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7.novembre.20197.11.2019 // Les Crises

Interdit d’interdire – Vers une «giletjaunisation» du monde ?

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Source : Russia Today France, Interdit d’Interdire, 04-11-2019

Ce soir dans Interdit d’interdire, Frédéric Taddeï animera un débat autour de la question des mouvements de protestation observables au Chili, en Catalogne, au Liban, en Algérie, à Hong Kong etc : assistons-nous à une «giletjaunisation» du monde ?

Avec :

– Alexandre Devecchio, journaliste, animateur du Figarovox

– Ludivine Bantigny, historienne

– François Boulo, porte-parole des Gilets jaunes à Rouen, avocat

– François Facchini, professeur d’économie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du Centre d’Économie de la Sorbonne

Source : Russia Today France, Interdit d’Interdire, 04-11-2019

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

monsipoli // 07.11.2019 à 08h32

« Qu’on sorte d’une espèce de procès permanent qui est fait aux plus vulnérables dans ce pays.»
Quant au chômage, il est de plus en plus de longue durée : 3,1 ans en moyenne pour les personnes reçues au Secours catholique, soit une hausse de dix mois par rapport à 2010.»
« L’assurance chômage qui va réduire les droits à indemnisation de la moitié des allocataires va faire basculer 500 000 personnes vers le RSA.»

Jean Merckaert, directeur de l’action et du plaidoyer France-Europe au Secours catholique.

« C’est sûr qu’elle ne s’en sorte pas à ce niveau là. Mais qu’est-ce qu’elle a fait pour se retrouver au SMIC ? Est ce qu’elle a bien travaillé à l’école ? Est-ce qu’elle a suivi des études ? Puis si on est au SMIC, faut peut-être pas divorcer non plus quand on se rajoute des difficultés sur des difficultés et des boulets sur des boulets, on se retrouve dans des problèmes.»

Julie Graziani (à propos d’une citoyenne s’adressant à Macron). Éditorialiste à l’Incorrect, se déclare « catholique et farouche conservatrice ».

Les propos odieux de cette harpie illustrent parfaitement le tropisme, et l’aveuglement, des Marcheurs en direction des catégories les moins aisées de notre population. Pénicaud, pour ne citer qu’elle, ne pense pas autre chose. La giletjaunisation concerne tous ceux qui n’entrent pas dans les 10% de nantis. Et si vous ne vous sentez pas concernés aujourd’hui rien ne garantit que vous y échapperez demain. Lors du prochain mandat de qui on sait…

44 réactions et commentaires

  • Galvan // 07.11.2019 à 07h34

    Je ne suis pas vraiment convaincu que ce qu’il se passe a Hong Kong et en Catalogne soit comparable aux événements au Chili et en France. L’apparence est bien la même, mais l’origine des mouvements et leurs objectifs sont quand même différents :
    – La catalogne et Hongkong sont des territoires riches et veulent le rester
    – Le Chili et la France sont dans une contestation de l’oligarchie et de la corruption de leurs dirigeants.

  • monsipoli // 07.11.2019 à 08h32

    « Qu’on sorte d’une espèce de procès permanent qui est fait aux plus vulnérables dans ce pays.»
    Quant au chômage, il est de plus en plus de longue durée : 3,1 ans en moyenne pour les personnes reçues au Secours catholique, soit une hausse de dix mois par rapport à 2010.»
    « L’assurance chômage qui va réduire les droits à indemnisation de la moitié des allocataires va faire basculer 500 000 personnes vers le RSA.»

    Jean Merckaert, directeur de l’action et du plaidoyer France-Europe au Secours catholique.

    « C’est sûr qu’elle ne s’en sorte pas à ce niveau là. Mais qu’est-ce qu’elle a fait pour se retrouver au SMIC ? Est ce qu’elle a bien travaillé à l’école ? Est-ce qu’elle a suivi des études ? Puis si on est au SMIC, faut peut-être pas divorcer non plus quand on se rajoute des difficultés sur des difficultés et des boulets sur des boulets, on se retrouve dans des problèmes.»

    Julie Graziani (à propos d’une citoyenne s’adressant à Macron). Éditorialiste à l’Incorrect, se déclare « catholique et farouche conservatrice ».

    Les propos odieux de cette harpie illustrent parfaitement le tropisme, et l’aveuglement, des Marcheurs en direction des catégories les moins aisées de notre population. Pénicaud, pour ne citer qu’elle, ne pense pas autre chose. La giletjaunisation concerne tous ceux qui n’entrent pas dans les 10% de nantis. Et si vous ne vous sentez pas concernés aujourd’hui rien ne garantit que vous y échapperez demain. Lors du prochain mandat de qui on sait…

    • Fabrice // 07.11.2019 à 08h40

      Ce qui est aussi intéressant c’est la réaction du gouvernement par l’intermédiaire de schiappa contre ses propos, mais la question qu’il faut lui faire votre réaction c’est bien beau mais que faites vous pour empêcher que ce genre de situation se passe ? Ah oui vous détruisez l’observatoire des pauvretés c’est sûr “cachez cette pauvreté que je ne saurais voir” est une méthode mais pas forcément la plus constructive. https://www.liberation.fr/debats/2019/10/21/pourquoi-supprimer-l-observatoire-national-de-la-pauvrete_1758919

    • Ju // 07.11.2019 à 09h29

      L’agenda de la dite “harpie” a été assez brillamment révélé par Clément Viktorovitch dans une récente chronique:
      https://www.youtube.com/watch?v=ldWRpySM1CM

      • Marie Pan-Pan // 07.11.2019 à 18h17

        Elle vient de se faire virer de L’Incorrect , pour ses propos justement…comme quoi chez les-méchants-pas-beaux les coups de pieds au c** bottent tout le monde.

  • Kiwixar // 07.11.2019 à 09h27

    Le pouvoir qui lâche royalement 250 euros aux FDOO (forces de l’ordre oligarchique) pour un samedi à casser du Gilet Jaune, c’est comme le seigneur médiéval qui jette un os déjà rongé au sol, pour que le gueux servile puisse s’en rassasier, en se félicitant de travailler au château plutôt qu’aux champs. Aucune fierté, con comme une matraque.

    • douarn // 07.11.2019 à 12h12

      Bonjour Kiwixar
      l’image de de votre os me fait penser à la fable de La Fontaine, le loup et le chien. Cela commence comme cela :

      Un Loup n’avait que les os et la peau ; Tant les Chiens faisaient bonne garde.
      Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau, gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
      ….

      Et la fable fini comme suit :

      … Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé : Qu’est-ce là ? dit le loup.
      Rien. Peu de chose. Le collier dont je suis attaché de ce que vous voyez est peut-être la cause.
      Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez ?
      Pas toujours, mais qu’importe.
      Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encore.

    • Larousse // 07.11.2019 à 19h08

      Votre remarque est excellente.
      D’ailleurs, plusieurs spécialistes semblent vous confirmer “budgétairement”, en estimant que les heures supplémentaires aux forces de l’ordre (supplétives ?) ne seront jamais payées en totalité, mais seulement de l’ordre de 28% à 40% du solde réel (et en évoquant 40% les compteurs s’affolent à Bercy apparemment). Les syndicats de la police nationale se sont faits “entubés” d’une force incroyable ! mais mon ami est persuadé que, comme il y a une connivence de leurs dirigeants avec le pouvoir macronien (derrière l’affirmation qu’ils sont les “gardiens de la République”) ceux-ci feront tout pour saborder les manifestations de la base. Ces syndicats pratiquent le “larbin-dinage” avec leur “jeune Président” -ils ont appelé à voter pour lui (-ne l’oublions pas…

  • Pinouille // 07.11.2019 à 09h47

    A la radio, un intervenant parlait d’une étude qui estimait que durant les 40 dernières années, la complexité de l’organisation de nos sociétés développées avait été multipliée par 7. Et que la complexité de l’organisation des entreprises avait été multipliée par 35.
    Dans ces conditions, il est évident que de plus en plus de personnes décrochent. Et que ceux qui sont intégrés aient du mal à comprendre le décrochage des autres. Cette situation fait écho à celle que décrivait Laurent Alexandre à propos de l’IA.
    Question: que peut-on faire pour recoller les morceaux?
    La/les réponses ne sont pas forcément idéologiques.

    • Anouchka // 07.11.2019 à 11h03

      Si la réponse n’est pas idéologique, c’est l’IA peut-être qui va nous sauver?

    • BOURDEAUX // 07.11.2019 à 13h57

      Vous soulevez à raison la question de la complexité, qui est sans doute directement branchée sur la mentalité des élites politiques. On est étonné de voir à quel point peuvent cohabiter chez ceux qui légifèrent une intelligence incontestable et une bêtise affligeante, et cela nourrit cette complexification qui élargit dangereusement l’abîme qui sépare ces gens-là de la grande majorité de la population qui, ne parvenant plus à comprendre cet imbroglio bureaucratique, le rejette de plus en plus violemment. Cette “giletjaunisation” est le pendant de la faillite palpable de nos dirigeants politiques. Je rappelle à tous que Macron, tout en jouant les sphinx de la bonne gestion, a augmenté notre déficit public de 20 mds en 2 ans…Un type “normal” qui ferait face à un tel échec ne plastronnerait pas comme le fait Macron, mais s’inclinerait devant les faits et démissionnerait sans tarder.

      • bhhell // 08.11.2019 à 07h44

        La complexité, c’est comme la “pédagogie”, un argument utile pour détruire l’esprit critique et empêcher la remise en question du système capitaliste. La “bonne gestion capitaliste” se nourrit des déficits publics, austérité et privatisations étant leur contrepartie. Dans des pays comme l’Allemagne et la Russie, on se targue cependant de conjuguer baisse des déficits et austérité sauvage. En revanche, rien sur la dette privée, silence total. Elle demeure pourtant l’instrument d’asservissement des populations dans toute l’histoire humaine! Alors, complexité ou enfumage?

        • Pinouille // 08.11.2019 à 11h08

          @bhhell
          Sur la forme
          “Détruire l’esprit critique”, “instrument d’asservissement”, “enfumage”: vous êtes fidèle à votre style. C’est dommage: il n’incite pas à l’échange.

          Sur le fond
          Je n’ai pour ma part jamais entendu ces derniers temps autant parler de remise en question du capitalisme. Ex ces dernières semaines : la série sur arte et https://www.franceculture.fr/emissions/series/le-capitalisme-au-banc-des-accuses
          Critique qui prend maintenant une dimension écologique/climatique: tous les jours sur tous les médias.
          Il me semble que nous avons fait le tour de la question. Et toute nouvelle critique n’est au final qu’une redite des critiques précédentes. On y a droit presque chaque jour sur ce site. Cela fait plus d’un siècle que Marx a fait la sienne.

          Mon humble avis: le fait que ces critiques tournent en boucle depuis plus d’un siècle trahit l’incapacité de ceux qui les formulent à proposer une alternative convaincante pour la majorité.
          https://www.politis.fr/articles/2013/02/sondage-les-francais-sceptiques-sur-le-systeme-capitaliste-21014/
          Vous pouvez toujours arguer que cette majorité est enfumée, a l’esprit critique détruit, est intellectuellement asservie… bref, aveuglée par le système qui l’empêche de voir que son bonheur assuré est à portée de l’urne.
          Je vous recommande d’envisager d’autres explications, et donc de vous plonger dans la complexité 🙂

          • Anouchka // 08.11.2019 à 12h23

            Le capitalisme est à la gauche ce que le péché est à l’église catholique.

            Cependant, le fait que l’on parle tant de la remise en cause du capitalisme sur les médias main stream est un signe (car c’est une nouveauté quoique vous en disiez). Peut-être que cela cache une remise en cause du libéralisme et de la propriété individuelle par ceux qui détiennent le pouvoir actuellement (pouvoir économique, j’entends). Et ce n’est à mon avis pas forcément une bonne nouvelle pour les petits et les sans grade comme vous et moi.

            • Pinouille // 08.11.2019 à 15h42

              “Le capitalisme est à la gauche ce que le péché est à l’église catholique.”
              Dune certaine gauche seulement. Une autre gauche accepte le capitalisme et la redistribution des richesses via l’impôt. Cela marche apparemment plutôt bien au Danemark: niveaux d’impôts équivalent aux nôtres et population bien plus satisfaite de son sort. Personnellement, cela m’interroge.

              “car c’est une nouveauté quoique vous en disiez”
              Je veux bien vous le concéder. Mais cela ne change rien à mon constat initial: qu’est ce qui suit cette critique?

              “Peut-être que cela cache…”
              Commencer une phrase de cette manière vous permet de la poursuivre avec absolument tout ou son contraire.

              Il me semble simplificateur de considérer que le pouvoir est uniquement concentré chez certains acteurs économiques. Les gilets jaunes ont notamment montré que le / une partie du peuple pouvait toute seule se réapproprier une partie de pouvoir. Sur cette base, je doute qu’elle le lâche facilement. Le pouvoir fluctue, change de camp, évolue, prend différentes formes. Tout ceci est difficilement mesurable et prévisible.

                +2

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            • Anouchka // 08.11.2019 à 18h26

              Ah! oui… l’autre gauche… celle dont est issu Macron, n’est-ce pas… Macron, le candidat anti-système, Macron et son livre « Révolution », Macron l’homme du nouveau monde… Avec lui les Gilets Jaunes ont l’espoir d’être bien « empowered » en effet…

                +4

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    • Kiwixar // 07.11.2019 à 14h48

      La complexification de nos sociétés est directement corrélée à l’énergie quasi-gratuite dont on a profité depuis 1 siècle. Elle a permis une spécialisation extrême de nos métiers, et 98% de la population ne travaillant pas à faire pousser leur nourriture.

      Les problèmes énergétiques qui arrivent vont ramener une grande part de la population vers les lopins de terre, et les maigres excès de revenus ne seront pas utilisés pour des choses ou de services non-essentiels. Simplification rapide.

      Un métier d’avenir : vétérinaire, qui peut soigner les animaux et les hommes.

      • rolland // 08.11.2019 à 17h18

        Soigner à l’heure de la 5G est tout à fait le bon terme, car guérir il ne faut plus y compter..

  • Julien // 07.11.2019 à 11h01

    « Les gilets jaunes » est un mouvement spontané et populaire. Hong Kong, Venezuela, et consort sont des mouvements téléguidés par certaines ONG appartenant à un philanthrope que tout le monde connaît, j’ai nommé Soros, celui qui disait dans une interview des années 80 : « oui j’ai assez de pouvoir pour faire tomber un état » voilà, le reste c’est du bla bla. Tant qu’on n’appellera pas un chat, un chat, on continuera à débattre stérilement derrière nos écrans. les vrais responsables du chaos sont connus mais absolument aucun journaliste y compris ici, n’a le courage de le dénoncer et d’y mettre les mots. Hé oui, quand on fait partie d’une certaine communauté on est fortement protégé et légitime pour enfiler la terre entière sans vaseline !!

    • Fritz // 07.11.2019 à 12h11

      Vous parlez de la communauté hongroise, je suppose ? Celle de Soros György, de Sárkozy Miklós, de Walsin Esterhazy ?
      Trêve de plaisanterie : ce n’est pas l’origine de M. Soros qui pose problème. Il paraît que c’est la même que celle de M. Chomsky. Les deux ne sont pas exactement sur la même ligne.
      Quid de l’origine de M. Macron ? De sa « communauté » ?

  • calal // 07.11.2019 à 11h55

    Il s’agit simplement de pressurer le peuple pour en extraire le plus de travail possible.
    Pour vous remettre au travail,il faut vous reprendre votre salaire ou vos aides le plus rapidement possible. Or, on peut reporter certaines depenses ou substituer un autre produit moins cher pour faire durer le compte en banque.Mais au bout du bout,il reste ces depenses contraintes difficilement compressibles: le chauffage,l’electricite,la nourriture,le deplacement,les impots et taxes.
    Les politiques le savent: au bout d’un moment, ils sont obliges d’augmenter les prix de l’indispensable pour extraire un peu plus de plus values et ca cree des desesperes qui n’ont plus rien a perdre.
    D’ou les credits qui se dirigent vers la surveillance et le controle…il s’agit d’inflation pour creer de la necessite de salaire et baisser la valeur d’echange du salaire.

    tiens un truc a verifier pour le camp du bien:
    https://www.zerohedge.com/political/italys-leftist-government-hands-out-more-cash-migrants-disabled-italians
    si c’est vrai,ca prouverait bien que toutes ces histoires de migrations ne sont pas de la generosite (puisque l’etat ne serait pas aussi genereux avec d’autres categories qui sont dans le besoin egalement) mais bien un moyen de faire venir des travailleurs a bas cout pour remplacer les vieux et les suicides…

  • Anouchka // 07.11.2019 à 12h15

    F Boulo rappelle magnifiquement que brandir un drapeau français dans une manif, ce n’est dire que être français c’est appartenir à une ethnie ou une race, mais c’est se revendiquer de certains principes d’organisation sociale :
    – la volonté de tendre le plus possible vers l’horizon de la liberté
    – l’exigence d’égalité devant la loi et dans l’accès aux biens pour tous les citoyens
    – la foi dans la possibilité d’une fraternité entre tous les membres du corps social (quelque soit leur origine sociale ou ethnique)

    • calal // 07.11.2019 à 13h54

      “l’exigence d’égalité devant la loi et dans l’accès aux biens pour tous les citoyens”

      et la MERITOCRATIE?

      Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. (declaration des droits de l’homme et du citoyen 1789)

      • Anouchka // 07.11.2019 à 13h59

        La méritocratie est une manière déguisée de faire perdurer les structures aristocratiques de l’ancien régime.
        L’égalité d’accès aux biens n’est nullement incompatible avec une valorisation de l’utilité sociale.
        L’utilité sociale n’est pas le mérite.

    • jean pale // 08.11.2019 à 23h32

      Le drapeau bleu-blanc-rouge, c’est bien celui des troupes qui ont écrasé dans le sang les gilets jaunes de 1871 lors de la commune de Paris, non? Méfiez-vous des symboles en particulier lorsqu’il s’agit de révoltes sociales.
      Et puis brandir un drapeau français dans une manif, c’est uniquement celui qui le porte qui peut en définir le sens. Et il y en a certainement une multiplicité. Ce drapeau est chargé d’histoire, et ça peut donc aussi etre un symbole d’attachement à une nation, une culture, un passé.

    • vert-de-taire // 09.11.2019 à 11h28

      Ce drapeau est à mon avis la demande de souveraineté.
      La souveraineté d’une nation (territoire plus population dans un cadre institutionnel homogène) est UNE première condition de liberté(s) donc de choisir SA société, ses rapports sociaux, son avenir.

      Sans cette condition il est est vain de vouloir ! On ne peut que rêver, délirer.
      La souveraineté est impossible dans cette UE qui impose la ‘totale marchandisation’, la liberté de vol des richesses, …
      La Chine ou autre peut acheter toutes mes entreprises et les territoires et me soumettre à toutes ses volontés.
      C’est la panique étasunienne mais qui peut s’en protéger. Pas l’UE qui interdit se s’en protéger.
      Ce délire ne peut pas durer.

  • Louis Robert // 07.11.2019 à 13h49

    En situation, cette effervescence actuelle de nombreux peuples, surtout en Occident, révèle une volonté d’affranchissement qui va, parfois seulement, jusqu’à l’exigence d’indépendance nationale. Mais la volonté de libération me semble omniprésente: libération du Pouvoir, des classes politiques respectives, de la corruption, de l’exploitation, de l’inégalité et de l’injustice.

    Mais enfin POURQUOI MAINTENANT? — J’ose souscrire à cette interprétation, inspirée par les nombreuses analyses présentées par Jancovici.

    La cause des causes, derrière, c’est ce début d’effondrement systémique, engendré par une double crise: énergétique et climatique, génératrice d’une part de nouvelles contraintes économiques et sociales, sources de contraction, de récession, voire de régression sociales, exacerbées d’autre part par une menace croissante de dévastations environnementales, de migrations incontrôlables sur une Terre qui devient inhabitable, voire d’extinction. Contraintes, régression et menaces sont devenues perceptibles. Les masses citoyennes savent. D’où cette effervescence convergente, exigence… «souveraine de souveraineté ».

    Irrémédiablement discrédité, aux quatre coins du monde le Pouvoir vacille.

    Héraclite: « La guerre est le père de toutes choses… »

    • vert-de-taire // 09.11.2019 à 11h38

      Il n’y a qu’UNE crise !
      Celle du développement irrationnel que permet le capitalisme aveugle.

      L’énergie gratuite n’est que le choix du capital qui en a fait de l’or – pour lui-même.

      Et par nécessité en a partagé une part ; le capitalisme vit du travail et de la paix sociale, il octroie donc des miettes aux diverses ressources pour perdurer.
      Mais JAMAIS les populations n’ont choisi de dévaster la planète et de faire des guerres pour cela.

      On a d’un coté une dévastation quasi planétaire
      de l’autre une poignée de milliardaires qui POSSÈDENT presque toutes les richesses de la planète.

      Le bilan est clair.

      Le capitalisme est une plaie pour l’humanité.
      On peut tourner comme on veut la situation, les faits sont têtus.

  • cedivan // 07.11.2019 à 18h50

    Ca me parait assez clair : la mondialisation effrénée qui consiste à concentrer les richesses mondiales dans les mains d’environ 1% de la population, ca fait des dégâts partout

  • Louis Robert // 07.11.2019 à 19h48

    Gilets jaunes?… Et pour cause!

    Les inégalités et la pauvreté seraient à la hausse en France

    « En utilisant des indicateurs avancés, l’Insee estime que la pauvreté touche désormais 14,7% de la population soit 9,3 millions de personnes, et que les inégalités se sont accrues. »

    https://www.liberation.fr/france/2019/10/18/les-inegalites-et-la-pauvrete-seraient-a-la-hausse-en-france_1758225

  • Renaud // 07.11.2019 à 22h01

    Gilets-Jaunes.
    Cette question lancinante basée sur la loi naturelle des échanges revient sans cesse dans l’histoire et dans l’actualité. C”est cette question qui fait l’Histoire (à ce rythme elle est loin de se terminer!). Je vais faire le plus court possible.
    Ceux qui assument (ou usurpent!) l’énorme responsabilité financière et la politique monétaire d’une nation ou d’un groupe de nations (nations infortunées comme, entre autres exemples, sous l’ “union européenne”) végétant sous l’euro.
    Quand cette dictature qui ne dit pas son nom inclut le monopole de la création monétaire et que ce mode de création affecte la vie de dizaines et de centaines de millions d’êtres humains non pas (sauf dans les mots) pour le bien commun, mais d’abord pour asseoir la dominance de ceux qui font et contrôlent la monnaie. C’est à dire le contrôle de l’humanité civilisée. Le reste c’est surtout du baratin.

  • rolland // 08.11.2019 à 08h58

    D’un côté nous avons des êtres humains qui sont de moins en moins liés, jusqu’à l’extrême, et de l’autre nous avons les “institutions” qui elles le sont.
    Il faut inverser cet état de fait pour que les humains fonctionnent selon leur propre nature et que les “institutions” fonctionnent pour servir l’humanité et non un groupe d’individus donné..

    • vert-de-taire // 09.11.2019 à 11h43

      Ça c’est un postulat risqué.

      “Leur propre nature !”
      Pour un être aussi malléable que le cerveau humain, la propre nature est délicate.
      On “fabrique” aussi bien des robocop que des génies que des zombies.

  • Brigitte // 08.11.2019 à 09h31

    L’internationalisation des révoltes populaires avec répression policière musclée est un phénomène assez rare. Depuis 1968, il y a eu des protestations de ci de là, mais contenues, les printemps arabes ont été violents mais n’ont pas contaminé le reste du monde et les rassemblements “occupy ” “indignados” et “nuit debout” étaient pacifiques et dans un entre-soi des jeunes urbains des pays occidentaux. Rien à voir avec une révolte populaire.
    Donc depuis 2018, ce qui émerge de par le monde est révélateur d’un phénomène important.
    Cela ne veut pas dire que les mouvements sont coordonnées entre eux ou se contaminent les uns les autres mais que les conditions de leur émergence sont globales. Quelles sont-elles?
    Crise du néo-libéralisme mondialisé, crise de la démocratie représentative, crise écologique et climatique, crise des identités culturelles….
    Il y a un sentiment d’injustice et d’impuissance, de perte de confiance et d’espoir en l’avenir.
    Les jeunes sont toujours les plus sensibles à cela mais ce qui est remarquable en France, c’est que le mouvement des GJ est vraiment populaire. Les retraités ont largement contribué à entretenir le mouvement.
    Il serait interessant de creuser un peu plus la question pour comprendre ce qui pourrait émerger de ces mouvements, comme après 68, puisque le néo-libéralisme a vu le jour après justement.

  • Bhhell // 08.11.2019 à 14h32

    Je ne crois pas au grand soir ni à des solutions miracles. Je suis au contraire convaincu de la faillite programmée des sociétés basées sur la croissance, Qu’elle soit capitaliste ou socialiste. Quand à Marx, qui au passage n’apporte aucune solution mais se borne à démontrer l’instabilité chronique et dangereuse du capitalisme, ce ne sont pas ses critiques qui tournent en rond, mais les phénomènes qu’il décrit. Bien sûr, le personnage s’est trompé, en décrivant une baisse tendancielle des profits, infirmée par les faits, ou, plus grave, en ne tenant pas compte des externalités négatives (la finitude écologique). Mais il reste l’economiste qui rend le mieux compte des réalités économiques et qui est le plus éloigné de l’utopie. C’est l’économie politique et son harmonie fictive (de classe et de marché) qui est utopique, pas Marx. On nous bassine depuis des décennies avec la dette publique. Quid de la dette privée? Peut être n’entre t-elle pas dans la complexité en question? Quid de la rente féodale, qui constitue une base croissante de nos sociétés, dites de plus en plus faussement productives?

  • Xuan // 09.11.2019 à 18h02

    L’objectif des manifestations à Hong Kong est très éloigné des causes sociales bien réelles.
    Lorsque les manifestants ont envahi le Parlement ils ont remplacé le drapeau chinois par celui du Commonwealth. Les manifestations sont aux couleurs des drapeaux US et britanniques, ils brandissent des panneaux appelant Trump au secours.
    L’objectif est séparatiste et colonialiste, il va à l’encontre de la rétrocession et sert la guerre économique de Trump.
    Or si la situation sociale s’est dégradée, elle s’est améliorée sur le continent, où les ouvriers chinois touchent un salaire équivalent à celui de l’Europe centrale.
    Séparer HK du continent est une voie sans issue et à l’opposé des intérêts économiques et sociaux de HK.

  • plipploup // 09.11.2019 à 23h35

    Ils parlent tous de systèmes politiques qui seraient meilleurs l’un que l’autre. Or aujourd’hui nous n’en sommes plus là, l’Europe est en déclin d’approvisionnement énergétique nous n’aurons plus jamais autant d’énergie que nous n’en avons eu. Si on ne veut pas sombrer dans la guerre il faut se serrer la ceinture et partager = idéologie marxiste/bakounine.

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