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7.février.20187.2.2018 // Les Crises

Contempler l’Iran à travers un verre déformé, par Paul R.Pillar

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Source : Paul R. Pillar, Consortium News, 04-01-2018

Une évidence sur la politique américaine et les médias est qu’une fois qu’un chef de file étranger ou un pays a été diabolisé, tout ce qui est écrit ou dit sur le sujet sera déformé de façon négative, une règle reflétant la pensée de groupe et le carriérisme de Washington, comme l’ancien analyste de la CIA Paul R. Pillar le fait remarquer à propos de l’Iran.

Pour tout pays qui, comme l’Iran, a fait l’objet d’un âpre débat à Washington, les déclarations des observateurs américains au sujet des événements ayant lieu dans ce pays ont davantage à voir avec la politique d’ici qu’avec ce qui se passe là-bas. C’est ce qui s’est passé ces derniers jours avec la plupart des témoignages et interprétations des manifestations dans les rues iraniennes. Quelques consignes pour des commentaires intelligents, responsables et utiles sur ces manifestations sont en place, et applicables peu importe les préférences politiques de celui qui commente.

Le Président iranien Hassan Rouhani rencontrant un groupe de citoyens iraniens (Photo du gouvernement iranien)

La première consigne est d’appliquer une grande dose d’agnosticisme sur la question de savoir où vont mener les protestations. Quel que soit le pays l’évolution de troubles populaires est intrinsèquement difficile à prévoir. Cet avenir dépend des fluctuations dues à l’émotion, de l’interaction complexe des différentes problèmes et forces politiques, et de la façon particulièrement imprévisible dont les incidents mineurs peuvent déclencher des réactions beaucoup plus importantes. La tendance d’aujourd’hui ne peut pas être transposée dans le futur, en partie à cause des effets de décisions qui n’ont pas encore été prises.Actuellement, dans le cas de l’Iran, les services de sécurité du régime se sont jusqu’ à présent abstenus d’utiliser la plus grande partie de leurs capacités de répression sur les manifestants, mais ils ont clairement laissé entendre que cette capacité pourrait encore être utilisée. Une telle utilisation changerait le jeu qui se joue dans les rues iraniennes, mais encore une fois avec beaucoup d’incertitude quant à l’avenir.

Certaines caractéristiques des manifestations actuelles rendent leur évolution future particulièrement imprévisible, même par rapport aux grandes manifestations de 2009 en Iran.Il n’ y a pas de mouvement unique avec un leadership identifiable. Il n’y a pas de mouvement unique avec un leadership identifiable comme cela a été le cas avec le mouvement vert lors des événements précédents. Il n’ y a pas un seul événement ou déclencheur unique comparable à l’élection présidentielle contestée de 2009. Divers facteurs politiques y ont contribué. Il semble que certaines des premières manifestations à Mashhad aient été le fait de militants durs qui cherchaient apparemment à embarrasser le président Hassan Rouhani, mais ils ont été rejoints par des citoyens de convictions politiques différentes mais mécontents sur le plan économique. Les slogans scandés dans la rue sont également variés.

Économie nationale

La diversité des discours conduit à une autre consigne, qui est de ne pas prétendre savoir ce qu’il y a dans le cœur et l’esprit des manifestants. Il ne faut pas non plus considérer que ce qui est scandé ou écrit sur la pancarte d’un manifestant indique le pourquoi des manifestations. Les chroniqueurs américains qui ont prôné la confrontation avec l’Iran ont pris la peine de souligner à quel point un thème exprimé dans les protestations a été que les ressources devraient être dépensées en Iran plutôt que pour l’aventurisme à l’étranger. Mais inclure cette notion ne change rien au fait que, selon la célèbre remarque de Bill Clinton, c’est l’état de l’économie d’une nation qui détermine le plus souvent si le soutien politique est gagné ou perdu. La plupart des habitants des villes iraniennes de province dans lesquelles des manifestations ont eu lieu se soucient peu de la guerre civile syrienne ou de l’équilibre des forces dans le nord de l’Irak. Ils se soucient plutôt du chômage et d’un niveau de vie stagnant. Si un slogan sur l’aventurisme étranger est compatible avec les griefs économiques et qu’il semble être un point où le régime pourrait être vulnérable, alors il est utilisé.

Les Américains devraient trouver cela facile à comprendre parce que nous avons connu aux États-Unis une évolution similaire entre le mécontentement économique et les questions politiques. Donald Trump a construit une campagne gagnante avec des thèmes tels que c’est la façon dont l’Amérique a permis aux étrangers de profiter d’elle qui aurait eu des conséquences économiques chez eux. Mais les électeurs de la Rust Belt qui ont été influencés par le message de Trump ne se souciaient pas vraiment de savoir si les accords commerciaux bilatéraux étaient meilleurs que les accords multilatéraux ou si les Européens ne payaient pas leur juste part des dépenses de l’OTAN, sans parler du ravitaillement américain en carburant des avions de guerre saoudiens bombardant le Yémen. Et si Trump perd leur soutien, ce ne sera pas parce que, contrairement à ce qu’il a dit dans la campagne, il n’a pas freiné les entreprises risquées à l’étranger et les a même élargies. Ce sera plutôt parce qu’il n’a pas relancé l’emploi et amélioré le niveau de vie des travailleurs américains. De telles évolutions sont remarquablement semblables à ce qui semble se produire avec la plupart des troubles populaires actuels en Iran, qui peuvent être décrits comme une protestation de la classe ouvrière dans laquelle de nombreux manifestants ont beaucoup en commun avec les habitants de la Rust Belt.

La cohérence est la clé

Une autre consigne est que, quelle que soit la somme de connaissances qu’on prétend posséder ou non sur ce qui se passe en Iran, il faut au moins être cohérent sur le plan logique (ainsi que sur le plan moral). Les manifestations ont posé des problèmes de cohérence, en particulier à ceux qui se sont le plus vigoureusement déclarés en faveur d’une confrontation avec l’Iran et de la punition de ce pays. L’incohérence principale réside dans le fait que ceux qui ont été les plus favorables à l’application de plus de sanctions plutôt que de moins de sanctions à l’Iran sont également ceux qui, aujourd’hui, réclament le plus haut niveau de soutien aux manifestants déçus sur le plan économique dans les rues iraniennes – c’est-à-dire ceux qui sont parmi les plus durement touchés par les sanctions.

Ces arguments qui ont longtemps été utilisés contre le Plan d’action global conjoint (JCPOA), accord qui restreint le programme nucléaire iranien, posent d’autres défis à la cohérence. Si les manifestations actuelles sont une bonne chose – et les partisans de la ligne dure anti-Iran susmentionnés semblent carrément enthousiastes à leur sujet –, il convient de noter que c’est ce qui se produit avec l’entrée en vigueur de la JCPOA il y a deux ans. Cet accord, selon les opposants à l’accord, n’était-il pas censé avoir donné à l’Iran une aubaine qui soulageait indûment et prématurément la pression économique exercée sur Téhéran ? Les opposants tentent de d’effectuer une quadrature du cercle avec l’idée que le régime détourne la « manne » vers un aventurisme étranger tout en faisant souffrir les citoyens. Cette notion est généralement véhiculée sans données sur l’économie et les politiques budgétaires (et les politiques de Rouhani ont mis l’accent sur l’amélioration de l’économie intérieure par-dessus tout). Cela soulève également une autre incohérence. Si les protestations actuelles sont un événement qui bouleverse le régime vraiment aussi important que certains partisans de la ligne dure américaine le prétendent, est-ce qu’un leader iranien avec ne serait-ce que la moitié d’un cerveau et un désir de rester au pouvoir n’utiliserait pas la « manne » pour acheter du soutien intérieur plutôt que de le gaspiller dans des aventures à l’étranger, si tel était vraiment le choix ?

En traitant les manifestations comme un moyen de faire pression sur le régime pour qu’il modifie ses politiques non nucléaires, les partisans de la ligne dure américaine se heurtent également à une incohérence compte tenu de leur opposition antérieure à tout commerce avec le régime iranien, dont a fait partie l’opposition au JCPOA. Si ce régime est aussi irrémédiablement et complètement dominé par des fanatiques intransigeants comme les partisans de la ligne dure américaine l’ont décrit à maintes reprises, qui pourrait sortir d’un tel chaudron pour répondre positivement aux protestations de la rue ? Ainsi, nous obtenons des contorsions intellectuelles telles que la tentative de soutenir en un seul paragraphe que c’était une erreur dans le passé « d’agir dans le but de gagner la faveur des modérés du régime », mais qu’aujourd’hui les manifestations fournissent une occasion de « renforcer les arguments des pragmatistes plaidant pour un changement de politique ».

Indépendamment du fait que le résultat global éventuel des manifestations actuelles soit bon ou mauvais d’un point de vue américain, il serait tout aussi erroné pour les partisans du JCPOA d’en revendiquer le crédit pour tout bien qui en sortirait que pour les opposants de faire une telle déclaration. Le JCPOA doit perdurer ou sombrer en fonction de l’objectif visé, qui était de fermer toutes les voies à une éventuelle arme nucléaire iranienne. La sous-performance économique qui a engendré le mécontentement en Iran, comme en témoignent les manifestations actuelles, a de multiples sources. La mauvaise gestion économique par le régime en est une. Les sanctions en sont une autre, y compris les sanctions non nucléaires que les États-Unis maintiennent en place aujourd’hui. De plus, même la levée des sanctions nucléaires n’a pas apporté à l’Iran beaucoup des bénéfices économiques espérés, compte tenu des incertitudes dans le secteur privé – incertitudes que l’administration Trump a vigoureusement entretenues – au sujet de l’avenir du JCPOA, le secteur privé connaissant la capacité du Trésor américain à pénaliser même les entreprises non américaines pour toute infraction future aux sanctions. Comme le gouvernement Rouhani s’efforçait de vendre cet accord à la ligne dure de l’opposition iranienne, il est probable qu’il a hissé les perspectives économiques iraniennes jusqu’à un niveau inaccessible.

Les dangers d’une ingérence étrangère

Art de rue devant de l’ancienne ambassade américaine à Téhéran, en Iran, où le 4 novembre 1979, des étudiants iraniens ont pris en otage des diplomates américains et en ont retenu 52 pendant 444 jours. 29 septembre 2007. (Flickr Örlygur Hnefill)

Une autre consigne pour les chroniqueurs américains, quelle que soit leur conviction, est de garder à l’esprit que ces commentaires ne font pas seulement partie d’un débat américain, mais qu’ils sont aussi entendus par les oreilles iraniennes. Cela inclut les oreilles du régime, où, comme c’est le cas pour tous les régimes, la sensation qu’un gouvernement étranger tente de vous renverser est très dissuasif pour faire des affaires avec ce gouvernement ou croire en ses promesses. Les manifestants et les autres citoyens iraniens sont également à l’écoute. Indépendamment de la sympathie que nous éprouvons pour eux, les manifestations de soutien américaines ne serviront pas à alimenter les manifestations. Aucun manifestant éventuel ne sortira dans la rue et ne courra le risque d’être arrêté ou pire encore parce qu’un dirigeant américain l’a encouragé à le faire.

Le risque le plus probable est de souiller l’opposition iranienne avec la marque d’une ingérence étrangère. Pour n’importe quel mouvement iranien, la sensation que les États-Unis y ont mis la patte, quoi que ce soit qu’il fasse, est un baiser de mort politique. Ceux qui, aux États-Unis, insistent pour que les manifestations soient encouragées de façon plus active ignorent ce risque en disant : « Quoi que nous disions et fassions, le régime cherchera tenir les États-Unis pour responsables des manifestations ». Bien sûr que oui ; c’est le genre d’accusation que presque n’importe quel régime dans une telle situation porterait. Mais ce n’est pas la question. Ce qui importe, c’est de savoir si ce que les États-unis font et disent fait que ces accusations paraissent crédibles aux yeux des Iraniens de la rue et des Iraniens en général.

Il est certain qu’il y a un rôle à jouer pour déclarer un ferme appui au droit des Iraniens ou de tout autre peuple à exprimer pacifiquement leurs doléances, et pour condamner tout recours à la force contre pareille forme d’expression. La ligne de démarcation entre ces déclarations et une posture qui donne de la crédibilité aux accusations du régime iranien concernant l’ingérence étrangère est certes mince. Mais cette frontière existe, et les Américains ne font aucune faveur au peuple iranien en la franchissant.

Enfin, alors que les événements survenus dans les rues iraniennes ont fait que les rumeurs de changement de régime reviennent aux États-Unis, ceux qui croient en ces rumeurs doivent faire attention à ce qu’ils souhaitent. Ils devraient garder à l’esprit à quel point les partisans de la ligne dure étaient apparemment en première ligne pour faire avancer les protestations actuelles. Ils devraient également réfléchir à la probabilité que la politique et les politiques iraniennes qui suivraient toute répression sévère contre les manifestants – ce qui est encore l’un des prochains développements possibles des événements actuels – seraient probablement aussi défavorables aux intérêts américains que ce que Téhéran montre actuellement. En d’autres termes, le changement peut être un changement pour le pire plutôt que pour le meilleur.

Il convient également de réfléchir à l’absence d’un leadership de type Green Movement dans les manifestations actuelles, et plus largement d’un leadership alternatif crédible qui serait meilleur que ce que représente Rouhani. Le manque d’alternatives séduisantes auxquelles se raccrocher pour les Américains est illustrée par le nombre de personnalités politiques américaines saines d’esprit qui se sont raccrochées à la secte du groupe terroriste connue sous le nom de Mujahedin-e Khalq, qui n’a guère de soutien en Iran.

Même si, en coulisse, il y avait un leadership plus attractif, l’histoire des révolutions dans le monde entier montre combien souvent une figure modérée devient un Alexander Kerensky, qui lui-même cède la place à des éléments encore plus extrêmes et impitoyables qui conservent le pouvoir beaucoup plus longtemps. L’Iran lui-même a eu ses Kerenskys, en la personne de Mehdi Bazargan et Abolhassan Bani-Sadr, chefs brièvement nommés après la chute du chah qui a perdu aux profit des forces de l’Ayatollah Ruhollah Khomeini.

Si tout cela n’était pas suffisant pour faire une pause, il y a des leçons plus récentes en Irak, où le changement de régime fomenté par les États-Unis a renforcé l’influence de la République islamique d’Iran et en Libye, qui est encore divisée et dans le chaos.

Paul R. Pillar, au cours de ses 28 années à la Central Intelligence Agency, est devenu l’un des meilleurs analystes de l’agence.

Source : Paul R. Pillar, Consortium News, 04-01-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Commentaire recommandé

Chris // 07.02.2018 à 14h15

Des mouvements de rue iraniens largement induits par le régime de sanctions imposés par les USA depuis 10 ans, lesquelles persistent encore malgré l’observance du JCPOA !
Les Iraniens, ceux que je connais !, sont excédés des limitations commerciales et financières qu’on leur impose. Je leur rappelle Mossagadeh… : ce n’est pas du chef de leurs dirigeants… même si sociétalement certains sont excédés par la main-mise théocratique. Faire tomber ce “régime” pour quoi, au bénéfice de qui ?
Provoquer la ire populaire, c’était bien le but des sanctions, non ?
Ont-ils levé les sanctions contre la Syrie, le Yémen ? Malgré leurs bouches en coeur et larmes de crocodiles ? Non.
Le Vénézuéla est en passe d’asphyxie total par les sanctions financières et commerciales : bien plus dramatique ! Les USA poussent le pays au défaut.
Tillerson parle ouvertement de soudoyer l’armée pour un coup d’état :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/02/02/97001-20180202FILWWW00003-venezuela-le-secretaire-d-etat-americain-evoque-une-intervention-de-l-armee-pour-evincer-maduro.php

4 réactions et commentaires

  • Chris // 07.02.2018 à 14h15

    Des mouvements de rue iraniens largement induits par le régime de sanctions imposés par les USA depuis 10 ans, lesquelles persistent encore malgré l’observance du JCPOA !
    Les Iraniens, ceux que je connais !, sont excédés des limitations commerciales et financières qu’on leur impose. Je leur rappelle Mossagadeh… : ce n’est pas du chef de leurs dirigeants… même si sociétalement certains sont excédés par la main-mise théocratique. Faire tomber ce “régime” pour quoi, au bénéfice de qui ?
    Provoquer la ire populaire, c’était bien le but des sanctions, non ?
    Ont-ils levé les sanctions contre la Syrie, le Yémen ? Malgré leurs bouches en coeur et larmes de crocodiles ? Non.
    Le Vénézuéla est en passe d’asphyxie total par les sanctions financières et commerciales : bien plus dramatique ! Les USA poussent le pays au défaut.
    Tillerson parle ouvertement de soudoyer l’armée pour un coup d’état :
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/02/02/97001-20180202FILWWW00003-venezuela-le-secretaire-d-etat-americain-evoque-une-intervention-de-l-armee-pour-evincer-maduro.php

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  • christian gedeon // 10.02.2018 à 11h07

    Quoi qu’il en soit,le gouvernement iranien actuel tient le pays d’une main de fer à travers trois cercles successifs de “sécurité”….les pasdarans,les bassidjis,et le complexe militaro policier. L’escroquerie géante dont ont été victimes les iraniens à travers les “banques islamiques” a été promptement étouffé avec une redoutable efficacité. Et là les sanctions n’ont rien à voir avec l’affaire,ni de près ni de loin. Invoquer sans arrêt les sanctions pour tout justifier est très exactement la tactique utilisée par le gouvernement iranien. Les sanctions sont réelles et à mon sens en partie largement injustes. Mais “elles sont aussi utilisée comme une arme de propagande de premier choix par le gouvernement ( pour ne pas dire régime) pour justifier son inefficacité sociale et économqiue, et l’incroyable corruption qui gangrène le pays.sans compter l’engagement militaire en Syrie,mais pas que,qui n’est ^pas forcément suivi par tous les iraniens.M. Pillar a raison de parler de verre déformé,mais il est déformé dans les deux sens,n’est ce pas?

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    • Parzifal // 10.02.2018 à 16h11

      Oui oui . . . on observe ce phénomène de déformation particulièrement dans la journée vers midi, quand on se tient à sa porte.
      L’embargo puis les sanctions sont un casus belli constant depuis 1979, difficile de croire que leurs effets soient négligeables sur l’histoire d’un pays depuis presque 40 ans !
      Comme le dit bien Pilar : ” . . la sensation qu’un gouvernement étranger tente de vous renverser est très dissuasif pour faire des affaires avec ce gouvernement ou croire en ses promesses”
      Placez vous donc sur le seuil d’un citoyen iranien ; vers midi,vous devriez voir les choses autrement.

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  • Barbier // 11.02.2018 à 20h08

    Concernant l’Iran, ce n’est pas parce que nous avons accueilli l’ayatollah Khomeini à Neauphle-le-Château qu’il a été bienveillant avec nous car il y avait une histoire de sous.(Eurodif and cie).
    Au niveau historique moderne, je n’ai pas souvenir d’une intervention ou pression étrangère qui se soit terminé de façon positive et ceci paradoxalement pour les deux pays en cause. Car c’est toujours le vainqueur plus ou moins supposé de cette confrontation qui écrit l’histoire ou qui prend commande auprès des lettrés des deux sexes pour l’hagiographie claironnée sur les ondes et autres supports.
    Donc chaque pays, peuple, gouvernement voit midi à sa porte. Raison de plus pour ne s’occuper que de ses affaires car c’est déjà assez compliqué comme cela.
    De toute façon, les States ont fait un énorme cadeau aux mollahs en renversant Saddam Hussein et ce genre d’erreur devrait ipso facto entraîner à un peu plus de modestie dans les relations internationales. Cela n’en prend pas hélas le chemin.

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