 01 février 2017 à 04h58
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        La thèse fumeuse du charbon allemand a fait long feu, c’est terminé…


  19. Luc Le 30 janvier 2017 à 18h37
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    Bonjour,

    Pour les ménages, (en orange dans les graphiques), quelle est la part qui est due au chauffage au bois, celle due aux brulages de déchets végétaux et celle due au chauffage fuel dans les PM2,5 ?
    Car à la lecture des graphiques (fort bien fait d’ailleurs, bravo !) on en déduit que seul le chauffage au bois bois émets des PM2,5, ce que je ne crois pas.

    Je rappelle que le grenelle de l’environnement (2007) a encouragé et subventionné le chauffage au bois, en remplacement des chauffages au gaz et au fuel, afin de lutter contre les émissions de CO² et le réchauffement climatique…. Du coup, il y a 8 ans, j’ai remplacé ma chaudière fuel, par un poêle bouilleur au bois….et aujourd’hui on me dit que je pollue ! Alors, comme disait les “Tontons Flingueurs”, çà commence à me les briser menu !…


    • Les-crises Le 30 janvier 2017 à 23h27
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      On parle surtout des foyer souverts à bois, c’est moins vrai des chaudières récentes… On parlera bientôt du chauffage bois


    • Les-crises Le 30 janvier 2017 à 23h35
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      le bois est prépondérant


  20. petitjean Le 30 janvier 2017 à 18h41
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    le chauffage le moins polluant, le plus propre est le chauffage électrique. Mais ça va faire hurler les anti nucléaires !

    à noter qu’une centrale nucléaire ne rejette rien dans l’atmosphère. Mais ça va faire hurler les anti nucléaires !………


    • KenTo Le 30 janvier 2017 à 18h46
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      … Le mois générateur de particules, oui. Mais aussi de très loin le plus inefficace en terme énergétique!


    • Tassin Le 30 janvier 2017 à 18h55
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      Le chauffage électrique n’est pas majoritairement alimenté par le nucléaire, le parc de centrales étant dimensionné pour les besoins d’été. L’hiver en France on ouvre les vannes des barrages, on lance nos centrales à charbon, gaz et fioul, et on importe des quantités astronomiques d’électricité de nos voisins.


      • petitjean Le 30 janvier 2017 à 20h15
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        “et on importe des quantités astronomiques d’électricité de nos voisins”

        vous me surprenez !

        vos sources svp ?


        • Tassin Le 30 janvier 2017 à 22h50
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          C’est un fait connu, en été la France est exportatrice, mais dans les périodes de grand froid on importe à fond à cause du chauffage électrique. La thermo-sensibilité du parc français est aujourd’hui d’environ 2,5GW/°C. 5 à 10 fois plus que chez nos divers voisins.

          Pour vous en rendre compte par vous-même, vous pouvez faire un tour sur le site de RTE qui permet de consulter la production et la consommation électrique par pas de 15min, avec les importations et les exportations. Regardez les jours de grand froid ce que ça donne.

          http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique


    • Blue Le 30 janvier 2017 à 20h32
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      Bonjour

      Une centrale nucléaire ne rejette rien dans l’atmosphère.
      Il faut aller le dire aux japonais de Fukushima, aux habitants de Tchernobyl, ces idiots ils sont tous partis de chez eux en laissant tout sur place alors qu’il n’y avait rien !


    • jp Le 30 janvier 2017 à 21h15
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      une centrale nucléaire ne rejette rien, vraiment ?

      fuites et rejets, accidentels ou autorisés, de produits chimiques corrosifs ou irritants et d’éléments radioactifs dans l’environnement
      http://www.sortirdunucleaire.org/rejets-centrales-nucleaires


    • L'illustre inconnu Le 31 janvier 2017 à 14h42
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      Comment ça rien dans l’atmosphère? Pour produire de l’électricité, un réacteur nucléaire n’est qu’une bête chaudière qui produit de la vapeur en faisant tourner des turbines.
      Ce sont ces turbines qui produisent de l’électricité. Seulement 30% environ de l’énergie est transformé en électricité, le reste est de la pure perte en chaleur. Donc quand vous avez un réacteur qui produit 1500 megawatts, vous réchauffez aussi atmosphère avec un gros radiateur de 3000 mega watts qui ne sert à rien…

      Chaleur en partie dissipé par un refroidissement par eau qui devient la fameuse vapeur qui sort des centrales. La vapeur c’est aussi de l’eau. Récemment encore par temps gris, je passais à coté d’une centrale nucléaire, il pleuvait juste sous le nuage de la centrale, rien avant ni après celle-ci.
      Alors le bilan total n’est pas pire que le charbon mais on ne peut pas dire que ça ne rejette rien.


      • NPK Le 01 février 2017 à 05h08
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        Bravo, peu de gens réalisent que le nucléaire, malgré son intérêt certain dans l’offre énergétique d’il y a trente ans – surtout en remplacement du charbon ou du pétrole – n’est pas si “bénin” que cela sur le plan bilan chaleur. Une grosse partie de ces calories se retrouve dans les cours d’eau, et ça non plus, ce n’est pas bénin…

        Selon la loi de Carnot, il faut effectivement d’abord produire 6 MWh primaires de chaleur sous forme de vapeur pour récupérer 2 MWh d’électricité, dont moins de 1 MWh atteindra finalement la prise du consommateur.

        Les centrales solaires de proximité – dans la région même de consommation – sont la solution évidente que tout le monde a pourtant sous les yeux, les déperditions sont marginales du panneau à la prise…


  21. RGT Le 30 janvier 2017 à 18h51
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    Si déjà notre mode de vie évoluait vers une consommation moindre d’énergie, ne serait-ce qu’au niveau des transports, ce serait un bienfait.

    J’aimerais connaître le pourcentage de la population qui a l’obligation de prendre un moyen de transport pour se rendre à son travail, qu’il s’agisse de transports en commun ou de véhicule personnel.

    J’ai la chance de ne pas être “trop éloigné” de mon lieu de travail et je parcours chaque jour 14 km à vélo pour aller bosser, mais c’est pénible et dangereux quand il pleut ou qu’il y a du verglas et il faut se changer en arrivant pour ne pas attraper la crève, faire fuir ses collègues ou les clients, etc…

    Si j’avais la possibilité d’habiter à proximité de mon lieu de travail j’irais bien à pied, mais c’est hors de question, je n’ai pas les moyens de me payer un logement proche.

    C’est bel et bien TOUTE l’organisation de notre mode de vie qui est à revoir.

    Même dans les villes “tenues” par des ayatollahs de l’écologie, rien n’est fait si ce n’est quelques traits de peinture qui délimitent les “couloirs de la mort” qui viennent rogner des voies de circulation déjà trop étroites pour se targuer d’avoir “réalisé” des “pistes cyclables écologiques”.

    Hypocrites !!!


  22. dge Le 30 janvier 2017 à 19h36
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    Il me semble avoir entendu que dans certaines vallées en Suisse les autorités locales imposaient l’installation d’un dispositif de filtration sur les conduits de cheminée pour limiter la pollution issue de la combustion.


  23. carmin Le 30 janvier 2017 à 20h31
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    j’ajoute que la position de l’Allemagne juste au dessus de la Suisse en terme de pourcentage de particules m’étonne vraiment.pas beaucoup d’industries en Suisse non? c’est pas les banques..
    (tableau 4)


  24. Valentin Le 30 janvier 2017 à 21h10
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    C’est un billet qui me donne envie de revenir. Il rentre dans la vocation de ce blog : des images pour comprendre. Merci pour ce travail! J’avoue que ces derniers mois j’y retournais seulement par automatisme tant les commentaires de commentaires m’élevaient finalement assez peu mon intelligence.


  25. Gordon Le 30 janvier 2017 à 21h19
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    Le gros problème avec le charbon en Allemagne ou pas, en dehors de son potentiel de pollution est que la transformation de celui ci en chaleur et électricité (centrale à charbon) est la première source d’émission de CO² dans le monde (21%).
    (A titre indicatif : 4% pour les voitures, 4% pour les camions, 3% Bateaux, 2% Avions)

    Ensuite, qu’il s’agisse de pollution ou de CO², savoir si celle en France vient d’Allemagne ou de Pologne est une fausse question. Il s’agit de toutes les façons de problèmes systémiques dont les boucles de rétro-actions (feedback) finissent par devenir planétaires (climat, santé, hydrométrie, sècheresse, famine, conflit, migration, agents pathogènes, pandémie etc)

    C’est tout le drame, car à la fois, ils nécessitent une forme de gouvernance mondiale (beurk) pour être réglé et à la fois, c’est parce qu’ils nécessitent une entente global de pays qui ne subissent pas les mêmes effets direct, mais finirons par partager les effets indirects, qu’ils sont voués à l’échec et au “consensus mou” (COP21 etc…)

    Pour respecter 2°C max d’augmentation il faudrait supprimer toutes les centrales à charbon dans les 30 ans venir. Allez dire cela aux Chinois. Et les Allemands qui veulent sortir du nucléaire ? Vous pensez que c’est avec des éoliennes et panneaux solaires ? (basse qualité produit par l’industrie Chinoise qui tourne au Charbon, et oui “Systémique”).


  26. Tassin Le 30 janvier 2017 à 23h13
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    Sur l’Allemagne et son charbon, je conseille à tous la dernière publication nationale sur le sujet. Vous verrez comment année après année, le charbon prend de moins en moins de place dans le mix Allemand, et ce malgré l’arrêt progressif du nucléaire.
    https://www.agora-energiewende.de/fileadmin/Projekte/2017/Jahresauswertung_2016/Die_Energiewende_im_Stromsektor_2016_EN.pdf


  27. JC Le 01 février 2017 à 15h48
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    Avec quoi se chauffer ?
    Un certain candidat à la présidentielle dont les initiales sont F.A. a évoqué avoir été hébergé, lors de son tour de France de conférences, dans une maison entièrement passive. Je crois que c’était dans son tout premier direct Facebook. Il nous a partagé son épatement : de mémoire, alors qu’il gelait dehors, il faisait 23°C à l’intérieur, et il fait cette température toute l’année sans le moindre chauffage.

    A supposer qu’on n’aurait pas le même résultat au nord du pays, l’effort de chauffage serait tout de même bien moindre.

    Cela permet aussi de faire remarquer que nos élites érudites ne sont pas omniscientes, et apprennent beaucoup en parcourant le pays comme ça, et ont donc de nouvelles idées.

    Et sinon, il suffit de s’habiller plus chaudement, de bouger, de rester au lit…


    • Olivier77 Le 02 février 2017 à 15h48
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      Une maison bien isolée le reste autant à zéro qu’à -15 degrés C.
      La norme actuelle est à la fois plus exigeante et à la fois contradictoire. On isole mieux mais on oblige pour le renouvellement un mécanisme de flux pour renouveler l’air. A 15 ou 30 m3/h, je vous laisse le calcul de la perte énergétique dans une chambre pour maintenir 19 avec un air extérieur à 0.
      L’idéal c’est de réduire l’énergie consacrée au chauffage du logement, l’apport se faisant avec les personnes présentes et les appareils électro-ménagers. Un gros travail pour convaincre les artisans et les promoteurs de quitter le label promotelec.


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