Suite du billet sur l’histoire de la mise sous tutelle de l’Europe… de notre dossier Démocratie Kaput :

  1. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (1992-2005)
  2. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (2006-…)
  3. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (Résumé)
  4. Voyez comment l’Europe est sous tutelle
  5. Voyez comment la France est sous administration de Bruxelles
  6. Épilogue

VII. Un résumé de ce fatras par Romaric Godin

Source : La Tribune, Romaric Godin, 06/04/2014

Alors que la France va négocier avec la Commission européenne un nouveau délai, voici un tour d’horizon des procédures qui régissent désormais la politique budgétaire des Etats membres de l’UE.

Pour comprendre la difficulté dans laquelle se situe le nouveau gouvernement français actuellement face à la Commission européenne, il faut avant tout saisir la réalité et le sens de la nouvelle architecture institutionnelle européenne mise en place pendant la crise. Cette architecture a cinq volets qui s’entrecroisent, ce qui rend sa visibilité parfois complexe. Voici un tour d’horizon.

Le pacte de stabilité et de croissance

Le premier volet est le plus connu. C’est le pacte de stabilité et de croissance adopté lors du Conseil européen d’Amsterdam en juin 1997. Il impose aux pays de la zone euro et aux autres pays de l’UE qui ont – rappelons-le – tous (à l’exception du Danemark et du Royaume-Uni) vocation à entrer dans la zone euro, des critères de convergence comme la limite du déficit public fixée à 3 % du PIB et celle de la dette publique brute à 60 % de la richesse nationale. Ce pacte prévoit également la possibilité de recommandations et de sanctions pour les pays qui sont hors des clous. Néanmoins, le pacte de stabilité et de croissance n’a guère été respecté au cours des dix premières années d’existence de la monnaie unique. Après les crises en Grèce, Irlande et Portugal, les dirigeants européens ont décidé de durcir son application.

Le semestre européen

Pour cela, un calendrier d’intégration des budgets européens au niveau européen a été mis en place en 2011. C’est le semestre européen. Concrètement, il s’agit de faire dialoguer la Commission, chargée du respect du pacte de stabilité et de croissance, et les Etats membres tout au long de leur processus d’élaboration budgétaire. Les prévisions économiques sont ainsi produites trois fois par an par la Commission qui, en janvier, réalise un « Examen annuel de croissance » (EAC) pour les Etats membres. Cet EAC souligne les réformes et les efforts à effectuer. Il débouche sur l’établissement de priorités par le conseil européen, priorités qui sont ensuite transmises, en mars, aux Etats.

En avril, ces derniers doivent élaborer à partir de ces priorités, un « programme de stabilité » qui est ensuite transmis à la Commission. Laquelle transmet en juin des recommandations pour chaque pays au conseil européen qui les adopte en juillet. Dès lors, les Etats doivent intégrer ces recommandations dans leurs projets budgétaires pour l’année suivante.

Le Six Pack

Pour renforcer l’application de ce semestre européen, la Commission a acquis de nouvelles armes avec deux « paquets législatifs » européens, appelés « six pack » et « two pack », adoptés en 2012 et 2013, qui, en s’insérant dans le semestre européen, le rendent plus contraignant. Le Six Pack accorde à la Commission la possibilité de demander des corrections aux projets des Etats membres. Dans ce cas, ces derniers doivent amender leurs projets et publier un « plan d’action correctif ». Il accorde également à la Commission la possibilité de limiter la croissance des dépenses publiques des Etats pour éviter tout dérapage.

Mais l’essentiel du « Six Pack » tient dans l’aspect répressif. Désormais, la Commission peut lancer, après deux rappels, une procédure dite « d’application rigoureuse » contre un Etat. Dans ce cas, l’Etat doit verser une garantie portant intérêt qui peut aller jusqu’à 0,1 % du PIB. Si la Commission décide d’infliger une sanction à l’Etat concerné, alors ce dépôt est intégré à l’amende et n’est pas remboursé. Mais la grande nouveauté du Six Pack, c’est que désormais, le Conseil européen doit suivre la décision de la Commission pour les sanctions, sauf à lui opposer une « majorité qualifiée inversée ». Or, cette majorité est très difficile à obtenir puisqu’elle suppose de réunir pas loin des quatre cinquièmes des voix pondérées. Autrement dit, un accord franco-allemand, comme en 2003 pour éviter les sanctions n’est plus possible.

Le Two Pack

Au Six Pack s’ajoute le Two Pack. Ce paquet législatif complète le semestre européen en exigeant des Etats membres qu’ils adoptent leur projet de budget de l’année suivante avant le 15 octobre. La Commission examine alors le projet et émet un avis avant le 30 novembre. Bruxelles peut alors demander des modifications à ce projet. Par ailleurs, le two pack oblige les Etats à se fonder sur des prévisions de croissance indépendantes et à soumettre son budget à un organisme indépendant de contrôle budgétaire (en France, le Haut Conseil des Finances publiques).
En cas de procédure de dépassement excessif, la Commission doit être constamment informée des mesures prises par l’Etat pour réduire son déficit. Elle peut, à tout moment, envoyer de nouvelles recommandations à l’Etat concerné. C’est un renforcement des mesures correctives prévues au Six Pack.

Le pacte budgétaire

Dernière pierre à l’édifice : le pacte budgétaire inclus dans le Traité sur la stabilité, la gouvernance et la coopération (TSCG). Ce pacte prévoit que les Etats de l’UE doivent disposer de budgets équilibrés. L’équilibre budgétaire signifie que le déficit structurel – nettoyé donc des effets de la conjoncture économique – ne doit pas dépasser 0,5 % du PIB. Cette « règle d’or » européenne devra devenir réalité en 2018. En cas de non respect de cette règle, la Commission pourra sanctionner le pays concerné à hauteur de 0,1 % du PIB. Là aussi, seule une « majorité qualifiée inversée » pourra bloquer une telle décision. Mais même alors, un Etat membre pourra porter l’affaire devant la Cour de Justice de l’UE qui pourra, en cas de manquement au traité, infliger la même sanction.

Limiter l’autonomie budgétaire des Etats

L’esprit de ces réformes est clair : il s’agit de limiter le plus possible l’autonomie budgétaire des Etats. Certes, en théorie, nul ne peut contraindre directement un parlement à voter un budget qui accroit son déficit et ne respecte pas les recommandations de la Commission ou le pacte budgétaire. Mais désormais, un tel comportement est un revers infligé à la volonté du conseil européen, donc à la solidarité européenne. Et à ce titre, elle se paie directement par des sanctions quasi-automatiques. Les Etats sont donc contraints désormais de négocier avec Bruxelles et de suivre ses recommandations. La marge de manœuvre des Etats membres est très réduite.

Le budget avant tout

Deuxième élément : cette architecture est centrée sur la question du déficit. Même si les Etats membres doivent également publier des objectifs macro-économiques plus vastes, c’est sur la question de la consolidation budgétaire au niveau national qu’est centrée l’action de l’Europe. Chaque Etat doit « faire ses devoirs », comme on dit en Allemagne et ne dispose pas d’éléments de solidarité ou d’aides à la croissance pour y parvenir. La solidarité n’intervient que de façon conditionnelle en cas de crise grave, notamment d’absence d’accès aux marchés pour se financer par le Mécanisme européen de Stabilité (MES), qui, par son traité fondateur, doit imposer, en retour, des « plans d’ajustement. » Le sentiment qui ressort de cette nouvelle architecture, c’est bien que l’UE conserve une vision très unilatérale des problèmes économiques.
Source : La Tribune, Romaric Godin, 06/04/2014
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Vous avez aussi ici une fiche d’information de la Commission européenne : La gouvernance économique de l’UE en clair (sic.)
Ben oui ; je n’aime pas dénoncer, mais enfin, on voit bien que tout ceci est encore un peu laxiste, et qu’il faudrait durcir un peu la réglementation…
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Et maintenant, comme promis, passons aux travaux pratiques, qui illustreront très bien la tutelle actuelle…

46 réponses à [Démocratie Kaput 3] Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (Résumé)

Commentaires recommandés

Kiwixar Le 16 septembre 2015 à 03h32

A mon avis, la réalité est bien pire : ce n’est pas Bruxelles qui a mis l’Europe sous tutelle, ce sont les élites des pays européens qui ont trahi leur pays et leur Constitution nationale, sous couvert de bons sentiments (“aimez-vous les uns les autres”), en plaçant leur pays sous tutelle, en toute connaissance de cause (voir le discours de Séguin à l’Assemblée). On peut avoir tous les avantages des débuts de l’UE (libre-circulation des personnes et des marchandises) et la paix, sans les inconvénients, notamment la perte totale de souveraineté au profit d’un Politburo aux ordres d’une ploutocratie financière internationale et apatride.

Y a rien à faire, les élites françaises haïssent la France et les gueux, elles aiment leurs maîtres étrangers (ah le modèle US avec ses 50 millions de personnes aux food-stamps grâce à la flexibilité du travail, ah le modèle allemand avec ses millions de personnes sous le seuil de pauvreté grâce au travail à 1 eur de l’heure), et il faut donc leur rappeler régulièrement (tous les 60 ans?) que les jambes des traîtres sont plus courtes que les lampadaires.

  1. Chris Le 16 septembre 2015 à 00h29
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    Je suis ahurie de constater à quel point la France, que ce soit Miterrant, Chirac, Sarkosy et Hollande, s’est mise sous la tutelle de l’Allemagne et subséquemment des Etats-Unis quand on considère la teneur libre-échangiste outrancière du TFUE.
    Le TAFTA, on n’y coupera pas ! C’est dans l’ADN du Moloch UE !


  2. Chris Le 16 septembre 2015 à 00h31
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    Et dire que ce foutriquet de VGE venait pleurnicher il n’y a pas si longtemps sur les “méchancetés” de l’Union ! Nous vivons un monde de dingues et de faux culs.


    • Vladimir K Le 16 septembre 2015 à 18h36
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      Ne vous en faites pas…

      Bruxelles a tué l’Euro avec la crise grecque, c’est au tour de Schengen avec la crise des réfugiés,

      La perte de contrôle des situations économique et humaine en Europe est telle aujourd’hui, que cette dernière risque de s’effondrer, et je ne serais pas surpris de voir l’Europe se reformer à son état d’avant 1914, avec l’Empire Germanique, l’Autriche-Hongrie, etc.

      À la différence que la Finlande n’est pas russe, mais de plus en plus influencée par une Suède Atlantiste, et les Pays-Baltes… que dire de pays qui se vengent sur leur population russophone de ce qu’a fait Staline, un géorgien, dans les années 40 ?


  3. JC Le 16 septembre 2015 à 01h08
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    Je ne comprends pas le titre : quelle démocratie ? Quelque chose qui n’existe pas ne peut pas devenir “kaput”… Je fais partie du démos mais je ne sens pas tellement mon pouvoir en fait. Des fois les gens “là-haut” nous font plaisir et d’autres fois non, c’est tout (et là ils ne se donnent plus cette peine, ils voient qu’on ne bouge pas de toute façon).


  4. Caliban Le 16 septembre 2015 à 01h58
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    Merci pour ces rappels très utiles !

    Je constate que l’issue en cas de conflits entre Etats membres est (de plus en plus ?) la Cour de Justice de l’UE et évidemment, surtout pas le peuple souverain !.

    Il s’agit de magistrats nommés, sensés faire respecter le droit européen … dont on a constaté, notamment pendant les crises chypriote et grecque – à quel point il était souple, sujet à interprétations. Deux exemples me viennent à l’esprit :
    • la menace de sortir un pays de la zone Euro alors que le Droit ne le prévoit pas,
    • l’exclusion d’un membre du Conseil de l’UEM – Varoufakis pour le nommer – jugée légale car le Conseil de l’UEM … ne serait pas une instance officielle (sic !)

    La Cour de Justice de l’UE me semble être au Droit public ce que sont les tribunaux d’arbitrages au Droit des affaires. Une farce.


  5. Crapaud Rouge Le 16 septembre 2015 à 02h39
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    Résumé très éclairant ! Le principe de “solidarité” à la base de tout ça fait penser aux chaînes qui servaient à entraver ensemble plusieurs bagnards, pour point qu’ils ne s’échappent. L’on ne trouve dans leurs textes que bâtons pour se faire battre, au point de se demander : mais au fait, ils sont où les bénéfices d’une adhésion à l’UE ?


    • Bordol Le 16 septembre 2015 à 05h29
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      Il y a des bénéfices à cette (dés)intégration, il y en a même énormément … L’ennui c’est qu’ils ne sont pas destinés aux pauvres manants tels que nous.

      Depuis le temps des révolutions : la limite entre seigneur et manant n’a jamais réellement disparu en Europe, mais disons qu’elle a été diluée et cachée par d’autres éléments permettant de faire vivre le peuple dans une illusion de liberté :
      _les affres de la révolution industrielle
      _la préparation en vu de la grande guerre
      _le laissé-aller des années folles qui ont suivi le génocide des forces vives européennes potentiellement séditieuses et que l’on connaît sous le nom de 1ère guerre mondiale.
      _l’occupation par l’Allemagne nazi et les cures d’austérité imposées (déjà) aux pays vaincus
      _puis le plan Marshall (l’inverse de ce que les nazis ont imposé…du moins jusqu’à aujourd’hui).

      Toutes ces choses ont permis aux peuples européens de penser à autre chose qu’à leur statut vis-à-vis des puissants. Mais maintenant qu’il n’y a plus ni travail, ni guerre à préparer (hormis de nouvelles aventures coloniales et leurs retombées lamentablement “Charliesques”) et que les bienfaits du plan Marshall s’effacent maintenant devant l’horreur annoncée du TAFTA & de la paupérisation généralisée …
      La réalité nous est retombée comme jamais sur le coin de la tronche.

      La Vérité, c’est qu’il y a toujours eu une aristocratie en Europe qui tirait sa puissance de sa domination sur les peuples. Celle-ci n’est plus une aristocratie d’arme comme ce fut le cas au moyen-âge, mais une aristocratie de courtisans (dans les médias) et de comptables/fraudeurs (dans les institutions économiques).

      L’aristocratie a toujours eu une part de gâteau plus grande que celle des peuples. Jusqu’à maintenant, cela ne se voyait pas trop parce que, lorsque la situation économique va: la part laissée au peuple, tout en étant moins grande, n’en restait pas moins assez consistante … Mais maintenant que la crise de la dette est là : pour conserver leurs niveaux de vie qui fait leur domination, les puissants sont obligés de diminuer (par logique mathématique…ou cynisme, c’est tout comme) la part qu’ils laissaient jusque là aux gueux (d’où les augmentations d’impôts, les augmentations des prix, baisse des charges sociales, etc.)

      Nous sommes en train de ré-apprendre le principe lutte des classes tout comme les grecs commencent à ré-apprendre l’antagonisme et la haine entre état européen “civilisé” que l’on pensait être disparu depuis la fin de la 2ème guerre mondiale.

      Je n’ai jamais été communiste et quand je vois un type comme Tsipras, je n’ai aucune envie de le devenir, mais je comprends maintenant ce que disaient les communistes d’autre-fois qui expliquaient que la “hargne” et la “haine” contre les riches qui transparaissait dans les discours des leaders ouvriers n’était pas une haine irraisonnée, mais bien un reflet plus visible que la haine (cachée, celle-là) des riches à l’égard des pauvres. La sauvagerie du révolutionnaire exorcisant la fausse gentillesse du possédant qui s’engraissait sur les pauvres avant que ceux-ci ne se révoltent, il le faisait certes avec le sourire et sans violence…mais il s’engraissait quand-même.

      Le chemin va être long, mais les gens vont ré-apprendre.


  6. Kiwixar Le 16 septembre 2015 à 03h32
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    A mon avis, la réalité est bien pire : ce n’est pas Bruxelles qui a mis l’Europe sous tutelle, ce sont les élites des pays européens qui ont trahi leur pays et leur Constitution nationale, sous couvert de bons sentiments (“aimez-vous les uns les autres”), en plaçant leur pays sous tutelle, en toute connaissance de cause (voir le discours de Séguin à l’Assemblée). On peut avoir tous les avantages des débuts de l’UE (libre-circulation des personnes et des marchandises) et la paix, sans les inconvénients, notamment la perte totale de souveraineté au profit d’un Politburo aux ordres d’une ploutocratie financière internationale et apatride.

    Y a rien à faire, les élites françaises haïssent la France et les gueux, elles aiment leurs maîtres étrangers (ah le modèle US avec ses 50 millions de personnes aux food-stamps grâce à la flexibilité du travail, ah le modèle allemand avec ses millions de personnes sous le seuil de pauvreté grâce au travail à 1 eur de l’heure), et il faut donc leur rappeler régulièrement (tous les 60 ans?) que les jambes des traîtres sont plus courtes que les lampadaires.


    • Christian Durante Le 16 septembre 2015 à 10h06
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      La fracture concernant le totalitarisme de l’UE est vraiment aujourd’hui primordiale, pour ne pas dire vitale.
      C’est le premier choix qui doit conditionner l’action politique de demain.
      Une remise en cause totale des vieux clivages dépassés doite/gauche : la reprise en main par chaque pays de sa souveraineté en se calant sur quelques référendums aux questions uniques et claires.
      Reste le plus important : les pays européens ont-ils encore la volonté de participer à l’Histoire ou veulent-ils seulement subir et être spectateur ?


    • Non Aligné Le 16 septembre 2015 à 13h11
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      J’ai déjà essayé de publier ici un commentaire à ce sujet : “Qui gouverne l’Europe?”, mais renvoyant vers de liens que M. Berruyer ne doit pas vouloir voir sur ce blog, ce message n’a pas passé le filtre de la modération.

      Toujours est-il, qu’à l’évidence “la technocratie bruxelloise” n’est pas une structure auto-créée, qui ne servirait que ses propres desseins et poursuivrait des objectifs propres, quoique l’Organisation puisse avoir un dessein propre, ce qui la déconnecte toujours in fine de sa base.

      L’UE a été créé sous l’égide des États-Unis, lesquels ont voulu créer un marché d’exportation plus facile à pénétrer (uniformisation culturelle et monétaire).

      A cet esprit commercial (ou capitaliste ou comme on voudra), il faut ajouter la nécessité de contrôler militairement l’autre grand pôle d’influence mondiale : la Russie, puis la Chine.

      Ce n’est pas pour rien que l’UE est passé de 6 à 28 membres : il s’agit d’étendre la main-mise miliaire des USA, l’entrée dans l’UE étant un corolaire à l’entrée dans l’OTAN.

      Encercler la Russie, puis la Chine, tel est le but des USA, pour que ceux qui le dirige (les industriels et surtout les financiers, revoir la dessus les déclarations de JFK et Andrew Jackson avant lui) puissent tout simple accroitre leur patrimoine et leur contrôle.


      • Chris Le 16 septembre 2015 à 14h09
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        Le plan Marshall fut le prémisse de ce que vous avancez. Il servira à créer les marchés européens qui seront livrés aux exportations US, une mesure d’urgence parmi d’autres qui participa à l’effort pour écarter le spectre de la Grande Dépression.
        Entretenir la guerre, ce que font les USA depuis 1945, fait tourner leur économie.
        La démolition de l’Europe (lois extra-territoriales, OTAN, UE paralysée, Schengen, flux migratoires “organisés”) sont les conditions/armes nécessaires pour assoir le TAFTA.
        Étant une démocratie, l’Amérique ne peut plus se permettre une guerre terrestre.
        Aucun pays démocratique ne le peut.
        Donc la seule option militaire existant en pratique est de bombarder et de détruire. Ce qu’un Hollande, en bon serviteur nous propose en Syrie et ailleurs.
        C’est la politique des États-Unis depuis le Proche-Orient jusqu’à l’ancienne sphère soviétique, de l’Amérique latine à l’Afrique : ils soutiennent les dictateurs qui suivront la politique étrangère des États-Unis et celle de leurs sociétés minières, compagnies pétrolières et autres multinationales.


    • Vladimir K Le 16 septembre 2015 à 18h26
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      Ça marche super bien les food-stamps… bon c’est vrai que ça ralentit un peu la file aux caisses, et que ça exclut l’utilisation des caisses automatiques (c’est donc bon pour l’emploi), mais à force de voir de plus en plus de gens les utiliser, ça semble plutôt bien fonctionner.


  7. Bordol Le 16 septembre 2015 à 05h39
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    Donc, si je comprends bien, le nœud du problème, le petit truc qui fait plier les gouvernants face à quelques technocrates : c’est cet équivalent de 0,1 % du P.I.B. pratiquement mis en gage auprès de l’U.E. et dont la saisie est brandie comme une menace en cas de désobéissance.

    Je ne sais pas qui a eu l’idée de créer ça, mais je suis sûr qu’il ferait grandement parler de lui dans le monde des affaires…judiciaires.

    Le principe qui sous-tend ce procédé ressemble quand-même furieusement à celui du fou ou du terroriste qui s’enferme dans une école et qui prend en otage les enfants & la maîtresse en exigeant qu’on lui donne 10 000 milliards de dollars + sa propre émission de T.V. sans quoi il ferait un carton sur les otages. D’habitude, dans les films, les autorités font mariner le preneur d’otage en lui faisant de fausses promesses pour le calmer en attendant que robocop arrive et “neutralise” le pauvre cinglé qui demandait des choses irréalistes par des moyens purement amoraux … Mais là, pour une fois, dans le principe, on donne gain de cause au terroriste.

    Là, je souffre pour les gens qui disent être “Charlie” tout en cautionnant cette politique européenne.


  8. Patrick Luder Le 16 septembre 2015 à 06h50
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    C’est la solution miracle nouvelle génération, tout problème est simplement résolu avec un peu de dette supplémentaire …

    Il n’y a plus personne pour se poser les questions fondamentales au fonctionnement de ce que j’appelle un “tissus économique” de base, qui est tué lorsqu’il n’ y a plus d’équilibre d’échanges.


  9. Alain Le 16 septembre 2015 à 07h35
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    Tutelle bien molle, malgré tous ces outils la France continue à faire ce qu’elle veut en présentant des prévisions fantaisistes et sans aucune sanction.

    Pour ceux qui estiment que le pays ne vit pas aux crochets des générations futures:
    – qui paiera les intérêts sans cesse croissants de la dette au point qu’ils vont dépasser les recettes de l’impôt sur les revenus (ne parlons pas du remboursement qui ne pourra jamais se faire)
    – qui pair les retraites de la génération qui a préféré creuser la dette plutôt que de se serrer la ceinture et n’auront eux-mêmes qu’une retraite de misère car il faudra payer la dette ou les conséquences d’un défaut?

    Pour ceux qui estiment que l’on ne peut pas faire autrement:
    – Qui peut prétendre que la totalité de la dépense publique est nécessaire, voire même simplement nécessaire?
    – Qui peut prétendre que la totalité de la dépense publique est efficace au meilleur coût?

    Pour ceux qui rejette les fautes sur le 1% le plus riche:
    – Ce 1% est prédateur des revenus de la croissance économique, il n’a aucune envie de le voir filer dans les dépenses de l’état et sont pour un été encore plus maigre que le nécessaire; la politique menée n’est pas la leure (même si Valls, Macron et Cie font de timides inflexions – de leur point de vue – dans leur sens)
    – Ce sont les représentants élus par la population qui pratiquent cette politique avec son consentement
    – C’est bien la population qui manifeste dès que l’on veut réduire la dépense, quelle qu’elle soit


    • FifiBrind_acier Le 16 septembre 2015 à 08h44
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      La France ne fait pas ce qu’elle veut, elle se soumet.
      Elle a bénéficié d’un délai supplémentaire pour descendre son déficit aux 3% du PIB.
      En échange de réformes structurelles que sont les lois Macron.

      http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/09/france-les-trois-reformes-exigees-de-bruxelles_3174114_3234.html


      • Alain Le 17 septembre 2015 à 05h55
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        On en est déjà à 3 délais et les réformes sont plutôt des réformettes


    • Wilmotte Karim Le 16 septembre 2015 à 09h03
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      “Ce 1% est prédateur des revenus de la croissance économique”

      Non, il est prédateur de la plus-value (directement ou indirectement via la finance).
      Pour renforcer la plus-value, il faut détruire toutes les institutions qui emploient des travailleurs et les écartent du marché du travail: là, et là seul est produit la plus-value via le travail humain.

      L’Etat social, ce sont des salaires (maladies, retraites, chômage, etc) qui ne produisent pas de plus-value. Les services publics, se sont des centaines de milliers de travailleurs qui ne produisent pas de plus-value. Qui ne produisent pas de plus-value en terme de valeur économique captée par le propriétaire des moyens de productions.

      Mais ces travailleurs et institutions qui ne produisent pas de plus-value pour les actionnaires produisent bien de la richesse économique.

      L’Etat français n’a pas un problème de dépense mais de rentrée:
      – “Qui peut prétendre que la totalité” de la fraude fiscale “est nécessaire, voire même simplement nécessaire”?
      – Qui peut prétendre que la production privée à but lucratif peut simplement remplacer la production nationalisée de service publique?

      Et on peut faire cela avec TOUTES vos “questions”.


      • olivier69 Le 16 septembre 2015 à 09h31
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        Solidaire comme attitude ? Qui peut prétendre que les intérêts ne sont pas une charge ? Ceux qui vous diront que la dépense n’est pas un problème…Forcément, c’est leur revenu !
        Savent-ils au moins qu’à la fin, le patient et le médecin meurent ensemble ?


    • Myriam Le 16 septembre 2015 à 09h25
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      Hm?

      1) l’UE est une dictature élue par personne, paradis des lobbys et autre mafias en tout genre dont la Commission est toute puissante et s’assoit sur tout ce qui est démocratique, imposant de lourdes pénalités pour tout état récalcitrant (ex: 4 Mds €de pénalités pour la France en 2013 que les médias Mainstream se gardent bien de mentionner).

      2) La dette publique et surtout ses intérêts dépendent de l’emprunt sur les marchés privés (l’UE interdit le refinancement des états par leur propre banque nationale).
      Et on notera que ce n’est pas tout à fait la loi de Rothschild de 1973 qui forca le refinancement par le privé puisque la BNF financa l’état jusqu’en 1983 à taux très bas (le premier OAT fut émis en 1986 par Berégovoy)

      Ceci pour dire que l’endettement ne provient pas des dépenses publiques mais du remboursement des intérêts des emprunts précédents (donc progression exponentielle).

      1) Croire que l’on peut rembourser la dette en baissant les dépenses publiques est farfelu surtout que les recettes de l’état sont des retours sur investissements des années précédentes.

      2) On ne peut pas non plus rembourser la dette en vendant du patrimoine (dérisoire) : Macron qui voulait vendre l’aéroport de Toulouse pour quelques centaines de millions d’€ alors que dans le temps de la transaction la France s’endettait de …50 Milliards d’€ !
      Ou comme Fillion qui,vendit nos autoroutes pour 15 Milliards € alors que Sarkozi dans le même temps endettait le pays de 600 Md€ !

      Donc exit UE/€/OTAN et retour au financement par la BNF !


    • Alain au bar Le 16 septembre 2015 à 12h34
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      Presque tout y passe avec vous : le mythe des intérêts de la dette, le mythe de la dette des générations futures, le mythe de la théorie du ruissellement, le mythe des dépenses publiques, le mythe de la démocratie. Ne manque que le mythe de l’entreprise créatrice d’emploi guidée par le preux chevalier entrepreneur pourfendeur d’impôts et autres charges confiscatoires.
      Bref vos questions me semblent mythées.
      Etes vous bien certain d’avoir lu ne serait ce que quelques articles et billets que propose ce blog ?
      Ne vous est il jamais venu à l’esprit que tous ces mythes ne sont que des joujoux pour amuser les enfants dans la cour de récréation pendant que les grandes personnes s’en foutent plein les poches en planifiant leur exploitation ?


    • jave Le 16 septembre 2015 à 14h19
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      Tutelle bien molle

      Ahahahaha, va voir chez les grecs si elle est molle !

      Ce qui m’amène à un point important : il y a pire que les traités cités dans ces billets.
      Le vrai visage austéritaire de l’UE, c’est celui de l’eurogroupe en Grèce cette année, celui de la BCE du MES et de son FESF.

      Avec la Grèce cette année, on est dans la tutelle dure, violente.
      L’échelon de violence économique supérieur à celui de la Grèce cet été aurait pu être la sortie de la Grèce de l’Euro. Conclusion : il faut un plan B !


      • Alain Le 17 septembre 2015 à 05h57
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        Là il faudrait plutôt parler du fameux “selon que vous serez faible ou puissant”. La France est puissante et obtient délais de grâce sur délais de grâce, la Grèce est faible et la France ne fait rien pour défendre les faibles contrairement à ce qu’elle veut faire croire


  10. Astatruc Le 16 septembre 2015 à 08h20
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    “La France championne des dépenses publiques ? Une illusion”

    http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1835


    • olivier69 Le 16 septembre 2015 à 08h46
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      C’est étrange que l’on ne parle pas du service de la dette ? Le premier poste des dépenses…C’est comme si lorsque je calculais mon budget, j’oubliais les intérêts d’un crédit contracté. Alors mieux dépenser ? Une chimère avec les intérêts….
      Les intérêts, ce sont des recettes publiques réinjectées partiellement sous forme de bonus pour le travail au mérite ? Ces sommes sont hors bilan (De la société financière à Goldman, en passant par les multinationales)…Fermer les yeux, et le ciel vous le rendra.
      http://reseauinternational.net/apres-lotan-fogh-rasmussen-passe-a-goldman-sachs/
      Sinon, effectivement notre modèle est plus solidaire dans son ensemble.


  11. DUGUESCLIN Le 16 septembre 2015 à 08h45
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    L’UE avait pour buts
    -d’assurer la paix
    -de créer une puissance économique capable de se libérer de la prépondérance américaine.
    -d’unir les européens dans une vision commune du monde et jouer un rôle de paix dans le monde.
    Le résultat
    -une puissance aliénée à la haute finance dominatrice et apatride
    -retour de la France dans l’OTAN
    -la guerre en Europe (ukraine)
    -une monnaie trop chère impossible à maintenir comme lien unitaire.
    -la division entre pays européens qui ont vocation à être amis, et que l’on veut pousser à la guerre.
    -la liste n’est exhaustive elle se suffit déjà comme résultat.
    Nous avons été floués, bernés, appauvris; soumis, exploités et culpabilisés.


    • Pierre M. Boriliens Le 16 septembre 2015 à 11h44
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      @Duguesclin
      “L’UE avait pour buts
      -d’assurer la paix
      -de créer une puissance économique capable de se libérer de la prépondérance américaine.
      -d’unir les européens dans une vision commune du monde et jouer un rôle de paix dans le monde.”

      Mais jamais de la vie ! Ça c’est l’emballage. Vous croyez vraiment qu’on racontait moins de sottises aux gens en 1950 qu’aujourd’hui ?
      L'”Europe” est d’emblée une construction économique au service du grand capital. La Communauté Economique du Charbon et de l’Acier, vous croyez vraiment que ça été conçu dans l’intérêt des gens qui bossaient dans les mines et aux haut-fourneaux ?


      • Julian Le 16 septembre 2015 à 15h42
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        Se libérer de la puissance américaine aurait été des objectifs de la “construction européenne” ?

        Mais c’est tout à l’opposé, cher ami, un effort continu, constant et invariant pour créer les bases, à terme, d’un grand marché intégré USA-Continent européen dominé par…la puissance dominante !

        Prochaine étape : le TAFTA.


    • LBSSO Le 16 septembre 2015 à 18h09
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      @ Duguesclin

      Un témoignage personnel suite à votre réflexion .Jeune adulte j’étais favorable à la construction européenne car je voyais alors dans ce projet la possibilité de créer une puissance capable de peser face à l’Asie et aux Etats Unis.
      Puis par expérience ,par des lectures et des rencontres je me suis peu à peu rendu compte qu’elle n’a pas été conçue à cette fin. Selon les opinions et/ou les angles d’analyse ,on trouve nombre de raisons qui vont dans ce sens:
      -elle n’a pas été conçue pour devenir une puissance car les nations, sur le continent européen ,de par leurs volontés de domination ,ont été à l’origines de drames en particulier les génocides de la deuxième guerre mondiale. L’Europe n’a jamais était imaginée pour devenir une puissance compte tenu de son passé. Elle se voulait une forme originale dans l’Histoire.
      -elle n’a pas été conçue pour devenir une puissance car les USA ont manœuvré pour l’éviter.

      D’autres expliqueront que même si elle avait été conçue comme une puissance ,cet objectif n’avait aucune chance d’être atteint:
      -hétérogénéité culturelle
      -attachement à sa nation
      -erreur de faire précéder le politique par la monnaie
      -holdup up par les libéraux
      -etc.

      Puissance en marche devenue marché de nuisances…


  12. Astatruc Le 16 septembre 2015 à 08h47
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    Alain,

    “Tutelle bien molle, malgré tous ces outils la France continue à faire ce qu’elle veut en présentant des prévisions fantaisistes et sans aucune sanction.”
    Et bien, je vois que vous aimez la France et les Français.Pourquoi n’allez-vous pas vous installer en Grèce,? je pense que vous auriez une occasion d’être tout à la joie de vivre sous une tutelle dure, comme vous semblez nous le souhaiter…..

    Quand au vol par les 1%, on ne prétend pas, on constate.Les riches se sont goinfrés encore cette année pendant que des gens se faisaient opérer sans anesthésie mais bon, quelle idée aussi d’avoir besoin de chirurgie?

    http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=2021


  13. Rimbelautre Le 16 septembre 2015 à 09h49
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    Quelques chiffres parlants : l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne représentent 80 % du PIB de la zone Euro, la France et l’Allemagne presque la moitié à elles-seules.
    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF08323 ( Site de l’Insee)

    Nul doute donc que les ministres des finances des petits pays réfléchissent à deux fois avant de contester une «proposition» de Wolfgang Schaüble à l’Eurogroupe…

    Je rejoins l’idée de Kiwixar : il ne faut pas non plus donner le sentiment que le problème vient des institutions européennes en elle-mêmes en inventant un complot bruxellois, ce que font parfois les souverainistes “gauche de la gauche”. Pour moi, prôner les vertus du retour à l’Etat-Nation, c’est aussi progressiste que de vanter le retour de l’éclairage à la bougie.

    Que l’Union Européenne soit devenue au cours des vingt dernières années une monstrueuse excroissance institutionnelle qui a acquis une certaine capacité de prolifération autonome, comme jadis la bureaucratie soviétique, est une chose.
    Des fonctionnaires et techniciens non élus ont en effet tout intérêt à protéger et développer un microcosme qui leur donne au quotidien indemnités, pouvoir et prestige, mais il s’agit là d’un problème marginal et également bien connu historiquement dans nos merveilleuses démocraties parlementaires.
    Ce qu’il faut réaffirmer, dans une perspective plus globale, c’est que le système bruxellois est avant tout la créature qu’ont conçu les États européens dominants, la France et l’Allemagne, afin de sauvegarder leurs intérêts propres, quitte à asservir pour cela les autres peuples «frères». Il s’agit de conserver des positions et éventuellement d’en conquérir de nouvelles, dans le contexte mondial ultra-libéral et inhumain imposé par la grande-bourgeoisie.


    • SanKuKai76 Le 16 septembre 2015 à 11h30
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      “prôner les vertus du retour à l’État-Nation, c’est aussi progressiste que de vanter le retour de l’éclairage à la bougie.”

      Cette notion de progrès m’enquiquine.
      Je suis né fin des années 70. Toute ma vie j’ai entendu : L’Europe, l’UE, l’Euro c’est le progrès…
      Et je l’ai même cru a un moment donné…

      Or l’Europe que vous décrivez en fin de commentaire est simplement le règne d’un petit nombre qui protège ses privilèges et tente d’asservir tous les autres…
      Prenez l’histoire de France, appelez ce petit groupe comme vous voulez (Oligarques, Aristocrates, Seigneurs, Maîtres d’esclaves, etc) tu parles d’un progrès…
      Je dirais même au contraire que l’UE est une régression significative par rapport à ce qui a été mis en place après la 2eme guerre mondiale (Régulations financières et Conseil National de la Résistance).
      Et les pays qui sont restés en marge de l’Europe n’ont pas l’air si arriérés.
      Alors à bien y réfléchir, je crois que je préfère m’éclairer à la bougie, au moins c’est écologique, je peux les fabriquer moi même et je ne suis dépendant d’aucun receleur d’électricité multinational 😉


  14. chios Le 16 septembre 2015 à 12h23
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    En ce moment, sur FRCUL, peter Brook sur le mahabarata.
    Désolée si je dérange, le feuilleton n’est pas mal non plus.

    Merci Olivier.

    Bonne soupape ici aux tensions étrangères.

    Une soeur lointaine….


  15. LBSSO Le 16 septembre 2015 à 13h04
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    Il faudra m’expliquer comment M.Sapin va sortir de ce labyrinthe technocratique à 18 mois de l’élection présidentielle pour baisser le déficit de 0,5 point en 2016 (de 3,8% à 3,5%) comme s’y est engagée la France…
    Quel cinéma !


    • Non Aligné Le 16 septembre 2015 à 15h33
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      @LBSSO

      En réalité, je pense que Michel Sapin, à titre individuel, n’est pas trop exposé au risque d’un résultat décevant aux élections de 2017.

      Si le PS gagne, tant mieux, sinon j’imagine que les pensions de M. Sapin, 63 ans, pour avoir été trois fois Député, également Président de la région Centre, cinq fois ministre, Maire d’Argenton, Président de Communauté de communes, lui confèreront une petite rente suffisante pour assurer son train de vie, sans parler d’interventions de type “conférencier” ou “éditorialiste”, qu’il saura vendre à des Ecoles de Management, grandes entreprises ou média neutre et objectif..

      Michel Sapin, si vous vous inquiétez pour lui, saura se loger puisqu’il est propriétaire :
      – d’une maison de 490 m² dans l’Indre,
      – de deux autres maisons de 80m² et 210 m² dans l’Indre,
      – de propriété et terres agricoles de 433 hectares (433.000 m²) dans l’Indre,
      – d’un appartement de 55 m² à Paris,
      – d’une maison de 111 m² en Savoie,
      – d’une maison de 110 m² en Vendée.

      Le tout, pour une valeur surement sous-estimée d’environ 1.770 €uros, à laquelle on peut ajouter 93.000 euros de mobiliers et une collection de monnaie de l’ordre de 30.000 euros…

      Et il s’agit là du patrimoine officiel…

      Source : http://www.hatvp.fr/page-nominative/?urldeclaration=sapin-michel.html

      Voilà pourquoi l’alternance ne fait pas peur aux Partis : elle est inéluctable depuis le milieu des années 80 et la nouvelle trahison du PS. Et de tout bord, on s’en frotte les mains.
      L’alternance, c’est l’assurance de revenir à la mode plusieurs fois dans une carrière, et les postes en moment de disgrâce sont suffisamment nombreux qu’il n’y ait pas besoin d’assurance chômage pour ces “ténors”.

      Les français étant assez stupides, ou en tout cas une part significative de français, pour systématiquement refaire confiance au camps d’en face, ou camper sur ses positions malgré les dénis et traitrises constatées depuis plusieurs décades, les Sapin et consorts ont de beaux jours devant eux.

      En 2012, Hollande est élu sur un fond de “plus jamais Sarkozy”.
      En 2017, les français sont bien capables de voter pour un PS plus mordant (Valls) ou plus social (Hamon?), ou pour un Républicain “progressiste” (Le Maire), voire un ancien tortionnaire devenu sage (Juppé).

      A coup de dizaine de millions d’euros de dépenses en communication habile (de sophismes donc), rien n’est impossible.

      Tant que nous en serons à ce degré 0 de conscience politique (qu’on perd de vu à trop lire et surfer sur des ressources “alternatives”), rien ne bougera.

      Même la nouvelle génération, qui de part son rejet des codes et standards (les fameux Y, geeks et autres gangsters), qui aurait pu me laisser entrevoir un espoir, est en réalité cadenassée par son consumérisme à outrance et une mystification encore plus forte des USA, que cela soit chez les “banlieusard” (trop gangsta, NBA, et KFC pour haïr l’Oncle Sam), ou chez les néo prolo + ou bourgeois – (qui ne rêvent que de New-York, de Maillémi – Miami – ou de Starbucks et d’American Apparel).

      Je ne crois pas à un effondrement rapide du système.
      La domination est trop totale, l’expertise en domination grâce à l’expérience acquise au cours du 20ème siècle est trop grande, pour que vacillent les tenants du “Système”.

      C’est évidemment un point de vue subjectif, que je me forge par mes lectures et rencontres, insuffisantes en nombre pour être statistiquement validée et scientifiquement établies au rang de règle, bien sûr.

      Dernier exemple des bons chiens de garde : qu’ils soient politiques (Mamère, Laurent) ou de Média (Libération), on s’est empressé de cracher sur Sapir en le présentant comme de connivence avec “l’extreme droite”, pour bien valider l’équation suivante : sortie de l’euro = facho.
      Reductio ad hitlerum (ou stalinum).

      L’économie étant le latin de naguère (le peule ne la comprend pas), quelle que soit la pertinence des propos de Sapir (ou de Berruyer?) sur l’euro, il ne sera bientôt plus audible pour la base du PS (les sympathisant dopé à l’anti-racisme), si jamais son nom ou ses théories avaient parvenir et être comprises.

      Décérébré, et manipulé, ni l’esprit ni le coeur ne permettent à l’humain moderne de trouver la sortie.
      Quant à l’âme, en tuant l’église on a tué Dieu et la spiritualité avec.

      Je ne crois pas, malgré moins âge encore peu avancé, que je verrais une destruction créatrice opérer dans l’Empire de France, dans lequel définitivement, en en son sein, il y a quelque chose de pourri.


      • douarn Le 16 septembre 2015 à 20h04
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        Bonjour Non Aligné

        Je peux peut être vous apporter un peu d’optimisme … ou pas… c’est selon
        L’histoire nous dit que d’infimes évènements peuvent avoir des conséquences imprévisibles. L’exemple qui me vient est celui de l’immolation de ce vendeur tunisien et qui a été le catalyseur de la chute du régime de Ben Ali et des évènements tunisiens qui ont suivi. Cela arrive pour peu que la dite organisation ait atteint un seuil critique. A ce titre la Tunisie a passé son pic de production d’hydrocarbure en 2007 par exemple.

        Bref, je pense que ni vous ni moi ne sommes en mesure de dire quand et à quelle échelle vont s’opérer les changements sociétaux, nous savons juste que cela arrivera. Cela pourrait être très brutal. Un petit évènement d’apparence anodine (une agence de notation qui dégrade un pays, le baril qui augmente brusquement à plus de 120$, …) déclenchant un changement d’état, et ce, de manière d’autant plus brutale que l’état instable aura été maintenu coûte que coûte.

        Cordialement


        • Non Aligné Le 16 septembre 2015 à 20h38
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          Merci @Douarn de chercher à me réconforter !

          Évidement, je partage ici et là mes pensées mais je n’oublie ni que “ce que je sais c’est que je ne sais rien” ni de “n’être jamais certain de rien”.

          L’exemple Tunisien est-il probant ? (Je ne connais pas le sujet).

          Qu’en est-il aujourd’hui des conséquences de cette étincelle ?


      • olivier69 Le 16 septembre 2015 à 21h11
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        Bonsoir Non aligné,
        Très optimiste finalement…
        “Je ne crois pas à un effondrement rapide du système.” Une affirmation qui relève plutôt du pari (le ressentiment), et où la politique semble se suffire à elle-même ? Les financements économiques et la géopolitique sont absents pour confirmer l’analyse ?

        Je pense que l’objectif de Sapir (et/ou Berruyer) n’est pas politique techniquement, formellement, pratiquement. Il(s( s’illustre(nt) par leurs connaissances économiques indépendamment du clivage gauche-droite. En qualité d’experts en macro, ils n’ont pas besoin de crédibilité politique (pas une finalité).

        Ils ne sont pas naïfs, au point de croire qu’ils changeront le cours des évènements (pas une vocation). Je crois que leurs actions consistent à oeuvrer pour favoriser les anticipations, les appréciations, les recommandations. Culturellement, français dans l’approche.

        “L’économie étant le latin de naguère (le peule ne la comprend pas), quelle que soit la pertinence des propos”. Questions : un argument d’autorité ? On sent un détachement (le peuple ?) ou une maîtrise de cette science économique ?

        Par ailleurs, il subsiste encore un doute lorsque vous concluez par :
        “”je verrais une destruction créatrice opérer”. Aucune destruction n’est créatrice sauf pour…A moins que votre style limpide s’autorise quelques traits d’ironie !

        J’espère que vous apprécierez la critique (à des fins constructives, bien entendu) notamment sur les parties spéculatives du discours (concrètement, un manque de critères économiques et financiers ? Nous restons en surface politique).
        Par contre, C’est réellement un plaisir de vous lire (une très belle écriture).

        ps : Ce qui vous différencie des interventions classiques, c’est votre approche positive de l’économie (sans en parler, malgré tout. 🙂 ).
        Il faut reconnaître, que bien souvent, nous faisons face à des interlocuteurs qui dénigrent malheureusement la science économique, mais qui copieusement, utilisent des concepts ou conceptions économiques pour étayer leurs propos.
        http://leblogalupus.com/2015/09/09/limportance-de-comprendre-leconomie-zerohedge/

        Cdlt


        • olivier69 Le 16 septembre 2015 à 21h48
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          Précision : Sur le blog, les intentions politiques (éco et géo) américaines ne sont plus un véritable secret (ceci explique peut-être cela) même si….. Il serait plutôt intéressant de connaître votre avis sur les réactions probables de la Chine et de la Russie pour confirmer votre approche “conjecturelle” de la géopolitique et de l’économie. Si l’on s’en tient à un cadre partiellement spéculatif.


        • Non aligné Le 22 septembre 2015 à 19h04
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          J’allais vous répondre “Si j’écris c’est car je veux être lu”, et me suis rendu compte qu’il s’agissait d’une des maximes figurant sur le site économique dont vous m’avez communiqué le lien (Dirigé par le fondateur de La Tribune, semble-t-il : désormais affranchi des considérations médiatiques et économiques ? Je le parcourrai).
          J’ai donc été heureux de vous lire, et vais tenter de vous répondre.

          1/ “La politique semble se suffire à elle-même”
          Effectivement, le politique étant guidée par l’économique, il vaudrait mieux l’intégrer dans mon raisonnement, la géopolitique aussi, mais comme vous l’avez perçu, mon propos est influencé par mes savoirs, mais aussi par mes ressentis (qui ne sont pas du reste des ressentiments).
          “Je ne crois pas”, fait bien ressortir ma subjectivité.

          2/ Sapir /Berruyer
          Leur travaux, quoiqu’économiques, sont éminemment politiques, pas la peine pour s’en convaincre d’en référer au “tout est politique”.
          Le blog Les-Crises, illustre bien ce positionnement : travaux d’analyse sur les médias, réflexion sur la souveraineté, et palettes de sujets évoqués : on est dans la science sociale majuscule.
          J’ai personnellement du mal à croire qu’on puisse mettre autant d’énergie dans de tels travaux sans dessein autre que leur réalisation elle-même ou une simple “contribution macroéconomique”.
          Je sens bien trop de coeur (d’âme?) dans l’action d’O. Berruyer pour me permettre de penser son mouvement comme étant uniquement rationnel et cérébral.

          3/ Détachement du peuple ou maitrise de la science économique?
          Je regrette que les débats politiques tournent sans cesse autour de questions économiques.
          Le champ politique me semble cantonné à une question d’administration de l’économie, et même plus de la nation, comme si d’êtres sensibles nous avions mu en de simples agents économiques avec lesquelles il faut composer (en n’oubliant pas de faire la part belle aux agents inhumains : banques, industrie)…

          Partant, l’économique devient l’argument massue, celui qui exclut du débat et qui le clôt, comme c’est l’argument technique que clos souvent le débat avec les représentants politiques locaux.
          On discute donc beaucoup de la place du curseur, de l’épaisseur du trait.

          4/ Une approche positive de l’économie ?
          Disons davantage une conviction dans la capacité à faire les choses.
          Ceux qui nous ont créée ce monde pourraient le défaire, le remodeler autrement.
          Certes, ce n’est pas leur intérêt.

          Pouvons-nous nous émanciper de l’économie et du commerce ?
          Oui, évidemment.
          A combien ? je ne sais pas.
          A quel coût ? Je ne sais pas
          Comment ? je cherche


          • Non Aligné Le 24 septembre 2015 à 15h06
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            Voilà, sur l’économie, une façon bien plus maitrisée de dire ce que j’exprimais dans la formule “économie = latin de naguère” :

            “En fait, derrière les atours d’un discours savant et technique, le discours de certains économistes porte sur les conditions de la gouvernance. Et, ce discours technique renvoie toujours à l’image d’un monde régit par les lois d’airains des probabilités. Par cet artifice ces économistes cherchent à naturaliser les décisions politiques qui les arrangent, en les présentant comme des décisions qui correspondent à un ordre « naturel » des choses, et donc non comme des décisions politiques, mais comme des actes imposés par une logique non humaine”.

            […]

            “Le discours n’est technique qu’en apparence. Certes, il est en général empaqueté dans les langes d’une technicité réelle, ce que l’on appelle l’économétrie, mais dont l’objet réel est de masquer la volonté profondément politique de ce dit discours sous les atours de méthodes mathématiques complexes”

            (J. Sapir).

            M. Sapir renvoie également à la notion fort à propos de M. Foucault et de la “biopolitique”, que je découvre.


  16. Olympi Le 16 septembre 2015 à 16h57
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    Et si l’état ne paye pas son amende il se passe quoi ?
    Qui en Europe est responsable pour appliquer la violence légitime ?
    Personne.

    On imagine facilement suivant que vous soyez fort ou faible la différence de traitement. Hum comment ? La Grèce, la France ? c’est déjà arrivé ?

    Doute sur la légitimité de lois négocié entre gouvernements voté par un parlement supra national, inégalité des nations devant la lois, absence du monopole de la violence, l’Union Européenne nous place dans un état antérieur à la création des états modernes, les états médiévaux.

    Forcément cela me heurte quelque peu.


    • Non Aligné Le 16 septembre 2015 à 18h00
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      Depuis les modalités de ratification du fameux traité de Lisbonne, il est clair qu’il n’y a pas de démocratie.

      On refuse par référendum en 2005, on nous le fait passer par le Parlement en 2008…

      Giscard, qui connait vraiment bien le sujet en a dit ceci en Commission au Parlement le 16 Janvier 2008 :

      “Le traité de Lisbonne – dont on ne peut pas vraiment dire qu’il est simplifié puisqu’il est plus long que le précédent traité – conserve les traités antérieurs, à savoir le traité sur l’Union européenne et le traité instituant la communauté européenne, rebaptisé traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il s’agit, en fait, d’un catalogue de modifications des traités antérieurs, tel que le prévoit l’alinéa 1 du mandat selon lequel « le concept constitutionnel qui consistait à abroger tous les traités actuels par un traité unique appelé Constitution, est abrogé.

      Le traité modificatif introduira dans les traités actuels les innovations découlant de la CIG de 2004 » – c’est-à-dire le contenu du traité constitutionnel. Il s’agit donc bien, avec ce catalogue, d’un texte ayant le même contenu que le précédent, mais faisant l’objet d’une présentation différente, dont la lecture est cependant pratiquement impossible, au point d’ailleurs que la commission des affaires étrangères, qui a réalisé une version consolidée, a consacré quatorze pages à des tableaux de correspondance entre le traité de Lisbonne et l’ensemble des traités européens.

      Pour ce qui est du contenu du traité de Lisbonne, l’essentiel du traité constitutionnel est maintenu, conformément au mandat donné à la CIG, avec, il est vrai, quelques ajouts et quelques retraits. Ce maintien s’observe, d’une part, dans le mandat donné à la CIG, d’autre part, dans la reprise au mot près des neuf principales avancées de ce dernier, qu’il s’agisse de la présidence stable, de la personnalité juridique de l’Union ou encore du fonctionnement des institutions, et, enfin, dans la décision du Conseil constitutionnel français. Ce dernier, qui avait à se prononcer sur les changements nécessaires à apporter à la Constitution française pour pouvoir ratifier le traité de Lisbonne, s’est en effet référé à la décision qu’il avait déjà rendue en novembre 2004 à propos du traité constitutionnel lui-même, avec quelques petites modifications – selon un chercheur, 98 % de la substance du traité constitutionnel se retrouve dans le traité de Lisbonne”.

      De quelle légitimité l’Union Européenne peut-elle donc se prévaloir ? Aucune.

      A quel pourcentage de votants sont élus les Députés Européens ?
      Moins de 50% pour 20 pays sur 28 (source : http://www.courrierinternational.com/article/2014/05/26/la-grande-victoire-de-l-abstention).

      Pourquoi parle-t-on de plus en plus de transformer le “droit de vote” en “devoir de vote” comme en Belgique (ce qu’on appelle par un euphémisme de plus “le droit de vote obligatoire”… qu’est ce qu’un droit qu’on est obligé d’exercer? – ) ?

      Pour justement préserver une apparence de légitimité.

      Et de toute façon, le pouvoir de légiférer appartient à la Commission Européenne (non élue) et non au Parlement Européen.

      C’est difficile à accepter, mais nous vivons sous une forme de totalitarisme.
      Un totalitarisme d’essence financière (capitaliste), mais gouvernemental.


  17. Jean-Paul B. Le 16 septembre 2015 à 19h48
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    Bonsoir,
    aucun lien (?) avec ce qui précède mais tellement réjouissant ce Sapir (voir le lien ci-dessous).
    http://russeurope.hypotheses.org/4296


  18. Crapaud Rouge Le 16 septembre 2015 à 20h55
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    Le prochain billet d’Olivier est ici : http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-stupefiant-aveu-de-la-bce-505811.html Impossible de résister (à sa diffusion) ! Indépendance de la BCE : triple zéro ! C’est infernal ! Une fois de plus, l’UE montre qu’elle est construite sur une montagne de mensonges, tous plus grossiers les uns que les autres. Règles, règlements, directives, et autre “mécanismes” : un fatras de trucs et de machins pour capitalistes endurcis. Infecte ! Plus le temps passera, plus l’on découvrira l’abjection de cette “union”.


  19. theuric Le 17 septembre 2015 à 01h42
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    Le problème de l’Union-Européenne et dès lors du nôtre c’est que, comme tout système politique mortellement affaibli (je ne le pensais pas autant), la tendance de ses divers pouvoirs est de prendre une indépendance active, ce qui veut dire que chacun d’eux agissent dans ce qui leur semble bon pour leur propre entité.
    Il en est ainsi des pays, des différentes institutions aussi que de groupes plus ou moins formels agencés en nombreuses coteries.
    Chacun essayant de tirer la couverture vers soi, pour ses intérêts propres ou ceux de leurs entités professionnelles.
    Je ne peux en avoir la preuve mais cela me semble logique.
    Le système étant bloqué, il ne peut naturellement pas évoluer et dès lors s’adapter, en ce sens nous pourrions le considérer comme monstrueux en raison de son caractère non évolutif, étant entendu que tout ce qui existe de part l’univers ne peut qu’évoluer, univers compris.
    Puisque ce système ne peut pas s’adapter en raison de ses institutions et lois ayant été conçu ainsi, penser comment ceux qui le composent réagiront sous peu me parais être d’une grande importance.
    Les luttes de pouvoir interne n’iront nécessairement qu’en s’intensifiant le rendant bientôt impossible à diriger, d’autant plus que l’afflux actuel de réfugiés tend à en accentuer le processus, notamment entre les pays et, je le suppose, au sein de l’assemblée européenne.
    Les désaccords entre les 28 nations ne vont faire que de s’amplifier, même si il nous est dit le contraire ou nous est caché le principal.
    Devenu incontrôlable, il va devenir progressivement évident pour un nombre de plus en plus important de gens et d’institutions au-dedans et au-dehors de l’Europe que ce monstre non-évolutif qu’est l’Union-Européenne se doit d’être détruit.
    Pour le détruire il faudra le faire par la tête, le seul problème c’est qu’elle est double: l’Allemagne et son administration U.E..
    Mais quel danger représente dorénavant l’U.E. et, surtout, pour qui?
    Passons rapidement sur la détestation des peuples pour ce bidule, le nombre de pays vieillissants y est majoritaire et, comme le disait monsieur Todd en parlant de lui-même, et il en est de même pour moi: “M’imaginez-vous courant dans les rues avec mes rhumatismes et mes douleurs?”
    Mais surtout, le grand âge tend autant au ralentissement des corps que des esprits, ce qui conduit naturellement à un conservatisme important.
    Non, maintenant, les deux principaux ennemies de l’Union-Européenne ne peuvent être, en toute bonne logique et naturellement, la Russie, bien sûr l’Angleterre qui voit le risque d’une désintégration du Royaume-Uni par sa séparation d’avec l’Écosse, mais aussi, en une semblance de paradoxe, les États-Unis-d’Amérique.
    Parce que, à y regarder de près, et quand bien même les banques de ces derniers ont tiré de juteux bénéfices en Grèce et en Ukraine, entre autre, au moins, de ce que j’en sais, par deux fois les unioneuropéens ont entrainé cette nations dans des aventures pour le moins scabreuses.
    Certes, ils ont tiré quelques avantages politiques en Ukraine, ils ont agacé l’ours russe, mais cela tourne doucement à la défaite de Tonton Sam, et en plus la déjà faillite ukrainienne peut faire vaciller l’économie mondiale, tout comme les délires des dettes grecques.
    Je ne nie pas les propos tenus par Madame Nuland, la bien nommée, ni tout ce qui s’est passé ensuite, mais la responsabilité de l’U.E. y est énorme.
    Et comme pour l’U.E., les U.S.A. sont aussi dans un état avancé de désintégration, je ne serait donc pas surpris que divers factions y aient fait jour, avec leurs intérêts propres, dont ceux hautement politiques de vouloir sauver leur nation…
    Je vous l’ai dit, tout cela est logique.
    Réfugiés, dettes, Grèce, Ukraine, contremesures russes aux rétorsions européennes et j’en passe, il ne faut plus grand chose pour que tout ce bazar s’écroule.
    Le signe avant-coureur le plus visible en serait, me semblerait-il, la disparition progressive des élus à l’assemblée européenne rentrant chez eux et des réactions pour le moins étrange de certains des responsables de l’U.E…..
    Enfin, nous verrons bien.


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