Suite et fin de notre dossier Démocratie Kaput :

  1. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (1992-2005)
  2. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (2006-…)
  3. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (Résumé)
  4. Voyez comment l’Europe est sous tutelle
  5. Voyez comment la France est sous administration de Bruxelles
  6. Épilogue

Pour terminer cette longue série, je souhaitais donc partager quelques pensées avec vous.

Je pense que vous aurez été comme moi très surpris du degré de tutelle du pays – et on a beau s’y attendre, ça fait bizarre à voir…

J’ai d’ailleurs été trop gentil en appelant plusieurs fois ceci “Tutelle”, car “Administration étrangère” serait plus adapté (ou disons à 27/28 pays = 96,4 %, pour être précis)

P.S. : appel aux juristes et avocats, je n’ai pas trouvé : quelqu’un peut me dire comment ont été adoptés les documents présentés, à savoir les Grandes Orientations et les “recommandations” du Conseil – unanimité ou majorité simple ou qualifiée ? (je compléterai le billet) Merci

Vous aurez donc compris que le système est totalement bloqué, et que nos gouvernements sont désormais uniquement des porte-plume des sbires bruxellois. Et que donc, dans ces conditions, aucune politique alternative ne sera tolérée, comme on l’a vu en Grèce. Les reniements sont donc hautement prévisibles…

“Celui qui, ayant passé l’âge de 30 ans, a cru une seconde à la philippique du Bourget “Mon ennemie, c’est la finance” est un demeuré.” [Michel Onfray, Marianne, 4/9/2015]

Honteux d’avoir eu raison ?

Bien entendu, vous aurez noté que, dans ceux qui se prononcent pour d’autres politiques, et surtout dans la gauche radicale, on a une majorité de fervents défenseurs d’une “autre Europe”, démocratique et sociale, qu’il ne reste, évidemment, qu’à bâtir, avec le soutien des populations étrangères qui ne manqueront pas d’être bientôt convaincues par la fulgurance de telles idées…

Une des choses qui m’étonnent tout particulièrement c’est que, les prédécesseurs de ces gens-là, dans le même champ politique, mais dans les années 1950, ne voulaient absolument pas d’une telle “autre Europe sociale”, ils voulaient “pas d’Europe, merci beaucoup”, et ils expliquaient très bien pourquoi. Et l’histoire leur a donné raison. Mais leurs successeurs défendent le contraire aujourd’hui – option politique démentie par quand même 60 ans de pratique… On y reviendra à l’avenir, mais voici quelques pépites…

« Le Conseil de l’Europe sera un tremplin pour intégrer l’Allemagne dans l’Europe occidentale. Cette intégration aboutira à l’abandon de réparations et de la décartellisation de l’Allemagne. […] Le Conseil de l’Europe ne sera aujourd’hui qu’un haut-parleur pour vanter la civilisation occidentale et demain un moyen pour obtenir des pays adhérents la cession d’une part de leur souveraineté. Le but sera la destruction du sentiment national. L’unification de l’Europe est une sainte-alliance des esclavagistes, car elle s’accompagnera d’un appel à l’action commune aux colonies » [Madeleine Braun (députée PCF), Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, 15 juin 1949]

Voici ce que disait le parti travailliste anglais en 1950 :

Manifeste du Comité exécutif du parti travailliste britannique {juin 1950}

Certaines personnes estiment que l’unité d’action requise ne peut pas être obtenue au moyen d’une coopération entre États souverains, mais qu’elle doit être imposée par une instance supranationale disposant de pouvoirs exécutifs. Ces personnes pensent que les pays européens devraient former une Union tant politique qu’économique, en abandonnant des pans entiers de gouvernement à une autorité supranationale.

Le Parti travailliste estime qu’il n’est ni possible ni désirable de former une Union complète, politique ou économique de cette façon. Au contraire, les politiques nationales doivent être progressivement harmonisées ou coordonnées par consentement au moyen d’une coopération entre gouvernements. Les peuples européens ne souhaitent pas une autorité supranationale capable d’imposer des accords. Ils ont besoin d’une machinerie internationale capable de mettre en place des accords qui sont obtenus sans coercition. […]

Plusieurs types d’Union peuvent être envisagés. Il y a eu récemment un très fort enthousiasme en faveur d’une Union économique fondée sur le démantèlement de toutes les barrières internes au commerce, telles que les droits de douane, le contrôle des changes et les quotas d’importations. La plupart des défenseurs de cette politique croient que le libre jeu des forces économiques à l’intérieur du marché continental ainsi créé aboutirait à une meilleure répartition de la force de travail et des ressources. Le Parti travailliste rejette catégoriquement cette théorie. Les forces du marché livrées à elles-mêmes ne peuvent fonctionner qu’au prix de graves perturbations économiques – des branches entières de l’industrie en Europe feraient faillite –, d’un développement du chômage et de graves tensions politiques […]

Le fait est qu’une Union économique fondée sur le laisser-faire exigerait un degré d’uniformité dans les politiques internes des États membres qui n’existe pas pour l’instant, et qui n’existera probablement pas dans un futur proche. […]

Le parti travailliste estime que sa politique de plein-emploi et de partage équitable des richesses est d’une importance primordiale pour la croissance économique en Grande-Bretagne. […] Le coût du libéralisme économique aujourd’hui est la lutte des classes et les troubles sociaux. […] Tous les syndicats non communistes des pays bénéficiaires du plan Marshall ont indiqué en avril 1950 que « la libéralisation des échanges ne doit pas conduire à diminuer les réussites sociales et économiques des gouvernements européens progressistes. » […]

Il est certain qu’aucune assemblée parlementaire ne pourrait assumer des pouvoirs supranationaux si elle n’était pas d’une certaine façon strictement représentative des peuples européens. Or une telle instance représentative en Europe de l’ouest serait nécessairement anti-socialiste ou non-socialiste. […] Aucun gouvernement socialiste en Europe ne pourrait se soumettre à l’autorité d’une instance dont les politiques seraient décidées par une majorité anti-socialiste. […] ni accepter un système dans lequel d’importants domaines de la politique nationale seraient abandonnés à une autorité représentative européenne supranationale, puisqu’une telle autorité disposerait en permanence d’une majorité anti-socialiste, et qu’elle causerait l’hostilité des travailleurs européens.

1951, lancement de la CECA (Source) :

Dès le 9 janvier 1956, le Bureau confédéral de la CGT réaffirmait les raisons de l’opposition de la confédération aux projets de Marché commun. Dans le même communiqué, elle rejetait aussi “tout protectionnisme conservateur et son appui à toute formule authentique de coopération économique internationale.” “Le Marché commun est un aspect de l’offensive internationale du Capital, l’alliance des pays de l’Europe capitaliste” :

“- La libre circulation des marchandises, donc le déchaînement de la concurrence fondée sur l’infériorité des salaires et de la législation sociale, l’harmonisation par le bas des conditions sociales dans les différents pays, l’opposition renforcée à toutes les revendications des travailleurs. (…)

– La libre circulation des capitaux, le danger d’évasion des capitaux, de dévaluation et même de remplacer la monnaie nationale par une monnaie commune. (…)”

Et en 1957, avant la ratification par la France du Marché commun, la CGT, par la voix de Jean Duret, directeur du Centre d’études économiques de la confédération déclare :

“L’enjeu est énorme : le Marché commun conduit infailliblement, à plus ou moins brève échéance, à la disparition des souverainetés nationales, à la création d’un super-Étateuropéen, réduisant à sa plus simple expression tout ce qui pourrait subsister d’individuel, de politiquement et économiquement indépendant chez les membres de la Communauté. Ce super-État sera dominé par le pôle d’activité économique le plus puissant : la Ruhr ; par la puissance la plus énergique et la plus dynamique : l’Allemagne de l’Ouest. […] Pour la France, la réalisation du Marché commun c’est l’acceptation de l’hégémonie allemande. Son industrie ne pouvant lutter contre la concurrence d’outre-Rhin tombera sous la coupe des konzerns de la Ruhr.”

Le 14 janvier 1957, Étienne Fajon, député communiste de la Seine et membre du bureau politique du Parti communiste français (PCF), dénonce dans le quotidien L’Humanité les dangers que ferait peser le Marché commun sur la France (source) :

L’Assemblée nationale reprend ses travaux demain. En tête de son ordre du jour figure un débat sur le projet de création du « Marché commun européen ».

Le « Marché commun » s’étendrait à six pays : Allemagne occidentale, France, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg. Il s’agit d’instaurer progressivement, au sein de ce morceau d’Europe, la libre circulation des marchandises, des capitaux et de la main-d’œuvre. Selon les promoteurs du projet, le « Marché commun » contribuerait à la prospérité de la France et au bonheur de son peuple.

Pour apprécier la valeur de ces promesses, il importe de se rappeler que le « Marché commun » n’est pas la première étape de la prétendue construction européenne. En 1951, déjà, la « Communauté européenne du charbon et de l’acier » avait été créée entre les six pays. Son inspirateur, le funèbre Schuman, assurait qu’elle devait aboutir à la baisse des prix et à l’essor de notre industrie. Les résultats sont maintenant connus : hausse de l’acier et du charbon, fermeture d’une centaine de puits de mine en France, interdiction d’utiliser notre charbon selon nos besoins, dépendance aggravée de l’économie française à l’égard des monopoles allemands.

Le projet de « Marché commun » s’inscrit dans une même politique néfaste pour la nation, pour la classe ouvrière et pour la paix.

1. L’association envisagée est une association économique entre pays capitalistes, c’est-à-dire qu’elle est soumise aux lois de la concurrence et du triomphe des plus forts. Or, dans l’Europe des Six, c’est l’Allemagne occidentale qui dispose de loin du potentiel le plus élevé

Dès 1955, elle produisait deux fois plus de charbon, d’acier et d’électricité que la France. Sa production chimique est le triple de la nôtre. Ses réserves d’or, infiniment supérieures, lui confèrent d’immenses possibilités d’investissement de capitaux. La domination du « Marché commun » par les monopoles allemands serait donc certaine et rapide. Elle aurait pour conséquence l’arrêt de nombre de nos entreprises. Elle préparerait en fin de compte la désindustrialisation de la France et l’hégémonie du capitalisme allemand dont Hitler et Pétain avaient fait leur programme. Notre patrie perdrait ainsi, tout en se ruinant, les bases économiques de son indépendance nationale.

2. Le projet comporte l’unification progressive des charges sociales entre les six pays. C’est là une menace très grave pour les travailleurs français.

En effet, grâce aux luttes ouvrières, grâce aux conquêtes sociales obtenues aux temps du Front populaire et de la Libération, quand les communistes faisaient partie du gouvernement ou de la majorité, le niveau des salaires en général et des salaires féminins en particulier, le taux des heures supplémentaires, le régime des congés payés, sont supérieurs en France par rapport à l’Allemagne occidentale ou à l’Italie.

Il est vrai qu’on fait miroiter aux travailleurs la promesse d’une unification par en haut. En réalité, la recherche du profit maximum par les trusts des six pays et le déchaînement de la concurrence entre eux conduiraient nos capitalistes, particulièrement menacés par leurs rivaux allemands, non seulement à s’attaquer à des «charges» sociales qu’ils ont toujours dénoncées, mais à renforcer leur opposition à toutes les revendications ouvrières. Et l’offensive des exploiteurs serait favorisée par la présence sur le « Marché commun » d’une armée permanente de chômeurs, déjà importante en Italie et en Allemagne, grossie demain par la mort des usines françaises les moins bien armées pour résister. […]

Nous assistons ainsi, au mépris de l’intérêt national, à une entreprise de revanche de la CED, à une relance de la guerre froide, à la tentative de dresser contre la partie socialiste de l’Europe une Europe capitaliste agressive, où la France aliénerait plus encore sa souveraineté et où la domination appartiendrait bien vite aux militaristes allemands, vassaux préférés de l’impérialisme américain. Guy Mollet et d’autres dirigeants socialistes se consacrent à cette politique « européenne » avec d’autant plus d’ardeur qu’elle constitue par excellence, sur le plan intérieur, la base d’alliance entre le Parti socialiste et la réaction cléricale des Bidault et des Pinay. […]

Nous voulons de tout cœur la coopération économique de l’Europe, mais de toute l’Europe, des pays capitalistes et des pays socialistes, dans le respect de l’indépendance de chacun et dans l’intérêt de tous.”

Lors du congrès de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) qui se tient à Leipzig du 4 au 15 octobre 1957, Benoît Frachon, secrétaire général de la CGT de France, prononce un discours dans lequel il pointe les dangers du Marché commun qui allait donner naissance à l’Union Européenne ;

Le Marché commun constitue en fait un grave danger pour l’économie nationale des pays les plus faibles et une menace non moins grave pour les travailleurs de l’ensemble de ces pays (…) il ne peut aboutir qu’à l’hégémonie des capitalistes et des monopoles les plus puissants, en l’occurrence les monopoles allemands étroitement associés aux monopoles américains. […]

Pour s’opposer aux revendications de la classe ouvrière, pour réduire les salaires réels, imposer de longues journées de travail et des conditions de travail toujours plus dures, les capitalistes ont besoin d’une armée de réserve de chômeurs. La soi-disant libre circulation des travailleurs leur permettra d’utiliser à leur gré cette armée, de la transporter d’un pays à l’autre suivant les besoins. […]

Il faut faire preuve de beaucoup de naïveté pour croire que dans le Marché commun, dans cette assemblée de rapaces, les monopoles s’embarrasseront des avis des représentants des syndicats. […]

L’intérêt des travailleurs de tous les pays du Marché commun est de combattre pour sa destruction et nous ne pensons pas que le fait qu’il ait été voté par les Parlements soit une raison pour que nous abandonnions la lutte pour sa liquidation. Nous ne nous inclinons pas devant le fait accompli. Nous savons qu’une partie du peuple de France, trompé ou mal informé, réagira contre les conséquences inévitables de ce Marché commun.

En tout cas, la CGT française poursuivra sa lutte, non seulement avec la classe ouvrière, mais en s’appuyant sur toutes les forces nationales qui veulent sauvegarder l’indépendance de notre pays et assurer un développement de son économie nationale.

Ou 1979 :

« L’élargissement et l’intégration dans l’Europe supranationale conduiraient notre pays au déclin, à la dépendance, à ne plus être qu’une province secondaire de l’empire américano-germanique. Comme en 1938 pour dénoncer la trahison de Munich, comme dans la résistance à l’occupation nazie, comme en 1954 dans la lutte pour empêcher la création d’une armée européenne sous commandement allemand et américain, le Parti communiste se dresse contre l’entreprise de régression sociale et de capitulation nationale. Il appelle au combat tous les travailleurs, tous les patriotes, ceux qui veulent une France écoutée et respectée, ceux qui veulent “vivre, travailler et décider au pays” [Manifeste du PCF pour les élections européennes de 1979, Pour une France indépendante, une Europe démocratique.]

(si vous en avez d’autres, merci de les citer en commentaire)

Notez, et pour être un peu provocateur, ce n’est pas neuf :

“Mais si le mot d’ordre des États-Unis républicains d’Europe formulé en connexion avec le renversement révolutionnaire des trois monarchies les plus réactionnaires d’Europe, la monarchie russe en tête, est absolument invulnérable comme mot d’ordre politique, il reste encore une question éminemment importante : le contenu et la portée économiques de ce mot d’ordre. Au point de vue des conditions économiques de l’impérialisme, c’est-à-dire des exportations de capitaux et du partage du monde par les puissances coloniales “avancées” et “civilisées”, les États-Unis d’Europe sont, en régime capitaliste, ou bien impossibles, ou bien réactionnaires.” [Lénine, Du mot d’ordre des États-Unis d’Europe, 23/08/1915]

Mais maintenant, le PCF est “enfin moderne” 🙁 Ainsi, dans son programme présidentiel de 2007, Marie-George Buffet en appelait à un état des lieux des textes « qui fondent l’Europe libérale. L’objectif sera de faire sauter les verrous au déploiement d’une politique de progrès social, d’une démocratie citoyenne et d’une stratégie internationale de co-développement ». Alors que c’est simple : c’est à peu près tous les textes importants…

Le délire utopique comme ligne de vie et d’action ?

Bref, apparemment, bon nombre d’utopistes n’ont pas l’air de comprendre que vouloir bâtir une “autre Europe, sociale et démocratique” est à peu près aussi crédible que bâtir un “autre fascisme, démocratique et humaniste”… Sur le papier tout est toujours possible, mais hélas, les rares qui ont vraiment creusé le sujet du point de vue historique, sociologique, anthropologique et économique, “l’Europe”, c’est à dire “L’Organisation néolibérale de Bruxelles”, remplit aujourd’hui 99 % de ses objectifs pour le plus grand plaisir du 1 %…

Alors quand vous en verrez un désormais, je vous recommande de lui donner ces deux documents :

Téléchargez en pdf Les lignes directrices économiques de 2015 ici (et la source non surlignée ici)

Téléchargez en pdf les Recommandations 2015 ici (et la source non surlignée ici)

et de lui demander ce qu’il compte en faire car :

  • ce sont des lignes directrices jusqu’en 2020
  • si on s’en écarte, on sera durement sanctionné

et qu’il ne parle pas de “négociation”, car le lendemain de son élection potentielle, la BCE coupera le robinet à nos banques, “à la grecque”, il a donc intérêt à avoir une solution solide à vous proposer…

Or il n’y en à qu’une, nationaliser la banque centrale et le secteur bancaire pour faire le ménage, et donc sortir de l’euro.

Comme il n’y aura jamais de peuple européen, il n’y aura jamais de nation européenne, et donc pas de Démocratie européenne.

Il faut renvoyer tous ces gens dans leurs contradictions :

  • ils parlent sans arrêt d’établir des “rapports de force” (ce qui est fort juste, ça marche comme ça), il faudra quand même qu’ils acceptent un jour que 1/ le rapport de force est de 1 contre 3000 en leur défaveur 2/ quand on passe d’un pays à deux pays, on double le nombre de soutiens, mais on double aussi le nombre d’opposants 3/ quand on n’a jamais réussi à convaincre dans son pays en un siècle, on arrête de rêver qu’on va convaincre 14 autres pays…”
  • (pour les vrais européistes 🙂 pour bâtir une démocratie européenne, pour faire un “saut fédéral”, il faut faire accepter le fait majoritaire, à savoir que si 60 % de l’Union veut quelque chose qui sera refusé par 90 % des gens d’un pays, ils s’inclineront – que ce soit les Français pour supprimer la Sécurité sociale, ou les Allemands pour avoir une banque centrale non indépendante et 5 % d’inflation. C’est évidemment ce qui manquera et manquera toujours – à moins de faire comme on a fait pour créer nos propres nations : avoir un pouvoir central totalitaire qui écrasera toute opposition à l’unification. Or, l’attitude quotidienne des européismes est en totale contradiction avec ce besoin évident, puisque ces idées de saut fédéral sont justement condamnées par une vaste majorité de la population !
  • de façon amusante, ils citent souvent l’exemple des États-Unis. Je rappelle qu’à la création des États-Unis par les 13 colonies, la population était de moins de 4 millions d’habitants, dont 800 000 électeurs (soit bien moins qu’à Paris aujourd’hui) et 700 000 esclaves, parlant tous la même langue et ayant la même culture – c’est la taille de Marseille…. Donc il faut être assez atteint pour comparer ça avec nos 30 pays de 500 millions d’habitants. Les États-Unis de 1776, c’est comme les 20 arrondissements de Paris : ce serait de ne pas les avoir unis qui aurait été un exploit !

  • Si on n’est pas complètement aveuglé, il est clair que la Yougoslavie est un bien meilleur exemple : vouloir coûte que coûte rapprocher des peuples différents qui ne le souhaitent pas. Ça peut marcher un moment (sous la botte d’un Tito), mais ça finit mal en général…
  • Et quand bien même, citer (même de façon délirante) les États-Unis comme modèle à suivre pour bâtir une structure démocratique, sociale et pacifique, comment dire…. ?

 

C’est donc désormais binaire : “Europe + Euro + Soumission + Modèle Néolibéral (féodal plutôt en fait)” OU “Plus du tout d’Organisation de Bruxelles + Plus du tout d’euro + Souveraineté + Démocratie + Une autre politique”

Les élections régionales de 2017

Évidemment, sur cette base, on est conduit à penser à “l’élection européenne régionale de France” de 2017, vu que cela ne sera rien de plus, où tout autre candidat qui propose autre chose que ce qui est imposé par Bruxelles sans sortir de l’euro et de l’UE pourra aisément être considéré AU MIEUX comme un sinistre bouffon.

Il est donc très probable que pour ma part je m’abstienne (mais bon, on verra les candidats à ce moment-là, on ne sait jamais…) – lassé d’être pris pour un imbécile, dans un système déjà non démocratique, mais devenu totalement non souverain (un peu comme si je devais voter avec mes voisins pour ou contre le fait de payer nos impôts…). Et parce que l’abstention est finalement ce qui les embête le plus (il n’y a qu’à voir leur volonté de mettre le vote obligatoire). Mais c’est en effet discutable, faites comme bon vous semble… 🙂 Il est quand même à craindre qu’il faille hélas attendre l’implosion naturelle de l’hydre bruxelloise – dont la multiplication des crises (Grèce, Ukraine, Réfugiés…) montre qu’on est sur la bonne voie…

Je sais que quelques rares partis, lucides (ou, plus précisément, qui ont gardé la lucidité partagée par une moitié du personnel politique des années 50), défendent courageusement ces visions, tels l’UPR (Asselineau faisant un remarquable travail d’information) ou le MPEP, qui ont mon soutien amical.

Mais hélas, dans un système aussi pourri, l’audience potentielle est quasi nulle, vu que le PREMIER combat, pour moi, n’est même pas de vouloir sortir de ces structures à finalité totalitaire, mais d’abord de récupérer une capacité d’information de qualité du public et de débats contradictoires, à travers des médias pluralistes. Et autant le public arrosé de propagande n’a pas envie de quitter l’UE, autant il soutient majoritairement ce genre de réformes. Ce n’est qu’après que le combat politique pourra commencer.

Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre. […] Même sous la Constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave.” [Condorcet]

“Les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques, groupés au sein du C.N.R. proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la Libération : […] afin d’assurer […] la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères” [Programme du CNR, 15 mars 1944]

Et c’est ce combat que j’essaye, que nous essayons, de mener ici – merci à vous !

 

P.S. Cadeau – vu que les livres d’Histoire se gardent bien de rappeler les actes et visions de cette belle figure :

L’analyse de Pierre Mendès France sur l’Europe lors de son vote NON au traité de Rome {19/01/1957}

« Le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme classique du XIXe siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. Dix crises graves, tant de souffrances endurées, les faillites et le chômage périodique nous ont montré le caractère de cette théorie classique de résignation. […] Dans le cas d’une crise économique, il se produira une baisse des salaires allemands, un dumping de l’industrie allemande contre la nôtre. […] L’harmonisation doit se faire dans le sens du progrès social, dans le sens du relèvement parallèle des avantages sociaux et non pas, comme les gouvernements français le redoutent depuis si longtemps, au profit des pays les plus conservateurs et au détriment des pays socialement les plus avancés.

En fait, ne nous ne le dissimulons pas, nos partenaires veulent conserver l’avantage commercial qu’ils ont sur nous du fait de leur retard en matière sociale. Notre politique doit continuer à consister, coûte que coûte, à ne pas construire l’Europe dans la régression au détriment de la classe ouvrière et, par contrecoup, au détriment des autres classes sociales qui vivent du pouvoir d’achat ouvrier. Il faut faire l’Europe dans l’expansion et dans le progrès social et non pas contre l’une et l’autre.

Si nos charges sont trop lourdes, comme il est certain, si notre balance des payements en est altérée, on nous invitera à dévaluer le franc, une ou plusieurs fois, autant qu’il le faudra, pour rétablir l’équilibre, en réduisant chez nous le niveau de vie et les salaires réels. […] Alors, la dévaluation ne sera plus une décision souveraine, nationale ; elle nous sera imposée du dehors, comme pour freiner nos initiatives sociales, jugées trop généreuses.

Il est prévu que le Marché commun comporte la libre circulation des capitaux. Il est évident que le mouvement naturel des capitaux, surtout des capitaux privés, sera orienté vers les pays à faibles charges, c’est-à-dire vers les pays où la politique sociale est la moins coûteuse. Les capitaux ont tendance à quitter les pays socialisants et leur départ exerce une pression dans le sens de l’abandon d’une politique sociale avancée.

Il m’est arrivé souvent de recommander plus de rigueur dans notre gestion économique. Mais je ne suis pas résigné à en faire juge un aréopage européen dans lequel règne un esprit qui est loin d’être le nôtre. Nous ne pouvons pas nous laisser dépouiller de notre liberté de décision dans des matières qui touchent d’aussi près notre conception même du progrès et de la justice sociale ; les suites peuvent en être trop graves du point de vue social comme du point de vue politique. Prenons-y bien garde aussi : le mécanisme une fois mis en marche, nous ne pourrons plus l’arrêter […] car ensuite, les décisions seront prises à la majorité.

L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale. » [Pierre Mendès France, 19/01/1957]

102 réponses à Démocratie Kaput : Épilogue politique

Commentaires recommandés

Jusdorange Le 18 septembre 2015 à 03h36

Cette série est vraiment remarquable, merci pour ces efforts.

L’incompatibilité entre la démocratie et l’UE est désormais un fait établi. Voilà trois ans que je milite modestement dans mon entourage et sur internet pour promouvoir cette analyse. J’ai suivi des débats, écouté les européistes, cherché des arguments qui pourraient être en faveur du maintien de la France dans l’UE. Le constat est sans appel : JE N’AI JAMAIS LU OU ENTENDU UN ARGUMENT EUROPEISTE VALIDE.

Les arguments européistes sont au choix :

– en contradiction avec l’histoire du XXe siècle : la construction européenne ce n’est pas la paix, l’équilibre de la terreur du fait de notre entrée dans l’ère des armes thermonucléaires c’est ce qui explique le gel des conflits en Europe. Le lien de causalité entre la paix en Europe et l’UE n’a jamais été démontré.

– en contradiction avec l’histoire du XXIe siècle : l’Euro n’a pas apporté la prospérité comme promis.

– en contradiction avec la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dont l’article 3 dispose que “le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément”. Donc l’UE est en contradiction avec le texte qui représente le mieux les principes républicains que les européistes disent défendre.

– témoigne d’un divorce inquiétant avec la réalité : un état indépendant ne cesse pas de faire du commerce avec ses voisins. Le mythe du ” repli sur soi” n’a aucun sens.

– intimidant : vouloir que son pays soit indépendant et souverain ne veut pas dire être d’extrême-droite ou belliciste. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen est-ce un manifeste d’extrême-droite ? Est-ce une déclaration de guerre agressive ? Tous les gouvernements de pays en dehors de l’UE ou en dehors d’un état supranational sont-ils , de ce fait, fascistes, fascisant, rouge-brun etc.. ? L’argument est absurde en plus d’être odieux.

– à côté de la plaque : se sentir plus proche culturellement d’un italien que d’un chinois n’implique pas nécessairement la création d’un état qui rassemblerait la France et l’Italie. Je n’ai jamais compris cet argument. Comme s’il fallait absolument trouver des peuples avec qui former un état supranational, et que, quitte à devoir choisir, autant aller avec celui qui nous ressemble le plus. Le développement du raisonnement n’est pas forcément illogique, mais le prémisse sort de nul part. Pourquoi doit-on au juste faire des états de plusieurs nations ? C’est quoi le problème avec l’État-nation ? Les empires aussi ont fait la guerre, c’est même surtout les empires qui provoquent les guerres.

Sur ce blog je prêche sans doute dans ma chapelle. Mais si vous lisez ces lignes et que vous êtes favorable au maintien de la France dans l’Union européenne demandez-vous simplement pourquoi. Pourquoi la France doit-elle faire partie de l’UE ? C’est quoi le bénéfice précis qu’on peut en attendre ? En dehors même de la question de la faisabilité ( qui doit se poser mais laissons là de côté pour l’instant ), posez-vous juste la question : même dans le meilleur des cas, dans le cas où la démocratie européenne serait possible, quel est le bénéfice pour la France et les Français ? Même dans une situation imaginaire où les européistes verraient leur utopie rendue possible, je n’y vois pas l’ombre d’un bénéfice qui ne pourrait pas être obtenu avec des nations indépendantes.

Je ne comprends pas comment on peut être favorable au maintien de la France dans l’UE.

  1. tig Le 18 septembre 2015 à 00h28
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    Merci! Cette série sur la tutelle par L’Organisation de Bruxelles “dans le texte” mérite d’être largement diffusée dans nos cercles d amis, familles, etc…

    Il y a tout simplement la preuve que tout discours politique, toute promesse euro-béate n’est que mensonge pour récupérer nos voix.

    C’est ECRIT, vous voulez quoi de plus, que Juncker et Vals le chantent? ^^


  2. Bordol Le 18 septembre 2015 à 00h34
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    On va voir ce qu’il va déjà se passer bientôt en Grèce : est-ce que Tsipras sera réélu ou est-ce que ce seront les ultralibéraux (ce qui revient au même) ou bien est-ce que ce seront les dissidents de Syriza avec Varoufakis (ce qui serait plus souhaitable). Aucune idée sur ce qu’il va se passer dans les urnes.

    De toute façon : le plan de rigueur est tellement délirant (même aux yeux des gens du F.M.I) que je me demande si les allemands ne font pas exprès pour que recommence le cirque politico-médiatique sur la Grèce (soit par l’élection d’un parti de “méchants irresponsables” ou bien qu’un parti de “gentils gens raisonnables” butte sur les premiers écueils du réel) et ainsi focaliser continuellement l’attention sur ce pauvre pays, le mettre en instabilité politique perpétuelle jusqu’à…jusqu’à rien du tout, tant que ça dure, on continue, comme s’ils n’en avaient rien à foutre que des gens souffrent.

    De toute façon, une chose est certaine : si Syriza n’arrive pas à protéger le peuple grec contre la voracité européiste, les électeurs demanderont ça à aube dorée…pour le meilleur et pour le pire


    • stephp Le 18 septembre 2015 à 14h31
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      pour le pire hélas, parce que ce parti nazi, en plus de plonger le pays dans le chaos trahira vite fait ses électeurs. Un coup d’état militaire serait moins dramatique, terrible ironie…


      • languedoc30 Le 18 septembre 2015 à 20h59
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        Le pire, ils connaissent déjà, quant à la trahison ils connaissent encore mieux. Citez-moi un seul parti politique grec qui n’est pas trahi ses électeurs, un seul?


  3. Mister bou Le 18 septembre 2015 à 01h03
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    Merci Olivier.


  4. visiteur Le 18 septembre 2015 à 01h09
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    Rien de tel que de se reporter directement aux sources; cette série était vraiment remarquable.

    Idéalement, il faudrait mettre en forme cette série en une (ou plusieurs) vidéos (pour dailymotion ou youtube). Une telle vulgarisation permettrait une plus large diffusion de cette information cruciale. Mais cela exigerait bien des efforts…

    La leçon principale de la série est l’opiniâtreté monomaniaque des institutions européennes par la prodigieuse et déprimante accumulation d’oukases à la teneur outrageusement idéologique.

    Il n’y a véritablement pas d’alternative au joug néo-libéral — aucun espace de manoeuvre, aucun degré de liberté ne sont laissés aux nations. Cela signifie bien qu’une réforme de l’UE est illusoire; la seule façon d’arranger les choses est de casser la baraque. J’espère qu’il ne faudra pas attendre qu’elle soit complètement pourrie pour pouvoir en sortir, comme cela s’est passé avec l’URSS…


    • sg Le 18 septembre 2015 à 12h26
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      Au sujet des vidéos, peut-être une collaboration avec les auteurs de jaiundoute.com serait envisageable? Ils ont déjà fait plusieurs séries de vidéos sur divers sujets similaires, peut-être seraient-ils intéressés.


  5. Jusdorange Le 18 septembre 2015 à 03h36
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    Cette série est vraiment remarquable, merci pour ces efforts.

    L’incompatibilité entre la démocratie et l’UE est désormais un fait établi. Voilà trois ans que je milite modestement dans mon entourage et sur internet pour promouvoir cette analyse. J’ai suivi des débats, écouté les européistes, cherché des arguments qui pourraient être en faveur du maintien de la France dans l’UE. Le constat est sans appel : JE N’AI JAMAIS LU OU ENTENDU UN ARGUMENT EUROPEISTE VALIDE.

    Les arguments européistes sont au choix :

    – en contradiction avec l’histoire du XXe siècle : la construction européenne ce n’est pas la paix, l’équilibre de la terreur du fait de notre entrée dans l’ère des armes thermonucléaires c’est ce qui explique le gel des conflits en Europe. Le lien de causalité entre la paix en Europe et l’UE n’a jamais été démontré.

    – en contradiction avec l’histoire du XXIe siècle : l’Euro n’a pas apporté la prospérité comme promis.

    – en contradiction avec la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dont l’article 3 dispose que “le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément”. Donc l’UE est en contradiction avec le texte qui représente le mieux les principes républicains que les européistes disent défendre.

    – témoigne d’un divorce inquiétant avec la réalité : un état indépendant ne cesse pas de faire du commerce avec ses voisins. Le mythe du ” repli sur soi” n’a aucun sens.

    – intimidant : vouloir que son pays soit indépendant et souverain ne veut pas dire être d’extrême-droite ou belliciste. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen est-ce un manifeste d’extrême-droite ? Est-ce une déclaration de guerre agressive ? Tous les gouvernements de pays en dehors de l’UE ou en dehors d’un état supranational sont-ils , de ce fait, fascistes, fascisant, rouge-brun etc.. ? L’argument est absurde en plus d’être odieux.

    – à côté de la plaque : se sentir plus proche culturellement d’un italien que d’un chinois n’implique pas nécessairement la création d’un état qui rassemblerait la France et l’Italie. Je n’ai jamais compris cet argument. Comme s’il fallait absolument trouver des peuples avec qui former un état supranational, et que, quitte à devoir choisir, autant aller avec celui qui nous ressemble le plus. Le développement du raisonnement n’est pas forcément illogique, mais le prémisse sort de nul part. Pourquoi doit-on au juste faire des états de plusieurs nations ? C’est quoi le problème avec l’État-nation ? Les empires aussi ont fait la guerre, c’est même surtout les empires qui provoquent les guerres.

    Sur ce blog je prêche sans doute dans ma chapelle. Mais si vous lisez ces lignes et que vous êtes favorable au maintien de la France dans l’Union européenne demandez-vous simplement pourquoi. Pourquoi la France doit-elle faire partie de l’UE ? C’est quoi le bénéfice précis qu’on peut en attendre ? En dehors même de la question de la faisabilité ( qui doit se poser mais laissons là de côté pour l’instant ), posez-vous juste la question : même dans le meilleur des cas, dans le cas où la démocratie européenne serait possible, quel est le bénéfice pour la France et les Français ? Même dans une situation imaginaire où les européistes verraient leur utopie rendue possible, je n’y vois pas l’ombre d’un bénéfice qui ne pourrait pas être obtenu avec des nations indépendantes.

    Je ne comprends pas comment on peut être favorable au maintien de la France dans l’UE.


    • Kiwixar Le 18 septembre 2015 à 12h52
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      Un argument allant dans votre sens, c’est l’Australie et la Nouvelle-Zélande, nations indépendantes, souveraines, avec chacune leur monnaie. Et pourtant il y a un accord bilatéral informel (“Transtasman”), qui n’est même pas un Traité (dans le sens de Traité Constitutionnel décidé par un gouvernement – de droite, au hasard – sur lequel le gouvernement suivant – de vraie gauche, au hasard – ne pourrait pas revenir) ni même un accord formel, et pourtant il permet depuis quelques décennies la libre-circulation des personnes (installation, travail, achat immobilier, santé sous certaines réserves) et des marchandises entre les deux pays.

      Donc, en fonction des conditions macro-économiques (et donc des taux de change), il y a une migration d’un pays vers l’autre ou l’inverse (plutôt vers la NZ en ce moment car l’économie se porte bien, mieux que l’Australie qui souffre du ralentissement industriel de la Chine).

      Voilà, c’est tout. C’est la seule chose dont vous avez besoin en Europe. Des accords bilatéraux entre pays de même niveau économique évitant le dumping salarial, et évitant toute cette armée de technocrates étrangers aux ordres des lobbys de l’argent.

      Mitterrand et toute cette génération, c’étaient des défaitistes, des glabres : “la France, la mondialisation, on est foutus, on va se faire bouffer etc”. C’EST N’IMPORTE QUOI, il y a une foultitude de pays indépendants et souverains qui vont très bien, et en tous cas mieux que les pays de l’UE et en particulier ceux de l’eurozone : pays asiatiques comme la Corée du Sud, Australie, NZ, Taiwan. Toutes ces promesses de Maastricht et Traité de Lisbonne sur l’emploi et la croissance, c’était des FOUTAISES, sortez de ce cercueil de fous qu’est l’Organisation de Bruxelles, elle est d’inspiration US et allemande, suicidaire, où tout doit être purifié par le feu et la destruction.


    • Vladimir K Le 18 septembre 2015 à 14h43
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      Je risque de vous choquer et/ou de vous décevoir, mais j’ai plutôt l’impression que c’est l’humain lui même qui est incompatible avec la démocratie.

      Votre analyse n’est pourtant pas fausse, mais si vous me permettez, je souhaiterais la pousser plus loin, jusqu’à l’absurde peut-être.

      Vous dites “pourquoi rassembler la France et l’Italie”. Allons plus loin : pourquoi vouloir rassembler des corses et des alsaciens, des réunionnais et basques, des bretons et des tahitiens, des wallisien et futuniens ou des martiniquais avec des béarnais ?

      Suivant cette même logique, il faudrait démanteler la France, mais sommes-nous prêts à cela ?

      Cela étant, je suis d’accord avec vous que l’on peut pour commencer, viser le mieux possible, et donc démolir l’Europe comme un jour on a démoli le mur de Berlin (ce que les générations actuelles et futures hélas ont et auront oublié).

      Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, la démocratie passe par une dictature douce, alors que la dictature européenne que nous subissons est une démocratie dure.

      Ce que je veux dire, c’est qu’il faut un groupe de personnes dignes de confiances pour mener la barque sans interférences.


  6. Paja Le 18 septembre 2015 à 04h03
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    Merci


  7. Charles Michael Le 18 septembre 2015 à 05h27
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    Une belle série et une Kolossale somme d’informations, bravo et merci.

    En fait une avalanche, d’où quelques mots surnagent (sixpack, compétitivité, réformes structurelles) évoquant vaguement quelques incantations magiques de nos guignols.
    Le triomphe de la bureaucratie dans son beau déroulé si bien décrit par Kafka.

    Laissons tomber les espoirs réformistes. Et même Varoufakis le Preux tant qu’il ne s’engagera pas sur le démantellement de l’euro et l’abrogation des traités scélérats.

    Faut-il “prier” pour un effondrement financier re-venu de WallStreet ? une exaspération frondeuse du peuple allemand si son niveau de vie est menacé par les “migrants” ?
    Il faudrait un sacré alignement de Planètes, suivant la jolie formule des économistes et de Madame Soleil.
    Pour le moment il semble que Mars, comme d’hab., prenne la tête du peloton chaotique.


    • Michel Ickx Le 18 septembre 2015 à 07h15
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      Extraordinaire travail de synthèse. Merci à Olivier et à tous les participants.

      J’ai mis dans le billet Kaput 2 du 15/9/2015 de 00h12 la liste des gouverneurs de la BCE (Banque Centrale européenne ou Banque Centrale étrangère?)

      Je ne répéterai donc pas ce commentaire ici. Mais si cette liste comportait plus de 80% de gouverneurs provenant de banques ou d’universités allemandes quelle serait la conclusion? (Outre le fait qu’elle est basée à Francfort)

      Pour ma part je dirais alors que les rêves d’Adolf Hitler seraient devenus réalité et que les Nazis auraient gagné la 2ème guerre mondiale.

      Mais comme le 80% de ces gouverneurs ont été formés dans des universités américaines ou ont travaillé au sein de banques américaine (Goldman Sachs) et d’institutions comme le FMI, la Banque Mondiale, IADB, Price Waterhouse etc…, et que si le siège de la BCE est bien en Allemagne, il l’est dans une Allemagne encore occupée après 70 ans par 50.000 militaires américains, sans parler de l’OTAN, je suis bien obligé à diriger mon regard ailleurs.

      Je constate que les promoteurs de l’Europe insistent pour conserver à tout prix l’indépendance de la BCE.

      Vous dites indépendance?


  8. Astatruc Le 18 septembre 2015 à 06h33
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    Il y a tout un paradoxe , en effet, notre gouvernement parle de concurrence et dans le même temps, les partis politiques qui proposent autre chose sont étouffés sous le silence médiatique.La libre concurrence oui, mais jamais pour les élections.
    A la lecture de ce dossier, on ne peut que prendre conscience que l’aspect humian passe après l’aspect comptable.Ce qui nous amène tout comme la Grèce, vers le précipice de la misère généralisée.
    Le gloubi-goulba de la commission ne ressemble à rien quand on sait que l’évasion fiscale, en France, participe à l’appauvrissement de l’état.
    Enfin, je me demande comment que ça se fait que Macron n’ait pas encore légalisé l’évasion fiscale mais ça ne devrait pas tarder.
    Les industries françaises ont été détruites ou bradées ou délocalisées mais cela ne suffit pas, les bénéfices ne sont jamais assez gros pour ces rapaces et maintenant, il faut détruire le smic.
    Un enfant de 10 ans comprendrait que si les gens ne travaillent pas, ils ne consomment pas mais Macron, pourtant ministre, semble l’ignorer, ah, mais c’est bien sûr, lui, il ne souffrira pas de cette dictature du financiarisme.Macron peut détruire tous les acquis sociaux français, il aura toujours la même vie, cela ne le concerne pas.J’espère que les Français vont s’apercevoir que Macron et le gouvernement nous mènent tout droit à la même misère que la Grèce.

    Macron est un agent aux ordres des pathocrates financiariste.
    Macron devrait être mis en situation, c’est-à-dire, qu’il percoive un salaire de smicard et qu’il nous montre, puisqu’il est si fort, comment il équilibrerait son budget…….

    Et là, je pense qu’on aurait de quoi se marrer.
    Après la guerre, il y a eu l’épuration et j’ai l’impression que Macron et consorts l’ont un peu oublié.Perso, je ne demande pas leur exécution mais qu’ils soient traduits en justice pour avoir manqué de défendre l’intérêts des Français comme ils s’y sont (mensongèrement )engagés.Mais quoi, on paye ces gens là à prix d’or pour qu’ils nous détruisent?


    • Ar zen Le 20 septembre 2015 à 07h26
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      @Astatruc.

      Vous parlez de Macron comme s’il était à l’origine des mesures de la loi qui porte son nom. Dans le texte de M. Berruyer, plus haut , il y a un lien qui vous dirige vers les Grandes Orientations de Politique Economique, GOPE, dictée à la France pour la période 2015-2016. Ces mêmes orientations existent pour 2014-2015. Il vous suffit de rechercher sur internet GOPE 2014-2015 pour la France. Vous ne serez donc pas surpris de constater que la loi Macron n’est rien d’autre que l’application dans le droit français des GOPE 2014-2015, recommandées à la France par un commissaire européen. Le gouvernement français ne décide plus de rien du tout, ou presque (les lois sociétales en gros). Il faut comprendre que 80% de nos lois sont aujourd’hui l’application dans la loi françaises de règlement européens, de directives européennnes, de recommandations, telles les GOPE. Ceci est simplement une réalité. Notre parlement et le sénat font aujourd’hui de la figuration. Personne ne vous le dit. Le transfert de souveraineté, M. Berruyer l’a d’ailleurs souligné, a bien eu lieu. La France n’a plus de politique étrangère, ni fiscale, ni sociale, ni agricole, ni industrielle. Tout ceci est décidé par des personnes non élues à Bruxelles. Ceci est soigneusement caché aux Françaises et aux Français. C’est le dumping fiscal et social généralisé qui domine dans l’UE. Rien, absolument rien (les traités le permettent), n’empêche une multinationale d’établir son siège social au Luxembourg pour que l’impôt sur les sociétés soit versé à ce pays, à un taux inférieur à 5%, alors qu’il est de 33% en France. C’est ça le scandale “Luxleaks”. Des milliards perdus pour la France, en toute légalité. Elle est pas belle la vie !


  9. Alfred Le 18 septembre 2015 à 07h37
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    Une simple question: a la suite de votre raisonnement en quoi est-ce plus coûteux pour l’égo de voter upr ou mpep que de s’abstenir? S’abstenir n’apportera rien à personne (“on” parlera à votre place en commentent votre abstention de la manière qui arengera le pouvoir; il est un peu naïf de penser que 75% d’abstention les de gênera vraiment). Voter upr ou mpep vous permet de parler. Une voix. Si ces idées font ne serai ce que 10%, cette voix (sortir de l’Europe) portera un peu. Pourquoi cracher dessus?


    • Nicolas Anton Le 18 septembre 2015 à 10h46
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      Un grand merci pour ce très bon travail de synthèse.

      Par ailleurs je pense que J. Sapir a tout à fait raison. Il n’est plus possible aujourd’hui de s’abstenir aux prochaines élections comme vous le dîtes.

      Les chefs de file de la blogosphère ré-informée réclamant une sortie du piège néolibéral eurocrate, doivent faire un front pour tenter de renverser la table. Seul un front avec “tous” les opposants aux fachos bruxellois aurait de sérieuses chances de l’emporter. Pour se libérer définitivement de la camisole politique mainstream il faut porter l’estocade. C’est à mes yeux une évidence.

      Le moment est venu de monter de la mine et de descendre des collines.
      Je suis d’accord avec vous : plus facile à écrire qu’à faire.


      • Astatruc Le 18 septembre 2015 à 12h20
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        Bonjour,
        Je suis abstentioniste par conviction.Cependant, si un front commun venait à s’ouvrir contre l’Euro, j’irai voter sans l’ombre d’un doute.
        Il me semble qu’a vu du danger toujours plus présent d’une paupérisation générale, ce front proposé par M.Sapir est une voie non négligeable.

        Malheureusement, et ça me fait mal de l’écrire, les Français ne souffrent pas encore assez pour oublier leurs petites querelles de partis et pour s’unir.Surtout que les représentants des partis connus eux ne souffrent aucunement de la conjoncture économique.
        Ce sera encore, sans doute, après d’énormes sacrifices en vies humaines que le peuple viendra à une union:tous ensemble contre l’ennemi.
        Dommage que le peuple soit endormi car il aurait dès aujourd’hui le pouvoir de dire “ça suffit” surtout après ce qu’il s’est passé en Grèce.Il faudrait être bien naïf pour n’avoir pas compris le totalitarisme financier que représente l’euro.


        • Sébastien Le 18 septembre 2015 à 13h28
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          Effectivement, quand on parle de front commun, ou d’un CNR, il s’agit de concrétiser une action urgente, ou en tout cas qui permette de stopper cette machine infernale. Il est bien évident que les dissensions et oppositions reprendront leur place plus vite qu’on aura eu le temps de dire “ouf”.


      • Christophe Vieren Le 18 septembre 2015 à 17h35
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        Sortir de l’Euro et donc de l’UE ne fait pas un programme.
        La G-B est hors l’Eurozone et c’est pourtant la qu’a commencé le néolibéralisme qui fait beaucoup de dégâts et continue à en faire (plus ou moins que l’euro, je ne me prononce pas). La Norvège (pays pétrolier) et la Suisse (paradis fiscal) se porte probablement mieux mais est-ce dû à leur spécificité ou parce qu’ils sont hors l’Euro ?
        Si un parti de droite, voire d’extrême droite, ayant comme programme la sortie de l’Euro devient le parti de gouvernement, rien n’empêche aux partis de gauche le souhaitant également (MPEP, UPR mais très probablement bientôt d’autres) de voter les lois allant dans ce sens.
        Une alliance électorale avec comme seul point commun de sortir de l’Euro et donc de l’Europe, n’a aucun sens. je vous invite à regarder le débat Coquerel (PG) / Sapir dans Arrets sur image pour se rappeler les différences FON-DA-MEN-TA-LES entre les programmes du FN (pour DLR de NDA, je ne sais pas) et ceux de la gauche du PS.
        En outre, comme le soupçonne F. Lordon, pas sûr qu’une fois au pouvoir le FN (puisqu’il est le seul aujourd’hui qui puisse succéder à l’UMPS) sorte réellement de l’Euro.


    • sg Le 18 septembre 2015 à 12h33
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      Voter UPR ou MPEP a un sens différent de l’abstention, et non, l’abstention ce n’est pas “laisser les autres parler à votre place”, cela fait partie de la propagande pour inciter à voter et cautionner le système électoral actuel.

      S’abstenir, c’est affirmer son opposition au système de représentation, à la république, car vous ne consentez pas à déléguer votre part de souveraineté à des représentants. Que votre abstention soit consciemment faite dans ce but ou pas ne change pas le fait qu’en vous abstenant de voter, vous vous abstenez de déléguer votre droit de représentation politique à qui que ce soit.

      Donc on pourrait résumer les choses ainsi: si vous souhaitez sortir de l’UE mais que vous appréciez la République comme système politique, alors votez pour un parti qui promeut ces idées. Si vous ne souhaitez pas cautionner la République comme système politique, abstenez-vous de voter.


      • sg Le 18 septembre 2015 à 12h37
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        PS: et non le vote blanc n’est pas la même chose que l’abstention: en votant blanc, vous votez quand même, donc vous cautionnez le système d’élection. Un vote blanc signifie simplement qu’aucun candidat n’a retenu vos faveurs.

        Et pour répondre, s’il y a 75% d’abstention (c’est-à-dire une majorité), le système républicain tombe en toute logique.


        • sg Le 18 septembre 2015 à 12h52
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          De plus, l’UPR ou le MPEP ne seront jamais représentés à l’Assemblée suffisamment pour faire quoi que ce soit, ils n’atteindront jamais un nombre de siège suffisant. Pourquoi?

          Parce que tout d’abord ils sont en opposition avec la mouvance politique actuelle, ce sont de véritables outsiders, ce qui leur vaut d’être censurés quand bien même c’est illégal:

          http://www.upr.fr/actualite/upr-parti-politique/le-csa-donne-raison-a-l-upr-les-medias-doivent-rendre-compte-en-urgence-de-la-candidature-de-francois-asselineau

          D’autre part, il y a de fortes chances que ces partis ne se présenteront même pas aux législatives, à cause des coûts, comme l’UPR l’avait décidé en 2012 (les intérêts et collusions financières sont aussi un mécanisme de contrôle des élections):

          http://www.upr.fr/actualite/upr-parti-politique/pourquoi-lupr-ne-presente-t-elle-personne-aux-elections-legislatives

          Enfin, le système de scrutin uninominal majoritaire (Winner-Take-All) et le découpage en localités de vote (Gerrymandering) font que les élections sont optimisées pour le bipartisme (que ce soit toujours les deux mêmes partis qui gagnent): le PS ou les Républicains, et le nombre de siège des autres partis mineurs sera toujours moindre que la proportion de vote (ce n’est pas représentatif à cause du scrutin uninominal majoritaire).

          Par exemple, aux législatives françaises de 2012, le taux d’erreur cumulée de représentation était de 53.05% (!!!) (en faisant la différence entre le nombre de sièges et le 1er tour, si l’on considère que le 2e tour est un biais du type “spoiler effect” conduisant au “vote utile”, et sans compter les 44.36% d’abstentions+votes blancs).
          https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_fran%C3%A7aises_de_2012#R.C3.A9sultats

          Pour plus d’infos au sujet des biais de scrutin électoral (et comment les corriger), voir l’excellente série de vidéos-tutos de CGP Grey:
          https://www.youtube.com/watch?v=r9rGX91rq5I
          https://www.youtube.com/watch?v=s7tWHJfhiyo&index=1&list=PL7679C7ACE93A5638

          Mais bon, le système de départage du scrutin électoral ne sera pas changé avant longtemps en France, car cela casserait totalement le monopole des deux partis principaux.


          • Christophe Vieren Le 18 septembre 2015 à 17h43
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            De plus, James Corbyn ne sera jamais élu à la tête du labour party et ses partisans n’atteindront jamais un nombre de siège suffisant.
            Ah ben si : on me dit que Corbyn – encore outsider il y a quelques semaines et victime d’une fronde contre lui – a été élu au premier tour avec près de 60% des voix. Alors certes il n’a pas encore la majorité au parlement mais peut-être peut-on espérer la même chose pour l’UPR ou le MPEP ou un véritable Front de gauche (sans le PS donc). Le temps voulu on s’engagera ou pas à une sortie de l’Euro. Les lignes bougent déjà puisque l’idée d’un plan B se concrétise à gauche.
            Allez un peu d’espoir. Le peuple a toujours montré des limites malgré la propagande des medias dominants. Il fa fait parfois le mauvais choix (NSDAP,…) mais pas toujours (1792, Front Populaire, la commune, …).


            • sg Le 18 septembre 2015 à 19h19
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              Le système pré-électoral américain n’a pas du tout le même fonctionnement, donc ce qui est arrivé peut arriver, surtout qu’il y a des façons d’optimiser sa campagne afin de maximiser le pourcentage de votes électoral (sans que ce ne soit en corrélation avec le vote des citoyens). Voir:

              https://www.youtube.com/watch?v=_95I_1rZiIs
              https://www.youtube.com/watch?v=OUS9mM8Xbbw
              https://www.youtube.com/watch?v=7wC42HgLA4k

              Mais j’aimerais aussi croire que ces partis peuvent avoir une représentation à l’Assemblée. Malheureusement, même si cela passe une fois grâce à une potentielle mobilisation massive des citoyens, les fois suivantes on retournera au bipartisme habituel. Le système électoral français est tout simplement fait pour converger vers le bipartisme, il n’y a pas de façon durable de gagner (une meilleure représentation des votes des citoyens) sans changer les règles.


        • SanKuKai76 Le 18 septembre 2015 à 14h44
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          “Et pour répondre, s’il y a 75% d’abstention (c’est-à-dire une majorité), le système républicain tombe en toute logique.”

          En effet ce serait logique mais la logique n’est pas non plus une vertu prépondérante chez ceux qui profitent de ce système:

          Exemple:
          F. Lefebvre a été élu député d’Amérique du Nord avec 86 % d’abstention…
          Comme c’est un candidat conforme aux attentes des grands financeurs de campagne électorales (qui financent aussi les journaux), il peut parader…
          Et on entend essentiellement parler de ses 54% des voix (comprenant essentiellement son propre bulletin et celui de sa femme)

          Exemple Inverse:
          Un des pays où on vote le plus au monde est le Vénézuela… Comme le résultat n’est pas conforme, Il nous est présenté comme une dictature…


          • sg Le 18 septembre 2015 à 19h21
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            Oui, c’est pour cela qu’une abstention massive pour contester le système électoral devrait idéalement s’accompagner d’une pétition publique massivement signée pour ne pas laisser passer des cas comme celui de M. F. Lefebvre (que je ne connaissais pas, merci pour l’info, c’est hallucinant).

            Et dans le cas de M. F. Lefebvre, c’était un vote pour un député, pas pour une Assemblée complète. Une abstention majoritaire pour un tel scrutin aurait bien plus d’impact (mais ce M. Lefebvre n’a tout de même aucune légitimité, il ne devrait clairement pas être apte à occuper le poste).


          • sg Le 18 septembre 2015 à 19h34
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            J’ai vérifié pour M. Lefebvre (merci pour l’info), mais c’est un cas de figure assez différent quand même, puisque ce sont les élections législatives des députés à l’étranger, donc seuls pouvaient voter les français vivant à l’étranger dans les pays visés.

            Donc si on regarde bien, pour tous les votes et toutes les circonscriptions (tout du moins de 2012, je n’ai pas vérifié les autres années), il y a une très haute abstention avoisinant les 80%, ce qui est tout à fait normal puisque les expatriés ont tendance à ne pas voter (problème de paperasse, temps requis, déplacement, pas informés à temps, etc.).

            http://www.lemonde.fr/resultats-elections-legislatives/1ere-circonscription-amerique-du-nord/
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Lefebvre#D.C3.A9put.C3.A9_des_Fran.C3.A7ais_de_l.27.C3.A9tranger

            Donc non, ce n’est pas du tout similaire aux législatives françaises, où l’abstention est beaucoup moindre et devrait l’être puisque les français sont présents et informés de l’événement. Une haute abstention (atteignant au moins la majorité – on en était proche en 2012) mettrait sérieusement en doute la légitimité de la délégation de la souveraineté du peuple aux représentants politiques.

            Ce n’est pas pour rien que les autorités flippent et envisagent de rendre le vote obligatoire…


          • Pierre Le 19 septembre 2015 à 02h25
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            En Algérie aux législatives de 1991, le FIS (front islamique du salut) avait remporté 82% des sièges…
            Elections interrompues, militants et sympathisants enfermés dans des camps.
            Le véritable pouvoir n’est pas dans les urnes.
            Tout cela s’est fait avec la bénédiction des démocraties occidentales “à géométrie variable”
            La propagande de guerre fonctionne à plein quand on en a besoin. Nous avons l’illusion d’être maîtres de notre destin.


        • dupontg Le 19 septembre 2015 à 20h41
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          “tombe en toute logique”——> c’est vite dit..

          slovaquie 13% de votants ..
          Pologne 20% de votants
          aux europeennes..

          ça n’a géné personne de prendre en compte le resultat des exprimes


          • sg Le 21 septembre 2015 à 13h19
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            Là encore, ce ne sont pas des élections au niveau national, mais européen, le taux d’abstention est toujours plus élevé (et ça les arrange bien), car les gens pensent que les législatives européennes les concernent et affectent moins que les élections nationales (alors que c’est le contraire…).

            Et de plus, ce ne sont pas des pays à forte culture républicaine on va dire, donc l’abstention choque moins là-bas. Translatez ce taux d’abstention en France, en Allemagne, en Suisse, en Italie ou en Espagne, et là vous aurez quelque chose d’explosif.


      • Alfred Le 19 septembre 2015 à 00h57
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        Ne pas cautionner… Ça fait de belles jambes à tout le monde.
        Quant au système qui tomberait à 75% d’abstention c’est une naïveté en miroir de celle qui met quelques espoir dans les élections seules.


        • sg Le 21 septembre 2015 à 13h39
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          Je vous trouve bien pessimiste mon cher Alfred. Peut-être avez-vous abandonné tout espoir de changement du fait de l’état de résignation acquise (https://fr.wikipedia.org/wiki/Impuissance_apprise) dans laquelle vous ont poussées les politiques néfastes successives, mais il y a toujours d’autres moyens que les armes et le sang pour tenter de changer les choses.

          Quand on rejette un système, il y a plusieurs choix, dont: jouer dans les règles du système pour tenter de le faire changer (ex: voter pour un parti avec de telles promesses de changement), ou rejeter complètement le système pour le changer structurellement – c’est-à-dire changer les règles (ex: s’abstenir pour changer de système d’exercice de la souveraineté nationale). Et il y a d’autres alternatives, d’autres choix.

          À vous de voir ce que vous préférez, mais vous ne pouvez taxer ceux qui choisissent différemment de vous d’être des naïfs sans autre forme d’argumentation. La naïveté, c’est aussi de croire en l’impuissance et l’incompétence décisionnelle que nos dirigeants tentent de nous inculquer.


    • isary Le 18 septembre 2015 à 17h35
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      Réponse à OB.

      ca,c ‘est “cynique”….Vous savez très bien que pour avoir les 500 parrainages,il faut,à tout le moins,que votre formation politique soit “connue”ou “médiatisée”.

      Pas de médias,pas de parrainages (ou,très,très peu)

      Est-ce bien démocratique….

      C’ est dommage votre série sur l’ Europe ne fait pourtant que compléter,enrichir,éclairer autrement les analyses de ces formations politiques qui ,vous le savez bien, n’ ont PAS encore les 500 parrainages(pourquoi pas 1000 d’ ailleurs,pendant qu ‘on y est…)


    • Alfred Le 18 septembre 2015 à 18h25
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      Ça on est d’accord. (je ne pensais pas à la présidentielle). Ceci dit rien n’est fait… Avec votre audience ça ferait peut-être 50 signatures de plus pour l’un ou l’autre.
      Par ailleurs si les 500 signatures ne sont pas atteintes, 600 000 personnes qui écrivent mpep ou upr (vote nul) c’est pas la même chose qu’autant qui votent blanc ou encore autant qui restent chez elles. A partir d’un certain nombre on finira par en parler et ce n’est pas rien.
      Ok c’est dérisoire par rapport à l’effort mais c’est important de démontrer aussi pratiquement que cette démocratie n’est que de façade.
      Sinon bravo pour tout.


  10. Georges Clounaud Le 18 septembre 2015 à 07h40
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    Il faudra rapidement reprendre et faire partager tous ces arguments avant la prochaine escroquerie qui se profile pour les prochaines présidentielles. Au lieu de s’interroger sur la légitimité de cette construction européenne ultra libérale qui nous ruine et traiter le problème à ses racines, nos chers partis institutionnels vont se focaliser sur ses conséquences à savoir la montée du FN. Nul doute que la campagne va tourner autour de ce thème occultant tous les autres et en particulier l’UE ! On va, comme en 2002, nous refaire le coup du front républicain contre la peste brune pour justifier la reconduction au pouvoir des incapables euro-béats qui nous ont mis dans ce carcan autoritaire et “indépassable”. Il est urgent d’agir et de constituer une alternative démocratique crédible et d’annihiler contre ce projet mortifère cette honteuse fabrique du consentement.


    • Georges Clounaud Le 18 septembre 2015 à 07h44
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      Il est urgent d’agir et de constituer une alternative démocratique crédible contre ce projet mortifère et d’annihiler cette honteuse fabrique du consentement.


  11. Menuet Daniel Le 18 septembre 2015 à 07h51
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    Bonjour,

    Cette série sur la perte de tout pouvoir de nos politiques nationaux par rapport à des directives extérieures est un Must à faire partager au plus grand nombre possible pour montrer la dynamique actuelle de la soumission et de la destruction des “instances démocratiques Françaises”.

    Concernant la solution “Or il n’y en à qu’une, nationaliser la banque centrale et le secteur bancaire pour faire le ménage, et donc sortir de l’euro.”

    La priorité est d’abord de couper les banques privées en 2 suivant les critères du Glass Steagall Act (comme le recommande Jeremy Corbyn) , puis Nationaliser la banque de Dépôt (et banque Centrale) pour en faire une banque Nationale pour émettre du Crédit à destination des projets de développement (comme les BRICS sont en train de le faire à travers de la BAII).

    A ce moment, les politiques auront beaucoup plus de marge de manœuvre pour dénouer les fils de la toile d’araignée Européenne et sortir du “machin Européen”.

    Merci pour ce travail de synthèse.


  12. Delespaux Le 18 septembre 2015 à 07h59
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    Tout est clair, tout est dit. Merci beaucoup pour ce boulot. PS : c’est pas gagné tout ça, quand je diffuse autour de moi, on me regarde avec un air bovino-ferroviaire,.. 🙁


    • Inox Le 18 septembre 2015 à 09h06
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      😀 tu m’étonnes. Vous savez, il ne se passera pas grand chose tant que le canapé sera confortable. Et c’est déjà bien qu’on garde malgré tout une certaine tradition démocratique avec le vote, c’est sympa ce petit coté folklore non?


    • Vincent Le 18 septembre 2015 à 12h45
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      Il faut dire que les textes sont véritablement illisibles. Une novlangue sans saveur, incompréhensible pour le commun des mortels. Il faut un minimum d’habitude pour décrypter leur vocabulaire et les intentions réelles qu’il cache.


    • isary Le 18 septembre 2015 à 17h40
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      Bovino-ferroviaire!!Génial,je rentre illico ce petit bijou dans mon petit carnet où je note tous le bons mots repérés sur les sites!

      Merci++


  13. kinimodo Le 18 septembre 2015 à 08h32
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    Il est bien difficile d’obtenir une démocratie au niveau européen quand elle n’existe plus depuis longtemps au niveau national. Un principe simple je crois, est que plus le pouvoir est éloigné des peuples, et plus la démocratie se délite et est pervertie.
    Dans les conditions actuelles, j’en arrive aux mêmes conclusions: l’abstention.

    Un film sur ce sujet interessant
    J’AI PAS VOTÉ – FILM COMPLET -STFR-ENG – 46 mn
    Réalisation : Moise COURILLEAU et Morgan ZAHND – Rendez vous sur FACEBOOK (https://www.facebook.com/jaipasvote) pour plus de documentations et suivre les prochains films. – J’ai pas voté propose le bilan de cette crise politique et met en avant des solutions ayant déjà fait leurs preuves. Ce documentaire s’adresse à toute personne intéressée par la politique de manière générale et pas seulement à une minorité « élitiste » ou partisane qui s’interrogerait sur le sens d’une élection. J’ai pas voté autopsie la démocratie française afin d’ouvrir une nouvelle ère propice à l’évolution de l’organisation politique.

    http://www.youtube.com/watch?v=uzcN-0Bq1cw


    • sg Le 18 septembre 2015 à 13h00
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      Je conseille aussi ce documentaire, je l’ai aussi découvert via des commentaires sur les-crises et je l’ai maintenant en favoris.

      Effectivement, l’un des plus importants messages et démonstrations de ce documentaire est de montrer à quel point le profil psychosocial des élites gouvernantes est totalement différent de celui du peuple.

      Avec un parcours de vie, et donc une expérience de la vie, totalement différente du peuple, il est tout à fait logique que les décisions prises et lois votées soient principalement en faveur de cet élite, et à la défaveur du peuple. L’être humain est fondamentalement subjectif, aucun homme ne peut se mettre à la place de ce qui lui est fondamentalement différent. Et en politique, ce fait se ressent à tous les niveaux.


      • sg Le 18 septembre 2015 à 19h39
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        En complément, je conseille ce merveilleux discours illustré et animé de Tommy Douglas en 1944 au Canada, qui explique très clairement et succinctement ce paradoxe:

        MOUSELAND – LE PAYS DES SOURIS
        https://www.youtube.com/watch?v=T77UyD9EqME


  14. Pipiou83 Le 18 septembre 2015 à 08h32
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    Il y a un parti politique qui explique tout cela par le menu depuis de nombreuses années mais il est hélas boycotté y compris par la modération de ce site.
    C’est fort dommage car on peut y trouver nombre d’articles et de conférences explicitant clairement le piège dans lequel sont enfermés petit à petit les peuples d’Europe à leur insu.
    On y trouve par exemple un article publié le 26/08/2013 intitulé “Quelle était l’analyse du PCF sur l’Europe de 1947 à 1980 ?” qui démontre que le PCF de l’époque était contre le projet d’Union Européenne comme vous venez de le faire dans votre publication.
    On y trouve un article publié le 09/12/2012 intitulé “Recette pour neutraliser la colère des Français : la promesse de l’Autre Europe depuis un tiers de siècle”.
    Et on y trouve nombre d’articles démontant par le menu la dialectique du FN avec un argumentaire précis, cohérent, qui ne se contente pas de jeter l’anathème sur les électeurs du FN mais qui explique de quelle façon ils se font rouler dans la farine. Un argumentaire que les journalistes s’obstinent à ignorer puisque démonter le discours FN revient aussi à démonter le discours des autres partis qui nous roulent tous aussi dans la farine comme le montre très bien votre série d’articles.
    Ce parti qui explique le fonctionnement de l’euro et le fonctionnement de l’UE en se référant au TFUE (Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne) et le TUE (Traité sur l’Union Européenne) est l’UPR (Union Populaire Républicaine) et il est grand temps que cela se sache pour éviter la disparition totale de la France.
    Ce commentaire passera-t-il la barre de la modération ??


    • Pipiou83 Le 18 septembre 2015 à 08h54
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      Je fais un méa culpa, je n’avais pas vu que l’UPR était cité dans cet article. Autant pour moi.
      Alors pour info, l’UPR présentera des listes dans toutes les régions aux Régionales, seule possibilité pour avoir un peu de temps d’antenne et d’expliquer la finalité du projet des “euro-régions”.


      • Pipiou83 Le 18 septembre 2015 à 08h59
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        Zut pas eu le temps de finir !
        En tout cas bravo pour votre engagement et pour toutes les informations que vous portez à notre connaissance.


    • Nicolas Anton Le 18 septembre 2015 à 10h57
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      Désolé mais contrairement à ce qu’affirme l’UPR, MLP a clairement dit et redit qu’elle souhaite sortir de l’euro et organiserait à ce sujet un referendum. C’est également écrit dans leur programme sur le site FN. François Asselineau s’obstine dans ce sens et cela me parait assez étrange ..

      “la France doit préparer, avec ses partenaires européens, l’arrêt de l’expérience malheureuse de l’euro, et le retour bénéfique aux monnaies nationales”


      • Mouise Le 18 septembre 2015 à 13h42
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        « MLP a clairement dit et redit qu’elle souhaite sortir de l’euro et organiserait à ce sujet un referendum »
        Ben c’est vrai quoi, si je suis élue président(e ?) de la république sur un programme politique (à moins que ce ne soit sur ma coupe de cheveux) la première chose que je fais sitôt arrivée à l’Elysée c’est d’organiser un référendum pour demander aux électeurs s’ils sont vraiment bien d’accord avec ce pourquoi ils m’ont élue : faut vérifier, dès fois qu’ils aient pas bien compris ! 🙂


      • Ar zen Le 19 septembre 2015 à 19h27
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        J’ai lu le programme du FN. Il dit explicitement que pour l’Euro, il s’agit de renégocier les traités avec “ses partenaires européens”. C’est à dire qu’il faudra que MLP, en cas de victoire aux élections nationales, recueille “l’unanimité” des 27 autres pays. Elle ne veut donc pas sortir de l’euro unilatéralement. Comprenez vous la supercherie. Dire que l’on souhaite mettre en place un référendum, une fois élue, ne veut pas dire que la sortie de l’euro sera effective puisqu’elle dependra de 27 autres partenaires. Le programme du FN n’est en rien préparé à cela. C’est une escroquerie intellectuelle. Il faudrait que vous le compreniez si vous ne voulez pas être abusé. Lisez le programme du FN et vous verrez qu’il s’agit, en ce qui concerne l’euro, de “négocier avec ses partenaires européens”. Un programme politique réaliste ne peut pas s’appuyer sur une éventualité. Si MLP arrive au pouvoir elle se retrouvera exactement dans la même situation que Syriza, parce que ce parti n’a pas de programme pour la sortie de l’euro. Tout le reste du programme du FN est d’ailleurs uniquement basé sur “la renégociation des traités” qui requiert, je le répète, l’unanimité des 28 pays. Pour l’immigration, tête de gondole du FN, il s’agit aussi de “renégocier”. C’est une vaste supercherie.


  15. FifiBrind_acier Le 18 septembre 2015 à 08h39
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    Les grandes orientations de politique économique ne relèvent pas du Conseil, mais de la Commission européenne, article 121 du TFUE.

    Les G.O.Pé 2014/2015 pour les 28 pays européens
    http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2014/overview_recommendations_2014_by_member_state.pdf


    • Valouchkaïa Le 18 septembre 2015 à 16h37
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      Mais les GOPE sont juridiquement validées par une décision du Conseil, c’est-à-dire, plus précisément d’Ecofin (ensemble des ministres des finances)…


      • Ar zen Le 20 septembre 2015 à 10h21
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        C’est juste, “l’ensemble”, comme vous dites, des ministres de l’économie européens. Quel est le poids de la France lorsqu’il il s’agit de voter les GOPE la concernant ? Rien, 1 voix sur 28 ! Avez vous compris la supercherie ? La France ne décide de rien, elle est ligotée. Cette construction est auto bloquante.


  16. FifiBrind_acier Le 18 septembre 2015 à 08h43
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    Il semble pour RTBF que Corbyn ne soutiendra pas la sortie de l’ UE au referendum, encore du pipeau dans l’air…
    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_gb-l-arrivee-de-corbyn-pourrait-compliquer-la-position-britannique-dans-l-ue?id=9083022


    • TC Le 18 septembre 2015 à 12h51
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      Quelle surprise, en effet !

      Depuis le temps qu’on le répète : politiques médiatisés = pro-UE.


  17. kinimodo Le 18 septembre 2015 à 09h20
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    C’est un peu ça. Nos politiques règlent nos vies, nous demandent d’avoir la foi et de croire aux miracles tout comme le font les religions.
    Rien a changé finalement. Des élites au pouvoir et un petit peuple servile qui n’est même pas maître de ses révolutions.


  18. BEYER Michel Le 18 septembre 2015 à 10h17
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    Malhonnêteté, cécité, ou bien quoi d’autre?
    Cette analyse réalisée par le site “les-crises.fr”, les dirigeants de la gauche radicale ont les mêmes éléments qui devraient les faire changer de point de vue.
    Qu’est-ce qui les pousse à vouloir toujours, encore et encore, une Europe sociale impossible à réaliser? L’arrivisme? Le maintien d’élus, dont on nous dit qu’ils se battent à leur poste contre l’austérité? Ce que je ne doute pas, mais dont l’efficacité est limitée.
    Non vraiment, PCF et toutes les formations composant le FDG, ne voient-ils pas qu’ils mènent un combat à bout de ressources. Je veux bien croire à leur sincérité. Alors ils sont aveugles.
    Les événements de Grèce étaient limpides pour leur ouvrir l’esprit. Il semble, au contraire, qu’un voile supplémentaire soit venu tout obscurcir.
    L’argument de la malhonnêteté, je suis peut-être naïf, je n’ose l’utiliser.


    • Sébastien Le 18 septembre 2015 à 13h36
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      Le problème réside dans le positionnement politique, tel que dicté par les institutions républicaines. Accepter ces analyses reviendrait (selon les merdias) “à faire le jeu du FN”.
      Si vous restez coincé dans ce paradigme, vous ne pouvez pas vous en sortir. Les têtes d’affiche préfère ne prendre aucun risque et rester confortablement dans le jeu d’échecs (dans le sens d’échouer) mis en place par le système pseudo-libéral, qui, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, convient très bien aux faucons, vautours, et autres charognards.
      A un moment, il faut se poser la question de l’environnement (ou la m…..) dans lequel on nage.
      Quand on fait le jeu de l’ennemi…


  19. Anouchka Le 18 septembre 2015 à 10h41
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    Bravo pour cette synthèse percutante


    • sg Le 18 septembre 2015 à 13h02
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      Merci et bravo pour ce très beau travail de synthèse.


  20. lanQou Le 18 septembre 2015 à 11h03
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    Je partage également quelques réserves sur la conclusion.
    Quand je lis: “le PREMIER combat, pour moi, n’est même pas de vouloir sortir de ces structures à finalité totalitaire, mais d’abord de récupérer une capacité d’information de qualité du public et de débats contradictoires, à travers des médias pluralistes. […]. Ce n’est qu’après que le combat politique pourra commencer.”
    Comment imaginer qu’un système totalitaire laisse mettre en place en son sein un système d’information contradictoire et pluraliste? Peut-on imaginer attaquer juste une partie sans attaquer le tout? Aurait-on pu imaginer sortir de n’importe quel totalitarisme du XXème simplement en combattant pour une telle presse? Evidemment non, un système totalitaire se construit justement sur le verrouillage de celle-ci.
    Je crains donc que la qualité de l’information soit plus un symptôme du système, “dis-moi quelle est ta presse et je te dirais qui tu es”, et que le combat premier est avant tout politique: dans une démocratie digne de ce nom, nous aurons une presse digne de ce nom, l’un ne pouvant aller sans l’autre.
    Cela étant, ce blog est avant tout une plateforme d’information et non une plateforme politique et je comprends bien les réserves de l’auteur qui apporte tout de même son soutien amical à certains partis, ce qui n’est pas rien.

    Dans tous les cas, merci pour cette excellente série!


    • Charles Michael Le 18 septembre 2015 à 12h06
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      lanQou,

      Dans le cloaque politique actuel, tout dominé par l’esprit de chapelle, je rejoint tout à fait la conclusion de O.B. : l’urgence et la seule action possible est la réinformation.

      Ses efforts ne sont pas si vains que ça: Jacques Sapir nous en informe ce matin; lien:

      http://russeurope.hypotheses.org/4300

      et les crises aussi très bien placé.

      Le fantôme de DSK aurait d’ailleurs eut une discusion avec une douzaine de bloggeurs de “gauche”, enfin de gauche euro-korect, pour se relancer.
      un signe des temps ?

      oui, mais c’est long.


    • Crapaud Rouge Le 18 septembre 2015 à 14h02
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      le combat premier est avant tout politique” : bof, ça veut dire quoi au juste ? Où commence et où s’arrête le politique ? Et si l’on disait que le politique n’est jamais que ce qui arrive après l’émergence d’opinions dominantes ? Avant Albert Londre, bagnes et bagnards n’intéressaient personne, ils faisaient partie du paysage, tout le monde (ou presque) trouvait ça plus ou moins “normal”. C’est pourquoi il faut rabâcher, dans toutes les langues et toutes les formes, qu’il faut sortir de ce satané euro pour que ça touche à la longue de plus en plus de gens, et pour que ça devienne une question politique, prise au sérieux.


    • Valouchkaïa Le 18 septembre 2015 à 16h41
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      Effectivement, tant que les français n’auront pas analysé précisément et remédiés en interne aux raisons (cause) politiques de l’enchainement européen, rien ne changera ou alors nous serons, business as usual, dans le “il faut que tout change pour que rien ne change”, qui a un petit air de déjà vu…


  21. Mondran Le 18 septembre 2015 à 11h13
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    La lecture des textes et des carcans que nous nous sommes imposés fait certes froid dans le dos. Mais dans la réalité aucun de ces textes ne résistera plus de quelques jours à la volonté d’un état puissant qui déciderait de s’en écarter. Car la force des textes s’appuie sur la légitimité et les moyens pratiques de l’opérer, c’est-à-dire sur in fine sur les moyens coercitifs physiques. Si vous ne détenez pas le pouvoir sur l’armée et la police par exemple, le pouvoir réel ne vous appartient pas.
    C’est ce qui est en train de se passer avec l’Allemagne. En prenant la décision unilatérale de reprendre le contrôle de ses frontières, l’Allemagne à outrepasser les limites possibles définies par les textes applicatifs de Schengen, qui ne prévoit pas de décision unilatérale d’un état pour réguler un problème d’immigration.
    La véritable et unique question est donc celle de la souveraineté et de la volonté politique de le redevenir. Si un homme politique décide demain de refaire de la France un pays souverain, il s’assoira sur ces traités coercitifs sur le papier, sans réels dommages, parce que les sbires bruxellois n’ont in fine aucun moyen physique de contraindre au respect des pouvoirs que les états leur ont concédés.
    Ce qui se passe en ce moment est un Cygne noir (au sens de Nicholas Taleb) et nous verrons alors la fragilité de ces textes face à la volonté d’un état puissant (l’Allemagne ici) ou d’Etats déterminés et ayant encore les moyens de l’être (la Hongrie par exemple).


    • chios Le 18 septembre 2015 à 14h15
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      C’est d’une logique implacable.
      C’est aussi ainsi que commencent les guerres.

      https://www.youtube.com/watch?v=r-8KV_GurLY

      Je crois qu’à cause de la Syrie, il y aura d’abord désaccord UE EU…..
      Et chacun dans son coin va se perdre en discussions……etc


      • Valouchkaïa Le 18 septembre 2015 à 16h45
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        Mouais, tout le monde est d’accord en europe pour faire venir en masse des migrants qui auront l’avantage de travailler pour l’euro symbolique. Récemment des allemands se disaient prêts à proposer aux migrants 20 h/semaine de travail pour 1 euro de l’heure. Il n’est pas exclu en effet que la France surenchérisse grâce au nouveau décret Macronisant visant la disparition du droit du travail…


    • FifiBrind_acier Le 18 septembre 2015 à 18h35
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      Je ne pense pas que L’Allemagne ait outrepassé quoi que ce soit.
      Les accords de Schengen ont été suspendus de nombreuses fois.
      http://www.lejdd.fr/International/UE/Les-accords-de-Schengen-ont-deja-ete-suspendus-une-vingtaine-de-fois-751149


    • Ar zen Le 20 septembre 2015 à 08h22
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      @Mondran

      Détrompez vous. L’article 2, alinéa 2 de la convention sur les accords de Schengen prévoit expressémment le “rétablissement” du contrôle aux frontières pour 1°) des menaces de trouble à l’ordre public ; 2°) pour des raisons de sécurité intérieure.
      Cet article a maints et maints fois été appliqué sans que personne ne s’en offusque. Par exemple lors du G8 à Nice par la France, des jeux olympiques d’hiver par l’Italie, par la Suisse lors de l’euro-foot, par l’Allemagne également lors d’un G8 (ou 7). Bref, il est tout à fait légal de fermer ses frontières pour un pays signataire des accords de Schengen, c’est tout simplement prévu !


    • Ar zen Le 21 septembre 2015 à 09h36
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      Désolé de le dire d’une manière aussi abrupte, mais vous vous trompez. En ce qui concerne le rétablissement des frontières par l’Allemagne, ce pays s’appuie sur l’article 2 alinéa 2 de la convention d’application des accords de Schengen. Il est possible, pour un pays donné, de rétablir, à titre provisoire, le contrôle à ses fontières pour 1°) des raisons de trouble à l’ordre public 2°) des raisons de sécurité intérieure. Ce rétablissemnent du contrôle, je l’ai déjà souligné dans un autre post, a déjà été décidé par d’autres pays dont la France (un G8 à Nice) par la Suisse (son euro-foot), par l’Italie (JO de Turin) et aussi par l’Allemagne (G8 ou G7). L’Allemagne ne désobéit donc pas, elle applique des dispositions du traité Schengen. Votre lecture de cette situation n’est pas la bonne.
      Je ne suis pas d’accord avec vous pour dire que l’on peut “désobéir” aux traités qui vous lient avec d’autres pays. Soit vous les dénoncez, soit vous les appliquez. Vous n’avez pas le choix. Sinon, si vous appliquez ou n’appliquez pas à votre convenance propre les traités, vous transformez votre pays en Corée du Nord. Vous n’aurez aucune crédibilité. Les accords internationaux engagent les pays signataires. Le président de la République en est le garant, c’est écrit dans la constitution. Les accords internationaux qui engagent la France sont très très nombreux. Vous ne pouvez pas dire : celui ci je l’applique, celui ci je ne l’applique pas. C’est dément comme raisonnement.
      Le seul moyen de sortir d’un traité, c’est de le dénoncer. Or, pour dénoncer les traités européens, il n’y a qu’une seule voie : l’article 50, c’est à dire la sortie de l’UE. Et ceci parce qu’il est impossible de changer la teneur des traités qui ne sont modifiables qu’à l’unanimité des 28 membres. Votre réflexion est bâtie sur du sable. Elle procède de l’utopie. Elle n’est pas réaliste. Je sais que c’est ce que prône un certain parti politique mais il prend ses électeurs pour de véritables imbéciles. C’est absolument scandaleux. Vérifiez mes propos je vous prie, ils découlent d’une analyse rationnelle.


  22. kinimodo Le 18 septembre 2015 à 11h21
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    De Coluche à Desproges, j’aime bien celle là aussi…

    « La naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l’on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l’enfant croit au Père Noël. L’adulte non. L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.”

    Manuel de savoir vivre à l’usage des rustres et des malpolis / Éditions du Seuil


  23. Cédric Le 18 septembre 2015 à 11h23
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    Je ne pense pas pour ma part que le système implosera de lui-même. Seul le chaos nous en sortira. Sommes-nous prêts à en passer par là ? c’est pas sûr.

    Bien sûr, ce n’est que ma théorie.


    • Crapaud Rouge Le 18 septembre 2015 à 13h51
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      Je ne pense pas pour ma part que le système implosera de lui-même” : que ce soit de lui-même ou pas, il “implosera”, c’est écrit ! Les seuls termes de “construction européenne” désignent une chose destinée à avoir une fin car toutes les “constructions” en ont une, en particulier celles dont les bases sont quasi-inexistantes. Ne perdons pas de vue que cette “construction” passe pour être politique, alors qu’elle relève entièrement du juridisme : en clair, cela veut dire que n’importe quel État membre peut, du jour au lendemain, décider de dénoncer tous ces traités. On ne se fait pas des amis comme ça, certes, mais ça ne veut pas dire que c’est impossible. Après tout, il fut un temps où l’Europe entière était en guerre contre la France…


  24. Fulub Le 18 septembre 2015 à 11h34
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    Bonjour,
    Pour le processus de vote, je vous mets un lien :

    http://europa.eu/scadplus/constitution/majority_fr.htm

    A suivre !

    Bien cordialement


  25. Pierre M. Boriliens Le 18 septembre 2015 à 12h25
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    @Olivier
    Honteux d’avoir eu raison ?

    Je ne sais plus qui a dit ça, mais il y a du vrai :
    “Je suis fatigué de l’ignorance vue comme une chose positive, où un anti-intellectualisme vicieux est considéré comme positif et où une opinion non-informée est présentée comme un fait”
    Fatigués en outre d’avoir tout le temps tout le monde sur le dos, peut-être…

    Lisez les bouquins de l’historienne Annie Lacroix-Riz.
    Vous voulez un résumé ? C’est une stalinienne ! Affaire classée…
    Pourtant c’est chez elle que vous trouverez le détail de la connexion entre le Cartel de l’Acier de 1926 et la CECA et plus généralement l’origine de la construction européenne… Innombrables archives originales à l’appui. Donc des preuves !


    • Pierre M. Boriliens Le 18 septembre 2015 à 13h08
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      J’ai oublié de préciser que la question, bien évidemment, n’est pas d’avoir tort ou raison, ni d’en être fier ou honteux, mais seulement d’avoir des outils d’analyse corrects et efficaces. Il se trouve simplement que ceux que Marx a forgés le sont… Le mérite des communistes des années 50 était de connaître ces outils et de les utiliser. Rien de plus ! Mais rien de moins non plus !


    • olivier69 Le 18 septembre 2015 à 17h03
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      Dans la même veine, lisez P.Hillard pour connaitre les origines de l’origine… Vous voulez un résumé ? C’est un intégriste religieux ! Affaire classée…


      • olivier69 Le 18 septembre 2015 à 17h42
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        Dans un récent billet, quelqu’un nous a rappelé la pensée de JF Revel : “Ni Marx ni Jésus”
        Il ne cessera de reprocher au Parti socialiste ses collusions avec les totalitarismes communistes. À ceux qui lui reprocheront de se rapprocher des libéraux, il répondra que pour lui, la gauche a toujours été libérale, mais que c’est la gauche française qui a cessé de l’être.
        Il écrit “les économies capitalistes libérales ayant prouvé qu’elles étaient les plus efficaces à faire s’améliorer le niveau de vie des sociétés humaines, le libéralisme ne devrait pas être rejeté par la gauche française”
        Il a été l’un des principaux critiques français du marxisme, dont le poids l’a amené à s’éloigner de la gauche politique. (Wiki)
        Alors, qu’est ce que vous entendez par la notion de “marché” ? Etes-vous au courant des modalités de transaction à l’ère du numérique ?


        • Pierre M. Boriliens Le 19 septembre 2015 à 00h28
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          Les libéraux, je les connais. Ils se ressemblent, comme se ressemblent les punaises entre les planches de l’isba. Ils sont pires que les staliniens.
          Alexandre Zinoviev


  26. TC Le 18 septembre 2015 à 13h09
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    S’il fallait finir d’en déniaiser encore (quoique il y a encore des choses à dire qui ne sont pas toujours dites ici -> les dessous de la soi-disant construction européenne), cette série l’aura certainement fait.

    Mais si on n’a pas le temps de lire les traités, les directives, les GOPE et j’en passe, il faut juste se dire une chose : une union de marchands créée par des marchands pour des marchands ne peut produire que ce genre de “grand marché” où les travailleurs ne sont plus qu’une variable d’ajustement parmi d’autres et la seule qui reste encore ajustable lorsque tout le reste ne peut plus l’être.

    Et là, on y arrive (en un autre temps, j’aurais dit “lentement mais sûrement” mais le temps nous rattrape), nous sommes les variables à ajuster !


  27. Ar zen Le 18 septembre 2015 à 13h13
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    M. Berruyer, ce billet vous honore. J’avais laissé un commentaire, il y a quelque temps, ici même, en vous reprochant de ne jamais parler de la sortie de l’UE, en ne retenant que la sortie de l’Euro. Aujourd’hui vous enfoncez le clou en dénonçant le manque d’informations objectives à disposition des Françaises et des Français ainsi que l’absence de débats de qualité.
    Je ne saurais trop vous remercier pour ce que vous venez de réaliser. D’ores et déjà on pourra dire que vous étiez de ceux qui ont dénoncé la “dictature orwellienne” qui menace de nous submerger. Il est heureux qu’il existe encore des gens honnêtres sur cette planète.


  28. sg Le 18 septembre 2015 à 13h13
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    Nouvelle preuve (s’il en est besoin…) que l’UE fait bien de la politique au travers de la “technique”:

    “L’Union européenne et l’OTAN préviennent qu’une Catalogne indépendante serait exclue

    A dix jours des régionales, les instances bruxelloises ont prévenues qu’en cas de vote sécessionniste, la Catalogne se verrait exclue de l’Union européenne. L’OTAN se montre également concerné.

    La pression monte. Le scrutin du 27 septembre pourrait placer en tête une liste indépendantiste en Catalogne. C’est donc à dix jours des élections régionales que l’Union européenne a décidé de placer un nouvel avertissement. La déclaration est venue de la Commission européenne, par l’intérmédiaire de sa porte-parole en chef, Margaritis Schinas : «Si une partie d’un Etat membre cesse de faire partie de cet Etat, parce que ce territoire devient un Etat indépendant, les traités européens cessent de s’appliquer à ce territoire.» En d’autres termes, une Catalogne indépendante serait de fait exclue de l’Union.”

    http://francais.rt.com/international/7062-lunion-europeenne-previent-qu-catalogne-ind%C3%A9pendante-%C3%A9xclue


    • Jos Le Fur Le 18 septembre 2015 à 15h39
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      Mais rien n’empêchera la Catalogne indépendante de demander son adhésion à l’UE ! Et je présume d’ailleurs qu’on ne la fera pas lanterner à la porte !


      • Ar zen Le 20 septembre 2015 à 08h28
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        Il faut l’unanimité des 28 pour ceci. Est-ce que l’Espagne sera d’accord d’intégrer une Catalogne indépendante dans l’UE ?


  29. Crapaud Rouge Le 18 septembre 2015 à 13h35
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    vouloir coûte que coûte rapprocher des peuples différents qui ne le souhaitent pas. Ça peut marcher un moment (sous la botte d’un Tito), mais ça finit mal en général” : tout à fait d’accord, et la Yougoslavie n’est pas le seul exemple connu. C’est pourquoi cette histoire de “construction européenne” finira dans son contraire, la destruction. Ensuite, ce sera bien pire que si l’UE n’avait jamais existé, car les nations européennes seront à couteaux tirés.


    • Horzabky Le 19 septembre 2015 à 09h35
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      Sauf si les nations n’existent plus, détruites par le multiculturalisme imposé par les “élites”. Si bien qu’au lieu d’avoir des conflits horizontaux (Etat-nation contre Etat-nation) nous aurons des conflits verticaux, pauvres contre riches, groupes ethno-religieux contre groupes ethno-religieux au sein du même pays…

      L’équilibre fragile de nos sociétés ne survivra pas à l’appauvrissement généralisé qui se profile à l’horizon.


  30. olivier69 Le 18 septembre 2015 à 13h49
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    Lorsqu’ils ont la technologie pour parasiter les échanges et/ou la vie politique, alors, cela donne le présent résultat (une extorsion sociale). Stratégie de l’engorgement, avec souvent 1 page pour dire un mot (la norme), avec 10 pages pour dire une phrase, 100 pour une réglementation (donc merci pour le travail de décryptage). L’information est parfois plus importante (ex : stratégie militaire) que la notion d’argent en soi, et davantage pour certains si je puis dire.

    Pour les recommandations (Bruxelles), on pourrait même croire à la traduction linguistique résultante d’un algorithme politique ! Nous sommes dans le domaine de la politique à haute fréquence. D’où les 300 passes au 49,3 par exemple. Les gains sont dans la récurrence (permise par la vitesse)…. Certains disent à petits pas, d’autres à grandes enjambées, c’est subjectif.

    C’est pourquoi, aujourd’hui, nous pourrions contester la notion de marché (il n’existe plus. La visibilité est rompue avec la haute fréquence….), mais également la notion de politique (elle n’existe plus, L’alternative a disparue). Tout est piloté….. Ce n’est pas une jungle, mais un diner de cons :
    “Dans une partie de poker, il y a toujours un pigeon. Si vous ne savez pas qui c’est, c’est certainement vous.” W Buffet


  31. BigLouLou Le 18 septembre 2015 à 14h31
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    @Olivier Berruyer:
    Ce serait plus agréable si en France vous arrêtiez d’utiliser l’adjectif “bruxellois” pour parler des institutions européennes. Cet adjectif se rapporte à une ville dont les habitants ont déjà assez de soucis avec lesdites institutions (immobilier cher, ville bipolaire etc.). Utilisons donc un vocabulaire précis. Merci d’avance.


    • Benoit Le 18 septembre 2015 à 15h54
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      Eh, faut assumer, hein. Sans les institutions européenne Bruxelles serait une ville de province sans intérêt. L’immobilier à Bruxelles est bon marché (allez voire à Paris ou Londres…) et la ville n’a pas attendu les institutions européennes pour être bipolaire. D’ailleurs vaut-il mieux une ville unipolaire avec des banlieues-ghetto explosives à côté ?

      En tout cas bravo à OB pour cette série.

      Un autre bruxellois.


    • JoeLeTaxi Le 18 septembre 2015 à 22h05
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      Oui, mais pas en direction de la France svp.

      La Finlande, on dit que c’est bien, surtout du côté de la frontière carélienne.


  32. tachyon Le 18 septembre 2015 à 15h17
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    …”Et parce que l’abstention est finalement ce qui les embête le plus (il n’y a qu’à voir leur volonté de mettre le vote obligatoire)”…

    Le vote obligatoire peut être une bonne chose s’il est assorti de la reconnaissance du vote blanc (ou autre couleur). Vote blanc qui signifie “ni charybde ni scylla, ni la peste ni le choléra” et qui invaliderait tout scrutin où le texte (ou le candidat) arrivé en tête serait minoritaire devant la proposition inverse PLUS le vote blanc. Exemple MAASTRICHT 1992 : oui 13,16 Millions, non 12,62 Millions, blancs 0,9 Million ===> référendum retoqué à 13,62 contre 13,16
    On peut faire la même chose avec l’abstention en mettant des seuils en fonction des inscrits(le gagnant doit avoir la majorité absolue des inscrits) et non plus des votants, et pas seulement au 1er tour…
    Une différence entre blanc et abstention est que le blanc dit nettement non à tout ce qui présenté alors que l’abstention est plutôt l’expression d’un “pas mon problème”.
    Il y a d’autres possibilités “techniques” pour prendre vraiment en compte l’avis des électeurs(votants ou abstentionnistes).


    • FifiBrind_acier Le 18 septembre 2015 à 18h48
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      L’abstention ne les dérange pas du tout.
      Les médias citent le taux d’abstention à 20 heures 01, puis n’en parlent plus.

      Ensuite ils citent les résultats % en voix exprimées.
      Exemple de résultats électoraux récents:
      PS :20% des suffrages exprimés
      UMP: 30% des suffrages exprimés
      FN: 25% des suffrages exprimés.

      Avec 50% d’abstentions, leur poids réel dans l’ensemble de l’électorat est:
      PS: 10% de l’ensemble des électeurs
      UMP: 15% de l’ensemble des électeurs
      FN; 12,5% de l’ensemble des électeurs.

      Ce qui ne donne pas tout à fait la même information sur l’état du rejet de la classe politique chez les électeurs…


  33. JK Le 18 septembre 2015 à 19h14
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    Merci pour ce long et indispensable travail. Je ne peux soutenir cependant votre position qui affirme la seule nécessité de réinformation : “se cultiver sans agir, c’est comme labourer sans semer”.

    Votre appel a l’inaction, devant les conclusions que vous développez pourtant, est ainsi impardonnable – au mieux cultiverez-vous des planqués, au pire, des lâches.


  34. Merle Le 18 septembre 2015 à 19h25
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    Incroyable travail. Merci !


  35. Macarel Le 19 septembre 2015 à 07h40
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    L’Europe (UE+OTAN) est en train d’imploser sous le poids de ses propres contradictions, mises en évidence par :

    – La crise grecque : aucune solidarité entre les peuples des Etats membres.

    – La crise migratoire : aucune solidarité entre les Etats membres.

    L’Europe (UE+OTAN) est en train d’imploser sous l’effet :

    – de la montée du chômage et de la précarité, due aux politiques de dévaluations compétitives entre Etats européens, l’Allemagne en tête. Avec une montée corrélative des partis nationaliste et xénophobes dans la plupart des pays européens France en tête.

    – de sa vassalisation par les USA, et de son suivisme guerrier dont le cas de l’Ukraine est emblématique

    Bref, l’UE est un échec historique dont nous n’avons pas fini de mesurer les conséquences.

    Tout cela, parce que les peuples ont délégué leur souveraineté à des instances non élues qui sont dans la main des lobbies de l’industrie et de la finance. Lobbies qui n’ont d’autre objectif que de tondre toujours plus les moutons que nous sommes, le TAFTA étant le “projet final” qui autorisera la tonte la plus parfaite.

    Les peuples, les moutons, sont en état de sidération, ou affolés se jettent dans les pattes de loups qui avancent déguisés sous des peaux de mouton.

    Je ne pense pas que cela puisse bien se terminer…


  36. Horzabky Le 19 septembre 2015 à 09h29
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    Dès 1955, [l’Allemagne] produisait deux fois plus de charbon, d’acier et d’électricité que la France. Sa production chimique est le triple de la nôtre. Ses réserves d’or, infiniment supérieures, lui confèrent d’immenses possibilités d’investissement de capitaux.

    Maintenant, l’Allemagne importe du charbon des États-Unis, de l’électricité de France (c’est bien de fermer les centrales nucléaires, mais à condition de les remplacer par quelque chose qui produise autant d’électricité), et comme elle a confié son or aux États-Unis, elle ne le reverra jamais :
    http://reseauinternational.net/la-russie-et-la-chine-accusent-les-etats-unis-de-ne-detenir-aucun-stock-dor/


  37. Kapimo Le 19 septembre 2015 à 14h25
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    “Je sais que quelques rares partis, lucides (ou, plus précisément, qui ont gardé la lucidité partagée par une moitié du personnel politique des années 50), défendent courageusement ces visions, tels l’UPR (Asselineau faisant un remarquable travail d’information) ou le MPEP, qui ont mon soutien amical.

    Mais hélas, dans un système aussi pourri, l’audience potentielle est quasi nulle, vu que le PREMIER combat, pour moi, n’est même pas de vouloir sortir de ces structures à finalité totalitaire, mais d’abord de récupérer une capacité d’information de qualité du public et de débats contradictoires, à travers des médias pluralistes.”

    L’un n’empêche pas l’autre et les deux combats se soutiennent l’un l’autre. Il faut aller voter pour une des petites structures anti-Européiste.


    • JC Le 20 septembre 2015 à 22h56
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      Je pense qu’on ne prend pas encore la question des médias assez au sérieux… Est-ce qu’il faut que ça finisse comme en Ukraine où les journalistes se sont faits menacer et tabasser ? C’est vraiment oppressant et insupportable, et encore je suis jeune, je ne peux pas dire “c’était mieux avant”.

      Quand on voit qu’Asselineau a pour seul objectif à court terme de dépenser des centaines de milliers d’euros en espérant décrocher quelques minutes de plus dans les médias ou quelques pages dans les journaux… Nous en sommes réduits à mendier, tout ça pour ces foutues personnes d’âge mur qui ne vont pas sur Internet s’informer mais représentent encore une part majoritaire de l’électorat. Et si un jour Asselineau est incontournable comme il le souhaite, écrasant par son argumentaire tous les concurrents, ce sera juste louche.

      Il faut miser sur plusieurs chevaux et envisager toutes les possibilités d’action, ce qu’il se passe est trop grave. Voter quand on peut, oui c’est pas mal, ça ne mange pas de pain. L’arnaque est encore plus profonde que ça, on peut aller jusqu’à l’idée de “démocratie” représentative, de jacobinisme et centralisation, bref de Constitution, une arnaque qui a plusieurs siècles maintenant. Quand on creuse, sans être spécialiste, j’ai bien l’impression qu’avant la Révolution, nous étions bien plus en démocratie puisque la plupart des décisions influençant le quotidien étaient prises localement par réunion de villages etc… Le roi décidait de la guerre, c’est un problème. On doit pouvoir prendre le meilleur de tous les mondes : pouvoir de bas en haut, argent au service des échanges et des humains (eux-mêmes responsables de leur environnement) plutôt que l’inverse. Bref le regain de souveraineté nationale n’est certainement pas le bout du chemin, il faut aussi regagner la démocratie.


  38. Simon Le 20 septembre 2015 à 15h08
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    Précisions… Attention: le commentaire de Madeleine Braun concerne le Conseil de l’Europe et non le Conseil européen. Ce n’est pas vraiment la même chose. Autre chose: à propos de la procédure d’adoption des lignes directrices et des recommandations. Cette procédure d’adoption est passablement complexe. La commission commence par publier un “projet” de lignes directrices. Au départ, l’exercice était annuel, maintenant il a lieu tous les trois ans. Le document des lignes directrices emprunte un long parcours. Le document passe d’abord par les comités sectoriels, soit les comités de l’emploi, de politique économique, etc. (des comités “techniques” où les pays sont représentés par des fonctionnaires qui sont des “experts” en ces matières, mais ils sont censés donner le point de vue de leur gouvernement) et les lignes directrices sont soumises à discussion et à amendements. En principe, le document amendé (en pratique: au consensus) au niveau des comités sectoriels ne bouge plus après. Mais c’est plus compliqué que ça… Le parlement européen peut formuler des amendements qui doivent pouvoir être intégrés. Ce travail d’intégration a lieu au niveau des “groupes” techniques qui préparent la réunion des ambassadeurs qui eux-mêmes préparent les différentes formations du conseil européen qui interviennent dans la définition des lignes directrices. Et puis, en fin de parcours, il y a le Conseil européen, celui des chefs d’Etat et de gouvernement, qui avalise politiquement l’exercice dans son ensemble. A noter, la Commission est présente à tous les stades de la discussion et pilote le processus même si elle ne préside pas elle-même les réunions. Les lignes directrices, ce sont des orientations politiques générales que les pays sont invités à mettre en oeuvre sur la base de “recommandations/pays”. Chaque pays reçoit – plus tard dans le calendrier européen – des projets de recommandations qu’il est invité – dès lors qu’elles seront adoptées – à mettre en oeuvre sous peine de sanctions. Les projets de recommandations sont établis chaque année. Ils suivent le même parcours que les lignes directrices. Avec une différence toutefois. Au niveau des comités sectoriels, un amendement au projet de recommandation de la Commission n’est accepté que s’il reçoit le soutien d’une majorité qualifiée… Ce qui fait beaucoup. Ceci fait qu’en gros les recommandations finalement adoptées sont très proches du libellé initial de la Commission.


  39. Alfred Le 24 septembre 2015 à 22h17
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    J’ai lu les articles mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu une référence à l’article 7 dont j’ai appris l’existence par le site dedefena et qui à mon sens complète la série.
    En voici une explication:
    http://www.diploweb.com/UE-suspendre-un-Etat-membre.html
    Ainsi donc après avoir renié sa souveraineté en la diluant dans l’UE on peut se voir disparaître au sein de l’UE!


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