Source : Truthdig, le 06/09/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

Steve Mann / Shutterstock

Si vous ne vous vouez pas à la destruction de l’empire et au démantèlement du militarisme américain, alors vous ne pouvez pas vous considérer comme étant de gauche. Le sujet n’est pas accessoire, c’est LE sujet. C’est pourquoi je refuse d’accorder un blanc-seing à cette campagne de Bernie Sanders pour les élections présidentielles, alors qu’il refuse d’affronter l’industrie militaire ou les crimes de l’empire, y compris le soutien états-unien au lent génocide du peuple palestinien. Tant que nous ne détruirons pas notre machine de guerre perpétuelle, aucune réforme authentique, démocratique, sociale, économique ou politique ne sera possible.

Ceux qui défendent l’armée et profitent de la guerre, ceux-là sont nos vrais ennemis. Ils se servent de la peur, renforcée par le racisme, comme d’un instrument qui les aide à abolir les libertés civiles, écraser toute contestation pour finir par éteindre la démocratie. Pour produire des armes et financer l’expansion militaire, ils ruinent les économies domestiques en détournant les ressources, l’expertise scientifique et technique et une part faramineuse des fonds d’état. Ils se servent des militaires pour mener des guerres inutiles et interminables dans le but d’enrichir des entreprises comme Lockheed Martin, General Dynamics, Raytheon et Northrop Grumman. La guerre est une affaire. Et quand les généraux partent à la retraite, devinez où ils vont « travailler »? Les profits gonflent. La guerre ne s’arrête jamais. Des régions entières sur la Terre vivent dans la terreur. Notre pays se fait éviscérer et se trouve à devoir vivre sous ce que le philosophe Sheldon Wolin appelle le « totalitarisme inversé ». Il semble que les libertariens aient compris de quoi il retourne. Il est temps que la gauche se réveille.

« La société bourgeoise est face à un dilemme », écrit la socialiste Rosa Luxembourg, « évoluer vers le Socialisme ou retourner à la barbarie… Nous faisons face à un choix : la victoire de l’impérialisme et le déclin de toute culture, comme dans la Rome ancienne – annihilation, dévastation, dégénérescence, un cimetière à ciel ouvert – ou la victoire de la classe ouvrière internationale contre l’impérialisme et son système, la guerre. Tel est le dilemme de l’histoire du monde, soit ceci, soit cela, les dés en seront jetés par le prolétariat conscient de sa position sociale. »

L’armée américaine et ses hordes de sous-traitants privés sont les hommes de main et les tueurs à gages des multinationales, dont la plupart ne paient aucun impôt. La jeunesse au chômage sert de chair à canon. L’armée américaine est la servante du capitalisme depuis le génocide des Indiens, perpétré pour le profit des spéculateurs fonciers, des sociétés minières, des marchands de bois et des chemins de fer. L’armée a répété ce massacre aveugle à la fin du 19e siècle lors de notre expansion impériale à Cuba et aux Caraïbes, en Amérique centrale et tout particulièrement aux Philippines. La force militaire permet aux multinationales d’étendre leur marché et de piller le pétrole, les minerais et les autres ressources naturelles, tout en gardant les populations appauvries sous le joug de régimes corrompus et brutaux. Les maîtres de la guerre sont la lie de la terre.

Ce sont les profiteurs de guerre et les militaires, comme Seymour Melman l’a fait remarquer, qui ont conspiré après la Seconde Guerre mondiale pour conserver le pays en état de guerre totale, poussant l’économie à continuer à produire d’énormes quantités d’armes en temps de paix. La perpétuelle économie de guerre est maintenue par la peur – des communistes pendant la Guerre froide et des djihadistes islamistes aujourd’hui. Cette peur n’est pas seulement utilisée pour légitimer des dépenses militaires exorbitantes, mais aussi pour écraser l’opposition intérieure. Les capitalistes et les militaires, qui ont réussi à mener ce que John Ralston Saul appelle un “coup d’état au ralenti”, ont utilisé leur influence politique et économique pour démanteler les programmes et les politiques mis en place pendant le New Deal. Voici ce que Brian Waddel écrit à propos de ce processus :

Les exigences de la guerre totale ont fait renaître les pouvoirs des multinationales, permettant aux chefs d’entreprise, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, d’avoir une influence importante sur les décisions politiques concernant les mobilisations guerrières. Les chefs d’entreprise et les militaires ont formé une alliance guerrière très efficace, qui n’a pas seulement bloqué les politiques du New Deal, mais qui en a empêché toute alternative. Les préoccupations internationales ont supplanté l’activisme domestique. Ainsi fut mis en place un empire américain vaste et plus puissant, un empire informel hors de son propre hémisphère.

La machine de guerre n’est pas, et n’a jamais été, une force conduisant à la liberté ou la démocratie. Elle ne nous apporte pas la sécurité. Elle ne rend pas le monde plus sûr. Et au plan intérieur, son immense pouvoir économique et politique qui inclut sa gestion de la sécurité et de la surveillance de l’état de même que ses contrats de défense faramineux se sont mués en l’institution la plus dangereuse qui soit en Amérique.

Les dépenses militaires saignent le budget fédéral ; elles représentent – officiellement – 598,49 milliards de dollars par an, soit 53,71% de l’ensemble des dépenses. Ceci n’inclut cependant pas les allocations versées aux vétérans (65,32 milliards de dollars par an) ou les coûts dissimulés dans d’autres budgets et qui voient l’armée et les profiteurs de guerre soutirer pas moins de 1 600 milliards de dollars par an des poches du contribuable. La classe ouvrière et la classe moyenne financent les interminables guerres en Irak, Afghanistan, Pakistan, Somalie, Yémen et un paquet d’autres pays tout en supportant des programmes d’« austérité » invalidants, une lourde servitude de la dette, des infrastructures qui tombent en ruine, un sous-emploi et chômage chroniques et une répression interne croissante.

L’industrie de la guerre, se repaissant de la carcasse de l’état, devient de plus en plus grasse et puissante. Il n’y a là rien d’unique. C’est ainsi que tous les empires sont mangés de l’intérieur. Tandis que nous nous appauvrissons et perdons nos droits, les outils utilisés pour maintenir l’ordre aux marches de l’empire – drones, police militarisée, violence arbitraire, perte des libertés civiles, sécurité et surveillance – nous sont appliqués. Nous avons régressé, sous l’effet du poison de l’empire, en pays du Tiers-monde pourvu d’armes nucléaires. Nous sommes dirigés par une oligarchie omnipotente et sa Garde Prétorienne. La classe politique, républicaine et démocrate, danse sur la musique que jouent ces oligarques et militaristes et chante les paroles qu’ils leur dictent.

C. Wright Mills dans “L’élite du pouvoir” sonne l’alarme d’une machine militaire qui non seulement tient en otage la vie politique et économique de la nation, mais qui a également la possibilité de former l’opinion publique. Selon un rapport de l’Associated Press en 2009, le Pentagone dépense 4,7 milliards de dollars par an et utilise 27 000 employés pour la publicité, les opérations psychologiques et les relations publiques. Mais des millions de dollars supplémentaires alloués à la propagande sont dissimulés dans des budgets secrets. Le Pentagone place ses commentateurs et ses experts sur les ondes, produit des “actualités” pour la presse, finance une publicité omniprésente, organise des banquets pour les capitalistes de Wall Street et les élus et contrôle comment Hollywood et la télévision présente la guerre et les militaires. Mills écrit :

… Dans toute l’Amérique pluraliste, il n’y a pas d’intérêt – il n’y a pas d’alliance possible d’intérêts – qui ait autant de temps, d’hommes, d’argent, pour concurrencer efficacement les opinions présentées jour après jour par les seigneurs de guerre et ceux qu’ils emploient.

Et d’abord, cela veut dire qu’il n’y a pas de débat public libre sur les questions militaires. Mais cet état de fait est évidemment en ligne avec l’entraînement du soldat professionnel à commander et à obéir, et avec son état d’esprit, qui n’est certainement pas celui d’une société habituée à la discussion et dans laquelle les décisions sont soumises au vote. Il est également en ligne avec la tendance à remplacer, dans une société de masse, une autorité explicitement questionnable par de la manipulation et aussi avec cette caractéristique de guerre totale d’abolissement de la barrière entre soldat et civil. La manipulation de l’opinion civile et l’invasion des esprits par les militaires sont aujourd’hui d’importants moyens par lesquels le pouvoir des seigneurs de guerre s’exerce sans discontinuer.

L’étendue de la publicité militaire et l’absence d’opposition à celle-ci signifie aussi que ce n’est pas seulement que telle proposition ou tel point de vue est mis en avant. Elle signifie qu’en l’absence de vues différentes, la plus haute forme de la guerre de propagande peut être menée : la propagande pour une définition de la réalité dans laquelle seuls certains points de vue limités sont possibles. Ce qui est décrété et sur lequel on insiste est la métaphysique militaire – la manière de voir qui définit la réalité internationale comme étant fondamentalement militaire. Les publicistes des militaires n’ont pas vraiment besoin de travailler dur pour endoctriner ceux dont l’opinion compte : ils ont déjà accepté cette manière de voir.

L’avidité crue et la violence qui définissent l’empire, bien comprises par des auteurs comme Joseph Conrad, Eduardo Galeano et Arundhal Roy, sont masquées à l’intérieur de l’empire par les paroles creuses du patriotisme et du nationalisme, qui sanctifient l’auto-exaltation et le racisme. La guerre impériale se mue par la magie de la propagande en un spectacle grandiose. Galeano a écrit un jour « chaque fois qu’une nouvelle guerre est déclarée au nom de la lutte du bien contre le mal, les morts sont toujours les pauvres. C’est toujours la même histoire qui se répète encore et encore. »

L’hypermasculinité qui règne dans l’institution militaire, qu’ont célébrée Hollywood et les médias, apparaît comme séduisante à une sous-classe cantonnée à des emplois subalternes et sans avenir. Les empires fondent sur ces réservoirs de main-d’œuvre frustrée comme des vautours. Ils manipulent leur sentiment d’impuissance. C’est la raison pour laquelle les capitalistes créent des travailleurs surnuméraires. Ceux qui désespèrent de pouvoir se faire une place dans la société sont une proie facile pour l’armée et des candidats idéaux pour les emplois sous-payés, sans avantages ni sécurité d’emploi. Notre société capitaliste et néoféodale est voulue.

Il est fort rare de retrouver dans l’armée les fils et filles des élites. L’armée attire celles et ceux que le néo-libéralisme a marginalisés, et ce même dans le cas des académies comme celle de West Point. Avant qu’ils rejoignent l’armée, on observe souvent qu’une identité clairement définie leur fait défaut, qu’ils n’ont pas vraiment réfléchi au sens des choses. Ils sont terrorisés par le fait d’être constamment poussés vers le fond. Ils sont particulièrement vulnérables à l’endoctrinement. L’Armée enseigne aux soldats, aux marins, aux aviateurs et aux Marines non pas à penser, à remettre en cause postulats et structures, mais à obéir, à être des durs, à être forts. Cette culture hyper masculine glorifie l’état et la violence d’état. Elle fait que tous les êtres humains qui se situent hors du Cercle sacré sont considérés comme des choses qu’il s’agit de contrôler ou d’exploiter. Elle crée un monde binaire fait de Bien et de Mal. Elle encense la violence, particulièrement la violence masculine. Voilà pourquoi le viol est endémique dans l’Armée. Voilà pourquoi la pornographie et la violence contre les femmes sont omniprésentes dans cette culture. Sont bannies en revanche : la tendresse, la sollicitude, l’empathie, et, avec elles, la curiosité intellectuelle et l’expression artistique. Ceux qui sont faibles et vulnérables méritent d’être mis de côté. Nos ennemis méritent la mort. C’est une culture mortifère, un élixir funeste que nous absorbons en longues gorgées.

W.E.B. Du Bois nous prévient : l’Empire a été l’outil principal pour casser la classe ouvrière en Europe, puis ensuite aux États-Unis. Alors que les ouvriers s’organisaient et se battaient pour défendre leurs droits et des salaires décents, les maîtres de l’Empire commençaient à déplacer la production vers des pays plus faciles à contrôler, des pays peuplés de “gens plus noirs”. Ce transfert est maintenant largement réalisé.

“Ici, il n’y a pas de syndicats, de votes, de spectateurs qui posent des questions ou de consciences gênantes,” écrit Du Bois. “Ces hommes peuvent être utilisés jusqu’à ce que leurs os soient usés et tués ou estropiés au cours d'”expéditions punitives” s’ils se révoltent. Dans ces terres noires, le “développement industriel” peut reproduire dans une forme exagérée toute l’horreur vécue en Europe, depuis l’esclavage et le viol jusqu’à la maladie et la mutilation, avec un seul critère de réussite – les dividendes.”

Du Bois savait aussi que les coûts de maintien de l’empire étaient couverts par les profits. Il pose la question : “Pourquoi les nations se soucieraient du coût de la guerre, si la dépense de quelques centaines de millions en acier et en poudre à canon leur permet de gagner des milliers de millions en diamants et en cacao ?”

La réalité de l’empire est quasiment impossible à voir de l’intérieur. Ceux qui disent la vérité sont bannis des ondes. Ils sont condamnés comme traîtres ou “antiaméricains”. Les pleurs des victimes de l’empire sont rarement entendus. Les crimes de l’empire sont rendus invisibles. La cupidité des faiseurs de guerres, et la corruption et la malhonnêteté des courtisans qui servent l’empire (politiques, juges, intellectuels, médias) est barrée à la vue du public. L’image de l’empire est scénarisée comme un film de Walt Disney. Ce récit mythique est disséminé par l’état dans les films, à la télévision, dans les journaux, les églises, les universités. C’est un mensonge. Mais un mensonge qui marche. Et il marche parce que nous le voulons. Il conforte nos illusions sur nous-mêmes : que nous sommes un peuple vertueux, que Dieu nous a distingués des autres, que notre civilisation est la meilleure, que nous avons été désignés pour diriger le monde et le rendre plus sûr, que nous sommes la nation la plus puissante et la plus vertueuse du monde, que nous sommes toujours assurés de la victoire, et que nous avons le droit de tuer au nom de nos valeurs nationales – valeurs déterminées par notre intérêt personnel, mais que nous définissons commodément comme universelles.

Noam Chomsky, peut-être plus que tout autre intellectuel américain, a mis à nu les forces latentes du totalitarisme qui sont parmi nous et nous a alertés sur la contagion de l’empire. Il dit :

Les plus engagés avec le totalitarisme identifient l’état et la société, son peuple et sa culture. Donc ceux qui critiquaient la politique du Kremlin sous Staline étaient condamnés comme “antisoviétiques” ou comme “haïssant la Russie”. Leurs équivalents à l’Ouest, qui critiquent la politique du gouvernement américain, sont “antiaméricains” et “haïssent l’Amérique” ; ce sont les termes couramment utilisés par les intellectuels, y compris les libéraux de gauche, qui sont si attachés à leurs instincts totalitaires qu’ils ne peuvent même pas les voir, encore moins comprendre leur honteuse histoire. Pour les totalitaristes, le “patriotisme” se confond avec la défense de l’état et de sa politique avec de faibles protestations justifiées par un échec possible ou des coûts excessifs. Pour ceux dont les aspirations sont plus démocratiques que totalitaires, « patriotisme » veut dire attachement au bien-être et à l’amélioration de la société, du peuple, de sa culture. C’est un sentiment naturel qui peut être réellement positif. Ce sentiment est partagé par tous les activistes sérieux, je suppose, sinon, pourquoi prendre le risque de faire ce que nous faisons ? Mais la sorte de « patriotisme » cultivé par les sociétés totalitaires et les dictatures militaires, et que dans les sociétés plus libres une partie de l’intelligentsia a déjà adopté comme une seconde nature, est l’une des pires maladies de l’histoire humaine, et elle aura probablement raison de nous avant longtemps.

Il ne pourra y avoir de débat raisonné sur le concept d’empire, tant de nombreux Américains désespérés ont intégré cette croyance. La distorsion induite par le néolibéralisme ne leur a pas laissé d’autre choix. C’est de là que réside le virus du fascisme, enveloppé du drapeau américain, brandi sur le crucifix et soutenu par la supériorité de la race blanche. C’est une force puissante et dangereuse dans le corps politique. Et elle gagne du terrain. Le véritable ennemi est à l’intérieur.

79 réponses à Le véritable ennemi est à l’intérieur par Chris Hedges

Commentaires recommandés

Anatole Le 25 septembre 2015 à 03h46

Bon, OK, je crois qu’on va tous finir par comprendre le problème de fond après ce nième compte rendu.

Question: Que peut-on faire, à nos échelons de citoyens démocratiques, puisque nos commandes sont débranchées et ne l’ont jamais vraiment été ?

Faire comme cette horde de réfugiés qui a très vite eu raison de l’organisation des Etats Européens qui n’ont pas pris la sage précaution de se munir de moyens répressifs suffisants comme chez d’autres:

Déferler sur Paris, à pied, à cheval, en Tram ou en automobile, renverser les grilles Elyséennes, jeter Guignol et sa clique au fond d’une oubliette quelconque, fermer nos frontières, confisquer les stocks pour la survie de la population en attendant de répartir celle-ci dans nos campagnes et lancer une fédération de villages vivants d’agriculture, de pêche et d’élevage sans télé ni téléphone.

Autrement, je ne vois vraiment pas comment on pourrait s’en tirer.

  1. Pascalcs Le 25 septembre 2015 à 02h27
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    Rien de fondamentalement nouveau dans ce texte mais, dans le tintamarre médiatique archi-controllé par l’oligarchie psychopathe qui contrôle nos vies et nous enseigne quoi penser, cela ne fait pas de mal de relire ce type d’analyse. A nous de résister à l’ennemi de l’intérieur en ne rentrant pas dans son jeu.


    • Joséphine Le 25 septembre 2015 à 08h06
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      En tout cas l’oligarchie ne contrôle pas votre pensée. Il s’avère surement qu’elle ne contrôle pas non plus celle d’une partie de vos concitoyens. Savons nous mesurer l’impact de la manipulation? Et qui plus est, l’impression que ça donne de nos jours c’est qu’on en est même plus à ça: les décisions sont prises quelle que soit l’opinion publique, quels que soient les votes…


    • stephp Le 25 septembre 2015 à 13h56
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      La répétition est l’un des principes de base de la pédagogie (http://www.pedagoform-formation-professionnelle.com/article-pedagogie-l-art-de-la-repetition-88513468.html).
      Il faudra donc, encore et encore, des textes comme celui-ci, comme piqûre de rappel, aussi pour finir de convaincre ceux qui ne le sont pas totalement, enfin pour éveiller les consciences qui doivent encore l’être.


  2. Guillaume Besset Le 25 septembre 2015 à 02h33
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    Désolé mais les libéraux de gauche ne me semblent pas du tout fascistes, au contraire :
    http://www.libgauche.fr

    Par contre, je pense que les grands dirigeants de ce monde devraient d’urgence être formés à la communication empathique !
    (cf. ‘Iran loves Israël’ fonctionne déjà entre citoyens éclairés)
    La prévention des conflits se fait en partie en travaillant contre les peurs..

    De manière générale, il n’est pas étonnant que les complexes militaro-industriels continuent à se moderniser.. (impérialismes croisés)
    http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/149/lmc.htm
    Le danger pour moi n’est pas la finance comme évoqué dans cet article, mais la déresponsabilisation des Etats qui dépensent trop et sont ensuite obligés de s’endetter (auprès du privé ou pas). Ce qui n’enlève en rien à l’importance de la responsabilité des citoyens, des acteurs du privé, ainsi que de l’ensemble des libertés bien sûr (individuelle, politique, économique, etc.. dans la limite d’autrui toujours bien sûr – homme animal social & interactions au sein de la nature)


    • soleil Le 25 septembre 2015 à 14h41
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      je partage entièrement votre raisonnement


    • bosondehiggs Le 25 septembre 2015 à 21h21
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      “Le danger pour moi n’est pas la finance comme évoqué dans cet article, ” j’ai rarement lu une telle ineptie , à mettre dans le livre des records ; vous êtes blonde ou obtus ?


    • bhhell Le 27 septembre 2015 à 19h17
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      Par pitié, arrêtez avec cette moraline de l’Etat irresponsable qui tel un mauvais père de famille s’endetterait parce qu’il dépense trop. C’est la soupe qu’on nous sert depuis 40 ans, avec pour résultat des pays exsangues et des fortunes privées gonflées à l’hélium. Appliquez votre méthode de communication empathique avec Messieurs Bergé et Arnault et vous nous donnerez des nouvelles. La politique est un rapport de forces implacable, pas une séance de yoga (sauf peut-être chez les bisounours).


  3. Anatole Le 25 septembre 2015 à 03h46
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    Bon, OK, je crois qu’on va tous finir par comprendre le problème de fond après ce nième compte rendu.

    Question: Que peut-on faire, à nos échelons de citoyens démocratiques, puisque nos commandes sont débranchées et ne l’ont jamais vraiment été ?

    Faire comme cette horde de réfugiés qui a très vite eu raison de l’organisation des Etats Européens qui n’ont pas pris la sage précaution de se munir de moyens répressifs suffisants comme chez d’autres:

    Déferler sur Paris, à pied, à cheval, en Tram ou en automobile, renverser les grilles Elyséennes, jeter Guignol et sa clique au fond d’une oubliette quelconque, fermer nos frontières, confisquer les stocks pour la survie de la population en attendant de répartir celle-ci dans nos campagnes et lancer une fédération de villages vivants d’agriculture, de pêche et d’élevage sans télé ni téléphone.

    Autrement, je ne vois vraiment pas comment on pourrait s’en tirer.


    • Sum Tam Le 25 septembre 2015 à 07h41
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      Tu rigoles mais ton debut de programme a de la gueule.
      Tiens moi au courant de la date de la Marche sur Paris, j’en suis.
      Seul petit bemol “jeter Guignol et sa clique au fond d’une oubliette quelconque”.
      La clique a jeter aux oubliettes est bien plus large. En plus ils pourraient s’echapper.


    • Olposoch Le 25 septembre 2015 à 13h31
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      Ça passe par les médias.
      Assécher les ressources payées par les lecteurs pour les rendre totalement dépendants des oligarchies financières et dans les fauteuils des postes de l’état. Là plus de masque.
      Ne plus dépenser un euro pour ces sources, aller sur @si ou médiapart pour les confronter, nan, pareil, laisser tomber…
      Donc en l’absence de voix portant un modèle différent, s’informer sur les blogs des compétents et acheter des pâtes.


    • Kaiel Le 25 septembre 2015 à 13h38
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      J’aurais proposé un pique-nique citoyen à tous les chômeurs, précaires et sympathisants une fois par semaine auprès de leur pôle-emploi attitrés, à 10 millions ça aurait déjà de la gueule.


    • Vladimir K Le 25 septembre 2015 à 14h33
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      Quoi faire ?

      – Éduquer correctement nos enfants (les laisser devant la Wii/XBox/PS parce que c’est plus pratique, ce n’est pas de l’éducation),

      – soit refuser de jouer le jeu (ne plus acheter de journaux, ne plus regarder les JT, écouter la radio, etc.),

      – soit au contraire intégrer le système (en tant qu’élu par exemple) et le détruire de l’intérieur.

      – En parallèle, on peut attendre que l’empire s’auto-détruise avec l’aide des BRICS.


    • Charlie BECKMAN Le 25 septembre 2015 à 22h55
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      En tout cas, nous le peuple, on est mal et ceci au niveau mondial. Le temps joue contre nous (de la même manière qu”il est la force de l’usurier) et la toile d’araignée se renforce à petit pas mais inexorablement, méthodiquement et sûrement ( technologie de la surveillance, contrôle instructif, législatif et médiatique, police militaire étrangère etc…).
      l’oligarchie de l”ombre a pris le contrôle à presque tous les niveaux : monétaire donc financier et économique donc aussi scientifique, technologique, énergétique, alimentaire, géo-stratègique, politique et médiatique.
      Je pense que seule la connaissance et l’incorruptibilité associés à la solidarité au niveau universel peut faire écrouler ce château de cartes de la manipulation par l’ignorance, la cupidité et l’orgueil. A part ce programme, je suis à court d’idées et je ne vois pas comment on peut lutter efficacement contre ce virus, ce cancer de l’humanité qui utilise la propre énergie désordonnée, déstructurée, ignorante et aveugle de la multitude planétaire contre elle-même, pour la faire captive, l’asservir ou la détruire selon ses intérêts (oligarchique cela va de soi).


  4. abcinuits Le 25 septembre 2015 à 06h55
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    Les piqures de rappel , sont parfois salutaires et nécessaires ,
    En effet que faire face à cette oligarchie , sinon soutenir les initiatives de sortie du système,
    Arrêter de faire le jeu des 1% ,et unir les patriotes jusqu’ a la libération du pays,
    Et ce que cela implique pour retrouver notre souveraineté ,
    c-a-d , réguler la circulation des capitaux , et battre monnaie ,
    retrouver notre indépendance militaire ,sortir de l’OTAN,
    être maitre de faire et promulguer nos lois ,
    et décider de nos intérêts économiques ,
    arrêtons de prêcher chacun pour sa chapelle , le pays , sous la botte ,
    se meurt ! réagissons dans une union pour la France et les français


    • Ali Le 25 septembre 2015 à 09h24
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      Salut,

      Je suis d’accord avec vous. D’ailleurs je ne crois pas que la violence et le peuple contre l’état et/ou les industries puisse résoudre les choses. En revanche aux industriels de se mettrent en compétition pour mettre en place la solution qui va dans le bon sens et prendre les marchés.

      Et puis en haut ils ont peur de chuter et peur du changement (même le peuple est réfractaire au changement, c’est un peu humain. Voir Laborit et d’autres en ce sens), donc prendre la direction d’un soulèvement ne fera que braquer ceux qui ne sont pas d’accord avec ce qui se passe (et je pense qu’en haut il y en a) au lieu de saisir la chance de trouver un terrain d’entente avec eux. Sans compter que jusqu’à présent les soulèvements du peuple on été récupéré par une minorité pour en chasser une autre sans que rien ne change sur le fond.

      Le problème c’est qu’en ce moment la paix sociale est obtenu par des moyens de coercition et de la manipulation. Quand en haut ils comprendront que la paix sociale peut s’obtenir naturellement par la mise en place d’intérêt commun entre le haut et le bas ça calmera tout le monde et on fera des économie sur les moyens de coercition. L’argent pourra être utilisé pour faire des choses positives. La paix sociale ne sera plus forcé mais naturelle. Pourquoi se rebeller si tout le monde y trouve son compte ? A partir de là on pourra avancer et construire une société tranquillement. On deviendra civilisé.

      A mon sens tout système d’opposition et l’occultation de la recherche d’un intérêt commun est voué à l’échec sur le long terme.
      En revanche c’est sûr que ça ne pourra pas se faire du jour au lendemain.


    • bosondehiggs Le 26 septembre 2015 à 03h13
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      réagir exige de déserter les urnes :99% d’abstention


  5. Christophe Le 25 septembre 2015 à 07h10
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    Bonjour,

    Les derniers articles de Chris Hedges sont puissants, jubilatoires et radicaux dans le bon sens du terme : ils vont à la racine du problème.

    Les événements géopolitiques s’accélèrent, risquant de produire des effets dépassant aussi bien les dirigeants que… vous savez, ces gens sur qui s’exerce le pouvoir.

    Par exemple que penser de ceci : “Les Etats-Unis provoquent une nouvelle escalade nucléaire” :

    extrait : “En annonçant leur volonté de déployer en Allemagne des armes atomiques nouvelles générations, les Etats Unis provoquent une rupture de l’équilibre des forces dans la région. La réaction russe est attendue et la réponse américaine est prête. Simplement personne ne sait où cela va s’arrêter.”

    http://russiepolitics.blogspot.be/2015/09/les-etats-unis-provoquent-une-nouvelle.html

    ou de ceci : la fed ou le temps suspendu

    extrait : « Yellen a hérité d’un véritable cauchemar. La décision de jeudi de la Fed d’à nouveau repousser la décision de faire sortir les taux d’intérêt de sa ligne du zéro illustre le fait que l’économie du monde est totalement foutue. […] C’est la pire des situations de désordre possibles et au plus ils attendront pour normaliser les taux d’intérêt, au plus la crise générale s’aggravera parce qu’ils n’auront absolument plus aucun contrôle sur l’économie. Une fois que cela apparaîtra au grand jour, l’enfer se déchaînera. »

    http://www.dedefensa.org/article/la-fed-ou-le-temps-suspendu

    Le temps est venu d’imaginer des actions pour la paix, de boycotter, autant que possible, les produits fabriqués par les multinationales, de retirer au moins partiellement ses économies des banques, de créer, dans nos quartiers ou villages, des groupes d’achats communs en relation avec l’agriculture locale. La bouffe, l’eau et surtout la solidarité.

    Bonne chance à tous.


    • TuYolPol Le 25 septembre 2015 à 09h57
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      À propos d’économie, de banques et de monnaie, je tourne autour du pot avec la question : le bitcoin a-t’il un potentiel émancipateur ?


      • Sébastien Le 25 septembre 2015 à 10h10
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        Absolument aucun. Remplacer une monnaie par une autre n’a jamais modifié la nature humaine.


      • stephp Le 25 septembre 2015 à 14h03
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      • Nebbia Nera Le 26 septembre 2015 à 16h27
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        Se renseigner avant d’associer le bitcoin à la spéculation de masse qui a eu lieu récemment lors de la phase de minage : le bitcoin est une cryptomonnaie : régulée par personne, en dehors d’un algorithme de hashage ouvert à tous. Toute transaction est essentiellement anonyme, pour peu que les connexions aient été anonymisées aussi. Essentiellement :

        – Utiliser le bitcoin comme intermédiaire entre 2 monnaies fiat, c’est mal. Ça ne sert à rien, ça permet seulement de faire perdre ou gagner de l’argent dans l’une ou l’autre monnaie fiat, et ça ne vaudra pas grand-chose si l’USD s’écrase.
        – Utiliser le bitcoin comme monnaie d’échange de ressources ou de services, c’est bien. Comme le troc, la valeur des services ou ressources négociées se définit entre les parties de la transaction, le bitcoin peut se subdiviser en autant de décimales que voulu, et il ne subira jamais de dévaluation. Le “cours du bitcoin” ne peut pas (et ne doit pas) être comparé à telle ou telle monnaie fiat, comme Mt.Gox et autres “bitcoin stock exchanges” essaient de faire.

        Si l’utilité du bitcoin se résumait uniquement à celle d’un intermédiaire, on n’aurait pas eu de réaction aussi violente de la part des principales nations industrielles (Chine, Russie, États-Unis)…


    • Alfred Le 25 septembre 2015 à 13h10
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      Tout a fait. La possibilité de créer des banques locales donnée à tout groupement de citoyens qui le désirent et provisionnent leurs économies devrait figurer au programme de tout parti émancipateur qui se respecte. Au même titre que sortir du régime “UE” et de l’OTAN.
      Effectivement le boycott est plus puissant que le vote et doit s’exercer en parallèle.
      Sa non utilisation est un gros manque dans les stratégies que nous proposent les uns et les autres (jusqu’à faire douter de leur sincérité).


      • Renaud 2 Le 25 septembre 2015 à 15h10
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        Oui, nous sommes réduits à l’état de consommateurs, c’est donc logiquement par nos achats (ou plutôt non-achats) que nous avons le plus gros levier pour agir.


      • Christophe Le 25 septembre 2015 à 16h05
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        le seul hic du boycott, arme potentiellement destructrice du système, c’est qu’il peut vous mener au tribunal avec des grosses amendes à la clé… mais bon, avec quelques moyens et de l’imagination, il y doit y avoir des moyens de faire passer le message de façon non frontale.


        • Alfred Le 25 septembre 2015 à 18h34
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          Ce que vous dites m’intéresse. Avez vous des exemples concrets avec les motifs des condamnations?


          • Christophe Le 26 septembre 2015 à 06h18
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            http://www.liberation.fr/societe/2014/08/29/l-appel-au-boycott-est-il-illegal_1089367

            extraits :

            Deux fondements juridiques permettent de poursuivre des appels au boycott: la loi de 1881 sur la presse qui punit d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende la provocation publique à la discrimination et le code pénal (article 225-2) qui précise qu’«entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque» est bien une discrimination.

            Depuis 2009, 45 procédures ont été diligentées par les parquets pour des faits commis entre 2009 et 2012.


            • Alfred Le 26 septembre 2015 à 08h26
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              Merci.
              Alors l’abrogation de cet article 225-2 devrait faire partie du programme de toute organisation véritablement émancipatrice.
              De nos jours le droit au boycott est aussi important si ce n’est plus que le droit de grève.
              Merci encore


        • Chapaate Le 27 septembre 2015 à 22h00
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          Boycotter n’est pas beau.
          Personne n’empêche personne de faire des achats choisis.


          • Alfred Le 27 septembre 2015 à 23h17
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            Vous vous méprenez. Personne n’est atteint dans sa liberté par un appel au boycott. C’est simplement l’opération inverse de la publicité (dans laquelle nous baignons massivement par ailleurs sans que la plupart n’y voient une atteinte au libre arbitre bien que les techniques de manipulations soient poussées).
            Promis vous ne serez pas obligés de vous passer de pâte à tartiner par un boycot des produits à l’huile de palme. Vous êtes libres de vos actes de la même façon que pour un appel à la grève.
            Par contre on peut estimer que interdiction du procédé renforce l’idée qu’il est plus efficace que la grève.


  6. Georges Clounaud Le 25 septembre 2015 à 07h23
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    En parlant de l’empire il semblerait que ses satellites soient de nouveau opérationnels. Tous nos médias chéris nous inondent de clichés montrant le déploiement militaire russe en Syrie.

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/09/24/le-syria-express-un-renforcement-militaire-russe-de-moins-en-moins-discret_4770223_4355770.html

    Il va peut-être maintenant pouvoir nous diffuser ceux montrant les odieuses et innombrables colonnes de chars de cette même armée russe qui n’ont cessé d’envahir le Donbass ces derniers mois, histoire de clouer le bec à ces crétins de complotistes qui osent remettre en doute la parole du Maitre !


    • Renaud 2 Le 25 septembre 2015 à 09h16
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      C’est dingue la manière qu’a le Monde de présenter la chose. “Une mauvaise chose pour l’Occident qui considère la chute de Bachar-el-Assad comme solution au conflit”. S’ils prenaient deux secondes pour interroger n’importe quel syrien, il répondrait : “quel soulagement, les Russes vont enfin nous débarrasser de ces terroristes qui nous assassinent et détruisent notre pays”. L’OTSC (Organisation du Traité de Sécurité Collective regroupant la Russie, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Biélorussie et l’Arménie) sait très bien que si la Syrie tombe, ce sont eux qui seront la cible des djihadistes, ils agissent pour leur sécurité avant tout. Etre contre el-Assad, c’est être pour l’Etat Islamique et Al-Nosra/Al Qaïda, comment peut-on défendre ce point de vue ???


  7. RémyB Le 25 septembre 2015 à 07h26
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    deux solutions:
    -soigner-interner les malades de l’argent
    -ester en justice le reste de la racaille en col blanc
    et ce d’où qu’ils soient


  8. DUGUESCLIN Le 25 septembre 2015 à 07h41
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    ” – Si vous ne vous vouez pas à la destruction de l’empire et au démantèlement du militarisme américain, alors vous ne pouvez pas vous considérer comme étant de gauche -.”

    Faut-il être de gauche pour lutter? Quand on voit ce qu’elle fait chez nous? Mais le fait de ne pas faire confiance à la gauche française n’implique pas que l’on soit de droite. Il y a la gauche et la non gauche. Mais la non gauche n’est pas forcément de droite. Beaucoup de non gauche dénoncent les désastres de la haute finance apatride maîtresse du monde, et le font mieux que certains qui se disent de gauche. Les classifications gauche droite pour moi sont très contestables.
    C’est derrière les idées qu’il faut se rassembler et pas derrière une étiquette.
    Par ailleurs on ne peut, sous prétexte d’être anti-militariste, se démunir de son armée indispensable pour se défendre des hégémonistes.

    “- Pour ceux dont les aspirations sont plus démocratiques que totalitaires, « patriotisme » veut dire attachement au bien-être et à l’amélioration de la société, du peuple, de sa culture. C’est un sentiment naturel qui peut être réellement positif.-”

    Je partage ce sentiment. Le patriotisme démocratique peut protéger des totalitarismes.
    Actuellement en France nous sommes dans une forme de totalitarisme qui détient quasiment tous les pouvoirs (présidence et assemblée) et qui de plus est soumis à des décisions d’un pouvoir européiste non élu. Le patriotisme est aussi un moyen de dénoncer ce pouvoir.


    • Günter Schlüter Le 25 septembre 2015 à 08h03
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      Je plussoie.
      Cette catégorisation gauche droite n’a vraiment aucun sens, et elle contribue beaucoup plus à semer le désordre que de permettre de décrire le paysage politique.
      Moi, je ne me sens donc ni de droite, ni de gauche. N’aie jamais adhéré à un parti (ayant rencontré au cours de ma vie, aussi bien en France qu’en Allemagne, des personalités impliqués dans le travail politique au niveau local, régional et ou national. Et la quintessence de ces expériences avant tout professionnelles: une grande partie de ces personnes présentent des critères parfaitement utilisables pour décrire de graves défauts caractériels.
      Donc, je n’ai aucune illusion en ce qui concerne le personnel politique de ces deux pays.
      Pour moi ce qui importe: La souverainité des pays, le respect de la culture nationale, l’application sans exceptions des règles fondamentales de la Démocratie (réel partage des pouvoirs, une justice qui applique la Loi pour tous et de la même façon [pas de “responsable mais pas coupable” pour illustrer ce que je veux exprimer ici], une imposition sans traitement préférentiel de toutes les “classes” de la société etc.

      La France des politiques et des laquais des médias d’aujourd’hui me fait “gerber”.
      Notre Président, si je le compare au Général De Gaulle; est un ectoplasme, le Premier-Ministre inqualifiable (veuillez excuser le fait que je ne trouve pas de mot qui décrive assez bien ce triste personnage).


      • Zahir Le 25 septembre 2015 à 09h39
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        En réalité on a compris que plus on simplifie mieux on embrouille les gens. Moins il y a de nuances plus c est simpliste plus les gens pensent ou se croient intelligent. Ca marche de tout temps c est le BABa même du populisme ce sont les même recette son inverse c est la novlangue cad complexifier avec des noms savants des choses simple pour plus d embrouille encore….bonne journée


      • Alfred Le 25 septembre 2015 à 13h04
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        Un petit opportuniste qui “grimpe dans la position où l’on rampe” (comme d’autres).


    • V_Parlier Le 25 septembre 2015 à 13h40
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      Duguesclin, je plussoie aussi, et regrette que votre commentaire n’est pas pris la place en tant que “commentaire recommandé” … 😉


  9. obermeyer Le 25 septembre 2015 à 08h48
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    Droite – gauche “Cette catégorisation n’a aucun sens “. Pourtant les valeurs de droite sont l’individualisme et l’accumulation des richesses , les valeurs de gauche la solidarité et le partage ….
    Ne plus jamais croire que le ps est de gauche …..


    • Sébastien Le 25 septembre 2015 à 10h14
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      Merci de nous éclairer! Alléluia, il y a les gentils d’un côté, les méchants de l’autre!
      Au fait, dites-moi pourquoi la gauche n’a jamais aboli le capitalisme, et privatisé toute l’économie française?


    • Perekop Le 25 septembre 2015 à 12h56
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      Oh lala que c’est simpliste ! Pour moi, la droite, ce n’est pas du tout ça. On ne doit pas parler de la même droite.


    • DUGUESCLIN Le 25 septembre 2015 à 13h04
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      Les valeurs de solidarité et de partage?
      Les premiers chrétiens sous l’Empire romain annonçaient des valeurs de solidarité, de partage, d’amour du prochain et considéraient que le cumul des richesses était la perte de l’homme.Ils ont même été martyrisés pour avoir oser défendre ces valeurs
      Donc les premiers chrétiens avaient des valeurs de gauche, pourtant la gauche athée anti religieuse d’aujourd’hui considèrent les chrétiens comme une droite ringarde.
      Certains pensent que l’homme qui progresse dans sa compréhension du monde par sa culture sa réflexion son expérience aide la société à s’affiner et à s’améliorer, alors que d’autres pensent qu’il faut changer la société pour changer l’homme. les républiques socialistes pensaient qu’il fallait extirper l’esprit bourgeois par l’autocritique et les centres psychiatriques pour obliger l’homme à abandonner ses particularités pour devenir l’homo-socialus. Le changement de l’homme par la force?

      Dans tout ça, quelles sont les valeurs de gauche et les valeurs de droite?

      C’est facile de se déclarer dans le camp des gentils contre le camp des méchants. Alors qu’il existe une non-gauche (donc dite de droite) qui s’oppose à toutes les formes de matérialismes qu’il soient socialiste ou capitaliste. Alors c’est quoi la gauche et c’est quoi la droite?

      Le discours, valeur de gauche, valeur de droite me fait royalement ch–r.
      Il n’est pas honnête, il est ostracisant diviseur et paralysant.
      Il y a des super buses sectaires, bornées, égoïstes, idéologisées, cupides partout. Qu’importe qu’ils se réclament de gauche ou de droite.
      Les faux débats clivant et sectaires me prennent sérieusement la tête car ils empêchent toute forme d’équilibre et d’idées constructives honnêtes et justes pour que chaque être humain soit respecté dans son entité, son identité,ses particularités son intelligence et que l’ouverture aux différentes cultures lui offrent la possibilité de choisir sa voix.
      Pour moi ce faux débat est clos depuis un certain temps et je ne m’étendrais plus sur ce sujet quelles que soient les réactions qu’elle puissent provoquer.


      • DUGUESCLIN Le 25 septembre 2015 à 13h22
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        Les americains considerent qu’ils sont dans le camp du bien. Ceux qui ne sont pas avec eux sont dans le camp du mal. Il ne faudrait pas que certains qui se pretendent de gauche tombent dans le meme travers. Il y a, eux, qui defendent les bonnes valeurs et les autres qui sont archaiques ringards cupides et j’en passe.


      • Charlie BECKMAN Le 25 septembre 2015 à 23h17
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        En effet, il ne faut pas faire l’amalgame entre étiquettes et comportements ou résultats.


    • bosondehiggs Le 25 septembre 2015 à 21h25
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      le PS est un parti de droite POINT


  10. Nerouiev Le 25 septembre 2015 à 08h52
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    Au bout du bout, il s’agit avant tout d’un problème religieux, celles qui attribuent au commerce une dimension impitoyable pour l’homme.


  11. Lysbethe Lévy Le 25 septembre 2015 à 09h05
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    C’est la vraie Amérique que nous décrit Chris Hedge, celle qui se masque sous Hollywood, et ces personnages imaginaires dans leur monde imaginaire, alors que la réalité est moche dans leur factualité.

    Le mythe américain de liberté et démocratie, a surtout existé dans les livres, cinéma, séries télé, publicité, comme le dit Mr Hedges et d’autres auteurs historiens le canadien Jean-Jacques Pauwels en parle :http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/les-usa-et-la-guerre-1939-1945-une-13787

    C’est là-bas ou règne l’ultra-capitalisme triomphant ou la prédation économique a débuté bien avant 1900 et s’est accéléré ensuite au gré des conquêtes, il suffit de voir le nombre de pays agressé qu’aucun autre pays n’a atteint.

    Et pourtant grâce à la propagande et l’obligation de devoir acheter leurs films, séries, émissions Hollywood étant en pointe, le larbinisme de nos élites, nous occidentaux croyons encore, que c’est la “réalité” ‘(Paix et démocratie), alors que derrière les “paillettes”, les pages glacées des journaux de mode ou ciné, se cache ‘”un immonde calcul”!

    Ils veulent dominer le monde et absorber tout ce qui s’achète ou se vends, même les hommes. Le militarisme et le nationalisme, l’impression d’être au dessus de tout, au nom d’une élection divine, cela ne vous rappelle rien ? .


    • Renaud 2 Le 25 septembre 2015 à 12h04
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      Le pouvoir d’Hollywood ne date pas d’hier. Dans un de ses livres, il me semble “Une histoire birmane” paru en 1934, Orwell remarque le fait que les seules informations que les gens de l’autre bout du monde ont des Etats-Unis sont contenues dans les films hollywoodiens (l’American way of life fait rêver tous les miséreux). Hollywood, et son essor dans les années 20, est la première industrie de propagande.


  12. samuel Le 25 septembre 2015 à 09h40
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    “Cette culture hyper masculine glorifie l’état et la violence d’état. Elle fait que tous les êtres humains qui se situent hors du Cercle sacré sont considérés comme des choses qu’il s’agit de contrôler ou d’exploiter. Elle crée un monde binaire fait de Bien et de Mal. Elle encense la violence, particulièrement la violence masculine. ”

    Je voudrais pas faire preuve de machisme, mais les femmes se montrent parfois aussi violentes que les puissants, elles sont bien sur pas toutes comme ça dans les courants féministes, c’est sur les femmes n’auraient pas du ressembler tant aux hommes pour mieux gagner paraît-il leur indépendance financière, en retour comment les femmes de pouvoir qui n’aiment plus les hommes les plus fauchés par la crise pourraient-elles rendre le monde moins violent ? Cette culture hyper féministe glorifie pas moins la première violence financière faite aux plus faibles. Comment la guerre pourrait-elle s’arrêter lorsque beaucoup de femmes en souffrent plus durement, de ne plus savoir moins faire la guerre contre les hommes ne sachant plus gagner de l’argent comme elles ? Nous sommes surtout dirigés par une oligarchie financière, parce que beaucoup de femmes ne peuvent plus faire autrement que de s’y soumettre, sinon c’est la prostitution pour payer le loyer. Je sais bien que les plus réceptives et mieux notées aux premières valeurs du système n’aiment pas entendre la chose, mais les plus intelligentes et les moins laides me comprennent, elles plussoient, elles font moins la tête aux plus pauvres, mais elles sont rares, c’est les plus belles, elles étiquettent moins les gens.


    • bosondehiggs Le 25 septembre 2015 à 21h40
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      voir les photos à abu graib


  13. Anatole Le 25 septembre 2015 à 09h45
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    La Religion… C’est clair, les Marchands sont entrés dans le Temple, et pas qu’un peu… Cela fait des années qu’ils chient sur les tapis et se mouchent dans les rideaux, faisant du fric avec du fric et en ayant convaincu tout le monde que les métiers manuels sont “sales”.
    Combien d’entre nous seraient maintenant capables de subvenir à leurs existences et faire vivre leurs familles s’ils se retrouvaient avec un lopin de terre et leurs deux bras, sans l’application nécessaire sur leur Iphone ?!
    Ces gens nous ont eu jusqu’au trognon, encroûtés jusqu’à la moëlle.
    Je vais commencer par investir dans une bonne fourche, ça pourra toujours servir, ne serai-ce que pour commencer un élevage de chèvres.


    • Renaud 2 Le 25 septembre 2015 à 11h41
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      Oui, il y avait de petites ouvertures à la sortie du Temple pour laisser s’écouler le sang des animaux. Ces Marchands, à la tête des colons et des impérialistes, continuent de faire couler le sang des animaux, nous vivons la sixième extinction massive d’espèce animales, mais aussi des humains (Afrique, Moyen-Orient, Ukraine, victimes de la police aux US, etc)…
      Retrouver son autonomie commence effectivement par être auto-suffisant en eau, nourriture et énergie. Il y a du boulot, tant notre système tend à nous rendre le plus dépendant possible (bientôt la société sans cash et le TAFTA accéléreront le processus).


    • bosondehiggs Le 25 septembre 2015 à 21h42
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      éventuellement embrocher quelques banquiers …


  14. Max Le 25 septembre 2015 à 10h00
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    Cet article est désespérant de réalité sur l’ensemble des massacre commit par les USA mais dont ils n’ont pas l’exclusivité, loin de la, en particulier en ce qui concerne la défunte URSS et la Chine de Mao.
    Faut-il se plaindre/gémir sur la main mise du complexe militaro/industriel sur la société américaine ?
    Il fut une période radieuse entre toutes pour les USA, ce furent les années 1990-1991, les USA étaient devenu l’unique Hyperpuissante, l’histoire venait de s’arrêter, une période de Pax American de 1.000 ans venait de commencer.
    Les USA devaient donc toucher les dividendes de la victoire liée à l’effondrement de l’URSS.
    Les USA entreprirent la refonte de la société mondiale telle qu’il la concevait, les citoyens américains devaient devenir pleinement des rentiers.
    Les usines furent mises en Asie, ce fut, a mon avis, l’acte fondamental du déclin des USA…………. Mais ils ne le savaient pas tellement ils méprisaient les asiatiques.
    Le système militaro/financier devait devenir le gage de la pérennisation de la Pax America, c’est son tombeau.
    Les deux causes principales des échecs des USA sont liés directement a la source même de leurs pouvoirs c’est-à-dire le $ et le complexe militaire.
    Ce monsieur a donc raison, en tant que citoyen américain de s’inquiéter de cette situation qui va sans doute entrainer la chute de la maison America mais pour le reste des autres pays…….


    • Charlie BECKMAN Le 25 septembre 2015 à 23h29
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      Il n’a jamais été question que les citoyens américains ne deviennent rentiers mais seulement rejoindre la masse mondiale du servage. La rente et la propriété sont réservées exclusivement à l’oligarchie internationale.


  15. Sébastien Le 25 septembre 2015 à 10h26
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    Article très vague.
    Plusieurs points PRECIS:
    – Le problème central au Moyen-Orient est le conflit Israelo-palestinien. Question: quand les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni arrêteront de financer Israël?
    – J’espère que dans votre bibliothèque, vous vous êtes procuré les livres de Peter Dale Scott. Chris Hedges parle-t-il des lobbies? de l’Etat profond?
    – Je tiens à rassurer Chris Hedges. Grâce à la nomination de transsexuels à la Maison-Blanche et aux coming-out homosexuels dans l’US Army, les guerres font se trans-formeront en immenses fêtes multi-colores à la gloire du progrès, de la liberté et de la démocratie. “Ces put…. de bougn…. (je fais parler un militaire ou un politique X ou Y) iront de gré ou de force avec nous vers ce nouvel ordre mondial”.
    Ma conclusion: c’est quand même bizarre de produire des articles aussi insipides quand il existe des quantités de bouquins hyper détaillés sur la réalité du système américain. Ce que dit Chris Hedges, J.F.K. et Eisenhower le disaient beaucoup mieux il y a 50 ans. La belle affaire. Qu’apporte Chomsky?


    • Louis Robert Le 25 septembre 2015 à 15h56
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      Laissez-moi vous “rassurer”, Sébastien, Chris Hedges n’a nul besoin d’être rassuré, que ce soit sérieusement ou à la blague… D’expérience, il connaît la guerre. Il a du reste publié un livre d’une rare profondeur que l’on trouve cité partout depuis des années: “War Is A Force That Gives Us Meaning”. Vous ne perdriez pas votre temps à le lire.

      Hedges est reconnu comme l’un des rares penseurs d’une qualité exceptionnelle que l’on trouve aujourd’hui à l’avant-scène, au cœur même de l’Empire.

      Vous voulez le lire sur Israël? Jetez donc un coup d’œil sur ceci (vous en trouverez rarement l’équivalent en France…):

      “Why I Support the BDS (boycott, divestment and sanctions) Movement Against Israel”

      http://www.truthdig.com/report/item/why_i_support_the_bds_movement_against_israel_20150726

      Je vous recommande en outre la lecture de son anthologie où l’on retrouve plusieurs de ses articles les meilleurs: “The World As It Is”. Quatre sections: Politique, ISRAEL ET PALESTINE, MOYEN-ORIENT et Le pourrissement de l’Empire.

      Sur “l’État profond”, comme vous dites, vous apprécierez sa série de huit entrevues de Sheldon Wolin, sur Realnews:

      “Hedges & Wolin (1/8): Can Capitalism and Democracy Coexist?” — Journalist Chris Hedges interviews political philosopher Sheldon Wolin (l’auteur de “Democracy Incorporated: Managed Democracy and the Specter of Inverted Totalitarianism”…), who says democracy requires continuous opposition and vigilance by the citizenry.

      http://therealnews.com/t2/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=12550

      Si le temps vous le permet, ajoutez donc son “Wages of Rebellion: The Moral Imperative of Revolt” (2015) à votre liste d’ouvrages essentiels du même. Encore là, je vous assure, vous trouverez peu d’appels semblables, ces jours-ci, en France.

      Enfin, je vous soumets qu’il existe un très grand nombre de conférences remarquables, uniques même, de Hedges sur le Web, tout particulièrement sur Youtube. Vous pourriez vous y référer très avantageusement.

      Je conclus. Hedges n’a nul besoin de publiciste ou de défenseur. Ce qu’il écrit est qualifié généralement de précis, de viril, voire de brutal. Ancien boxeur, Hedges a appris à faire face sans broncher et à encaisser. Il se retient rarement par ailleurs de frapper là où il faut, à savoir au point le plus sensible ou vital de l’adversaire.

      Bon courage!


  16. adrien Le 25 septembre 2015 à 10h45
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    Le véritable ennemi de l’intérieur, c’est le complexe militaro-industriel, expression popularisée par le président Eisenhower en 1961. Ce complexe a besoin d’un ennemi permanent, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays (+ de 800 bases militaires étasuniennes dans le monde) .
    ” War on terrorism ” justifie un état militarisé et policier, renforcé depuis le 11/9. L’article de Chris Hedges complète ceux de Peter Dale Scott, en particulier sur ” L’état profond “. Ce terme, qui justifierait un article à lui seul , ne concerne pas que les USA : en novembre dernier, l’Assemblée Nationale a adopté une nouvelle loi antiterroriste , la quinzième du genre depuis 30 ans….


  17. NonCroyant Le 25 septembre 2015 à 11h22
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    Il y a un phénomène assez puissant à vaincre pour permettre une évolution:

    On voit bien les extrêmes, les vrais salauds bien noirs et les vrais courageux bien blancs ( bush, sarko versus snowden, larbi par exemple) mais le grand nombre est entre les deux dans le gris.

    Une des techniques pour maintenir une dictature, c’est de forcer le plus grand nombre possible de personne à se compromettre d’une façon ou d’une autre. Pour ceux qui sont couleur blanc sale, la culpabilité est un prix élevé à payer pour remettre en cause la situation. c’est con mais ça marche.


  18. niethil Le 25 septembre 2015 à 12h31
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    “Les dépenses militaires saignent le budget fédéral ; elles représentent – officiellement – 598,49 milliards de dollars par an, soit 53,71% de l’ensemble des dépenses. Ceci n’inclut cependant pas les allocations versées aux vétérans (65,32 milliards de dollars par an) ou les coûts dissimulés dans d’autres budgets et qui voient l’armée et les profiteurs de guerre soutirer pas moins de 1 600 milliards de dollars par an des poches du contribuable.”

    Il y a un problème quelque part, là. Je ne sais pas si c’est à la traduction ou si le texte original est problématique, mais clairement c’est pas cohérent : si ~600G$ font ~50% des dépenses, le total fait de l’ordre de ~1200G$. Ce qui est bien inférieur à 1600G$. Et qu’est ce qu’on est censés faire des dépenses non militaires ?
    Il y a peut être une faute de frappe quelque part, une virgule pas au bon endroit par exemple.


    • Pascalcs Le 26 septembre 2015 à 04h36
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      Non. En fait, ce que ne dit pas l’article est que les dépenses militaires US hors budget, c.a.d. Les dépenses dites spéciales doublent celles des dépenses budgétaires. Elles servent en particulier à financer les interventions extérieures et guerres de tous types qui s’éternisent aux 4 coins de la planète.
      Ce qui fait également que la publication du déficit du budget fédéral US est une farce absolue reprise en cœur par les médias payés par l’oligarchie psychopathe qui fait tout pour prolonger cette situation.
      L’approche n’a d’ailleurs pas échappé à la présidence Hollandaise qui demandait encore récemment (en faisant pression à Bruxelles sur le sujet) , de calculer le déficit budgétaire français hors dépenses militaires spéciales comme les interventions au Mali, en Centreafrique en Irak et bientôt en Syrie.
      L’Oligarchie psychopathe se passe les bonnes recette entre bons copains.


  19. Charlie Bermude Le 25 septembre 2015 à 12h54
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    Je souscris à tout çà , l’ennemi il est à l’intérieur des US . Il s’appuie sur des alliés ailleurs mais le centre est là bas . Les States ce n’est plus ce que c’était . Suffit de comparer la conquéte de l’Ouest , un chariot avec deux bons percherons , postés au bon moment , sur la frontiére , et on avait pour quelques dollards une bonne terre . Maintenant c’est les subprimes , on s’endette à vie et on se fait piquer son bien .


    • Astatruc Le 25 septembre 2015 à 16h50
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      USA”La dette réelle est elle aussi erronée, généralement. Elle ne se monte pas à 16 000 milliards de dollars — à peu près le montant du PIB américain. Elle serait plutôt de 70 000 milliards… cinq fois le PIB. Même si l’on prenait 100% de tous les revenus gagnés par les contribuables américains… ça ne suffirait quand même pas à payer ces dettes et ces obligations.”

      http://la-chronique-agora.com/texas-veut-faire-secession/


      • Pascalcs Le 26 septembre 2015 à 05h50
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        16000 milliards ce n’est que la dette de l’état fédéral. En effet si rajoutent les dettes des états eux mêmes, les dettes des municipalités, les engagements de l’état, puis le puit sans fin des dettes des particuliers, de la dette étudiant la dette des entreprises etc. Au final oui, on est pas loin de 70000 milliards financés généreusement et en grande partie par le reste du monde asservi grâce aux dépenses militaires. La boucle est bouclée.


  20. samuel Le 25 septembre 2015 à 12h56
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    ” L’Armée enseigne aux soldats, aux marins, aux aviateurs et aux Marines non pas à penser, à remettre en cause postulats et structures, mais à obéir, à être des durs, à être forts.”

    Je ne sais si c’est le cas pour l’ensemble de l’armée US, mais j’espère que dans l’armée il n’y a pas qu’un ramassis de gros bras, de gens décérébrés ou de grosses huiles, à chacun sa vocation. L’armée attire aussi ceux qui veulent défendre leur pays, l’armée n’enseigne pas qu’aux soldats, aux marins, aux pilotes à fonctionner comme les gens du mondain préfèrant plutôt vendre leur pays aux intérêts du tout mondialisme. J’y vois un grand dévouement de leur part, lorsqu’ils doivent parfois suivre des ordres souvent contradictoires ou venant d’ailleurs. Dans l’armée, les soldats apprennent à savoir se défendre contre toute sorte de menace existentielle, dernièrement selon les déclarations d’un ancien général US ou Français. Tout le monde de nos jours est terrorisé par le fait de voir s’envoler la croissance, de ne plus pouvoir avoir train de vie comme les puissants, si seulement le drapeau Européen ne flottait pas tous les jours dans nos mairies. Je dirais que les plus faibles sont plus vulnérables à l’endoctrinement qui pourrait provenir des images. Tout le monde voit cela sauf nos élites mieux protégées par le premier devoir d’obéissance des gens de Bruxelles, nous ne pouvons en finir par réclamer un coup d’état militaire en France. Il ne suffirait que d’une brigade de chars pour pouvoir entourer le parlement Européen, et dire que nos militaires défilent tous les ans pour une telle classe politique, misère de misère que de s’apercevoir que notre propre Armée ne puisse pas plus nous défendre contre le méchant Soros. Quel est le premier devoir des forces de l’ordre ou de l’armée, se mettrent au service de leur pays ou des premières puissances apatrides de l’argent ?


    • bosondehiggs Le 25 septembre 2015 à 21h47
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      les rares qui sont conscients reviennent des guerres en militant pacifiste , la majorité 99,99% reste des machine à tuer sans cervelle , l’armée est un ramassis de lobotomisés nourri aux vidéos de guerre


  21. soleil Le 25 septembre 2015 à 14h27
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    Pourquoi autant de haine de l’autre. L’Autre c’est qui ?. , La rébellion est souvent le reflet de soi. Moi je suis un être vivant. Je vis en France et autour de moi, il n’y a pas de machines de guerre, c’est le calme. A part le bruit de quelques véhicules terrestres ou aériens. Vivre en paix, n’est ce pas l’appel de tous les peuples opprimés de la planète.
    Est-ce que les représentants de l’État français ne pourraient ils pas relayer cet appel ?. La France est soi disant menacée.
    La lutte contre le terrorisme n’est pas une stratégie de paix.


    • Charlie Bermude Le 25 septembre 2015 à 15h56
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      Justement c’est trop calme , trop coocooné comme dirait Brzezinsky . S’approche le moment où les conflits vont aboutir au centre , à force de se rapprocher . La vague de migrants là , c’est pas que de gentilles collombes , surtout dans une zonz dite riche mais minée par le chomage et les pb d’intégration d’immigrés , pour des raisons qui se tiennent les unes aux autres .


      • Charlie Bermude Le 25 septembre 2015 à 16h09
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        J’ai pas eu le temps de corriger , compléter c’est zone au lieu de zonz .
        Je voulais écrire aussi qu’on a hélas des dirigeants qui suivent leur inertie et accélérent au moment où il faudrait lever le pied , certes là il s’agit de familles de réfugiés politiques .( Mais pas que …) qui s’ajoutent à d’autres millions qu’on a été cherchér dans les couches les plus retardées pour contrer nos braves travailleurs , un tant soit peu plus retors .
        C’est pas de chance parce qu’on sait déjà plus quoi en faire de ceux qu’on a fait venir .
        Et puis çà fait monter l’extréme droite .
        A part la bonne mére Merkel , immigrée de l’Est Allemand , qui d’ailleurs se ravise , on est plus circonspects .


    • bosondehiggs Le 26 septembre 2015 à 03h27
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      le terrorisme est une invention


      • samuel Le 26 septembre 2015 à 13h08
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        Ce n’est pas quelque chose de nouveau, les actes de terrorisme existaient déjà au temps de Titus et de ses légions, malheureusement à cause des Zélotes, le temple de Jérusalem fut détruit, c’était un groupe qui préférait plutôt combattre le pouvoir romain les armes à la main, comme quoi les fanatiques d’aujourd’hui n’ont rien inventés dans leur propre bord religieux, et pourraient même davantage se faire utiliser par les premiers hommes d’affaires de la planète, ne dit-on pas que ce sont souvent les religions qui sont à la base des guerres. C’est triste à dire, mais il n’y a rien de commun entre le fanatisme religieux, et une personne préférant témoigner de sa foi autrement. Le chômage de masse est aussi une invention comme le terrorisme, quelque chose de voulu, d’entretenu par la première conduite du politique et des puissants à la fois, cela permet ainsi à davantage de gens de se faire rouler en beauté. Vu que les personnes n’ont plus trop le droit de démissionner afin de pouvoir bénéficier d’une meilleure éthique sociétale, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Par ailleurs, j’ai jamais compris pourquoi les nombreux baba cool des années 60 ou 70 ont tous à peu près basculés dans les premières valeurs de nos réclames.


  22. Caton77 Le 25 septembre 2015 à 14h49
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    L’INDUSTRIE AMÉRICAINE EST UNE INDUSTRIE DE GUERRE. Ce n’est pas moi qui l’écris, mais un américain nommé Peter Dale Scott. Voilà pourquoi l’Amérique a un besoin vital de conflits armés! Chris Hedges, un autre américain, ne fait que le confirmer dans cet article au vitriol! Que les Français (surtout les jeunes) se RÉVEILLENT de “l’hypnose amerloque et hollywoodienne”! Il y va de notre survie, comme nation, comme société civilisée!


    • samuel Le 25 septembre 2015 à 18h26
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      Comment une industrie de guerre pourrait avoir une croissance rebondissant au 2e trimestre, tout cela ne devrait-il pas entraîner la consommation des ménages vers le bas. A moins que les personnes travaillant dans les premières dépêches d’infos ne disent pas la vérité, je me demande si tous ces chiffres ne sont pas bidons, les analystes ne tablaient-ils pas sur une forte croissance hier, et puis qu’est-ce que nous avons vus dans les variations saisonnières, comme en raison de l’hiver. Les consommateurs, moteur traditionnel de l’économie mondiale, peinent davantage à mon avis, car si ce qu’ils avancent est un peu illusoire dans les premiers pourcentages de l’année, c’est donc que les nouvelles estimations ne sont pas moins douteuses, tant sur les exportations que les importations, moi je crois que le gouvernement Américain baratine un peu au niveau des chiffres, car même si la majorité des économistes misent sur une croissance de je ne sais combien sur l’ensemble de l’année, ils n’imaginent pas plus l’impondérable climatique.


  23. Eleutheria Le 25 septembre 2015 à 15h59
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    Le lien vers la source a été tronqué. Le voici en entier :

    http://www.truthdig.com/report/item/the_real_enemy_is_within_20150906


  24. zorba Le 25 septembre 2015 à 16h20
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    Je ne sais pas si cela a un lien, mais voici.
    Ce matin 8h, une mauvaise manipulation de mon appareil à musique me branche sur “France-info”.
    Et j’entends que le pape et Poutine sont à New York (séparément, coïncidence).
    Intéressantes visites.
    Que font-ils là ? De quoi vont-ils parler ? A qui ?
    Ces questions que l’on se pose quand on a le “réflexe info” (!!!), eh bien sur France-info, non.
    La seule question des “journalistes”, la seule qu’ils se sont posée en conférence de rédaction, personne ne les a forcés est : la police new yorkaise sera-t-elle à la hauteur de ce “défi sécuritaire” ?
    Interloqué, je me suis demandé si l’abus de sites comme “les crises” ne déformait pas ma perception, j’ai réécouté une fois encore, puis encore à 12h30, même tabac, même “défi sécuritaire”.
    J’ai compris que ces belles âmes de “france info” travaillaient à une radio d’alerte ou une radio sirène, qu’il fallait entendre ce flux de parole comme ça, une sirène continue, sous entendu ayez peur mais le pouvoir veille, le ministère de la peur.
    “France alerte” ça irait mieux avec leur slogan épouvantable, “le réflexe info”.
    Comment faire taire cette sirène ?


    • bosondehiggs Le 25 septembre 2015 à 21h49
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      france tv info a été créé par goebbels , on dirait


  25. Macarel Le 25 septembre 2015 à 20h00
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    Tuez vous les uns les autres, ou aimez vous les uns les autres ?

    Il est malheureusement plus facile de monter les gens les uns contre les autres, que de les amener à coopérer. C’est ce qui fait le bonheur des marchants d’armes.

    “Tu ne tueras point” : quelle horreur pour un marchand de canons !

    Mais comme dans la chanson de Boris Vian, le marchand de canon pourrait à la fin des fins être victime du succès de son “petit commerce”…

    https://www.youtube.com/watch?v=MrZiT_3zx2E


  26. Georges Le 25 septembre 2015 à 22h10
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    Je note que l’auteur de l’article, étasunien, fait le travail de remise en cause de l’intérieur.

    L’histoire de France est aussi à revisiter, elle n’est pas idéale non plus.

    Ce n’est pas les méchants étasuniens et les bons français, comme certains aimeraient le croire.


  27. Learch Le 27 septembre 2015 à 00h15
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    Jimmy avait résumé tout cet article de Chris Hedges en un morceau de musique légendaire… c’était en 69… Quoi de neuf depuis ?
    https://www.youtube.com/watch?v=sjzZh6-h9fM


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