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5.décembre.20225.12.2022 // Les Crises

L’armée américaine est déployée dans bien plus de pays qu’on ne le croit

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Un nouveau rapport révèle que le ministère de la Défense utilise des programmes de « coopération en matière de sécurité » pour mener des « guerres secrètes » et recommande au Congrès d’y mettre un frein.

Source : Responsible Statecraft, Jim Lobe
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Le lieutenant Salvatore Buzzurro, instructeur militaire du programme ACOTA (Africa Contingency Operations Training & Assistance) de l’armée américaine en Afrique, donne des conseils à des soldats des forces armées de Sierra Leone concernant des techniques de déplacement. L’armée sierra-léonaise s’entraîne avec le programme ACOTA depuis deux ans, et il s’agit de la cinquième compagnie qui se prépare à sa mission de maintien de la paix dans un autre pays. Photo par US Army Africa.

Selon un nouveau rapport important publié la semaine dernière par le Brennan Center for Justice de la faculté de droit de l’université de New York, les forces armées américaines ont été engagées dans des hostilités non autorisées dans beaucoup plus de pays que ce que le Pentagone a révélé au Congrès, sans parler du public.

« L’Afghanistan, l’Irak, peut-être la Libye. Si vous demandiez à l’Américain moyen où les États-Unis ont fait la guerre au cours des deux dernières décennies, vous obtiendriez probablement cette courte liste », selon le rapport intitulé Secret War : How the U.S. Uses Partnerships and Proxy Forces to Wage War Under the Radar [Guerre secrète : comment les USA utilisent leurs forces partenaires et supplétives pour mener la guerre en passant sous les radars, NdT]. « Mais cette liste est inexacte – il manque au moins 17 pays dans lesquels les États-Unis se sont engagés dans un conflit armé par le biais de forces terrestres, de forces par procuration ou de frappes aériennes. »

« Cette multiplication des guerres clandestine est un phénomène relativement récent, et il est antidémocratique et dangereux », a écrit l’auteure du rapport, Katherine Yon Ebright, dans l’introduction. « Le fait de mener des hostilités non déclarées dans des pays non répertoriés contrevient à notre constitution. C’est une invitation à une escalade militaire qui est non prévisible aux yeux du public, du Congrès et même des diplomates en charge des relations extérieures des États-Unis. »

Le rapport de 39 pages se concentre sur les programmes dits de « coopération en matière de sécurité » autorisés par le Congrès en vertu de l’autorisation de recours à la force militaire de 2001, ou AUMF (Authorization for Use of Military Force), contre certains groupes terroristes. L’un de ces programmes, connu sous le nom de Section 127e, autorise le ministère de la Défense à « fournir un soutien aux forces étrangères, aux forces irrégulières, aux groupes ou aux individus engagés dans le soutien ou la facilitation des opérations militaires en cours autorisées par les forces d’opérations spéciales des États-Unis pour combattre le terrorisme. »

Selon le rapport, ce « soutien » a été interprété de manière large – ou, plus exactement, bien trop large – par le Pentagone. En pratique, cela a permis à l’armée américaine de « développer et contrôler des forces par procuration qui combattent au nom et parfois aux côtés des forces américaines » et d’utiliser la force armée pour défendre ses partenaires locaux contre des adversaires (dans ce que le Pentagone appelle « l’autodéfense collective »), que ces adversaires représentent ou pas une menace pour le territoire ou les citoyens des États-Unis et, dans certains cas, que ces adversaires aient été officiellement désignés ou pas comme des cibles légitimes en vertu de l’AUMF de 2001.

En Somalie en 2016, par exemple, les forces américaines ont invoqué la « légitime défense collective » pour lancer une frappe contre une milice rivale de la Force de sécurité du Puntland [La Force de sécurité du Puntland est basée dans la région autonome du Puntland, dans le nord-est de la Somalie. Parmi les principales fonctions de PSF, il y a l’analyse des scènes de crime, la capture et l’élimination des cibles de haut niveau et la reconnaissance, NdT], une brigade d’élite qui avait été initialement recrutée, entraînée et équipée par la CIA, pour être ensuite récupérée par le Pentagone en 2011.

De plus, le Pentagone a déployé la PSF, qui était largement indépendante du gouvernement somalien, pour combattre al-Shabab [Harakat al-Chabab al-Moudjahidin est un groupe terroriste islamiste somalien d’idéologie salafiste djihadiste créé en 2006 lors de l’invasion éthiopienne, NdT] et l’État islamique de Somalie, parfois aux côtés des forces américaines, pendant plusieurs années avant que l’exécutif ne désigne al-Shabab comme cible légitime. Ce qu’il n’a jamais fait concernant l’ISS.

De la même façon, au Cameroun, les forces américaines qui ont aidé une force partenaire dans le cadre d’une mission de « conseil et d’assistance » ont fini par faire feu et abattre un adversaire. Le Pentagone y a utilisé un programme 127 e [Les programmes 127e, également connus sous le nom de programmes 127 Echo, désignent un certain nombre d’opérations de lutte contre le terrorisme menées par les forces d’opérations spéciales des États-Unis en vertu de l’autorité légale de la section 127e du titre 10 du code des États-Unis, NdT] pour traquer les dirigeants de Boko Haram, un groupe terroriste qui n’a « jamais été publiquement identifié comme une force associée à Al-Qaeda, et par conséquent n’était pas une cible légale, en vertu de l’AUMF de 2001 , selon le rapport.

Le Congrès entend rarement parler de ces incidents car, selon le rapport, le ministère de la Défense insiste sur le fait qu’ils sont trop minimes ou « épisodiques » pour être considérés comme des « hostilités » ce qui, en vertu de la Résolution sur les pouvoirs de guerre de 1973, déclencherait l’obligation de rédiger des rapports.

Il y a toutefois eu une exception en octobre 2017, à savoir le déploiement de quatre soldats américains au Niger dans le cadre d’un programme connexe de « coopération en matière de sécurité » connu sous le nom de section 333, qui autorise le Pentagone à « former et équiper » des forces étrangères partout dans le monde. Cependant, si leur présence sur le terrain a été autorisée, c’est en vertu d’un ordre exécutif permanent, ou EXORD, qui permet aux forces américaines de s’engager dans des combats dans des circonstances particulières, une autorité parallèle dont le Congrès n’avait pas été informé auparavant. Cet épisode a choqué les législateurs qui ignoraient totalement que des troupes américaines opéraient sur le terrain au Niger.

« J’ai des gars au Kenya, au Tchad, au Cameroun, au Niger [et] en Tunisie qui font le même genre de trucs que les gars en Somalie, qui s’exposent au même type de danger et pas seulement en raison d’un programme Section 127 Echo », s’est vanté le général de brigade (à la retraite) Donald Bolduc, qui a commandé les forces spéciales américaines en Afrique jusqu’en 2017 et qui vient d’être candidat républicain malheureux au Sénat américain dans le New Hampshire [texte actualisé en vertu des derniers résultats d’élections, NdT]. « On a eu des gars blessés dans tous les styles de missions que nous faisons. »

Le rapport, qui s’appuie sur des travaux publiés par des journalistes d’investigation, des entretiens avec des fonctionnaires et des membres du personnel du Congrès bien informés, des documents et des dossiers officiels, ainsi que sur l’analyse juridique de l’auteur, identifie 13 pays dotés de programmes 127e en plus de la Somalie et du Cameroun. Il s’agit de l’Afghanistan, l’Égypte, l’Irak, le Kenya, le Liban, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, la Syrie, la Tunisie et le Yémen. Mais elle a souligné que cette liste n’est certainement pas exhaustive.

Selon le rapport, cinquante pays, allant à l’ouest du Mexique au Pérou, et à l’est de l’Indonésie jusqu’aux Philippines (où on sait que des forces américaines ont pris part à une opération de combat), couvrant 22 pays en Afrique du Nord et subsaharienne seulement (sans parler de l’Ukraine) avaient des programmes de la Section 333 en place à la mi-2018, .

Selon le rapport, les programmes de coopération en matière de sécurité entrepris en vertu de la section 1202 du National Defense Authorization Act of 2018 sont peut-être encore plus dangereux que les programmes de lutte contre le terrorisme de la section 127e. Avec un libellé qui fait écho à la Section 127e, cette disposition va au-delà des objectifs de lutte contre le terrorisme de cette section en autorisant le « soutien » aux forces partenaires « engagées dans le soutien ou la facilitation des opérations de guerre irrégulière par les forces d’opérations spéciales des États-Unis.

La « guerre irrégulière » est définie par le ministère de la Défense comme «une compétition… qui n’est pas un conflit armé traditionnel » ou « guerre totale ». Les responsables du Pentagone ont décrit la Section 1202 comme « un outil très utile pour permettre des opérations de guerre irrégulière… pour dissuader et vaincre .. les puissances révisionnistes et les régimes voyous. » Ils ont également insisté sur le fait que « la guerre irrégulière est susceptible d’être de plus en plus utilisée alors que le Ministère de la Défense en vient à donner la priorité à la compétition entre grandes puissances. »

Selon le rapport : « En gros, l’objectif de l’autorité de la Section 1202 est de reprendre à son compte la méthode de la Section 127e, qui consiste à créer et à contrôler des forces partenaires, et d’utiliser cette méthode à l’encontre de pays comme la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. En bref, la Section 1202 offre les mêmes possibilités que la Section 127e en matière d’hostilités que le Congrès n’a pas autorisées, mais avec des conséquences bien plus graves parce que l’ennemi pourrait être un État puissant, doté de l’arme nucléaire. »

Compte tenu des risques accrus, il ne suffit pas d’abroger ou de réformer « des AUMF dépassées et trop étendues… », conclut le rapport. « Le Congrès devrait abroger ou réformer les autorités de coopération en matière de sécurité du ministère de la Défense. Tant qu’il ne le fera pas, la nation continuera à être en guerre – sans pour autant, dans certains cas, que sa population y consente ou même en ait connaissance. »

Source : Responsible Statecraft, Jim Lobe, 08-11-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Lt Briggs // 05.12.2022 à 12h26

 » (…) la nation continuera à être en guerre – sans pour autant, dans certains cas, que sa population y consente ou même en ait connaissance »

C’est une réalité qui concerne la plupart des pays. De par leur présence sur l’ensemble du globe, c’est évidemment encore plus vrai pour les États-Unis.
Les gens ne sont même pas conscients que des conflits larvés impliquant des soldats et agents de leurs propres pays sont en cours un peu partout. Les médias dominants, qui sont à la main des gouvernements, se gardent bien de les traiter, ou par bribes, de telle façon que seuls des initiés peuvent décrypter : « Tel gouvernement annonce avoir tué un soldat – ou espion – français. Paris a démenti l’information dans la soirée »… Le résultat, c’est que quand la Russie a envahi l’Ukraine, beaucoup de gens y ont vu une agression inexplicable en pleine période de paix et n’étaient pas capables de contextualiser quoi que ce soit. C’est évidemment voulu.

9 réactions et commentaires

  • calal // 05.12.2022 à 09h38

    Un ministre anglais aurait dit qu’il fallait que les infirmieres et autres personnels de sante anglais qui feraient greve actuellement devraient arreter leur mouvement pour signifier leur soutien a la lutte contre poutine.

    Les dominants occidentaux font supporter les couts du maintien de leur empire et de son extension a leur population d’une facon ou d’une autre: rien de nouveau sous le soleil…a part peut etre que nous avons elu ces gens…

      +16

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  • Lt Briggs // 05.12.2022 à 12h26

     » (…) la nation continuera à être en guerre – sans pour autant, dans certains cas, que sa population y consente ou même en ait connaissance »

    C’est une réalité qui concerne la plupart des pays. De par leur présence sur l’ensemble du globe, c’est évidemment encore plus vrai pour les États-Unis.
    Les gens ne sont même pas conscients que des conflits larvés impliquant des soldats et agents de leurs propres pays sont en cours un peu partout. Les médias dominants, qui sont à la main des gouvernements, se gardent bien de les traiter, ou par bribes, de telle façon que seuls des initiés peuvent décrypter : « Tel gouvernement annonce avoir tué un soldat – ou espion – français. Paris a démenti l’information dans la soirée »… Le résultat, c’est que quand la Russie a envahi l’Ukraine, beaucoup de gens y ont vu une agression inexplicable en pleine période de paix et n’étaient pas capables de contextualiser quoi que ce soit. C’est évidemment voulu.

      +25

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    • RGT // 07.12.2022 à 11h16

      « que sa population y consente ou même en ait connaissance »…

      Connaissez-vous UN SEUL PAYS (du moins « important ») dans lequel on demande à la population son avis ?

      Je n’en connais AUCUN.

      Les « moins que rien » ne sont là que pour nourrir et financer (souvent avec leur sang) les souhaits des « élites » et doivent fermer leurs gueules.

      C’est beau la « démocratie »…

        +4

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      • Lt Briggs // 07.12.2022 à 13h42

        « Connaissez-vous UN SEUL PAYS (du moins « important ») dans lequel on demande à la population son avis ? »

        Si vous faites référence à la chose militaire au sens large, puisque c’est le sujet de l’article, je ne suis pas loin de penser comme vous. Tous les régimes sanctuarisent ces questions et dégainent facilement leur « secret défense » dès qu’il faut rendre des comptes.

        Sur le plan « civil », je ne partage pas votre haine de la démocratie – ou « démocrassie » comme vous dites – mais vous avez dû vous en rendre compte.
        Un régime où c’est le chef de l’exécutif qui décide qui peut se présenter contre lui et monopolise tous les leviers du pouvoir n’a par voie de conséquence aucun contre-pouvoir face à lui : c’est une négation de l’État de droit dans son principe.
        Un régime où la loi garantit explicitement les mêmes droits à tous mais où l’argent et la corruption entrent en jeu aboutit à un État de droit certes affaibli mais pas inexistant. Je n’ai jamais été partisan de la politique du pire.

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  • Foxy // 05.12.2022 à 12h29

    Pour retrouver les troupes de la « plus grande démocratie » qui veut le bien de tout le monde sur cette Terre (!), un site répertorie les lieux d’implantations des bases US.
    https://worldbeyondwar.org/no-bases/
    Soit plus de 800 contre une petite poignée pour la Russie et la Chine.

      +14

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  • Savonarole // 05.12.2022 à 13h46

    Paradoxalement , le pays où j’ai le plus peur des consequences d’un coup d’état avec le soutient du pentagone et de la CIA c’est … les USA.
    Etonnant non ?

      +6

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    • RGT // 07.12.2022 à 11h41

      Il n’est pas nécessaire de faire un coup d’état aux USA, le pays est déjà une dictature entièrement contrôlée par les oligarques.

      Le seul espoir de l’humanité consisterait en un véritable révolution populaire aux USA mais c’est assez mal barré.

      – 1 : Tous les leviers de commande de la violence illimitée de l’état sont détenus par les oligarques.

      – 2 : La population est totalement embrigadée par la propagande d’état (largement plus que dans les pires dictatures totalitaires désignées par le « camp de bien » autoproclamé) et croit sincèrement qu’elle vit dans la nation la plus exemplaire de cette planète…

      – 3 : Le flicage est si intense aux USA que celui qui aurait l’idée « saugrenue » de remettre en question la propagande exceptionnaliste serait immédiatement repéré et éradiqué soit discrètement par un « accident de la vie », soit plus brutalement pour effrayer tous ceux qui pourraient envisager le le suivre dans ses pensées.

      La France et toutes les autres « grandes démocrassies » le sont aussi ou en prennent le chemin.

      Il suffit de regarder l’augmentation des budgets et des équipements des « services de sécurité » qui ont explosé depuis l’aubaine des attentats (qui on épargné les « élites ») qui ont justifié un flicage de plus en plus intense des « gueux ».

      Et depuis les « gilets jaunes » qui ont mis les « élites » en PLS ça ne s’est surtout pas calmé.

      Quand l’objectif d’un état n’est que SA PROPRE SURVIE (et celle des oligarques) au détriment de la population (de simples larbins sacrifiables sans remords) il ne faut surtout pas s’attendre au moindre changement.

        +5

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  • calal // 05.12.2022 à 14h20

    En lisant le blog d’un complotiste qui a souvent raison en gros mais tort dans les petits details, je me suis souvenu d’une theorie economique issue d’un livre sur les origines de la monnaie.
    Selon cette theorie,l’origine de l’argent monnaie ne serait pas le credit ou une commodite pour remplacer le troc entre deux particuliers mais une facon d’imposer l’autorite d’un suzerain sur ses vassaux.Effectivement, au depart,le suzerain paierait ses soldats charges de maintenir son autorite par de la monnaie.Les soldats echangent ensuite leurs pieces contre des biens et des services,a la place de piller les vassaux,le peuple et les domines. Ensuite les pieces obtenues par les vassaux circulent en tant que d’echange entre les domines.
    Donc la multiplication des bases militaires americaines dans le monde permettent de multiplier les lieux ou le dollar est utilise et conforte son role de monnaie de reserve.

      +7

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    • RGT // 07.12.2022 à 11h53

      Une monnaie centrale qui n’est pas directement contrôlée par la population qui l’utilise n’est qu’un simple moyen d’asservir cette population.

      Il suffit que celui qui contrôle cette monnaie décide unilatéralement de la dévaluer (en émettant des tombereaux de monnaie par exemple, mais pas que) et tous ceux qui détiennent cette monnaie se retrouvent immédiatement ruinés.

      L’avantage du troc (dont l’or fait partie car il s’agit d’un bien qui a une valeur intrinsèque réelle) c’est que l’on sait que la transaction sera utile dans la « vraie vie ».
      Par contre, si l’on utilise de la monnaie (quelle qu’elle soit, fiduciaire, bancaire ou électronique) il faut prendre en considération le fait que la valeur de cette monnaie peut s’évaporer à chaque instant.

      Si vous troquez des poireaux contre des œufs vous pourrez toujours vous faire une bonne omelette ce qui vous permettra de survivre.

      Essayez seulement de manger des billets, des pièces, des chèques, une carte bancaire ou des bitcoins et vous verrez comme c’est hautement nutritif…

        +1

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